Quantico – S03E13

Épisode 13 – Who Are You ? – 16/20
Un bon épisode de conclusion pour cette saison 3, mais pas vraiment ce qu’on attendrait d’une fin de série. Les scénaristes espéraient apparemment une saison 4, qu’ils n’ont pas eu. La conclusion fonctionne toutefois comme fin de série et continue de faire de Quantico une série hybride, hyper prévisible dans ses intentions, mais osant toujours braver les codes narratifs habituels. On n’aura jamais vraiment su qui elle était, finalement. Ah, ça tombe bien, c’est le titre.

Saison 3


Spoilers

13

And how long can you hunt demons before you turn into one yourself ?

C’est de retour à Dublin que cet épisode commence avec l’enterrment du fils de Devlin et bien sûr tout un tas d’agents du FBI et de policiers présents pour arrêter le grand-méchant de la saison. Ou pas.

Une fois de plus, la police irlandaise est complétement inefficace et le laisse passer comme si de rien n’était. Non seulement ça, mais en plus Devlin n’a pas honte du tout et se pointe pour faire un discours anti-américain et pro-irlandais. C’était rigolo d’entendre parler de la conception du drapeau et tout, même si un peu hors sujet.

En plus, pour changer, Devlin s’échappe comme si de rien n’était parce qu’il appelle Alex Parvati. Celle-ci comprend donc qu’il a Andrea et Isabella en otages. Cela suffit à ce que toute l’équipe le laisse s’enfuir comme si de rien n’était. La logique est totale dans cette série jusqu’au bout. Alex est donc mise à mal une dernière fois cette saison, ça aura été l’histoire de la saison pour elle. Fallait pas se faire plaisir avec Mike écoute, cocotte, c’est le principe dans les séries mal écrites : quand t’es heureuse, paf, tu deviens malheureuse à cause d’autres choses (c’est aussi le cas dans les séries bien écrites, pardon).

Alex comprend toutefois que cette prise d’otage est une manipulation supplémentaire de Connor Devlin et elle fait ce qu’il faut pour comprendre ce que peut bien vouloir faire Devlin en Irlande. En parallèle, on le découvre tenter d’unifier trois clans de méchants en ville. Ouais, OK, c’est clairement un écho au drapeau irlandais, pas vrai ? Et puis, franchement, pour un dernier épisode de la série, qu’est-ce qu’on s’en fout de la vie des méchants ! Et qu’est-ce qu’on s’en fout de l’Art de la guerre ! Alex passe tout son temps à le citer, devenant une espèce de caricature de Devlin, ce qui est ridicule, mais bon, on est habitué à ce stade.

Tellement que la scène où Owen met un micro sous la voiture du nouveau méchant, Bobby (un second de Devlin capable de le trahir) en croisant Jocelyn et en se « disputant » avec elle n’apparaît même pas si ridicule. Ils sont pourtant 15 fois moins discrets que s’il avait juste fait ses lacets, mais bon. Tout ceci mène rapidement à l’arrestation du méchant dans un paysage magnifique, parce que tout le budget de la série est dans les décors désormais.

Aussitôt fait, aussitôt… pas terminé : l’intrigue est relancée par Connor demandant à ce qu’on lui confie Ryan qui a tué son fils. Il ne sait bizarrement pas que son nouveau second est arrêté ; et il ferait mieux de la savoir parce qu’il ne faut pas longtemps à Owen pour retourner son serment de fidélité à Devlin. Eh oui, Devlin a tué son propre frère, et Bobby était fidèle au frère.

L’équipe obtient donc un lieu où aller chercher les otages, et ça pue le piège à 100 km, mais on se retrouve vite dans les écuries déjà vues la semaine dernière. Alex retrouve rapidement Andrea et Isabella et les « sauve », révélant son identité d’agent du FBI comme si de rien n’était. La belle-mère qui sauve tout le monde ? AHA. Cela ne peut pas fonctionner et c’est sans surprise qu’Isabella réagit comme toutes les gamines de série.

Elle fait donc de la merde et se retrouve prisonnière de Devlin. Tout ceci mène à de bonnes scènes où Alex est en pleine dépression face à un Andrea énervé et heureusement pour nous, Devlin précipite l’action en donnant un nouveau point de rendez-vous pour procéder à l’échange Isabella/Ryan. Même si ça pue la mauvaise idée, Alex autorise Andrea à les suivre pour cet échange.

C’est donc sans la moindre surprise qu’Andrea se fait tuer sur place en suppliant Devlin de prendre sa vie plutôt que celle d’Isabella. Pensez-vous que quelqu’un aurait pensé à protéger Andra avec ne serait-ce qu’un gilet pare-balle ? Bien sûr que non ! Alex a malgré tout le temps de révéler toute la vérité à Andrea, c’est déjà ça.

