Widow’s Bay – S01E02 – Lodging – 17/20

J’ai l’impression que la série n’arrive pas à décider dans quelle direction elle veut aller à multiplier les pistes et les indices, mais je suis aussi à peu près sûr qu’elle sait parfaitement où elle va. Elle exige beaucoup d’attention en tout cas, car il y a énormément de petits détails à capter et retenir pour la suite. J’aime l’exigence qu’elle demande et j’ai beaucoup d’espoir sur les réponses qu’elle apportera. Bref, je suis pris au piège et curieux de voir la suite.

Spoilers 

Tom accepte un défi des habitants de l’île pour prouver qu’il n’y a pas à avoir peur des malédictions et légendes urbaines.

Maybe all these things were real at one point, but they’re not anymore.

Quelqu’un a-t-il compris le début d’épisode dès le premier visionnage ? On voit une Eglise aux cloches qui sonnent et c’est tout. C’est pourtant par là que le doute va commencer à s’infiltrer dans cet épisode, il faut juste savoir être patient. Et ça me va, ça.

Contre toute attente, l’article du journaliste du New-York Times est hyper positif. Arthur fait une très belle promotion de l’île et ça fait plaisir au maire. Il est persuadé que cet article va ramener plein de touristes. Ce n’est pas le seul à le penser : Wyck aussi le pense et il n’aime pas ça du tout. Il essaie donc d’empêcher les touristes d’arriver. Son plan est simple : une planche, des clous et une porte de l’hôtel de l’île.

Je suis à peu près sûr qu’il a raison, mais comme il a la bonne idée d’être alcoolisé, personne ne l’écoute ou le croit. Il arrive tout de même à taper assez sur les nerfs de Tom pour que celui-ci fasse une sortie de route avec une petite insulte en public. Le traiter de péquenaud devant une partie de la ville ? Pas bien malin le Tom. Pas bien malin non plus le Wyck : sa planche n’empêche pas la porte de s’ouvrir. J’ai bien ri.

Le soir, Tom se rend au bar de la ville pour boire un coup. Il y croise le prêtre, parce que pourquoi pas, qui lui fait un petit sermon l’air de rien. C’est là que les cloches de l’Eglise reviennent hanter l’épisode : Tom reproche au prêtre de ne pas les surveiller assez si son fils, probablement, est capable de les faire sonner le matin. Le prêtre lui dit que c’est impossible, sans vraiment expliquer plus que ça. J’ai hâte d’en savoir plus, mais ça fait encore une piste. Va falloir que je commence à me faire une liste de questions, comme à l’époque de LOST. La réponse vient assez vite tout de même : on voit le prêtre aller vérifier que les cloches sont toujours enchaînées et qu’elles ne peuvent pas fonctionner.

De manière perlée dans l’épisode, on découvre ensuite que le prêtre a des instructions à suivre si la cloche devait se mettre à sonner.

De son côté, Tom souhaite rentrer chez lui, mais dans le bar, il est arrêté par un type qui se fait l’écho de son « péquenaud » de la journée. Un débat commence aussitôt avec les clients et il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’il soit obligé d’aller dormir dans l’auberge de l’île le soir-même. En effet, il y a plein de légendes urbaines de péquenauds autour de cet hôtel et les clients du bar lui demandent d’aller vérifier par lui-même. C’est aussi l’occasion pour lui de prouver qu’il n’est pas une poule mouillée.

Tom doit aussi se filmer pendant qu’il reste toute la nuit dans la suite du capitaine, bien évidemment. Rosemary a en plus la bonne idée de faire en sorte qu’il y soit enfermé toute la nuit par Kurt, le propriétaire. Oui, ce même propriétaire qui a peur de mettre un pied dans la chambre où Tom doit rester. On a beau être cartésien et rationnel comme Tom, je crois qu’on peut commencer à douter et remettre en question ses choix à un moment.

Avant tout ça, Tom demande à son fils Even d’aller passer la nuit chez Ruth et se fait emmener à l’auberge par… Patricia. Elle est tout le temps là, c’est fou. Le motel ? Il est très vieillot et désuet, franchement, pour une auberge qui vient d’être rénovée pour la saison. Il n’empêche que Tom doit y passer la nuit pour vérifier une à une les légendes urbaines sexistes. J’aime bien ce que ça donne pour l’ambiance : le vieux motel, la lumière du phare qui donne sur le lit, la surveillance de Kurt par caméra, les jeux de société… Gloups.

