The Magicians – S03E08

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique complète du 8e épisode de la 3e saison de The Magicians.

08.jpgÉpisode 8 – Six Short Stories About Magic – 19/20
The brave thing is to be you and accept the consequences.

J’attendais avec énormément d’impatience cet épisode, même si je me suis gardé de le dire : quand j’ai eu la chance de les rencontrer, Olivia Talyor Dudley m’a dit qu’il s’agissait de son préféré de la saison et Arjun Gupta a confirmé avoir adoré le tourner. Autant dire tout de suite que la curiosité est à son comble depuis un mois concernant cet épisode ! Loin de me jeter dessus, j’ai malgré tout attendu que mon cerveau ne soit plus en état de retenir la moindre citation pour la journée avant de regarder l’épisode. Du coup, je m’excuse d’avance pour d’éventuelles fautes et phrases sans fin, cette critique est écrite dans un cadre… critique, ma foi !

En tout cas, le titre me faisait espérer une nouvelle forme d’écriture pour la série, un peu comme l’épisode de Noël de Life in Pieces (je veux dire, c’est le même titre concrètement) et ça n’a pas raté ! La critique en est simplifiée, avec un plan qui se donne de lui-même.

Penny – on commence direct avec mon personnage préféré qui se retrouve dans l’Underworld, comme promis la semaine dernière. Côté technique, la série s’amuse à multiplier les plans incongrus, c’était marrant à voir. À la recherche de Benedict, Penny se retrouve à négocier un raccourci administratif à coup de résumés foireux de Game of thrones. OK, un point de plus venant confirmer sur ce que je disais ce matin sur la survie en société et qui n’est pas sans rappeler un épisode de Wrecked, entre cent mille autres utilisant (tellement de liens dans cette critique !)

Penny retrouve vite Benedict, mais celui-ci n’a plus la clé qui se trouve… à la bibliothèque. J’adore voir Penny sympathiser avec Benedict, un personnage trop surfait bien trop souvent, même si j’ai trouvé odieux la manière dont il s’en est débarrassé.

À la bibliothèque, Penny retombe ensuite sur Silvia, la nana qui l’avait totalement arnaqué l’an dernier alors qu’elle devait le superviser. Elle l’emmène auprès de Cassandra, qui écrit de toute évidence les pages des livres de vie de chacun de nos héros, à commencer par Penny.

Cassandra ? Oh, juste une énième version d’Alice, qui hurle en apercevant Penny, parce qu’elle n’aime pas voir les gens sur qui elle écrit. Eh oui, si la Bibliothèque avait pris l’habitude de se servir du pouvoir de Cassandre – celle de la mythologie, donc – pour écrire les livres de tout le monde de manière industrielle grâce à la magie, elle en est réduite maintenant que la magie n’existe plus à se servir à nouveau de Cassandre. Et celle-ci est en train d’écrire une scène de sexe entre Quentin et…

Poppy – Après avoir couché avec Quentin, Poppy remarque qu’elle n’a pas réussi à changer les pensées de celui-ci : il est en boucle sur la quête, et rien ne parvient à le faire changer. Il est surtout déprimé de ne pouvoir être un héros, ce qu’il doit être pour retrouver la clé, même si Poppy lui conseille surtout de rester lui-même pour être le meilleur qui soit.

Poppy tombe ensuite sur Alice et raconte tout le plan sur le vol de la Bibliothèque, normal, peut-être pour ne pas avoir à trop confronter le fait qu’elle vient de coucher avec son ex. Cela permet surtout à Alice de pointer tous les défauts du plan. Comme ils en parlent à Victoria, celle-ci refuse de les aider, comprenant les risques de mort qui pèsent sur elle. Or, elle ne veut pas mourir.

Poussée dans ses retranchements, Poppy décide de récupérer les notes d’Alice en tant que Niffin sur le pont. Du coup, ils réussissent beaucoup trop vite à convaincre Victoria de donner son sang et de les embarquer sur le pont, qui les mène à la Bibliothèque, où Harriet dévoile qu’elle en connaît plus que prévu sur la Bibliothèque. Son plan est de retrouver la batterie de la magie de la Bibliothèque.

Comme Victoria perd pas mal de sang plus ils restent dans la Bibliothèque et comme ils ne trouvent pas la clé que Penny devait leur envoyer, Poppy réussit à convaincre Quentin de plutôt écouter son instinct de survie que la volonté de trouver la cléclé. Malheureusement, le nouveau couple tombe sur… Alice. Décidément. Que fait-elle dans la Bibliothèque ? Nul ne le sait, et ça intrigue Quentin.

