Buffy (S11) – Issue #1: The Spread of Their Evil

Article traduit en français en bas de page.

Buffy is back for her 11th season and that’s a pretty good thing! I haven’t read much about this season so far because I wanted to be surprised and god, was I surprised!

I didn’t expect an actual dragon to pop up out of nowhere in the beginning of this only 12-issues season. Knowing that we’ll only get 12 issues, I felt a sense of emergency in this issue – it took time to develop a lot the characters but by the end of it I was so frustrated. This year is going to be really short and they just opened a really long story (or so it seems). I’m not sure how I should feel after reading that. Buffy and Spike are in a pretty good place, but Buffy still isn’t; Dawn and Xander are living a perfect romance, Giles is finally OK with his young body and Willow has become some sort of a counselor for Wicca-interested people. I felt disconnected with the story & characters – don’t get me wrong, I loved that issue but I wasn’t into it as I often was during season 10. Even though they try to develop a lot of things, it wasn’t that deep. The fights were especially not that good, with Buffy having a classical plan in the first pages and redoing it again with the dragon… However, the last pages were awesome. It reminded me of what Marvel’s Agents of S.H.I.E.L.D once was (and was supposed to be) : a story about how non-regular people saving regular people. It really worked to see them all in the shattered streets. I’m a bit disappointed to see Xander reduced to a funny sidekick again when so much was done before to make him great, but I’m staying confident that new state will not last. Let’s be honest, it was good to read a Buffy issue again and the Buffyspeak is still amazing – but it somehow felt really different than what I was expecting. This season already has its own tone, and I need to adjust to it. Also, I have to comment on the return of Angel on January. I’m a bit worried about that, because I loved Angel & Faith, and because Faith still is to that day one of my favorite character of the Buffyverse. I hope she won’t disappear again…

 « Odd thing to say for an immortal…Capture d'écran 2016-11-23 19.58.46.png…but I feel like I’ve grown, y’know? »

Buffy est enfin de retour pour sa onzième saison et c’est une excellente chose ! Je n’ai pas lu grand-chose à propos de cette saison jusqu’à aujourd’hui, car je voulais garder la surprise et putain, qu’est-ce que j’ai été surpris ! (oui, j’ai traduit « god » par « putain », bim)

Je ne m’attendais pas à voir surgir de nulle part un dragon au début de cette saison raccourcie à 12 volumes. Sachant que nous n’aurons le droit qu’à 12 volumes, j’ai eu l’impression dans celui-ci qu’il y avait un vrai sentiment d’urgence : certes, il prenait le temps de beaucoup développer les personnages, mais à la fin, j’étais tellement frustré ! Cette année va être vraiment courte et ils ouvrent dans ce numéro une très longue histoire. Je ne suis pas sûr des sentiments que je dois avoir après avoir lu ça. Buffy et Spike sont enfin heureux ensemble, mais Buffy ne se sent toujours pas au top ; Dawn et Alex filent le parfait amour, Giles est finalement en accord avec son corps d’ado et Willow est devenue une espèce de conseillère pour les personnes intéressées par la magie. Je me suis senti totalement déconnecté des personnages et de l’histoire. Alors attention, j’ai adoré ce numéro, mais je n’étais pas dedans comme je l’étais la plupart du temps durant la saison 10. Même s’ils ont tenté de développer beaucoup de choses, ce n’était pas si profond. Les combats étaient particulièrement pas ouf, avec une Buffy exécutant un plan hyper classique dans les premières pages et recommençant la même tactique avec le dragon… Cela dit, les dernières pages étaient géniales. Ça m’a rappelé ce qu’Agents of S.H.I.E.L.D fut à ses débuts (et était supposé être) : une histoire sur des gens pas si ordinaires sauvant des gens ordinaires. Ça fonctionnait particulièrement bien de les voir dans les rues dévastées. Je suis malgré tout déçu de voir à nouveau Alex réduit à un rôle comique de second plan alors que beaucoup de choses avaient été faites pour l’en sortir, mais je reste confiant dans le fait que ce nouvel état ne vas pas durer. Si je suis honnête, c’était cool de lire un nouveau volume de Buffy et le Buffyspeak est toujours aussi exceptionnel ; mais c’était hyper différent de ce que j’attendais. Cette saison a déjà sa propre tonalité et il faut je pense que je m’y adapte. Il faut aussi que je commente le retour d’Angel en Janvier ! Je suis un peu inquiet, parce que j’adorais Angel & Faith et parce que Faith est toujours aujourd’hui un de mes personnages préférés du Buffyverse. J’espère qu’elle ne va pas disparaître à nouveau…

Mosaic (Comics)

Avis : Marvel entame une nouvelle série de comics basée sur un super-héros 100% inédit. C’est suffisamment rare pour avoir direct attiré mon attention et j’ai donc aussitôt su que j’allais en parler ici, surtout que ça faisait longtemps que j’avais envie d’entamer une vraie partie comic.

