The Man in the High Castle – S04E04-06

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Épisode 4 – Happy Trails – 17/20
Je suis quelque peu frustré par cet épisode : bien qu’excellent, comme les premiers, je trouve qu’il ne perd pas de temps et accélère presque trop les choses, coupant notamment certaines scènes que j’aurais aimé voir développer. Je crois que c’est bien l’une des premières fois que je dis ça d’une série : j’aurais vraiment voulu un épisode plus long ! Que voulez-vous, je suis un éternel insatisfait, il faut bien s’y faire !

> Saison 4


Spoilers

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I want you to make me feel like you believe it.

Cet épisode commence de manière bien perchée avec un film de propagande nazie bien drôle : on y voit un homme, Robert Street, un aryen bien comme il faut, perdre son job au profit d’un noir, à cause de son nouveau patron, noir lui aussi. Ainsi, l’American Dream serait un cauchemar pour les aryens, et le tout est un script fourni par les nazis à Hawthorne Abendsen, notre fameux maître du grand château du titre de la série, afin de tourner en ridicule tous les films de propagande montrant la victoire des américains sur le Reich.

Kennedy est mort ! Cela n’empêche pas Juliana de se rendre à Washington pour un dernier regard vers l’American Dream qu’elle a vécu avec plaisir… avant de voyager à nouveau vers un autre monde où Washington n’est plus. C’est un choix, ma foi. J’aurais juste aimé qu’elle fasse le même voyage de jour, histoire d’y voir un peu plus clair, parce que l’image est super sombre pour la regarder tranquillement par une journée ensoleillée quand même.

Elle observe deux hommes en train de faire un tag représentant l’œuvre de Frank, avant de se faire arrêter bêtement par le garde qui passait par là : la zone est bien évidemment interdite. Arrêtée, elle ne se laisse pas démonter pour autant : elle saisit la première occasion qu’elle a pour assommer celui qui l’a menotté, retirer les menottes, effacer ses empreintes et se barrer avant l’arrivée de la police.

Elle enchaîne avec une décision super conne : elle entre dans une boulangerie avant l’heure d’ouverture pour acheter de quoi manger avec des dollars américains. On a connu plus malin… sauf que son but est d’entrer comme ça en contact avec la Résistance. Et une fois que c’est fait, il faut encore convaincre les Résistants de sa bonne foi et de son identité.

Elle explique qu’elle est revenue pour tuer John… et celui-ci apprend son retour parce qu’elle n’est pas fichue de penser que nettoyer ses empreintes, c’est bien, mais ne pas en refoutre juste après sur la poignée de la porte, c’est mieux. Pendant la journée, John apprend aussi que son alter-égo est mort, et que le cadavre a été caché pour n’être jamais retrouvé.

Il n’a pas une journée facile puisqu’il reçoit également la visite d’Himmler, comme prévu, et subit ses menaces lourdes et discrètes à la fois, comme si de rien n’était. En tout cas, le Führer est pressé de se rendre au dîner du soir, chez John et Helen. Cette dernière n’a pas l’air pressée, elle, et elle écoute les conseils de lecture de Bridget, la gouvernante, qui lui explique que tout le monde est censé avoir lu un livre qui a l’air bien naze, à propos de l’architecture nazie. Ça promet.

Alors qu’elle lit ce livre, elle est dérangée par la femme d’Himmler qui débarque à l’improviste avec la bonne intention de la prendre par surprise. Et ça fonctionne. Oh, Helen fait bonne figure, mais la femme du führer n’est pas mieux que son mari : elle laisse planer des sous-entendus pleins de menace sur l’embarras de l’absence d’Hélène, son apprentissage insuffisant de l’allemand ou la tenue de la maison qui ne lui plaît pas bien, parce qu’elle trouve qu’Helen se laisse aller – faut dire, la femme d’Himmler a un sacré emploi du temps.

Le soir, elle débarque avec des cadeaux pour les filles de ses hôtes, et elle ne perd pas une occasion d’enquêter sur Helen. Si Jennifer n’est vraiment pas une adolescente parfaite pour les nazis, sa sœur l’est, et elle parle si bien allemand qu’elle peut expliquer à la femme d’Himmler que son oncle dit n’avoir jamais été malade une seule journée dans sa vie.

