The Walking Dead – S11E20

Épisode 20 – What’s Been Lost – 16/20
Je n’attendais pas grand-chose de l’épisode en le lançant, mais assez vite, je me suis dit que je n’allais pas aimer la direction qu’il allait prendre. Pourtant, c’est tout l’inverse qui s’est produit : s’il manque inévitablement d’action en se concentrant une fois de plus sur de la politique et des développements psychologiques, il s’intéresse à un personnage que j’aime bien et l’envoie dans une nouvelle direction ; tout en nous montrant que les évolutions de certains peuvent avoir un impact utile – et heureusement quand ça fait sept ou huit saisons que ça stagne !

Spoilers

Le Commonwealth se retourne (une fois de plus) contre nos héros.

Your friends have been removed from the Commonwealth.

Je profite d’un trajet en train un peu longuet durant mes vacances pour me mettre à jour dans la série, puisqu’elle approche de sa fin. Une fois n’est pas coutume, j’ai découvert ce matin, en revanche, qu’il restait plus d’épisodes que je ne l’envisageais : je pensais que ce serait une saison de 22 épisodes, mais non, il y en a 24. Quelle idée !

Comme d’habitude, cet épisode recommence par un petit discours de Judith sur les enseignements de sa mère, dignes de Lori. Malheureusement, cela nous annonce aussi un épisode qui sera en-dessous en qualité, parce qu’il va encore être question de Carol et Daryl, je le sens bien. C’était sympathique d’avoir quelques images de tout leur parcours, ça nous montre à quel point Carol revient de loin et à quel point elle a eu une super évolution pendant quatre saisons avant de stagner à vie. Oui, vraiment, elle a beaucoup changé au départ de la série, mais depuis, elle reste égale à elle-même, et ça se confirme dès ce début d’épisode quand Ezekiel vient la voir pour papoter avec elle avant son départ.

C’est plutôt sympathique de sa part car il souhaite lui apporter des médicaments. Malheureusement pour lui, il se fait enlever pendant qu’il lui parle. Le pauvre, il avait pourtant l’intention de rester en ville comme si de rien n’était à l’origine. Ce ne sera donc pas le cas et, heureusement pour elle, Carol est assez réactive pour échapper à ses assaillants : elle aussi manque d’être enlevée. Clairement, elle est sous-estimée par ses agresseurs qui devaient s’attendre à une mère au foyer toute mimi.

Elle est plus forte qu’eux et peut donc s’enfuir en ville comme si de rien n’était, évitant aussi bien les stormtroopers que les gens qui lui en veulent et ne sont pas du même groupe. Il s’agit plutôt de la milice d’Hornsby, apparemment.

Dans sa panique, Carol n’oublie pas pour autant ses amis : sa fuite la mène donc logiquement vers Daryl, lui-même mal en point face à ses agresseurs. Il est parvenu à en tuer un, qui se transforme beaucoup trop rapidement en zombie et peut donc bouffer son pote. Malheureusement, Carol arrive à temps pour sauver Daryl (oups, pardon), mais pas pour sauver les enfants (c’est pour ça que c’est malheureux) ou même le chien.

Tout le groupe est donc enlevé, à l’exception de Daryl et Carol. Toujours les mêmes qu’on nous vend comme des grands héros. Ils se mettent aussitôt en chemin pour essayer de retrouver Mercer. Ils font tout de même un arrêt par la case prison dans l’espoir de trouver leurs amis. C’est une grande réussite : ils y retrouvent Hornsby et le zombie de Sebastian.

Bizarrement, Hornsby est encore en seul morceau, mais il est parti en vrille la plus totale : il est en état de choc post-traumatique, mais le trauma est encore en cours quand Daryl et Carol débarquent. C’est par la violence que Daryl espère ensuite avoir quelques informations supplémentaires sur la localisation possible de ses amis. Comme toujours, Carol est un peu plus douce pour obtenir les informations, mais cela rend ses menaces beaucoup plus efficaces.

