9-1-1 Lone Star – S01E05

Épisode 5 – Studs – 15/20
L’avantage de ce genre de série, c’est que ça se bingewatche tout seul et qu’à force de bingewatcher, on finit par s’attacher aussi aux personnages. Par contre, c’est décevant de voir qu’ils sont inégalement traités selon les épisodes désormais… mais comme pour la série-mère finalement. En tout cas, ça y est : l’épisode propose des interventions plus routinières, ce qui ne m’empêche pas d’accrocher. C’est une bonne chose, et c’est tant mieux.

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Spoilers

That you’re straight? Yeah. I don’t judge.

Tellement prévisible ce début d’épisode où une intervention de pompiers s’avère finalement être un club de strip-tease… dans lequel deux femmes en viennent rapidement aux mains parce que l’une empêche l’autre de voir le spectacle. C’était marrant, mais ça tourne mal et ça se termine avec de vraies blessées, forcément.

J’arrive quand même à avoir de la peine pour celle se prenant un diadème dans la tronche, et encore plus pour la future mariée qui se fait couper les cheveux à trois jours du mariage. C’est triste, ça. Du côté des bonnes choses, il y a un pompier transexuel qui tape dans l’œil d’une femme qui… s’est pris des paillettes dans l’œil.

Josie, la femme en question, m’aide à savoir que ce pompier s’appelle donc Paul, et je suis ravi d’enfin découvrir son prénom. La scène de drague entre eux est géniale, mais il va falloir aborder à un moment ou un autre la question de la transexualité, et très franchement, je ne sais pas quoi attendre de cette intrigue. On verra bien.

Sans trop de surprise, Paul hésite à lui demander un rencard, préférant lui envoyer des SMS, sans plus. Les collègues de Paul font apparemment exprès de ne pas voir le problème face auquel il est confronté, mais c’est sûrement parce que la série souhaite être plus subtile, pour une fois. C’est rare qu’elle le soit, mais là qu’elle l’est, je lui reproche de l’être ? C’est qu’à trop l’être, ça devient lourd ; mais j’ai aimé la conclusion de TK qui est que Paul devrait juste inviter Josie et voir si ça fonctionne avec elle ou non. Et s’il lui fait confiance, il pourra lui en parler. La règle de trois, par contre ? Humph.

En tout cas, le rencard entre Josie et Paul se passe à merveille, ce qui n’est pourtant jamais tout à fait gagné quand le rencard en question se fait sur une piste de bowling. C’est très frustrant, parce que j’aime beaucoup l’écriture des deux personnages et leur alchimie, mais peu à peu, de mauvais indices semblent être mis sur le chemin de ce couple ; notamment lorsque Josie se dit garçon manqué, suivi d’un « on n’y peut rien ».

Le tout se termine sur un premier baiser… et sur Paul expliquant à Josie qu’il y a quelque chose dont ils n’ont pas encore parlé. Le lendemain, TK cherche à savoir comment s’est passé le rencard, et il est interrompu par Josie qui décide de venir s’excuser pour sa réaction. On ne la connaîtra pas, sa réaction exacte, mais même si Paul est l’homme de ses rêves, elle en restera là avec lui, n’osant pas trop aller plus loin, ne sachant pas si elle pourra passer outre l’information qu’il vient de lui révéler. C’est si triste. Et TK ne peut pas être d’un grand secours pour Paul sur ce coup-là.

Maintenant que TK est au courant de la maladie de son père, il l’emmène à sa chimiothérapie et ça permet une bonne chose, au moins. En effet, on y apprend qu’Owen n’aime pas tellement Wayne Gettinger, le vieil homme qui lui fait toujours des leçons de morale. Voilà donc on nous en sommes : Owen et moi, nous pensons la même chose de ce Wayne, qui a au moins le bon goût de ne pas être homophobe quand TK lui fait son coming-out de la manière la plus banale qui soit. Ah, les séries, tout peut y être simple, quand on veut.

