Evil – S04E11 – Fear of the Future – 19/20

Une fois de plus, je vais me répéter, mais cette série est tout simplement incroyable. Une saison 5 aurait été tout à fait géniale quand on voit le niveau de cet épisode. Il y a quelques petits détails qui semblent précipités pour le bien de la série, car la fin approche, mais à part ça, les idées proposées et les intrigues sont tout bonnement géniales. Cet épisode parvient même à être à nouveau un peu terrifiant. Cela faisait longtemps que ce n’était plus arrivé, mais qu’est-ce que c’est bon quand ça l’est !

Spoilers

Kristen enterre sa mère, tout en étant nouvellement maman. Le cycle de la vie.

Well, this is what I look like in the morning.

L’introduction

Non mais… Ca ne va pas bien ? Le premier plan de l’épisode est atroce : on y voit Kristen avec les cendres de sa mère dans sa chambre. Elle entend Timothy rire. C’est atroce, tout simplement, et ce n’est que le début d’une scène d’introduction magnifique comme seule Evil sait les faire, je pense. On enchaîne ensuite en faisant le tour des personnages : Leland est ainsi en prison, mais il continue d’être harcelé mentalement par la fanfare de son adolescence.

Cela dit, ce qui fait le plus plaisir, c’est qu’il se fasse victimiser en prison, déso pas déso. Bien sûr, Sheryl avait également laissé une lettre pour Andy avant de mourir. Foggs est chargé de la remettre et il se rend donc à l’hôpital pour le faire. Si j’espérais vraiment un retour d’Andy dans la série, on se retrouve là avec une scène qui nous indique qu’il va mieux que prévu : il est en train de faire l’amour dans son lit d’hôpital, mais en portant toujours les masques chelous. C’est bien Andy qui porte un masque. Faisait-il l’amour à Kristen ? On ne saura pas !

De son côté, David devient pasteur – il prend la place d’Ignatius, tout en restant assesseur. Rien que ça. Ben ne comprend pas immédiatement pourquoi David n’en est pas ravi, mais c’est parce qu’il est loin d’être con : il voit bien qu’on le nomme car l’Eglise est en train de couler. Et comme ça, on pourra lui reprocher.

Ellie

L’enterrement de Sheryl n’est vraiment pas ce qu’on pourrait en attendre : Kristen organise une grande soirée chez elle, avec une super playlist pour danser. Les petites-filles de Sheryl sont tristes que personne ne soit triste, mais elles sont assez lucides pour savoir que c’est ce que leur grand-mère voudrait. Et puis, les gens n’ont rien dit à l’Eglise, c’est déjà ça. Ils ont gardé le silence, c’est une sorte de deuil respectueux.

Au milieu de tout ça, Kristen est clairement bourrée, on ne me le retirera pas de la tête. Elle passe du temps dans la cuisine avec Ellie, une femme adulte que Sheryl gardait quand elle avait huit ans. Elles ont l’air de bien s’amuser, sans s’inquiéter de ne connaître personne d’autre dans la maison. David et Ben arrivent aussi, hein, mais Ben se contente de supporter les filles (c’est déjà beaucoup). David papote avec Kristen pour essayer de voir comment elle s’adapte à son deuil et au fait qu’elle est maintenant la maman d’un petit garçon. C’est fou : Leland a gagné, tout le monde s’en contrefout.

Foggs débarque à la soirée. Il sait qu’Andy trompe Kristen, il sait qu’il est à un enterrement, il tire la tronche… mais il ne dit rien de plus. Quant à Ellie, elle est une amie étrange – elle sort de nulle part et a directement une scène où elle parle avec Laura. Je sens qu’on nous introduit ici une idée, mais on n’en saura pas plus pour l’instant.

En tout cas, Ellie est sympathique et reste aider Kristen à tout ranger, avant de s’imposer un peu plus longtemps pour un dernier verre avec une bouteille prise dans l’étagère de Kristen. C’est tellement abusé. C’est un démon, c’est pas possible : elle attaque directement en disant que David est amoureux de Kristen, sérieusement !

Et là, l’air de rien, elle annonce à demi-mot qu’elle vient du futur. Sans le titre de l’épisode et alcoolisée, Kristen ne capte pas tout de suite, mais ça m’a paru rapidement évident. Il est question de l’accélérateur de particules du début de saison qui se situe dans la ville où Ellie va emménager, des journaux qui parleront prochainement de l’enquête, de Ben qui serait très pote avec Ellie, de trous de vers qui permettent de voyager si on se concentre sur un événement en particulier, comme l’enterrement de Sheryl.

Par conséquent, qui peut bien être cette Ellie ? Eh bien, Laura, évidemment. Oh le bordel. Soit elle dit vrai et c’est un énorme mindfuck inattendu pour la série, soit elle est payée par les 60 et c’est terrifiant. C’est terrifiant, parce qu’elle annonce un futur peu glorieux : Kristen serait sur le point de découvrir qu’Andy la trompe (c’est gênant car on sait que c’est vrai) et de demander le divorce, David quitterait son poste de prête six mois plus tard pour s’installer avec elle. Lynn deviendrait nonne mais serait finalement la plus heureuse des quatre sœurs. Lila se marierait avec une femme et serait riche.

Débiter tout ça est passionnant pour nous car ça nous permet d’envisager la fin de la série – et son futur. Par contre, pour convaincre Kristen qu’elle dit vrai, c’est complètement idiot et peu efficace. Les éléments qu’elle donne pour convaincre Kristen ? Cela me semble être des infos que quelqu’un bossant pour Leland connaîtrait déjà. Kristen vire donc cette possible Laura de chez elle et on passe à un nouveau type de titres d’épisode – plus de livre, juste des lettres sanglantes très années 80 – et à un générique qui a failli me faire hurler (« sautez le générique et la série sera annulée, oups » ? Sérieusement ?!).

