Le rythme s’accélère, peut-être même un peu trop, avec cet épisode qui nous fait entrer dans la deuxième moitié de saison. J’ai toujours un problème avec les histoires racontées sur si peu d’épisodes quand elles essaient en plus de proposer plein de sous-intrigues, comme c’est le cas ici. C’est un excellent soap, en tout cas, avec l’humour et le drama si caractéristiques que j’aime tant. Vraiment, on tient là une bonne série.
Spoilers
Les hommes de main de Tony viennent un peu gâcher la journée de Julia.
Una disculpa no es lo que quiero.
Flashback
L’épisode me surprend en commençant encore par un flashback, mais en revenant carrément dix-sept ans en arrière pour nous montrer l’accouchement de Gala. Je ne sais pas ce qui est le plus drôle entre le fait qu’Eva Longoria n’a clairement pas 17 ans de moins ou que sa silhouette reste impeccable dans sa robe blanche malgré un faux ventre de femme enceinte.
L’intérêt de ce flashback ? Il est triple. D’abord, il permet d’apprendre que Fred n’était pas là pour l’accouchement, parce qu’il se cherchait un job au Mexique. C’est abusé car ça laisse Gala seule pour accoucher, ce qui fait qu’elle demande qu’on recontacte sa mère. Ainsi, on apprend qu’elle ne lui parlait plus depuis plusieurs mois – et ça se chiffre en années. Enfin, dernier point, la grand-mère est ravie d’avoir un petit-fils parce que la vie est plus facile pour les garçons. C’est cliché, mais c’est surtout une excellente transition vers ce que Kate galère à vivre désormais.
Kate
Kate arrive au bout de ses médicaments, ce qui pose un problème de plus en plus urgent. Elle essaie bien sûr de retourner chez le médecin, mais elle n’ose pas y rester quand elle voit que toute la salle d’attente semble la fixer, sachant très bien qu’elle est en pleine transition. Par chance, Kate a tout de même le soutien de la mécano qui est vraiment chouette avec elle et finit par lui donner LE conseil qui lui rend service : que ferait Julia à sa place ?
Kate comprend qu’elle doit arrêter de s’excuser d’exister, mais au contraire, imposer ce qu’elle veut. Elle retourne donc au cabinet médical, double tout le monde, entre dans le cabinet du médecin et réclame ses hormones. Plus exactement, elle en profite pour faire un petit scandale en laissant la porte ouverte et en expliquant aux patientes que ce médecin n’est pas capable de garder le secret médical. Inévitablement, le médecin n’a plus le choix de lui faire son ordonnance (reste à savoir où elle se procurera les hormones tout de même).
Gala
Loin de se douter de ce qui se trame, Gala passe sa nuit à réorganiser la décoration de la maison. C’est abusé, surtout qu’elle le fait devant Montse, la barmaid et petite-amie d’Amat. Montse est plutôt sereine et calme face à l’attitude abusée de Gala, je trouve, et elle se contente de rappeler qu’elle ne veut pas que le village soit au courant de leur relation. Amat est un peu moins calme vis-à-vis de Gala qui est insupportable, mais bon, il est forcé de s’écraser quand elle lui fait comprendre qu’elle n’a pas pu dormir de la nuit à cause de lui et du bruit qu’il faisait avec Montse.
Pitié, mais quelle invitée horrible Gala ! Il est généreux de la garder chez lui, parce que franchement, elle fait tout pour être dégagée à ce stade-là. Ils se rendent tout de même au travail ensemble, l’occasion de parler un peu plus et de continuer d’apprendre à se connaître en parlant de Fred et Montse. Ah, je soupire fort : ne pourraient-ils pas se contenter d’être fidèles, un peu ?
En plus, Gala continue de se comporter en vraie américaine : elle assure qu’elle sait s’y prendre avec les gens et que les gens l’adorent… bien incapable de voir que ce n’est pas le cas. Elle est insupportable avec eux, insultant leur vin ou leur ventre, essayant de suivre l’exemple d’Amat qui, lui, sait manipuler le village avec talent.
Au passage, on la met en garde de ne pas trop draguer Amat quand elle lui masse le dos parce qu’il se le coince en bougeant un tonneau de vin. Allez, le duo fonctionne bien : ils me font rire, ils ont une alchimie de dingue et on veut les voir ensemble pour autre chose que récupérer du vin.
Julia
Pendant ce temps, Julia décide d’aller se confesser à l’Eglise. Elle n’a pas beaucoup péché dernièrement (elle m’a fait rire), mais bon, elle a un gros péché à confesser : Gala est la fille du prêtre de la ville. Il réagit plutôt bien le prêtre en vrai, même s’il n’apprécie pas trop que Julia essaie de récupérer au passage l’argent de la quête. Le chantage est efficace quand elle se met à expliquer qu’elle a peur de perdre ses derniers souvenirs.
C’était mignon comme tout et j’avais presque envie d’apprécier à fond le personnage de la grand-mère… Mais ensuite, elle fait n’importe quoi en invitant à entrer chez Amat les deux hommes de main qui sont à la recherche de Gala, sans même comprendre qu’il s’agit des hommes qui les poursuivaient alors qu’ils se présentent comme des amis de Gala. Kate n’a besoin que d’un regard pour comprendre ce qu’il en est, hein.