Tout ? Pas vraiment. Wayne inquiète Owen a parlé de troubles érectiles causés par la chimio. Je trouve ça intéressant d’aborder cette question dans une série, parce que de nombreux personnages passent par une chimio sans qu’on n’en sache rien d’autres que la perte des cheveux. Par contre, pour Owen, c’est le début d’un moment difficile où, effectivement, il se rend compte que sa libido n’est plus très efficace.

Il s’en rend compte au pire moment, c’est-à-dire au lit. Et non, ce n’est pas avec Michele, laissée de côté pendant un bon quart d’heure de l’épisode. Voyez-vous, Owen rencontre une prof de psychologie, menant des recherches sur la sexualité humaine. Je l’adore directement cette femme : elle a une très grande répartie, un bon look et une superbe vibe, franchement.

Michele ? Elle finit par avoir une intervention loin de l’intrigue Iris dans cet épisode, et l’épisode m’a pris par surprise avec une intervention de Carlos ! Oui, la série explore désormais les interventions policières, mais c’est pour nous faire de drôles de surprises. En effet, c’est une manifestation d’incel qui tourne mal, avec un homme qui s’évanouit.

Michele et son équipe l’emmène en ambulance, et ça tourne mal, parce que le type se met à dégager des gaz toxiques, provoqués par l’oxygène qu’elle lui donne. Yep, les réactions chimiques sont dues à des médicaments, mais le but de tout ça, c’est de faire avancer l’intrigue d’Iris évidemment. Michele finit à l’hôpital, car on a un accident d’ambulance à cause des gaz toxiques… et elle y arrive avec une  énorme culpabilité car elle pense qu’elle commence à faire trop d’erreurs dans sa vie pro, comme dans sa vie perso.

Elle peut ainsi confier à Carlos qu’elle a trouvé une photo de sa sœur et d’un pick-up bleu, mais elle ne connaît personne sur la photo… Carlos va s’en occuper, et c’est une bonne chose, mais à force, je veux bien le voir avec TK aussi, j’avoue. Les scénaristes en ont fait beaucoup sur les premiers épisodes, et on n’a plus rien désormais, c’est frustrant !

Ah, en parlant de frustration, Grace reçoit la visite d’une des veuves de la caserne. Je trouve ça bien que ce personnage revienne après le pilote, et j’aime le fait que Grace finisse par se confier à elle sur ses problèmes intimes avec son mari. Oui, Judd ne la touche plus depuis des mois. Avec la complicité qu’ils ont depuis le début de la série, c’est franchement étonnant, mais admettons. Ça mène à une scène intéressante où elle tente de le séduire à tout prix, et où ça ne fonctionne pas. C’est compliqué comme problème, ça. Il a son choc post-traumatique, elle a sa libido, ça ressemble à une impasse malgré les sentiments.

Finalement, il lui prépare un dîner romantique et une belle déclaration d’amour, et tout est réglé. C’est un problème sexuel de réglé, L’autre truc qui se règle, c’est ma frustration de ne pas voir plus Carlos et TK ensemble… Ils décident d’emmener Paul en boîte, une boîte ouverte d’esprit où l’épisode peut se terminer sous de bons auspices.

Ce sont les mêmes bons auspices qui accompagnent Owen dans cet épisode : il se rend chez le médecin pour savoir s’il n’y a pas moyen de régler ses problèmes érectiles, mais ce sont finalement les sushis avec sa nouvelle amie qui lui feront le meilleur effet. Ou alors, comme pour Judd, c’est le fait d’avoir eu une intervention avec des bidons de sperme de taureaux s’envolant dans tous les sens qui fait ça. Allez savoir ! Non, je ne vais pas développer plus l’intervention, elle ne servait pas à grand-chose.

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9-1-1 Lone Star – S01E04

Épisode 4 – Act of God – 17/20
La série ne fait pas dans la subtilité du côté des développements de personnages et est souvent lourde, mais les catastrophes mises en scènes le sont avec beaucoup de brio. Le budget est là, les idées aussi. Et ça donne du grand spectacle à regarder, donc je dois dire que je ne boude pas mon plaisir devant cet épisode, qui est leur meilleur pour l’instant.

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Spoilers

I don’t think I’m there anymore.

