The Man in the High Castle – S04E01-03

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Épisode 1 – Hexagram 64 – 18/20
Quel début de saison ! Il ne faut pas longtemps pour se remettre dans l’ambiance de la série qui en une heure réussit à revenir avec toute sa force habituelle, que ce soit dans les scènes angoissantes, dans celles mystérieuses ou tout simplement dans les innombrables complications géopolitiques qui ne manquent pas de surgir – et d’ailleurs, de ce point de vue-là, la série en a encore de bonnes en réserve, avec des révélations qui donnent vraiment envie de voir toute la saison ! L’écriture de l’épisode est excellente pour faire monter la tension et l’émotion tout du long. Chapeau bas.

> Saison 4


Spoilers

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The Reich had poisoned his mind long before they killed him.

Eh quand même, cette série est tellement parfaite et complexe qu’il leur a fallu quatre minutes pour faire un RÉSUMÉ de trois saisons, en ne se concentrant que sur les parties importantes pour ce premier épisode. Et il aura fallu une minute pour que je sois à nouveau à fond dedans et que je saute de joie : Juliana se fait tirer dessus et change de monde, tombant dans un parterre de fleurs aux États-Unis. Blessée, elle est secourue par le John de ce monde-là accompagné de… son fils, Thomas. La tête de Juliana vaut de l’or !

Après le générique, c’est un an plus tard que nous nous retrouvons à une cérémonie en hommage à… Tagomi. Décidément, tout le monde meurt rapidement dans cette série. C’est bien triste. Il s’est fait tuer dans un attentat, sous les yeux de Kido. Un an plus tard, la cérémonie en son honneur est gênante, puisqu’il est dit que la violence entraîne la violence, et que c’est ce qu’il se passe à San Francisco. La cérémonie prend des allures de discours politique de la part de la famille royale, qui n’entend pas laisser ce crime être géré par l’armée.

Et pour ne rien arranger, les japonais apprennent que le Reich est passé en zone neutre, pour s’attaquer à Denver où l’on retrouve la ville en état de siège. Si on m’avait dit que je commencerai mon dimanche matin par une scène de guerre ! Je ne m’y attendais pas à celle-ci ; et apparemment, les habitants de Denver non plus. Notre pauvre Wyatt assiste à quelques meurtres de soldats de la Résistance.

Bref, les nazis prennent le dessus et ils récupèrent au passage un bon nombre de films du Maître du Haut Château… qu’un John au visage fermé décide de brûler. Il est de plus en plus froid et son année n’a pas l’air de lui avoir fait du bien. L’acteur est excellent, mais ça me rend triste de perdre le personnage comme ça. Il refuse en tout cas de dire si le Reich est responsable de l’attentat contre Tagomi ou de parler de sa famille.

L’écriture de l’épisode fonctionne bien, et on enchaîne donc sur Helen qui vit dans une ferme désormais, avec sa fille qui écoute une radio de la résistance avec des chansons interdites, notamment les chansons des noirs. Oups. La ferme appartient au frère d’Helen, et c’est lui le résistant qui n’hésite pas à le faire savoir à John quand celui-ci vient leur rendre visite pour un dîner de famille. Les tensions sont palpables, surtout quand il est question des films des résistants que John décrit comme « de plus en plus sophistiqué ». Tu m’étonnes. Je ne comprends pas trop son mensonge, ni la raison pour laquelle il abandonne l’espoir de revoir Thomas.

Après le repas, John prend quand même le temps d’offrir un cadeau à ses filles pour qu’elles le laissent tranquille avec Helen. Un an a passé et il estime que c’est largement suffisant comme temps qu’il a laissé à sa femme pour qu’elle aille mieux. Le truc, c’est qu’elle n’est pas prête à pardonner le Reich d’avoir tué son fils, parce qu’elle pensé évidemment que la pensée nazie est ce qui a tué son fils. Evidemment.

Elle refuse catégoriquement l’idée de revenir chez elle, même si John insiste pour dire que les filles ne sont pas en sécurité à la ferme. Elles ne le sont pas beaucoup plus dans le Reich, cela dit. Helen est alors brillante : elle rejette John en lui disant qu’elle ne le reconnaît plus. Ce connard décide ainsi d’embarquer ses filles dans son avion, ce qui énerve un brin leur oncle, mais que voulez-vous faire face aux forces armées du Reich.

Helen prend tellement cher dans ce monde. Après la mort de Thomas, elle perd donc ses filles qu’elle refuse de suivre, préférant ainsi s’opposer au modèle nazi. Elle reste donc en zone neutre, sans ses enfants. J’ai tellement de peine pour elle !

À l’ambassade japonaise, la tension politique monte, et les responsables de l’attentat contre Tagomi sont tous trouvés : les communistes noirs. Allons bon, ça manquait encore de racisme anti-noirs dans cette série, c’est sûr. L’échiquier politique est de plus en plus complexe, et la famille royale japonaise s’en mêle : la princesse essaie donc de se faire respecter comme elle peut par une armée qui ne l’écoute pas, parce que c’est une femme. M’enfin qu’importe, c’est elle qui a le dernier mot pour le moment : c’est elle qui a le sang royal. Le seul problème, c’est que ça nous laisse un chef de l’armée bien énervé de tout ce qu’il se passe et prêt à passer ses nerfs.

Les communistes noirs ? Ils sont bien organisés pour échapper aux contrôles, avec une nourrice pour une famille japonaise qui fait passer des armes à feu dans le landau du petit qu’elle garde. Flippant. Pour être sûre de réussir, elle avait en plus son mec qui faisait diversion en étant le suspect idéal. Il s’en tire malgré tout, puisque lui n’avait rien dans son sac.

Une fois chez eux, en revanche, ils ont la masse d’armes à feu… et ce n’est pas bon du tout puisque les japonais décident de faire une descente dans leur immeuble. Même si on ne connaissait pas encore ces personnages, il est difficile de ne pas les adorer immédiatement et de ne pas avoir peur pour eux quand les japonais se mettent à embarquer des hommes de manière aléatoire en promettant de ne pas les rendre si aucune information sur le meurtre de Tagomi ne leur parvient. Oh lala.

Des infos, ils en obtiennent, ce qui permet à Kido et ses hommes de faire une descente dans un entrepôt où il interroge un noir qui se dit innocent, mais dans l’entrepôt duquel les japonais retrouvent une arme identique à celle qui a tué Tagomi. La torture n’est pas chouette à voir, et on a un caporal japonais qui n’apprécie pas trop la scène, ce qui est rassurant. On a encore quelques personnes humaines de ce côté-ci du monde.

Le truc vraiment surprenant, c’est que ce caporal qui ne supporte pas d’avoir du sang giclant sur son visage est en fait… le fils de Kido ! Oula, je ne m’y attendais pas à celle-là, la série a donc encore pas mal de surprises en réserve.

De son côté, Wyatt mène toujours la Résistance comme il peut, mais il est déprimé des pertes du matin à Denver. Il décide donc de faire rentrer chez eux les hommes qui lui sont encore fidèles, notamment Lem, un soldat du BCR (qu’on découvre plus tard être la résistance communiste noire). Ce dernier remotive Wyatt et le regrette aussitôt quand celui-ci compte sur lui pour s’infiltrer et obtenir des informations supplémentaires. L’épisode se termine sur une rencontre entre Wyatt et la résistante noire que l’on a suivi plus tôt dans l’épisode, qui s’appelle Bell.

Juliana ? Finalement, elle est en Virginie. Elle a survécu à sa blessure et s’est fait un nouvel ami qui n’a aucune idée de son passé dans un autre monde (je me trolle tout seul avec La Reine des Neiges 2 à ce stade-là, c’est grave). Leur conversation permet d’en savoir un peu plus sur ce qui ressemble à notre monde, avec des envies d’aller dans l’espace plutôt que de détruire un Reich battu il y a bien longtemps.

