Widow’s Bay – S01E04 – Beach Reads – 20/20

La série prend une tournure bien plus efficace avec cet épisode qui commence à révéler comment les détails des précédents ont un rôle à jouer et comment tout s’inscrit dans une histoire plus large. On est loin du pilot peu convaincant et, mieux encore, on a enfin les développements que j’espérais concernant certains personnages secondaires – et une en particulier, d’accord. Une fois de plus, je surnote un peu, mais c’est vraiment parce que c’est mieux que ce que j’en attendais et que j’ai maintenant envie d’enchaîner toute la saison : on sait dès le départ de cet épisode ce que sera le cliffhanger, et je veux mes réponses.

Spoilers 

Patricia suit un peu trop à la lettre les conseils d’un livre de développement personnel.

Feeling like you could die tomorrow and no one would notice ? Well, that could be.

Je ne m’attendais pas à ce qu’on revienne quatre jours en arrière, mais en revanche, il était assez évident que cet épisode allait commencer par un flashback centré sur Patricia. Le but va être de nous montrer comment on en est arrivé à une situation qui dérape complètement. Pour tout comprendre, il faut donc revenir quatre jours avant quand Patricia regardait les touristes et attendait qu’on vienne lui faire un don de livres.

Elle ne semble pas bien appréciée par la communauté, en tout cas. En effet, Patricia passe la journée seule sans personne pour lui parler, puis se rend à une soirée où tout le monde l’ignore – ou presque. Oh, la solitude ! J’aimais déjà bien le personnage dans les épisodes précédents, mais je sens que cet épisode centré sur elle va être génial pour mieux la comprendre.

Elle rencontre toutefois une nouvelle arrivée sur l’île, Shelby. Cette dernière semble sympa et lui pose plein de questions sur le Croquemitaine. Nous y revoilà : il y a donc eu un tueur en série sur l’île quand Patricia était au lycée. On doit être devant une série, eh, c’est tellement une intrigue classique. Par contre, le fait que Patricia survive, ça fait d’elle un point d’intérêt évident pour Shelby.

Après un détour par les toilettes, Patricia revient pour entendre que tout le monde parle d’elle dans son dos. On l’accuse de mentir sur le Croquemitaine : personne ne croit qu’elle a failli être sa victime ; qu’elle aurait pu s’en sortir. De mon côté, je suis curieux. En vérité, elle pourrait tout à fait être en train de mentir ; mais ça pourrait aussi être une vraie victime que personne ne veut croire. C’est terrible de nous mettre dans cette position où on ne sait pas si on la croit.

Patricia rentre en tout cas chez elle et a la surprise de voir la lumière allumée dans sa caravane-bibliothèque avec les livres donnés. À l’intérieur, elle retrouve un livre de développement personnel reçu le jour même par terre. La caméra s’attarde trop sur ce livre pour que ce soit un hasard et bien sûr, Patricia passe la soirée à le lire et à écrire dedans. Oh lala, je ne l’imaginais pas du genre à écrire dans un livre la Patricia, mais soit.

C’est assez drôle parce que le premier chapitre lui conseille d’organiser une soirée pour améliorer sa vie sociale et elle se met aussitôt à la tâche. Le lendemain, elle invite tous ses collègues. Eh beh ! Je trouve ça amusant à voir, mais par contre, organiser si vite une soirée, je ne suis pas certain que soit un succès. On sait que ça va vite déraper, cela dit. En attendant, on la voit tout organiser et apprendre de ses « potes » qu’une autre soirée a lieu le même soir.

Elle s’organise alors pour faire annuler l’autre soirée en jouant de son rôle à la municipalité pour faire respecter les consignes de l’établissement où l’anniversaire de Bill devait avoir lieu. Cela lui permet de récupérer trois invités à sa soirée cocktails, yeah. En revanche, elle en oublie de surveiller ce qu’il se passe autour d’elle : absorbée par la lecture de son livre et l’organisation de sa fête où personne d’autre que ses collègues et quelques touristes ne viennent. On voit donc le shérif remarquer quelque chose à l’arrière-plan d’une caméra de surveillance, juste derrière Patricia.

Nous en arrivons toutefois à la soirée cocktail de Patricia, l’événement auquel toute la ville ne souhaite pas aller. L’autre soirée étant annulée, son groupe d’anciennes du lycée finit par venir pour constater à quel point il n’y a pas d’ambiance. Bref, Patricia finit par se ridiculiser face à ses potes. Le moment le plus gênant à voir n’est pas celui où elle appelle Tom en étant pleine de rage de voir qu’il n’est pas là comme je l’aurais imaginé ; non, c’est vraiment quand elle se met à danser seule – et qu’il y a une pub sur la musique.