Helen sent bien qu’il y a là un piège qui est en train de se former autour d’eux, et elle s’en confie discrètement à John, sans pouvoir rien faire. Quelle angoisse, ce dîner. Et en plus, Himmler est sacrément malade, contrairement à ce qu’il veut bien faire croire. Et c’est d’autant plus inquiétant qu’Helen et John sentent bien qu’il n’est pas loin de vouloir les éliminer, tout en étant atroce avec les gamines, les forçant à s’asseoir à côté de lui et espérant les faire rester plus longtemps à table. Brr. La scène est pourtant courte : une fois qu’Helen demande aux filles de disparaître dans leur chambre, on coupe à la fin de la soirée, et j’étais un peu frustré par cette coupure.

Les au revoir sont quand même flippants et lourds de menaces, encore. Inquiet, John retourne admirer le multivers et empêche Hawthorne de parler à sa femme pour lui poser des questions sur les changements et les dommages collatéraux d’un monde à l’autre. Et après ça, il se décide à… traverser vers l’autre monde. Oh, j’ai hâte de voir ce que ça peut donner !

Du côté de San Francisco, on retrouve les résistants qui ne savent pas bien si leur attentat est une réussite ou non. En tout cas, ils demandent à Robert d’écrire une lettre pour la famille royale, afin de voir s’il est possible de les convaincre d’améliorer la situation. Rassurant : il le fait en étant braqué par Elijah et son arme à feu, l’occasion d’apprendre qu’Elijah sait lire le japonais. Bon, Robert se dit otage du BCR et la famille royale ne peut laisser passer ça.

L’Empereur demande donc que cette affaire soit gérée en priorité, mais l’Amiral à qui la princesse (qui parle au nom de l’Empereur) parle lui demande de ne surtout pas parler de cette entrevue. Dans le même genre, Kido ne peut laisser passer le meurtre de Tagomi sans continuer d’enquêter. Il le fait et informe le coupable qu’il sait très bien ce qu’il a fait… mais c’est tout pour cet épisode.

Autrement, Juliana réussit à convaincre la boulangère qui l’héberge qu’elle a bien fait un tour dans l’autre monde, mais ça m’a plus inquiété qu’autre chose : à parler du monde comme ça, il ne faudrait pas qu’elles se fassent avoir par les nazis à leur recherche !

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Épisode 5 – Mauvaise Foi – 19/20
Même si une partie de l’épisode est prévisible dans son déroulement, j’ai trouvé que les choses accéléraient encore dans cet épisode, mais avec moins de frustration que dans le précédent. Cette fois-ci, au moins, j’ai eu toutes les scènes que je voulais voir… et même certaines autres, en plus, que je n’attendais pas. J’ai beau dire que c’était prévisible, il y a eu des rebondissements que je n’attendais pas, vraiment pas.

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If they can be beaten in that world, they can be beaten in this one.

Cette fois, l’épisode commence par un flashback concernant John, Helen et bébé Thomas, qui n’arrête pas de pleurer et est un peu insupportable. Ils reçoivent la visite d’un officier nazi qui leur apporte beaucoup de nourriture : ce n’est pas un officier nazi, c’est un ami, qui a accepté de bosser pour le Reich. Ils n’ont pas vraiment le choix… Ce sont des américains, oui, mais les États-Unis ont perdu la guerre.

Par une nuit orageuse, John décide donc que c’en est fini et qu’il a intérêt à rejoindre le Reich. Les premiers à le faire peuvent monter plus facilement les échelons de la nouvelle hiérarchie. Les autres ? Ils n’auront rien, au mieux, la mort, au pire. Ce faisant, John tourne malgré tout le dos à un ami proche, juif. L’angoisse des décisions de guerre… cette scène est quand même passionnante à voir pour le développement du personnage – et même des personnages, parce qu’Helen est convaincue qu’ils font là le bon choix. J’aurais aimé avoir cette scène avant, donc, car elle aurait pu servir à mieux cerner les enjeux qui concernent John.

Dans le présent, John se rend donc dans l’autre monde où l’attend une voiture et une carte routière pour se rendre chez « lui ». S’il reste à l’écart, il est rapidement repéré par Helen, et Helen est grave amoureuse de lui dans ce monde-là. Ca le change ! Elle se jette littéralement sur lui et, même s’il hésite, il se laisse finalement embarquer dans le lit, avant de manger avec plaisir ce qu’elle lui prépare à manger. Bon, on ne va pas trop parler de la place de la femme, après tout on est dans une Amérique des années 60, faut pas trop en demander de ce paradis terrestre.

