12 Monkeys (S02)

Synopsis : Malgré une saison 1 mouvementée, Cole n’est toujours pas arrivé au bout de sa mission et n’a pas encore éradiqué la source du virus qui va tuer la population. Pire, Cassie se retrouve coincée en 2043 alors que lui et Ramse sont bloqués en 2015. Pas vraiment une grande réussite, ce qui laisse plein de choses à régler en saison 2 !

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14.pngPour commencer, je n’ai pas trop traîné à enchaîner sur les épisodes de cette saison, malgré un détour par la saison 2 de Chewing Gum, car j’avais peur d’oublier des éléments essentiels. La mythologie de la série est tout de même sacrément complexe, il suffit d’un rien pour en oublier des composantes (la forêt rouge, le témoin, tout ça, tout ça).

Toujours est-il que je me suis vite remis dans le bain, alors je ne vais pas traîner en introduction. La saison 2 étant également disponible sur Netflix, j’ai pu la voir dans une qualité globalement bonne, même si la version hors ligne des épisodes a parfois ses problèmes (et que la série est très sombre, donc ce n’est pas toujours pratique).

Allez, je ne fais pas plus de suspens et je vous balance les critiques de tous les épisodes. Bonne lecture !

Note moyenne de la saison : 17,5/20

Capture d'écran 2017-09-05 00.42.51.pngÉpisode 1 – Year of the Monkey – 15/20
I guess there’s a reason you call yourself monkeys.

L’introduction de cette saison est encore plus sympa que celle de la saison 1 avec Jones qui nous raconte un conte qui n’est autre que celui de la saison 1. J’ai bien aimé, ça remet tout en place assez vite. Par la suite, l’épisode se divise assez clairement en deux intrigues qui n’interagissent pas entre elles, ce qui provoque quelques problèmes de rythme.

En 2043, Cassie est bien arrivée et est soignée sans trop de mal par Jones. On nous réintroduit par quelques flashbacks les éléments de la saison 1, puis Jones apprend rapidement pour le double jeu de Ramse et sa trahison. Beaucoup d’indices sur la trame générale de la série sont délivrés dans ce futur où Cassie débarque et où elle devient progressivement alliée avec Deacon.

De son côté, Katarina n’est pas en reste car elle refuse d’envoyer un des singes dans le temps et le tue au passage grâce à la machine. Ils ne sont pas bien doués ces singes, mais bien sûr, ils menacent de tuer Cassie pour que Jones répare plus vite la machine. Du coup, il y a une réflexion sympathique sur la causalité : Jones est persuadée que Cassie doit envoyer le message dans le passé, donc qu’elle ne peut pas mourir. C’est effectivement le cas car les singes décryptent le problème de la machine par eux-mêmes.

Comme je le disais, Cassie fait en sorte de devenir l’alliée de Deacon. Pour cela, rien ne vaut un rapide diagnostic de sa maladie. J’avais eu un doute dans le final, je ne suis qu’à demi-surpris de le voir malade et je trouve ça sympathique. Tel qu’on est parti, j’imagine Cassie retourner dans le passé et contaminer tout le monde, devenant elle-même la source du virus. Nous verrons bien (le reste de l’épisode me contredit pour l’instant).

Bref, grâce à son nouvel allié qu’elle promet de guérir si elle retourne dans le passé, Cassie parvient à se débarrasser d’un singe, qu’elle tue elle-même. Hop, finit l’innocente petite Cassie, la voilà meurtrière. Par conséquent, ils réussissent à se débarrasser des singes : six d’entre eux sont renvoyés via la machine, l’un est tué par Cassie, l’un par la machine plus tôt dans l’épisode. Les quatre autres ? Ils sont achevés par l’explosion de la machine. Oups. Il faudra bien un an de réparation et c’est tout pour le futur. Mouais, c’est un peu gros cet épisode, en un épisode, on se débarrasse quand même de la moitié des 12 singes qu’on avait attendu pendant un an. Je sais qu’avec les histoires temporelles, ce n’est pas tout à fait le cas, mais quand même.

Bon, autrement, la série reprend en fait en 2016 avec Ramse et Cole qui sont traqués car les hommes de 12 singes veulent tuer Ramse. Là aussi, tout est réintroduit rapidement : les problèmes entre Cole et Ramse qui ont une vision différente (ce dernier voulant sauver son fils), l’existence du Témoin, l’âge de Ramse qui est sujet des moqueries de Cole, l’arrivée imminente du virus ; le tout sur fond d’explosion et fusillade. C’est rythmé et chouette à suivre.

Cole et Ramse décident de se séparer une fois Ramse débarrassé des 12 singes. Bon, malgré leur badassitude, ils ne sortent pas indemnes de l’embuscade du témoin : ils comprennent que Ramse est traqué via une puce GPS. Cole fait donc appel à un médecin pour aider Ramse, sans oublier de faire l’éloge de Cassie, histoire qu’on nous rappelle la relation naissante entre ces deux-là.

Le médecin réussit à retirer le GPS sans trop de mal, mais c’est pour mieux les livrer et se protéger. Avant cela, il profite de la paralysie qu’il inflige à Ramse pour lui raconter sa vie, et surtout l’arrivée prochaine du virus lors du nouvel an chinois (l’année du singe, tout s’explique !). Cole comprend heureusement la trahison à temps pour sauver son frère d’armes.

Hop, le moment des adieux arrive, mais pas vraiment en fait : Ramse choisit d’aider Cole en lui donnant les éléments dont il a besoin. Tous deux se rendent donc à New-York pour le nouvel an chinois où ils se mettent en quête de Jennifer : c’est elle qui a la souche du virus.

Effectivement, la saison 2 nous réintroduit une Jennifer complétement grillée du cerveau qui menace de faire exploser le virus en plein milieu d’un speed dating. Elle demande surtout à ce qu’il la tue, mais il refuse, préférant appeler les flics.

Cet appel est un élément-clé qui permet à Cassie de débarquer pile au bon moment. Et oui, si la machine a explosé en 2043, il n’empêche que huit mois plus tard en 2044, elle est opérationnelle pour renvoyer Cassie à son époque avec la même mission que Cole.

Justement Cassie retrouve Cole et Jennifer en plein pourparler. Le problème ? Cassie n’est pas franchement là pour parler, elle veut simplement éliminer Jennifer, source du virus. Oui, mais Cole veut la protéger. Le cliffhanger est sympathique, même si Cole est une fois de plus plutôt relou et contradictoire (c’est lui qui voulait tuer tout le monde jusque-là). Le rythme est bon dans l’ensemble, la reprise réussie et je regrette jusque l’obscurité permanente car oui, j’ai vu cet épisode dans le train, avec des reflets bien gênants.

02.pngÉpisode 2 – Primary – 17/20
Not every caterpillar becomes a butterfly.

Ne s’occupant pas de son cliffhanger immédiatement, la série reprend en 2044 avec une Cassie beaucoup plus badass que prévu : nous la voyons se battre et tuer un homme (probablement un malade), puis rapporter une pièce manquante pour la machine. Hop, en quelques minutes, elle est donc de retour en 2016.

Mais là encore, la série s’attarde à nous raconter l’histoire de Ramse, mis K.O par Cassie quelques minutes avant, plutôt que son cliffhanger. La situation est clairement tendue, avec Ramse qui débarque lorsque Cole et Cassie échangent un regard tueur.

Jennifer hésite un temps, puis donne le virus à Cole prouvant donc qu’il avait raison. OK, admettons, donc le futur est changé… à moins que dans le futur quelqu’un décide de mentir sur l’origine du virus, tout simplement. Avec cette série, j’ai compris qu’on ne pouvait être certain de rien.

Cassie, Cole, Ramse et Jennifer composent donc une équipe improbable en mission pour détruire le virus et tout semble se passer plutôt bien, même si Ramse refuse de les aider. Cassie est un peu chiante avec Jennifer, mais dans l’ensemble tout se passe plutôt bien une fois le virus détruit, même si tout le monde saigne du nez. De toute façon, avec les six singes renvoyés dans le passé, à une période inconnu, il y a encore beaucoup à gérer.

En 2044, tout se met à trembler et à changer de place, avec des figurants flous en arrière-plan. Le temps change bel et bien, mais reste à savoir comment et dans quelle mesure et quelles en seront les conséquences. En 2016, Cassie renvoie Ramse dans le futur puisque Cole refuse de le tuer, avant qu’elle ne soit à son tour rappelée dans le futur. C’est excellent.

Jones raconte à Cassie que les injections ont fonctionné sur elles, Ramse et Cole : c’est pour cela qu’ils ont souvenir de la timeline précédente alors que celle-ci a changé. La série gagne du temps : le virus ne débarque qu’en 2018, avec une Cassie capable de le limiter. On peut donc dire adieu à la mort de Cassie en Tchétchénie en 2017 (pour l’instant). Ça va nous en faire des univers parallèles.

Pendant ce temps, Ramse se fait torturer par Deacon. Oui, mais Ramse a plus d’une carte dans sa main : il révèle qu’il a sauvé la vie de la mère de Deacon en 2013, à un moment de faiblesse de celui-ci. Deacon décide donc de le tuer, mais Cassie l’arrête à temps. Les deux ont développé une relation qui est parfaite pour les shippers potentiels.