Ils ne font pas les choses à moitié au début de cet épisode, avec une tornade qui s’abat sur une maison où un père célibataire fait ce qu’il peut pour s’occuper de ses enfants. Il a une gamine insupportable qui le force à retourner dans le salon pour retrouver le chat, et j’espère qu’elle le regrettera toute sa vie cette gosse mal élevée, parce que son père s’éclate la tronche contre la table du salon, juste pour elle. C’est malin. L’épisode propose de bons effets spéciaux, nous met à fond dans sa tornade…

Et repart douze heures en arrière. Pff. Je n’aime pas cette structure d’épisode, surtout que l’épisode précédent se terminait sur cette tornade, donc techniquement, on avait vu ce qu’il se passait dans la journée de nos pompiers en théorie. Bon, finalement, non… Et je m’en serais passé. Genre, on reprend sur la chimio d’Owen et… Je ne sais pas, je n’accroche pas à cette intrigue.

Pourtant, j’aime bien Rob Lowe et je continue de penser qu’il est un excellent acteur. Il gère très bien les scènes de faiblesses liées à la chimio – dans l’épisode précédent, une difficulté à porter ses altères ; ici des tremblements et des nausées – mais les scènes où il y est… ce n’est pas ça. Il obtient une nouvelle leçon de morale du vieil homme en chimio avec lui et il est traité en héros ; ce qu’il est après le 11 septembre. Mouais quand même.

On est censé être douze heures avant la tornade, mais on enchaîne aussi avec une scène où Judd préfère jouer aux jeux vidéos que suivre sa femme à l’Eglise. C’est vrai qu’elle citait des textes religieux dans l’épisode précédent et qu’elle s’appelle Grace, c’est a little on the nose, mais je ne m’attendais pas à une telle scène où elle prêche carrément pour que son mari revienne avec elle à l’Eglise.

Toujours dans la nuit de la tornade – alors à quoi bon remonter douze heures plus tôt si c’est pour passer tout notre temps d’épisode durant la soirée ?, Michele explique à sa mère, qui refait sa vie, qu’elle a une nouvelle piste. Sa mère n’a pas trop envie d’y croire ou de faire semblant, s’inquiétant plus de voir sa fille coincée comme ça. N’appréciant pas la leçon de morale de sa mère, Michèle décide donc de repartir au travail, voyant bien qu’une tempête se prépare.

À la caserne, tout le monde se prépare à la tempête à venir avec un bon repas préparé ensemble, mais Michele et Owen se croisent avec chacun leur secret à porter. La scène est plutôt intéressante, sans que ça n’apporte une évolution pour autant. Les évolutions des personnages ne sont pas trop l’intérêt de cet épisode – à part peut-être Judd et la foi, ce qui est facilité aussi par la présence de Marjan et de plusieurs tornades s’apprêtant à les frapper.

Il y a quelques moments intéressants à la caserne, bien sûr, notamment ce moment où Judd couvre une des nausées d’Owan ou celui où le bleu manque de mourir en s’envolant, mais le plus intéressant, c’est encore quand on voit les tornades au loin. Il y en a au moins trois d’après le centre d’appel, et il y a vraiment de quoi faire pour nos pompiers qui se sont d’abord confinés. Quant aux gens du centre d’appel, ils sont en panique face à ce qu’il se passe, mais reste zen. Et ils ne s’inquiètent pas pour les proches, aussi.

Grace a enfin une scène marrante comme ont pu avoir Abby et Maddie dans la série-mère, scène durant laquelle elle aide une petite-amie à libérer son copain d’un coffre-fort parental dans lequel il s’est enfermé. La scène était pleine d’humour, avec un code ridicule à mes yeux car sportif, mais bon, le fils finit par survivre et les pompiers ne sont pas vraiment dérangés. Quant au centre d’appel, j’aime vraiment bien ce que ça donne.

