Younger – S07E08

Épisode 8 – The Baroness – 17/20
Les trois intrigues de cet épisode montrent bien que la série a moins à raconter que lors de la saison précédente, mais ça ne l’empêche pas pour autant de continuer à me faire rire. J’ai l’impression que ces personnages pourraient tenir encore une dizaine de saisons en restant captivants – quitte à ajouter des nouveaux au passage. C’est dommage de voir la série se terminer cette année (même s’il est temps et même s’il y a deux saisons, je m’attendais à son annulation) !

Spoilers

Maggie s’empêtre dans ses mensonges, Liza dans ses non-dits et Kelsey dans les plans foireux de Lauren.

I don’t think I’ve ever come across a client this thirsty – I mean motivated.

Bon, la série passe bien les dimanches, il faut que je m’y fasse et que j’arrête de culpabiliser de ne pas la voir les jeudis. De toute manière, elle m’attend sagement, non ? Bref, la critique, il serait temps de la commencer car vous n’êtes pas là pour cette introduction de toute manière. Cette semaine marque le retour de Caitlin qui débarque une fois de plus dans la vie de Liza.

On doit la voir une fois par saison, de toute manière, et la dernière saison ne pouvait y échapper. Pour cet épisode, on découvre ainsi que Caitlin rattrape la vie de sa mère et sa rupture avec Charles autour d’un foodtruck à la malbouffe loin d’être appréciée par Quinn. Si je parle de Quinn, ce n’est pas innocent : Caitlin en est une grande fan, mais elle semble tout de même ignorer qu’elle est en train de refaire sa vie avec Charles ?

C’est étonnant de se dire hyper fan de la carrière de Quinn sans avoir suivi ses derniers galas, mais en tout cas, Caitlin se sert de sa mère pour enfin pouvoir rencontrer Quinn, qui a une attitude toujours aussi schizophrène vis-à-vis de Liza, jouant à la fois la carte de la sympathie et de la connassitude extrême.

La série va beaucoup trop loin, mais c’est à mourir de rire : on découvre donc que Caitlin et Quinn sont de la même université, et qu’elles font ainsi partie du même groupe a capela qui a survécu toutes ces années. Elles se mettent ainsi à chanter en présence d’une Liza qui est forcée de subir tout ça, la pauvre. Pour sa fille, elle est prête à beaucoup de choses toutefois, y compris mettre de côté son égo et demander à Quinn un service.

Sa fille a en effet besoin de Quinn pour le lendemain soir. Quinn accepte immédiatement, ce qui fait que Caitlin découvre qu’elle est en couple avec Charles au moment où il est trop tard pour faire demi-tour. Ce n’est pas comme si elle comptait faire demi-tour de toute manière, parce qu’elle a besoin de Quinn. Et c’est amusant à voir, parce que ça lui permet de multiplier les grimaces. J’ai envie de décerner à cette actrice un award du plus grand nombre de grimaces à la minute.

En tout cas, Liza se retrouve coincée à cet événement avec d’un côté Quinn et Charles, et de l’autre, son ex-mari… dont je ne me souvenais pas qu’il était un tel boulet ! Il en est presque à baver littéralement devant Quinn, et certes, c’était drôle à voir, mais c’était aussi super triste pour Liza. Combien de temps a-t-elle pu rester avec lui, franchement ?

En tout cas, l’épisode nous propose ensuite une analogie avec La Mélodie du bonheur pour nous expliquer que Quinn n’est pas une méchante : elle sait ce qu’elle veut – en l’occurrence, Charles – et elle ne souhaite pas forcément du malheur à Liza. Elle ne veut juste pas que quiconque empiète son bonheur, parce que la baronne qu’elle est est amoureuse de Charles.

Les scénaristes parviennent à nous la rendre à nouveau à peu près sympathique dans cet épisode, surtout qu’elle arrange ensuite un stage pour Caitlin. Certes, elle a toujours des remarques désagréables à faire, mais elle n’est pas si méchante. Et Liza s’en rend compte.

De son côté, Maggie a la chance de voir son intrigue de la semaine dernière continuer. Pour un personnage qu’ils ont mis de côté pendant des saisons entières, elle a une sacrée mise en avant cette semaine. En même temps, c’est à mourir de rire de la voir s’empêtrer dans son mensonge avec une statue du buste de Kamila, pour de vrai.

