A Monster Calls (#30)

Salut les cinéphiles,

Oui, finalement, je reparle à nouveau d’un film aujourd’hui, parce que j’ai terminé hier soir un film que j’ai beaucoup aimé, encore. Ce n’est pas exactement un coup de cœur car il a trop de longueurs à mon goût, même si les longueurs se justifient toutes dans les dernières scènes, mais j’en ai beaucoup aimé le message, assez original pour un film (partiellement) américain. Le partiellement a son importance, je cherchais à voir un bon film espagnol à l’origine – mais justement, un film d’origine partiellement hispanique avec Sigourney Weaver, ça a attiré mon attention.

Pin en Tattoos and body artLes connaisseurs et les plus cinéphiles sauront déjà que je parle de A Monster calls. Ceux qui ont lu le titre de l’article aussi. En espagnol, le film à un titre encore plus juste : Un Monstruo Viene a Verme. En français en revanche, on perd tout le délire du monstre pour éviter d’être dans la catégorie film d’horreur, et ça s’appelle Quelques minutes après minuit. Quand on voit le film, ça a du sens, mais franchement, dans le genre trahison de l’intention originale, ça se place là. Et en parlant d’intention originale, il faut noter que tout ça est inspiré d’un roman… Que je n’ai pas lu. Peut-être un jour, cela dit, ça m’intrigue.

Bon, l’histoire du film, peut-être ? Il est question de Conor, un petit garçon dont la mère est malade – même si on ne sait jamais exactement la maladie qu’elle affronte. Pour fuir les difficultés de sa vie, Conor fait appel bien malgré lui à un monstre, un arbre gigantesque, qui vient l’aider… en lui racontant des histoires.

A Monster Calls [Quelques minutes après minuit] en VOD. Film de J.A. BAYONA  - en Streaming et à Télécharger.Très clairement, la meilleure partie du film, ce sont ces histoires racontées par l’arbre. Elles sont magnifiques, tout simplement : si le film est en live-action, les histoires sont des passages animés, et les animations sont belles. Les histoires racontées sont aussi très intéressantes, parce qu’elles sont à la fois des contes très classiques, mais aussi très surprenants : l’arbre a une manière de les raconter qui nous fait voir que tout n’est pas toujours aussi simple que ce qu’un enfant voudrait. Et c’est là tout l’intérêt du film, à vrai dire.

Nous suivons Conor dans sa vie de tous les jours (et ce n’est pas forcément passionnant à première vue d’ailleurs), mais l’arbre parvient toujours à faire des parallèles très intéressants entre ses histoires et ce qu’il se passe dans la vie de Conor. Inévitablement, tout cela finit par apporter des leçons de vie importantes à Connor, mais aussi à la personne qui regarde le film et se retrouve piégé à attendre les histoires de minuit sept, encore et encore.

Quelques minutes après minuit : bande annonce du film, séances, streaming,  sortie, avisC’est un film que je trouve vraiment intéressant pour le message qu’il porte sur le deuil, la maladie, la manière de faire face à la perte d’un proche. Nous suivons les conséquences psychologiques sur le fils de la mère malade, et c’est assez violent quand l’on prend conscience que tout est lié, que des ramifications sont à faire entre chaque branche du film. Par contre, le film nous laisse nous débrouiller pour cela : jamais pris par la main, nous sommes confrontés scène après scène à des vérités qu’il faut être capable d’entendre et déduire de nous-mêmes.

C’est très étonnant, donc, et c’est ce qui m’a donné envie d’écrire un article dessus, parce qu’il est rare, quand je finis un film, que je revienne dessus aussitôt pour revoir certaines scènes. Et pourtant, j’ai revu chacune des quatre histoires du film pour bien comprendre la progression logique proposée et le message du film. Attention, je spoile ce message juste après, parce qu’il est important à mes yeux – si vous n’avez pas vu le film, regardez-le avant de lire le dernier paragraphe !

Le message du film est donc que la vérité est parfois bien plus douloureuse que les histoires qu’on se raconte, mais qu’il est nécessaire de se raconter des histoires à cause de la vérité. C’est d’une simplicité désarmante quand on voit la complexité narrative du film, mais tout le but du film est de nous faire arriver à cette conclusion en même temps que son personnage principal. Juan Antonio Bayona - AlloCinéNous voilà donc à la place de l’enfant, forcés d’écouter ce monstre, de s’attacher à lui tout en le détestant et en le craignant. Belle métaphore de la vie et de la mort, donc.

Sinon, j’ai découvert après coup que le réalisateur de ce film était Juan Antonio Bayona. Il faut que je me fasse une raison : j’adore l’ensemble de son œuvre, je crois. On lui doit également un de mes films préférés, The Impossible, un de mes coups de cœur de l’an dernier, Le Secret des Marrowbone, mais aussi un volet de Jurassic World (un de mes préférés, le cinquième, avec le volcan) ou le classique indétrônable qu’est L’Orphelinat. Sacrée carrière, le type !

2 commentaires sur « A Monster Calls (#30) »

  1. Ahhhhhhhhhhhhhh Quelques minutes après minuit, j’aime tellement ce livre, les illustrations sont trop belles, gros coup de coeur ❤
    Et c'était mon premier livre de Patrick Ness qui ne m'a absolument jamais déçue, je l'aime cet auteur ❤ ❤

    Aimé par 1 personne

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