Cassie se débrouille pour torturer Ramse d’une nouvelle manière : elle lui ramène son fils. Pendant ce temps, Katarina décide d’avertir les membres de son conseil du changement de timeline qu’elle a connu, pour mieux découvrir qu’elle a, dans cette réalité, un compagnon qui l’attendra le soir dans son lit. Magique.

La base est ensuite attaquée par les Daughters qui demandent à rencontrer Cole. Celui-ci n’a d’autre choix que de revenir en 2044.

En 2016, il a fait équipe avec Jennifer pour retrouver Katarina. Ils louent une chambre d’hôtel et je commence à comprendre (enfin) pourquoi Jennifer est si adulée par les fans, surtout qu’elle paraît légèrement moins cinglée avec ce nouveau passé qui est le sien. Bon, vraiment légèrement, car elle tente aussi de tuer Cole sans plus d’explications que sa folie. Donc bon. Sa folie est bien expliquée, mieux que d’habitude, et se conclut par un baiser inutile.

Et sinon, Katarina refuse de les aider quand Cole la contacte. À la réception de l’hôtel, Cole est reconnu car il a sa chambre réservée depuis 1944. Et oui, il est déjà venu dans l’hôtel (et pas encore) avec Cassie. Cela mène Jennifer à tenter de se suicider quand elle comprend qu’elle ne sera jamais avec Cole s’il se balade dans le temps avec Cassie.

C’est à ce moment-là que Cassie le ramène en 2044. Cole découvre tous les changements provoqués par le destin modifié de Jennifer, avec l’espoir de plus de survivants. Côté perso, Jones doit encore gérer son nouveau compagnon qui prend plaisir à devoir la reconquérir.

Cassie et Cole se retrouvent dans le QG pour discuter de tout ce qui les dépasse et surtout pour que Cole rappelle à Cassie que tuer les gens ne les a jamais aidés, alors que sauver Jennifer a tout changé. Il lui offre aussi la photo de 1944, pour lui prouver que leur mission n’est pas terminée.

03.pngÉpisode 3 – One Hundred Year – 19/20
Jennifer calls it being primary.

L’épisode débute en 1944 où Mrs Applebaum se fait tuer et remplacer par une des messagères des 12 singes, de même que son mari. Il n’est pas bien clair de la direction que prend la série, mais il est limpide que ces remplaçants sont là pour changer le monde.

En 2044, chacun a besoin d’un temps d’adaptation pour comprendre son nouveau monde : Jones avec son docteur qui la drague, Cole qui est énervé de voir Ramse enchaîné et s’en prend à Deacon. C’est de cette scène qu’on retire quelque chose : Ramse sait que le voyage en 1944 concernait un scientifique, puisque le cadavre de celui-ci était recherché par les 12 singes. Pas mal comme pirouette scénaristique, et au moins on ne traîne pas avec cette histoire de 1944.

Cassie refuse de voyager dans le temps, mais elle est rapidement convaincue que, si, elle est une voyageuse temporelle. Côté argent, ils sont assurés d’avoir ce qu’il faut grâce à des bijoux de Jones. Côté perso, Cassie semble clairement déchirée entre ses disputes avec Cole et son attachement à Deacon, ça promet.

Cassie se réveille au sein d’un monde en guerre et habillée comme en 2043. Comme la science est toujours aussi inexacte, elle arrive pas moins de deux mois après Cole, qui a dû bien se faire chier entre temps. Cela dit, ça permet de se débarrasser de beaucoup de problèmes logistiques, à commencer par les vêtements.

Si Cole s’amuse de son voyage temporel, Cassie a du mal à se dérider, allant jusqu’à déchirer la photo qui sera de toute manière prise le soir même, alors que Cole, clairement se la gardait de côté, mais bon.

La soirée arrive et se déroule comme elle se doit, commençant par la photo d’ailleurs. Cassie repère rapidement le docteur qu’ils veulent sauver en compagnie de la messagère, mais Cole et elle arrivent trop tard. Le docteur est tué selon le rituel des 12 singes (jasmin et autres fleurs). Plus étrange encore, ils découvrent un croquis du singe dans son bureau. Bien sûr, ils ignorent que les messagers des singes ont raté leur mission, tuant la mauvaise personne (mais le bon nom). À l’intérieur du cadre ? Les rapports sur le fils du docteur, qui porte son nom et est aussi fou que Jennifer.

L’enquête policière sur le meurtre du scientifique commence alors, mais Cole et Cassie se sont fait tellement remarquer qu’ils sont suspects. Loin de s’en douter, ils se disputent et se reprochent un tas de choses, de la rage de tuer de Cassie à la mort d’Aaron permise par Cole.

Le fils du docteur ? Tommy (aka Eric Knudsen, blond, bien sûr. Excellent, je ne l’attendais pas dans un tel rôle). Bizarrement, les messagers n’arrivent pas à le choper avant l’arrivée de Cole et Cassie. Tant pis, ils se contentent de Cole. Enfin « ils ». Cassie en tue un, mais la femme s’en prend à Cole, qu’elle torture pour récupérer Tommy. Son plan fonctionne, surtout que celui-ci est prêt à mourir pour la cause du temps.

C’est effectivement ce qui arrive, à grand renfort de paradoxe temporel : la messagère le tue en lui plantant un de ses propres os dans le corps. Cela créé un paradoxe qui fait exploser la pièce dans laquelle ils se trouvent tous, y compris Cassie et Cole.

En 2044, Ramse passe un peu de bon temps avec son fils, Samuel, jouant avec lui. C’est mignon tout plein de les voir se créer une relation. Celle-ci tourne court rapidement grâce à une Katarina insupportable qui reproche tout le virus à Ramse. Mouais, c’est un peu plus complexe que ça et elle ne gagne pas de points auprès de moi à lui annoncer qu’elle est prête à le laisser mourir faute de pouvoir (soi-disant) contenir Deacon.

Celui-ci attend Ramse à son réveil pour mieux l’assommer et l’emmener dans les bois, qui deviennent peu à peu rouge. Cela s’intensifie quand le paradoxe est créé par la mort de Tommy. Ramse, toujours aussi génial, décide de sauver Deacon qui lui faisait creuser sa tombe, voyant bien que le paradoxe de ces explosions rouges fait souffrir ceux qui se trouvent sur leur chemin.

C’était vraiment un bon épisode et je suis content de voir que cette saison 2 est à la hauteur de ses promesses. L’obsession des gens pour cette série est enfin quelque chose que j’arrive à comprendre. Comme quoi, tout arrive.

04.pngÉpisode 4 – Emergence – 16/20 
You’re looking it wrong.

Je ferais mieux de me coucher, mais je regarde cet épisode, accroché par le cliffhanger précédent. Il a intérêt à être bon.

En 2044, Ramse se retrouve face à Jones et son conseil qui lui promettent la liberté s’il réussit à ramener Cole et Cassie. Je l’ai senti mal pour Ramse, ça sentait la dernière mission et je n’aimais pas ça du tout. Je ne pouvais pas avoir plus raison : à peine arrivé, il se fait renverser par une voiture. Outch.

Pendant que Cassie arrive à l’Emerson Hotel, Ramse se réveille à l’hôpital, a la mauvaise idée de donner son nom et apprend qu’il doit être opéré. Il se débrouille pour appeler Cole, mais comme nous l’avons vu dans l’épisode précédent, il n’arrive pas à lui parler. J’espérais bien que ce serait Ramse, mais cela ne l’aide pas vraiment, car il se fait mettre sous anesthésie immédiatement.

Il finit par s’enfuir de l’hôpital un poil trop tard. Trop tard oui, mais assez tôt pour arriver à l’hôpital psychiatrique et parler à la messagère. Celle-ci l’appelle le « Traveler » (voyageur donc), confirmant ce que l’on sait de lui, mais prouvant que le Témoin parle beaucoup de lui. Il se fait mettre K.O beaucoup trop rapidement pour aider Cole et Cassie, qu’il voit être embarqués par la police.

Celle-ci les interroge rapidement, mais Ramse débarque pour les sauver. Cela fonctionne plutôt bien, mais ils en disent trop quand même, parlant de 2044 devant un inspecteur du passé qui aura probablement son rôle à jouer car ça fait deux épisodes qu’on le voit. Cela ne manque pas : alors que Ramse et Cassie sympathisent autour d’un peu d’alcool (ça aide toujours), Cole apprend que la messagère est encore en vie.

Il se rend donc à l’hôpital pour la voir et retombe sur l’inspecteur, qui a commencé à faire 1+1 et comprendre que James Cole vient du futur. Pas mal le type. Il fait donc un vrai saut de foi et accepte de l’amener auprès de la messagère qui, aussi cryptique soit-elle, fait à peu près sens. Elle a donc tué Tommy car c’était un Primary, un « primaire », les gens qui, comme Jennifer, entendent le temps et savent des choses qui les dépassent. Le tuer avait pour but d’arrêter la destruction cruelle du temps. Elle n’en dit pas beaucoup plus, s’échappant mais ne tuant pas Cole, parce que le Témoin l’en empêche.