Les légendes urbaines sont testées une à une sans que rien ne se passe : l’île a sa version de Bloody Mary (pauvre Hortense moche !), son placard hanté, ses mythes que Tom vérifie tous un à un. Si rien ne semble se passer à première vue, quand il retourne dans sa chambre, Tom constate que les rideaux qu’il avait pourtant fermés sont à nouveau ouverts. Il entend aussi, dans la ventilation de la salle de bain, le décompte pour la nouvelle année.

En vrai, tout ça instille pile ce qu’il faut de fantastique pour que ça m’intrigue. Il peut tout aussi bien être en train de rêver – ou subir les effets du whisky qu’il vient de boire. Si je vous dis qu’en plus ma fenêtre s’est mise à grincer pile à ce moment, vous comprendrez que j’étais bien dans l’ambiance quand Tom rencontre son voisin de chambre, William.

Oh lala, c’est tellement évident que ce William a résidé à l’auberge dans le passé et n’est pas là, non ? J’ai hâte d’en savoir plus. Cela tombe bien : l’épisode ne traine pas trop à y revenir. Tom accepte de boire un verre avec William après avoir tenté de regarder la télé. Malheureusement pour lui, la télé est bloquée sur un film de pub pour l’île d’un ancien maire. Et ça ne donne pas envie de s’y attarder – dommage, il aurait pu faire la silhouette étrange s’il l’avait fait.

Finalement, Tom passe une très bonne soirée avec William, jouant avec lui aux jeux de société et lui racontant un peu sa vie – tiens, Tom a été élu sans concurrent. William est sympathique, avec une face un peu sombre qu’il fait passer pour de l’alcoolémie. Il parvient à convaincre Tom de poursuivre sa liste avec le dernier défi de la ville : passer par un trou dans le sous-sol de l’hôtel. Franchement, légende urbaine ou non, c’est tout à fait le genre d’endroit où je n’irais pas quoiqu’il, comme on dit aujourd’hui. Ouais, je suis une poule mouillée, je suppose.

Maintenant que j’ai vu cette scène, je vais l’être encore plus. Je suis coulrophobe, rien de nouveau ici, mais quand William décide de venir rendre visite à Tom dans le sous-sol de l’hôtel avec son masque de clown, irk. Juste irk. Voilà, je n’aime pas ça : le clown à quatre pattes qui se jette sur Tom, coincé dans le sous-sol à côté d’un cadavre, c’est un cauchemar.

Oui, précisément, un cauchemar. Tom se réveille, évidemment. Le lendemain matin, il fait venir le shérif et Kurt pour leur parler de William, cet étrange invité de l’hôtel. Le problème, c’est qu’il n’y a personne d’autre dans l’hôtel et que la caméra de surveillance nous montre Tom parler tout seul et jouer aux jeux de société tout seul. Aha. C’était tellement prévisible !

Au moment où Tom essaie de se dire que peut-être il était somnambule, Wyck débarque pour confirmer que ce William est évidemment celui de la légende urbaine de Willy le clown. Kurt essaie bien de calmer le jeu, mais il va vite le regretter : Wyck le met tout simplement au défi de rentrer dans la chambre du capitaine.

Wyck est un vrai bourreau sur ce coup-là. Il torture Kurt, il essaie de convaincre Tom de reconnaître qu’il s’est trompé et il s’amuse de mettre Kurt 10, puis 30 secondes dans la chambre. Le temps semble être bien plus long pour Kurt que pour les gens dans le couloir. Cette fois, Kurt n’est pas ravi d’avoir passé 30 secondes de plus, quoi, même s’il a prouvé qu’il n’avait pas peur. Tout pour son business. Le problème, c’est qu’entre temps, la chambre a bien changé : Kurt y a passé plus de trente secondes, c’est sûr.

Comme dans toute bonne histoire fantastique, le doute reste sauf quand le shérif trouve ensuite de la moisissure dans un coin de la chambre. Et si Tom avait halluciné à cause de cette moisissure ? Moi, je commence à être agacé par le déni de Tom, par contre. C’est trop, franchement. Tu ne peux pas continuer de prétendre que rien ne s’est passé après tout ça, mec. Juste NON.

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