Du côté des interventions des pompiers, il y a franchement de très bonnes choses. La femme de l’épisode précédent finit coincée dans sa voiture, entre deux murs… et genre au trois ou quatrième étage. La scène est impressionnante, comme toujours, avec du budget dans les effets spéciaux. Marjan se colle au sauvetage, dans l’espoir d’être filmée et… C’est contraire à ce que j’imaginais du personnage. Jusque-là, elle aimait le buzz, OK, mais c’était toujours dans le but de sauver des vies. Là… c’est plutôt le besoin de gloire qui la prend, et je trouve ça bizarre.

Bon, je vois ce qu’ils en font, avec une dernière intervention où elle demande aux journalistes d’arrêter de filmer, mais je n’ai pas aimé. La femme est sauvée de justesse, tout est bien qui finit bien de ce côté-là ; et la foi n’est pas remise en cause pour Marjan.

Du côté de la tornade de ce début d’épisode, en revanche, les choses dérapent bien plus. Après de forts moments de suspense, Owen parvient à sauver les enfants de la maison qui s’est écroulée – et plutôt deux fois qu’une – mais pas Michele ne sauve pas la vie du père des enfants, qui n’a rien dit de ses blessures, préférant s’assurer qu’il pouvait sauver ses enfants. C’est triste, parce que s’il avait parlé, il aurait survécu… mais la douleur physique est sûrement moindre dans ces cas-là, quoi. C’est donc là que Marjan prend la décision d’empêcher les caméras de filmer le deuil des enfants, alors que le bleu est celui qui termine finalement aux infos, même s’il n’a fait que distribuer des bouteilles d’eau.

Bon. Les enfants survivent, mais pas le père, et la leçon à en tirer n’est pas des plus subtiles : Owen s’est imposé face à TK pour aller fouiller la maison, parce qu’il a peur pour la vie de son fils… Seulement, la leçon à retenir, c’est que, ben, Owen ferait mieux de dire toute la vérité à son fils. Judd essaie de le convaincre de le faire, mais le capitaine n’en trouve pas le courage. C’est un peu triste, surtout que TK, lui, trouve les pilules de son père dans son bureau.

Comme son père n’arrête pas de tousser et qu’il pend des médicaments de patients en chimio, TK ne met pas longtemps à comprendre ce qu’a son père. Il est encore forcé de le confronter, se vexe d’être vu comme une petite chose par son père… mais tout ne tourne pas toujours autour de TK, et la vraie petite chose, c’est Owen qui n’osait rien dire à son fis. Allez, admettons. C’était lourd, un peu.

C’était un peu lourd aussi que l’épisode se termine à l’Eglise – la maison de crétin selon Judd – mais en même temps, son couple avec Grace est plutôt cool. Et puis, il a vu des miracles, alors il peut être celui de Grace. Il l’aide aussi à remettre en ordre l’Eglise.

Enfin, alors que Michele félicite son équipe – dont on ne sait pas grand-chose, c’est à croire que les scénaristes viennent de prendre conscience qu’il néglige deux personnages – sa mère l’appelle aussi en urgence, pour lui montrer… le cabanon dans le jardin. Il est encore debout et ça prouve sa force. La série ne fait pas dans la subtilité. Par contre, à l’intérieur du cabanon, il y a les affaires d’Iris, qu’elles peuvent fouiller en sympathisant autour d’une conversation sur le yoga. Quant aux affaires, elles y trouvent notamment… une photo d’Iris, assise sur un pick-up bleu. Ah.

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9-1-1 Lone Star – S01E03

Épisode 3 – Texas Proud – 14/20
C’est un épisode moins prenant que la série propose, même si c’est intéressant de voir d’autres personnages être développés peu à peu. À ce stade, je sais que je vais accrocher à la série pour la continuer de toute manière, et la fin d’épisode aide bien. J’aime principalement le fait que la saison possède un fil rouge, ce que la série-mère n’a jamais vraiment eu et qu’il me manque parfois chez elle. En revanche, côté personnages, il y a des caricatures qui ont vraiment besoin d’être affinées.

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Spoilers

I’m a cop, I’m used to crazy.