Divorce

Après une soirée riche en émotion, Kristen se décide à aller dormir… mais tout ce qu’elle gagne, c’est une nouvelle paralysie du sommeil. Cela faisait longtemps que ce n’était pas arrivé. Plutôt que de voir George, elle voit ce qui semble être le fantôme de Sheryl. Et pourtant, c’est bien George quand elle se retourne. Kristen essaye de se réveiller en se concentrant sur ses orteils, alors que George (il ne ressemblait pas à ça avant, si ? Je ne vois rien, il fait trop jour dans mon salon apparemment) sniffe les cendres de Sheryl puis s’en prend à Timothy. Bien sûr, au passage, elle entend parler de la femme du futur aussi.

Quand elle parvient à se réveiller et respirer un grand coup, Kristen décide d’appeler aussitôt son mari. L’hôpital ne veut pas tout de suite lui passer, mais quand elle arrive enfin à l’avoir, c’est pour qu’Andy lui demande ce que Boggs a dit au juste car il ne voulait pas qu’elle l’apprenne comme ça. Et bim, Kristen apprend donc qu’Andy a rencontré quelqu’un. On pourrait s’arrêter là, mais ça ne serait pas très Kristen. Elle fait tomber son portable et le lendemain se précipite à l’hôpital en laissant Timothy à Lynn.

Sur place, elle confronte Andy d’une manière totalement loufoque comme seule Kristen sait le faire : il lui confirme avoir rencontré quelqu’un dans la chambre d’en face (how romantic), elle détruit un tas d’affaires, récupère ses photos de famille et lui explique de manière tout de même assez calme qu’elle ne paiera plus les 20 000$ que coûte la clinique à sa famille – famille qu’il n’a plus le droit de voir d’après elle. Le pauvre vient à peine d’apprendre qu’ils avaient à s’occuper d’un fils. Kristen est si radicale : elle refuse de parler et passe directement en mode vengeance.

Autant le dire : ce n’est pas du tout comme ça que j’imaginais la fin de ce couple. Ils sont instables depuis le début, mais tout de même. Kristen rentre chez elle, complètement en larmes et se réfugie dans les bras de Ben qui était là pour faire quelques travaux. C’est tellement dur de voir Kristen dans cet état, en vrai, mais c’était inévitable : elle est en plein deuil, jeune mère ET son mari la trompe ?

Pfiou. Elle m’a fait de la peine. En plus, elle se confie à Ben sur la banalité de son divorce à venir, la douleur qu’elle ressent avec ses cinq enfants, mais aussi sur la présence d’une Laura venue du futur. Le plus problématique dans cette affaire ? Laura l’espionne du haut des escaliers, ce qui suggère qu’elle pourrait vraiment venir du futur maintenant qu’elle sait ça…

Ce qui est sûr, c’est que Kristen se retrouve à devoir parler à ses filles qui l’attendent au tournant (les choix de réalisation sont incroyables, les plans beaucoup trop cools !), bien énervée de voir que leur mère souhaite divorcer. Si la conversation finit en câlin collectif, c’est terrible à subir tout de même : les filles sont sûres que les parents vont divorcer, mais aussi qu’Ellie était bien Laura. Kristen découvre qu’Ellie a parlé à Laura, mais pas de l’opération ; les sœurs veulent en savoir plus sur ce futur – même si la mère affirme que personne ne vient du futur.

Le truc, c’est qu’elle affirme aussi qu’elle ne sait pas s’ils vont divorcer alors que c’est précisément ce qu’elle demande. Elle fout toutes les affaires d’Andy dans des cartons sans en prendre vraiment soin, et ça ne semble pas indiquer une réconciliation envisagée, hein. Ce qui est le plus terrible dans cette haine de Kristen, c’est que ce divorce leur pendait au nez depuis un moment.

David

Ben se précipite quant à lui chez David pour qu’il puisse venir en aide à Kristen. Il lui demande de s’occuper d’elle parce qu’il est son ami et parce qu’elle a bien besoin du soutien d’un prêtre, mais bon, David n’est pas qu’un prêtre pour elle. Non seulement, David continue de voir le démon-Kristen, mais en plus, il accepte de se rendre dans le bureau de Kristen où il sait très bien ce qu’il va se passer.

Et ça ne manque pas : Kristen demande un câlin à David, parce qu’elle en a besoin. La tension entre eux, l’alchimie de plus en plus évidente, l’échange de regard terrifié, le « you should go » de Kristen… Bordel, mais quelle série ! C’est d’une intensité foudroyante.

Malheureusement, David découvre également qu’il avait raison : il est mis à la tête de la paroisse, ce qui est chouette, mais uniquement pour clôturer le programme et virer Ben et Kristen. C’est d’une violence assez grande : l’archidiocèse leur demande d’arrêter les frais, malgré leur succès. Et tant pis si Kristen a cinq enfants à financer sans le moindre salaire. Quelle angoisse.

David n’ose pas lui annoncer, alors il prévient d’abord Ben. Celui-ci reste avec lui pour la soirée, pour boire un coup, mais aussi pour prendre une position qu’il n’avait jamais eu jusque-là. J’ai du mal avec son envie soudaine de shipper David et Kristen. Il n’a jamais rien dit, jamais vraiment rien observé sur ces deux-là, mais d’un coup d’un seul, il se met à parler comme un fan de la série. Cela me donne l’impression, comme avec Laura venue du futur, qu’il s’agit d’une décision prise pour conclure la série. Il ne reste que trois épisodes après celui-ci après tout (oui, je me trompais la semaine dernière : il y a 14 épisodes dans la saison, et c’est génial mais trop peu à la fois). En tout cas, Ben cherche à comprendre pourquoi David refuse d’aimer Kristen, et il découvre une colère latente chez son ami : il en a marre de voir les promesses non tenues partout dans le monde. C’est une jolie scène.