Hornsby n’est pas tout à fait dupe pour autant : il profite de l’occasion pour se sauver la vie, affirmant qu’il peut leur montrer où sont leurs amis. Mais pas leur dire. C’est débile comme situation : il a un bracelet à la cheville qui fait sonner aussitôt l’alarme de la prison. Daryl, Carol et Hornsby tentent donc de s’enfuir à nouveau, mais les Stormtroopers sont trop rapides pour eux : Daryl est obligé de rester en arrière pour les retenir. C’est schématique comme manière de faire tout ça. Ah, au passage, on notera que Daryl n’hésite pas à tuer le zombie-Sebastian.

De son côté, Carol est donc séparée de Daryl, mais elle se retrouve à devoir faire confiance avec Hornsby. Ce n’est pas bien évident, surtout quand son prisonnier lui assure qu’il s’inquiète pour Daryl, alors qu’elle sait que c’est faux. Elle a bien raison de se méfier de lui et j’aime la manière dont elle ne se laisse pas berner. Eh, je suis à deux doigts de me dire que l’idée d’un spin-off Carol/Daryl n’était peut-être pas si naze, finalement. Je suis content quand même qu’elle ne se fasse pas.

Contre toute attente, il semble qu’Hornsby ne manipule pas Carol à 100% : ils sont bien en chemin vers une base secrète du Commonwealth. Ils s’y infiltrent ensemble et, cette fois, Carol se laisse corrompre par les mauvaises idées d’Hornsby. Tel un serpent de Bible, il lui persifle plein de mauvaises idées sur la suite, lui fait entrevoir un futur avec ses amis et, pire, lui parle des enfants. C’est clairement un point sensible pour Carol, tout ça.

Pourtant, elle le laisse parler un bon moment comme si de rien n’était. Quelque chose me dit qu’elle doit être heureuse de le voir se faire attaquer ensuite par un zombie. Moi, je l’étais moins : ces idiots sont dans le noir complet, alors on ne voit absolument rien de ce qu’il se passe. J’ai dit que je voyais l’épisode dans un train, mais soyons clairs : il fait encore nuit. L’épisode est juste trop sombre pour qu’on sache exactement ce qu’il se passe.

Une chose est sûre : Carol a vraiment peur pour sa vie à un moment car elle n’hésite pas à mitrailler du zombie dans le noir. Cela signale leur position beaucoup trop rapidement. Après une scène d’action intéressante où Carol défigure un zombie en lui arrachant sa chair, elle est donc faite prisonnière par des stormtroopers.

Ces derniers se font mitrailler à leur tour, cependant. Daryl a en effet, contre toute attente et logique, réussi à s’enfuir et à les suivre jusque-là. On a l’habitude de les voir à l’œuvre les Daryl et compagnie de toute manière. Les retrouvailles sont abrégées : ils reprennent l’interrogatoire d’Hornsby qui est persuadé de les tenir cette fois. Il leur donne donc les informations sur un train permettant de relier les communautés entre elles.

Pas de chance : il en dit un tout petit peu trop, oubliant de rester indispensable à Daryl et Carol. Ils m’ont éclaté ces deux-là ! Le couple Daryl/Carol envisage donc de se débarrasser d’Hornsby, et il était temps. Il lui laisse toutefois une chance de s’enfuir et de, peut-être, survivre. Pour moi, ils se font un ennemi plus qu’autre chose, mais cette scène où ils ont tout pouvoir sur lui était vraiment sympathique à voir. Allez, adieu, du con, sois déjà heureux de survivre.

Cela n’a pas été le cas : il a préféré s’attaquer à ceux qui lui laissait la vie sauve. Carol n’hésite pas une seule seconde à décocher une flèche meurtrière dans sa gorge avant de se faire tuer. Ma foi, bien fait pour lui. Sa mort semble assez douloureuse ; et suffisamment lente pour qu’il tue Daryl et Carol s’il le souhaitait. Ce ne sera finalement pas le cas.