Il est alors temps pour Ramse, Cole et Cassie de rentrer en 2044, sous les yeux de l’inspecteur qui écrit ensuite la date au dos de la photo de Cole et Cassie.

En 2044, il s’est aussi déroulé un tas de choses, bien sûr. Une fois Ramse envoyé dans le passé, Jones emmène Whitley et quelques hommes étudier la forêt… rouge. On en sait enfin plus sur celle-ci comme ça, mais pas sur l’orage rouge qui se profile. Les Daughters les espionnent et Katarina décide d’aller parler avec Jennifer. J’ai beaucoup aimé ses explications sur les fourmis qui ne connaissent que trois fourmis dans une ligne, je trouve que ça résume bien la série et notre position de spectateur paumé dans cette série.

Cette fois, Jones est complétement dépassée par les événements, frustrée et énervée. C’est plutôt une bonne chose, car ça permet de la voir se rapprocher de l’homme qui la connaît le mieux alors qu’elle ne sait pas qui il est. Il parvient à la calmer malgré tout et elle décide de retourner voir Jennifer, qui lui sert une infusion de feuilles de la forêt rouge.

Le but est de faire voir le temps différemment à Jones et ça marche : le temps a besoin des hommes pour survivre et pour l’évolution. Plus précisément, il a besoin des Primaires pour cela et leur destruction est problématique car elle provoque ce maintenant infini, entre naissance et mort, ce qui est bien problématique. Les 12 singes veulent donc détruire le temps en créant des paradoxes avec la mort des primaires. C’est problématique.

Jones retourne à la base et peut ramener les trois voyageurs en 2044. Il est alors temps de comprendre le plan des singes et surtout de s’engueuler pour les quatre héros de la série. C’est bien vu et plutôt pas mal de les voir tous s’embrouiller et devoir trouver un terrain d’entente, ce qui n’est clairement pas simple.

En 1971, la messagère meurt en parlant au fils qu’elle avait toujours voulu avoir mais ne pouvait pas avoir, normalement. Elle devait mourir en 1944, mais elle a survécu assez longtemps pour en faire un, grâce à Cole notamment et tout en ayant accompli la mission de tuer Tommy. Elle l’envoie en mission pour réparer les erreurs passées en écoutant toujours le témoin. En 2016, le fils s’avère être l’homme à la cicatrice, et il surveille Jennifer quand elle s’inscrit en hôpital psychiatrique. Ce n’est pas le plus énorme des cliffhangers, mais c’est sympathique.

Je suis pressé de voir la suite, surtout que je doute qu’Eric Knudsen ne soit là que pour deux épisodes, car j’ai vu son nom passer plus d’une fois sur Twitter en rapport à la série. Ouais, je suis un peu spoiler je crois, et ça me prend la tête d’avance.

05.pngÉpisode 5 – Bodies of Water – 16/20
You have no idea how exhaustive it is being crazy.

L’épisode débute sur Olivia qui cherche des réponses sur les modifications du temps et se voit confier la mission de retrouver Cassie. De son côté et en 2044, Cole décide d’aller parler à Jennifer pour avoir des indications. Elle lui en fournit : Cassie doit la retrouver en 2016 et elle la guidera à un nouveau Primaire. On voit bien ce qui est en train de se profiler pour cet épisode. Avant le départ de Cassie toutefois, une nouvelle menace pointe le bout de son nez en 2044 : le Foreman (contremaître, donc) a abattu quatre des hommes de Deacon. Celui-ci est apparemment recherché. Cela offre une occupation à Ramse qui est témoin du meurtre du seul survivant par… Deacon, qui n’apprécie pas la trahison évidente de ce survivant. Mouais.

La conduite de Deacon continue de poser problème à tout le monde, même Cassie, seulement il est un mal nécessaire pour protéger la base. Cassie retourne dans le passé, sous la surveillance de Deacon et Cole, clairement en train d’essayer de la conquérir chacun de son côté. C’était rigolo.

Cole et Ramse essaient de convaincre Katarina de virer Deacon, mais ça ne fonctionne pas. Ils font donc alliance pour le faire eux-mêmes. Ils le piègent en lui faisant croire qu’ils vont checker une nouvelle anomalie… et ça, ça fonctionne sans problème alors que ça pue le piège à des kilomètres.

Cole et Ramse livrent Deacon au contremaître, c’est sympathique.

Sympathique, mais pas suffisant pour tuer Deacon qui revient à la base très très salement amoché au moment où Cole et Ramse sont en train de se faire engueuler par Jones. Il est sacrément doué parce qu’il n’avait pas de voiture pour rentrer quand même.

Bref, le fait qu’il survive fait de Deacon un allié de poids sur la base, surtout qu’il réclame table rase à Cole et Ramse. Cole semble accepter, prévoyant même de lui ramener une bouteille de whisky.

En 2016, Jennifer est de plus en plus appréciable, réintroduite dans sa vie de tous les jours où, grâce au médicament, elle ne paraît plus si folle, au moins pour un temps. Elle a même des amies désormais ! Il n’empêche qu’elle continue de se rendre régulièrement à l’Emerson Hotel, dans l’espoir d’une visite de Cole. Pas de bol, c’est donc sur Cassie qu’elle tombe, et ça ne lui plaît pas du tout. Moi, je suis au contraire plutôt content de retrouver ces deux-là, puisque ça donne l’espoir que l’épisode va régler enfin leur différend.

Bien sûr, ça n’en prend d’abord pas le chemin, surtout que Jennifer est soignée désormais, mais lorsqu’une des amies de Jennifer s’avère être des 12 singes, ça change tout. Cassie se débrouille pour réactiver les visions de Jennifer. Elle décide de l’emmener dans la maison d’été de sa famille.

Là-bas, Jennifer retrouve sa chambre, pleine de dessins des singes, du témoin et d’éléments qui peupleront sûrement la série par la suite. C’est sympathique et ça annonce un passage par 1975 pour retrouver un autre primaire. Pendant ce temps, Olivia et l’homme à la cicatrice (qui n’est pas mort dans le paradoxe temporel de la boutique) ont mené leur enquête pour retrouver Cassie, dont ils comprennent la mission.

L’homme à la cicatrice n’a aucun souci à retrouver Cassie et Jennifer et, malgré un bluff de la blonde, il les ramène à Olivia. Celle-ci se débarrasse de lui en l’envoyant reconstruire le virus. Quant à Cassie, elle s’est clairement attachée à Jennifer et il était temps.

Cassie est de nouveau torturée par Olivia qui lui parle de la forêt rouge et lui rappelle qu’elle n’est importante que pour le témoin. Il était marrant de voir Cassie en position de faiblesse refuser de reconnaître sa défaite. Dans sa torture, elle se retrouve à parler au temps et à voir… Aaron, tête brûlée mais clairement en vie. Il pourrait ainsi être le témoin, ce qui serait plutôt intéressant.

De son côté, Jennifer n’a aucun mal à mettre K.O Stacey, son « amie » et à découvrir les mots du Témoin, dont elle retire un tas d’informations sur Cole, des épisodes passés et à venir et surtout, surtout, sa date de mort : le 23 septembre 2044.

Elle débarque finalement pour sauver Cassie au milieu de sa torture et réussit à tuer Olivia… ou du moins c’est ce qu’elles croient. Elles la laissent en fait paralysée au fond d’une piscine vidée. L’homme à la cicatrice revient alors pour la narguer… et l’abandonner là. Il décide à son tour d’aller parler au temps pour savoir ce qu’il en est, ayant la même vision que Cassie d’une maison mal en point. C’est lui qui reprend les rênes de la mission.

Cassie demande à Cole de la rejoindre à l’Emerson Hotel pour lui annoncer qu’elle a décidé de ne pas repartir dans le futur. Elle préfère rester dans son époque d’origine pour s’occuper de Jennifer, elle-même occupée à dessiner 1975, où le primaire attend l’arrivée de Cole.

J’ai bien aimé cet épisode, même si je ne suis pas entièrement convaincu par sa conclusion. En effet, la série avait trouvé son rythme avec les multiples voyages, le fil rouge changeant d’époque à chaque fois et surtout Cassie. Autant je ne la supportais pas en saison 1, autant cette saison 2 nous la dévoile sous un nouveau jour et une nouvelle personnalité beaucoup plus sympathiques. La voir rester en 2016 risque de la ramener du côté chiant de la force, surtout qu’elle décide de cacher à Cole qu’elle a eu une vision d’Aaron…

06.pngÉpisode 6 – Immortal – 16/20 
Oh I’m an idiot. I’m an idiot.

Voilà un titre qui ne me dit rien qui vaille, je dois dire.

En 2044, Katarina continue de déprimer sur son toit, ce qui semble être son activité préférée cette année. Je préfère de loin celle de Cole et Ramse qui décident de jouer un peu avec Samuel, bizarrement au courant de toute l’histoire désormais. J’aurais aimé une scène où on le voyait tout apprendre. Toujours est-il que c’est Samuel qui arrive à convaincre de Ramse d’accompagner Cole en mission.