Dans ce monde-ci, en tout cas, Juliana est devenue professeur de ce qui ressemble d’abord à du judo et s’avère bien différent finalement : avec l’aide de Thomas, elle apprend à des enfants comment méditer. Au passage, elle s’échappe donc dans un monde de méditation où elle aperçoit Tagomi qui lui dessine quelque chose avant de disparaître en cendres. Rassurant. Elle est finalement ramenée à un état d’éveil par Thomas et Helen, qui a donc le luxe d’être en vie dans deux mondes différents.

Juliana retounre finalement dans son état de méditation pour contempler les dessins de Tagomi, mais elle se rend compte qu’elle n’est pas la seule dans cet état de transe : elle aperçoit au loin de nombreuses silhouettes… L’invasion nazie ?

Les dessins sont finalement des mots en japonais que Juliana prend le temps de traduire : c’est l’hexagramme 64, qui signifie « pas encore complété ». Bien, c’est mystérieux.

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Épisode 2 – Every Door Out – 17/20
Si le début de l’épisode m’a beaucoup plus plu encore que l’épisode précédent qui était déjà génial, il y a toute une partie de l’intrigue de celui-ci qui m’a davantage déplu. C’est dommage, mais ça s’explique par quelques lenteurs et un acteur que je ne peux plus me voir en peinture – j’avais déjà bien cru le reconnaître dans l’épisode 1. Bon, en tout cas, cet épisode paraît être une transition, donc difficile de s’arrêter en cours de route !

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They have no sense of the multiverse.

L’épisode débute par Bell découvrant un bar clandestin dans lequel elle fait la rencontre de son futur compagnon, mais aussi d’Equiano. Ce dernier est le leader de la résistance communiste noire, mais c’est aussi un acteur de Supergirl dont je me serais bien passé. Je n’arrive pas à le dissocier de l’ennui que me provoque la série de la CW, et j’ai eu beaucoup de mal à accrocher à cette scène d’intro qui consistait à le voir faire un discours de recrutement efficace sur Bell, concrètement.

Quelques mois plus tard (années ?), on suit une réunion entre Bell et Wyatt (notamment) où elle lui rappelle que son but est la protection des Noirs. Le reste, elle s’en fiche un peu, parce que la mission d’Equiano est claire : il faut protéger les Noirs et c’est tout.

Finalement, elle accepte d’aider Wyatt et ses hommes à monter un attentat, parce que ça l’arrange aussi. L’attentat vise évidemment les japonais, l’ennemi commun du moment, et on en suit toute la préparation. Celle-ci ne plaît pas spécialement à Wyatt, parce qu’il est question de tuer publiquement des figures d’autorité, mais aussi des civils. Pour Bell, il n’y a pas de civils innocents : tout le monde profite du crime des japonais. Bref, c’est une résistante convaincue au point de monter un attentat, et elle est tout de suite moins appréciable que dans l’épisode précédent… même si j’ai trouvé ça bien amené, car on peut suivre la logique du personnage.

Il y a bien débat avec Wyatt, mais finalement, ils trouvent un terrain d’entente. Le problème, en revanche, c’est qu’ils prévoient d’attaquer la boutique de Robert. C’était cool de le revoir, mais j’ai eu un peu de mal à me faire totalement à cette intrigue, j’avoue. Ainsi donc, l’antiquaire a obtenu des œuvres inestimables pour un gala réunissant les officiels japonais, avec des grands noms de l’Histoire. Et c’est pour cela que la famille royale elle-même s’intéresse à Robert : la princesse lui rend visite. La scène est sympathique, mais ce n’est pas l’intrigue à laquelle j’ai le plus accroché.

On suit en tout cas les officiels japonais qui se préparent pour cette vente aux enchères, et ça permet de retrouver le fils de Kido, toujours en proie aux doutes et peu satisfait de la vie qu’il mène. Il est clairement torturé à l’idée de mettre sa médaille d’honneur, qui fait suite à une fusillade, vu ce qu’on en entend.

Pendant ce temps, du côté de la résidence accueillant le gala, on suit l’arrivée de Kido qui interpelle Wyatt pour qu’il démonte le barbecue américain qu’il ramène. Ce n’est pas possible, comme le souligne Robert qui est là pour l’accueillir. La Résistance est bien organisée, quand même, et ils réussissent même à tromper la vigilance de Kido, qui pourtant voit bien que quelque chose ne tourne pas rond.

S’il ne s’en occupe pas, c’est parce que son fils, Toru, ne s’est pas rendu à son entretien d’embauche du jour. C’est inacceptable, alors il rentre immédiatement chez lui pour lui dire qu’il a réussi à faire décaler son entretien au lendemain et surtout pour le confronter. Toru lui explique donc qu’il n’a pas eu la force de s’y rendre, mais Kido refuse de penser que son fils puisse être faible. Charmant.

En parallèle, Robert continue de se confier à Yukiko. Cette dernière l’aide bien durant tout l’épisode, parvenant à limiter ses faux-pas et le soutenant quoiqu’il arrive. Elle va jusqu’à lui offrir du thé dis donc, mais ce faisant, elle a attiré mes soupçons. Elle est trop parfaite, gentille et généreuse avec lui, non ? Bon, dans tout ça, on se retrouve surtout avec une tension amoureuse, donc.

Tension amoureuse d’autant plus évidente que la série enchaîne avec une scène de sexe entre Elijah et Bell, qui laissent Wyatt gérer l’attentat et déstressent comme ils peuvent en attendant le lendemain où tout aura lieu. Bell se met ainsi à se laisser aller à rêver, mais Elijah lui remet vite les pieds sur terre en lui disant qu’ils n’auront jamais d’enfant. Le monde est trop pourri pour ça, surtout pour les noirs.

De son côté, la fille de John reprend les cours, et ce n’est pas facile pour elle de se réadapter à un établissement qui a bien changé depuis la saison dernière. Nous sommes désormais en année zéro et tous les étudiants sont de petits nazis en puissance. Outre les brassards avec croix gammées, le moment bien choquant de cet épisode vient donc de la terreur de la prof de littérature qui se voit accuser de faire de la propagande anti-nazi parce qu’elle fait lire un livre suggérant que les juifs sont peut-être humains. Ouille, charmant.

Forcément, ça ne plaît pas à Jennifer, qui s’en confie ensuite à son meilleur ami, lui disant qu’elle n’aime pas ce nouvel ordre du monde où les professeurs ont peur d’eux et lui expliquant aussi qu’elle était en-dehors des limites du Reich pendant son voyage, et non à Chicago comme son père le prétendait. Elle en dit beaucoup trop, j’ai peur pour elle, sérieux, même si son meilleur ami, Henry, a l’air tout gentil.

Gentil oui, mais il reste un bébé-nazi quand même. Quand Jennifer se met carrément à lui faire écouter du jazz noir de la Zone Neutre, j’ai commencé à être vraiment flippé pour elle, et même pour lui, puisqu’il se met à danser. C’est un peu trop de liberté d’un coup, et ça ne manque pas : Amy, la petite sœur, les surprend, les interrompt et veut aussitôt les dénoncer.

Elle le fait donc à son père, parce que c’est ce qu’on lui a appris à l’école : il faut dénoncer les crimes, même ceux de sa famille. La petite est tellement lobotomisée, ça fait flipper cette série. Heureusement, John protège quand même Jennifer, disant qu’il s’agit de son vinyle tiré d’une enquête à Amy, pour qu’elle n’en parle plus. S’il en profite pour dire de faire très attention quand elle accuse les gens qu’elle aime, John n’oublie pas de faire une remontrance en bonne et due forme pour Jennifer, ado rebelle. Quant à Henry, il réussit à se barrer sans la moindre parole de John, ce qui m’inquiéterait plus que tout le reste à sa place.

