This is us – S06E01

Épisode 1 – The Challenger – 14/20
L’épisode effleure des cordes sensibles sans jamais parvenir tout à fait à les atteindre, en tout cas avec moi. Cela donne donc l’impression d’avoir vu un épisode tout à fait classique, pas un début de saison. Clairement, j’en attendais plus de la série. Elle ne fait qu’introduire un certain nombre d’intrigues qui vont finalement avoir un impact plus tard, mais ça donne trop l’impression d’une saison qui se met en place et pas assez celle d’une fin grandiose. J’espère qu’ils se reprendront pour la suite.

Spoilers

Comme chaque année, les triplés fêtent leur anniversaire.

-What a thing being a parent.
-What a thing being a kid.

Quel étrange début de saison que celui-ci. On commence par des plans semblant tout droit sorti d’une pub pour de la bouffe. Jack et Rebecca sont super amoureux alors qu’un nouveau cast de triplés est embauché pour jouer les enfants plus jeunes. C’est un peu dommage, mais c’est inévitable avec le temps qui passe. Au moins, on commence par Jack et Rebecca heureux au matin du 28 janvier 1986, et ce n’est pas plus mal. On connaît la date parce que c’est la date de l’échec de la mission Challenger.

Bizarrement, les scénaristes en font tout un pataquès pour cet épisode, avec les enfants qui assistent en direct à l’explosion de la navette depuis leur salle de classe. Kevin était un gamin insupportable en classe, ça alors. Bon. Les scénaristes en font un pataquès parce qu’apparemment, c’en était un pour les américains à l’époque. Je n’étais pas né, je n’en ai jamais vraiment entendu parler, mais ça semble être un peu l’équivalent de leur 11 septembre – parce que moi, c’est clairement leur 11 septembre, l’événement un peu traumatisant qui fait entrer dans le monde des adultes alors que ce n’était pas prévu.

Bref, Jack et Rebecca font ce qu’ils peuvent pour que les triplés expriment les émotions de tristesse et de deuil qui risquent de découler de cette explosion de héros nationaux à la télévision… mais Kevin veut juste plus de bouffe. Kate est triste d’avoir vu ses profs pleurer et espère que les astronautes étaient plus proches du paradis car dans le ciel ; Randall s’inquiète des enfants d’une astronaute désormais orphelins et Kevin… toujours pas. Même quand il parle avec Jack, on comprend bien qu’il n’a pas de problème particulier vis-à-vis de cette journée.

Cela inquiète énormément Rebecca, mais comme toujours, Jack trouve les bons mots pour la rassurer. Rebecca finit par dresser un joli parallèle entre Randall et The Catcher in the rye et j’avoue que c’est assez incroyable comme écriture d’épisode, mais ça ne suffit pas à atteindre ma corde sensible pour cette fois. C’était un peu plus efficace de voir Kevin se confier à sa sœur sur la peur de la mort de ses parents. C’était touchant comme tout, cette scène.

Si jamais on était passé à côté par je-ne-sais-quel-hasard du destin, on sait rapidement qu’on est dans une dernière saison : juste après cette scène qui nous introduit une famille heureuse, on nous réintroduit cette fois chaque personnage de la série par un parallèle dressé entre le pilot de la série, le tout premier épisode il y a six ans déjà, et ce premier épisode de dernière saison. On voit donc Rebecca fêter l’anniversaire de Jack, préparer les 36 ans des triplés, puis leur préparer les 41 ans ; on voit Kate ouvrir son frigo plein de post-it culpabilisateurs, puis l’ouvrir pour y découvrir des post-it sur la nourriture de ses enfants ; on voit Randall apprendre l’adresse de son père biologique au boulot, puis recevoir un autre mail bien important six ans plus tard quand il apprend que le cambrioleur de la saison passée est arrêtée ; et enfin, on retrouve Kevin il y a six ans torse nu avec ses deux top-modèles, puis torse-nu à s’occuper de ses jumeaux dans un garage juste à côté de la maison.

Oui, oui, à côté de la maison de… Madison. Oh, ces scénaristes vont m’énerver. On a toujours droit à des scènes super mignonnes entre Kevin et Madison, qui sont des parents parfaits avec les jumeaux et sont tous mignons. On apprend au passage que Kate organise une fête d’anniversaire à laquelle Madison décide de ne pas aller, car c’est une fête de famille, et ça m’énerve. Ils se comportent toujours comme un couple.

Bon, Kevin a aussi une décision à prendre pour sa carrière : il apprend que le Manny est déjà sur le point de vivre son premier reboot. Il est trop vieux pour rejouer le rôle, mais il peut désormais jouer le père de cette sitcom un peu craignos. Eh, ça pourrait probablement marcher en vrai, seulement, ce n’est pas le plan de carrière qu’il imaginait. Après un film pourri, c’est compliqué de toute manière.

Tout son plan de vie est tombé à l’eau de toute manière : quand il rentre auprès de Madison, c’est pour mieux se rendre compte que sa vie à elle continue. Elle est désormais en train de flirter avec un type de son club de lecture. Oh bordel, vraiment, ils veulent m’énerver cette saison. J’ai tellement de la peine pour Kevin. Il se retrouve témoin de ce flirt, parce qu’il vit dans le garage, et il se le retrouve deux fois.

En plus, Madison regarde sans lui un épisode d’une série qu’ils ont l’habitude de regarder ensemble, pour le regarder avec le type qui la drague ? Non, vraiment, c’est juste intenable, Madison est loin d’être cool sur ce coup-là. En même temps, elle ne doit plus rien à personne, hein, je sais qu’elle a bien le droit de flirter avec un autre… mais putain, putain, elle flirte encore avec Kevin le père de ses enfants, donc à un moment, bon, faut faire un choix.