En 2016, nous continuons de suivre Jennifer et Cassie, cette dernière s’occupant de la première, blessée par Olivia. L’avantage, c’est que si Jennifer est folle, Cassie n’est pas tout à fait saine non plus après sa torture. Elle se retrouve à avoir des hallucinations d’Aaron, c’est problématique.

Enfin, le vrai problème, c’est qu’on ne sait pas bien s’il s’agit d’une hallucination ou de la réalité. Il lui révèle que le véritable ennemi est le temps et que les 12 singes veulent simplement créer un lieu où le temps n’existe pas ; un paradis éternel. La forêt rouge est donc un moyen d’arriver à ce paradis. Sacrée révélation.

En 2044, puisque Ramse décide d’accompagne Cole, Katarina les envoie tous les deux en 1975, avec une bande son parfaite, je n’en demandais pas plus. Ils se retrouvent donc dans un café à surveiller Victoria, une femme destinée à mourir, tuée par un primaire, que Cole et Ramse sont censés protéger.

Bien qu’ils ne puissent techniquement pas protéger Victoria, Cole ne réussit pas à rester sans intervenir. Pof, il change le temps juste comme ça.

Le primaire de la semaine s’appelle Kyle et il pose bien des problèmes, car c’est un serial killer. Toutefois, si les messagers le tuent en créant un nouveau paradoxe, on peut dire adieu à la réalité et au temps, la Terre devenant alors un Enfer. C’est problématique.

Grâce aux brochures de journaux qu’ils ont, Ramse et Cole parviennent à aider des flics qui sont après Kyle et à le retrouver. Celui-ci leur dit qu’il sait où se trouve le Témoin, créateur de l’armée des douze singes, juste avant de se faire arrêter. Il n’en faut pas plus pour que Cole et Ramse volent une voiture de police pour stopper les vrais inspecteurs qui détiennent Kyle.

Le problème, c’est que Ramse, loin d’être stupide, refuse fortement de se joindre à Cole pour rencontrer le Témoin. Il retourne à l’hôtel Emerson où il est confronté au messager qui s’en est pris à Victoria. Avec l’aide de celle-ci, il parvient à tuer le messager. Bon, il n’en reste plus que trois, à ce rythme-là, on ne va pas finir la saison avec eux.

Pendant ce temps, Cole apprend de Kyle que ce primaire ne tuait pas n’importe qui, mais d’autres Primaires ou personnes liées à ceux-ci, afin de… combattre le temps et amener la Forêt rouge à exister, pour créer un moment éternel sans passé ni futur.

Kyle révèle surtout que Victoria était un moyen de faire venir Cole à lui car il avait besoin d’aide pour gérer le Témoin, un homme venu d’un futur encore plus lointain et évolué que celui de Cole. Le problème, c’est que pour tuer le Témoin, il faut utiliser l’os de Kyle et que Kyle ne peut pas le toucher sans créer l’ultime paradoxe. Cole comprend soudainement qu’il n’a pas affaire au Témoin, mais à un messager.

Et effectivement, le Témoin est trop occupé à parler à… Cassie, en 2016. Il a simplement pris l’apparence d’Aaron pour la convaincre de l’aider, mais ça n’a pas fonctionné car elle est plus maline que ça. Cassie est terrifiée par l’information et décide que Jennifer doit se protéger d’elle, même si elle est bien décidée à être une hyène pour les singes. Elle réussit à convaincre Cassie que le temps est une bonne chose qui rend les humains meilleurs.

En 1975, les inspecteurs font exploser un piège et débloque la situation dans laquelle se trouvait Cole avec le messager et Kyle. Grâce à cette explosion, Cole peut tuer Kyle tranquillement avant de rentrer chez lui avec Ramse en 2044. La relation entre eux est tout simplement géniale, j’adore.

En 2016, Jennifer décide de se barrer malgré tout, proposant à Cassie de retourner dans le futur. Alors qu’elle hésite, le temps vacille autour d’elle et suite à une rapide hallucination, elle se retrouve avec les yeux noirs qu’avaient Aaron (puis Cole) quand ils étaient le Témoin en train de parler à Cassie. Oh, oh. On sait qu’elle a un rôle à jouer, mais celui-ci est en train de me dépasser totalement !

Capture d'écran 2017-09-09 15.18.50.pngÉpisode 7 – Meltdown – 20/20
I prefer to correct my mistakes, not repeat them.

Difficile de ne pas enchaîner les épisodes de cette saison, qui est bien meilleure que prévue. L’introduction de cet épisode se déroule en 1959 dans la base qui servira en 2043 et laquelle quatre soldats disparaissent à cause de perturbations temporelles. Bien.

En 2016, Cassie est toujours à l’hôtel Emerson  et victime de quelques perturbations. Elle décide de retourner en 2044 où Katarina passe du bon temps avec son Docteur Adler. C’est mignon tout plein de la voir charmée, mais ce n’est pas trop l’intérêt de l’épisode, bien sûr, qui s’attarde sur le retour de Cassie en 2044, déclarant qu’elle a vu le Témoin.

Cela entraîne une énième réunion de crise où Cassie a du mal à convaincre tout le monde que ce qu’elle a vu est réel. Il faut dire qu’elle est toujours perturbée par pas mal d’interférences temporelles, donnant par moments des allures de thriller plutôt réussi à la série.

J’ai moins aimé la relation Cassie/Cole dans cet épisode, me donnant une impression d’un retour aux bavardages de la saison 1. Katarina mène l’enquête pour savoir si le témoin était avec elle, s’il y avait un autre voyageur avec elle, etc. Le problème, c’est qu’elle ferait mieux de se concentrer sur 2044 où Cassie continue de voir apparaître le témoin.

D’ailleurs, elle s’en rend rapidement compte car la machine pète un câble et envoie des rayons dans tous les sens, provoquant des dégâts sur la base et ramenant les premiers volontaires défigurés dans la base. Cela met tout le monde en danger, y compris Samuel, ce qui n’aide pas cet épisode à se débarrasser de son allure de thriller. Cassie comprend que le témoin qu’elle voit depuis le début n’est d’ailleurs pas une hallucination.

Nos différents héros se séparent et disparaissent un à un : Cassie à quelques pas de Cole et d’un autre rat de laboratoire, Samuel pendant que son père se fait attaquer par un chien. Il est alors révélé qu’un voyageur temporel s’est emparé du corps de Cassie et a enlevé Samuel, pour s’assurer que personne n’arrive à stopper l’auto-destruction de la machine.

Deacon et David Adler se retrouvent quant à eux… nez à nez avec deux des soldats de 1959, qui ont donc fait un petit voyage de 85 ans. Adler se fait bien sûr tirer dessus et leur renvoie leur grenade, les tuant. Blessé, il est ramené auprès de Katarina qui sans s’en rendre compte l’envoie à l’ultime sacrifice pour réparer la machine. Il le fait en déclarant son amour pour Katarina. Bon, je me doutais bien qu’il mourrait d’une manière ou d’une autre, mais pas si vite ni comme ça.

Il se sacrifie et Katarina en est bien triste, surtout qu’il le fait par amour pour elle alors qu’elle le connaît à peine. Son sacrifice calme la machine, mais aide aussi Cole qui était en position délicate à cause des deux derniers soldats de 1959. En effet, Cole passe par les souterrains, sur une idée de Sam, pour retrouver Cassie et Samuel. Pendant ce temps, Cassie est enfermée dans une pièce, dans son esprit. En regardant par la fenêtre, elle découvre une ville en pleine tempête rouge, avec un joli indice pour la suite de la série : Titan.

Cole peut ainsi enfin parler avec le témoin, toujours aussi cryptique avec ses histoires de forêt rouge. Il finit par comprendre qu’il doit surtout parler à Cassie et la retrouver comme ça. Il demande à Ramse de lui tirer dessus, ce qui fonctionne effectivement. C’est très bien joué de la part des scénaristes : Ramse peut ainsi désactiver le cœur de la machine… et voir son fils se faire happer par un retour de radiations temporelles. Wow. La scène est extrêmement violente.

Ramse décide de quitter la base pendant que Cole est en train d’être soigné.

Cet épisode tue donc David et fait disparaître Samuel, ce qui bouleverse totalement le nouvel ordre établi. Avec un Cole blessé, il ne reste donc plus que Cassie à peu près en état de marche, mais elle est terrifiée parce qu’elle a fait. C’était drôlement violent et tout est de la faute de Cassie, qui était possédée pendant tout ce temps. Katarina a beau faire la femme forte, on voit bien qu’elle est également brisée. Cette saison est quand même sacrément bien écrite.

L’épisode se conclue à l’an… mystère, où Samuel se trouve dans une forêt qui a tout de la forêt rouge et accepte de suivre un inconnu qui lui tend la main. Bien. Je n’étais pas prêt, je dois dire.

08.pngÉpisode 8 – Lullaby – 19/20
Feels like a déjà vu, right ?

Cette saison n’en finit plus de nous proposer de nouvelles dates avec un épisode qui débute cette fois-ci en 2020 quand Katarina chante une berceuse (au moins le titre de l’épisode s’explique toutefois) pour sa fille morte et se fait abattre de sang-froid par une Cassie qui a quand même la sympathie de s’excuser. Oh, c’est sympathique mais WHAT ?