Ça se passe à New-York, inutile de dire donc que les cross-overs vont vite se produire et me renvoyer des dizaines de comics (et des années !) en arrière pour tout comprendre, mais c’est un point d’entrée dans l’univers que je cherchais depuis un long moment. J’avoue que dès la première page, j’ai souri narquoisement : ça sent la future série Netflix à plein nez, parce que NYC, parce que le dessin, parce que l’ambiance. Et puis, je me suis fait totalement surprendre en découvrant que c’était en fait lié à… Agents of S.H.I.E.L.D ! Dingue. Pour lire ces comics, mieux vaut être à jour dans la saison 3 de la série (pas la 4) apparemment.

Et sinon, ça parle de quoi ? Mosaic est un super-héros qui peut passer d’un corps à l’autre, un concept qui promet de bonnes surprises je pense. J’aimerais dire que c’est une origin story, mais ça ne commence pas par là pour l’instant !

01Issue #0 – Mosaic Prelude – 15/20
                They got codes on the codes that get you to the other codes.

Pas peu fiers de leur nouveauté, les dirigeants de Marvel proposent gratuitement sur son site la lecture de 12 pages si vous cherchez « Mosaic ». J’ai évidemment commencé par-là, pour me faire une idée. Oh et je me suis fait une idée ! Je m’attendais à commencer une histoire par son début comme je le disais en intro, mais non, ça commence en plein milieu et avec un rattachement à… Agents of S.H.I.E.L.D ! Quelques pages de lecture nous permettent de découvrir la présence de l’Agent May et mon taux général de geekitude s’est alors envolé. Je ne l’ai pas lâché ensuite. Ces douze pages sont une étrange manière de présenter le héros en choisissant de… ne pas le présenter : puisqu’il peut changer de corps comme il veut, les premières pages qui lui sont consacrés dans le Marvel Universe nous le montre effectuer ses transferts de personnalité dans une base de S.H.I.E.L.D, mais sans sembler avoir un but précis autre que la curiosité. Quoiqu’il en soit, il maîtrise parfaitement son pouvoir et apparaît comme un méchant. Tout l’inverse de ce à quoi je m’attendais, surtout si je considère les présences de May, Coulson ou même Daisy et… Lola. J’aurais pu passer à côté de ça, vraiment ? Un début solide, mais contrasté avec des dessins se souciant bien peu de la réalité du casting de la série. Un peu dommage, mais ce n’est au moins pas moche !

02

Issue #1 – 16/20
We are… No… I am we. You are me. We are me. We are both together. We’re together. But still me ? I’m still me ?

Ah la voilà mon origin story telle que je l’imaginais ! Les premières pages de ce numéro nous présentent le personnage principal de ce comic, Morris Sackett, un champion de basketball à l’égo surdimensionné et amoureux d’une star, T-Fleek. Il a aussi son coach, forcément, Pops. Et donc, il se fait simplement prendre dans un nuage qui le transforme en inhumain, ce qui arrange bien les affaires de Marvel dans la création de super-héros originaux en ce moment. Tout cela se passe donc avant le prélude et ce n’est pas plus mal. On découvre enfin les choses du point de vue de ce nouveau héros, Mosaic, qui prend par accident possession du corps d’un de ses fans, Fife. De là, les choses s’enchaînent et il apprend peu à peu à comprendre et maîtriser son pouvoir, qui est de s’infiltrer dans les corps des gens, tout en prenant au passage avec lui une partie de leurs souvenirs et connaissances. Moralement, c’est un zéro pointé ce pouvoir, une capacité qui aura toutes les chances d’être le nouvel exemple-clé des anti-inhumains qui peuplent le Marvel Universe. En revanche, pour la storyline, c’est une capacité qui promet de grandes choses, avec de multiples possibilités (quel corps il choisira de garder et pourquoi, comment sa personnalité va se forger autour de multiples personnages, etc). Finalement, on est guidé dans le comic par la voix d’un Morris qui n’est déjà plus lui-même et c’est très intéressant comme perspective. Les dessins sont toujours au top et je suis curieux de savoir comment il finira par aller infiltrer une base du S.H.I.E.L.D ! Vivement le mois prochain, je suis accroché.

Jessica Jones (Comics)

Avis : Grand fan de la série Netflix du même nom, je dois confesser que je n’avais jamais lu de Jessica Jones avant, si ce n’est dans un exemplaire gratuit distribué au Comic Con de Paris en 2015. Je suis passé à côté de l’arc Alias qui est paru l’an dernier et je ne sais pas si je le rattraperai un jour (probablement).