Poppy comprend que ce dernier préfère rester avec Alice, et elle ne s’éternise pas, préférant survivre. Elle se barre donc, essayant au passage de sauver Victoria en lui conseillant d’abandonner tout le monde derrière elle. C’est très égoÏste ça Poppy, mais eh, elle avait prévenu dès le début de l’épisode. J’aime beaucoup ce personnage – mais une fois de plus, zéro objectivité, c’est Felicia Day après tout (oui, encore un lien, nous ne sommes plus à ça près).

Pour le troisième acte, on en revient à Penny qui tente de convaincre Cassandre de lui donner des réponses. Celle-ci semble prendre un malin plaisir à l’envoyer sur de fausses pistes et lui balance une page sur…

Alice – Après avoir parlé à Poppy, Alice se fait prendre à parti par Kady et Henriette qui l’embarquent dans leur propre quête à la recherche d’une énorme batterie. Malgré tout, elle refuse. Elle tombe ensuite sur Fen, toujours en pleine dépression de la mort de son bébé et qui souhaite… se bourrer la gueule. Voilà les deux inconnues qui se mettent à sympathiser.

Fen est dépitée que sa fille soit perdue à jamais, mais au moins ce qu’Alice a perdu, la connaissance, est toujours disponible. Voilà donc Alice qui contacte la Bibliothèque et comprend qu’ils ont vraiment une batterie. Elle tente de se faire embaucher comme bibliothécaire pour finir son livre sur la magie et les Niffin, mais ça ne fonctionne pas car la bibliothèque n’embauche plus.

Qu’à cela ne tienne, la Bibliothèque peut toujours lui proposer de bosser sur la quête des sept clés. C’est là qu’elle tombe sur Poppy et Quentin. Et si celui-ci veut la convaincre de partir, Alice refuse de partir, rejoignant donc l’équipe de la Bibliothèque.

Pour nous éviter le mal de crâne, on en revient à Penny, toujours aussi spectateur de la saison quoiqu’il lui arrive, le pauvre. Heureusement pour lui, Cassandre continue d’écrire sur la quête des sept clés, mais la page suivante n’a plus rien à voir, a priori, avec cette intrigue, puisqu’elle concerne…

Eliot – Enfin ! On découvre donc ce qu’il arrive à Eliot et Margo… pour mieux nous abandonner à notre triste sort, et aux leurs. De ce qu’on en aperçoit, ils font face à un tribunal à Fillory où Eliot tente de convaincre le juge, qu’on ne voit pas, de les laisser libres et au pouvoir. Mon dieu, ils ont quand même l’air hyper mal au point, mais Penny étant Penny, il s’en fout et il réclame une autre page, plus intéressante pour lui. AH, c’est tellement du The Magicians ! La nouvelle page que Penny reçoit concerne…

Fen – Je ne m’attendais vraiment pas à voir la série s’attarder sur ce personnage, mais ça fonctionne bien.

Malgré sa gueule de bois, Fen découvre qu’une fée observe la nouvelle doyenne de Brakebills, Irène. Il était temps qu’on revienne sur cette intrigue. Bon, le truc c’est que Fen en parle à Julia qui comprend que les fées sont les esclaves d’Irene. C’était assez imprévu, mais ça fonctionne à merveille et ça permet à Fen d’avoir un rôle plus important dans la série.

Elle se retrouve à aider Julia à comprendre comment cet esclavage fonctionne, parce que Julia est persuadée que quand elle fait le bien, son pouvoir augmente, ce qui peut très bien être une clé pour ramener la magie dans ce monde. Une autre clé qui fonctionne à merveille pour Irène, c’est de couper la jambe de ses esclaves – qui n’en sont pas, elles le font en échange d’une protection contre les mauvais magiciens (Irene elle-même, probablement !) avant d’obtenir de l’essence de fées… ce qui lui donne son pouvoir ! Est-ce que les fées viennent de passer de grands méchants de Fillory à grosses victimes sur Terre ? Oui, et ça remet pas mal de choses en question pour la fin de saison, l’air de rien.

Quant à Fen, ça la laisse se prendre de sympathie pour une fée alors qu’elle déteste son espèce qui a tué son bébé. Le racisme, c’est mal.

Mais là encore, ça ne passionne pas des masses Penny, qui change d’histoire grâce aux pages de Cassandre sur…

Harriet – On revient cette fois en 1952, et dans la peau d’Harriet. C’est très perturbant, parce qu’elle est sourde, donc nous n’avons aucun bruit non plus. Cela n’empêche pas de découvrir qu’Harriet est la fille de la bibliothécaire !

Je retiens surtout de cette mini-histoire que je suis toujours aussi angoissé par le silence.

1985 – Harriet continue de s’engueuler avec sa mère maintenant qu’elle est ado et prête les livres de la Bibliothèque à ses potes étudiants de… Brakebills ! Ben tiens, c’est malin. Elle tourne définitivement le dos à sa génitrice, préférant étudier et vivre qu’être coincée pour l’éternité dans cette bibliothèque.