En 2044, Jones est toujours en vie et raconte Hamlet à Cole qui est en convalescence pendant que Ramse se balade. Un peu plus tard, Jones envoie Cassie mettre fin à sa vie pour s’assurer que les voyages dans le temps soient rendus impossibles et mettre fin à la série. En effet, sans voyage dans le temps, plus de perturbation temporelle et tout va bien. J’adore l’idée, mais je doute que cela suffise vraiment, car ça se saurait si c’était le dernier épisode de la saison.

En 2020, Cassie arrive à Spearhade, la base vue en saison 1 où Katarina avait récupéré le cœur. C’est sympathique de la voir en fonctionnement et ça donne envie d’une série qui se passerait par-là dans le temps. Ce n’est toutefois pas le propos de l’épisode, malheureusement, et toute l’histoire des scavengers est laissée de côté. Cassie tue Jones…

Et se retrouve au début de l’épisode, mais cette fois avec Cole, puisque Deacon lui a suggéré de rejoindre Casie. Elle est un peu longue à la compréhension, refusant de croire qu’elle n’a pas déjà tué Jones, puisque ça vient juste de se produire. C’est un peu longuet, comme tous les épisodes qui s’amusent des boucles temporelles, mais ça met en place des intrigues sympathiques et ça leur permet de parler avec Jennifer, qui a totalement conscience de ce qui est en train de se passer.

Rapidement, Cassie se fait tirer dessus et Cole se sent obligé d’aller tuer Katarina, ce qui provoque la boucle temporelle, comme prévu. Dans une nouvelle boucle, Cassie décide donc ne pas tuer Katarina, mais à la place d’empêcher sa fille de mourir. C’est joliment exécuté et elle ne met pas longtemps à sauver Hannah qui n’est pas malade du virus.

Le problème, c’est que ça ne suffit pas à changer la boucle, car le temps ne veut pas voir Jones changer. C’est intrigant cette nouvelle mythologie sur le temps qui ne se laisse pas changer, j’aime beaucoup l’idée.

Bien sûr, Cole et Cassie en profitent pour se rapprocher pendant toute la journée suivante, tentant de ne rien faire. Le lendemain, qui est toujours le même jour donc, Cole se rend de nouveau voir Jennifer, car c’est elle qui a toutes les réponses en tant que Primaire. C’est plutôt cool comme concept.

Il lui faut donc changer le temps sans le changer, ce qui n’est pas si simple que ça en a l’air, ça en dit long.

Il décide donc de balancer sa véritable identité, celle de Jennifer et celle de Cassie au dirigeant de Spearhead. Les voilà donc prêts à être exécutés, mais cela suffit à les sortir de leur boucle, car Cole a redonné de l’espoir à Katarina, et c’est suffisant.

De retour en 2044, Katarina réserve un accueil glaçant à Cole et Cassie. Ceux-ci l’emmènent à Jennifer pour tout lui expliquer : pour ne rien changer, ils ont laissé Katarina croire que sa fille était morte… pour tout changer, Cassie lui a sauvé la vie une fois Katarina hors de vue. Oui, Hannah est encore en vie et elle a été élevée par Jennifer et son groupe, bien évidemment. Ce retournement de situation, je dois avouer que je ne l’ai pas vu venir du tout, mais alors je l’ai adoré. Il m’a retourné le cerveau et les émotions, difficile de ne pas être fan.

Cole et Cassie se réconcilient une fois pour toute et Cassie retourne dans sa chambre, pour tomber sur un Ramse alcoolisé et motivé à la tuer pour se suicider ensuite. Elle réussit à lui retourner le cerveau en affirmant que le Témoin se trouve à Titan et s’y sent bien. Les deux décident donc d’aller tuer le Témoin, un virage sombre mais bienvenue dans la série.

Franchement, la fin mériterait presque un 20/20, mais si je suis tout à fait honnête, je n’ai pas accroché plus que ça à la boucle temporelle. La manière d’en sortir était superbe, oui, mais c’était un peu longuet. En tout cas, Jennifer continue de remonter dans mon estime, Katarina récupère sa fille et quelques points de sympathie au passage et Ramse continue d’être mon personnage préféré. Même Cassie me paraît géniale cette saison !

09.pngÉpisode 9 – Hyena – 16/20
This is a new level of crazy.

L’épisode commence bien mystérieusement dans un asile dont on ne nous communique pas la date mais qu’on imagine en 2016 grâce à la présence de l’homme à la cicatrice. L’action est rapidement mise au centre de cet épisode avec une Jennifer qui s’évade de l’asile et fait s’évader tout le monde. C’est sanglant et elle reparle des hyènes qui lui sont si chères et qu’elle avait annoncé à Cole et Cassie dans l’épisode 8, ça tombe bien.

En 2044, Whitley s’inquiète des tornades rouges qui continuent de faire des dégâts temporels sur de pauvres gens. On le comprend, parce que Jones n’a pas trop l’air sûre de ce qu’elle raconte à force. Bon, d’après elle, ils sont à un primaire près de réussir, alors forcément…

Cole découvre que Ramse est revenu et apprend pour Titan, puisqu’il lui raconte tout pour qu’il demande à Jennifer si elle connaît cet endroit. Il se rend en effet voir Jennifer, mais sur ce sujet elle est radicale : Titan = mort. Elle lui explique aussi que c’est en 2016 qu’il découvrira où chercher le dernier Primaire en demandant au Grand Homme. Pourquoi pas, mais j’aimais bien l’appeler l’homme à la cicatrice.

Cole ment donc à Cassie & Ramse et leur annonce que Jennifer ne sait rien de Titan. Ce n’est pas bien crédible et ils le savent bien. Le problème pour eux, c’est que Cole a une mission et s’en va sans les aider.

De retour en 2016, Cole découvre que Jennifer s’est entourée des évadées de l’asile psychiatriques : les hyènes sont les premières filles de Jennifer. Parmi les hyènes, nous avons droit à une Maia de The 100 qui a bien changé et s’appelle ici Vanessa. Elle est décidément partout celle-là, et un peu trop souvent perchée dans sa tête.

Bon, les hyènes sont hyper organisées et peuvent donc aider Cole sans trop de mal à retrouver l’homme qu’il cherche, puisque Jennifer était elle-même en train de le chercher. L’intrigue était sympathique, nous ramenant le créateur du virus, Peters, que Cole décide d’utiliser comme appât. Cela fonctionne bien sûr, même si en parallèle Olivia est en train d’avoir une crise de foi envers son témoin. Olivia est sacrément affaiblie dans cet épisode et son frère, l’homme à la cicatrice, qui fait exprès de la menacer et de la torturer.

Jennifer perd le contrôle de ses hyènes, toutes mentalement instables et voulant tuer l’homme à la cicatrice pour mieux annoncer au monde qu’il est sur le point d’être détruit. Sans trop de surprises, Jennifer et Cole parviennent à s’enfuir et capturer l’homme à la cicatrice.

Cette fois, l’épisode va jusqu’à la torture de l’homme par Cole pour savoir où se trouve le dernier Primaire. Il va donc falloir se rendre en 1957 pour arrêter le dernier Primaire. S’il révèle ça, il n’empêche pas moins qu’il garde le contrôle de la situation et fait exploser Peters, Vanessa et tout un hôpital. Pas mal.

La diversion suffit à ce qu’il s’enfuit et à laisser Cole & Jennifer bredouilles. La pauvre Jennifer se retrouve en pleine dépression et Cole se sent forcé de créer une boucle temporelle en lui disant qu’il y a plusieurs fins et que la bonne fin est celle qu’elle choisit… une phrase que Jennifer lui avait dit en début d’épisode. Je m’y attendais un peu, de même que l’arrivée d’un autre Cole juste après le départ du premier promettant à Jennifer de la revoir bientôt. Trop simple comme cliffhanger.

En 2044, Hannah débarque pour rencontrer Katarina. Les retrouvailles ne sont pas si sympathiques que ça, Hannah reprochant à sa mère d’avoir détruit le monde avec sa machine. Bien vu de la part des scénaristes, ce retournement de situation est précisément ce que j’en attendais. En revanche, je n’avais pas vu venir l’idée d’utiliser Claire comme moyen de donner à Cassie et Ramse des infos pour leur quête de vengeance.

Elle les envoie à la Domus Veritatis pour obtenir des informations sur Titan, mais là-bas, personne ne ment. En effet, le gardien n’aime pas qu’on lui mente car ce sont les menteurs qui ont précipité le monde dans le chaos. C’est sympathique comme idée et ça permet à Ramse et Cassie d’apprendre à se connaître : ils se détestent car l’un comme l’autre considèrent que Cole préfère l’autre. Du coup, ça me donne envie d’une saison 3 sans Cole, pour voir ce que ça donnerait.

Bref, Ramse et Cole découvrent qu’ils doivent se rendre en 1961 en Allemagne.

À la base des opérations, Katarina réussit finalement à créer une relation avec Hannah, que Jennifer appelait Zeist.