Tentative de meurtre

En parallèle, Ellie revient chez sa prétendue mère pour déposer un cadeau qui serait pour Timothé. Elle semble surtout vouloir parler à Lexis, cela dit, mais tombe finalement sur Laura à qui elle raconte plein de choses qui semblent confirmer qu’elle pourrait être une Laura du futur – sans non plus utiliser des secrets fous si vous voulez mon avis. Laura lui fait tout de même confiance. Cette dernière profite d’une seconde pause pipi d’Ellie (ses aller-retours aux toilettes auront bien un intérêt pour plus tard, non ?) pour sortir au plus vite, prendre en photo la plaque d’immatriculation et revenir à temps. Après tout ça, Ellie affirme qu’elle veut parler à Lexis car elle sait ce qui arrivera dans vingt ans.

Mouais. Laura prévient sa mère aussitôt qu’Ellie sort de la maison, ce qui fait que Kristen rentre vite découvrir le contenu du cadeau. Lila s’amuse à crier un petit « boum » qui m’a bien fait rire. Le cadeau ? Kristen l’ouvre devant ses filles. C’est un simple vêtement de bébé, a priori, mais l’odeur est étrange. Kristen contacte aussitôt Ben pour en savoir plus, et la sœur de celui-ci découvre vite qu’il s’agit d’organophosphate, un poison puissant qui pourrait tuer le bébé s’il le portait. La plaque d’immatriculation ? Voiture volée, évidemment. Ben contacte aussitôt Kristen, mais celle-ci est trop occupée à dormir et écouter Georges.

Pendant que sa mère est encore en paralysie du sommeil, Lynn reçoit sur sa tablette une notification de l’application détectant les démons. Celle-ci lui indique bien sûr la présence d’un démon qui la salue en la nommant par son prénom. Lynn pense aussitôt qu’il s’agit de Sheryl qui, décidément, est omniprésente dans l’épisode malgré son absence. C’est une bonne chose, elle manquerait trop à la série. En tout cas, ce fantôme entraîne Lynn à l’extérieur de la maison – Lynn commence aussitôt à réciter le « Je vous salue Marie », mais elle suit tout de même l’application.

Cela la mène tout droit sur Ellie qui fait clairement peur à Lynn, et franchement, j’aurais peur aussi à la place de Lynn. Ainsi, Ellie lui explique qu’elle doit absolument parler à Lexis parce qu’elle est désignée comme la protectrice de Timothy, que quand elle aura 35 ans et lui 23, ils provoqueront la fin du monde avec une bataille. Cette secte est si dingue ; à moins que ce ne soit la vérité ?

Quand l’ado panique et envisage d’appeler sa mère à la rescousse, Ellie n’hésite pas à la menacer avec un couteau. Lynn est légitimement terrifiée, comprenant que le but est d’aller tuer Timothy. Elle parvient à s’enfuir et se cacher, criant avant à sa mère ce qui est en train de se dérouler. Kristen entend sa fille hurler, mais elle est tout de même paralysée. Ce qui est terrible, c’est que Laura, elle, n’est pas paralysée. Elle entend Ellie entrer dans la maison, George mange son popcorn et je me suis dit qu’on allait vraiment perdre Laura à ce stade. C’est terrible comme épisode, cette reprise (car ça aurait dû en être une) est incroyable.

Ellie rentre dans la maison avec la ferme intention de tuer son petit frère. Elle range son couteau pour utiliser plutôt un coussin. Kristen la voit faire et s’approcher du bébé. La musique s’intensifie. Les orteils de Kristen ne bougent toujours pas. Tellement de suspense, tellement de maîtrise. C’est finalement Laura qui s’interpose avec une alarme qui réveille enfin Kristen, capable d’aussitôt électrocuter Ellie. Voilà qui est fait. Ce n’est toutefois pas tout à fait terminé : Ben est là aussi pour prévenir du danger, il revient avec Lynn rassurée de voir sa mère, Timothy et Laura en pleine santé.

Pendant qu’ils se parlent, la femme semble disparaître – la fenêtre est fermée – et la police ne peut pas faire grand-chose de plus. Toutefois, Ben révèle que la voiture volée appartient à un psychiatre du Lexer-Miller Institute, l’endroit où est interné Andy. Kristen comprend donc qu’Ellie n’était que la femme couchant avec son mari. C’est terrible. J’ai eu le doute à un moment en plus, parce que le masque, mais j’ai préféré me dire qu’il s’agissait vraiment de Laura venue du futur. Maintenant, si on part du principe qu’il s’agit vraiment de Laura du futur, c’est encore plus glauque que prévu cette intrigue.

Bien sûr, quand Kristen se rend à l’institut, le couple fou s’est barré. L’infirmière remet toutefois une clé USB à Kristen, c’est déjà ça. Bon, Kristen n’est pas idiote et sent quand même que David et Ben lui mentent. Elle demande la vérité, qui est violente : elle n’a plus de boulot. Et en plus, sa mère a envoyé une vidéo à Andy lui révélant tout ce que Leland pensait de Timothy et Lexis. Et voilà comment Ellie a tout su… si on le prend de manière rationnelle. Mais ne serait-ce pas trop simple ?

Ils sont si forts pour laisser le doute.

