Arrow – S01E01-03

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée des épisodes 1 à 3 de la première saison d’Arrow.

01.jpgÉpisode 1 – Pilot – 16/20
My name is Oliver Queen.

Même si la série ne m’a jamais tenté, il faut bien débuter par le début, et c’est avec Arrow que tout commence. Si je suis passé à côté de la série jusque-là, c’est parce que je considérais en avoir trop subi sur l’archer vert au cours des diverses saisons de Smallville. Depuis le temps, j’ai tout oublié et je suis fin prêt à découvrir cet univers pas si nouveau se déroulant dans le manoir des Luthor… euh non, pardon, des Queen, du coup.

Pas si nouveau, et en même temps tout commence sur une île qui fait plus penser à Lost qu’autre chose. Le flashback est un bon moyen d’introduire tout de suite le personnage en tant que héros et de nous faire comprendre qu’il a perdu cinq ans de sa vie.

L’intro est ainsi rapide, puisqu’il retrouve sa famille, à commencer par sa mère, Raisa la gouvernante, puis sa sœur, Thea (ah, un personnage que je vais pouvoir adorer). La série va vite et ne perd pas de temps non plus à déshabiller son héros, soit disant juste pour nous montrer simplement ses cicatrices, mais plus franchement pour les audiences.

Nous découvrons donc la vie d’Oliver Queen à travers son point de vue paumé et découvrant que sa mère a refait sa vie avec le meilleur ami de son père. Il retrouve aussi son meilleur ami, Tommy Merlin (c’est sympa de sa part de nous donner son nom complet) qui accepte de l’amener voir Laurel. Laurel est l’ex petite-amie d’Oliver… mais pas seulement.

Bon, j’étais prévenu : la série joue aussi énormément sur la temporalité avec des flashbacks de ce qu’il s’est passé au commencement de tout : ainsi, cinq ans plus tôt, Oliver était à bord d’un yacht qui a sombré pendant une tempête, emportant avec lui Sara, sa maîtresse du moment et sœur de sa petite-amie, Laurel. C’est beau.

Tout ceci permet de lui justifier un stress post-traumatique qui complexifie le personnage. Bon, ce n’est pas une écriture bien brillante et c’est assez classique dans la forme, mais c’est vrai que ça fonctionne bien. On se croirait sur la CW, quoi.

Très vite, Oliver se fait enlever par des hommes masqués qui veulent des infos sur … Bon, ils ne réalisent pas bien qui ils viennent d’enlever : un futur super-héros qui a déjà largement les techniques pour tous les tuer sans que personne ne le voit. Aux policiers, il parle d’un homme avec une capuche verte, ce qui semble vouloir dire qu’il a déjà réfléchi à tout ça. Quant à sa mère, elle embauche un homme pour assurer sa protection, Diggle.

Ah lala, les premiers épisodes de série : un véritable enfer de retenir tous les noms. En plus, il se passe énormément de choses dans ce premier épisode, puisqu’Oliver est confronté à Laurel qui lui souhaite le pire, mais qu’il échappe aussi à la protection de Diggle pour… installer son QG. En effet, il est revenu de l’île avec un plan : se venger. Sa première victime ? Adam Hunt, un vilain pas beau hyper riche qui fait du mal autour de lui et auquel s’intéresse beaucoup… Laurel, évidemment.

Comme Oliver s’attaque à Adam avec des flèches et une capuche verte, les policiers se mettent sur la piste de notre futur super-héros qui paraît pour l’instant être un grand vilain très bien entouré de son meilleur ami… qui a tout du grand vilain dans l’ombre.

Alors qu’il a posé un ultimatum à Adam Hunt dont il souhaite récupérer l’argent, Oliver se rend à une fête en l’honneur de son retour où il empêche sa sœur (de 17 ans, bien sûr, bien sûr) de se droguer, se confronte de nouveau à Laurel qu’il souhaite voir loin de lui puis sème une nouvelle fois Diggle.