Heureusement que Judd est là pour expliquer aux pompiers comment procéder sur les urgences propres au Texas. C’est clairement le fil rouge de l’épisode, et ça permet de justifier l’utilisation du filtre d’en faire des caisses comme ça sur le Texas. Par contre, ça ne me donne pas envie d’y aller. La première intervention voit donc les pompiers devoir intervenir pour sortir un ado coincé dans un silo à maïs agissant comme du sable mouvant sur lui.

Ma foi, je ne connaissais pas du tout ce principe, c’est assez délirant, mais apparemment, il y a vraiment des gens pour en mourir. Les pauvres. L’épisode nous montre comment faire pour sauver l’adolescent sans ruiner la récolte, mais histoire d’ajouter du stress, on manque d’y perdre TK, qui plonge dans le maïs dans l’espoir de sauver Marjan, tombée dedans suite à un câble lâchant sous la pression. Marjan, c’est donc son nom. Il faut que je retienne.

La pauvre survit, mais elle perd son hijab dans le grand plongeon du maïs… et elle est filmée au passage, ce qui la dérange énormément, évidemment. Ce n’est pas le seul problème de cet épisode, par contre. TK refuse d’écouter un ordre de Judd dans le silo, ce qui provoque quelques remous, créé des dangers et finit en dispute quasiment avec les poings une fois de retour à la caserne. Ce n’était pas exceptionnel, franchement. Et pour passer ses nerfs, TK décide… d’aller provoquer un combat dans un bar.

L’avantage, c’est qu’au moins, il tombe sur Carlos au poste. Celui-ci apprend donc son véritable nom, puis lui donne des conseils – comprenant bien qu’il a fait ça intentionnellement. Ne sont-ils pas choux ces deux-là ? TK reconnaît ses failles face à Carlos, lui apprenant qu’il est un ancien addict et qu’il traverse une rupture difficile… Eh bah, ça avance vite entre eux, finalement, pour des personnages qui ne cherchaient pas à se mettre en couple.

Heureusement qu’il n’y a que dix épisodes dans la saison, sinon, ils finiraient mariés, avec des enfants et divorcés avant la fin de cette première saison. Bon, j’exagère un peu et ce n’est pas le but de la critique. Revenons-en à Carlos, donc, qui continue d’enquêter sur la disparition d’Iris sur son temps libre et d’aider Michèle à trouver des pistes. C’est intéressant comme duo, même si je ne comprends pas trop leur amitié.

Et au moment où je mets ça dans mes notes, que se passe-t-il ? Carlos se plaint justement de l’absence d’amitié de la part de Michele. Elle lui conseille finalement de ravaler sa fierté vis-à-vis de TK, puisque c’est le conseil qu’il lui donne. Elle ravale donc sa fierté en allant parler à l’ex de sa sœur pour s’excuser et tenter d’avoir des informations supplémentaires… mais tout ce qu’elle gagne, c’est qu’il la reporte à nouveau auprès des autorités, parce qu’elle ne respecte pas l’injonction qui la force à rester à distance de lui, en théorie.

À la caserne, Marjan nous fait un petit cours de respect de base sur le hijab, et sur la raison pour laquelle elle le porte. Elle est triste du buzz qu’elle fait à nouveau sur Instagram, avec pas moins de six mille vues sur Instagram. C’est embêtant, et surtout ce #FireFox qui lui colle à la peau ne convient pas aux habituées de sa mosquée, qui lui reproche son manque de modestie et lui demandent de changer de mosquée. L’angoisse.

Elle s’en confine finalement à un de ses collègues dont je ne connais pas encore le nom, mais ça va venir petit à petit, je vais les retenir. Il le faut. Bref, il lui demande si elle se pense vraiment trop fière – et elle sait qu’elle l’est, mais elle a honte en même temps.

En parallèle, dans le même bar, on trouve Judd qui passe une soirée avec sa femme lui conseillant d’aller s’excuser auprès de TK, qui passe sa soirée à mal le regarder. Il faut savoir ravaler sa fierté, on va finir par le savoir. TK ? Il passe sa soirée dans le bar avec Carlos qui l’a invité pour un rencard et n’obtient qu’une soirée à entendre parler de Judd en boucle.