Oui, oui, paradis terrestre, malgré tout le cauchemar historique et géopolitique que c’est pour John. Il y retrouve son fils, en vie, alors oui, il y a de quoi appeler ça le paradis. Il lui fait un câlin qui n’est pas loin de faire douter de sa santé mentale quand même. Et il l’emmène ensuite manger dans un diner où Thomas lui parle de son désir d’entrer dans l’armée. S’il y a bien une chose sur laquelle les deux John sont d’accord, c’est bien ça : ils ne veulent pas que Thomas entre dans l’armée.

Leur conversation est interrompue par une actualité brûlante et flippante : deux noirs viennent demander à être servis et sont rejetés par le patron, qui finit par appeler les flics pour les virer de là. L’abus est total : on perd du temps dans l’épisode, mais le message est important aussi dans une série comme ça. Le paradis n’est pas si paradisiaque que ça, on avait aussi des problèmes dans notre monde, hein.

Finalement, la dispute avec Thomas reprend, parce que le fils se rend compte que son père n’est pas le héros qu’il pensait être et il se barre du diner. De retour chez eux, John retrouve donc Thomas, avec qui il s’engueule rapidement, pour mieux être interrompu une nouvelle fois par Danny, son ami juif. Enfin ami… Ils se considéraient comme frères avant la guerre. Dans son monde, John n’a pas hésité à trahir Danny et le laisser se faire déporter sans lui venir en aide. Dans ce monde-là, Danny est en vie et ça ressemble d’un coup à l’Enfer pour John qui est confronté à sa vieille décision de l’abandonner. L’angoisse. La tristesse. La douleur. C’était une sacrée scène – et je ne m’attendais pas à ce que ça marque la fin d’épisode du coup !

Pendant ce temps, du côté du BCR, on fait la cuisine en dansant et on croirait presque que Bell vit sa meilleure vie si on ne savait pas l’angoisse dans laquelle elle était. Il faut en retenir qu’on peut toujours trouver un peu de joie, même dans les pires moments de l’Histoire. En même temps, Bell ne peut être qu’heureuse, parce qu’elle s’apprête à recevoir Equiano dans leur QG.

Il est là pour leur parler d’un cessez-le-feu, parce que ça y est, les japonais acceptent de leur parler d’égal à égal pour négocier la paix. Ils ont bien trop d’espoir à mon goût, mais bon. Equiano demande donc au représentant de la Princesse, qui s’appelle Inokuchi, un territoire. Ouep, il est vraiment optimiste.

Il croit véritablement en la possibilité d’un cessez-le-feu et d’une négociation pour mettre fin à la guerre contre les noirs et le BCR. Pas de bol, tout ça, c’est sans compter sur Kido et l’autorité militaire. Kido a ainsi le cul entre deux chaises cette saison, et je ne m’y attendais pas : la famille royale et les JPS (Japanese San Francisco) ne s’entendent plus et il ne sait plus à quel sein se vouer. En tout cas, là, c’est en tant que membre des JPS qu’il interrompt le rendez-vous entre Equiano et Inokuchi. Le premier se fait tuer par les hommes de Kido, le second est arrêté.

Malgré tout, Kido se fait remonter les bretelles parce qu’il a continué d’enquêter sur la mort de Tagomi, sans l’autorisation des JPS, juste pour tenir sa promesse à la princesse. Au QG du BCR aussi, l’ambiance change du tout au tout : Bell et Elijah y reviennent après avoir vu mourir leur leader. Enervé, Elijah ordonne donc que l’on tue Robert, dans une scène qui sentait super mauvais pour lui et n’était pas sans rappeler l’exécution de Frank.

La différence ? Robert refuse de se laisser mourir et il supplie pour sa vie, ce qui fait que l’homme chargé de son exécution décide finalement de ne pas le tuer, mais de faire comme s’il l’avait fait. Sacré coup de bol ! Il peut donc rentrer à la boutique où Yukiko l’attend fidèlement. Finalement, les retrouvailles sont mignonnes, mais pas exactement ce que j’en espérais pour autant.