Cela lui permet d’aller cambrioler 40 000 dollars façon Robin des bois auprès d’Adam Hunt qu’il laisse néanmoins en vie – histoire de garder un méchant pour la suite. Niveau chorégraphie de combat, c’est en tout cas impeccable. Oh, et le père de Sara et Laurel est le flic enquêtant sur le justicier à la capuche verte. Forcément. Bon, ce twist m’a surpris, j’avoue, car aucune scène ne le suggérait vraiment avant.

Du côté des flashbacks, la mort du père d’Oliver est un suicide suivant un meurtre, c’est du beau. Comme il faut bien aussi un cliffhanger, Tommy s’avère coucher avec Laurel, ce qui promet de jolies complications alors qu’Oliver a une liste de personnes qu’il souhaite tuer (apparemment léguée par son père lui demandant, avant de se suicider) et que sa mère est responsable de son enlèvement en milieu d’épisode.

Franchement, la série ne ressemble pas du tout à ce que j’en imaginais pour le moment. Nous sommes loin de Supergirl (forcément), mais aussi de The Flash, malgré des similitudes dans l’écriture. Assez clairement, je pense que la série peut m’accrocher. De là à tenir six saisons… Je sens qu’il y aura du changement dans les épisodes à venir ! C’était donc un bon pilot, surtout que ça donne envie de continuer.

Attention spoilers sur la suite de la série dans ce dernier paragraphe (si jamais quelqu’un découvrant la série pour la première fois me lit) : même si l’actrice jouant Sara n’est pas la même, il me paraît évident qu’il s’agit de celle du crossover en saison 6 et donc qu’elle n’est pas morte. En même temps, comme on ne la voit pas mourir, j’en suis arrivé à la conclusion qu’elle était en vie, et c’est à ce moment-là seulement que j’ai capté qu’il devait s’agir du même personnage. Bref, petit détail, mais c’est prévisible, et encore plus quand on a vu un bout de la suite.

02.jpgÉpisode 2 – Honor Thy Father – 14/20
The truth is I felt closer to you when you were dead.

Ah, la série a sa propre introduction insupportable à la Supergirl, je suis pressé d’en être lassé. L’épisode commence tel un jeu vidéo avec une nouvelle mission pour Arrow qui se passe très bien. Bon, personne ne fait le lien entre le retour d’Oliver et ce nouveau héros, mais bon. On va dire qu’ils sont trop occupés à préparer la résurrection légale d’Oliver.

Bon, Arrow s’embarque dans une sorte de procédural judiciaire avec le personnage de Laurel s’occupant pour cet épisode de défendre sa cliente, Emily Nocenti contre Martin Somers. Bien sûr, ce dernier est sur la liste d’Oliver et est rapidement forcé de se confesser par le nouveau justicier.

Cela énerve le père de Laurel qui fait donc son travail en le découvrant et en assurant la protection de sa fille, de sa collègue et de sa cliente. Laurel a beaucoup de travail malgré l’aide du justicier, mais elle doit aussi faire face au retour d’Oliver dans sa vie. Même s’il lui a intelligemment conseillé de se tenir éloignée de lui, il passe son temps à interférer dans sa vie et ça n’a aucun sens. Elle semble ainsi avoir pardonné la trahison d’Oliver et de Sara particulièrement rapidement.

Oliver continue de s’amuser à semer Diggle, mais aussi de se prendre le bec avec sa sœur, avant de revenir dans les bureaux familiaux où Walter et sa mère lui propose un job… Qu’il refuse. Oliver est aussi constamment harcelé par les paparazzis de Starling City.

La série poursuit aussi dans les flashbacks. Si je reconnais que l’acteur fait du bon travail en étant méconnaissable là-bas, je trouve ça tout à fait inutile pour l’instant de le voir décider d’enterrer son père et trouver son carnet. Bon, en même temps, comme il refuse totalement de parler de son passé à Thea qui passe sa vie à lui demander, ça permet de combler quelques trous – mais le minimum pour un type ayant passé cinq ans seul serait d’avoir un psy. En plus, ce serait sûrement plus passionnant que Thea lui faisant la morale et passant sa vie à pleurer.