Durant la nuit, Jennifer appelle sa mère en cachette pour se plaindre et pleurer au téléphone : elle ne supporte pas le Reich elle non plus, maintenant qu’elle a connu la liberté. Oh l’angoisse. Cette pauvre Helen est forcée de réconforter sa fille comme elle peut, mais ce n’est pas si simple. Et John entend tout, sans pour autant se montrer : il sait donc que sa fille n’est pas à sa place dans le Reich et que c’est une torture pour elle que d’être dans cette vie de contraintes. Oups.

Le lendemain soir, il lit une jolie histoire à Amy qui enchaîne ensuite avec plein de questions sur les noirs, ne comprenant pas pourquoi il y en avait en ville quand John était enfant et pourquoi il n’y en a plus désormais. John s’en tient au discours de l’hôtel : ils sont retournés chez eux, en Afrique… mais Jennifer les entend et confie à son père qu’elle sait très bien que c’est faux. Forcément, la radio de la Résistance lui a appris ce qu’il s’est vraiment passé : un génocide.

Après le générique, j’ai eu envie de chanter du Dido tellement la scène m’a fait penser à Roswell : on voit ainsi des silhouettes débarquer dans le tunnel de la saison dernière, mais cette fois-ci, ils reviennent bien de l’autre monde, celui qui ressemble comme deux gouttes d’eau au nôtre. Forcément, c’est terrifiant : les nazis ont envoyé des espions partout dans ce monde pour comprendre la défaite de l’Axe, mais aussi pour faire de l’espionnage industriel, inévitablement.

C’est bien ça qui est flippant : le Reich veut étendre sa domination à notre monde, et comment voulez-vous que notre monde se prépare à l’arrivée d’espion d’un univers parallèle dont il n’est pas au courant de l’existence. Pire que ça, le Reich a désormais une jolie carte 3D du multivers, et j’ai beaucoup aimé cet entassement de globes.

Bien évidemment, John n’a pas totalement abandonné l’idée de revoir Thomas. Je trouvais ça étrange dans le premier épisode, mais dans celui-ci, on le voit recevoir les informations d’un espion sur sa version alternative. Si le John de ce second monde n’est pas bien brillant, à être un petit vendeur d’assurance, le Thomas du 2e monde est plus cool que celui du premier : il est sportif et en pleine santé. C’est un meilleur nazi potentiel. De manière surprenante, on apprend aussi que John et Helen n’ont qu’un fils dans cet autre monde, et ça c’est étrange.

Malheureusement, ça se termine aussi pour John par la révélation que Juliana est en vie, puisqu’il l’aperçoit sur une photo…

Dans son monde parallèle, Juliana continue de mener sa vie, allant au cinéma et passant du temps dans un bar avec Russ. Le couple n’est toutefois pas un couple, comme Juliana le confie à Helen quand elle le lui demande. Oui, évidemment, il n’y a qu’un bar dans leur ville, donc Russ et Juliana tombent sur John et Helen. Cette dernière est tellement heureuse dans ce monde-là, ça fait plaisir à voir franchement.

Elle a toute confiance en John et elle demande même à Russ de danser ! Rien que ça ! Par conséquent, on suit Juliana et John en train de faire un slow eux aussi, et si on m’avait dit que je verrai une telle scène il y a quelques jours, je ne l’aurais pas cru. En plus, il est difficile de ne pas accrocher à ce John-là, il est tellement sympathique. Comme quoi, on peut être un gros connard dans un monde, et plutôt sympa dans un autre.

Enfin, plutôt sympa jusqu’à ce qu’il se mêle de ce qui ne le regarde pas, à savoir le passé de Juliana. Celle-ci teste de lui dire une part de la vérité : si elle dit à Helen qu’elle est amnésique de ce qui a précédé sa blessure par balle, elle révèle ainsi à John qu’elle sait qui lui a tiré dessus. Et quand il ne comprend pas et veut lui venir en aide, elle décide de se barrer grâce à la voiture de Russ.

Alors qu’il la raccompagne chez elle, ils entendent à la radio que le chef des chercheurs américains du programme nucléaire est mort d’une crise cardiaque. Juliana fait aussitôt le lien entre ça, les échecs des envois de navettes dans l’espace et… le Reich. Elle va jusqu’à indiquer mystérieusement à Russ qu’ils sont là pour tout faire saboter. Elle semble complètement tarée, honnêtement… mais elle a bien raison, évidemment. Et elle en a confirmation durant la nuit où elle se rend compte qu’elle est espionnée.

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Épisode 3 – The Box – 19/20
La tension remonte au cours de cet épisode, et c’est excellent, parce que c’est exactement ce que je voulais voir. La série est d’une telle richesse et d’une telle complexité, j’ai du mal à me dire que dans quelques épisodes il faudra lui dire adieu. Pour l’instant, je ne me sens pas tellement devant une saison finale. Au contraire, j’ai l’impression qu’il y a plein de nouvelles pistes à explorer…

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You are not my son.

On reprend cet épisode en zone neutre, où Helen est en voiture avec son frère, qui est tout nostalgique du passé. Bizarrement, Helen a pris la décision de passer à nouveau la frontière. Je ne m’y attendais pas à celle-ci ! Elle rentre donc bien rapidement dans son appartement où elle retrouve Amy, heureuse de la revoir, et Jennifer.

À peine rentrée, elle apprend que le Führer va venir dîner chez elle le lendemain… et ça ne plaît pas à John qu’elle l’apprenne si vite. La communication entre eux, c’est quelque chose : tout est dans le regard, dans le non-dit. Les conversations sont polies, cordiales et semblent correspondre à tous les codes du Reich, mais on voit bien que John craint une mauvaise réaction de sa femme. Il préférerait ne pas l’avoir au dîner avec Himmler, mais c’est impossible, évidemment.

Jennifer, elle, reproche le retour de sa mère à celle-ci dès qu’elle en a l’occasion : elle ne comprend pas comment elle a pu renoncer comme ça à sa liberté. Helen comprend que sa fille n’a pas l’intention de rester enfermée dans le Reich et elle fait tout ce qu’elle peut pour calmer son tempérament, parce qu’il est trop tôt et c’est bien risqué.

Une fois les filles confiées à la nourrice, Helen et John prennent le temps de parler sérieusement et ouvertement de la situation. J’ai adoré cette scène, où Helen lui explique que même si leurs sentiments ont changé, John a besoin d’elle : c’est une alliée, et pas seulement pour les apparences.

À San Francisco, Kido se rend compte que l’homme qu’ils ont arrêté pour le meurtre de Tagomi n’est pas coupable : même s’il est mort désormais, il avait un alibi. C’est triste comme tout, parce que Kido se laisse malgré tout réduire au silence par sa hiérarchie. Il ne cherche pas à résoudre le meurtre de Tagomi…

Du côté de l’attentat, tout est prêt à présent pour qu’il puisse être mené à bout. Wyatt et la Résistance se rendent donc sur les lieux, mais la Résistance est quand même composée d’un bon tas d’adolescents. Il les rassure comme il peut, et c’est l’occasion pour lui de parler d’une boîte dans laquelle il enferme tous les mauvais souvenirs. Pas si simple, pourtant.

Bell et ses hommes aussi sont là, à attendre l’arrivée de tous les officiels. Malheureusement pour elle, ce n’est pas près d’arriver, parce que Kido est retardé par les actions alcoolisées de Toru. Dépité de remettre sa médaille, il s’est ainsi bourré dans un bar et a fini par tuer un homme qui le dérangeait à lui demander de partir. Pas étonnant que Kido gère ça plutôt que le gala à la gloire du passé oublié de l’Amérique.

Toru ? Il confie à son père qu’il ne se pardonne pas ce que son unité a fait durant la guerre. Concrètement, il a massacré un village et il ne le supporte pas. Tu m’étonnes. Le problème, c’est que son discours est celui d’une résistance qui ne plaît pas du tout à son père : il lui explique donc qu’en Chine, les japonais sont en train de perdre, contrairement à ce que disent les médias. Et son devoir, il s’en fiche pas mal à présent, surtout quand c’est son père qui lui fait la remontrance après avoir abandonné ses devoirs de père de famille.