Autrement, l’épisode met de côté le Reich, mais on voit tout de même l’arrivée de Rachel Nichols dans la série, pour interpréter Martha, une sorte de dame de compagnie chargée de la protection d’Helen. Cette dernière est ravie, il n’y a pas à dire… Moi, j’étais paumé, parce que j’ai toujours trouvé que Rachel Nichols et Alexa Davalos se ressemblaient un peu. Les deux dans la même série, c’est voué à me faire ramer, franchement ! J’ai cru un instant que c’était Juliana…

Et d’ailleurs, il n’y a pas que le BCR du côté de la résistance, il y a aussi Wyatt. Celui-ci se rend donc à Washington puisqu’il a entendu que Juliana Craine y serait, en vie. Il pense évidemment que c’est impossible, mais quand il entend sa voix, il est bien forcé de reconnaître que si, elle est en vie et qu’elle prêche déjà sa bonne parole d’un autre monde où le Reich a perdu.

Et elle a bonne intention de mettre fin aux actions des nazis aussi dans ce monde-ci. Les deux personnages se redécouvrent donc et c’est tout mignon à voir, avec une tension amoureuse (et même sexuelle) qui s’installe bien vite entre eux. Evidemment. Elle ne traîne pas trop pour autant à passer à l’action.

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Épisode 6 – All Serious Daring – 20/20
Les parallèles entre les différents mondes et avec les saisons précédentes sont beaucoup trop bons pour retarder plus longtemps un 20 cette saison, surtout que le casting est toujours aussi exceptionnel et que la construction des personnages est impeccable. Qu’est-ce que j’adore cette série et qu’est-ce que cet épisode était bien foutu du début à la fin – bon, OK, on a connu meilleur cliffhanger, mais en même temps, je savais déjà que j’allais continuer !

> Saison 4


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It’s like some terrible joke.

Non, mais alors non. Juste non. Cet épisode reprend dans l’autre monde où John s’apprête à se barrer pour mieux découvrir que Thomas a finalement pris la décision de s’inscrire dans l’armée, sur un coup de tête, suite à leur engueulade de la veille. Helen est surprise de voir John aussi renfermé et sombre depuis la veille, mais elle n’est qu’au début de ses mauvaises surprises, donc.

En effet, elle est rapidement confrontée au choix de son fils de la quitter pour l’armée et à la violence de John qui lui fait des reproches. Cette fois, John est donc là pour voir son fils être amené par l’armée, avec sa valise et en suivant son propre choix. Et non, juste non : c’est atroce. La mise en scène est exactement la même que lorsqu’il s’est sacrifié la première fois, et j’ai trouvé ça beaucoup trop violent. John le mérite, OK, mais pas nous !

Quoiqu’il en soit, c’est cette version d’Helen qui prend le plus cher : juste après avoir perdu son fils, elle perd son mari qui est forcé de se barrer pour revenir dans son monde, le tout sans pouvoir lui dire ou expliquer quoique ce soit.

De retour dans son monde, John demande à Hawthorne de l’aide : il veut comprendre les répercussions possibles s’il interagit à nouveau avec l’autre monde, mais il sent bien qu’il n’a pas le choix, car il ne veut pas perdre Thomas une deuxième fois. Et s’il n’envisage pas de rester dans un monde où ses filles n’existent pas, il ne peut pas faire comme si de rien n’était dans celui où Thomas est déjà mort. Finalement, il était peut-être mieux à ne pas connaître l’existence de l’autre monde, hein.

De son côté, Juliana découvre qu’Hawthorne tourne de nouveaux films de propagande. Et elle est persuadée qu’il est l’auteur des textes, qu’elle recopie pour déchiffrer le message codé qu’ils contiennent forcément selon elle. Cela ne l’empêche pas de continuer à aller charmer Helen directement chez elle. Son plan est clair : elle ne veut pas s’en prendre à Helen, juste la convaincre de l’aider et la convertir à la Résistance. En plus, elle réussit à déchiffrer le code d’Hawthorne et comprend que John traverse vers l’autre monde désormais.