Leland

En parallèle, Leland attend son procès dans une pièce bondée et bruyante. Rien ne se passe comme il l’attend. Il souhaitait avoir un avocat exceptionnel, mais les 60 lui envoie un amateur qui est bien incapable de contrer les attaques plus violentes que prévue de la défense. Leland demande à changer d’avocat, mais ça ne fonctionne pas exactement comme ça, malheureusement pour lui et heureusement pour nous.

Leland finit par réclamer un entretien avec Foggs. Son but ? Être déclaré fou pour avoir la meilleure défense. Et hop, il se met à déblatérer toute la vérité à Foggs : il croit dans les forces démoniaques, il parle des 60 et a un tout un plan pour ne pas être déclaré coupable de tous les crimes dont il l’accuse. Il plaide la folie, tout simplement.

Il passe également par Foggs pour changer d’avocat. Pas de bol, les démons l’apprennent et renvoient au procès son abruti d’avocat. Kristen ne reste pas assez longtemps pour le croiser, mais Leland se retrouve terrifié face à un démon plus terrifiant encore que les autres. Et oui, l’avocat est un démon, qui promet de manger le cerveau de Leland s’il change vraiment d’avocat. Cela ne laisse pas trop le choix à Leland…

Land of Women – S01E04 – Chapter 4 – 18/20

Le rythme s’accélère, peut-être même un peu trop, avec cet épisode qui nous fait entrer dans la deuxième moitié de saison. J’ai toujours un problème avec les histoires racontées sur si peu d’épisodes quand elles essaient en plus de proposer plein de sous-intrigues, comme c’est le cas ici. C’est un excellent soap, en tout cas, avec l’humour et le drama si caractéristiques que j’aime tant. Vraiment, on tient là une bonne série.

Spoilers

Les hommes de main de Tony viennent un peu gâcher la journée de Julia.


Una disculpa no es lo que quiero.

Flashback

L’épisode me surprend en commençant encore par un flashback, mais en revenant carrément dix-sept ans en arrière pour nous montrer l’accouchement de Gala. Je ne sais pas ce qui est le plus drôle entre le fait qu’Eva Longoria n’a clairement pas 17 ans de moins ou que sa silhouette reste impeccable dans sa robe blanche malgré un faux ventre de femme enceinte.

L’intérêt de ce flashback ? Il est triple. D’abord, il permet d’apprendre que Fred n’était pas là pour l’accouchement, parce qu’il se cherchait un job au Mexique. C’est abusé car ça laisse Gala seule pour accoucher, ce qui fait qu’elle demande qu’on recontacte sa mère. Ainsi, on apprend qu’elle ne lui parlait plus depuis plusieurs mois – et ça se chiffre en années. Enfin, dernier point, la grand-mère est ravie d’avoir un petit-fils parce que la vie est plus facile pour les garçons. C’est cliché, mais c’est surtout une excellente transition vers ce que Kate galère à vivre désormais.

Kate

Kate arrive au bout de ses médicaments, ce qui pose un problème de plus en plus urgent. Elle essaie bien sûr de retourner chez le médecin, mais elle n’ose pas y rester quand elle voit que toute la salle d’attente semble la fixer, sachant très bien qu’elle est en pleine transition. Par chance, Kate a tout de même le soutien de la mécano qui est vraiment chouette avec elle et finit par lui donner LE conseil qui lui rend service : que ferait Julia à sa place ?

Kate comprend qu’elle doit arrêter de s’excuser d’exister, mais au contraire, imposer ce qu’elle veut. Elle retourne donc au cabinet médical, double tout le monde, entre dans le cabinet du médecin et réclame ses hormones. Plus exactement, elle en profite pour faire un petit scandale en laissant la porte ouverte et en expliquant aux patientes que ce médecin n’est pas capable de garder le secret médical. Inévitablement, le médecin n’a plus le choix de lui faire son ordonnance (reste à savoir où elle se procurera les hormones tout de même).

Gala

Loin de se douter de ce qui se trame, Gala passe sa nuit à réorganiser la décoration de la maison. C’est abusé, surtout qu’elle le fait devant Montse, la barmaid et petite-amie d’Amat. Montse est plutôt sereine et calme face à l’attitude abusée de Gala, je trouve, et elle se contente de rappeler qu’elle ne veut pas que le village soit au courant de leur relation. Amat est un peu moins calme vis-à-vis de Gala qui est insupportable, mais bon, il est forcé de s’écraser quand elle lui fait comprendre qu’elle n’a pas pu dormir de la nuit à cause de lui et du bruit qu’il faisait avec Montse.

Pitié, mais quelle invitée horrible Gala ! Il est généreux de la garder chez lui, parce que franchement, elle fait tout pour être dégagée à ce stade-là. Ils se rendent tout de même au travail ensemble, l’occasion de parler un peu plus et de continuer d’apprendre à se connaître en parlant de Fred et Montse. Ah, je soupire fort : ne pourraient-ils pas se contenter d’être fidèles, un peu ?

En plus, Gala continue de se comporter en vraie américaine : elle assure qu’elle sait s’y prendre avec les gens et que les gens l’adorent… bien incapable de voir que ce n’est pas le cas. Elle est insupportable avec eux, insultant leur vin ou leur ventre, essayant de suivre l’exemple d’Amat qui, lui, sait manipuler le village avec talent.

Au passage, on la met en garde de ne pas trop draguer Amat quand elle lui masse le dos parce qu’il se le coince en bougeant un tonneau de vin. Allez, le duo fonctionne bien : ils me font rire, ils ont une alchimie de dingue et on veut les voir ensemble pour autre chose que récupérer du vin.

