Filthy Rich – S01E01

Épisode 1 – Pilot – 16/20
C’est tout à fait ce que j’en attendais, et j’en suis content, mais ce n’est vraiment pas fameux comme rentrée. C’est une série d’été, diffusée fin septembre, et puis c’est tout. Merci Covid d’avoir décalé ce soap qui n’aura probablement pas de saison 2 (ou qui en aura une grâce à lui ?). C’est chouette, ça va me passer le temps.

> Saison 1


Spoilers

And that’s why we don’t walk away for a million dollars

La série donne le ton dès le début et il est clair qu’il ne faut pas la prendre au sérieux, mais c’est déjà tellement drôle ! On y suit l’héroïne de la série qui sort d’une maison en flammes pour admirer le spectacle, contente d’elle. Ah, ça promet déjà tellement.

Quatre mois plus tôt – forcément, c’est une série qui nous la joue comme ça – nous retrouvons cette même femme en pleine prière, et elle est loin du démon que l’on vient juste d’apercevoir. Elle est dans ce qui ressemble à une loge de télé, son vieux mari lui offre une bague ultra luxueuse, évidemment, et ils ont une fille, Rosie, on ne peut plus cliché.

Sur un plateau de télé, on retrouve un chanteur en plein show même s’il ne sait pas chanter de manière exceptionnelle. Oh purée, j’adore déjà cette série, c’est tellement du grand n’importe quoi, ça va être aussi fun que prévu, je sens. Ce n’est pas à prendre au sérieux tout ça, en tout cas. En effet, il s’agit carrément d’un révérend et d’un chant religieux. Normal.

Il s’agit en fait d’une chaîne de télévision très catholique – et on note que l’héroïne a un joli collier crucifix pour le Bingo Séries, on ne sait jamais. Oh lala, ça part tellement en vrille. Quand elle arrive sur scène, après un signal de sa productrice, Margaret Monreaux, c’est son nom, a de jolies ailes d’ange et oh mon dieu tellement de maquillage qu’avec en plus son lifting… c’est plus lisse que ma propre joue.

Ailleurs, nous suivons la vie de Ginger, une ado loin de cette chaîne de télévision ultra catho, mais dont la mère se torture à regarder tout ça, au beau milieu d’un studio de caméras pour des sites porno. OK. On a des antagonistes, comme ça. Pendant que Ginger tente de convaincre sa mère d’arrêter de regarder tout ça, on ne peut que supposer qu’il s’agit de la fille du mari riche qu’on vient juste de voir à la télé.

Ouais, à la télévision, l’émission continue d’ailleurs. Eric, le fils, pose problème à parler pornographie, mais la mère n’hésite pas à relancer un peu de pub pour Sunny Club, son équivalent d’Amazon. OK. Bon, tout ça est déjà super drôle, mais ça va manquer d’intérêt si on continue trop longtemps comme ça.

Cela tombe bien, ce n’est pas le cas : on nous confirme qu’Eric et sa femme ne sont pas trop dans le cœur de la mère, Margaret, et hop, on enchaîne sur la mort du mari. Oui, il meurt dans un crash d’avion alors qu’il s’apprêtait à profiter de prostituées richement payées. C’est con. Et sans surprise, il a des enfants illégitimes à contacter juste après l’enterrement bien catho comme il fallait : un boxer dans le Queens, un beau-gosse plein de marijuana dans le Colorado et Ginger sont donc convoqués par le notaire, et c’est drôle comme il faut. Ah, un bon soap comme on les aime.

Cinq enfants en tout, donc, y compris la fille de Margaret qui n’était pas sa fille apparemment, vas-y Jérôme, galère à retenir tous les prénoms maintenant. La mère balance ça à Eric et Rose de la pire des manières possibles et ils le prennent relativement bien tout de même, contrairement à la mère qui a mis au moins deux scènes à s’en remettre. Hum. On se fout de nous un peu, mais l’optique prise est celle de l’humour, évidemment.

Margaret insiste particulièrement pour qu’Eric ne révèle ni au révérend, ni à sa femme, la vérité sur les enfants illégitimes. C’est tout de même carrément mal barré, surtout quand on voit les enfants… Ginger, quoi. C’est ma future préférée, c’est sûr. On la voit arriver à l’hôtel où elle est convoquée et partager son ascenseur avec Antonio et Jason. Ginger comprend vite ce qu’il se passe et se présente à ses frères, mais aussi son neveu, parce qu’Antonio est papa. Et parce qu’ils s’appellent Antonio et Jason, aussi, j’ai un peu oublié de le dire.

