The Man in the High Castle – S04E07-10

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Épisode 7 – No Masters But Ourselves – 17/20
Eh, c’était un épisode vraiment longuet dans sa mise en place et j’ai cru que ça allait être un simple chapitre de transition… mais la fin m’a réveillé avec une escalade attendue depuis quelques épisodes. Je pensais qu’on était bon pour attendre l’épisode suivant, et finalement non. Tant mieux, ça m’aurait embêté de devoir mettre une moins bonne note à cet épisode, quand même.

> Saison 4


Spoilers

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To them, you’re just this week enemy

Après une petite pause, je me suis finalement replongé dans cette saison et tant pis si ce n’est pas raisonnable. J’avais fait exprès de vider mon dimanche de toute autre obligation après tout ! Cet épisode commence quelque peu lentement avec une scène où Bell motive ses troupes du BCR à créer des explosifs. Une fois que c’est fait, ils s’organisent pour les envoyer sur la côte Ouest, puis pour passer les douanes avec tant d’explosifs…

Juliana et Wyatt arrivent à Harlem où ils sont hébergés par la Résistance dans une résidence abandonnée à la hâte par une famille noire qui n’a eu d’autres choix que de fuir. C’est charmant comme monde, vraiment, il n’y a pas à dire !

De son côté, John continue de visionner les films du Haut Château, avant de faire un petit laïus sur le fait que ce qui importe dans une guerre, c’est la volonté de vouloir gagner. Il le fait à son espion de l’autre monde, qui continue de suivre de loin la vie de Thomas. C’est beau de voir ce père tout faire pour un fils qui n’est même pas le sien.

Chez elle, Helen reçoit à nouveau la visite de Margaret Himmler. Elles ne se quittent plus décidément, pauvre Helen ! L’idée derrière la tête de Margaret ? Avoir enfin la vérité, bien sûr. Elle interroge donc Helen pour en savoir plus, cette fois à visage découvert. Si Helen marche sur des œufs, Margaret peut se le permettre de toute manière : elle menace un peu plus directement son interlocutrice qui ne demande pourtant qu’à revenir dans ses bonnes grâces. Pour se faire, elle doit se montrer nazie en esprit, y compris au reste du monde.

C’est donc pour cela qu’elle décide de faire une apparition télévisée dans une émission de télé ! Et elle le fait pour présenter sa recette de Reichgiving, avant de subir un petit interrogatoire bien gênant. Au départ, tout va bien, mais elle évoque finalement leur premier Reichgiving, le jour où l’armée nazie leur a apporté de la nourriture alors que John était encore dans l’armée américaine… mais aussi le jour où ils ont laissé le passé derrière eux, en abandonnant Danny à son triste sort, donc.

John assiste à tout ça et se remet au travail, avant de rentrer chez lui et voir que Margaret Himmler approuve le passage télévisé de sa femme. Ce n’est pas son cas à lui, mais bon, ce n’est pas comme si elle avait eu beaucoup d’autres choix. Par contre, c’est moche de la voir dire qu’il faut être honnête pour avoir un beau mariage alors qu’elle passe à la télé sans le lui dire et qu’il lui ment en disant qu’il ne pense jamais à Danny, alors même qu’il l’a revu quelques jours plus tôt dans l’autre monde.

Pendant ce temps, Jennifer passe du bon temps avec Henry qui la drague et va jusqu’à l’embrasser alors qu’ils révisent ensemble. Ils n’en ont pas la moindre idée, mais ils sont complètement espionnés par… La Résistance. J’ai eu peur au départ qu’il s’agisse d’une surveillance du Reich, mais non, ce n’est jamais que la Résistance, donc Juliana. C’est moins gênant, même si Jennifer parle beaucoup trop fort en public des masques que mettent ses parents. Oh lala, ça fait passer l’envie d’avoir des gosses un jour cette série, entre l’aryenne qui veut trahir sa famille et la rebelle qui fait n’importe quoi.

En tout cas, ça permet à Juliana et Wyatt de passer un peu de temps à se préparer à intercepter Helen lors d’une séance de shopping avec ses filles. L’approfondissement des personnages est sympa, mais à ce stade, j’ai surtout envie d’avancer dans la série, parce que je n’ai pas l’impression qu’on se dirige vers une fin satisfaisante.

À San Francisco, Kido se débarrasse de son nouvel ennemi en l’envoyant à Tokyo pour qu’il soit jugé directement par l’Empire. Au moins, c’est chose faite. Le méchant, responsable de la mort de Tagomi, avait ses motivations, évidemment, mais je ne vois pas bien l’intérêt de les apprendre maintenant : ses deux enfants sont morts pour l’Empire et il refuse de voir l’Empire capituler, car ça voudrait dire que leurs morts n’ont servi à rien. C’est beau ce qu’il dit.

