Épisode 10 – The Last Seven Weeks – 17/20
J’ai eu super peur de ne pas aimer cet épisode pour un tas de raisons, à commencer par son titre et sa structure, mais finalement, j’ai passé un vraiment bon moment devant. Et comme je ne m’y attendais pas, ça rend ça encore plus cool. J’accroche bien aux intrigues en cours finalement, même à celles que je voyais d’un mauvais œil au moment de commencer l’épisode. Comme quoi, tout arrive !
Spoilers

I’m not gonna tell my family a thing.
Oh, comme je n’aime pas ce titre d’épisode qui semble indiquer un rythme effréné pour ne pas avoir à trop se prendre la tête sur les cliffhangers de mi-saison ! Déjà que je fais tomber à l’eau mon rythme de visionnage pour le Challenge Séries (bon, j’ai de l’avance) afin de voir cet épisode, il ne manquerait plus que je n’accroche pas. Et quand ça commence par la nuit de l’élection en mode Scandal, ça ne me donne pas envie.
Nous sommes sept semaines plus tard et tout a changé : Randall est à 48%, ce qui est improbable vu qu’il devait perdre de beaucoup ; Kevin et Zoé sont en pleine rupture, au point qu’elle lui rende ses clés et Kate pleure pendant cinq bonnes minutes, inquiétant Toby. Voilà, tout est dit et on est parti pour un épisode qui va nous expliquer comment on en est arrivé là après ces grosses révélations. Moui, mais ai-je vraiment envie ? Pas gagné !
Sept semaines plus tôt, Beth avait encore l’espoir naïf que Randall abandonnerait sa campagne. Une nuit sur le canapé, ça ne pouvait pas suffire à briser Randall, même si on l’aurait tous voulu, parce que désolé Randall, mais si tu n’as pas encore compris que Beth est la chose la plus importante de ta vie, tu n’as rien compris. En même temps, écouter un audiobook d’Ellen Degeneres pour gérer le coming out de sa fille, ça semble indiquer qu’il n’a rien compris.
On le suit ensuite essayer de mener le front et sa vie de famille, alors qu’un flashback nous montre Randall adolescent angoisser et parler à Jack de sa peur de ne pas réussir à concilier travail et vie de famille. Oui, oui, à l’adolescence. Randall, quoi.
Trois semaines avant l’élection, Randall se fait attaquer par son concurrent sur l’absence de sa famille. Il revient donc chez lui pour demander à Beth de le soutenir, et elle est largement poussée à bout par cette demande alors que Randall n’a pas fait les achats de Noël avec elle et n’est pas là pour l’aider à gérer la crise d’ado de Tess. On est en train de perdre Randall à vitesse grand V et c’est pas juste, car ce couple mérite tellement une meilleure intrigue que le classique divorce pour désaccord – ce vers quoi les scénaristes semblent vouloir se diriger (là aussi à vitesse grand V).
Pour le Nouvel an (purée, j’ai cherché la nuit du Nouvel an pendant un mois pour le Bingo Séries), Randall obtient enfin une bonne nouvelle pour l’élection – de quoi discréditer son adversaire – mais il ne veut pas l’utiliser. Et il va en plus se faire défoncer par Beth puisqu’il devait ramener sa tarte préférée mais est arrivé trop tard pour en avoir une. Par chance, il tombe tout de même sur le révérend du quartier où il fait l’élection et lui raconte sa vie sans donner de détails. Avec cette série, on peut être sûr que ce sera suivi d’un petit conseil. Et ça ne manque pas.
Il lui conseille d’agir de manière à sourire quand il serait vieux et il lui donne la tarte que Beth voulait. C’est beau dis donc : ce révérend ferait tout pour laisser son pote gagner. Cela dit ça fonctionne alors bon, il aurait tort de s’en priver : Randall jette donc ce qu’il avait sur son adversaire et abandonne l’élection.
Une semaine avant l’élection, Randall profite de ses vacances sans se soucier de l’élection et au point de ne plus décrocher le téléphone quand Jae-Won l’appelle. C’est finalement Beth qui décide de remotiver Randall à poursuivre l’élection et elle fait bien, puisqu’ils se rendent à l’église pour entendre le révérend vanter l’adversaire de Randall… puis Randall lui-même. C’est beau.
Du côté de Kate, elle est toute heureuse d’annoncer le sexe du bébé à sa famille, mais elle s’inquiète de voir les jouets de Toby dans l’appartement. Comme c’est devant l’étagère de ces jeux qu’on la retrouvera à pleurer sept semaines plus tard, et comme elle demande à Toby de vendre ces jouets, je n’ai vraiment pas senti l’épisode pour elle.
Bref, elle vend tous les jouets de Toby pour avoir une nursery, et au passage elle dégage son carton « ne pas vendre ». Même moi qui ne suis pas anglais, j’ai tout de suite su ce que voulait dire « DNS » pour « Do not sell ». D’où ça pourrait vouloir dire Donations ? C’est fou comme elle a tendance à me courir sur le système un épisode sur deux, elle.
Elle fait tout ce qu’elle peut pour les récupérer auprès de Gabe, l’ado auquel elle les a quasiment donnés, en lui racontant sa triste vie. Le pire, c’est qu’elle n’a pas besoin de mentir, mais l’ado ne veut pas lui rendre, même si elle les rachète, évidemment. Certes, c’est un petit con, mais après tout, ça a effectivement énormément de valeur. Ils pourraient les partager, au moins. Finalement, Kate en achète donc d’autres, et c’est tout, puisque Gabe refuse de lui redonner.