Oliver passe donc beaucoup de temps avec Laurel dans cet épisode, et c’est tant mieux pour elle car elle est la nouvelle cible des assassins de Martin Somers. En toute logique, Oliver ne peut la protéger tout de suite, mais Diggle n’hésite pas à le faire, découvrant au passage qu’Oliver a des capacités intéressantes en lancer de couteau.

Le père de Laurel n’apprécie pas trop de voir sa fille dans de si mauvais draps et ordonne à Oliver de rester loin de Laurel, avant de tenter de la forcer de se retirer de son cas. Pendant ce temps, Oliver prend les choses en main une fois sa capuche enfilée et s’attaque à son ennemi de la semaine, dont il obtient des confessions qu’il peut enregistrer et refiler au père de Laurel. La conclusion est rapide, mais ça se tient. En plus, ça permet de découvrir une triade d’assassins au service des méchants, ainsi qu’un Oliver capable de parler chinois, en plus du russe.

Malgré tout, le flic continue de ne pas aimer du tout cet archer anarchiste qu’il compte bien empêcher de nuire.

Oliver, lui, refuse de prendre sa place à la compagnie, faisant une déclaration publique de fils bourré, ce qui fait prendre conscience à sa mère qu’il n’a aucune idée de ses manipulations et du fait que le yacht était saboté dès le départ. C’est merveilleux, on tient au moins un vrai fil rouge avec cette série et un nouvel ennemi qui se dessine à travers un logo. Et puis, voir Oliver faire retirer sa propre tombe de son jardin, c’était rigolo.

Le cliffhanger est intéressant et voit Oliver se faire percer par une flèche en flashback. Il faut bien qu’on comprenne comment et pourquoi il est devenu expert en tir à l’arc, après tout.

03Épisode 3 – Lone Gunmen – 15/20
Looking bad, I could’ve used less space and more parenting.

James Holder sera donc le méchant de l’épisode et c’est dévoilé dès le départ par la voix off d’Oliver : le problème, c’est qu’un twist nous attend quand celui-ci se fait tuer d’une balle en plein cœur alors qu’Oliver l’interroge. Notre archer a le droit à une balle empoisonné au passage, mais il a bien sûr l’antidote sur lui. Cela lui permet de comprendre qu’il est confronté à Deadshot et commencer à mener sa propre enquête.

La mort de James Holder intrigue nos policiers favoris puisqu’elle est par balle alors que clairement l’archer était là. Pas vraiment son mode opératoire habituel et heureusement le père de laurel le comprend.

Oliver est plus rapide que lui à comprendre qu’il a affaire à la mafia russe. Ce n’est toutefois pas très intéressant comme intrigue, on est vraiment dans du pur procedural, et je n’aime pas ça. Au moins, ça a le mérite d’être bien écrit.

De son côté, Thea continue de faire n’importe quoi, ce qui force sa mère à devoir se comporter comme une mère – mais après cinq ans sans rien faire, c’est compliqué. Et trop long, parce que je ne m’attache pas tellement à ces personnages. Bref, il faut en retenir que ouh lala, ça y est, sa mère parle à Thea de son papa.

La collègue de Laurel a enfin un prénom dans cet épisode : Joanna. Cette dernière s’inquiète de voir sa meilleure amie toujours accro à Oliver. C’est vrai que ça n’a aucun sens, je l’ai déjà dit en épisode deux. Bon, évidemment, elle l’emmène dans la boîte de Max Fuller, où se trouve déjà une Thea totalement bourrée et où se rendent aussi Tommy et Oliver. Starling City, cette grande ville où tout le casting se retrouve dans la même boîte et met dix secondes à s’y rencontrer… et moi, les quelques fois où j’allais en boîte (et non, je n’aime pas ça), je passais une heure à retrouver certaines personnes (et inversement). Ah, la magie des séries.

Bref, Oliver tente de jouer au grand frère à Thea, mais tout ce qu’il obtient, c’est la confirmation que Laurel et Tommy couchaient ensemble. Ensuite, il tombe sur Max Fuller, qui a une vieille dent contre lui : Oliver a couché avec sa fiancée juste avant son mariage. Bien sûr.