Bon, alors, maintenant que c’est dit, parlons un peu de cette reprise du personnage de Jessica dans l’univers Marvel. Le personnage a été très peu exploité ces dix dernières années, au point que ça en est le slogan marketing de son retour. Le truc, c’est que la dernière fois que Marvel a utilisé le personnage n’est pas la dernière fois que Netflix l’a utilisé et il faut s’infliger quelques spoilers pour se mettre à jour du personnage.

Donc voilà, spoilers ci-dessous pour tous ceux qui en sont au rythme Netflix et à la saison 1 de la série. Si vous n’en voulez pas (comme moi généralement), passez votre chemin, ce comic n’est pas pour vous. Si vous hésitez, sachez que le temps que Netflix en arrive là, les séries seront peut-être de toute manière annulées, tellement ça suppose des crossovers permanents et des complications pour tout le monde. Si vous êtes à jour dans l’univers Marvel, vous vous en fichez. Bon, dernière alerte : le paragraphe suivant contient un spoiler énorme sur les personnages de l’univers Marvel/Netflix.

En fait, j’ai menti, ce n’est pas dans ce paragraphe, c’est dans le suivant encore, mais je voudrais pas que les gens le lisent dans leur chemin pour fermer la page. Je préfère baratiner un peu avant de tout dévoiler.

Il faut dire que c’est une information qui change tout sur les séries et que j’avais découvert en entendant une conversation au Comic Con (autrement, jamais je ne me serais spoilé volontairement). Prêts ? Jessica Jones a eu un bébé avec Luke Cage et c’est le point de départ de ces comics : Luke cherche désespérément à récupérer son bébé, à propos duquel aucune information n’est vraiment donnée.

01Issue #1 – 14/20
Where’s the baby, Jones?

Voici un premier comic qui me laisse très mitigé. Je n’aime pas du tout, mais alors vraiment pas, les dessins. Qu’ils ne respectent pas les traits de l’actrice est une chose que je comprends/tolère, mais les couleurs et les traits grossiers ne sont vraiment pas beaux. Je comprends que c’est fait pour créer une ambiance, mais je n’aime pas ça du tout. Bon, ça c’est dit. Maintenant, niveau intrigue… c’est beaucoup mieux. On ne comprend pas tout encore, mais ça m’accroche bien. Il y a plusieurs choses en parallèle : Luke qui cherche son bébé (et qui envoie Misty faire le boulot – une Misty bien différente de celle de la série Netflix, forcément) ; un monde blindé de super-héros et un mari schizophrène sur lequel enquêter. J’ai un peu de mal avec cet univers peuplé de superhéros que propose Marvel ; je préfère les histoires plus « intimistes », qui ne saturent pas l’espace de noms connus. Là, j’ai en plus l’impression d’une mauvaise promo par moment (la référence à Doctor Strange, par exemple). Je suis resté perplexe sur quelques points donc, mais j’aime vraiment le personnage et je vais donner une chance à cette série.

Person of Interest (S03)

Avis : Mais qu’est-il arrivé à la série qui m’ennuyait tant en saison 1 ? Après un final de saison 2 explosif, la série repart sur les chapeaux de roues avec une Root en forme, une Miss Shaw qui rejoint l’équipe de Mr Reese et Finch, une Carter en uniforme et un Fusco… hum. Toujours aussi boulet, dirons-nous.

Agrandir l’équipe avec Shaw fait un bien fou à la série qui manquait cruellement d’un personnage sarcastique dans ces stand-alones auparavant. Ceux-ci deviennent par conséquent plus tolérables, d’autant qu’ils sont aussi plus rares : la série préfère désormais faire avancer une intrigue principale, et même plusieurs puisque cette saison 3 propose une résolution anticipée de l’intrigue HR pour se diriger ensuite vers d’autres horizons. Du coup, il y a autour de la mi-saison d’excellents moments et épisodes, notamment juste comme ça, le meilleur épisode de la série jusqu’ici. Allez comprendre la logique.

Je regrette que cette saison 3 ne prenne la peine de faire revenir Leon ou que Zoé ne soit là que pour un seul épisode (mais peut-être était-elle déjà occupée avec The 100 ?). C’est dommage, car il s’agissait aussi de personnages importants de l’univers de P.O.I et ils disparaissent sans trop d’explications. Mais enfin, soyons honnête ici : Root compense les ¾ des défauts de la série dans chacun des épisodes où elle apparaît et Shaw ajoute une note sexy très appréciable (il faut dire ce qu’il y est, il n’y a pas que son caractère qui la rend parfaite). C’est dingue quand même une série qui foire autant ses personnages principaux et qui en rajoute d’aussi bons par la suite.

Bref, j’ai à peine terminé cette saison, mais je suis déjà très curieux de voir la suivante. Avis plus que positif qui me fait oublier la saison 1.