De son côté et en 2016, l’homme à la cicatrice entre en contact avec l’ex-mari de Jones pour un projet incertain, probablement une machine à remonter le temps… Un projet qui a pour nom… Titan. Ah la la, cette saison est vraiment très solide du côté de sa construction générale, je ne regrette pas de m’être lancé dedans car le puzzle est très sympathique. Je me fais balader par deux trois trucs, c’est très appréciable et j’espère que ça va continuer comme ça.

10.pngÉpisode 10 – Fatherland – 16/20
We must prevent this last paradox

L’épisode débute avec une intro inutile sur Olivia. Bon, je me méfie, l’inutile dans cette série recèle parfois des petits secrets.

En 2044, Deacon, Withley et quelques hommes patrouillent, croisent un enfant (Samuel ?) et sont interrompus par une tempête de temps. Ils comprennent donc qu’ils sont à court de temps et cela stresse tous nos héros qui ne sont pas d’accord. En effet, Cole veut aller en 1957 alors que Ramse et Cassie préfèrent partir en 1961 pour se venger du témoin. Ils pourraient bien sûr se séparer, mais non, Cole a envie d’y aller avec ses deux amis alors ils se disputent.

Jones finit par accepter les arguments de Cole et Ramse comme Cassie n’ont d’autres choix que de se plier à cette mission qui est probablement leur dernier saut, la base n’étant plus en sécurité à cause des tempêtes temporelles. Cela sonne bien quand même.

Deacon débarque parler à Cassie pour lui avouer qu’il fantasmait sur elle quand il était jeune et qu’il la voyait à la télévision. Flippant et pas très utile a priori, mais ça en dit long sur la relation entre les deux. J’imagine que cette relation servira dans la suite de la saison.

Cole, Ramse et Cassie sont donc renvoyés dans le passé en 1957 et passent du bon temps dans un bar… du moins, c’est ce que pense Cole. En vérité, Ramse et Cassie se sont débrouillés pour atterrir en 1961, ce qui se grille à des kilomètres, et il drogue Cole pour l’empêcher de les interrompre dans leur vengeance.

Mis de côté, Cole contacte l’inspecteur qui l’avait aidé en 1944 et qui est désormais au FBI. Grâce à lui, il obtient tout un tas d’informations et ne capte même pas que celui-ci sous-entend qu’ils se sont revus depuis 1944. J’adore l’idée. Cole et l’inspecteur font en tout cas équipe pour retrouver Cassie et Ramse avant qu’ils ne fassent de la merde.

Le reste de l’épisode nous amène donc en Allemagne à la poursuite d’un nazi à tuer avant que le Mossad ne le fasse. Voici donc comment Cassie et Ramse se retrouvent capturés par le Mossad pour protéger un nazi susceptible d’avoir des infos sur Titan et le témoin. C’est con.

Ils sont rapidement secourus malgré tout par Cole et son nouveau coéquipier, Gale. J’ai bien aimé que l’épisode nous fasse croire que Cassie et Ramse avaient créé eux-mêmes l’indice qu’ils poursuivaient, mais bien sûr, le nazi a un médaillon du témoin. Il leur révèle que le témoin est venu le voir quand il était encore étudiant et l’a poussé à faire certains travaux, parmi lesquels la création d’êtres humains plus forts et résistants au virus… oui, oui, création : il est le père des messagers, déjà évoqué en 1944.

Gale les mène ensuite à un passage de Berlin où ils peuvent passer le mur pour continuer l’enquête et détruire le travail du nazi. Bien sûr, il ne survit pas à ce passage, mais il semblait assez clairement y être préparé depuis le début de l’épisode. C’est un suicide programmé je pense, et on en saura plus quand Cole le recroisera dans le passé.

Le nazi les emmène dans son laboratoire où son travail s’avère être… une enfant. Il leur montre aussi les mots du témoin, la fameuse fresque observée par Jennifer il y a quelques épisodes. Si proches des réponses, ils devraient se méfier de ce qui s’apprête à se dérouler. Comme dans toute bonne série, c’est en effet là que débute la fusillade et qu’ils sont rappelés à la maison.

Ils ne parviennent pas à récupérer la fille, mais Ramse s’empare d’un bout de la fresque avec les coordonnées de Titan, contre l’avis de Cole. La fille finit dans les bras du Messager, après avoir entendu son père se faire tirer dessus. La petite est emmenée auprès de sa mère par la messagère qui lui révèle qu’elle est plus forte que la moyenne, immunisée, qu’elle vieillira moins vite que les autres et qu’elle sera leur guide. Son nom ? Olivia, bien sûr. Et voilà pourquoi l’intro ne servait pas à rien.

Olivia parvient en effet à sortir de son fauteuil roulant et décide de se rebeller contre le témoin et contre sa mission, puisque de toute manière, tout le monde lui ment depuis le début.

En 2044, le retour est on ne peut plus violent. Katarina engueule Cassie et Ramse pour leur décision stupide d’aller en 1961 qui n’a servi à rien. Cole décide de faire enfermer ses meilleurs amis alors que la tempête rouge est aux portes de la base. Bien, il reste encore trois épisodes, mais j’ai comme l’impression que la fin de saison est déjà là.

11.pngÉpisode 11 – Resurrection – 20/20
They are many endings. Today is one of them.

Et c’est dimanche dernier que je me suis enchaîné les trois derniers épisodes de cette excellente saison (oui, il m’a fallu tout ce temps pour vous publier l’article parce que je me fixe un article du challenge par semaine). J’ai bien fait de le voir d’un coup, car je crois que c’est fait pour.

Cet épisode débute sur une Jennifer résignée à voir le monde s’effondrer et à mourir, au grand désespoir d’Hannah.

Voyant la tempête se rapprocher, Cole se sent impatient de repartir en 1957, mais c’est le docteur Adler qui effectue habituellement les calculs. Or, celui-ci est emprisonné parce qu’il a aidé Ramse et Cassie dans l’épisode précédent. Enfin, la prison, c’est la théorie, parce qu’en pratique, toute la base n’est pas du côté de Cole et Jones. Par conséquent, Cassie, Ramse et Adler réussissent à être libérés et s’assignent leur propre mission : se téléporter directement chez le témoin ; en utilisant la machine et alors que l’évacuation de la base commence.

Bon, il n’empêche que Cassie culpabilise de ne pas prévenir Cole. Elle tente de le faire, sentant qu’elle peut le convaincre… mais ce n’est bien sûr pas le cas. Il la menotte et part à la recherche de Ramse pour le prévenir que Jennifer lui a dit de ne pas y aller car il n’y a que la mort là-bas. Cela ne suffit pas, évidemment.

Pendant ce temps, Deacon déprime et se bourre totalement nu. C’est bien drôle à voir et j’ai presque eu de la peine pour lui, c’est un personnage vraiment écrit à merveille… et pourtant, il partait de loin. Deacon accepte finalement d’aider Cole à stopper Ramse, qu’ils pensent être au niveau du cœur.

En fait, non, du côté de la salle des opérations, Marcus Whitley s’avère être le traite qui a libéré Cassie et les autres. C’est supposé être une surprise, mais vu l’écriture de l’épisode, je m’y attendais complétement. Cole est rapidement neutralisé, mais parvient à s’enfuir pour se rendre… auprès de Jennifer, cherchant conseil. Celle-ci prend la décision d’emmener ses Filles… directement au cœur de la tempête : à la base, pour arrêter Ramse et Cassie.

Ceux-ci s’attendent au retour de Cole et se pensent en sécurité, ne sachant pas que Deacon est encore là pour neutraliser Whitley. Ce qui est génial, c’est que l’arrivée de Cole et Jennifer à la base nous tease une romance entre Deacon et Jennifer, mais aussi l’utilisation de la machine par Jennifer. C’est dingue.

Cassie comprend que Deacon est responsable de leur échec. Toujours aussi instable, Deacon s’en prend ensuite à Ramse qui détourne le flingue de celui-ci juste à temps pour se sauver la vie. Ma joie de voir Ramse s’en sortir vivant n’a duré qu’une demi-seconde, puisque c’est Jennifer qui se prend la balle de Deacon en plein ventre.

Il n’en faut pas plus pour qu’Hannah s’en prenne à Deacon et lui arrache un bout du visage au couteau – expliquant la scène cryptique entre Jennifer et lui quelques secondes plus tôt. C’est à Cassie d’aider Jennifer, mais il n’y a pas grand-chose à faire. Jennifer est mourante, mais elle le savait : c’est le 23 septembre 2044.

Elle a déjà la solution : elle demande à Cole de retourner en 2016 et de la ramener, ce qu’il fait sans hésiter. Jennifer débarque donc en 2044 et provoque la plus chouette des boucles temporelles. Ses filles la reconnaissent et Jennifer a le droit à une petite conversation avec… elle-même.

C’est passionnant à voir et la Jennifer de 2044 est on ne peut plus cryptique avec son moi passé, lui affirmant qu’elle l’aime, qu’il faut qu’elle s’en souvienne et qu’elle a un choix à faire ; entre sauver le monde et se planquer. La Jennifer de 2016 comprend ce qu’elle doit faire grâce à tout cela : elle demande à ce que Cole soit renvoyé en 1957 et promet d’emmener elle-même Cassie & Ramse à Titan.