On continue aussi de suivre la relation entre Yukiko et Robert, et ils sont toujours très mignons ensembles. C’est finalement elle qui prend l’initiative du premier baiser, et j’ai bien cru que ça n’arriverait jamais ! Ce premier baiser est malheureusement interrompu par l’armée JPS qui est évidemment là pour arrêter Robert. À leurs yeux, il a été otage du BCR, mais s’il est désormais libre, j’imagine que ça fait de lui un complice ?

En tout cas, Yukiko a beau mentir, les soldats retrouvent vite la trace de Robert et l’arrêtent sous ses yeux désespérés. Il est finalement amené auprès de Kido qui espère que Robert pourra lui donner des informations sur le BCR. Toujours aussi bon manipulateur, notre antiquaire s’en tire plutôt bien à le convaincre qu’il est entièrement acquis à la cause des japonais.

Il faut dire qu’il est bien aidé par le BCR sur ce coup-là : ils parviennent à mener à bien leur attentat sans le moindre problème, avec vingt explosions rien qu’à San Francisco, et tout plein d’autres sur l’ensemble de la côte. Bref, le plan d’épuiser les réserves de pétrole fonctionne à merveille, et ils n’hésitent pas à revendiquer leur attentat par le biais de la radio. Leur but est aussi de demander une nouvelle fois un territoire pour le peuple noir.

Avant de repartir pour Tokyo suite à cet attentat qui a encore mis sa vie en danger, la princesse demande à Kido son avis sincère sur l’occupation. De manière étonnante, Kido lui explique qu’il pense qu’ils peuvent gagner la guerre contre le BCR et la Résistance, mais que cela se ferait au prix de nombreuses pertes du côté japonais. Il n’est pas pour… et elle l’entend.

Deux jours plus tard, un rapport du BCR sur les morts de l’attentat est interrompu par l’écriture de l’Histoire par l’Empereur lui-même. Ouep, il a décidé le repli stratégique de ses troupes de l’Amérique. Après vingt ans d’occupation, la partie Ouest des États-Unis est donc libérée pour de bon. Le Reich va forcément y voir une opportunité d’agrandir son territoire, mais pour le moment, la Résistance savoure sa victoire. Et ma foi, ça y est, ça donne l’impression que les choses avancent vers la fin de la série cette fois !

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Épisode 8 – Hitler Has Only Got One Ball – 18/20
Ce titre correspond à une scène absolument magique, avec une écriture très réfléchie, ma foi. De là à en faire le titre de l’épisode, c’est étonnant, parce qu’il se passe plein de choses beaucoup plus dramatiques, notamment du côté de la géopolitique. C’est excellent à suivre et on voit bien que tout ça mène vraiment à la fin, cette fois. Oh la la, je vais être triste de terminer le dernier épisode, moi.

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I was a hard boss, I know. I demanded everything from my men.

Un mois plus tard, les japonais se retirent donc et ça provoque tout un tas de remous politiques, inévitablement. John s’inquiète d’un gouvernement BCR, mais ce n’est pas à l’ordre du jour pour les japonais qui se retirent sans reconnaître le moindre gouvernement. C’est magique. Et pour ne rien arranger, ils ont détruit tous les dossiers qu’ils avaient sur le BCR, donc ils laissent vraiment les nazis dans la merde. Oui, c’est l’Histoire qui s’écrit avec ce repli, mais c’est aussi un mouvement de chaos qui s’amorce…

Tous les citoyens japonais doivent ainsi évacuer les États-Unis, et ce n’est pas si simple à mettre en place. Kido y voit quand même une forme d’espoir de retrouver son fils, mais celui-ci ne s’inscrit pas sur les registres, évidemment. Ce serait trop simple pour son père, que voulez-vous ! On le retrouve donc dans un restaurant où il parle à un autre japonais, en étant enfin sobre.

Ouep, plus d’alcool, plus de drogue, il est clean. Si le fils se dit prêt à tout pour se racheter, il n’est pas prêt pour autant à recontacter son père pour qu’il l’aide à sortir de son embarras. Est-ce que c’est par Toru qu’on va venir à bout de Kido ? Est-ce qu’il faut vraiment vouloir encore la mort de Kido après tout ça ? C’est la saison où il a paru le moins méchant, finalement, et bon, on s’en débarrasse déjà… Je suis partagé !

Il fait même un petit discours qui paraît PRESQUE sympathique quand il doit dire au revoir à l’ensemble de ses hommes qui repartent pour le Japon. Il leur dit ainsi qu’il est content et fier d’eux, c’est quand même beau. Un peu trop beau d’ailleurs. C’est donc sans surprise qu’il est agressé au moment de quitter le bâtiment pour retourner chercher son fils – surtout qu’il a eu un appel et sait où il est dorénavant.