Enfin, Kevin rentre du Vietnam avec Zoe, et plutôt que de reprendre le cours de leur vie, il veut simplement en savoir plus sur son oncle désormais. Là, franchement, je le comprends, c’est une énorme révélation que de découvrir ça, même s’il ne l’a jamais connu. Et après un tel voyage et de tels bouleversements, il propose à Zoe de s’installer chez lui, ce qui est logique. Je pourrais être heureux pour eux, mais on sait que ça ne va pas durer deux semaines quoi.
Ils décident ensuite d’aller auprès des services de l’armée se renseigner, et ça a donné l’une des scènes les plus comiques de la série depuis un bon moment, malgré des spoilers Game of thrones en pagaille pour ceux qui auraient sept ans de retard. On notera que Zoe est sorti avec un membre du Congrès, rien que ça, mais puisque ça aide cet épisode à avancer, tant mieux.
Trois semaines avant l’élection, elle reprend donc contact avec lui pour lui demander son aide et Kevin découvre que le mec est encore blessé de s’être fait larguer par e-mail. Ah, Beth avait prévenu qu’elle était du genre à détruire Kevin, ça commence à se concrétiser. C’est con, parce que moi, je l’adore de plus en plus Zoe !
Bon, forcément, Kevin commence donc à se montrer curieux sur le passé de Zoe, et ça ne me paraît pas être une bonne chose vu son caractère à elle. Bref, elle a vécu deux ans avec le type et elle le présente d’abord comme quelqu’un avec qui elle a eu quelques rencards ?? Elle ne voit même pas le problème d’avoir rompu par e-mail après une relation de deux ans et au beau milieu d’une recherche d’appartement, en plus.
Effectivement, je comprends mieux ce que voulait dire Beth quand elle avertissait Kevin. J’avais eu du mal avec Beth là-dessus, mais je la comprends mieux. Quant à Kevin, il est subitement plein de doutes, et c’est violent parce qu’elle est en train d’emménager chez lui. Il en fait donc tout un plat de la pire des manières. C’est pire qu’un drama queen à ce stade.
Forcément, ça finit en engueulade sans la moindre raison valable, mais ils sont en désaccord sur tout quoi. Et c’est donc pour ça qu’elle rend ses clés à Kevin la nuit de l’élection.
La conclusion de l’épisode était finalement plus sympa du côté de Kate que des autres. Je ne m’y attendais pas. Toby prend le temps de peindre la nursery pour son futur enfant, et il est assez parfait – à la Jack – pour avoir fait reconstruire un des souvenirs d’enfance de Kate, construit à l’origine par Jack et parti en fumée évidemment. C’est beau comme tout cette manière d’avoir fait recréer un bout de son enfance, et ça rend Kate heureuse, et je pense qu’on comprend tous pourquoi. Bien sûr, on nous file des flashbacks de plus histoire d’en rajouter une cause.
Zoe ? Elle regrette de ne pouvoir être à la hauteur pour Kevin qui la pousse beaucoup ; et elle est amoureuse, et elle lui explique qu’elle veut récupérer les clés pour ça et qu’elle a juste du mal à s’installer quelque part à cause de ce qui lui est arrivée quand elle était petite. Et juste comme ça, ils ont réussi à me la faire aimer encore plus.
Randall ? On ne sait pas s’il a gagné l’élection, parce qu’il envoie tout le monde se coucher : c’est trop serré pour savoir la nuit de l’élection, ce qui est déjà une bonne chose. Les flashbacks nous révèlent que les craintes de Randall datent en fait de la fois où il était à Washington avec son père, vu en saison 2. La fois où il lui a demandé s’il ne voulait pas chercher le nom de son frère dans la liste des morts à la guerre et qu’il a dit non. FORCEMENT QU’IL A DIT NON ! Il savait que son frère était en vie : Zoe retrouve dans les cartons un carton appartenant à Jack, avec une carte postale signée Clark Kent… le surnom de Nicky. Kevin trouve donc une nouvelle piste pour retrouver son oncle, puisque la carte postale possède une adresse aux Etats-Unis. J’ai hâte d’en savoir plus.
Et sinon, Randall finit par apprendre qu’il a gagné, dans une scène plutôt courte qui a paru durer une éternité. Il fait preuve d’un sacré calme en recevant la nouvelle, et Beth d’une patience extraordinaire. Qu’est-ce que je les aime réconciliés – mais je n’ai pas oublié le flashforward qui semblait trop indiquer une séparation malgré tout (j’espère me planter). En tout cas, ces derniers instants de l’épisode m’auront bien fait rire. C’est rare et ça doit être souligné : j’ai ri pas mal de fois devant cet épisode. Certes, il y a de la fatigue de ma part, clairement, mais quand même, c’est plutôt très bon signe.

J’ai super aimé cet épisode. A chaque fois je me demande comment ils font pour me toucher autant avec leurs histoires. La storyline Toby/Kate était bien ficelée (bon moi j’aurais été nettement moins calme que Toby si j’avais eu des figurines SW d’origine et qu’on me les avait vendues). Et je suis contente que Randall et Beth ne soient pas restés fâchés trop longtemps. Je ne m’en fais pas trop pour ce qu’on avait vu dans le futur. Ça pouvait signifier bien des choses et pas forcément qu’ils étaient séparés (enfin j’espère !)
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Tellement d’accord avec toi pour Toby !! Et pareil, ils arrivent assez régulièrement à me toucher par rapport à d’autres séries, c’est beau.
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