Autrement dit, cet épisode 11 était une véritable fin de saison superbement écrite et entraînante, alors qu’il reste encore deux épisodes.

Cassie décide au dernier moment de faire demi-tour et d’être envoyée elle aussi en 1957 auprès de Cole. Les retrouvailles sont on ne peut plus cool entre les deux, mais suivent… la mort de Katarina, explosée dans le temps avec sa machine. Hannah survit seule et s’enfuit à cheval.

C’était… intense.

12.pngÉpisode 12 – Blood Washed Away – 19/20
We only have two days left to stop a paradox that will destroy the world and we don’t have a single lead.

J’ai donc enchaîné sur cet épisode qui se déroule cette fois en 1957. Cassie et Cole ont onze mois pour réussir à découvrir qui est le Primaire qu’ils doivent empêcher de mourir pour sauver le temps. La mission est claire : retrouver un schizophrénique, ou un fan de dessins de singes.

Le truc, c’est que onze mois, ça passe super vite dans cette série. Cassie et Cole se retrouvent donc sans la moindre piste à deux jours du paradoxe. Ils se retrouvent à s’engueuler sans avancer pour la mission, une constante cette saison.

Il tombe au bar de l’hôtel sur un homme déprimé par la mort proche de celle qu’il aime qui lui conseille de déclarer sa flamme à Cassie avant qu’il ne soit trop tard. Pendant que Cole boit, Cassie travaille et découvre que de nouveaux employés arriveront le lendemain à l’usine et pourraient être leur primaire.

Oh, bien sûr, il y aura probablement des fausses pistes, mais c’est ce qui est intéressant. Cole repère dès le lendemain un certain Depuy, qui semble avoir toutes les qualités d’un Primaire. Et effectivement, Cassie retrouve son dossier avec un joli dessin de singe. Perso, j’ai immédiatement soupçonné la personne en charge des dossiers plutôt que Reggie Depuy. Peu importe, puisque Cole est prêt à le tuer quand il comprend qu’il a fait une erreur.

Et en effet, dans l’usine, une femme débarque à la recherche de son mari, Charlie, le fameux qui pleurait la mort à venir de sa femme. C’était elle la primaire et lui le messager, mais ils sont tombés amoureux et se sont mariés. C’est une jolie intrigue et je n’avais pas tout deviné à l’avance, alors c’est cool.

Malheureusement, Cole débarque trop tard pour stopper le paradoxe : Charlie tue sa femme et le temps… est dans la merde ? Je crois qu’on peut le dire comme ça.

Dix-neuf jours plus tard, Cassie est dans le coma et Cole lui rend visite, plus en forme qu’elle. Il s’excuse et lui souhaite de se réveiller en oubliant son existence. Il faut toujours qu’ils soient maudits ces deux-là. Dans son coma, Cassie voit la forêt rouge et finit par se réveiller… Six mois plus tard, en 1958. Elle se précipite à l’Emerson Hotel qu’elle retrouve vite.

Six mois plus tard, Cassie travaille à l’hôpital et soigne tous les patients, avec des diagnostics venus du futur bien souvent. Elle recherche surtout Cole. En 1959, elle retrouve la piste d’un Morris Morrison qui la mène… directement à la maison de la forêt rouge. Voilà qui est… problématique.

Elle y retrouve Cole, évidemment en train de saigner. Il n’a pas la moindre idée de ce que représente la maison, mais elle si, c’est… violent. La voilà à vivre son souvenir de demain, laissant peu de doute sur l’identité du témoin : soit Cole, soit elle-même. J’avais théorisé que ce pourrait être Cole en saison 1, mais je trouve que tout cela est sacrément bien amené. Il y a eu tellement de tours et détours qu’il était difficile d’en être encore certain. Pour le couple, cela les pousse finalement à reconnaître l’un l’autre qu’ils s’aiment. Ils s’embrassent et couchent enfin ensemble.

Sinon, l’intrigue se déroule aussi en 2044, loin de la tempête rouge, où les choses ne sont pas aussi calmes qu’elles l’étaient à la base. Au contraire, même, nous retrouvons l’ensemble du casting au beau milieu d’une fusillade. Jennifer assiste ainsi à la mort de certaines de ses filles. Elle en est totalement bouleversée, forcément. Deacon a le droit à une nouvelle cicatrice bien badass et Ramse est le leader naturel de ce nouveau groupe.

OK, je vois parfaitement comment le couple Deacon/Jennifer va être mon nouveau ship préféré, une bonne partie des filles voulant tuer Deacon qui a tué Jennifer, mais Jennifer (de 2016) refusant qu’il ne soit tué.

Hannah/Zeist débarque pour annoncer que Titan n’existe pas – en tout cas, pas aux coordonnées de Ramse. C’est problématique et ça mène une vraie guerre civile entre nos groupes, avec un duel entre Ramse et la plus guerrière des Filles.

Jennifer perdant le contrôle de ses filles se fait remettre en place par Hannah qui décide d’accompagner Ramse à la recherche de Titan. Ils ne mettent pas longtemps à découvrir qu’une ville a poussé par magie (grâce au paradoxe non arrêté en 1957) et s’y rendent.

Ramse se retrouve donc face à face avec le témoin, de même que Marcus, Hannah et Deacon. Le témoin s’avère finalement être… son meurtrier. Bordel de merde, non, sérieux, je ne veux pas qu’il meure moi ! La série sacrifie ensuite, coup sur coup, Marcus, Hannah et Deacon. Sérieusement ? Après tout ça… cela ne peut pas se terminer comme ça pour tous ces personnages. C’est une putain de fin de saison, et toujours pas en fait, car il reste un dernier épisode.

13.pngÉpisode 13 – Memory of Tomorrow – 20/20
I’m insane and you’re my insanity.

L’introduction de l’épisode fait écho au début de saison avec le même conte pour enfants, auquel se superpose désormais les images de cette saison et les échecs de Cole et Cassie.

L’épisode reprend à Noël 1959, donc environ un mois après l’épisode précédent si je m’en réfère à la chronologie approximative des « six mois plus tard ». Cassie et Cole s’offrent des cadeaux : un rasoir (qui ne servira pas), un bijou-papillon et… un bébé à venir. Cassie est bien évidemment enceinte et c’est le moment que choisit Cole pour avoir des visions d’une femme que je ne connais que trop bien après la saison 6 de Once Upon a Time (ou accessoirement pour être la Cassie du film 12 Monkeys que je n’ai pas vu).

Il la retrouve un peu après dans un hôpital psychiatrique : elle est diagnostiquée schizophrénique, mais Lilian est évidemment une Primaire. Elle lui apprend que ses amis sont morts à Titan et lui confie une mission, même s’il refuse finalement de discuter avec elle car les nouvelles qu’elle lui apprend sont trop… perturbantes.

Bon, le problème, c’est qu’effectivement, elle l’emmène directement à un début de forêt rouge, au cœur de 1959. C’est problématique. Il retourne la voir aussitôt et elle lui conseille de boire les feuilles rouges pour se retrouver en-dehors du temps. Cela lui permettra de retourner en 1957 et l’empêchera de faire des erreurs. Cela signifie aussi effacer Cassie et son enfant, quand même. Il se refuse à le dire à Cassie, mais accepte son destin, écrivant au mur de chez lui que ce fut sa maison entre 1957 et 1959. Son écriture ? Celle du témoin… C’en est presque trop simple.

Et la tisane aux plantes rouges le conduit directement dans les visions que Cassie avait… puis dans son passé. C’est une jolie manière pour la série de faire le tour de ce qu’il s’est passé en deux saisons : la rencontre avec Cassie, celle avec Jennifer, à qui il demande d’arrêter de l’appeler « otter eyes », se donnant lui-même son surnom, les conversations avec Ramse… et finalement, 1957.

Là-bas, il répare son erreur et tue le messager… avant de retourner en 2044, avec la Cassie de 1957, celle qui n’est jamais tombée enceinte, celle qui n’a jamais eu à découvrir ce que représentait la cabane, donc.

Voilà que Katarina s’avère être en vie : elle a survécu à la tempête, d’une manière ou d’une autre, même si elle ne peut l’expliquer concrètement. C’est louche. Elle a ensuite protégé la base pendant longtemps, attendant le retour de Cole et Cassie. Une fois le récit de Katarina fait, Cole apprend à celle-ci et à Cassie ce qu’il a vécu – oubliant forcément une partie de l’histoire, mais bon.

Convaincus de pouvoir sauver Ramse, Hannah et Deacon (et Marcus, mais who cares ?), Cole, Katarina et Cassie décident donc d’utiliser la machine pour se téléporter directement à Titan. Pourtant, Lilian, la primaire de 1959 était claire : Cole ne devait surtout pas aller aider Ramse mais, au contraire, le laisser mourir. Cela sent on ne peut plus mauvais, donc.

Près de Titan, ils tombent sur les Filles, puis sur Jennifer. Cette dernière parvient à remotiver ses troupes, un peu malgré elle. Grâce à cela, Ramse et les autres sont rapidement sauvés et la secte du témoin est massacrée. Pour autant, le Témoin n’est pas retrouvé. Jennifer n’a plus qu’une envie : se barrer. Elle est soutenue par… Deacon, bien sûr !