Note finale de la saison : 16/20
Marathon/Drinking Game : ici

01.jpgÉpisode 1 – Liberty – 16/20
“You have the feeling that you’re being watched?”

Début de saison explosif et un peu prévisible, j’aurais choisi exactement le même rythme de scène d’intro à leur place (quoi, je peux rêver non ?). Il était sympa de faire un parallèle entre Mr Reese & Miss Shaw. Le retour à une intrigue stand-alone est inévitable et ne me convainc toujours pas, mais cette fois les dynamiques sont complètement différentes car il s’agit d’un travail d’équipe, c’est bien plus… dynamique. Le renouvellement du personnage de Carter, qui se retrouve bien plus sur le terrain maintenant qu’elle n’est plus détective, fonctionne plus que ce à quoi je m’attendais, c’est une bonne surprise. Et puis, l’épisode se concentre aussi sur Root dans des scènes indépendantes du reste qui déchirent. Je veux dire, cette fin d’épisode est absolument brillante, ce monologue de Root avec toutes les anaphores du « The truth is » ? On ne peut qu’avoir envie d’enchaîner.

 02.jpgÉpisode 2 – Nothing to hide – 15/20
“These days, people knows. You can’t fight technology.” 

Un épisode que j’attendais depuis longtemps dans cette série : il y est enfin clairement question des données que l’on laisse volontairement ou non et pas qu’avec internet. Il y est en effet question de la naissance d’un réseau social, à mi-chemin entre LinkedIn et Facebook. L’épisode est plutôt sympa surtout qu’il se termine en échec, mais il souffre cruellement de son manque de Root. De son côté, Carter doit gérer un bleu et c’est plus intéressant encore, car cela ouvre de bonnes perspectives pour la suite (je ne lui fais pas confiance).

 03.jpgÉpisode 3 – Lady Killer – 15/20
“You look angry all the time.” 

Un épisode sur un stalker-killer ? Étonnant qu’il faille attendre si longtemps pour l’avoir, mais je dis oui puisqu’il permet le retour de Zoé dans une tenue badass, aux côtés de Carter et Shaw. Les scénaristes se font plaisir avec cette scène, où les échanges entre personnages sont brillants et sonnent tous très justes. L’intrigue de la semaine se suit sans trop de mal, mais elle est à mille lieues de ce qui est le plus intéressant : la fuite de Root de son hôpital psychiatrique. Brillamment menées, ses scènes où elle est pourtant isolée du reste du casting sont tout simplement géniales.

 04.jpgÉpisode 4 – Reasonable doubt – 14/20
”Of course I didn’t… Mr Reese took care of that.”

J’ai un peu moins accroché à cet épisode qui retombe dans la routine nouvellement installée. Purée, je le sens pas le bleu de Carter… et de toute évidence, je fais bien ! Donc ouais, sur cet épisode, on se concentre plutôt sur la relation Carter/John et Shaw fait équipe avec Fusco. C’est intéressant de développer ce nouveau duo et c’est franchement top parce que Shaw est vraiment toujours énervée, comme John lui fait remarquer dans l’épisode 3. Quant à l’intrigue principale, elle propose un twist final avec retournement de situation après un premier retournement… Classique, mais ça prend toujours !

05.jpgÉpisode 5 – Razgovor – 19/20
“She has a very grown-up problem.”

La variation de la semaine est de ne pas avoir de numéro de sécurité sociale pour l’immigrant qui sort de la machine. Voilà une belle idée, surtout qu’il s’agit d’une enfant qui veut être espion. Tout y est pour percuter Miss Shaw, autour de qui l’épisode va clairement tourner vu la scène d’introduction. Cet épisode est de loin le meilleur de la série, parce qu’il nous fait croire qu’il ne va se concentrer que sur elle et finalement, Carter déchire à son tour en prenant à revers son bleu-espion d’HR. La scène est magistralement tournée et tombe à pic dans un épisode très réussi autour de cette petite fille espion. Et quand on pense qu’effectivement tout est terminé avec une scène touchante où Shaw baisse enfin son armure, on se trompe lourdement puisque Root est enfin de retour (un épisode sur deux ?) dans une scène toujours aussi badass que son personnage l’exige. Magistral.

 06.jpgÉpisode 6 – Mors Praematura – 17/20
“I knew you’d come back for me.”