Bim, bam, boum, nous y voici : Kido pète un câble et décide de renier son fils, en le virant au passage de chez lui. Je m’y attendais, honnêtement. Dans tout ça, c’est sans Kido que la vente aux enchères commence pour Robert et les quelques autres officiels japonais. Wyatt décide de passer à l’action malgré tout, et c’est bien dommage parce que j’aimerai bien qu’on se débarrasse de Kido un jour quand même. C’est vraiment un méchant de série particulièrement horrible.

Et le pire, c’est qu’il apprend que Lem est de retour à San Francisco, avec un homme dont la description ne laisse aucun doute à Kido : le chef cuisto du gala est un Résistant. Il sonne aussitôt l’alerte, qui tombe au mauvais moment : les BCR entendent que l’attentat est compromis et décident d’abandonner Wyatt et ses hommes… jusqu’à ce qu’ils entendent les premiers coups de feu.

Dès lors, Bell culpabilise de les abandonner et décide de leur venir en aide. Et quand elle voit que l’une des cibles, Masuda, est encore en vie, elle sort carrément de son van où elle était en sécurité pour s’assurer de son assassinat. Kido et les autorités arrivent trop tard pour faire quoi que ce soit d’utile : l’attentat a bien eu lieu. C’est con pour eux quand même, ça s’est joué à quelques minutes – pour ne pas dire secondes.

Quant à Bell et Wyatt, ils s’en tirent ensemble, en vie… Pas comme le plus jeune des Résistants. Les terroristes ne s’en rendent pas compte immédiatement, les deux groupes étant trop occupés à se disputer de l’échec relatif des choses, mais ils ont aussi amené avec eux Robert. Surpris, celui-ci est en théorie bon pour être tué. En pratique, il s’en sort en décidant de livrer des informations capitales sur les japonais, puisque sa position lui permettait d’en savoir beaucoup après tout.

Dans le monde parallèle, Juliana retrouve Russ à qui elle a demandé de lui ramener… un flingue. Les États-Unis ! Il refuse toutefois de lui donner sans lui poser quelques questions, d’autant qu’il connaît son passé – celui de ce monde-ci, où elle est morte dans un accident de voiture avec ses parents, officiellement. C’est problématique.

Elle lui dit pourtant la vérité sur les menaces qui pèsent sur elle, et il lui confie donc l’arme à feu, comme si de rien n’était. Les américains ! Dans le même genre, Juliana apprend que Thomas envisage de rejoindre l’armée et qu’il est tout content de peut-être voir un peu d’action d’ici dix semaines. Flippée pour lui, elle lui explique donc que lorsqu’il aura une vraie raison de se battre pour quelque chose, il s’en rendra compte. En attendant, il ferait mieux de vivre. C’est une jolie philosophie de vie.

Lors d’une séance de méditation, Juliana se rend compte aussi que la silhouette qu’elle pensait être celle de Togami est finalement celle de John, le nazi. Et quand il lui tire à nouveau dessus, elle prend la décision de rappeler le John vendeur d’assurance pour lui parler de son passé, enfin.

Finalement, elle le fait parler de lui et on découvre que John, pendant la guerre, a eu peur de se laisser consumer par la soif de pouvoir. C’est beau, parce que ça correspond exactement au personnage de John que l’on connaît, et que Juliana veut battre. Elle demande donc conseil à l’assureur pour savoir comment vaincre le nazi, et il lui rappelle que ce n’est qu’un humain après tout. Et pour justifier la conversation avec lui, Juliana prend aussi le temps de parler avec John de Thomas, pour lui dire de lui raconter tout ce qu’il n’a jamais osé raconter de la guerre.

Malheureusement, il n’en aura pas le temps, parce que la scène suivante voit un nazi retrouver la piste de Juliana et tenter de l’assassiner. Elle est sauvée de justesse par John, qui est tué par le nazi. C’est con. Juliana parvient à s’enfuir, laissant l’homme de main nazi bien penaud d’avoir tué la version de son supérieur de ce monde parallèle…

> Saison 4

The Man in the High Castle – S03E08-10

Épisode 8 – Kasumi (Through The Mists) – 17/20
La tension continue de monter dans cet épisode, que ce soit entre certains personnages ou dans les intrigues qui approchent petit à petit d’une fin de saison. Les dangers planent toujours sur tout le monde tout le temps dans cette série, mais là, je dirais que ça se rapproche de plus en plus et c’est pas bon signe du tout.

Saison 3


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They won’t risk a war. We will crush them.

Le plan de Nicole s’est rapidement mis en place : on sent que les nazis ont envie de mettre fin à toute l’Histoire des États-Unis. C’est tellement cohérent avec ce que faisaient les vrais nazis en vrai. La cloche de la Liberté, en or, est ainsi fondue devant Himmler en personne qui est fasciné de voir de l’or fondu couler ensuite pour former une croix gammée. L’angoisse est palpable dans cette série, quand même, à chaque épisode.

Juliana est toujours à Sabra où elle tente de prouver à tout le monde qu’il est possible de battre les fascistes : elle montre à tous les gens présents le film, mais elle ne rencontre pas beaucoup de succès franchement. Par chance, elle réussit à convaincre le physicien de l’assemblée, ce qui lui permet d’obtenir quelques explications sur les plans qu’elle a volé à Joe. C’est donc bien une machine à voyager dans les mondes parallèles. Cela dit, c’est bien le seul à l’aider.

Wyatt continue ses petits deals, mais il le fait avec un homme en qui il n’a plus confiance. Il comprend vite qu’il est trahi, et il préfère le tuer avant de retourner à Sabra où il rencontre Frank. C’est là qu’il explique que l’homme était un nazi qui lui a fourni des papiers du Reich, pour Juliana. Elle en est toute contente, mais ça veut dire abandonner Frank derrière et ça, c’est juste super triste. Les adieux sont tristes et la joie de l’épisode précédent s’éclipse vite alors qu’elle dit aussi au revoir à Ed. Ouep, juste comme ça, c’est la galère à nouveau puisque c’est l’heure des adieux.

Tout ça a fini par motiver Frank à partir pour Denver, et c’est genre la plus mauvaise idée possible. Lila essaye bien de convaincre Sampson de rester avec elle, mais les trois hommes finissent par quitter Sabra à leur tour.

En fin d’épisode, Juliana et Wyatt essayent de passer la frontière allemande avec de faux papiers, mais ce n’est pas efficace du tout : les papiers fournis par l’homme qu’a tué Wyatt sont mauvais, avec une signature qui correspond à celle d’un homme mort. Un soldat reconnaît donc Juliana et la tension montre rapidement. Grâce à l’aide d’un allié de Wyatt, ils arrivent toutefois à passer la frontière, mais pas sans laisser quatre cadavres nazis derrière eux. Voilà qui promet pour les épisodes suivants. De toute manière, Juliana est fichée à la fois côté allemand et côté japonais, donc tout craint pour elle. Seulement, côté japonais, elle avait la protection de Tagomi alors que je ne suis pas sûr que John fasse grand-chose pour elle, même si elle protégeait le secret de Thomas.

À San Francisco, Tagomi continue de voir la peintre et ce n’est pas passionnant à suivre… jusqu’à ce qu’on apprenne qu’Hans est toujours dans les parages. Himmler a donc menti (oh surprise) et veut le faire tuer. Génial. Bon, j’ai eu beau stresser, c’était en vain : Hans n’est vraiment pas au niveau de Joe et il se fait maîtriser en une trentaine de secondes.

C’est chouette de voir Tagomi survivre, mais ça pourrit un chouilla la relation avec sa peintre. Kido est immédiatement averti et il décide d’expédier directement le corps au Reich. C’est tout ce qu’il y a plus de gênant pour la politique extérieure tout ça.