Une fois Andrea mort, Ryan se rend malgré tout à Devlin. Il préfère mourir que laisser Isabella mourir à sa place. Oui, enfin bon, il a laissé Andrea mourir quand même

Pendant ce temps, Ryan se fait donc torturer, mais il arrive à activer une puce GPS qu’il avait avalé et qui n’est absolument pas discrète (plutôt grosse et lumineuse une fois activée, quand même). Shelby reçoit le signal GPS, mais elle est vraiment cantonnée à de la figuration cette semaine : toute l’équipe retrouve Ryan et elle l’amène à l’hôpital, voilà. Pendant la torture, on aura quand même eu un peu de flashbacks, majoritairement sur des épisodes de la saison 3. Ryan hésite toujours entre Alex et Shelby, quand même, mais les flashbacks se terminent sur Shelby, donc j’imagine que c’est là sa décision.

Bon, il reste encore à arrêter Devlin qui s’est échappé une fois de plus. Alex se remet vite de son deuil et laisse Isabella à Jocelyn pour aller tuer Devlin, s’associant avec les deux autres clans de méchants de Dublin. Devlin devrait le voir venir à force, mais même pas. Il se rend à un RDV avec Bobby où tous les agents l’attendent pour lui rappeler ses innombrables crimes des quatre ou cinq derniers épisodes. Ils ne l’arrêtent pas et ne le tuent pas… mais paf, Devlin se fait tuer par surprise par un Bobby. La surprise est la sienne, uniquement, hein.

Il faut alors passer à la conclusion de l’épisode, de la saison et de la série. C’est un peu faible tout ça, mais on se retrouve avec un Ryan se battant pour sa vie sans le moindre trauma crânien. Shelby est en larmes à ses côtés. Owen et Jocelyn prennent le temps de se mettre en couple, enfin. La conclusion s’intéresse aussi au cas McQuigg, dans une scène en duo avec Harry. La série a trop négligé Harry dans ce dernier épisode où il aurait pu avoir une bonne scène avec Alex, mais bon.

Alors qu’on ne sait pas si Ryan se révélera, Shelby et Alex se retrouvent au chevet de l’agent. Shelby lui explique alors qu’il faut qu’elle arrête de courir dans la direction opposée de ceux qu’elle aime. C’est donc ce qu’elle fait immédiatement : elle retourne au QG qui est toujours aussi magnifique. Plutôt que de choisir McQuigg, elle choisit bien sûr Isabella. Alex prend donc sa retraite en adoptant Isabella et en retournant aux États-Unis.

Les scénaristes concluent donc la série sans vraiment la conclure, avec quelques pistes ouvertes… Ils espéraient vraiment une saison 4 alors ? AHA ! C’est toutefois une conclusion qui me laisse en paix avec la série, heureusement, car ça m’aurait fait chier d’être resté pour rien. Il faut souligner que pour une fois, nous sommes face à une série qui ne réunit pas son couple principal pour la fin, et c’est tant mieux !

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EN BREF – Difficile d’avoir un avis définitif sur Quantico. Chaque saison aura permis à la série de se réinventer. La saison 1 était trop longue et aurait dû être deux fois plus courte… tout en marquant la fin de la série. En effet, la saison 2 n’avait plus rien à voir avec son titre et c’est resté comme ça jusqu’au bout. Cette saison 2 recommençait bien pour se perdre de nouveau en cours de route et avoir pour obligation de se réinventer pour son dernier arc. D’un coup, c’était meilleur : la série fonctionnait mieux en procédural avec une petite intrigue de fond que sur un seul fil rouge, bizarrement.

C’est généralement le genre de séries que je n’aime pas pourtant, mais la saison 2 a su prouver son efficacité dans cette formule. Cette saison 3 a alors pris une route encore différente, redéfinissant complétement son casting dans une nouvelle intrigue qui les mène à travers quelques épisodes sans fil rouge, avant d’introduire le plus grand méchant de la série pour les derniers épisodes.

Cette saison 3 aura redéfinit tous les codes de la série, avec une palette visuelle bien plus magnifique qu’avant et des codes sonores entêtants – parfois trop. Je garderai donc le souvenir d’une série en constante évolution, qui n’a jamais su trouver son équilibre, qui a manqué de cohérence plus d’une fois, mais qui aura tenté jusqu’au bout de proposer quelque chose de nouveau. Trois saisons et puis s’en va, mais c’est assez impressionnant de voir qu’une série aussi polymorphe aura tenu tant de temps.

Et le pire, c’est que je suis sûr qu’elle finira par me manquer !

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Saison 3

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