Root enlève Shaw… Non, vraiment peut-on rêver mieux ? Clairement un ship magnifique avec lesquels les scénaristes s’amusent beaucoup. Et l’intrigue de la semaine tourne autour d’un acteur emblématique de Fringe, alors c’est là aussi super intéressant. Les deux enquêtes sont menées en parallèle et permettent à tout le casting de se retrouver pour des échanges de coups de feu géniaux. Définitivement Root et Shaw sont les ajouts dont la série avait le plus besoin, encore qu’avoir Leon ou Zoe chaque épisode serait bienvenue aussi. Franchement, cet épisode est très, très loin de ce que pouvait proposer la série en saison 1, mais aussi en saison 2. Avoir un épisode de ce niveau en cours de saison était un miracle jusque-là, et c’est en train de devenir une habitude, alors tant mieux. La fin de l’épisode promet de nouvelles scènes passionnantes entre Root et Harold (même si c’est définitivement avec Shaw que j’en veux plus), surtout avec cette géniale réplique finale de Finch et la tête de Root qui change subitement.

 07.jpgÉpisode 7 – The Perfect Mark – 14/20
“Don’t be jealous Harold: mom still like us both.”

Probable retour à une enquête de routine pour l’équipe, mais cette fois avec Root enfermée dans la bibliothèque, ce qui promet des interactions pour booster un peu l’épisode. Et il en a besoin, car après deux excellents volets, la série est forcée de faire retomber un peu la tension avec cette intrigue autour d’un thérapeute qui bien sûr n’est pas que cela. Et en même temps, je dis ça, mais le cliffhanger final est une fois de plus putain de frustrant et frappant, car je ne pensais pas que ça avancerait si vite. J’ai aimé voir dans cet épisode Shaw et Carter travailler ensemble. Il faudrait que ce soit plus souvent !

 08.jpgÉpisode 8 – Endgame – 19/20
“No way you’re gonna come here with this ‘if anything happens to me’ crap.”

Oh. PU. TAIN. L’épisode démarre un peu lentement, avec une Carter qui part en vrille… Clairement, l’épisode se centre autour d’elle et vire très vite en un ensemble de scènes qui semblent destinées à dire au revoir au personnage, notamment avec de nombreux flashbacks. Cet épisode devient donc une angoisse totale, avec HR qui se démantèle peu à peu sous nos yeux et Carter qui s’enflamme (littéralement : le bazooka !) et les dézingue. Yep, this girl is on fire. Elle en sait trop et le fait savoir et pendant ce temps, Harold déniche de vieilles photos d’Enver Gjokaj et Carter prépare ses adieux pour Fusco (qu’il est con !). Cet épisode fait monter le stress et franchement, c’est inattendu à la fois pour un épisode 8 et pour cette série, qui flirte à nouveau avec la cour des grands après une saison une moyenne et une saison 2 légèrement mieux. Je me répète. Il faut que je digère cet épisode et l’ultime faux-pas du cliff-hanger qui rapporte tout ça à John alors que bon, c’était quand même Carter le centre de tout.

 

09Épisode 9 – The Crossing – 20/20
“I’m so sorry for your loss, Harold.”

WHAT ? Bon, non, franchement je ne reconnais plus la série, c’est totalement fou. Le baiser entre John et Joss me paraît un peu out of characters, contrairement à Lionel qui se fait assommer. Chaque personnage a son rôle à jouer dans ce très bon épisode où chacun prend part et contribue à faire monter la tension qui était déjà beaucoup trop haute à l’épisode précédent. Même Fusco finit par avoir son moment de gloire (et je n’ai pas pu m’empêcher de rire face à sa tronche, ça relâche un peu la pression). Tout s’enchaîne trop vite, c’est dingue que la série en arrive ce niveau « si vite » dans la saison après avoir pris tant de temps à s’installer. Et cette fin ! Cette fin ! J’ai beaucoup hésité avant de lâcher mon vingt, car je m’y attendais à cette fin, ça finissait trop bien pour être crédible après deux épisodes comme ça… mais en même temps c’est Person of Interest, ils nous ont pas habitués à du haut niveau à ce point… Mais allez, considérant d’où vient la série et la prise de risque insensée que représente cette scène, je ne peux pas mettre une note autre que 20. Brillant épisode, point d’orgue de ces deux saisons et demi.

 10.jpgÉpisode 10 – The Devil’s Share – 16/20
“OK that was kinda hot.”

Comment voulez-vous proposer un épisode à la hauteur du précédent ? Excellent montage au début de l’épisode qui permet de resituer tous les personnages faisant leur deuil. Et Root est enfin délivrée de sa prison que l’on savait provisoire dès le départ, et ça fonctionne. Elle est toujours en God Mode avec la machine, ce qui la rend totalement badass et génialissime. Je ne peux que rejoindre l’avis de Shaw, oui c’était kinda hot de voir Root aussi parfaite et John torturer le connard responsable de tout, même s’il était triste de le voir perdre ses forces dans sa vengeance. Le retournement de situation quand Root révèle que John n’est pas le seul à vouloir le tuer est prévisible, mais en même temps, j’étais tellement dans l’épisode que je ne l’ai pas vu venir. En revanche, le fait que Fusco le laisse vivre, ça c’était obligatoire s’ils ne voulaient pas être à contre-courant du perso. Le retour d’Elias était une autre bonne surprise pour conclure l’épisode avec une flat line qui fait un bien fou !