2007 – Douze ans plus tard, Harriet revient voir sa mère pour emprunter un livre… et celle-ci accepte de lui donner son livre, mais pas sans tenter de convaincre sa fille de revenir travailler. Harriet accepte… si et seulement si la bibliothèque est ouverte au grand-public. Ou en tout cas à plus de monde, pour aider à comprendre le « grand blanc » qui arrive… Sa mère refuse et Harriet tourne de nouveau les talons, livre en main.

2018 – Il est temps de découvrir le plan d’Harriet et Kady pour récupérer la batterie, qui doit être du côté des objets de valeurs. Alors qu’elles fouillent, un bibliothécaire débarque pour se droguer à la poussière de fée. Ainsi, Harriet et Kady comprennent enfin d’où vient la magie de la bibliothèque. Elles s’enfuient avec une mallette pleine de cette cocaïne capable de rapporter la magie, mais tombe nez à nez avec la mère d’Harriet – faut dire, elles ne prennent pas beaucoup le temps de surveiller par où elles passent.

Kady s’enfuit sur ordre d’Harriet, puis cette dernière tente sa chance, sachant que sa mère ne fera pas grand-chose contre elle. Malheureusement, ce n’est pas le cas du bibliothécaire qui s’est fait assommer, qui n’hésite pas à détruire son bout du pont nous rendant brièvement le son pour nous montrer la mort probable d’Harriet et Victoria. Voilà qui est fait.

Fallait oser les cinq minutes sans le moindre son quand même – ce n’était pas hyper pratique pour la critique, parce que ça forçait à lire les sous-titres, et lire les sous-titres n’était pas non plus hyper génial pour tout voir à l’écran. J’ai perdu l’habitude de devoir me fier aux sous-titres à ce point finalement, et ça me rappelle que le degré de concentration n’est pas du tout le même.

Bon, en tout cas, ça nous a remis à la même place que Penny lisant tout ça et s’énervant contre Cassandre, affirmant une nouvelle fois qu’elle n’est pas Alice et redonnant à Penny la scène de…

Poppy & Quentin –  La réponse se trouvait depuis le début dans cette scène de sexe où Poppy déclare qu’elle ne peut pas continuer de se sentir si seule et ignorée sans faire un truc complétement con (coucher avec Quentin, donc). Cela permet à Penny de comprendre que celui qui a la clé est Benedict : il se sentait seul et ignoré, donc il l’a enterrée.

Finalement, Penny explique à Benedict qu’ils sont bien amis puisqu’il est le seul à avoir pleuré sa mort (outch). Contre la promesse que Silvia fera de lui un type populaire de l’underworld, Benedict révèle donc l’emplacement de la clé à Penny, qui peut enfin l’envoyer à ses amis en prenant soin de se projeter dedans lui aussi… ou pas.

Silvia trahit une fois de plus Penny et envoie la clé dans l’espoir de restaurer la magie, certes, mais sans lui… Du coup, il est retrouvé par la bibliothèque qui l’embarque, alors que Kady et Quentin tombent l’un sur l’autre et repartent à temps avec la clé. Putain, ce twist imprévu de dernière minute ! Silvia avait une fois de plus endormi ma méfiance !

Je me retrouve une fois de plus à être carrément trop impatient de découvrir la suite de la série, qui se retrouve avec un tas de cliffhanger : Julia & Fen sont avec une fée inconsciente, Alice travaille pour la bibliothèque à on ne sait quoi, Eliot et Margot sont en plein procès, Poppy s’est barrée et a voulu trahir tout le monde, Penny est rattrapé par son contrat… Franchement, ça craint, et on est loin des sept clés pour l’instant !

Pas étonnant, finalement, qu’Olivia Taylor Dudley adore cet épisode où elle a pu jouer Cassandre – une bonne prestation, mais rien d’exceptionnel ! La série a réussi à se rendre bien plus passionnante que prévue cette saison et très franchement, ce nouveau test d’écriture fonctionne parfaitement – et même mieux que le schéma classique des épisodes habituels.

Il n’y a pas à dire, cette saison, les scénaristes expérimentent tout un tas de manière de raconter ce qu’ils ont à dire, et comme pour Be the Penny, c’était super efficace cette semaine, avec en plus un twist technique osé (zéro son pendant plusieurs minutes, c’est un pari risqué) et des rebondissements d’écriture bien gérés. Je ne leur retire un point que parce que j’en voulais plus sur Fillory, mais je suis très heureux que ce soit sur un aussi bon épisode que Syfy confirme que la série reviendra pour une saison 4 ! J’étais sûr que la troisième serait la dernière, mais je prends la bonne nouvelle avec plaisir !

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