L’avantage, c’est que Carlos parvient à faire prendre conscience à TK que Judd avait raison de le traiter de fils à papa à qui personne n’ose rien dire, et le lendemain, ces deux-là peuvent se réconcilier, reconnaissant chacun leurs erreurs. Oui, Judd aussi, parce qu’il projette des choses sur TK qui n’y es tpour rien dans le trauma qu’il a vécu quelques mois plus tôt.

Autrement, on retrouve Owen à l’hôpital pour sa chimio. Il y sympathise avec un vieil homme, au stade 4 de son cancer. Cela lui permet de se faire un ami qui peut l’aider à annoncer son cancer à son fils, au moins. Il est plein de bons conseils ce patient sur son lit de mort – enfin, pas encore, il est plutôt en forme pour un stade 4.

Le soir, Owen finit au bar, comme tout le reste de la caserne, et tombe sur Michèle qui lui raconte sa vie à elle. Je ne sais pas, ils viennent à peine de se rencontrer, tous, et ils en sont déjà à des confessions de dingue, ça me paraît si bizarre. Le problème, c’est qu’Owen a bu tellement d’alcool qu’il finit par aller voir Dustin lui-même, pour lui demander d’excuser Michele et de lui parler.

Il finit par vomir sur les pompes de Dustin et… le menacer ? Genre, il le plaque contre un mur et l’agresse ? Euh ? Il ne va pas bien lui ? Je veux bien que ce soit le héros de la série et tout, mais… non, quoi. Bon, il raconte tout à Michele au moins, et il s’en excuse, surtout que c’est une attitude sexiste de merde…

Seulement, voilà, les scénaristes sont de son côté. Ainsi, Dustin débarque à la caserne pour parler d’Iris avec Michele. Par contre, le message ne va pas trop plaire à notre deuxième capitaine de la série : il lui explique qu’elle ne connaissait pas Iris, mais qu’elle l’idéalisait beaucoup trop. En plus, sur la fin, quelque chose en elle avait changé, elle voyait de nouvelles personnes qu’il ne connaissait pas et il ne savait plus grand-chose d’elle. Il a tout raconté aux flics, certes, mais pas à Michelle qui l’accusait de meurtre. Il est assez logique quand il s’y met, lui.

Face à de telles confidences, Michele finit par révéler que sa sœur a tenté de l’appeler la nuit de sa disparition. Plusieurs fois. Ah. La scène finit sur un câlin peu probable, car trop rapide, mais tant mieux.

La deuxième intervention de l’épisode n’est pas exceptionnelle, avec un concours de bouffe (au secours, devait-on y passer tant de temps franchement ?) qui tourne mal puisque la gagnante boit beaucoup trop et finit par uriner sur l’ensemble du mur de la fierté sur lequel elle voulait être affichée.

La troisième intervention est plus intéressante, avec une influenceuse yoga assez fière d’elle pour tenter une position qu’elle appelle l’opossum et qui consiste à tenter de se suspendre à son balcon depuis le sixième étage. Pas étonnant qu’elle s’écrase sur la voiture d’un type au sol… Et qu’elle finisse paralysée. Je vais me le noter au cas où pour le Bingo Séries, mais j’espère trouver mieux ailleurs pour ce point.

L’épisode se termine sur un cliffhanger parfaitement inattendu, avec une femme roulant tout droit vers une tornade. Pardon ? Mais… C’était l’épisode 3 ?

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9-1-1 Lone Star – S01E02

Épisode 2 – Yee-Haw – 16/20
Les cas proposés dans cet épisode sont tout de même plus impressionnants cette fois, ce qui fait que j’ai beaucoup plus reconnu la franchise. Les pics de stress sont les bons et il se passe un milliard de choses. Du côté de la vie des persos, on commence à mieux les cerner et à s’attacher à certains, mais il me manque encore un petit quelque chose pour que ça ne paraisse pas totalement forcé.

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Spoilers

It’s a hair thing.