Margaret les accueille, en présence de Rosie et Eric, avec toute l’hypocrisie de riche dont elle est capable. Parfait. Ginger en profite pour bien s’amuser de la réaction d’Eric qui a découvert que sa sœur biologique était à la tête d’un studio de vidéos porno (ou juste érotique ?). Merveilleux. Ginger a aussi une sœur, d’ailleurs, Rachel, qui fait partie des actrices de ce studio. Pfiou.

Rosie, elle, se retrouve à être dragué par un de ses non-frères. Ah, c’est parfait, ça manquait d’un peu de romance tout ça. Vous savez de quoi ça manque aussi ? D’argent ! Un million de dollars est donc la somme proposée par Margaret aux trois bâtards en échange de leur silence et de leur renoncement aux parts de l’entreprise qu’Eugene, le mari, leur a filé. Ben oui, il est sympa le vieux, il leur propose des parts de l’entreprise sans avoir prévenu avant sa femme.

Ginger refuse évidemment, parce qu’elle sait bien que l’entreprise familiale vaut un peu plus que ça. Margaret comprend le refus, mais insiste sur le silence des trois bâtards (désolé, c’est le terme adéquat). Oh, elle est énervée, c’est évident, mais elle sauve les apparences autant que possible avec un sourire aussi hypocrite qu’imaginable. J’adore ce genre de séries avec des twists comme ça.

Le révérend est évidemment au courant, parce que Becky, la femme d’Eric, est au courant. Purée, et Becky ressemble à Becky du Cœur a ses raisons en plus, je n’ai pas fini de rire avec cette série ! En-dehors de la réunion, Ginger est contactée par un journaliste, quand bien même les journalistes sont interdits dans l’hôtel. Ca ne va pas être un secret bien gardé tout ça. Ginger a bien du mal à convaincre son frère, Antonio, de ne pas récupérer le million qu’on lui offre. Elle n’a pas l’intention de renoncer à son pouvoir nouvellement goûté. Elle a l’habitude d’en avoir, Antonio non. Evidemment.

Jason ? Il n’est pas avec eux pour parler de ce qu’ils pourraient faire. Il est alors révélé que Jason, le beau gosse drogué, ment : il n’est pas le fils d’Eugene, mais il connaît apparemment son fils… à l’hôpital, probablement dans le coma. D’accord, il a donc pris la place et l’identité de son frère ? Mais c’est merveilleux, ça ! Il s’arrange pour récupérer son ADN et le filer ensuite aux Monreaux, parce qu’il est évident que Margaret a eu la bonne idée d’essayer de récupérer leur ADN en leur servant un gâteau. On ne sait jamais, ahah.

En parallèle, pour faire taire des rumeurs qui pourraient naître, Margaret reprend son travail à l’antenne, mais on sent qu’elle galère à le faire… Tu m’étonnes. Elle en parle à son audience, parce que cela fait un mois qu’elle est en deuil. Soi-disant. Elle a l’habitude de sauver les apparences et ça se voit, mais c’est aussi plutôt drôle et, soyons honnêtes, Kim Cattrall est une actrice qui est toujours drôle à regarder.

Il y a de l’argent en jeu, et on va finir par le savoir. Je ne suis pas sûr que la série possède assez d’argent pour suivre le train de vie des Monreaux sur du long terme : Margaret consulte en effet son notaire (et meilleur ami ?) à dos de cheval, parce que pourquoi pas. Elle organise ensuite un gala où elle est bien embêtée de voir débarquer… Ginger.

C’est un gala entre femmes, alors forcément, elle s’impose dans la famille, et ça plaît énormément à Rosie. Cela me plaît bien moi aussi, mais son look extravagant énerve Margaret qui se venge bien rapidement en l’invitant à parler devant des enfants pour dire ce qu’elle fait comme travail, puisqu’elle en est si fière. Bim. Bien sûr, Ginger est confrontée à sa vie et c’est galère pour elle d’en parler à des adolescentes.

C’est tout de même un pari risqué pour Margaret, mais j’aime bien ce côté un peu bitchy et cette relation qui s’instaure entre elles. Qu’elle ose dire à Ginger qu’elle n’est que dix minutes de plaisir dans la vie d’Eugene, c’est en revanche une mauvaise idée, parce que je sens bien que ce n’est pas le cas. Margaret s’apprête à regretter bien des choses, je sens. En effet, son fils lui reproche ensuite de ne pas tenir compte du testament d’Eugene et de ne pas le laisser prendre le relai en tant que PDG de leur entreprise, comme son père le voulait.