11.jpgÉpisode 11 – Lethe – 14/20
“It’s like you said, your file system is corrupted”

Et bein alors P.O.I ? Ton générique me manque ! Cette fois, on y est, retour à la formule classique avec un patient perdant la boule ayant bossé pour la NSA. Forcément. Et tout aussi forcément, il est révélé en milieu d’épisode qu’il connaît Harold. Je parle d’un retour à la formule classique, parce qu’on dit au revoir à la formule du travail en équipe pour récupérer un duo un peu différent (Harold/Shaw) pendant que John s’exile dans une storyline pas des plus passionnantes. HR étant tombé, il faut relancer la série en explorant de nouvelles pistes, notamment celle d’une possible seconde machine et le retour de Vigilance. Le retournement de l’épisode ne prend pas sur moi, pas une seule seconde je n’ai cru à l’innocence de « Denise », qui s’avère être notre nouvelle grande méchante, à l’intro réussie (mais un peu pompée sur celle de Root, qui aurait pu être utile dans cet épisode).

 12.jpgÉpisode 12 – Aletheia – 15/20
“I lost a friend because of your machine.”

Et beh voilà, il suffisait de demander pour que Root apparaisse ! Et son personnage relance comme bien souvent la dynamique du show avec des scènes de torture (qu’elle subit cette fois) absolument terribles, mais aussi parfaites. Le contrôle à la tête de vigilance est incarnée à la perfection, ce qui aide Amy Acker dans une performance toujours plus époustouflante de la folie de Root (mais non, voyons elle n’est pas folle). Cette blessure infligée à l’oreille, où elle perd une partie de l’ouïe, est assez atroce je trouve, mais cela rajoute encore une nouvelle dimension au personnage et, surtout, une faiblesse nécessaire après cette demi-saison à jouer les déesses de temps à autre ! Cet épisode marque également les retrouvailles de l’équipe après une storyline un peu trop longue pour Lionel et John et une autre plus intéressante pour Shaw et Finch. John apparaît pourtant enfin plus humain, ce que j’attendais depuis trois saisons, mais voilà : trois saisons, c’est long et c’est un peu trop tard pour être bien crédible. Cela dit, il faut bien que la mort de Carter serve une intrigue plus large, et c’est donc le cas avec cet éloignement de John par rapport à la machine. L’épisode nous laisse avec tout un tas de nouvelles questions et une Root encore en balade de son côté, dans un univers peuplé de Zoé ou Leon que l’on n’attend plus, eux. J’ai en tout cas bien aimé la construction sur deux épisodes de cette enquête, qui permet des développements un peu plus longs et intéressants qu’en saison 1 (si à ce stade de l’article, vous n’avez pas encore compris que cette saison 3 est carrément plus géniale que la 1, je ne peux plus rien pour vous).

 13Épisode 13 – 4C – 13/20
“Oh you’re right to be afraid!”

Hop, petit épisode dans un avion pour John, c’était sympa et ça permettait de lui donner une intrigue dans la continuité de sa démission. Dans cet épisode, il ne paraissait donc pas si sans emploi que ça, puisqu’il passe une grande partie de son temps au téléphone avec Harold. Miss Shaw de son côté mène l’enquête pour en savoir plus sur la personne que John protège dans les airs, dans un vol de 8h évidemment. Le moins qu’on puisse dire est que Carter n’est pas oubliée par la série, mais qu’elle ne manque pas pour autant à l’intrigue qu’elle ne semble manquer au personnage. L’épisode se regarde et on passe un bon moment devant, mais c’est clairement un stand-alone qui n’aura pas d’impact sur la suite de la série et qui met de côté la trame de la saison (ou d’ailleurs plutôt la seconde trame de la saison).

 14Épisode 14 – Provenance – 13/20
“Oh I see you’ve updated your arsenal, Shaw.”

Un autre épisode stand-alone qui fonctionne plutôt bien, surtout parce qu’il se concentre une fois de plus sur Shaw, et qu’elle a un caractère qui la rend plus intéressante à suivre que John. Bon, un physique aussi, je reconnais, mais vraiment, son sale caractère et sa non-envie d’aider pour aider font ce qui la rendent intéressante. Retour d’un Fusco en forme également dans cet épisode qui introduit encore un personnage classe destiné à ne jamais revenir. En gros, ça donne un divertissement intéressant, mais c’est un épisode dont la série pourrait se passer : il n’apporte aucun élément nouveau et ne fait rien avancer. Et bon, Root n’est toujours pas revenue quoi !

 15.jpgÉpisode 15 – Last Call – 15/20
“This guy is not just a voice, he’s a ghost.”

