The Crossing – S01E01-02

Épisode 1 – Pilot – 16/20
Malgré un casting tout juste passable dans l’ensemble, la série a beaucoup d’éléments qui me plaisent énormément : ce n’est pas nouveau, je suis fan de science-fiction et de ce genre d’histoires. Si ce n’est pas la série de l’année, elle est pour le moment suffisamment engageante pour me donner envie d’en savoir plus. Je ne la vois pas devenir mon obsession des prochains mois, surtout que ce pilot avait des aspects extrêmement prévisibles qui m’ont fait lever les yeux au ciel, mais elle est juste assez cool pour que je me plonge dedans, sans mauvais jeu de mots. J’espère juste qu’elle s’améliorera avec le temps, plutôt que de devenir une déception digne de The Mist.

> Saison 1


Spoilers

01

You can’t imagine what will be possible.

Je suis heureux de voir que la série ne perd pas de temps en introduction avec des dizaines de réfugiés noyés sous l’eau dès la première scène.

Jude, le shérif de la ville que l’on va suivre, est à son cours de yoga quand il apprend qu’un corps a été découvert sur la cote, et ce n’est pas un personnage qui a l’air hyper engageant pour l’instant. Les visuels sont bien plus engageants avec de très jolis plans aériens de la côte… et de nombreux cadavres qui flottent.

Très vite, on est donc dans l’ambiance catastrophée d’une journée qui n’en finit plus pour Jude. Il y a tout plein de réfugiés à secourir et personne ne se pose plus de questions que ça : il est probablement question d’un naufrage maritime pour tous les secouristes, et personne ne prend le temps de poser des questions à ces réfugiés d’un nouveau genre. Les choses débutent rapidement et ce n’est pas plus mal car on peut immédiatement entrer dans le vif du sujet… Mais la série prend régulièrement le temps de détour par Jude, notamment lorsqu’il appelle son ex pour parler à leur fils, ou par des personnages pour le moment secondaires, surtout dans les réfugiés : une petite fille, un couple…

Concrètement, la série peine à trouver son équilibre entre son intrigue à mettre en place et ses personnages à présenter ; mais il y a un côté sympathique à ce début d’épisode. Le HSI est l’agence fédérale dont je n’ai jamais entendu parler avant qui s’occupera de nos 47 survivants sortis de nulle part. Pas de bateau disparu, pas d’avion, des rescapés qui cherchent un asile… beaucoup de mystères d’un coup.

Jude ayant sauvé la petite fille, il prend le temps de lui parler et d’apprendre qu’elle s’appelle Leah. Elle lui affirme fuir une guerre qui n’a pas encore eu lieu, et un autre survivant s’empresse de confirmer ses dires, laissant Jude et une agent du HSI, Emma, totalement perplexes.

Le lendemain, on nous propose un plan sur la petite ville qui sera au cœur de la série et qui ressemble tellement à celle d’Haven que j’en suis déjà fan. Jude revient au commissariat et se confie à son second sans lui confier pour autant ce délire de voyage temporel. Le problème, c’est que sur la plage, tous les rescapés disent la même chose : ils sont des rescapés d’une guerre terrible, pire que l’Holocauste, et ils ont remonté le temps grâce à une expérience censée améliorer leur vie. Sans même hésiter, ils ont pris la décision de tester cette solution tellement leur vie était horrible.

Cependant, il ne s’attendait pas à atterrir au fond de l’eau, et c’est pour ça qu’un grand nombre d’entre eux est mort avant même d’arriver. Je m’énerve : c’est une intrigue toute bateau, mais j’accroche immédiatement, surtout quand il est question d’une guerre contre des entités supérieures, les Apex, capables de renverser les gouvernements et possédant des capacités hors-normes.

Jude débarque sur la plage pour obtenir plus d’infos, mais il est tenu en-dehors du cercle restreint des gens avec ce privilège, tous du HSI. Il parvient tout de même à apprendre que la mère de Leah est morte, car elle n’est jamais sortie de l’eau.

En fait, ce n’est pas le cas du tout : après avoir sauvé sa fille, elle s’est fait repêcher par un bateau de pêche à qui elle ne donne aucune information sur son identité. Il est peu probable de la voir en vie, mais bon, admettons. Alors qu’il prépare sa maison pour Oliver, son fils, Jude reçoit les informations officielles qu’il peut communiquer à la presse…absolument rien : il doit taire les survivants.