Quand il se réveille, c’est pour mieux être pendu par des américains cherchant revanche de tous les gens qu’il a torturé et tué sans leur laisser dire leurs derniers mots. Alors qu’il est sur le point d’être pendu et que, ma foi, je m’en contentais bien, le BCR débarque et lui sauve la vie.

Ah lala. C’est Elijah qui empêche la mort de Kido, parce qu’il veut éviter que ça se fasse comme ça sous la surveillance du BCR. Pourtant, il n’aime pas beaucoup Kido non plus, puisque son père a disparu dans ce même bâtiment du JPS. Le meilleur dans tout ça, c’est qu’il finit par enfermer Kido dans la chambre à gaz, ne comprenant pas trop à quoi sert cette cellule… triste pour Kido, mais tellement jouissif ! Les scénaristes ont bien joué leur coup.

Bon, bien sûr, le départ des japonais provoque aussi des remous politiques chez certains réfugiés de guerre qui sont retrouvés. C’est un univers d’opportunités qui s’ouvre pour le Reich… Et c’est aussi une opportunité pour Robert qui reçoit une lettre de la part de Princesse qui lui accorde sa grâce pour venir vivre au Japon.

Il se met aussitôt à fantasmer d’une autre vie avec Yukiko, mais je n’y arrive vraiment pas avec ce couple. Je les trouve tellement adorables et mignons par rapport à tout ce qu’il se passe dans cette série que je m’attends à chacune de leur scène à un grand malheur. Finalement non, ils se marient et tout va bien.

Même si elle est heureuse de ce qu’il se passe sur la côte Ouest (dont elle est originaire, faudrait voir à ne pas l’oublier), Juliana n’abandonne pas pour autant ses idées résistantes : elle continue de faire suivre les filles des Smith, dans l’espoir de croiser Helen pour la ramener de leur côté de la Résistance. Ce n’est pas gagné non plus, surtout quand le résistant qui suit Martha et Amy se fait repérer par Martha.

Cette dernière est une grande psychopathe qui n’hésite pas à s’en prendre à l’homme qui la suit, et j’ai adoré retrouver Rachel Nichols au summum du badass. Badass, oui, mais quand même bien aveugle : elle se laisse manipuler par la résistance le lendemain. Oh, elle arrive à assister au suicide d’un membre de la Résistance, mais cela signifie surtout qu’elle a laissé Helen seule dans le magasin assez longtemps pour que Juliana puisse venir lui parler – après avoir dansé la veille avec Wyatt au son d’un chant de Noël revisité de manière grivoise et insultante envers les nazis. J’aime ça.

Et Helen n’ayant pas crié, c’est plutôt bon signe pour la Résistance. Il faut dire que Juliana lui apprend que Thomas est encore en vie et que John lui a parlé, mais aussi qu’il existe des films dans le bureau de John pour prouver que ce qu’elle dit est vrai. Evidemment qu’Helen est intéressée par ce que lui dit Juliana, du coup !

Je ne m’y attendais plus, mais cet épisode nous ramène une fois de plus Caroline et Hawthorne. Ils sont mignons notre couple de petits prisonniers, mais Caroline espèrerait quand même qu’Hawthorne la rassure en lui disant qu’ils sont ensemble dans d’autres mondes. Ce n’est pas le cas malheureusement, il ne les a jamais vus dans aucun autre monde, alors ils doivent se contenter de celui-ci. Soit.

Bizarrement, ça enchaîne avec la mort de Caroline, qui est évacuée sur un brancard alors qu’Hawthorne la voit depuis sa cellule. Tellement étrange ! En fin d’épisode, John revient au tunnel pour continuer de surveiller Thomas, mais il apprend surtout le suicide de Caroline (avec une petite cuillère, classe). Il commence à perdre le contrôle et ne s’en rend même pas compte, ne voyant même pas que Bridget a été convoquée pour parler d’eux. Du coup, il se fait convoquer par Himmler, et ça craint beaucoup.

