This is us – S05E02

Épisode 2 – Forty Part.2 – 20/20
Il fallait effectivement laisser un peu plus de temps aux scénaristes pour nous dégager le canal lacrymal. Cet épisode commence de manière habituelle pour la série, mais plus il avance, plus la qualité augmente. Les scènes magistralement écrites s’enchaînent les unes après les autres, les personnages et les intrigues reprennent leurs droits sur l’actualité et la série en a encore dans le ventre, même si c’est parfois un brin too much.

> Saison 5


Spoilers

The world is on fire. This is enough. Fix it.

La saison nous recycle l’accouchement de Rebecca dès le début de l’épisode, mais ça fait si longtemps que la saison 1 nous a montré ces scènes qu’on a presque l’impression que c’est inédit. William, lui, observe son bébé depuis la vitre de la maternité et se remémore l’accouchement de sa défunte copine, Laurel. Plus encore que l’accouchement, il se souvient de ses douleurs après l’accouchement. C’est lors de celles-ci qu’elle a demandé à William de lui fournir de la drogue pour aller mieux… et pour s’occuper du bébé. Quelle horreur.

William se rend donc dans la chapelle de l’hôpital où il pleure en se remémorant tout seul et en comprenant qu’il ne peut pas s’occuper seul d’un bébé. En larmes, il entend à peine Jack arriver. Celui-ci aussi est paumé dans tout ce qui lui arrive, avec une infirmière lui conseillant de prier pour sa femme et ses enfants. La série nous fait alors une petite mise en abime de flashbacks, avec Jack se souvenant de son père en train de prier.

La prière de Jack est elle-même un peu trop longue à mon goût dans cet épisode, mais elle mène à une super scène où Jack appelle son père et où ça se passe bien entre eux. Puis, à tout le reste que l’on a déjà vu et connu menant à l’adoption de Randall…

Dans le présent, Kevin et Madison rentrent à la cabane pour découvrir la disparition de Rebecca. Kevin n’a même pas le temps de sortir à la recherche de sa mère que Miguel leur apprend que les flics l’ont retrouvée. Madison minimise autant que possible ce qui lui est arrivé, et Kate s’occupe de remplir les documents de la police, comme on l’a déjà vu l’an dernier. Rien de nouveau, donc ?

Non, rien de nouveau, mais tout de même : Kevin balance que Madison est sa fiancée, et Kate, malgré tout ce qui lui arrive, note bien sûr ce détail, autant que nous l’an dernier. C’est bien amené par la série, ma foi. Une fois la police partie, Kate interroge donc Kevin sur le mot « fiancée » mais n’a pas de réponse pour autant. Il faut dire, elle n’a même pas le temps de prévenir Kevin qu’elle a appelé Randall que le voilà qui débarque à la porte. Bon anniversaire. Le silence est pesant et se passe de bonjour, mais ça fait plaisir malgré tout de retrouver les triplés.

Oh, la scène se contente des banalités et du « small talk » de 2020 : il n’est pas question de météo, mais des câlins qu’on ne peut plus se faire (ça doit être terrible pour les américains ; déjà que nous, il y a des français qui ne supportent pas un monde sans bise !) et des vingt jours de quarantaine avant de venir en vacances… Randall est toutefois stoppé en chemin vers la chambre de sa mère endormie par Kevin, qui essaie de se justifier malgré tout d’avoir perdu sa mère en cours de route. Kate, elle, s’excuse de l’avoir paniqué pour rien… avant de faire chier Kevin pour qu’il parle à Randall et qu’il arrange la situation, parce que c’en est trop. Supporter le monde extérieur, c’est une chose, mais supporter la dispute entre ses frères, c’est trop.

Rebecca se réveille de sa sieste pour finalement voir Randall à son chevet. Elle comprend aussitôt qu’il est au courant de ce qu’il vient de se passer et les distances entre eux sont compliquées à maintenir. Bien que sains, ils veulent faire attention… C’est l’avantage des séries, elles vont nous montrer la distanciation parfaite à tenir entre nous et entre proches, puisque les acteurs ne sont pas si proches que leurs personnages. Forcément.

Rebecca demande si Beth est là, puis raconte donc à son fils ce qui lui est arrivé, avant de se demander si l’essai clinique aurait pu l’aider et si… Beth est là. Outch. C’était cool de voir Randall s’excuser d’avoir insisté pour l’essai clinique, mais ça fait mal de voir Rebecca dans cet état.

Toby débarque avec un gâteau, et j’ai adoré sa petite référence à Twitter et les faux objets en gâteaux. Il tombe sur Miguel qui n’est pas trop d’humeur à rire malheureusement : il croyait vraiment en une rémission de Rebecca, mais là, elle vient de chuter beaucoup plus bas que ce qu’elle était avant. Pour lui remonter le moral, il lui parle de One Day at a Time (pfiou, il faut vraiment que je rattrape cette série !), de ses antidépresseurs et d’un futur heureux.

C’est marrant comme la crise en cours donne aux scénaristes une liberté encore plus grande qu’avant de citer toute l’actualité du moment. Il y a toujours eu des références dans la série, mais je trouve que ce double épisode en est blindé… Ou alors, c’est juste qu’après deux mois à la maison, on a tous eu la même année sur Twitter et les mêmes références ? En tout cas, il y a plein de répliques de cet épisode qui n’auront aucun sens aux gens la découvrant dans dix ans pour la première fois.

Bref, l’épisode avance bien, et le médecin de Rebecca appelle Miguel juste à temps : Randall vient juste de remarquer, en effet, que sa mère a pris un autre médicament qui est celui qui a causé l’épisode problématique pour Rebecca. L’affaire est vite pliée, on nous a fait croire à une dégradation bien plus importante que ce qu’elle n’était de son état de son santé et Randall… annonce à tout le monde qu’il va juste rentrer auprès de Beth et des filles désormais.