J’ai ri. Par chance, il y a un enterrement de vie de jeune fille qui débarque et finit par mettre un peu d’ambiance pile au bon moment. Cela n’empêche pas Patricia d’entendre encore et toujours la même garce du lycée continuer de se comporter comme tel trente ans après : suite à un énième commentaire mesquin dans son dos, Patricia décide de la confronter. Evidemment, on tourne en boucle : la conversation n’est pas sur la soirée, mais sur le Croquemitaine qui aurait été incapable de trouver Patricia sous son lit quand il a su tuer toutes ses autres victimes bien mieux cachées.

Je comprends un peu la bitch qui en a marre de voir Patricia essayer d’attirer l’attention sur elle, du coup. Malgré la crise de larmes qui suit, Patricia décide de servir le punch car son livre insiste pour qu’elle le fasse : l’ambiance finit par arriver.

Comment est-ce que tout ça va déraper désormais ? Pour le savoir, il faut faire un détour par le shérif qui papote avec sa femme pendant qu’il surveille la ville à la recherche de l’évadée d’asile psychiatrique. Cela fonctionne bien comme détail revenant de l’épisode précédent. Il reçoit tout de même une plainte pour le bruit qui vient de la soirée de Patricia et… C’est terrifiant.

En effet, quand on voit la fête en question, on voit bien que Patricia s’éclate et danse avec toute la ville, sauf qu’un plan de la piste de danse nous révèle qu’en fait elle est la seule à danser. Autour d’elle, les gens ont la bouche grande ouverte et sont terrifiés. Elle fait ensuite un discours, acclamée par tous de son point de vue… mais face à de vrais zombies, en réalité.

Au milieu de tout ça, Rosemary semble encore normale et capte ce qu’il se passe, mais elle se contente de dire à Patricia qu’elle s’inquiète quand en fait Patricia est complètement en roue libre : en effet, c’est le moment que choisit le shérif pour venir lui dire qu’il y a trop de bruit et pour constater qu’en cuisine, Patricia est en train d’égorger des oiseaux. Pour les servir à ses invités. Gloups.

C’est une véritable soirée satanique que Patricia a organisé et le feu de camp vers lequel se dirige désormais tout le monde aurait tout du bucher, en fait. J’ai beaucoup aimé la révélation : on sent bien que le livre pose problème depuis le début, que le texte change, mais bim, quand Patricia retourne dans la salle de réception du bar, il y a des verres de sang au sol, des plumes un peu partout et pire, son livre de développement personnel est en fait un livre de sorcellerie. Elle a donc ensorcelé toute la ville ? Allons bon. Cela explique les gens avec la bouche ouverte, je suppose.

Le problème, c’est qu’ils sont toujours ensorcelés désormais : ils se rendent tous à un feu de camp à proximité et se dirigent, bouche ouverte, vers l’océan. Pour se noyer. Terrifiée, Patricia tente de les sauver, sans succès, et reçoit l’aide du shérif, paniqué par ce qu’il se passe. C’est là qu’il passe son appel à toutes les unités.

Patricia essaie alors de se débarrasser du livre de sorcellerie, en vain. Elle veut le jeter au feu, mais elle n’y parvient pas. Elle met donc finalement sa main au feu pour que ça fonctionne enfin. Quand le livre crame, toute la ville se réveille, les pieds dans l’eau. Ils étaient tous prêts à se suicider comme ça et Patricia vient littéralement de leur sauver la vie. Sauf que personne ne la croira, évidemment. Bizarrement, personne n’est reconnaissant : elle les sauve tous, mais ils l’accusent, plutôt à juste titre à vrai dire, de les avoir drogués.

Même si le shérif est là, il semble n’y avoir aucune conséquence judiciaire pour Patricia. C’est un peu gros, mais la série veut avancer je suppose. Ainsi, en fin d’épisode, Tom et Wyck rejoignent Patricia qu’ils retrouvent au bord de la route. Finalement, Patricia a bien un ami, yay.

Tom, Patricia et Wyck se rendent donc ensemble à l’Eglise pour répondre à l’appel du prêtre. J’aime beaucoup comment la série a pris une nouvelle tournure depuis l’épisode précédent : là, je retrouve vraiment la manière dont une bonne série est écrite, sur plusieurs épisodes. À l’Eglise, notre trio retrouve le prêtre. Pendu. Oups.

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