Dans la scène suivante, il apprend que Jennifer parle trop et qu’Henry n’hésite pas à tout raconter au régime. Il comprend donc que sa convocation à Berlin est une véritable exécution qui l’attend, mais son ami, Bill, qui l’avertit de tout ça marche alors sur des œufs pour lui expliquer qu’après tout, ils pourraient tout aussi bien déclarer leur indépendance de Berlin. Les allemands ne voulant pas d’une troisième guerre mondiale, Bill est prêt à parier qu’ils s’écraseront face à la supériorité américaine et leurs têtes nucléaires. John refuse ce très bon plan, bizarrement, et décide de se rendre malgré tout à Berlin, arrangeant au passage ses affaires s’il devait lui arriver malheur…

Et sinon, en fin d’épisode, le BCR se rend compte que ce ne sera pas simple d’être un gouvernement. Dans les locaux de JPS, ils tombent ainsi sur Okami, un des Yakuza qui leur propose son aide et leur affirme qu’ils en auront de toute manière besoin, qu’ils le veuillent ou non. Charmant.

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Épisode 9 – For Want of a Nail – 19/20
Ma foi, les scénaristes sont lances et n’ont aucune envie de s’arrêter en chemin. On est parti pour un épisode qui prépare la voie à une fin de saison et de série qui promet d’être réussie, avec de derniers rebondissements qui permettront au moins d’obtenir quelques conclusions. Cela dit, plus on s’approche du dernier épisode, moins je pense que tout sera abordé à la fin. Mais bon, ayons foi, toute cette saison était brillante, et cet épisode ne déroge pas à la règle, puisqu’il a même réussi à me retourner le cerveau !

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The Reich is coming to liberate the city of San Francisco.

L’épisode commence de manière surprenante dans les anciens locaux du JPS où le BCR s’est installé et se met à flipper en entendant des avions de chasse survoler la ville. Finalement, ceux-ci ne larguent pas des bombes, mais des tracts anti BCR. Les nazis ont bien l’intention d’étendre leur pouvoir, évidemment. Ce n’est pas du tout une surprise de les voir avoir cette envie d’une nouvelle conquête, franchement, mais c’est surprenant de les voir abandonner leur plan d’envahir le multivers, tout de même.

Et voilà, je me faisais la réflexion et, aussitôt, le tunnel s’est mis à s’activer tout seul à la surprise des scientifiques nazis bossant dessus. Cela ne dit rien qui vaille, surtout que Juliana en cauchemarde aussi. Eh, on va finir par se croire dans Stranger Things s’ils continuent comme ça.

John est déjà arrivé à Berlin quand commence cet épisode, ce qui permet d’enchaîner plus vite les choses. Ce n’est pas plus mal : on le retrouve prêt à assister à une réunion au sommet avec Himmler… dont il est finalement exclu ! Oups, c’est assez violent : Himmler prépare l’invasion de tout le continent nord-américain sans lui.

Bon, John assiste quand même à la présentation des conclusions de cette réunion permettant d’envahir assez facilement le nord-américain. Heureusement, notre nazi préféré (arf, ça faisait longtemps que je ne l’avais pas fait celle-ci) est là pour rappeler à Himmler qu’envahir c’est bien et plutôt facile : il faut encore être capable de tenir ensuite. Cela énerve Himmler, mais aussi Eichmann qui n’aime pas beaucoup John.

Il faut dire qu’il a été trahi par Hoover : ce dernier a mis en place un réseau de surveillance énorme, avec des micros dans tout l’appartement de John. Ainsi, la réunion tourne au procès d’intention, avec les enregistrements d’extraits de toute la saison. Les flashbacks sont bons et le procès est à charge, avec toutes les trahisons et tous les moments où les personnages se sont laissés aller à critiquer le Reich.

John étant à Berlin, Helen a plein de temps pour fouiller son bureau et trouver le tiroir fermé à clé. Cet idiot de John a tout de même caché la clé dans le bureau et Helen ne met pas si longtemps à la retrouver. Dans le tiroir bien fermé, elle découvre le film de propagande montrant Thomas en vie et en pleine forme, mais aussi son couple si heureux avec John dans un autre monde. La prestation de l’actrice est une fois de plus merveilleuse, parce qu’on voit bien qu’elle est dévastée et à la fois heureuse. Là, c’est sûr, j’ai mes larmes de joie pour le Bingo Séries, même s’il y a un peu de rage contenue dans ce plan. John lui a caché tout ça quand même.

En tout cas, maintenant qu’elle a vu ça, elle n’a plus qu’une envie : contacter la Résistance. Elle donne rendez-vous à 11h le lendemain à Juliana, mais est interrompue par Martha, ce qui la force à être discrète et couper court à la conversation. Et bien sûr, Martha est là le lendemain à 11h pour surveiller le rendez-vous, parce qu’elle n’a pas trop confiance en Helen. Elle a raison de ne pas lui faire confiance, mais elle ne peut pas exactement le savoir.