Bobby continue sa vie misérable mais se voir offrir les clés de sa boutique par les hommes de Kido… Ouep, ce dernier veut le remercier pour service rendu au pays. Il comprend aussitôt qu’Ed est en danger et tente de l’avertir, en vain. Sans surprise, on voit alors Kido et un homme de main débarquer en zone neutre pour retrouver soit Ed, soit Frank, soit les deux. Et ils savent que Jack est un de leurs amis, en plus.

Ils n’hésitent pas un instant à s’en prendre au barman pour avoir des informations et la piste de Jack est rapide à remonter. Les japonais sont bons : ils disent avoir retrouver le van d’Ed et Bobby et vouloir leur rendre, contre de l’argent. C’est crédible, mais Jack est loin d’être idiot heureusement, donc il ment et dit qu’ils sont partis vers le Sud. Ce mensonge est risqué quand même, et Kido décide de donner un faux nom à Jack : Baku. Au moins, Bobby récupère sa boutique, c’est déjà ça.

À New-York, le nouveau poste de John ne l’aide pas particulièrement à mieux vivre le décès de Thomas, surtout lorsque sa fille doit à son tour être testée pour savoir si elle est malade. Helen aimerait bien qu’elle puisse y échapper, mais ce serait reconnaître une forme de culpabilité. Comme ses plaintes à John sont vaines, elle se tourne de nouveau vers son psy pour lui énoncer tout le mal qu’elle pense de la politique eugéniste des nazis.

Elle en profite même pour caser que Goebbels est handicapé, et qu’elle a constaté son handicap. C’est chouette comme tout, cette scène, et ça finit par Helen qui embrasse le psy. Il n’est pas du tout en faveur de ce transfert, et il ne faut pas être sorcier pour comprendre qu’elle vient de signer son arrêt de mort avec cette session. Sans surprise, le psy appelle en effet John pour tout lui raconter. Ah, elle est belle la confidentialité du patient dans cette série.

Bien sûr, John confronte ensuite Helen parce que ses doutes sur la politique du Reich sont un véritable danger, et parce qu’elle a quand même embrassé le psy. Elle apprend donc qu’elle ne pourra plus jamais le revoir, et c’est ainsi que s’arrête son transfert envers son psy… ou pas ?

Sans surprise, les allemands reçoivent ensuite le corps d’Hans. Cela inquiète John qui pensent toujours que les japonais ont la bombe nucléaire et peuvent donc anéantir le Reich sans problème. Ce n’est pas le cas bien sûr, et Himmler a donc raison (ça me tue de l’écrire) quand il dit qu’il veut risquer la guerre et que les japonais, eux, n’en auront pas envie.

Sinon, Nicole fait de la merde dans cet épisode : elle emmène Thelma dans un club clandestin pour lesbiennes européennes, sur le sol américain. C’est un club extrêmement sympa pour elles, évidemment, mais aussi extrêmement illégal. Bien sûr, il y a un raid organisé alors qu’elles sont encore dedans et ça tourne mal pour elles. Nicole a l’immunité politique grâce à son poste au ministère de la propagande, mais Thelma non. Elle est donc photographiée et arrêtée, forçant Nicole à passer quelques coups de fil, notamment à Billy, son collègue influent à qui elle a pitché en début de saison son idée d’une nouvelle Histoire.


Épisode 9 – Baku – 20/20
Les meilleures scènes n’étaient vraiment pas là où je pensais qu’elles seraient. C’est le genre d’épisode tellement bien foutu qu’on ne le voit pas passer et qu’on se surprend à gémir devant. Oui, oui, gémir. Franchement, cette saison 3 ne perd pas en qualité et est grandiose ; je crois qu’il n’y a pas une intrigue qui ne m’a pas happé dans cet épisode. Quant à son cliffhanger… pff, lisez la critique et vous saurez.

Saison 3


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No, your other friend. The one that can’t come back to San Franciso.

John continue de visionner les films, tous les films qu’il peut, et cette fois mon cœur se brise : il tombe sur des images d’Helen, Thomas et lui, vivant heureux et paisibles ; partageant du coca et des bons moments tous ensemble, comme une famille. Oh la la, la tristesse ! Ce n’est que le début d’un long épisode pour John qui enchaîne les journées de merde dans cette saison : au bureau, il découvre que Juliana est entrée sur le territoire allemand en compagnie d’un passeur, Wyatt. Bon, l’élément de surprise n’existe plus, c’est déjà ça de mal barré pour Juliana dans cet épisode.

John ? Il continue sa journée par un appel de Tagomi qui veut le rencontrer en personne pour… parler de la guerre qui risque de leur exploser à la gueule. Il faut dire que Tagomi est au courant pour Die Nebenwelt, qui est la machine à changer de monde, de ce que j’en comprends. John en avise Himmler, qui lui dit de se rendre en zone neutre pour enquêter précisément sur ce que savent les japonais, et sur l’homme du Haut Château tant qu’il y est.

John aurait bien aimé avoir un peu de temps pour rester, mais Himmler lui ordonne de partir. Il se débrouille donc pour retarder les tests de Jennifer, sa fille, à après son retour et informe sa femme du risque de guerre. Ce n’est pas une idée géniale, ça. Ouep, parce qu’Helen reçoit ses anciennes amies à New-York et leur explique que ses filles se sont bien adaptée à la vie new-yorkaise… On pourrait presque se croire dans Sex & the City vu qu’elle leur sert aussi un cocktail, mais elle déconne sec : elle leur raconte que Goebbels est handicapé et que Berlin est bien protégé. Dis autrement, elle critique le régime face à des gens qui ne sont pas John. C’est du suicide, à peu de choses près.

Elle les enchaîne cela dit : l’infirmière se pointe chez elle avant le retour de John pour tester Jennifer et alors que la tension grimpe très clairement de plusieurs crans, elle refuse que sa fille se fasse tester. Pire encore, elle emmène ses filles à la plage dans un voyage évidemment non planifié et sans le moindre bagage.

Juliana pourrait au moins se couper les cheveux franchement, elle est trop grillée là. Wyatt l’emmène chez un ami qui peut les protéger… et que Juliana reconnaît pour l’avoir rencontré dans un autre monde : Chuck. Elle a le souvenir de l’avoir vu dans la forêt où Joe l’a tuée avant de se suicider. Merveilleux. Wyatt présente ensuite un certain Vince à Juliana, le propriétaire des lieux, et Ledette, une femme suspicieuse. Et Wyatt veut que Juliana leur montre le film, tant qu’à faire.

Dès qu’ils sont tous les deux, Juliana apprend à Vince que Chuck est important. Ils montrent le film à tout le bar et sont heureux de rencontrer un certain succès, mais Ledette reste plus sceptique qu’autre chose : Juliana a pour ambition de stopper les nazis d’utiliser une machine et donc de sauver un autre monde, mais Ledette, elle, veut sauver le sien avant. Elle accuse Wyatt d’être aveuglé par son amour pour Juliana, mais au moins, ça la fait aimer ! Ben putain, ça doit être quelque chose quand elle n’aime pas les gens si elle agit comme ça quand elle les aime !

Juliana embarque toute cette nouvelle partie du casting avec elle pour mener l’enquête sur la Machine. Elle sait exactement où la trouver puisqu’elle l’a déjà vu en rêve. Elle en connaît le fonctionnement, avec les sujets censés la tester habillés en blanc. Elle n’en sait pas plus en revanche, puisque Joe l’a tuée et s’est suicidé avant qu’elle n’aille plus loin. Aujourd’hui, par contre, elle compte bien aller plus loin et faire tomber cette base nazi.