Il contacte Emma qui parle de tout ça en pleine rue de Seattle comme si de rien n’était, avant de faire sa conférence de presse qui respecte parfaitement les instructions gouvernementales.

De son côté, la mère de Leah s’inquiète pour sa fille et elle demande des infos sur d’autres rescapés, dévoilant au passage qu’elle parle russe… avant d’avoir un drôle d’épisode où le son se coupe pour elle. Le son coupé ? Juste assez pour qu’elle entende uniquement la télévision où Jude apprend que tout le monde est mort. Oups.

Du coup, elle se débrouille pour se rendre dans ce commissariat et agresse Jude pour qu’elle l’amène auprès des cadavres. Les deux forment ainsi une équipe improbable, et j’appelle vraiment ça une équipe puisqu’elle baisse sa garde un bon nombre de fois. Bref, Jude se prend d’affection pour elle et elle n’est pas capable de lui expliquer qu’elle cherche sa fille, sur laquelle il a plein d’informations. Oui, ça sent bon le couple à venir.

Ce ne sont pas les seuls que les scénaristes veulent nous faire shiper, d’ailleurs. Dans les bois derrière la plage, Hannah, une autre rescapée demande à un agent du HSI des lunettes de soleil et commence ainsi une des premières romances pour la série entre elle et Roy, l’agent. La série change enfin de perspectives pour nous montrer les survivants et leurs espoirs de refonder une famille aux États-Unis, un pays où chacun à des droits. Voilà, je l’avais dit que nous n’aurions aucune subtilité du côté politique ! Sinon, Leah rencontre aussi Rebecca, la survivante en couple, qui se prend d’affection pour la petite fille.

Emma révèle au leader naturel des rescapés, Caleb, l’autre partie du couple, qu’elle était elle-même une réfugiée, avant d’avoir la visite de Thomas qui veut lui parler. J’ai un peu levé les yeux au ciel sur cette facilité scénaristique, mais ça passe bien. Thomas ? Un réfugié à qui ça va de manger des animaux, et c’est bien le seul. Il révèle à Emma un grand secret qu’il préférerait confier au président : ils ne sont pas les premiers à venir à cette époque.

Et Emma le croit contre toute attente, quand son supérieur est plutôt du genre à penser avoir affaire à une secte de 400 malades prêts à se suicider. 47/400 ? Ah oui, quand même. La mère de Leah prend quand même le temps de checker tous les cadavres qui pourraient être celui de sa fille dans le hangar où ils sont confinés.

Bien sûr, elle finit par se faire surprendre par les autorités et révèle alors des capacités hors norme que nous avions tous vus dans la bande annonce : elle est capable de faire de sacrés sauts et a la puissance d’un camion quand elle repousse un agent. De sacrés sauts qui inquiète Emma, persuadée qu’elle fait partie de la première vague d’immigrés et que d’autres de la seconde vague pourrait avoir le même genre de pouvoir.

La seconde vague d’immigrés est justement emmenée dans un camping : Leah emménage avec Caleb et Rebecca, sans révéler à personne d’étranges cicatrices sur son bras, Hannah continue de flirter avec Roy. Autrement, rien de bien passionnant, mais ce camping fait un lieu sympa pour le tournage.

Bien sûr, Thomas a des informations qui intéressent particulièrement le boss d’Emma. Il n’en faut pas plus pour confirmer des soupçons que j’avais dès le départ : ce boss fait en fait partie des premiers immigrés qui avaient pour but de changer l’histoire et peur de nouvelles arrivées. À en juger par la tête de Thomas, il ne s’attendait pas à tomber sur quelqu’un ayant tant vieilli, ni à tomber si rapidement sur un d’eux, et ça ne sent pas très bon pour lui…

Enfin, la mère de Leah, Reece, entre par effraction chez Jude, qui réussit toutefois à la désarmer rapidement (d’un flingue qu’elle avait récupéré d’une petite frappe en ville) et à obtenir enfin son prénom. C’est à son tour d’avoir toutes les informations sur le futur, j’imagine.