Helen est finalement emmenée à travers l’hôpital où elle a rendez-vous, passant sans le savoir devant Wyatt, déguisé en vieil homme de ménage, qui lui indique où se cache Juliana, l’attendant, déguisée en infirmière. Cette fois, Juliana lui raconte tout ce qu’elle sait : les films, l’univers parallèle, son plan de venir à bout de John en le tuant lorsqu’il est dans un train. Après tout, Helen est trahie par John qui lui ment, ça ne devrait pas la choquer.

Ce qui la choque, en revanche, c’est la manière dont Martha finit par se faire tuer par Wyatt et Juliana. Ouep, Martha a remonté leur piste, et elle était à deux doigts de tuer Wyatt après un premier coup de couteau, alors elle ne leur laisse pas beaucoup de choix. Nos résistants brûlent carrément le corps avant que ses collègues ne la trouvent, mais Helen s’est enfuie depuis longtemps à ce moment-là.

De son côté, Kido se réveille sans avoir été gazé, même par accident. C’est déjà ça. Il assiste ainsi au dernier bulletin d’informations d’Empire TV San Francisco, avant le départ du dernier bateau pour le Japon. Il fait pitié, mais ma foi, il a obtenu ce qu’il méritait sur ce coup-là. La solitude lui fait tout de même bien du mal, puisqu’il se retrouve ensuite à halluciner que la télévision reprend et qu’il la regarde avec son fils.

Lorsqu’on retrouve Robert et Yukiko, ce n’est pas pour les voir savourer leur mariage, mais pour assister à la peur dans laquelle ils vivent désormais. Le dernier navire partant bientôt, ils comprennent bien vite que Yukiko n’est plus la bienvenue. Des américains s’amusent en effet à casse du japonais désormais. Logique.

Ils s’en sortent grâce à la présence d’esprit de Yukiko qui pense à braquer les américains avec une arme à feu – elle a compris les traditions de son pays d’accueil dis donc – mais le lendemain, ils ne peuvent partir ensemble pour le Japon, parce qu’un connard de soldat zélé décide de les empêcher d’être ensemble. C’est super triste comme scène : le garde les dépouille de leur argent, d’objets de valeur, y compris la bague en diamant de Yukiko, pour n’accepter que Yukiko à bord du bateau. Et pourtant, Yukiko lui donne sa bague après avoir été acceptée, juste pour que Robert puisse passer… mais non.

Du côté du gouvernement du BCR, on se prépare comme on peut à l’invasion nazie, tout en essayant de contenir les émeutes de blancs qui sont presque pressés de les voir partir en camp de concentration, dis donc. J’ai adoré la réaction de Bell pour le coup : elle explique calmement qu’elle est prête à faire tomber un autre Empire s’il le faut. Trop forte !

Et la fin d’épisode reprend bien évidemment sur une confrontation entre Himmler et John, qui n’a rien à dire pour sa défense. Il ne croit pas pour de vrai à l’esprit du Reich et au nazisme. Il finit par avouer à Himmler qu’il ne l’aime pas et qu’il ne l’a jamais vu comme un père, là où Himmler espérait faire de lui un fils. Eh, t’as réussi Himmler, mais tu connais l’expression « tuer le père », non ? Ainsi donc, John se fait plaisir et le tue avec son masque à oxygène…

Mieux que ça, il est sur un véritable coup d’état. John avait tout prévu, et ses quelques soldats américains ont réussi à tuer tous les autres gardes et officiels allemands. Oh, son bras droit lui laisse quand même s’occuper d’Hoover, ce qui est sympathique. Bordel, voilà donc le plan final de John : il devient le seul leader de l’Amérique du Nord et Goertzmann, son bras droit allemand l’ayant aidé dans ce coup d’état, obtient le contrôle de l’Empire d’Europe.

Joli, très joli. La seule chose non prévue par John, c’est que Bridget révèle tout ce qu’elle sait à Helen quand celle-ci rentre chez elle après le meurtre de Martha. Paniquée, Helen comprend que c’est la fin pour John quand elle apprend qu’il n’a pas de réservation à l’hôtel en Allemagne. Elle décide donc de partir avec Bridget, pour aller chercher les filles et se mettre au plus vite à l’abri.

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Épisode 10 – Fire from the Gods – 18/20
Aussi bluffant et éblouissant que soit cet épisode et les conclusions d’une grande partie de mes personnages préférés (avec toujours ces performances d’acteurs !), vous ne m’enlèverez pas de la tête qu’il manque quelque chose à cet épisode final. Je vais garder un bon souvenir de la série dans son ensemble, mais cet épisode aurait pu proposer plus, et il aurait dû le faire. Et puis, j’aurais dû le voir venir, mais n’étant pas américain, cette fin ne peut être suffisante. La petite touche patriote était inévitable dans une série comme celle-ci… Ce n’est pas décevant, parce que c’est vraiment dingue et génial comme fin, mais ce n’est pas parfait non plus. Enfin bon, je vous laisse lire la critique et, vraiment, si vous l’avez vu, parlons-en, parce que je crois que c’est fait pour ça !