Julia

Pendant ce temps, Julia décide d’aller se confesser à l’Eglise. Elle n’a pas beaucoup péché dernièrement (elle m’a fait rire), mais bon, elle a un gros péché à confesser : Gala est la fille du prêtre de la ville. Il réagit plutôt bien le prêtre en vrai, même s’il n’apprécie pas trop que Julia essaie de récupérer au passage l’argent de la quête. Le chantage est efficace quand elle se met à expliquer qu’elle a peur de perdre ses derniers souvenirs.

C’était mignon comme tout et j’avais presque envie d’apprécier à fond le personnage de la grand-mère… Mais ensuite, elle fait n’importe quoi en invitant à entrer chez Amat les deux hommes de main qui sont à la recherche de Gala, sans même comprendre qu’il s’agit des hommes qui les poursuivaient alors qu’ils se présentent comme des amis de Gala. Kate n’a besoin que d’un regard pour comprendre ce qu’il en est, hein.

Tony

Les deux hommes de main ordonnent à Kate d’appeler Gala pour la faire venir et honnêtement, Gala est si idiote. Kate a fait le move parfait pour éviter que sa mère ne vienne, en parlant en espagnol… mais non. Elle se précipite quand elle comprend que sa fille est en danger. En vrai, je comprends un peu.

Il n’empêche que Gala est terrifiée de voir les hommes de main dans le salon. Elle fait donc tout ce qu’ils veulent, mais elle ne peut pas vraiment leur donner l’info qu’ils veulent, à savoir la localisation de Fred. Les hommes de main la mettent toutefois en contact direct avec le père de Maggie, Tony. Je suis surpris par le rythme rapide de cette révélation, mais en même temps, c’est quelque peu inévitable quand il n’y a que six épisodes dans la série. J’aime bien ce que ça donne tout de même.

Gala était terrifiée par le flingue, mais elle est tout de même rassurée d’avoir affaire à Tony. Elle lui explique qu’ils sont tous les deux victimes des mensonges de Fred. Bizarrement, Tony est plutôt de bonne écoute. Il se veut rassurant avec Gala dès qu’elle décroche et souhaite juste savoir où est Fred. Gala aussi. Finalement, les deux se mettent à le chercher ensemble ; ce qui permet à Gala de comprendre que son mari est à l’hôtel où ils devaient passer leur anniversaire de mariage avec sa maîtresse.

Bien sûr, Tony demande aussi à Gala de ne pas dévoiler son identité à Kate. Gala accepte, ne disant effectivement rien à sa fille et la rassurant sur le sort de Maggie.

Le repas

C’est bien beau cette histoire de prise d’otage avec Julia qui essaie de draguer Amaury Nolasco, mais ça ne fait pas tout le sel de la série. Vous reprendriez bien une petite dose de drama soapesque, non ? Eh bien, c’est le cas quand la police débarque – mais pas en tant que police, en tant qu’Andreu voulant parler à Julia. Contre toute attente, il lui avoue qu’il n’est pas stérile. C’est Mariona qui l’est, mais il ne voulait pas lui faire de la peine alors il a menti. Voilà qui change tout : il pourrait être le père de Gala.

Avant de le laisser partir, Julia se débrouille pour lui faire un petit câlin et lui voler son flingue. Entre ça et le fait que Gala s’est arrangée pour écraser des somnifères afin de le mettre dans la bouffe de ses preneurs d’otage, on n’est pas dans la merde. Gala s’arrange donc pour faire une omelette (qui ne ressemble pas du tout à une omelette ?) à ses ravisseurs. L’idée est bonne, sauf qu’il y en a un qui est vegan et un qui sent aussitôt qu’il y a quelque chose qui cloche.

On entre alors dans de la pure comédie avec ce repas où les téléphones sont interdits, mais pas les flingues. Julia sort le flingue d’Andreu pour tenter de recouvrer sa liberté, en vain. Elle n’est pas franchement à l’aise avec et se retrouve bête quand celui qu’elle trouve beau gosse (Kevin !) lui prend des mains le flingue. On pourrait croire que les tentatives d’évasion s’arrêtent là, mais Kate n’a pas encore tenté son propre plan.

Elle balance un verre de vin à la tronche de Kevin qui a le flingue et se barre en récupérant avant son téléphone. C’était assez hilarant, surtout que la course poursuite commence avec Julia qui éclate une bouteille sur la tête de son autre ennemi. Malheureusement, Kate est un peu idiote sur ce coup : elle préfère téléphoner à son père qu’aux secours ou qu’à Amat. C’est complètement con.

Fred ne décroche pas, évidemment, et elle est rattrapée bien vite par Kevin. Il ne la tue pas, mais ça pose tout de même un gros problème : les deux preneurs d’otage sont à présent énervés et décident d’embarquer avec eux les trois femmes pour les mettre à genoux au milieu de nulle part et braquer les pistolets sur elle.

Amat

Certes, le cliffhanger est un peu inquiétant, mais en parallèle, Amat passe une mauvaise journée à la coopérative quand l’idée de Gala ne s’avère pas aussi efficace que prévue. Il rentre donc chez lui plus vite qu’il ne le pensait pour obliger Gala, qui ne répond pas au téléphone, à venir l’aider. Bien sûr, une fois chez lui, il constate que le repas a tourné au désastre et s’inquiète aussitôt pour les américaines.

On enchaîne donc sur quelques scènes où Amat les cherche partout, demandant à Montse ou à tous les fidèles venus assister à la messe de leur vie : le prêtre annonce qu’il renonce à ses vœux et ne sera plus leur père à tous pour être le père de sa fille. La tête de Mariona est exceptionnelle quand elle comprend que c’et sa sœur qui a couché avec le prêtre.