C’est Kevin qui finit par le faire : il décide de quitter le garage et de s’éloigner de ses jumeaux pour retourner vivre chez sa sœur. Ah. Après, il fait bien parce que clairement la situation de Madison l’énerve plus que la situation de sa mère. J’y viens, attendez, il faut que je fasse la critique à peu près dans l’ordre, tout de même.

De son côté, Kate semble être en dépression quand elle voit ses mugs de couple dans son placard, mais vraiment, elle aussi, elle va m’énerver. Ils ont réussi à détruire toute l’évolution du personnage en une scène et une intrigue, je crois, et elle m’énerve à nouveau comme dans les premiers temps. En effet, elle est triste de savoir que Toby est loin d’elle désormais. Il prend pourtant le temps de l’appeler pour son anniversaire.

Elle est tout de même énervée, surtout qu’elle est habituée de voir Toby en personne pour son anniversaire et que cette année, il lui embauche une femme de ménage. Soit. Et bien sûr, pour ne rien arranger à mon humeur face à cet épisode, elle reçoit ensuite un SMS de Philip lui demandant de passer à l’école au plus vite.

Quand elle y arrive, elle le surprend en train de larguer une femme magnifique, mais une femme qui l’ennuie énormément selon ses dires. C’est un gros connard, donc, et il est à la hauteur de ce que Jimmy était déjà dans You’re the worst. Il a toutefois permis aux élèves de Kate de lui préparer une surprise : l’urgence pour laquelle il la fait venir est tout simplement un cadeau d’anniversaire, avec les enfants chantant Time after time. Au point de faire pleurer Kate, évidemment. Ah cette série sait toujours trouver les bons sentiments, mais non, Kate, ça ne va pas suffire à ce que je t’aime à nouveau.

C’est un peu mieux en fin d’épisode quand elle reçoit Kevin chez elle et qu’elle compare leur vie à ce qu’ils étaient cinq ans plus tôt, alors qu’il accepte finalement de faire le reboot du Manny. J’ai surtout aimé sa toute dernière scène de l’épisode, mais c’est triste, parce que je l’ai aimé uniquement parce que Tobby était là pour lui souhaiter son anniversaire. Je veux tellement qu’ils restent ensemble.

Pendant ce temps, Randall doit annoncer à Beth que leur cambrioleur a été retrouvé, et les policiers sont sûrs que c’est lui parce qu’il avait une photo de leur mariage sur lui. Randall veut aussitôt aller au commissariat pour le confronter et faire face à cette réalité, quand Beth lui rappelle que c’est une bien mauvaise idée pour son anniversaire.

Malgré tout, Randall décide d’aller le voir au commissariat. Si Beth est vexée, cela nous fait une étonnante intrigue où Randall peut parler à un homme qui considère qu’il était sur sa photo. L’homme est clairement dans un autre monde : il n’a aucun souvenir du cambriolage et, à vrai dire, il n’a aucun souvenir tout court. Il perd la mémoire, demandant à plusieurs reprises à Randall s’il sait où est son chien. C’est si triste. Et ça fait écho évidemment à Rebecca.

Nous la retrouvons en train de raconter des souvenirs d’enfance à Miguel et Nicky, sauf qu’elle en oublie une partie. Cela ne semble pas traumatiser plus que ça les deux hommes, mais il faut dire que Nicky est toujours coincé sur son amour de jeunesse. Nous, en revanche, nous voyons Rebecca perdre ses souvenirs et bien des détails et… c’est juste tellement triste. Elle est perdue dans ses pensées et on la voit être obsédée par les petits détails qu’elle perd… Tu m’étonnes. Ils retranscrivent le traumatisme de ce genre de maladie avec beaucoup de réalisme.

Finalement, Randall fait donc le choix de ne pas engager de poursuite contre David, l’homme qui a voulu cambrioler sa maison. Il voit en lui William, Kevin, Jack et tous les addicts qu’il est censé aider en tant qu’homme politique. Si Beth ne comprend pas immédiatement son choix, elle est évidemment toujours aussi géniale avec lui. Elle accepte donc la situation et lui propose comme cadeau d’anniversaire de coucher avec lui. Si ce n’est pas mignon.

Une fois que c’est fait, ils partagent un gâteau en visio avec Kate et Kevin. Le problème, c’est que la fête tourne un peu court quand Rebecca pète un câble au milieu du repas à ne pas retrouver un mot. Elle est alors forcée d’annoncer à ses enfants qu’elle a des plaques dans le cerveau et que la maladie progresse.

C’est tout à fait terrible, mais au moins, l’épisode termine bien pour elle quand elle se souvient finalement du mot qu’elle cherchait toute la journée. Avant ça, elle pète un câble contre Nicky et lui annonce qu’ils iront voir Sally dès le lendemain car il lui fait mal à la tête à tourner en boucle sur son amour de jeunesse. Avant ça aussi, on apprend que David ne se pointe pas au rendez-vous que Randall lui avait donné. Beth n’abandonne pas son mari pour autant et c’est plutôt plaisant de savoir qu’il y a au moins un personnage pour qui tout va bien – même si on comprend bien que Randall veut sauver tout le monde et qu’il ne le pourra pas.

Bref, tous les personnages sont aux portes de moments bien dépressifs et merdiques, à des stades de leur vie qui ne leur conviennent plus. Il va falloir traverser la dépression avant d’avoir une fin que j’espère heureuse. Su-per.

 

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