En zone neutre, Frank découvre le succès de son street art. Il décide, avec Ed, de continuer à peindre ses couchers de soleil, dans l’espoir de répandre la bonne parole. Ils sont donc à Denver et heureux d’être libres, donc Frank conseille à Ed d’aller voir Jack avant qu’ils ne changent de ville. Outch. C’est la pire des idées, surtout que l’épisode s’appelle Baku, comme le personnage qui est à sa recherche…

Cela ne manque pas, évidemment : Ed va voir Jack au beau milieu du Grand Palace où un japonais les surveille alors que Jack n’a aucune idée du risque qu’ils encourent. Pire, il s’est laissé endormir par Baku et son idée du van retrouvé, surtout que ça colle avec le coup de fil de Bobby auquel il n’a rien compris.

Tout inconscient des dangers qui planent, Ed appelle donc Bobby pour lui annoncer qu’il compte rentrer à San Francisco avec Jack et le van, mais Bobby lui dit de fuir au plus vite avec son ami. Son autre ami. Le message est clair, et peut-être un trop d’ailleurs. Bobby reçoit la visite d’un japonais que je pensais ici pour le menacer, mais non, c’est juste du business as usual entre eux, avec un antiquaire avide du plan de Nicole qui consiste à purger l’histoire américaine.

Le message est clair pour Ed ? Oui et non… Il emmène Jack directement auprès de Frank. Oh non, non, non, mais t’es tellement con Ed, surveille tes arrières mince. Les choses se dégradent bien trop vite puisque Kido débarque au moment où Frank rencontre Jack. L’effet de surprise est total et la liberté ressentie par Frank bien futile : il se fait immédiatement arrêter. C’est pire que la merde là. Au moins, Ed ne se fait pas tuer au passage, alors que je m’y attendais vraiment, c’est donc plutôt cool… par contre quelle tristesse pour Frank. C’était bien la peine de survivre.

Pendant ce temps à San Francisco, Tagomi est encore et toujours avec sa peintre et avec pas mal de non-dits entre eux, également. Il s’apprête à partir le lendemain et il voulait la revoir pour s’excuser d’avoir tué un homme devant elle. Ce n’est pas fou fou, mais ils s’embrassent enfin, donc au moins, cette intrigue avance.

Le lendemain, John arrive en zone neutre et sans le moindre uniforme, comme convenu. C’est lui qui a choisi le lieu de rendez-vous, une ancienne base de l’Homme du Haut Château. Il n’est pas bête : il espère profiter du voyage pour trouver d’autres films, évidemment. Tout ce qu’il obtient, en revanche, c’est une photo d’Hawthorne et sa femme devant une ferme… qu’il fait aussitôt rechercher.

La rencontre au sommet entre John et Tagomi se fait au cœur de la nuit et est chargée en tension, même si elle commence par une note personnelle sur la mort de Thomas. Tagomi raconte donc à John qu’il est à l’origine du traité de paix de la saison passée qu’il a négocié ; et aussi que les films lui permettent de voir son fils. C’est qu’ils sont très similaires Tagomi et John. Pour retrouver la paix ? Tagomi demande une fin de l’embargo sur l’essence en échange du retour d’exilés politiques que le Reich veut assassiner. Sympa cet échange dis donc. Je m’attendais à une longue réunion, mais c’est expédié en quelques minutes à peine.

Après celle-ci, John retrouve sans mal la ferme du Man in the High Castle où il fait tuer quelques hommes de main et blesse la femme de celui-ci, avec la ferme intention de lui faire avouer où il se trouve.

La fin d’épisode voit Frank être emmené dans le désert par Kido. Les deux prennent le temps de parler, et c’est incroyable à voir : Kido semble presque regretter d’avoir tué la sœur et les neveux de Frank en saison 1 – scène dont je ne me suis jamais tout à fait remis. Frank avoue avoir agi par colère en saison 2 quand il a commis son attentat. Non, vraiment, ils semblent se réconcilier et ça n’a aucun sens vu leur passé. Malgré tout, Kido l’a emmené ici pour le tuer. Il part revêtir son uniforme resté dans la voiture pendant que Frank accepte son sort et se met à prier. Avant d’être décapité. Devant nos yeux. Mais ? C’était bien la peine de le faire survivre si c’est pour nous le retuer en six épisodes. Franchement, je suis dégoûté.

Et sinon (c’est une constante d’introduire Nicole comme ça cette saison, mais elle semble vraiment tout le temps déconnectée de tout le reste), une émission télé se met en place du côté du Reich :  Jahr Null (An Zéro, j’imagine ? Mes bases d’allemand arrivent à leur limite). Elle aura lieu sur un bateau, avec Billy, Nicole et Thelma, fraichement libérée de prison par un Billy qui lui reproche tous les problèmes qu’elle a causé ses derniers temps. Oookay. C’est le titre du dernier épisode, j’imagine que ça aura un intérêt, cette émission qui a pour but de montrer la destruction de la Statue de la Liberté.


Épisode 10 – Jahr Null – 20/20
La conclusion de la saison est extrêmement efficace et passionnante, et je ne suis qu’impatience de voir la saison 4, même si d’ici là, j’aurais oublié beaucoup trop de choses et que je vais encore galérer à me remettre dans l’intrigue. Qu’importe : cette saison 3 était extrêmement solide et cet épisode boucle toutes les intrigues entamées, en nous laissant sur des cliffhangers de malade, comme à chaque fois.

> Saison 3


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At long last, her light goes out.

Hawthorne rentre chez lui tout heureux… mais c’est pour mieux découvrir que John est là et menace de tuer Nicole s’il ne se rend pas immédiatement. Bien sûr, notre Homme du Haut Château envisage un instant de se tuer, mais ce n’est pas très utile pour tout le monde, donc il abandonne. Cela permet à John de se faire très, très bien voir d’Himmler qui lui envoie un avion, rien que ça, pour qu’il le rejoigne sur le site de la Machine.

Là-bas, John explique tout ce que Tagomi lui a dit et a droit à une démonstration de ce qui ressemble fort à la porte des Etoiles. Ouep : Mengele (gloups, vraiment ?) a réussi à construire un tunnel menant à l’anomalie qui va lui permettre de passer d’un monde à l’autre. Les sujets-tests, tous en blanc, sont envoyés à travers ce portail. On bascule à fond dans la SF avec cette scène – oui, je sais on y était déjà avant.

De son côté, Juliana fait un cauchemar qui la bouleverse et dont on ne sait rien. Malgré tout, elle décide bel et bien de s’infiltrer dans le tunnel où elle s’est vue être tuée par Joe pour détruire la Machine. Elle, Wyatt et quelques autres hommes sont donc là pour assister au test qui envoie quelques sujets de l’autre côté, tout simplement. Une drôle de réaction magnétique à la LOST à lieu au moment du test qui est TOUT sauf un succès. En effet, sur les quatre sujets envoyés, trois sont littéralement broyés comme s’ils passaient au mixeur.

Cependant, une jeune femme a disparu et les allemands voient ça comme un succès. Himmler est ravi, mais John, lui, est plus sceptique. Il est un peu bouleversé par la mort des trois sujets, alors qu’Himmler veut une accélération des tests pour envoyer l’armée à travers le portail. C’est juste flippant à imaginer, tout ça, des nazis pourraient surgir dans notre monde avec cette série. Non merci.

Juliana aussi dit non merci, et depuis son tunnel elle envisage avec Wyatt de tout faire péter. Malheureusement, ils ne sont pas très discrets et les allemands les découvrent bien mal cachés suite à l’anomalie magnétique. Une petite scène de bataille a lieu dans le tunnel et Juliana essaye de balancer une grenade histoire d’en finir : le tunnel s’effondre sur elle, mais d’autres peuvent s’enfuir. Elle survit toutefois…

Cela permet à John de l’interroger, et c’est une scène passionnante. Dire qu’ils étaient amis à l’origine, c’est fou. John lui montre le cadavre de Joe en photo, et elle refuse de le regarder, mais elle a bien compris qu’il avait Hawthorne. Ce qui est assez atroce, dans cette scène, c’est qu’elle nous rappelle à quel point John est censé être un salopard de nazi (eh, ça vaut bien quelques insultes ce genre de séries). Depuis la saison 2 où j’ai fini par m’attacher au personnage, je suis plein de sentiments contradictoires pour lui, moi.