Cela dit, loin de cet humour, la police est au moins informée que quelque chose de peu clair se déroule chez Amat, parce qu’Andreu comprend que c’est Julia qui a volé son flingue quand Amat lui révèle ne pas avoir de nouvelles des américaines et s’inquiéter pour elles. C’est emmerdant que l’épisode s’arrête là-dessus par contre, parce que ça donne vraiment envie d’enchaîner.

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Allegiance – S01E07 – The Legacy – 18/20

C’est un sacré épisode ! Il me permet de découvrir plus en détails certains aspects du Canada que je ne connaissais pas du tout, mais surtout, il est un sacré exemple d’épisode procédural parfaitement maîtrisé. De son début in medias res à sa conclusion, en passant par son enquête intense et sa méchante humaine mais tout de même horrible, c’est un franc succès. Le fil rouge n’avance pas beaucoup, en revanche, mais bon, difficile de leur en vouloir.

Spoilers 

Sabrina et Brambilla s’occupent d’une femme qui vient d’accoucher, puis d’agresser une infirmière quand on l’a empêchée de voir sa fille.

We’ll get your baby back.

L’épisode commence par l’annonce que le procès d’Ajeet est enfin fixé, au milieu de différents rapports journalistiques. Max débarque donc chez les Sohal pour leur expliquer qu’il compte demander à l’administration de laisser tomber le procès. Il affirme que le cas est merdique de toute manière et qu’il s’agit plus d’une attaque politique que d’une vraie affaire. En vrai, ça me paraît trop gros pour que ça passe cette solution, surtout qu’on ne sait toujours pas ce que la couronne reproche concrètement à Ajeet.

Les services sociaux

À l’hôpital, une jeune femme, Sage, semble chercher quelqu’un, mais elle n’est pas la raison pour laquelle Sabrina et Brambilla sont à l’hôpital. Ils s’occupaient d’un SDF blessé une fois de plus quand Sage a agressé l’infirmière qui l’empêchait de poursuivre ses recherches. Difficile de ne pas sympathiser avec Sage et Jordan, son mari, même si Sage est violente avec l’infirmière : on apprend qu’elle cherche son enfant.

Elle peut chercher longtemps : sa fille a été embarquée par les services sociaux sans même qu’on la prévienne. Même si on est de son côté et que Sabrina aussi, les flics doivent tout de même arrêter  Sage parce qu’elle a agressé une infirmière. Outch. Sabrina se met aussitôt en quête de comprendre ce qu’il s’est passé et appelle les services sociaux. La réponse n’est pas claire, parce qu’elle est confidentielle : on apprend en tout cas qu’un ou les deux parents sont jeunes, anciens accros à la drogue ou problème avec la justice, blablabla.

C’est triste et dur : des parents qui veulent être parents mais à qui on empêche de l’être, ce n’est pas banal. Le vrai problème qui émerge de cette situation, en plus, c’est que Sage a accouché deux semaines plus tôt que prévu et qu’il est très étonnant que les services sociaux soient si vite au courant quand même sa famille n’était pas au courant. La tante de Sage est très énervée par la situation, n’hésitant pas à s’en prendre verbalement aux flics pour leur faire comprendre sa manière de penser.

Le truc, c’est qu’elle semble bien avoir raison : elle assure qu’ils n’ont rien à cacher et que les jeunes parents sont de bons parents. Ils ne boivent pas, ne se droguent pas, ont une famille pour les soutenir, des jobs… Rien ne semble justifier que leur bébé soit récupéré par les services sociaux. Alors que Jordan, le père du bébé, fait un scandale sur place et que Gabinski veut absolument l’arrêter (contre l’avis de Luke), Sabrina et Brambilla se rendent aussi auprès des services sociaux. Brambilla récupère ainsi Jordan et tente de le calmer pendant que Sabrina continue son enquête.

Là, l’épisode tourne vraiment bien : on apprend qu’il n’y a aucune raison pour laquelle le bébé serait confié aux services sociaux dans le dossier de Sage. En fait, l’assistante sociale à qui Sabrina parle est plutôt claire : le bébé n’a pas été récupéré par les services sociaux. Un petit détour par l’hôpital plus tard, il est pourtant clair que c’est le cas. Theresa, la boss de l’assistante sociale et la femme à qui Sabrina a parlé le matin même, est bien celle qui est venue chercher le bébé à l’hôpital le matin même.

Kidnapping

Désormais, elle est injoignable et les familles d’accueil n’ont pas récupéré le bébé. Bref, il est vite clair qu’on a affaire à un kidnapping. Je me suis surpris à être vraiment happé par l’épisode, car l’enquête est originale et qu’on est plongé dedans vraiment in medias res. Les services sociaux donnent en tout cas un accès aux fichiers de Theresa et une enquête plus approfondie finit par faire comprendre à nos héros que Theresa a probablement l’intention de vendre le bébé à des femmes qui ne peuvent pas avoir de bébé. C’est terrible. Je tiens à souligner que j’aime bien le côté de plus en plus humain de Luke dans ces épisodes, puisqu’il en est même désormais à aider Grove sur son temps libre.

C’est parti pour l’amber alert et pour des parents encore plus dévastés par la situation – avec la tante qui accuse la police d’avoir mal fait son travail. Ils auraient dû écouter plus attentivement Sage. Pas évident. Brambilla est obligé de jouer aux tuteurs avec Sabrina, en plus, quand elle fait des promesses qu’elle n’est pas sûre de tenir : elle promet donc de ramener le bébé. Comme si.