Outch. La séparation, le jour de l’anniversaire, est violente, mais il veut logiquement retrouver sa femme après une telle journée. Oh lala, j’adore Randall… et j’adore la scène qui suit, avec une écriture absolument bluffante de la scène entre Kate et Randall. Ainsi, Kate essaie de faire comprendre à son frère qu’elle ne veut pas prendre de camp dans la dispute en cours, mais qu’elle s’inquiète tout de même pour lui, puisqu’elle n’a pas eu de réponse à ses SMS depuis un moment.

Oh, on a eu une graine plantée dans l’épisode précédent, mais là elle a germé : Kate s’excuse pour l’état dans lequel le monde est, et Randall lui fait remarquer que pas une fois en quarante années, elle n’a pris le temps d’aborder avec lui le racisme et les personnes de couleur tuées à la télévision. Voilà qui est fait. La scène est belle, et elle mérite d’être vue, pas résumée. Elle se termine sur deux personnages qui s’aiment, mais aussi sur Kate comprenant que Randall n’a pas à la réconforter, loin de là, et que se sentir mal est une chose parfaitement normalement, parce que ouais, le monde déconne depuis toujours et elle ne l’a jamais vu. Et joyeux anniversaire.

Kate rentre… et Kevin sort aussi, parce que c’est bizarre de savoir que son frère se barre le jour de son anniversaire. Il le rattrape donc pour lui apprendre qu’il va être le père d’un petit garçon, mais aussi d’une petite fille, ce qui le fait logiquement flipper. La scène est belle : sans s’excuser l’un et l’autre, Randall et Kevin réussissent à se parler et se souhaiter un joyeux anniversaire, et c’est déjà pas mal après une telle dispute.

Malgré tout, quand Randall reprend la route, il appelle sa psy et lui fait remarquer qu’elle avait raison : il a pris contact avec une psy femme et blanche, et ce n’était pas la meilleure des idées pour lui. Il choisit de trouver un nouveau psy, noir, cette fois, et la psy le comprend. Belle scène. La fin d’épisode est pleine de belles scènes de toute manière, puisqu’on enchaîne sur Rebecca qui a peur d’oublier les petits détails heureux de sa vie et Miguel qui lui explique qu’il n’est pas pressé.

Il l’informe que dans six à dix ans, ils auront un arbre capable de donner des fruits. Avec un peu de chance, elle sera encore là aussi. De son côté, Kate est sortie de sa dépression sur ce que lui a dit Randall par Toby lui annonçant que… ouep, ils vont avoir un nouvel enfant ! Vous voyez, encore une belle scène ! C’est un joli cadeau d’anniversaire pour Kate, alors que de son côté Randall est juste triste de tout ce qu’il traverse. Quelle année…

Quelle vie aussi, pour Randall : Beth a bien raison de lui dire qu’il est né de multiples tragédies – la série se faisant aussi le plaisir de nous montrer la rencontre entre William et Laurel – mais que désormais, il y a bien du bonheur devant lui. Et si rien n’est pour toujours – à part Beth et lui évidemment – il suffit de continuer à se battre. Beth, je t’aime. La fin est hyper joyeuse, hyper parfaite et la conclusion de Randall, qui espère une année sans surprise, parfaite.

Ce n’est malheureusement pas ce qui l’attend, c’est évident, il n’y aurait pas de série autrement. La fin de ce double épisode revient donc une nouvelle fois sur la mort de Laurel, avec William s’enfuyant avec son bébé pour ne pas faire face aux services sociaux. Il le fait et n’apprend donc pas que… Laurel respirait encore. La toute fin d’épisode nous révèle donc qu’elle s’est réveillée et qu’elle n’est pas morte. PARDON ?

Non, mais non. En quarante ans, elle n’a jamais retrouvé la trace de son bébé ? Ni de William ? Si elle l’a fait, pourquoi William n’en a-t-il pas parlé à Randall ? Et la blague de Kate dans le premier épisode sur le fait qu’adopter un enfant aussi vite que ses parents l’ont fait serait aujourd’hui un véritable kidnapping est-elle vraiment si drôle désormais ? AAAAAAAAAAH.

> Saison 5

6 commentaires sur « This is us – S05E02 »

  1. Alors, là j’avoue que la fin, je ne l’avais absolument pas vue venir ! Pas une seule fois depuis le début de la série, j’ai pu penser que la mère de Randall pouvait être vivante ! Du coup ça remet plein de trucs en cause car il me semble que William a continué à vivre dans son appartement longtemps non ? Donc il a dû savoir que Laurel (c’est donc bien Laurel) était encore en vie. Pour le reste, je suis ravie que Randall et Kevin se soient un peu reparlés, j’ai trouvé Randall un peu dur avec Kate mais n’ayant pas vraiment tort non plus et j’ai adoré la référence à One Day at a Time. Et maintenant que la série a repris, j’ai vraiment hâte de voir la suite !

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    1. Comme toi, ça ne m’a pas traversé l’esprit qu’elle puisse être en vie et je ne comprends pas non plus, précisément à cause de cette histoire d’appartement. Si elle est en vie, elle sait forcément qu’elle a un enfant. Même en cas d’amnésie ou quoi, elle venait juste d’accoucher, le corps le sait franchement. Et effectivement, William est resté longtemps dans l’appartement, donc je ne comprends pas trop où ils vont avec cette intrigue. Hâte de voir !

      Oui, Randall/Kate, c’est dur… mais je pense vraiment que c’est la proportion qu’a pris ce Black Lives Matter. On ne se rend pas compte depuis nos pays, je crois… et pourtant, y a du boulot aussi en France sur la question !

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