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I wouldn’t want him to see what we have become.

58 minutes pour tout conclure ? Ce n’est pas gagné, mais comme je m’y attendais, l’épisode recommence sur l’intrigue du tunnel entre les mondes qui s’allume tout seul pendant la nuit. Ils ne le surveillent même pas ? C’est risqué tout ça, quand même !

Il faut dire que John est devenu Reichsführer d’Amérique, alors il a autre chose à faire, j’imagine. Il fait un discours télévisé pour rassurer le peuple américain et leur dire qu’ils sont prêts à redevenir un pays uni et indivisible. C’est qu’il prépare l’invasion en paix, désormais. Enfin, en paix, j’exagère un tout petit peu : il y a toujours Helen qui est là et s’inquiète de ce qui est en train de se passer. Elle cherche à lui parler en privé, mais ce n’est pas gagné maintenant qu’il est devenu si important.

Il la laisse donc, sans même le savoir, face à un sacré dilemme : il lui donne rendez-vous dans un train, pour qu’ils puissent enfin parler de tout ça… sauf que ça signifie pour elle qu’elle a le choix entre tenter d’avoir des explications (deux jours plus tard !) ou balancer sa localisation à la Résistance. Dans tous les cas, on a la chronologie : dans deux jours max, la série touchera à sa fin.

Pourtant, dans la nuit, Helen voit John revenir à l’appartement, alors elle pourrait tout à fait le confronter pour de bon. Elle se contente de se laisser dire de retourner au lit… c’était si étrange comme décision.

Du côté de la Résistance, Juliana a peur de ce qu’elle sent approcher sans savoir exactement ce que c’est. On l’a perdu de vue depuis qu’elle ne médite plus, mais bon, elle sait que quelque chose approche via le tunnel et elle en cauchemarde après tout.

Pendant ce temps, à San Francisco, ces bouffons de blancs américains clichés des racistes de base se débrouillent pour trouver la cellule de Kido, pour tenter de le gazer en vain (il n’y a plus de gaz, c’est pas le bol) et pour finalement le laisser s’échapper alors qu’ils voulaient le tuer. Kido a tout de même évolué au cours de la saison : il laisse les américains en vie.

Il se rend ensuite au bar où Toru est tenu prisonnier faute de pouvoir régler ses dettes. Et c’est ainsi qu’il réussit à libérer son fils en reprenant ses dettes à son compte, c’est-à-dire en se mettant à bosser pour les Yakuza. Oh la la, ça craint. Robert est là pour assister à ça, parce qu’il se négocie une place dans un bateau pour le Japon, mais il se barre dès que possible. Moi, j’ai trouvé qu’on perdait bien du temps avec ça, alors que la scène est tout de même traumatisante comme ils savent si bien le faire : Kido accepte ainsi de se couper le petit doigt.

Et après tout ça, il s’excuse encore auprès de son fils, parce qu’il considère qu’il a mal fait son travail de père. C’est un peu tard pour se repentir, mais au moins il en a conscience : il laisse son fils repartir vers le Japon, mais il reste à San Francisco, malgré l’invasion annoncée. Bon, ce fils sorti de nulle part aura au moins servi à rendre plus humain Kido dans cette dernière saison, donc… On finira en tout cas sur cette ouverture pour lui, et je crois que j’aurais préféré le voir mourir, parce que ce n’est pas vraiment le genre de personnage qui mérite sa rédemption – même ses actes de rédemption ne sont jamais tout à fait purs ou désintéressés, à part dans ce dernier épisode. De toute manière, je le vois mal survivre longtemps dans San Francisco…

Dans le bâtiment des BCR, les choses s’accélèrent avec le retour de Lem : il amène avec lui des nazis qui se sont échappés du Reich et qu’il a trouvé en zone neutre. Ils se disent prêts à bosser pour le BCR… et leur ramène aussi un drapeau américain. Lem espère donc que ça fera réagir le BCR, parce qu’il espère vraiment qu’ils comprendront que ça ne marche pas, ce plan de gouvernement qui ne fera pas le poids face au Reich.

Malgré tout, Bell veut se battre et elle propose donc d’utiliser l’Empire TV Station pour pirater les émissions de tout le nord-américain et faire un discours télévisé à son tour, pour demander aux soldats du Reich de ne pas se rendre au front et de déserter. Ben oui, elle fait ce qu’elle peut pour survivre, quoi.