Cet épisode est la preuve que je devrais arrêter de me plaindre des stand-alones, car il est excellent sans faire avancer grand-chose pour autant. Finch infiltre un centre d’appels d’urgence pour surveiller Sandra en attendant de savoir ce que la Machine a repéré chez elle. Sandra est bien sûr la meilleure télé-opératrice de la station, et elle se retrouve forcée d’agir contre son gré et de supprimer des enregistrements d’appels pour sauver la vie d’un petit garçon qu’elle ne connaît pas, mais qu’elle a tenté d’aider après son appel. L’idée est plutôt bonne et pour une fois me paraît originale, je n’avais jamais rien vu de similaire avant. L’épisode fonctionne bien car il se centre pour une fois sur Finch et non sur ses sbires.

 

16Épisode 16 – RAM – 13/20
”That’s new.”

Le générique (finalement de retour depuis quelques épisodes, yay) est interrompu et rembobiné dès les premières secondes de l’épisode : nous voilà dans le passé, avant qu’Harold ne déniche Mr Reese. Il était inévitable qu’on arrive à ce flashback un jour ou l’autre, puisqu’il était dit dès le début que Finch avait déjà travaillé avec quelqu’un avant. De là à en faire un épisode pour nous montrer à quel point il était encore plus insupportable que John ? Et qu’il avait croisé la route de John ? Et bien, c’est raté. Malgré quelques bonnes surprises, l’épisode a des airs de saison 1 qui le dessert et qui endort. Et puis, le suspense est inexistant, cela fait trois saisons que l’on suit les ¾ de ces personnages, il n’est donc pas engageant de se taper 40 minutes de flashbacks, même si cela permet d’en savoir un peu plus sur Vigilance (enfin… mais si peu) et de rendre Shaw encore un peu plus badass. Comme si elle en avait besoin ! Et donc, comme tout épisode de POI post-saison 1 qui se respecte, ce sont les cinq dernières minutes de l’épisodes qui sont géniales et m’empêchent de mettre une trop mauvaise note. Root est enfin de retour, il était temps car elle illumine la série !

 

17Épisode 17 – Nothing – 18/20
“I love it when you play doctor.”

Root de retour dès le générique, c’est ce qu’il fallait pour attirer mon attention et l’épisode ne l’a pas perdu une seule seconde. Ce personnage est une vraie réussite et l’idée de la faire parler à la machine fonctionne tellement qu’elle en devient une héroïne absolument incontournable de ma liste d’héroïnes favorites (je viens de l’inventer, mais vous y trouvez Root et Illyria sans hésitation, et Hermione ou Lexa si vous voulez me forcez à parler de personnages non-incarnés par Amy Acker). Et puis, cette idée inévitable de lui mettre un implant pour lui faire entendre la Machine quoiqu’il arrive… Elle devient si puissante que j’ai peur qu’il lui arrive des pépins dans un futur proche. En attendant, c’était un excellent épisode centré principalement sur elle, qui nous a même octroyé deux répliques sur sa relation avec Shaw. Génial. L’absence de Miss Shaw reste néanmoins un défaut qui m’empêche de mettre un ou deux points de plus : comme bien souvent, la série a du mal à gérer l’ensemble de son casting.

 

18Épisode 18 – Allegiance – 14/20
“I don’t know, I don’t speak French.”

Énième retour à une intrigue plus classique proposant l’introduction d’un personnage féminin en danger. Personnage de préférence étranger. Bon, c’est le principe de base de la série, je sais bien, mais comme souvent, cela nuit à la dynamique générale de la série en proposant une pause. Je suis impatient de découvrir la saison 5 qui, pusiqu’elle possède moins d’épisodes, supprimera certainement ce type d’épisode servant à combler le temps. Et en même temps, ce genre d’épisode est ce qui permet de cerner un peu mieux les personnages et de poser des bases à secouer dans les grands épisodes. Puis, allez, pour une fois qu’une série embauche des acteurs qui parlent un français impeccable ! Une fois de plus, c’est l’intrigue autour de Root qui s’avère la plus intéressante avec sa nécessité de trouver un nouveau moyen de traquer cet ennemi capable de tromper (et contrôler) la Machine et une fin ouvrant de nouvelles perspectives.

 

19.jpgÉpisode 19 – Most Likely to… – 16/20
“That is one scary chick.”