Épisode 2 – A Shadow Out of Time – 16/20
Eh bien, ce deuxième épisode est dans la lignée du premier. On ne perd pas trop de temps dans la mise en place de l’intrigue qui propose de bonnes situations. Sans être révolutionnaire, la série propose un bon divertissement. Je pourrais y mettre une moins bonne note si je n’étais pas si accroché à la science-fiction mais voilà, c’est un de mes points faibles et la série joue à merveille dessus. Cette histoire est prenante aussi parce que j’ai l’impression de l’avoir vue 50 fois avant puisqu’elle est une énième variation de network sur un schéma qui fonctionne. Finalement, elle n’est pas incontournable, donc, mais pas non plus optionnelle pour les fans du genre qui auront ce qu’ils cherchent.

> Saison 1


02

Sweetheart, I’m so sorry but your mom… she’s gone.

La série prend le drôle de parti de nous envoyer en 2187 dès sa première scène où nous suivons Reece en intervention spéciale. Oui, elle fait partie des forces de l’ordre dans le futur, ce qui explique cela concernant ses capacités : elle est en fait une Apex. C’est inattendu ce flashback/forward, mais ça nous permet d’en savoir un tout petit plus sur le futur où son co-équipier est prêt à tuer le bébé atteint d’une maladie « du manteau » qui laisse des cicatrices sur son visage semblables à celle de Leah. Oh, oh, une maladie incurable et un bébé qui l’a probablement ? Je crois qu’on tient là Leah – mais on nous laisse un faux suspens d’une minute.

En effet, elle tue son coéquipier sans hésiter et cela fait rire bébé-Leah qui sourit ainsi à sa nouvelle maman. Et c’est ainsi que Reece est passée d’Apex exterminatrice à maman remontant le temps pour une vie meilleure.

La « Mantle Disease », la maladie de Leah ? Oh, juste une maladie mortelle créée par les Apex pour exterminer tous les non-Apex. Dis donc, c’est une intrigue qui n’est pas sans me rappeler une autre série de SF, ça. Cette maladie terrifie tous les réfugiés de la série qui n’hésitaient pas à abandonner leurs proches lorsqu’ils découvraient qu’ils l’avaient. Voilà qui promet des tensions intéressantes autour de Leah.

N’empêche que Reece fait tout ce qu’elle peut pour garder Leah, refusant de l’abandonner quand son « mari » lui propose, envisageant de demander au gouvernement le droit de procréer. Quelques années plus tard, Leah est infectée par la maladie et c’est par des injections de sang de sa mère qu’elle réussit à survivre. C’est pourquoi, dans notre présent, Reece a intérêt à vite retrouver sa fille !

Bon, dans le futur, Reece a bien sûr été trahie par son compagnon qui a balancé aux autorités, les supérieurs de Reece, qu’elle avait un enfant infecté chez eux. Bien sûr, Reece réussit à s’échapper en tuant tout le monde sauf son mari, c’est le problème des super soldats. Elle prend le temps de rentrer chez elle auprès de Leah pour faire leurs valises, parce qu’après tout, elle n’est pas du tout en cavale !

De retour en 2018, la série nous présente la journée du lendemain où Jude et Reece forment une nouvelle alliance beaucoup trop mignonne pour se rendre sur la plage. Je ne sais pas trop à quel moment il l’a su, mais Jude sait désormais que Leah est sa fille. Bref, comme il n’y a plus personne sur la plage, il la ramène chez lui, comprenant qu’il ne pourra pas avoir son fils chez lui le lendemain et étant dérangé presqu’aussitôt par Nestor, son second.

Celui-ci l’informe qu’Emma est à l’hôpital en train d’interroger leur suspect de la veille, et il le prend mal. Pourtant, une fois sur place, Emma commence enfin à coopérer avec lui, contre l’avis de son boss, en lui révélant tout ce qu’elle sait. On pourrait croire que c’est suffisant pour lui faire confiance, mais non, Jude choisit plutôt de croire Reece et de faire suivre Emma par Nestor.