C’est mal barré pour être à jour pour le lancement de la saison 2, mais si je ne me lance pas dedans, c’est mort d’avance. J’ai encore le week-end devant moi pour tenter d’avancer en plus, alors bon, il est temps de m’y mettre et de retrouver cet étrange filtre sur les images de la série. Il n’y a pas que ça qui est étrange, il y a aussi cette tendance à vouloir nous faire des tutos beauté à chaque épisode apparemment.

Ouep, le capitaine nous explique longuement comment il fait pour garder ses cheveux impeccables et je n’en avais pas grand-chose à faire, même s’il était sympa de découvrir comment l’équipe sympathise progressivement. Par contre, Liv Tyler dans ce rôle, il va falloir que je m’y fasse. Sa voix posée, ce n’est pas exactement ça dans le rôle qu’on lui confie ici. Et ses plans de drague là… Pas convaincu.

Pas convaincu non plus par l’intrigue sur le capitaine, franchement. Il fait ainsi une obsession sur ses cheveux, tout en apprenant qu’il risque de les perdre à cause de son cancer et de sa chimio à venir.

Heureusement, l’épisode part rapidement loin de tout ça pour nous présenter un cas de la semaine vraiment impressionnant, et un qui a réussi à me scotcher à l’écran comme la série-mère le fait habituellement. En effet, on assiste à une réunion d’une entreprise qui tourne mal, avec une femme qui envisage tous les moyens de se suicider. Les secours arrivent, et ça vire à la catastrophe quand d’autres se mettre à vouloir se suicider. Ils veulent tous se faire du mal.

Eh, en pleine période de covid, on se demande maintenant pourquoi ils ne respectent pas plus les gestes barrières. Les pompiers ne mettent même pas de masque ! Pas sûr que ça m’aurait choqué si j’avais vu l’épisode lors de sa première diffusion. Bon, l’affaire est rapidement réglée : du mercure dans des burgers de la réunion, voilà ce qui fait disjoncter tout le monde.

Les pompiers sont très bons dans l’enquête qu’ils mènent, et rapides aussi.  On apprend donc que l’homme qui a fourni les burgers est vexé de ne pas avoir de pourboires, et voilà qui suffit à conclure cette intrigue. La deuxième intervention de l’épisode ? Une femme raciste appelle les pompiers pour un « feu » qui est en fait un barbecue sous-terrain.

Raciste, homophobe, dérangeant le 9-1-1 pour rien, la femme est arrêtée rapidement… et on s’amuse vraiment bien dans cette scène, parce qu’elle fait semblant d’avoir une crise cardiaque. Le problème, c’est que les personnes susceptibles de lui faire du bouche à bouche ne sont pas vraiment celles qui correspondent à sa manière de penser. J’aurais presque de la peine pour elle, si ce n’était si horrible. Elle n’a que ce qu’elle mérite quand elle part en prison, donc.

La troisième intervention, aussi, consiste en l’évacuation d’un bâtiment résidentiel avant qu’il n’explose à cause d’une fuite de gaz. Le hic ? Un homme y vivant ne veut pas le quitter, par crainte que des entités supérieures ne découvrent qu’il fasse partie de la résistance. Il sort carrément un flingue, mais lui, il n’est pas arrêté quand le capitaine réussit à le faire sortir de là, juste avant l’explosion.

En parallèle, on reprend sur l’intrigue de… de… Bon, j’ai oublié les prénoms, c’est malin. La série ne fait pas d’effort pour nous rappeler les noms de tout le monde en plus. Bref, le pompier qui était là pendant l’explosion, le dernier survivant – ah, il s’appelle Judd, va en thérapie avec sa femme pour tenter de gérer son choc post-traumatique. Ce n’est pas si évident que ça, cela dit, et il finit par s’enfuir sans faire de progrès immédiat. Forcément.

Sans trop de surprise, il retourne à la caserne où il peut sympathiser avec son nouveau capitaine. L’un et l’autre ont des problèmes médicaux, et ils s’en parlent, ce qui permet à Judd de faire avancer son capitaine sur l’acceptation de sa maladie : il n’en a toujours pas parlé à TK, ni à un psy d’ailleurs.Du coup, il fait des cauchemars où il s’imagine chauve, où tout le monde se fout de lui, y compris Michelle ou la femme qu’il tente de sauver d’un incendie. Ridicule, tout ça. L’avantage, c’est qu’il le reconnaît quand il en parle à Michelle, en lui présentant comme une terreur nocturne à cause de la perte probable de ses cheveux.