Bon, voilà ce que j’appelle un début explosif et violent, avec directement un échec de l’équipe lié à Vigilance. Au moins, on sait rapidement qu’il ne s’agit pas d’un simple de stand-alone et Root apparaît tout aussi vite, avec la couverture d’un agent du FBI. Et en plus, un nouvel acteur de Lost débarque en tant que guest dans la série. Le principe de la couverture dans une soirée de retrouvailles de lycée est juste géniale car cela ajoute un bon paquet d’humour à l’épisode ; or la série ne m’a pas trop habitué à rire (à part à quelques répliques de Root/la Machine). Ce très bon épisode mène enfin à une confrontation avec Vigilance qui développe cette intrigue autour d’un débat d’éthique et qui aborde concrètement la question que la série cherchait à poser dès son début, avant de nous livrer un cliffhanger qui mène probablement au lancement du final avec un arc sur la révélation de Northern Lights.

 

20Épisode 20 – Death Benefit – 15/20
“The truth is the people want to be protected. They just don’t wanna know how.”

Le scandale Northern Lights continue d’éclabousser le monde de POI, mais ce qui fait le brio de cet épisode, c’est le duo formé par Root et Shaw sur cette moto. Là je ne peux que dire oui. Donc le début était cool, le milieu hyper long et pas franchement utile, et la fin totalement ouf. Un épisode de Person of Interest quoi, j’aurais bien aimé me retrouver directement devant le dernier acte et économiser un peu de temps. Cette dernière partie adressait des questions pertinentes sur le fond mythologique du show : est-ce que la Machine leur suggère de tuer ? Est-ce que la Machine serait prêt à sacrifier une personne pour en sauver des milliers ? La Machine, on ne sait pas, Root, Reese et Shaw, clairement et Finch ? Bien sûr que non ! Intéressante division de l’équipe sur la fin, qui laisse Finch confronté à lui-même… Allez, il va se précipiter chez sa Grace bien-aimée je suis sûr ! Pendant ce temps, Shaw se prend une balle (aïe) et leurs ennemis ont maintenant la Machine pour les retrouver… Ce final s’annonce bien !

 

21Épisode 21 – Beta – 17/20
“So we need to hurry. Emphasis on the hurry.”

Cet arc final ne va pas nous laisser respirer je sens. Excellent retour de Grace, encore que je ne m’attendais pas tout à fait à ça comme retour. C’est probablement le plus logique. L’épisode se centrait donc sur Grace, prise en otage pour des informations qu’elle n’avait même pas. Il proposait un prolongement psychologique autour du personnage d’Harold et continuait de faire avancer l’intrigue de la saison. C’était donc un très bon épisode qui m’a tellement pris que je n’ai pas grand-chose d’autre à en dire : il n’était pas exceptionnel, mais il captait bien l’attention. Bon et puis Harold qui rattrape Grace sur le pont à la fin… Obligatoire, mais tellement cool !

22.jpgÉpisode 22 – A House Divided – 17/20
“Long time, no gunfire.”

Cet épisode propose de se concentrer sur le duo Root/Reese, qu’on n’a que trop peu souvent eu l’occasion de voir travailler ensemble, alors c’est top. Les « groupies » de Root remplace Finch et Shaw mène son enquête de son côté pour enfin affronter son ancienne patronne, Control et… la sauver. Il était temps de les voir face à face et c’est une bonne idée… Mais pas autant que ce Black Day où toute l’électricité de la ville s’interrompt d’un coup. Les voilà donc amputé de la Machine, un bon concept. Le tout nous amène à une fin qui continue de faire monter la pression et permet d’enchaîner avec l’épisode final, qui propose le procès du gouvernement américain ayant mené à la construction de la Machine. Rien que ça. Au moins, tout le monde est réuni.

 

23.jpgÉpisode 23 – Deux Ex Machina – 19/20
“Welcome to the trial of the US government.”

Voilà une situation initiale qui promet : un streaming live d’un procès à l’arrache incluant de hautes figures du gouvernement et de parfaits inconnus. Oui, forcément ça ne peut que partir en sucette un truc pareil. Et franchement, cet épisode est plein de rebondissements et retournements de situations, dont certains que je n’ai pas vu venir. J’avais par exemple à peu près la même tête que Finch quand les révélations sur Vigilance ont été faites. La toute fin d’épisode bouleverse définitivement la série avec le lancement de cette seconde Machine en train de calculer une réponse à une question terrifiante, et avant cela un ensemble de plans nous montrant la fin de nos héros, obligés de redevenir des anonymes fondus dans la masse pour échapper à la surveillance de Samaritan et donc à l’arrestation (et même probablement à la mort). Mais ce ne sont pas les seuls dans les viseurs de : Control y est aussi par exemple. Très bonne suite de plan qui propose une fin ouverte à la série. Je ne serais pas étonné d’apprendre que cet épisode aurait pu être une fin de série en cas d’annulation car le renouvellement était incertain (mais j’ai un peu la flemme de vérifier, c’est honteux).

Wow. Une saison pleinement plus puissante que les deux premières donc !
En attendant la saison 5, retrouvez les critiques des saisons une, deux et quatre sur le blog.