Ils n’ont pas le temps de beaucoup débattre : l’ensemble de Titan s’avère en fait être une machine temporelle ayant pour but de ramener quelque chose en 2044… Du moins, c’est encore ce que tout le monde pense à ce moment-là. Le but de l’opération est tout autre, mais ce n’est pas pour tout de suite.

Quand tout le monde évacue, il se passe énormément de choses pour chacun des personnages principaux, parce qu’après tout, c’est une fin de saison.

Ramse décide de rester au cœur de Titan pour avoir le cœur net de ce qu’il se passe. Il est alors sauvé par un vieil homme que j’ai pensé être Samuel, mais qui se contente d’amener Ramse auprès d’Olivia. C’est cette dernière qui a recueilli Samuel pendant tout ce temps. Elle a donc survécu jusqu’en 2044 (ou a trouvé le moyen de s’y rendre) et ne travaille pas plus pour les 12 singes, comme nous l’avions vu précédemment. Bonjour la prise de tête et l’intrigue ouverte super sympa.

Deacon décide lui de se sacrifier pour permettre à Jennifer et quelques-unes de ses filles de se barrer. Je suis dégoûté s’il meurt comme ça (bis, oui). J’ai espoir qu’il y en aura un peu plus vu la réaction de Jennifer quand elle le rencontre en 2044, car elle semblait le connaître bien plus. Je shippe, moi !

Le sacrifice de Deacon est en plus presqu’inutile. Oui, il sauve Jennifer, mais celle-ci redécouvre les fusils et détruit une partie de Titan qui l’envoie, par incident technique on va dire, et… France. En 1917. Pendant la guerre, donc, au beau milieu d’un champ de combat alors que son français est très, très, approximatif. Pressé de voir comment elle reviendra à un moment ou un autre dans sa ligne de temps, mais en tout cas, en voilà encore une qui a une vie bien mouvementée et sait déménager comme il se doit. On note aussi que les incidents techniques de Titan, c’est pire que ceux du RER A, quand même, elle est envoyée presqu’un siècle et demi en arrière !

Marcus, Katarina et les filles, y compris Hannah (qui a retrouvé sa vraie mère donc) parviennent à s’échapper de Titan.

Pendant ce temps, Cassie a soudainement un flash et se souvient de ses années passées auprès de Cole entre 1957 et 1959. Ce n’est pas trop possible, a priori, pas plus que ce qui suit. Quand ils se rendent compte que Ramse n’est pas sorti de Titan, Cole et elle retourne à l’intérieur pour tenter de le sauver. Abandonnant, ils refont demi-tour mais sont arrêtés par des hommes masqués bossant pour le témoin. Cole est éjecté de Titan, mais Cassie est soigneusement conservée à l’intérieur du périmètre de la machine-ville qui disparaît et se rend… dans le futur, laissant un énorme cratère sur place.

Comme ils ont utilisés la machine pour se rendre à Titan, Cole et Katarina sont ramenés à la base et espèrent y retrouver Cassie, mais ce n’est pas le cas. Katarina comprend, on ne sait pas trop comment, mais ce sont les joies de la science, que Cassie se trouve désormais en… 2163. En toute logique, Cole décide de partir à la recherche de Cassie et s’y rend à son tour, grâce à la machine et malgré la désapprobation première de Katarina.

L’avantage de 2163, c’est que nous n’avons aucune idée de ce qui nous y attend… et Cassie non plus. Elle tombe nez à nez avec l’homme à la cicatrice (bon, il n’en a plu et je collerai en saison 3 avec son nom d’ « Homme pâle/livide/blême » donné en fin de générique), au beau milieu d’une sorte de tribunal. Tout le monde l’y regarde et quand elle demande à rencontrer le témoin, elle apprend enfin son identité : il s’agit de son fils (ou de sa fille ?), encore dans son ventre. Une partie de moi sentait bien que c’était obligé – surtout que Titan s’est activé précisément quand elle s’est souvenue de 1959, comme si la ville était liée à elle ! Cela dit, je reste incertain de la logique derrière ce choix qui soulève de nombreuses questions.

Je veux dire, j’aurais pu me contenter de savoir que c’était Cole ou que c’était Cassie, ça m’allait bien. Savoir que leur enfant provoque tout ça, c’est quand même étrange niveau but. Comme bien souvent avec la série, il faudra voir la suite et comment elle redéfinit toute la série pour comprendre.

Bon, je vais clairement enchaîner avec la saison 3, hein.

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EN BREF – Finies les approximations paradoxales de la saison 1, 12 Monkeys joue désormais très clairement dans la cour des grands et montre qu’elle sait dès son début de saison très exactement où elle veut aller. Cette saison 2 est l’une des meilleures saisons que j’ai pu voir cette année ! Outre l’action et les émotions, les prises de tête dans le voyage temporel sont époustouflantes et incroyablement justes.

D’un paradoxe à l’autre, la saison s’engloutit très facilement et le chemin parcouru en treize épisodes est impressionnant : il est dur de se souvenir de l’époque où Cassie était coincée en 2015, ou de celle où elle disait ne pas vouloir voyager dans le temps. Effectivement, quand elle meurt dans les bras de Cole en 2018 et lui dit qu’il n’a aucune idée de tout ce qui l’attend, elle ne mentait pas. En revanche, si comme elle le suggère cette scène aura bien lieu malgré le changement temporel de début de saison, ça veut tout de même dire qu’elle ne vivra pas très longtemps… elle a juste au moins neuf mois de répit là ; mais elle a bien déjà vécu près de deux ans cette saison. Ils s’en sortiront toujours avec le sérum qui ralentit le vieillissement, je pense.

Je pourrai continuer à écrire encore longtemps tellement la série propose des pistes nouvelles dans sa fin de saison. La troisième salve d’épisodes devra couvrir une période vaste (1917-2163) et je sais qu’elle est écrite pour être bingewatchée (avec une diffusion US en trois soirées). Je ne sais pas comment je vais faire avec la semaine chargée que j’ai, mais je compte bien m’engloutir la saison très vite. J’espère donc vous retrouver dimanche prochain avec un nouvel article sur la saison 3 !

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3 | Saison 4

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13 commentaires sur « 12 Monkeys (S02) »

  1. AHHHHHHHHHHHHHHHH

    Deacon, je l’ai beaucoup aimé dans cette saison 2, et je trouvais qu’il faisait un très bon duo avec Cassie, qui gagne en badassitude et est tellement moins nunuche. Evidemment, je les shippe ❤
    Cole et Ramse c’est ma relation préférée. J’ai toujours dit que ces deux là finiraient par s’entretuer mais ils sont absolument inséparables.
    Cassie/Cole par contre c’est lourdingue et j’aime pas du tout.

    Après y a pas mal de trucs que j’ai oublié depuis le temps mais je me souviens du coup de téléphone à l’hôtel qui était relativement génial parce qu’on se rendait compte que tout était anticipé et pas improvisé au fur et à mesure.
    Et aussi du fait qu’en refusant de tuer Jennifer en début de saison, Cole redéfinissait un peu toute leur mission.

    Aimé par 1 personne

    1. J’ai bien aimé Deacon, mais je n’ai jamais trop shipper avec Cassie. En revanche, avec Jennifer, j’aimais beaucoup. S’ils peuvent trouver un moyen de me le faire survivre, ça me va très bien !

      Le coup de téléphone à l’hôtel, je me doutais que c’était Ramse en plus, mais je ne voyais pas comment ni pourquoi. Très sympathique.

      Cassie/Cole c’est sans surprise, mais pas totalement sans saveur, alors ça va !

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  2. C’est vraiment la saison qui fait monter la série d’un grand cran et en fait la meilleure série sur les voyages dans le temps maintenant qu’elle s’est éloignée du film. Et j’aimais bien Deacon et Cassie aussi dans cette saison. Et si je devais shipper quelqu’un avec Jennifer ce serait Cole, j’aime beaucoup l’alchimie qu’il y a entre les deux, beaucoup plus qu’un Cole/Cassie

    Aimé par 1 personne

    1. Ah, je n’ai toujours pas vu le film, mais ce que tu dis là ne me donne pas envie à vrai dire ! Il y a une bonne alchimie entre Jennifer et Cole, mais rien qui ne me donne envie de shipper à vrai dire 🙂 Comme quoi, personne n’est d’accord ehe

      En tout cas, oui, la série est excellente avec ses voyages dans le temps. Le statut de meilleure série sur le sujet continue pour moi d’aller à Lost, et peut-être aussi à Continuum 😛

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      1. Ce que je disais sur le film n’était absolument pas une critique. J’adoooore le film ! C’est juste que la saison 1 de la série n’arrivait pas à s’en affranchir et ça l’affaiblissait et en faisait un peu un parent pauvre parce que justement le film était génial. Mais les saisons 2 et 3 en s’éloignant petit à petit du virus ont franchement fait fort. Et Continuum était effectivement une série très sympa tout comme Lost 🙂

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      2. Bon, je ne me refuse pas totalement à voir le film un jour alors… mais faut déjà que je vois la saison 3 car je suis vraiment curieux de voir la suite !

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