En tout cas, Juliana déchire tout, surtout quand elle lui parle des confessions de Thomas. Cela n’adoucit pas John du tout, et il la laisse être torturée, sans pour autant rester voir ce qu’il se passe. Hawthorne ? Il est complétement fou et agit comme un cinglé, à chanter des phrases qui n’ont pas trop de sens pour éviter qu’on l’interroge. Il n’a de toute manière pas le choix de parler car s’il ne le fait pas, Caroline se fera tuer. Pourtant, la scène qui suit, où John l’interroge, n’est pas aussi passionnante que ce qu’elle aurait pu être, je trouve.

John rentre ensuite chez lui pour découvrir que pendant qu’il gérait comme un bon petit toutou nazi, sa femme déconnait sérieusement à emmener les filles dans leur maison de plage. Les trajets ne doivent vraiment pas prendre longtemps à John : il se rend aussitôt là-bas pour découvrir une deuxième maison vide.

Le lendemain, c’est donc sans sa famille qu’il se pointe à l’enregistrement de l’émission de télévision de Nicole. Himmler se dit triste de leur absence car cela envoie un bien mauvais message alors que la Statue de la Liberté est sur le point d’être détruite. Jahr Null nous crie Himmler, quelques instants avant que la Statue ne soit détruite par des missiles… sous les feux d’artifice. La violence de cette scène – ça me rappelle à quel point elle reste un symbole ; exactement comme l’était les World Trace Center ou comme peut l’être la Tour Eiffel en France. C’est fou, mais ça fait froid dans le dos cette scène de destruction de la Statue de la Liberté.

Dans les rues de New York, ça tourne encore un peu plus mal avec des émeutes, des jets de pierre et des cocktails molotov qui ravissent encore un peu plus Himmler. C’est son épisode, en tout cas : sur le bateau, il fait arrêter Nicole pour l’emmener à une rééducation forcée. Outch, elle était beaucoup trop libérée, c’était sûr que ça finirait par lui arriver sous le Reich. Cela craint pour Thelma aussi.

Bien sûr, Liam Wyatt a réussi à s’enfuir, et il retrouve alors Richie. Merde, je pensais avoir tous les éléments nécessaires à la compréhension, et je me retrouve avec cette scène qui me prend par surprise : je ne sais plus du tout qui est Richie. Humph. En tout cas, ce qui est sûr, c’est que ça participe à gâcher l’épisode d’Himmler : il se fait tirer dessus par l’homme de main de Liam Wyatt. Il ne meurt pas sur le coup malheureusement, mais la bonne nouvelle, c’est que Liam réussit à s’enfuir sans être arrêté et qu’il va continuer de propager la bonne nouvelle des films. John s’en tire aussi, en plus.

Il reçoit alors un coup de fil d’Helen qui a pris la décision de le quitter, et surtout de s’enfuir. Oui, elle s’enfuit car elle est terrifiée de ce qu’est devenu son mari. Ben, il est pas dans la merde lui. Un peu dépité, il retourne donc en Zone Neutre observer ce que font Juliana – elle se réveille – et Hawthorne, alors que le Führer est en pleine chirurgie.

Pendant ce temps, et c’est moins intéressant, Kido s’arrange pour libérer Gina, sa prostituée. Il lui remet même de l’argent pour qu’elle puisse vivre la vie qu’elle veut. C’est du grand n’importe quoi. Bref, il est amoureux quoi. Elle, en revanche, elle envisage aussitôt de quitter San Francisco pour rejoindre sa famille de fermiers. Elle l’y invite en tout cas, en guise de remerciement, et il lui dit qu’il viendra peut-être, ce qui lui permet de gagner un baiser.

Je veux bien qu’on me fasse passer Kido pour un humain, mais je l’ai vu décapiter Frank un quart d’heure plus tôt, alors non, en fait. Je veux juste, une fois de plus, qu’il meure et c’est tout. D’ailleurs, je ne suis pas le seul à lui en vouloir : Ed aussi a besoin d’exprimer sa colère. Il le fait sur Bobby : Jack et lui viennent le voir à San Francisco pour lui apprendre la mort de Frank, mais aussi pour lui reprocher de vouloir vendre les objets que les nazis détruisent alors qu’ils sont si précieux.

Finalement, les trois décident de poursuivre le travail de Frank ensemble : ils exposent une banderole immense avec l’un de ses tableaux, symbole clé de la résistance anti-fasciste.

En fin d’épisode, John retourne interroger Hawthorne, avec l’espoir d’obtenir des réponses. Il en obtient quelques-unes quand même, notamment le fait qu’un voyageur ne peut passer d’un monde à l’autre que s’il a de la « place » pour entrer dans ce deuxième monde, c’est-à-dire si son alter-ego de ce monde-là est mort. Et pendant qu’il obtient ses réponses, Juliana se concentre et se découvre elle-même voyageuse. John arrive à temps pour la voir disparaître, mais aussi à temps pour lui tirer dessus avant qu’elle ne le fasse. Et la balle semble la traverser en plein cœur, alors ce cliffhanger, c’est du tonnerre : son corps disparaît, mais son sang est quand même projeté contre le mur derrière elle. John en reste tout abasourdi, et moi aussi, même si c’est logique : après Joe et Frank, il fallait bien nous tuer le troisième membre du trio. Je la vois mal survivre d’une telle balle, même si elle voyage en plein hôpital, non ?

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EN BREF – Cette saison m’aura fait passer par toutes les émotions… non, en fait, elle m’aura juste fait passer par les pires émotions, comme d’habitude. Vraiment, je ne peux pas dire que j’ai beaucoup été joyeux par exemple, même si j’ai ri à quelques passages, je le reconnais. Comme pour les deux premières salves d’épisodes, cette fournée d’épisode était truffée de scènes dérangeantes et marquantes pour un long moment.

Forcément. Ils n’y sont pas allés de main morte avec Juliana égorgeant Joe et Kido décapitant Frank, sans la moindre censure. Et la statue de la Liberté détruite. Et Himmler qui se fait tirer dessus, alléluia ! Et Helen qui abandonne John sans crier gare. Et Juliana qui se fait tirer dessus ! Non, vraiment, il y a trop de moments totalement dingues dans cette série. Elle demande une telle immersion pour bien la comprendre que c’est toujours traumatisant quand ça arrive. C’est ce qui fait tout le brio de cette série, je trouve, je suis rarement autant stressé et angoissé que devant une telle série… et j’en redemande !

En tout cas, mon Challenge Séries 2019 commence extrêmement bien, autant dans la qualité, avec une saison particulièrement réussie, que dans mon assiduité, avec déjà quatre épisodes d’avance sur mon planning. C’est plus prudent, je pense, je me connais, il y aurait bien des moments où je n’aurais pas le temps de respecter le « trois épisodes par semaine ».

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> Saison 3

The Man in the High Castle – S03E04-07

Épisode 4 – Sabra – 17/20
Cette fois, la saison est complétement commencée. Il m’a fallu moins de temps que la semaine dernière pour me remettre le pied à l’étrier et je suis de nouveau complétement captivé par les intrigues multiples qui commencent à se chevaucher. Bref, c’est passionnant, mais je n’en ai jamais douté : j’adore la complexité de cette série.

Saison 3


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It’s déjà vu. Everybody has those moments.

Cet épisode reprend sur l’intrigue que j’ai le moins suivie la semaine dernière, celle de la zone neutre avec Sampson et un mec qui s’est introduit dans sa voiture pour être amené dans une communauté juive afin de tous les tuer. Seulement, ils sont bien planqués sous des allures de communauté catholique. Tout ça avance extrêmement vite : l’intrus se persuade rapidement qu’il est en présence de juifs, et il menace le prêtre présent, ce qui permet d’en arriver à la révélation que… Frank est encore en vie. Ah, ça n’aura pas traîné.