Il n’est pas au bout de ses peines – et sa femme non plus – parce que bien sûr, Margaret a pris la décision d’être elle-même le PDG de la société. Et tant pis si ça termine pour Margaret en une baffe à son fils – normal. La baffe a lieu au début d’un week-end se déroulant dans la maison de chasse familiale où les trois bâtards sont également invités.

La réplique de Ginger, « So she can shoot us », m’a bien fait rire, de même que le drogué qui considère qu’il ne vaut pas plus que deux millions de dollars. C’est naze, c’est du soap tout ce qu’il y a de plus classique, mais c’est drôle. Quant à l’arrivée des trois dans la maison, c’est marrant aussi, avec Antonio qui débarque avec son fils, Ginger qui se méfie de la gentillesse apparente et fausse de Margaret et Jason à il ne faut pas longtemps pour qu’il ose embrasser Rosie, évidemment.

Perturbée, celle-ci se barre, mais ça fait la base d’une future intrigue bien fun. On enchaîne sur un repas de famille tendu où Margaret propose non plus un million, non plus deux millions, mais bien 1% des parts de la société familiale dont elle est PDG.

Bien sûr, Ginger préfère réclamer 5%, faut pas lui faire à elle. Bitch. Elle n’hésite pas à montrer au passage qu’elle a bien appris sa leçon et les textes Bibliques, sortant toutes les occurrences l’intéressant du chiffre 5 dans la Bible. Elle a même fait le calcul pour venir en aide à Rose, en lui montrant que sa nouvelle fortune pourrait lui permettre de monter sa propre ligne de vêtements, comme elle le souhaite.

Ginger marque un grand coup et scelle définitivement une amitié avec Rose, là. Elle est ensuite contactée par le notaire qui décide de lui laisser une lettre écrite par Eugene, parce que oui, Eugene savait qu’il avait des enfants illégitimes et suivait toute leur vie, de loin. Evidemment. Il lui a écrit, avant de mourir, qu’il l’a toujours aimé et qu’il est fier de qui elle est. Mouais. Ce pourrait tout aussi bien être une manipulation de Margaret, ça. On verra bien.

Après tout ça, on repart sur Sunshine Network où on découvre qu’Eric a une bien meilleure voix que le révérend. S’il chante bien, on a le problème tout de même qu’il est prêt à dévoiler toute la vérité pendant son segment dans l’émission de sa mère, au calme comme on dit. Le révérend est dans le coup, évidemment, et même si Margaret essaie de tout interrompre, c’est en vain, parce que le révérend est en fait un ennemi plus ou moins déclaré de Margaret.

Eric décide toutefois de s’en aller sans dire la vérité, voyant le mal qu’il pourrait faire à sa mère. C’est meugnon. De son côté, Ginger s’habitue beaucoup trop à sa vie de palace, au point de négliger sa famille. Elle confie donc à sa sœur qu’elle commence à aimer sa nouvelle famille, grâce à la lettre de son père.

Ginger comprend exactement à ce moment-là qu’elle est en train d’être manipulée par Margaret. C’était tellement évident, pourtant ! Elle s’en rend compte parce qu’Eugene était gaucher et que la lettre est écrite par un droitier. Ah bon ? Je ne sais pas comment on fait pour savoir ça, mais elle le sait. Enervée, Ginger recontacte Luke, le journaliste. Evidemment. Antonio essaie de la stopper, en vain, et finit par attendrir Margaret avec son fils… et lui révéler que Ginger a décidé de parler à la presse. Il fait bien de faire ça, parce que Margaret peut ainsi saboter la conférence de presse de Ginger en montant sur scène avant elle.

Elle révèle elle-même que son mari a fait trois enfants hors mariage, et qu’elle le pardonne, comme Dieu pardonne, comme le révérend pardonne. Ben voyons. C’est fun comme il faut, ce rebondissement. Jason s’enfuit évidemment quand son nom est donné, puisque ce n’est pas le sien, alors qu’Antonio est plutôt content, lui.

Ginger n’a d’autres choix que de se reconnaître en échec pour l’instant… mais bon, ça va, sa mère et sa sœur débarquent à ce moment bien choisi. Ginger finit dans les bras de sa mère et ça promet de très bons affrontements. Je m’attendais à un meilleur cliffhanger, cela dit, et je l’ai eu. Contrairement à bien des séries, il n’y a finalement pas de mort dans ce premier épisode. Eugene est encore en vie, en Louisiane. J’adore, tout simplement.

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