Manifest – S04E03

Épisode 3 – High Flight – 14/20
La série reste franchement égale à elle-même, avec des moments comiques malgré eux et des mystères qui continuent de se dévoiler en nous laissant face à un stock toujours plus grandissant de questions auxquelles il faudra bien répondre un jour. C’est toujours le même problème, donc, une réponse laisse place à au moins trois questions. En même temps, c’est savoureux… C’est juste dommage que les personnages ne soient pas à la hauteur.

Spoilers

Ben fait rouvrir l’enquête sur Eden, Michaela poursuit un Appel tonitruant.

Flight 828, the gift that keeps on giving

Plus je vieillis, plus le temps semble passer vite. Finalement, je me sens presque comme un passager du vol 828 : c’est dingue de me dire que ça fait deux semaines, déjà !, depuis que j’ai entamé cette nouvelle saison. Il est donc plus que temps de la continuer, de manière à avoir quelque chose à poster en fin de podcast. Cela fait toujours son petit effet un article post podcast, non ?

Probablement pas, mais j’ai mes habitudes, que voulez-vous ? Allez, reprenons la critique parce que j’ai lancé l’épisode pendant que j’écrivais tout ça, tout de même. L’épisode recommence par un petit Appel pour Eden, qui se met à dessiner les cendres volcaniques qu’elle voit. Elle est désormais avec Angelina à l’étage d’une maison, celle d’Adrian qui fait tout ce qu’il peut pour que les deux invitées soient le plus discrètes possibles.

Adrian continue d’avoir envie, malgré tout, qu’Eden soit réunie avec les Stone – et il a toujours du mal à se faire à la vision complètement allumée d’Angelina. Il n’est pas ravi de l’héberger, elle, parce qu’elle met en danger tout son programme d’aide et les réfugiés qui sont déjà chez lui.

De son côté, Ben est en train de péter un câble pour retrouver Eden, comme à sa nouvelle habitude. Cette fois-ci, il est difficile de ne pas le comprendre par contre : il était vraiment à ça de réussir à la retrouver. Michaela a beau essayer de le calmer et de le raisonner, Ben n’en fait qu’à sa tête : il veut absolument que l’enquête soit rouverte au plus vite.

Jared n’est que moyennement convaincu quand il se rend compte que tout le commissariat va lui tomber dessus quand il va demander la réouverture de l’enquête. Cependant, Ben a vraiment des éléments pour que ça se fasse, cette fois, alors il ne peut rien dire. Ben et Michaela se rendent ainsi au commissariat où ils retrouvent la coéquipière de Michaela (enfin, l’ancienne) et Jared, à nouveau.

Par contre, alors que les policiers interrogent Ben, Michaela abandonne son frère pour suivre la piste de son Appel. Elle se rend en effet compte que le capitaine de l’avion attire la foudre à lui – elle entend le tonnerre, ils voient tous les deux l’éclair, et hop, Michaela est sur la piste d’un nouvel Appel pour son lifeboat de merde.

Sans trop de surprise, Amuta, le capitaine, n’est pas ravi de voir débarquer Michaela dans sa vie avec sa certitude qu’ils doivent gérer l’Appel. Pendant ce temps, Cal se retrouve avec une cicatrice qui le fait, selon sa sœur, ressembler à un vrai badass. Et si c’était cool de voir les jumeaux enfin avoir une scène où ils peuvent être des jumeaux partager des souvenirs d’enfance ou être des ados idiots, je me dis que la série n’était peut-être pas si mal sans tout ça. Surtout que, bon, Cal se retrouve à ne pas avoir été en cours pendant cinq ans, quoi.

Lui aussi entend l’orage de Michaela, mais il a d’autres chats à fouetter : Saanvi lui demande de passer au QG pour son histoire de cicatrice, mais aussi pour lui faire entendre ce qu’elle entend sur la boîte noire. Cal peut bien l’entendre, mais Vance non. Cal ne fait toutefois pas que l’entendre : son nouveau tatouage/cicatrice se met carrément à bouger.

Ce n’est pas ça, pourtant, qu’ils racontent en premier quand ils retrouvent Michaela, préférant se concentrant sur les quelques secondes d’enregistrement audio apparues sur la bande son de la boîte noire. Saanvi les identifie vite comme un enregistrement de tous les Appels de la série – j’aurais dû m’en souvenir, moi aussi.

Assez vite, Michaela leur raconte ce qu’il s’est passé avec le pilote préférant lui foutre un vent que lui venir en aide. Elle peut heureusement faire appel aux ressources de Vance pour empêcher à Amuda de s’envoler loin de New-York. Celui-ci débarque donc à leur QG – gentiment surnommé le Nid ? – pour se plaindre et… leur venir en aide, même si on ne sait pas bien pourquoi il se laisse convaincre par Michaela malgré son absence d’argument.

La série continue de ne pas perdre de temps au moins : rapidement, Amuda découvre tous les appels sur la bande son et l’enregistrement vidéo du pilote qui a disparu d’Eureka. L’avantage, c’est qu’il nous fait avancer sur ce qu’il s’est passé dans le cockpit : ils ont vu des éclairs un peu partout, une boule de lumière d’éclairs et… ils ont foncé dedans. Oui, oui, Daly, le pilote, a décidé de mener son avion dans la boule d’électricité.