Tony
Les deux hommes de main ordonnent à Kate d’appeler Gala pour la faire venir et honnêtement, Gala est si idiote. Kate a fait le move parfait pour éviter que sa mère ne vienne, en parlant en espagnol… mais non. Elle se précipite quand elle comprend que sa fille est en danger. En vrai, je comprends un peu.
Il n’empêche que Gala est terrifiée de voir les hommes de main dans le salon. Elle fait donc tout ce qu’ils veulent, mais elle ne peut pas vraiment leur donner l’info qu’ils veulent, à savoir la localisation de Fred. Les hommes de main la mettent toutefois en contact direct avec le père de Maggie, Tony. Je suis surpris par le rythme rapide de cette révélation, mais en même temps, c’est quelque peu inévitable quand il n’y a que six épisodes dans la série. J’aime bien ce que ça donne tout de même.
Gala était terrifiée par le flingue, mais elle est tout de même rassurée d’avoir affaire à Tony. Elle lui explique qu’ils sont tous les deux victimes des mensonges de Fred. Bizarrement, Tony est plutôt de bonne écoute. Il se veut rassurant avec Gala dès qu’elle décroche et souhaite juste savoir où est Fred. Gala aussi. Finalement, les deux se mettent à le chercher ensemble ; ce qui permet à Gala de comprendre que son mari est à l’hôtel où ils devaient passer leur anniversaire de mariage avec sa maîtresse.
Bien sûr, Tony demande aussi à Gala de ne pas dévoiler son identité à Kate. Gala accepte, ne disant effectivement rien à sa fille et la rassurant sur le sort de Maggie.
Le repas
C’est bien beau cette histoire de prise d’otage avec Julia qui essaie de draguer Amaury Nolasco, mais ça ne fait pas tout le sel de la série. Vous reprendriez bien une petite dose de drama soapesque, non ? Eh bien, c’est le cas quand la police débarque – mais pas en tant que police, en tant qu’Andreu voulant parler à Julia. Contre toute attente, il lui avoue qu’il n’est pas stérile. C’est Mariona qui l’est, mais il ne voulait pas lui faire de la peine alors il a menti. Voilà qui change tout : il pourrait être le père de Gala.
Avant de le laisser partir, Julia se débrouille pour lui faire un petit câlin et lui voler son flingue. Entre ça et le fait que Gala s’est arrangée pour écraser des somnifères afin de le mettre dans la bouffe de ses preneurs d’otage, on n’est pas dans la merde. Gala s’arrange donc pour faire une omelette (qui ne ressemble pas du tout à une omelette ?) à ses ravisseurs. L’idée est bonne, sauf qu’il y en a un qui est vegan et un qui sent aussitôt qu’il y a quelque chose qui cloche.
On entre alors dans de la pure comédie avec ce repas où les téléphones sont interdits, mais pas les flingues. Julia sort le flingue d’Andreu pour tenter de recouvrer sa liberté, en vain. Elle n’est pas franchement à l’aise avec et se retrouve bête quand celui qu’elle trouve beau gosse (Kevin !) lui prend des mains le flingue. On pourrait croire que les tentatives d’évasion s’arrêtent là, mais Kate n’a pas encore tenté son propre plan.
Elle balance un verre de vin à la tronche de Kevin qui a le flingue et se barre en récupérant avant son téléphone. C’était assez hilarant, surtout que la course poursuite commence avec Julia qui éclate une bouteille sur la tête de son autre ennemi. Malheureusement, Kate est un peu idiote sur ce coup : elle préfère téléphoner à son père qu’aux secours ou qu’à Amat. C’est complètement con.
Fred ne décroche pas, évidemment, et elle est rattrapée bien vite par Kevin. Il ne la tue pas, mais ça pose tout de même un gros problème : les deux preneurs d’otage sont à présent énervés et décident d’embarquer avec eux les trois femmes pour les mettre à genoux au milieu de nulle part et braquer les pistolets sur elle.
Amat
Certes, le cliffhanger est un peu inquiétant, mais en parallèle, Amat passe une mauvaise journée à la coopérative quand l’idée de Gala ne s’avère pas aussi efficace que prévue. Il rentre donc chez lui plus vite qu’il ne le pensait pour obliger Gala, qui ne répond pas au téléphone, à venir l’aider. Bien sûr, une fois chez lui, il constate que le repas a tourné au désastre et s’inquiète aussitôt pour les américaines.
On enchaîne donc sur quelques scènes où Amat les cherche partout, demandant à Montse ou à tous les fidèles venus assister à la messe de leur vie : le prêtre annonce qu’il renonce à ses vœux et ne sera plus leur père à tous pour être le père de sa fille. La tête de Mariona est exceptionnelle quand elle comprend que c’et sa sœur qui a couché avec le prêtre.
Cela dit, loin de cet humour, la police est au moins informée que quelque chose de peu clair se déroule chez Amat, parce qu’Andreu comprend que c’est Julia qui a volé son flingue quand Amat lui révèle ne pas avoir de nouvelles des américaines et s’inquiéter pour elles. C’est emmerdant que l’épisode s’arrête là-dessus par contre, parce que ça donne vraiment envie d’enchaîner.