Jennifer voit ce reportage télévisé et elle accuse aussitôt sa mère d’être responsable du meurtre des noirs et des juifs. Le pire, c’est qu’elle a raison et que ça met aussi Helen face à ses propres décisions compliquées. La scène est magistrale, avec Helen qui prend conscience qu’elle a changé d’attitude uniquement quand elle est devenue ces personnes qu’elle n’avait aucun scrupule à voir exterminées avant.

C’est violent comme tout, mais c’est nécessaire aussi. Si j’adore Helen, c’est vrai qu’en saison 1, elle était loin d’être celle qu’elle est désormais, et ce n’est pas mal de la voir en prendre conscience aussi. C’est une leçon difficile qui nous rappelle que les horreurs du siècle dernier ont été menées par des êtres humains, après tout… Helen a fait de la merde et il faut en assumer les conséquences, même quand c’est sa fille aînée qui lui dit qu’elle ne veut jamais avoir à lui ressembler. Bim.

Le plus dur dans tout ça, c’est qu’Helen est donc d’accord avec sa fille qui est dégoûtée d’elle. Inquiète, elle entre ensuite dans le bureau de John pour voir exactement en quoi consiste son plan d’invasion de l’Ouest en cinq phases. Elle y trouve les chiffres approximatifs de juifs, noirs, gays, handicapés à anéantir parce qu’ils ne correspondent pas aux idées nazies… puis les plans qui sont fait pour les emmener, debout dans des trains, vers des camps de concentration, dans lesquels il y a des douches à gaz, et des incinérateurs. L’horreur des camps, quoi, mais le visage d’Helen qui découvre tout ça, ça fait un électrochoc. Ce n’est pas faute de le savoir. Elle téléphone donc à Juliana, qui parlait encore à Wyatt faute d’avoir grand-chose à faire dans cet épisode, pour lui annoncer l’heure du départ du train de John.

Elle a bien l’intention de ne pas s’y rendre, mais John insiste et elle n’a finalement pas le choix de monter à bord. J’imagine qu’elle y voit une manière de se punir aussi, mais ça signifie tout de même qu’elle est prête à laisser ses filles orphelines… Ce n’est pas si cool, mais c’est une réaction logique. Une fois dans le train, John ne lance pas l’assaut sur San Francisco : l’armée est prête, mais pas lui. Il veut parler avant à Helen…

Il sait que Martha s’est fait tuer, alors il l’interroge directement sur ses contacts possibles avec la Résistance. Helen ne ment même pas, comme à son habitude… mais John non plus : si Juliana est une terroriste, elle a dit la vérité à Helen à propos de Thomas. Et pour qu’elle comprenne par elle-même, John veut emmener Helen au portail.

Pas de bol, la Résistance est déjà en train de se mettre en place pour détruire le pont sur lequel le train passera. En même temps, Helen est traumatisée de voir qu’elle est bien mariée à un monstre qui envisage d’aller kidnapper le Thomas de l’autre monde pour le garder pour lui. Helen n’est évidemment pas d’accord, elle ne veut pas du fils d’une autre. Pire, elle pense sincèrement qu’ils sont devenus monstrueux et qu’elle ne veut pas que Thomas les voie comme ça.

Ils sont interrompus par un coup de fil qui permet à John de donner l’autorisation d’envahir l’Ouest américain. La résistance intervient donc trop tard pour tout stopper, mais Helen tient au moins sa vengeance : elle annonce à John qu’elle a vu ses plans de camps de concentration, que c’est un crime qu’il faut arrêter à tout prix et qu’elle a pris des dispositions pour les filles. Oui, bon, cette dernière partie, elle la dit uniquement quand la Résistance commence à leur tirer dessus.

Juste après ça le train déraille, tuant Helen dans le crash du train en bas du pont qui vient d’être détruit. D’une manière que j’ai trouvé désolante, John s’en tire malgré tout et retrouve le cadavre de sa femme. Il est dépité de la voir comme ça et j’ai trouvé ça vraiment dommage que la série nous fasse le coup du héros masculin à qui « profite » la mort de sa femme. En plus, Helen était tellement le meilleur personnage de cette saison ! Son constat froid sur le fait qu’elle ne méritait pas d’être parent, wow, c’était une véritable claque, encore !

Bon, John en profite pour peu de temps de cette mort puisqu’il est aussitôt pris pour cible par Juliana qui ne compte pas le laisser en vie. Elle le poursuit à travers bois, passe un arbre avec le dessin de Tagomi et retrouve John… qui veut juste parler un peu avant de mourir. Il leur trouve le point commun d’avoir vu d’autres mondes et d’autres vies possibles, et de savoir qu’il est atroce de savoir ce que l’on est devenu à la place. Oui, certes. Il en profite alors pour se suicider, laissant Juliana constater qu’elle est devenue une terroriste elle aussi, et reprendre son poste d’observatrice de ce qu’il se passe. Au moins, je me console en me disant que John a compris le discours d’Helen et a trouvé une solution pour mettre fin à ses erreurs.