Elle va vite comprendre le problème, en plus : Sabrina et Brambilla parviennent à arrêter Theresa, mais ne retrouvent pas pour autant le bébé de Sage. Pire encore, Theresa refuse de dire à qui elle a confié le bébé et assure qu’elle est là pour sauver ces bébés. Au pluriel. Outch. C’est terrible – et moi, je découvre seulement maintenant qu’il y a une communauté amérindienne au Canada. C’est fou comme je connais mal ce pays. En plus, je le savais sans l’avoir percuté, parce que c’est exactement ça dans Resident Alien aussi maintenant que j’y pense…

Bébé retrouvé

Il y a une scène un peu longuette de cérémonial de cette communauté, d’ailleurs, mise en parallèle de l’interrogatoire de Theresa. Cette dernière est un personnage horrible – son humanité vire au racisme, qu’elle justifie par des statistiques toutes pourries et qu’elle met en pratique avec des faux papiers et des kidnappings. Degas et Brambilla font tout ce qu’ils peuvent pour la faire parler, alors que Sabrina assiste à la cérémonie où chacun se met à parler de son contact avec les services sociaux. C’est super violent et dramatique. Oh, bien sûr, une fois de plus, on sent que la série force un peu trop sur les messages sociaux, mais en même temps, que c’est chouette d’avoir une série qui assume ses choix à ce point et trouve un sujet par épisode – surtout quand les sujets sont rarement traités dans les séries comme c’est le cas ici.

Après, la série fait aussi le choix d’une absence de crédibilité : l’infirmière agressée en début d’épisode assiste à la cérémonie avec Sabrina et change complètement d’avis sur Sage (et donc sur sa plainte, je suppose) quand elle comprend l’horreur que les services sociaux représentent pour la communauté. Il y a même un juge sur place qui donne comme punition à Sage d’aller parler à d’autres sage-femmes à l’hôpital. Y a pire – c’était une belle scène tout de même. Dans le même genre, Theresa finit par craquer et donner le nom de six familles, mais Brambilla veut absolument s’occuper lui-même du bébé de Sage pour tenter de la ramener chez elle, parce qu’il sait que la procédure officielle risque de durer des semaines et des semaines. Luke décide de l’accompagner.

On découvre alors qu’il a perdu un de ses potes quand il était plus jeune, à cause de flics racistes l’ayant emmené marcher dans le froid, sans raison autre que leur racisme. Outch. C’est donc pour cela que le bébé de Sage est une priorité pour Luke.

Par manque de temps assez flagrant, on se retrouve au sortir de la cérémonie avec Brambilla sortant de sa voiture de flic le bébé de Sage – Wâpan. Les retrouvailles sont belles à voir, mais ça aurait été sympa d’avoir la scène où Luke et Brambilla récupèrent vraiment le bébé. Et non, ce n’est pas juste une manière pour moi de réclamer davantage de scènes avec Luke, c’est faux.

La conclusion de l’épisode voit Sabrina rentrer chez elle et remercier sa tante de s’être si bien occupée d’elle à la mort de sa mère. C’est mignon. Ce n’était pas forcément nécessaire, mais agréable de voir la série prendre le temps de développer davantage le personnage de Sabrina sur un plan plus personnel.

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Allegiance – S01E06 – Safe Harbours – 16/20

Je suis content d’avoir arrêté la série quelque temps : cela me permet de confirmer que je l’aime toujours beaucoup pour sa reprise, mais aussi d’avoir un peu plus de patience avec le choix de la série de faire passer en force quelques messages sociaux – un peu trop en force, ça se voit, quoi. Cela dit, c’est efficace dans la manière dont c’est écrit.

Spoilers 

Sabrina et Brambilla s’occupent de ce qui ressemble fort à un trafic d’être humain.

Home is where you should feel safe.

Je pensais qu’il ne me restait que trois épisodes, mais choc : j’en ai encore cinq avant de finir la saison ! En vrai, c’est une bonne nouvelle car je l’aime bien cette série et je sais que je passe de bons moments devant. J’ai arrêté de la regarder en me laissant déborder par le boulot et non parce que je m’ennuyais. Une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule, la série est renouvelée et aura bien une saison 2. Bref, j’ai toutes les raisons du monde de la reprendre, histoire de continuer à me mettre à jour durant l’été sur toutes les saisons que j’ai pu commencer cette année sans aller au bout.

Ricochet

« J’ai honte d’être canadien ». C’était un sacré cliffhanger et je suis content de pouvoir reprendre la série pour enfin avoir le fin mot de l’histoire. Et il y en a : le frère de Sabrina découvre rapidement dans les archives de la fac où son père était prof que la vidéo d’origine n’est pas si catastrophique que ça. En fait, des morceaux du discours ont été édités pour faire comme si le père avait un discours bien différent. C’était un « Si on ne veut pas dire que j’ai honte d’être canadien, alors il faut… ». Et ça change tout.

Le problème, comme Sabrina le souligne, c’est que le mal est déjà fait : tout le monde a vu la vidéo erronée et ça énerve des gens, au point de balancer des briques à travers la porte-vitrée de la maison. Sabrina a de super réflexes de flics, la police débarque juste après en frappant à la porte car elle surveille toujours Ajeet, mais personne n’arrête l’agresseur.

En parallèle, Ishaan continue ses enquêtes en ligne et se retrouve à devoir demander à son copain, Kyle, d’infiltrer le réseau de white supremacist pour en savoir plus sur celui-ci. Ils ont l’aide de Sabrina qui fournit le matériel pour les aider à jouer aux vrais espions. Kyle rencontre ainsi Ricochet, un suprémaciste dont il gagne rapidement la confiance. Le problème, c’est que Ricochet lui propose de monter dans sa camionnette bien rapidement.