Ce dernier fait du bon boulot et retrouve le camping des réfugiés, mais, malheureusement, quand il passe toutes les informations à Jude, ce dernier dit ne plus être intéressé par toute cette affaire, parce qu’il s’est souvenu qu’il avait une famille. Le problème, c’est que Reece s’est enfuie de chez lui avec sa voiture qu’elle a réparé au passage. Repérée par un collègue de Jude, Reece se lance dans une course poursuite, de laquelle elle parvient à s’enfuir pour mieux…

Débarquer au commissariat. Oui, sauf que Reece n’a plus trop confiance en elle maintenant qu’il a appris l’existence des Apex. Il se débrouille donc pour garder sa confiance à elle, qui est intacte, et l’accompagne tout droit vers ce qui s’avère une prison de fortune où il parvient contre toute attente à l’enfermer. Elle aurait pourtant dû sentir le danger venir avec ses super capacités, mais bon, admettons.

Au camping, Caleb explique que les Apex voulaient tous les tuer et que c’est pour ça qu’ils ont pris le risque de revenir dans le temps. Caleb apprend la mort de 400 personnes quand il s’imaginait d’autres camps et il touche le collègue d’Emma qui s’arrange pour organiser comme il peut un enterrement.

Il retrouve ensuite Rebecca qui s’inquiète beaucoup trop pour

Hannah, elle, sympathise avec un autre réfugié qui la met en garde contre des nouveaux tests de salive. Le but est d’obtenir leur ADN. D’après le boss d’Emma, c’est pour savoir d’où ils viennent et leur véritable identité de terroristes, car officiellement, il refuse de croire en l’idée d’Apex et préfère dire à Emma qu’il n’y a que des terroristes.

On découvre alors tout un tas d’infos sur ce boss : il a Thomas en « garde à vue » avec un autre réfugié de la première vague et ils sont tous les deux sous les ordres d’Eve. Retenons les informations qui peuvent servir !

Quand Emma réussit enfin à tester Leah, elle découvre, en compagnie de Rebecca, que la fillette est infectée par la maladie hautement contagieuse qui leur fait tous peur. Il n’en faut pas plus pour que la quarantaine se mette en place et que le CDC soit sur le coup.

C’est le moment que Jude choisit pour appeler Emma et lui révéler qu’il a retrouvé l’Apex, qu’il sait où sont les réfugiés et qu’il veut une conversation à trois pour savoir quoi faire. Emma contacte aussitôt son boss pour lui dire tout ce qu’elle sait… et c’est la pire des idées. Celui-ci envoie en effet l’autre réfugié de son temps sur place. L’assaut est immédiatement donné, Jude assommé par des fumigènes et Reece… Parvient à s’échapper, évidemment, en se prenant toutefois une balle au passage. Mouais. Prévisible.

Jude se réveille le lendemain dans sa voiture et contacte Emma qui lui apprend que Reece est morte car elle a résisté à son arrestation. Énervé, il décide de s’occuper de son fils pour la journée et de rester loin de tout ça tant qu’il peut.

De son côté, le boss d’Emma parvient à obtenir le contrôle total des 47 survivants en manipulant ses supérieurs à lui. Il prend ensuite le temps de raconter la situation à Eve, qui reste dans l’ombre. Allez, comme il faut bien théoriser sur son identité, je parierai bien sur la fille de Caleb et Rebecca, histoire de donner un peu de mordant à tout ça. On sait qu’ils ont eu une fille et que celle-ci s’est fait enlever par les Apex pendant qu’ils dormaient, parce qu’elle était plus intelligente que la moyenne. Ça correspond trop pour être une coïncidence et si ce n’est pas ça, il y a fort à parier que leur fille aura un rôle à jouer ET qu’Eve sera liée d’une manière ou d’une autre aux personnages que l’on connaît déjà.

Le cliffhanger voit Reece demander de l’aide à un pauvre vendeur de superette pour se rendre dans un port, alors qu’elle se vide de son sang dans son magasin. Mouais.

> Saison 1

6 commentaires sur « The Crossing – S01E01-02 »

  1. Voilà une série qui n’est absolument pas originale mais qui est plaisante à regarder. En fait, je suis faible sur ce genre de SF 🙂 Et moi je ne shippe pas du tout Reece et Jude mais Jude et Emma (c’est bien le prénom de l’agente du FBI ?).

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    1. Je te rejoins totalement sur ce type de SF. Oui, ça sent le triangle pour Reece Jude et Emma, c’est bien son prénom (mais elle bosse pour le HSI, pas le fbi, parce qu’attends, fallait être original 😂😂)

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      1. En même temps c’est toujours le fbi habituellement 😂 je ne sais pas d’où ils pondent le HSI, faudrait que je vérifie si ça existe vraiment

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