Quand elle croise la femme de cette dernière, Maggie a ainsi les mains sur la poitrine en argile de Kamila – et sur son vagin aussi, et c’est à mourir de rire, surtout quand l’argile n’est pas solidifiée et qu’il y a d’étranges blagues qui fusent entre elles. Cependant, la femme est loin d’être une vraie et bonne amie pour Maggie : elle est là pour lui parler des tweets d’étudiants sur sa transphobie – que Maggie ignore pour le moment.

Par contre, quand elle finit par se rendre compte de la violence de certains commentaires, elle s’en plaint aussitôt à Josh. Celui-ci ne met pas longtemps à lui faire prendre conscience que les tweets en question ne viennent certainement pas de ses étudiants, mais plutôt d’adultes, à cause de la manière dont c’est écrit. Ce qui est bien avec cette intrigue, cependant, c’est qu’elle montre à quel point le langage peut évoluer pour désigner certaines communautés, et à quel point les gens peuvent changer aussi. Pourquoi toujours s’arrêter au passé ?

En tout cas, Maggie confronte la doyenne de la fac et se fait rapidement virer, sur absolument aucune base légale. Le seul problème de tout ça, c’est qu’il y a des conséquences imprévues à ces tweets : la galerie d’art dans laquelle Maggie devait exposer ses œuvres lui fait faux bond. Voilà donc que Maggie fait partie de la cancel culture, parce que des tweets la dénoncent comme transphobe. Aïe.

En parallèle, la série revient sur la télé-réalité menée par Kelsey sous les conseils de Lauren. C’est évidemment une catastrophe, comme il fallait s’y attendre. En effet, l’agent immobilier présente Kelsey comme une cliente très difficile à satisfaire, parce qu’il vent des appartements, pas son corps. Le montage donne l’impression que Kelsey est très attirée par lui… et clairement, le monsieur sait en jouer pour que l’émission soit montée comme ça.

Malheureusement pour Kelsey, il est trop tard pour faire demi-tour : elle se retrouve coincée dans un contrat l’obligeant à tourner quatre épisodes, même si le premier la fait passer pour ce qu’elle n’est pas. Lauren lui conseille alors d’être aussi plate et inintéressante que possible… sauf que c’est sans compter sur le talent de l’animateur/agent immobilier qui a le don pour faire sortir Kelsey de ses gonds.

Et cette fois, même pas besoin de voir le montage final de l’émission pour savoir qu’elle est en train de se ridiculiser avec des phrases magiques comme « je suis quelqu’un de très populaire ». Dur de se défendre quand on vous présente comme solitaire après une rupture amoureuse.

Cependant, si Kelsey tente vraiment de garder son calme, elle finit par péter un câble quand elle découvre que la bibliothèque que l’agent veut lui vendre comme un super avantage pour une éditrice s’avère ne contenir que des demi-livres, coupés en deux. J’ai éclaté de rire, et toute la scène est géniale : on y voit Kelsey péter un câble bien légitime, parler à la caméra pour dire qu’elle se barre et que l’agent se fout d’eux.

Le montage sera géant et ne parlera probablement pas de la chaussette qu’il met dans son pantalon pour avoir l’air d’en avoir une plus grosse. Furieuse, Kelsey lui balance donc un demi-livre à la tronche, avant de tomber sur l’ex de Clare, Rob, en sortant du bâtiment. Ben oui, c’est son bâtiment à lui aussi et, d’ailleurs, il fait partie de l’équipe derrière cette télé-réalité ridicule. Choquée, Kelsey finit par lui balancer qu’elle n’est pas surprise qu’il se fasse larguer par Clare s’il est si con.

Elle a l’art et la manière de se faire des amis, elle. Le lendemain, Rob la rappelle et Kelsey décroche par erreur son téléphone. La scène était tellement drôle. On découvre en tout cas que Rob s’est donc arrangé pour qu’elle ne soit pas forcée de continuer l’émission : huit appartements sur dix proposés par l’émission viennent en fait de sa boîte, il a donc fait du chantage pour libérer Kelsey de ses obligations.

Dommage, ça aurait été drôle à voir tout ça. Rob est clairement en train d’essayer de la draguer, par contre, c’est étrange. Au-delà de la drague, c’est une bonne opportunité professionnelle pour Kelsey qui peut placer ses auteurs dans les appartements vendus par Rob. Il réussit à convaincre Kelsey en lui parlant de Millenial, forcément. Et tout ça finit bien pour eux, puisqu’ils passent un bon moment à acheter les livres.

Il ne voile pas son jeu non plus le Rob : il fait un retour surprenant dans la série, mais il me fait rire à souligner que Kelsey ne connaît même pas le nom de Clare. J’imagine qu’on le reverra !

Leave a comment if you want...

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.