Sabirna a bien dit à Kyle de ne pas s’éloigner d’Ishaan, mais bon, il n’hésite pas à longtemps : il veut absolument venir en aide à son beau-père, coûte que coûte apparemment. Par chance, le type ne démarre pas sa camionnette, il voulait juste être au calme pour pouvoir étaler sa haine – pardon, son amour de son pays. Kyle en profite pour essayer de l’interroger sur les sources essayant de faire tomber Ajeet. C’est moyennement efficace, mais bon, ça fera l’affaire. En plus, Ishaan réussit à avoir la plaque d’immatriculation du type avant qu’il ne s’en aille et après s’être énervé contre Kyle. C’est déjà ça… mais ça ne mène à rien : Sabrina ne trouve aucune info sur cette plaque dans le répertoire de la police. En plus, elle manque de se faire choper par son chef pour l’utilisation du matériel de la police.

Reste le problème que Ricochet a indiqué que sa source travaillé pour la police. Sabrina comprend ainsi qu’un de ses collègues est probablement la personne qui veut faire tomber son père. Bonjour la paranoïa légitime !

Clandestines

Malgré une matinée chargée du côté de la vie perso, Sabrina continue d’aller au boulot. Avec Brambilla, ils se retrouvent à devoir faire face à un type persuadé qu’un employé de l’hôtel où il réside lui a volé son portable. Il a un bon fond de racisme qui énerve Sabrina, mais il faut tout de même mener l’enquête, inévitablement.

Elle donne raison au raciste : une des femmes de chambre s’est bien servie de son portable pour appeler son fils au pays. Oh, bien sûr, il y a une collègue qui tente de la défendre et Brambilla accepte de fermer les yeux sur le vol, mais il reste un problème : les employés n’ont pas de papier. Sabrina et Brambilla s’en rendent compte, ce qui n’empêche pas Brambilla de couper court. Il souhaite qu’elles puissent continuer de bosser et d’envoyer de l’argent à la maison et ne croit pas à la théorie d’un trafic d’êtres humains.

C’est pourtant ce que craint Sabrina quand elle voit comment les employées se parlent entre elles. Cela finit par convaincre Brambilla de mener une enquête un peu plus approfondie, avec la gérante de l’hôtel qui affirme que tout est en règle car c’est « l’agence » qui leur envoie les employées. C’est un joli discours, mais Jenab, la femme qui inquiétait justement Sabrina par son attitude, profite que les flics soient en train de papoter avec sa boss pour crever les pneus de la police. Rien que ça.

Quand Sabrina s’en rend compte avec la boss, Mrs Zachos, il est assez évident qu’on a bien affaire à des employées sans papier, mais la gérante peut faire comme si elle n’était pas au courant. Pendant ce temps, Brambilla change le pneu crevé et s’arrange pour qu’un avis de recherche soit lancé contre Jenab.

Dès qu’ils récupèrent quatre roues, nos flics peuvent continuer leur enquête en se rendant vers la maison où vivent les femmes de chambre. C’est une maison qui ressemble fort à un squat et où Luke les attend – parce qu’il a fallu une autre unité pour suivre un véhicule ramenant les femmes de chambre chez elle. Sabrina y rencontre une femme, Marisol, blessée au pied et ayant besoin d’un hôpital. Pas de chance pour elle, tout de même.

Après ça, Sabrina et Bambilla retombent sur une employée du motel et en profitent pour enquêter sur Jenab. Anisa a peur d’eux, mais elle finit par leur indiquer la chambre de Jenab. On est loin du désordre de toute la maison : elle a sa propre chambre, contrairement aux autres femmes. On dirait que Sabrina avait raison sur son rôle… Par contre, Brambilla avait raison aussi : Luke est forcé par Gabinski d’appeler l’immigration, ce qui fait que toutes les femmes de la maison sont finalement envoyées en centre d’accueil. Ce n’est pas dit si clairement, mais c’est comme ça que je le comprends en tout cas.

Jenab

Cela n’empêche pas les flics de rapidement retrouver la trace de Jenab dans un bus où ils viennent directement l’arrêter, en possession d’une enveloppe de cash. C’est Degas qui se charge de l’interrogatoire de Jenab, jusqu’à ce que Sabrina et Brambilla lui apportent aussi un carnet servant de preuve sur le trafic. C’est plutôt chouette car ils ont alors le droit de participer à l’interrogatoire. Sabrina comprend que Jenab fait tout ça pour retrouver sa copine dans un pays où il est légal d’être un couple de lesbienne. Je trouve ça limite qu’elle utilise une photo de son frère pour gagner la confiance de Jenab, mais admettons.

Jenab est suffisamment en confiance pour appeler devant eux sa copine, sachant qu’elle vient d’arriver aussi au Canada. Pas de bol, elle est déjà récupérée par le trafiquant, Felix. Cela dit, elle a une bonne mémoire et se souvient à peu près du trajet fait depuis l’aéroport à son arrivée dans le pays. Grâce aux indications qu’elle donne à Brambilla, Degas et surtout Sabrina qui pose toutes les questions les plus précises, Grove est capable d’identifier la maison dans laquelle les immigrées sont amenées.

C’est une opération rondement menée qui peut alors avoir lieu, avec des arrestations et de quoi faire tomber la tête du réseau. Heureusement que Sabrina a insisté pour mener l’enquête, tout de même ! Elle permet à Anisa d’être réunie avec sa petite amie, qui est aussi capable d’identifier une trafiquante qui essayait de se faire passer pour une victime. Le diable est dans les détails et Brambilla y est attentif, heureusement.

L’épisode peut se terminer avec l’avocat beau gosse qui rassure Sabrina sur le fait qu’elle a fait tout ce qui était en son pouvoir pour aider les immigrées et pour espérer avec elle qu’elles s’en sortiront – elles ne sont pas considérées comme des criminelles car victime du trafic.

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