Je vois ce que les scénaristes essaient de faire, mais ça ne prend pas tellement sur moi sur ce coup-là : je n’arrive pas à m’attacher à ce capitaine… En revanche, j’aime voir la relation qui se développe entre lui et Michelle, c’est déjà ça de pris, tout de même.

De son côté, Michelle est appelée en intervention par la même famille que dans le premier épisode : elle leur avait laissé sa carte après avoir soigné l’asthme de l’enfant ; qui refait ce qui ressemble à une crise. Cela dit, elle prend la décision de l’intuber, devant toute la famille qui se met à prier pour lui. Finalement, tout se termine bien et Michelle refuse de se faire payer pour ses services. C’est étrange.

Gustavo, le père du petit, finit toutefois par lui confier que sa sœur a quitté la maison de son époux trois ans plus tôt, mais pas dans sa propre voiture. Quelqu’un est venu la chercher, dans un pick-up bleu. Bien. Voilà qui nous fait une intéressante intrigue de fil rouge… peut-être.

En tout cas, Michelle reste en bug là-dessus jusqu’au lendemain, où elle raconte tout à Carlos. Le policier est toutefois peu convaincu par cette piste offerte par Michelle, parce que les pick-up, dans le Texas, ce n’est pas une piste sûre. Par conséquent, Michelle suit les conseils de Carlos qui lui propose d’aller voir une sorcière. L’avantage, c’est que ça me valide un point du Bingo Séries, parce qu’il y a une bougie qui s’éteint toute seule sans raison quand Michelle évacue sa colère. Ca me paraît assez paranormal, tout de même.

Elle reçoit ensuite le conseil de suivre une étrange recette, qui n’est autre qu’un sort permettant de retrouver sa sœur. Le pire ? C’est qu’elle l’envisage, et l’autre capitaine lui dit qu’elle a bien raison. Soit. Elle le fait donc, parce que pourquoi pas.

Comme il faut bien en passer par tous les pompiers, on a aussi une scène entre TK et… je ne sais pas son nom ? Ou c’est Carlos ? Pas de rencard entre eux, juste du sexe – apparemment bien, au moins pour le nouveau copain de TK. Il oublie vite son ex-futur fiancé, au moins. Il n’en est même plus question pendant un bon moment, ce qui fait que j’ai cru c’était vraiment juste un prétexte à son départ de New-York, et je trouve ça dommage. Construire le personnage aurait pu être sympa, quoi, et heureusement ils s’en rendent compte.

En effet, il se rend après minuit chez son plan cul qui envisageait un rencard malgré l’heure, choisie parce qu’elle correspondait à la fin des gardes qu’ils avaient à faire. C’est mignon comme tout, mais il enchaîne les gaffes : Carlos propose à TK de l’alcool, lui cuisine du poisson qu’il n’aime apparemment pas et finit par lui dire que ce n’est qu’un dîner, pas une demande en mariage. Pas étonnant que TK se barre, mais ça m’a rendu triste pour eux. En plus, TK était sacrément bien habillé, je voulais bien le voir plus longtemps ce pull jaune. Bonsoir, j’ai des envies de shopping. C’est le couvre-feu, ça, à tous les coups.

Sinon, je continue de penser que l’introduction du personnage de TK, c’est vraiment de l’opportunisme après tout le délire autour de Buck et Eddie. Au moins, ça fait moins de gaybait, puisque lui, il n’y a aucun doute sur son homosexualité.

Oh, et sinon, Judd réussit à avancer dans la gestion de son stress post traumatique grâce à sa femme, et le capitaine se décide à porter un chapeau de cowboy grâce à lui, parce que ça pourra être sa nouvelle signature quand il n’aura plus de cheveux – et qu’il montera sur des chevaux avec Judd. Yee-Haw !

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