Amuda est donc sûr qu’ils sont tous morts à cet instant, et c’est étrange comme tout à ce stade : pourquoi ne pas l’avoir dit dès qu’ils étaient revenus, si c’est ça ? C’est à peu près la question que Saanvi et Michaela se posent elles aussi, mais pour une fois, les scénaristes ont une vraie réponse : Amuda espérait pouvoir récupérer son job, tout simplement. Et clairement, dire qu’il a foncé dans des éclairs, ce n’est pas dingue.

Contre toute attente, ça avance à nouveau à toute vitesse grâce à Cal : il parle un peu avec Amuda, lui expliquant que lui aussi, il a vu la boule de lumière depuis le côté de l’avion. Tout le monde comprend donc que la boule de lumière digne des 4400 les a pourchassés, et non l’inverse. Cela renverse la tendance, mais ce n’est pas tout : Cal a soudainement un flashback quand Amuda cite un poème qu’il partageait avec Daly pour parler de la quiétude suivant l’immense flash de lumière blanche.

Dans ce flashback, nous apprenons un peu plus ce qu’il a fait au cours de la fin de saison précédente. Apparemment, il a eu l’occasion de parler avec le pilote de l’avion – qui lui a parlé aussi de ce poème. Cal voulait toutefois retourner en arrière, parce qu’il espérait pouvoir sauver sa mère. C’est un échec, ma foi. L’autre échec, c’est Daly voulant empêchant Cal de repartir, quand Fiona (mais d’où sort-elle ?) affirmait que Cal avait déjà la réponse en lui et pouvait repartir.

Comme toujours, la série avance donc beaucoup… mais recule tout autant. Cal a eu les réponses, il en a de nouveau ; il abandonne sa couverture de Gabriel auprès d’Amuda aussi ; mais il lui manque la clé pour comprendre ses réponses. En tout cas, quand il a re-disparu, il a rejoint à nouveau l’avion… je me demande où se retrouvent les gens qui disparaissent en se noyant, là.

En parallèle, Ben poursuit sa quête pour retrouver Eden avec Jared et Drea. Les choses vont assez vite, avec les flics l’emmenant dans la bibliothèque publique où Angelina était. Sur place, il a aussitôt un Appel qui l’emmène dans un volcan – Appel qu’il partage avec un petit prisonnier parce que pourquoi pas – et des informations précieuses. Il impose même à la bibliothécaire de céder son ordinateur pour la police scientifique sans vraie autorisation, parce qu’il veut retrouver sa fille, qu’Angelina a effacé l’historique de l’ordinateur (dans une bibliothèque publique, il n’y aurait aucune autre trace ??) et que la police ne peut pas mener son enquête sans que Ben ne soit là, apparemment.

Quoiqu’il en soi, Ben rentre bredouille chez lui. Bon, il obtient quand même un dessin de sa fille, dessin qu’il voit ensuite apparaître sur le toit de son grenier. C’est déjà ça de pris. Le dessin s’efface toutefois lorsqu’Angelina décide de jouer avec « sa fille » plutôt que de la laisser dessiner. Maligne malgré elle. Le jeu est pourtant bien du dessin : elle essaie de faire en sorte qu’Eden lise dans ses pensées, apparemment, et dessine la même chose qu’elle.

Son but ? Prouver qu’elles sont connectées l’une et l’autre. L’avantage, c’est que Ben continue de voir tous les dessins de sa fille apparaître les uns après les autres. Eden se met à dessiner des croix et des insectes, et ça fait pleurer de joie Ben, carrément. Olive, elle, essaie de venir en aide à son père pour mieux le voir dessiner au plafond comme un cinglé.

Ce ne doit pas être évident d’être Olive tous les jours, mais bon… En flashback, on découvre qu’elle s’est fait dégager par son père parce qu’elle était trop maladroite. Dans le présent, elle est à ça de se faire dégager aussi quand elle ne comprend pas ce que fait son père… Avant de le comprendre subitement : Eden dessine la chanson que Cal chantait le matin même. Olive en arrive à conseiller à son père de dessiner ce qu’il voudrait qu’Eden dessine.

Et ça fonctionne : elle écrit « papa » dans ses céréales, Angelina pète un câble et oublie le fait qu’elle devait être discrète. Elle est évidemment entendue par une des réfugiées d’Adrian. De son côté, Adrian, lui, essaie d’obtenir conseil auprès d’Eagan. Si ce dernier lui confirme qu’Angelina est dingue, il lui fait aussi remarquer qu’elle pourrait le faire tomber pour meurtre. On fait du surplace. Jared aussi fait du surplace avec l’enquête sur la disparition d’Eden, et ça semble de plus en plus compliqué à vivre pour Ben.

Olive est toujours là pour le remotiver, au moins. Après lui avoir dit d’abandonner, c’est culotté de sa part, mais bon… pourquoi pas. Le problème, c’est que Ben a récupéré sa foi envers les Appels, et ça, ça me fait bien chier.

En fin d’épisode, Adrian décide d’offrir une poupée à Eden, en signe de sa bonne foi et parce qu’il a pris la décision de les héberger plus longtemps. Il est toutefois flippé de ce que pourrait faire Angelina, alors ça ne durera probablement pas.

Il est alors temps de passer aux cliffhangers de l’épisode, après une petite scène émotions pour Michaela espérant retrouver son frère et copilote : Saanvi avance dans son enquête sur les sons ULF en les reliant aux paons, Ben a de nouveau un Appel avec de la poussière… et un appel sur son téléphone. Eagan l’appelle de prison – et il n’y a pas de « ceci est telle prison blablabla » – pour lui révéler où se trouve Eden. J’imagine qu’il ne le fera pas comme ; pas sans être libéré d’une façon ou d’une autre de toute manière.

 

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