Bon, Joanna n’est absolument pas vue dans le club en revanche, c’était vraiment juste histoire de justifier la présence de Laurel qui s’avère badass grâce à des cours de self-défense et une bonne répartie. Finalement, Thea me gave et j’aime un peu plus Laurel, on progresse.

La série décide aussi de se complexifier du côté de Diggle qui emmène Oliver et Tommy dans un diner où il retrouve Carly, la femme de son frère… qui est mort en protégeant un client. Hop, nouveau personnage, nouvelle sous-intrigue qui devrait avoir son impact pour la suite. Tant mieux, plus ce sera sérialisé, plus je trouverais ça cool à suivre.

En parlant de nouveau personnage, Oliver rencontre également une certaine Felicity dans cet épisode (hum, hum) : il a besoin d’elle pour récupérer les données de l’ordinateur de Deadshot traversé par quelques balles. Problématique. La relation entre les deux est assez drôle, puisqu’Oliver est à l’ouest complet et que Felicity est simplement la geek de service. C’est amusant quand on a vu quelques épisodes d’autres saisons.

Bref, Felicity permet à Oliver de comprendre qu’il a besoin de la police pour protéger toutes les potentielles victimes de Deadshot. Il contacte le père de Laurel qui fait bien son boulot et sauve la vie de Walter, laissant malgré tout tout le sale boulot au justicier.

La série s’engage aussi bizarrement dans une relation plus poussée entre Tommy et Laurel. J’imagine que c’est un triangle amoureux avec Oliver qui est envisagé, mais pour l’instant, je ne sens tellement pas Tommy que j’ai du mal à m’investir dedans.

Dans les flashbacks, nous suivons Oliver rencontrer son mentor, mais ce n’est pas très intéressant à vrai dire. Il essaye de s’enfuir pour mieux tomber dans un de ses pièges. On apprend toutefois que son kidnappeur parle chinois, ce qui explique qu’il sache le parler après cinq ans sur l’île.

Bon, j’ai trouvé la voix off beaucoup trop présente en début d’épisode et l’épisode m’a rapidement lassé. Le fil rouge est intriguant, mais on sent que la série s’enferme dans sa routine. La saison fait 23 épisodes et ça va être long d’avoir à subir une vingtaine d’enquête comme ça. Les personnages sont au moins intéressants, ce qui est cool, mais les flashbacks m’irritent déjà et je sais que je ne suis pas au bout de mes peines les concernant : en fait, ce qui est irritant pour le moment est qu’ils sont extrêmement courts et n’apportent pas grand-chose à l’ensemble. Il en faudrait soit plus, soit aucun. Je sais, je ne suis jamais content.

Pourtant, j’ai adoré le cliffhanger qui voit Diggle avoir besoin de l’antidote aux balles de Deadshot, mort d’une flèche bien sentie d’Arrow en plein dans l’œil. Grâce à cela, Oliver décide de lui dire la vérité sur sa double identité. C’est tant mieux car ça commençait déjà à être chiant de le voir semer Diggle à chaque fois. Et puis, ça relance la série qui en avait déjà besoin. J’espère qu’on pourra continuer à ce rythme niveau avancée des dynamiques, même si bien sûr cela s’est fait au détriment du fil rouge !

11 commentaires sur « Arrow – S01E01-03 »

  1. Y a pleiiiiiiiiiiiiiiiiin de choses que j’ai oublié mais c’est amusant de voir qu’ils avaient semé quelques pistes pour des intrigues futures dès le début de la série.

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      1. Oui, il me semble que c’est aussi dans les comics (j’avais lu un tome ou deux de la Justice League à l’époque de Smallville)

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  2. « My name is Oliver Queen. For five years, I was stranded on an island with only one goal– Survive. » Ah l’intro devenue à la fois culte et insupportable de Arrow et toutes ses variantes d’une saison ou d’une sérié à l’autre ^^
    Déjà blasé par les flashbacks? Mon pauvre t’as pas fini de souffrir 😉
    PS : le Green Arrow de Smallville était trop cool :p

    Aimé par 1 personne

      1. Je me souviens juste que je n’aimais pas trop toute son intrigue amoureuse en fait, mais il avait des aspects très cool !

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