En soi, ça paraît une idée dingue et je comprends l’hésitation de Wyatt qui a peur de perdre Juliana, mais il suffit d’une scène entre Helen et Amy pour savoir que ça risque bien d’arriver pourtant : Amy est terrifiante. J’étais déjà traumatisé par Thomas complètement brainstormé par les nazis, mais Amy, c’est l’étape au-dessus encore : elle propose à sa mère d’aller dans un camp parce qu’elle n’est pas assez heureuse, quand même. Et elle n’a pas l’air plus traumatisée que ça de savoir que les gens n’en reviennent pas, comme son prof de physique par exemple. Flippant les gamins nazis, y a rien de pire, je crois.

Les parents sont donc espionnés lors du retour de John chez lui, et ce n’est pas génial, parce qu’Helen en profite pour se plaindre à son mari de la prison dans laquelle elle a l’impression d’être. Je commence à avoir peur pour elle quand même, surtout qu’elle se plaint de Martha avec qui Amy s’entend merveilleusement bien, c’est évident.

Cet épisode revient aussi sur le destin (et surtout les cauchemars) du fils de Kido, mais de manière tellement brève que je ne sais pas bien pourquoi. J’imagine qu’il faut juste ne pas le perdre de vue. Kido, lui, a enregistré la confession du meurtre de Tagomi. Et ça aura forcément un rôle à jouer, ça. Il se rend ensuite faire le procès, c’est-à-dire la torture, d’Inokuchi. Il essaie de mieux comprendre cette trahison, mais c’est vain car Inokuchi tient sa promesse à la princesse. Il refuse donc de dire quoi que ce soit, alors qu’il est tout à fait innocent de ce dont on l’accuse.

Tout ça n’est pas simple quand même : si la princesse était prête à négocier avec le BCR, ce n’est pas le cas de JPS, et ces derniers le font savoir. Ils prennent tellement la confiance qu’ils décident finalement de faire confiner la princesse, sous les yeux d’un Kido impuissant. Celui-ci doit choisir son camp, et ça ne fait pas rêver : défendre la princesse et donc se mettre en porte-à-faux avec JPS, ou être du côté de JPS et renier la princesse ? Dur.

C’est un vrai procès qui a lieu pour Inokuchi, et en présence d’un Kido qui hésite encore sur la position à adopter. Malgré les encouragements d’Inokuchi à dire la vérité (tu m’étonnes, il espère se sauver !), Kido décide de rester muet… y compris lorsqu’il voie parmi les preuves du meurtre les lunettes de Tagomi. Par contre, quand il est question d’aller tuer Inokuchi, condamné à mort pour conspiration, y compris dans la mort de Tagomi, il essaie bien d’interrompre le processus.

Il sait que la princesse a demandé à ce qu’il voit le BCR, ce peloton d’exécution n’a donc pas de raison d’être. Il est question d’aller assassiner un innocent… et pour une fois, Kido ne va pas au bout ! Au dernier moment, il décide d’arrêter le vrai coupable plutôt que faire assassiner Inokuchi. C’était moins une. Je continue de détester le personnage, hein, mais c’est une bonne surprise de voir qu’il a parfois des sursauts d’humanité ! Il le fait pour l’Empereur cela dit, pas pour l’humanité, alors ça n’en reste pas un moins un personnage à vomir, toujours.

Du côté de BCR, j’avoue avoir décroché. J’aime bien Bell, pourtant, mais sa scène de dépression n’a pas réussi à me convaincre, surtout qu’elle passe des larmes d’avoir perdu Equiano (et de la colère légitime d’être prise pour une bonniche) à un plan terroriste encore plus flippant que l’attentat du gala. Elle propose donc de détruire tous les ports de la côte Ouest des USA pour mettre fin au transport de pétrole nécessaire pour se battre contre la Chine. Oups.

De manière inattendue, on approfondit aussi la relation entre Robert et Yukiko au cours de cet épisode. Celle-ci lui raconte donc son histoire, pas simple. Jeune, elle s’est fait embarquer malgré elle dans une affaire de prostitution où elle a été violée, puis forcée par son père de se marier à son violeur. À sa mort, douze ans plus tard, elle s’est sentie revivre. Et maintenant, elle veut clairement se venger.

Et sinon, la dernière scène de l’épisode nous révèle qu’après la destruction de la statue de la liberté, les nazis ont construit une nouvelle statue de propagande. Pas exactement le cliffhanger du siècle, franchement.

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