La fin de la série ne pourra donc pas être un happy end après cette fin qui n’est pas sans rappeler celle d’Hitler. Pourtant, quand il apprend la mort de John, Bill prend la décision d’annuler l’extermination de la partie Ouest du nord du continent. On le savait pourtant que ce vice-führer n’était pas nazi, mais cette annulation de guerre ne fait que sauver les américains de manière temporaire… Parce que le Reich allemand protestera forcément.

Bon, ça sera pour de bonnes fanfictions ça. La scène finale est toute autre : la Résistance a pris possession de la base et du tunnel qui s’active, rappelant à Juliana les films où elle avait vu Joe la tuer… C’était donc cette base. Oui, mais cette fois-ci, le tunnel est ouvert. Elle retrouve brièvement Hawthorne avant que des dizaines de personnes ne décident d’envahir ce monde pourtant bien hostile.

Le maître du haut château, lui, décide au contraire de traverser pour aller dans on ne sait trop quel monde… et ma foi, c’est une drôle de fin que de voir tous ces gens anonymes débarquer dans le tunnel – je m’attendais au moins à voir un personnage qu’on connaît, mais non. Juste des anonymes, des figurants qui marchent et arrivent et ne disent rien. Et Juliana est là quand ça arrive, évidemment, parce que c’est elle le centre de tous les univers qu’on a connu : sa présence leur permet de traverser, vers ce monde qui vient de retrouver l’espoir (enfin, si on se place du point de vue américain où le monde, ben, c’est les États-Unis).

> Saison 4


EN BREF – La saison 4 est à la hauteur de mes attentes, avec une réalisation et un casting impeccable. Une fois de plus, on se retrouve pris dans une dystopie géopolitique complexe, mais tellement bien écrite et au puzzle si bien mené que je ne peux pas ne pas accrocher. Vraiment, j’ai adoré l’ensemble de la saison.

Reste deux points à critiquer, évidemment, sinon, je ne serais pas moi. Le premier point, évident, c’est l’absence d’Ed. Je m’attendais vraiment à le voir revenir dans l’épisode final, d’une manière ou d’une autre, et non. Il faudra se contenter de sa fin de saison 3 où il prenait la tête d’un mouvement de résistance, et c’est vraiment dommage de ne pas avoir eu au moins un mot à son égard.

La mort de Tagomi est mon deuxième point de critique. Après Frank et Joe, l’absence de Tagomi, c’était quand même quelque chose. Certes sa mort a permis de lancer la première partie de cette saison, mais je trouve qu’on nous a privé de quelques scènes qui auraient pu être intéressantes à ce sujet. Il était une sorte de guide spirituel pour Juliana, et à part le moment où il tombe en cendres devant elle, on ne la voit pas réagir à la mort de celui-ci.

La fin… ? Je ne sais pas trop. C’est le genre de fin à laquelle il va falloir prendre le temps de réfléchir dans un monde qui est saturé par les séries, les services de streaming et les fins prématurées. J’ai l’impression qu’ils auraient pu éclaircir un peu plus les choses, mais j’aime l’idée d’une fin ouverte comme celle-ci. Finir sur une note d’espoir pour les États-Unis, c’était nécessaire en 2019 quand on voit ce que la politique est devenue et à quel point le fascisme est revenu en force depuis le début de la série…

Et pourtant, une part de moi aurait presque aimé une fin dramatique, un acte manqué de la Résistance tentant de sauver le pays mais arrivant trop tard. Le personnage de Bill, je le vois un peu trop comme un deus ex machina et ce n’est pas exactement satisfaisant car ça ne résout qu’une partie infime de la géopolitique de la série. Oh, et j’aurais aimé une image des autres mondes qu’on a eu la chance de visiter pour voir ce que devenaient les personnages, notamment Thomas, parce que ce n’est pas satisfaisant de finir à nouveau sur cette même scène de départ, je suis beaucoup trop triste !

En d’autres termes, même avec cette fin, je n’aurais pas dit non à une saison 5 – mais je ne vois pas bien ce qu’ils auraient pu faire d’une saison 5. Je reste quelque peu sur ma faim avec cette série qui n’aura jamais réussi à percer et obtenir toute l’attention qu’elle mérite. Et cette diffusion à trois jours de l’ouverture de Disney +, je la regrette un peu, parce que même la fin passe sous silence.

Qui sait, la série aura peut-être eu plus de succès dans un autre monde !

> Saison 4

 

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