En parallèle, Pamela est toute fière et contente de ce qu’elle manigance. Son but est d’un seul coup plus évident : elle fait disparaître tous les potes de Yumiko de manière à pouvoir faire pression sur elle. Oui, c’est inattendu, je sais : elle compte se servir de Yumiko pour le procès d’Eugène. J’ai beaucoup aimé la détermination froide de l’avocate dans ce début d’épisode, mais ça n’est pas bien efficace cette affaire : il me semble qu’il y aurait d’autres moyens de faire pression sur elle que de faire disparaître tout le monde.

Pamela est pourtant fière de ce qu’elle fait et s’en vante donc auprès des riches du Commonwealth, comme si de rien n’était. Acculée, Yumiko décide de se confier à son frère, qui reste évidemment du côté du Commonwealth, quoiqu’il arrive. Officiellement, c’est la meilleure posture à avoir après, il sait bien qu’ils sont trop sur écoute pour se permettre de prendre des libertés comme ça.

Si Yumiko se laisse convaincre sur le moment, c’est toutefois de courte durée : elle tombe ensuite sur Connie qui est à l’hôpital elle aussi. C’est plutôt logique : tout comme Daryl et Carol, elle est parvenue à échapper aux gardiens venus l’arrêter. Partant de là, elle a décidé de s’enfuir, sachant qu’elle avait blessé un homme à la jambe. Sa destination la plus logique est donc l’hôpital pour le retrouver et le traquer ensuite. Yumiko approuve le plan, mais elle le trouve trop dangereux pour Connie. Ensemble, elles décident donc que c’est à Yumiko de suivre l’homme.

C’est effectivement une situation bien plus discrète, mais ça force Connie et Yumiko à se dire adieu… Et malheureusement, Yumiko est moins forte en filature que Carol. Elle se fait repérer bien vite par l’homme qu’elle suit, ce qui la force à continuer son chemin comme si de rien n’était.

Partant de là, elle doit reprendre le cours de la journée en bonne avocate. Elle se rend en prison où elle peut voir Eugène – parce que ce n’est pas la même prison qu’Hornsby. Ils en ont des prisons au Commonwealth ! La scène entre Yumiko et Eugène est plutôt marrante : on nous les vend comme des grands amis alors qu’ils ont eu peu de temps ensemble dans la série, il me semble.

Yumiko reste déprimée de devoir trahir Eugène ainsi. Lui, pourtant, il s’est fait à sa condition et est prêt à être sacrifié, sans souci. La scène est donc longuette, entre trahison et adieux amicaux, une vraie tension de tragédie à côté de laquelle je suis passé vitesse grand V. Grâce à ça, on peut en arriver à Yumiko devant s’exprimer devant le Commonwealth pour le procès d’Eugène.

C’est presque amusant de voir cette scène de procès, avec Pamela qui menace une fois de plus Yumiko en lui annonçant l’arrestation de Connie. Pamela n’est pas assez maligne cependant, contrairement à ce qu’elle imagine : d’accord, elle donne un script à Yumiko et lui fait des menaces, mais elle est si sûre d’elle qu’elle en oublie de faire en sorte que Yumiko n’entende pas ce qu’il se passe. Et il se passe que des Stormtroopers sont dégommés par Daryl et Carol au même moment.

Par conséquent, Yumiko décide de partir en improvisation au milieu de son discours : elle remercie donc son frère, chirurgien, pour son soutien et sa présence indispensable dans le Commonwealth. Pamela sent bien qu’elle perd le contrôle, mais il est trop tard pour faire quoique ce soit. Cette fois, elle doit assumer de perdre la partie : Yumiko déclare qu’elle défendra Eugène.

Vraiment, la défaite est totale pour Pamela. Déjà qu’elle a perdu Max ! Il est à noter aussi que Pamela reçoit un appel pour lui annoncer l’évasion d’Hornsby. Elle la prend beaucoup plus mal que ce qu’on pourrait imaginer, mais c’est simplement parce qu’elle sait bien que ça signifie que son fils est mort définitivement cette fois.

Tout ça nous permet de conclure l’épisode sur le wagon qui emmène nos héros loin du Commonwealth et où on les voit se faire droguer pour passer une bonne nuit. Eh, ça donne presque envie de dormir tout ça.

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