Franchement, c’est abusé comme rebondissement. Bon, je suis très heureux de le revoir, même si du coup je capte (enfin) que c’est le même acteur qu’Harry dans Charmed. J’étais à l’Ouest de ne pas le reconnaître plus tôt, et en plus, sa face brûlée n’aidait pas. Oui, il s’est quand même fait exploser, évidemment qu’il a quelques traces de son accident. Qu’il survive à l’explosion, c’est gros quand même. Déjà quand Kido avait survécu, j’étais pas fan.

Bon, tout ça est vite terminé : l’intrus se fait tuer par une certaine Lila, et puis voilà. Frank peut reprendre sa vie pépère, et sa vie, c’est de peindre contre le fascisme. J’aime beaucoup ses toiles, d’ailleurs. On suit beaucoup Sampson dans cet épisode, ce qui nous permet de savoir que c’est lui qui répand la rumeur de l’existence d’une colonie juive dans les montagnes ; ce que l’on a déjà vu dans l’épisode 3. Ouep, et cette colonie s’appelle Sabra, d’ailleurs c’est le titre de l’épisode, ce n’est pas pour rien.

Toujours dans la zone neutre, mais en ville, Ed et Bobby rencontrent une femme qui leur vend le ceinturon de John Wayne, un truc qui coûte une fortune, mais qu’Ed est prêt à payer encore plus. Allez comprendre. La scène suivante voit Ed devoir quitter son nouveau mec, sur un baiser interrompu par Robert. Ooooo…kay ? Je cherche encore l’intérêt de toute cette intrigue.

Sur le chemin du retour, ils se font arrêter par une bande de motards qui n’hésite pas un instant à leur voler le van plein de bibelots en tous genres. Bref, ils finissent bien mal Ed et Bobby, parce que toutes leurs affaires étaient dans ce van.

Enfin, et pour conclure sur la zone neutre, Lila se rend dans un bar où elle découvre que les japonais sont au courant de la survie de Frank, puisqu’ils le cherchent…

Du côté de San Francisco, Joe poursuit son travail de tueurs à gages comme si de rien n’était, sur une petite musique toute guillerette. Il retrouve ensuite Juliana dans un bar, puisqu’elle le suit – mais sans rien voir de ses activités professionnelles, puisqu’elle n’est apparemment pas discrète. Il est intéressant de retrouver ces deux personnages et de voir Joe lui confier qu’il a sacrifié son père à la cause.

En parallèle, Kido continue d’être aussi imblairable que possible, étant cette fois-ci jaloux de voir son escorte habituelle flirter avec un autre homme. Nous voilà bien, il est jaloux, ça le rend… humain, j’imagine ? Ne nous habituons pas trop : la scène suivante le voit nous interrompre une manif contre l’augmentation du prix de l’essence (promis, j’invente rien, c’est les gilets jaunes cette série en fait). Et il ne le fait pas de manière gentille, hein, c’est à coup de matraques, puisqu’on lui a interdit d’être trop violent. Cela n’empêche pas un homme de s’immoler.

Evidemment, au milieu de cette manifestation, il y avait Juliana. Elle n’a rien à foutre là, mais elle y est quand même. C’est à se demander si elle ne cherche pas la merde quoi, mais heureusement Joe s’est mise à la suivre et la sort d’une situation qui pourrait mal finir si elle était arrêtée. Il l’emmène chez lui où il ne leur faut pas longtemps pour coucher ensemble.

Pendant que Juliana et Joe passent du bon temps, Tagomi fait de même avec la peintre du Golden Gate Bridge. C’est tout plein de saluts et de gêne entre eux, mais elle prend quand même le temps de l’inviter à dîner. Elle s’en va vite, ce qui permet à Tagomi de reprendre sa journée de travail qui consiste à maltraiter Kido qu’il n’aime pas beaucoup. Bienvenue au club.

Juliana et Joe couchent donc de nouveau ensemble dans cet épisode, mais pas avant que Juliana ne lui confie qu’elle a l’impression d’être déjà venue dans cet appartement – et plusieurs fois. Elle le teste sur les multiples vies après avoir su ce qu’il avait fait du film. Il n’empêche qu’il continue de bosser pour Himmler, avec qui il a des coups de fil en ligne directe. Sinon, il suit toujours Tagomi, sur lequel il reçoit même un dossier confidentiel avec des photos de Juliana. Oups.

Il est assez clair qu’il va devoir le tuer, et quand on voit Tagomi aller passer un bon moment chez sa peintre, on ne peut pas s’empêcher de rapidement craindre le pire : quelques plans nous confirment qu’il est suivi, en plus.  C’est là le cliffhanger de l’épisode : Joe est sur le point de tuer Tagomi, qui se concentre pour changer de monde. Reste à savoir s’il y arrivera à temps, et l’impact que ça aura sur Joe. C’est un cliffhanger sacrément intense, pour le coup. Juliana reçoit quant à elle une visite surprise de Liam, qui continue de l’appeler Santa Fe. Je les aime bien ensemble, mais il ne fait pas le poids face à Joe, franchement.

À New-York, Helen est un peu en dépression avec absolument rien à faire et l’envie d’aller voir son psy. Elle pousse un chouilla John à bout tout de même, et il ne sait pas quoi lui répondre. Oui, ça lui fait sûrement du bien, mais ça les met en danger. C’est compliqué, surtout que le corps de l’homme qui avait disparu a été retrouvé. Oups.

John n’est pas au top de sa forme de toute manière : il passe tout son temps libre à regarder le film de son fils et, forcément, finit par rêver de lui la nuit, dans sa chambre, puis dans une rue en feu. Il débarque en pleine guerre, clairement, et la violence est extrême, pour changer : il voit par exemple une mère se faire tuer devant sa fille, avant que la fille ne soit tuée aussi, mais pas par balle, simplement en étant projetée contre un mur. Cette série… toujours aussi peu violente.

Le lendemain soir, il se rend compte qu’Helen non plus n’arrive pas à dormir. Tu m’étonnes. Il l’autorise donc à voir son psy, parce qu’il a dû se rendre compte à quel point ça pouvait être utile d’avoir un psy.

Enfin, Nicole continue de travailler à réécrire l’histoire américaine pour en faire une histoire nazie. Son film de propagande est tout béta, avec des aryens qui détruisent un symbole américain pour ensuite le recréer, le tout sous le regard de sa nouvelle copine. Elle l’emmène évidemment dans son appartement ensuite, où elles jouent toutes les deux au billard et où Nicole lui propose de se revoir plus souvent. Je note surtout que le mari de Thelma s’appelle Wayne, comme le ceinturon de la zone neutre.


Épisode 5 – The New Colossus – 20/20
Wow. La série me bluffe complétement avec cette mi-saison imprévisible. Les intrigues sont alambiquées, ça aide à se laisser balader, c’est sûr, mais franchement, je ne m’attendais pas du tout à la rapidité d’exécution des différentes intrigues de cet épisode, avec deux à trois scènes vraiment marquantes pour longtemps. Forcément, ça sera marquant : c’est mon premier 20 de 2019 !

Saison 3


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I may be on a nazi death list.

Le début d’épisode nous introduit le personnage d’Hans, un aryen qui fait partie des jeunesses lobotomisées pour devenir tueurs à gage opérant en secret pour les nazis. Ainsi donc, c’est devant la Maison Blanche, aux mains allemandes, qu’il tue des fugitifs, sous l’œil bienveillant d’un nazi lui remettant le fameux badge de Lebensborn.

A New-York, John a donc accepté qu’Helen voit le psy, mais il veut garder le contrôle sur ce qu’il se passe : il menace donc le psy, et sa famille tant qu’à faire, pour qu’il ne parle plus que de Thomas avec Helen, et pour qu’il garde le secret quoiqu’il arrive. Il a raison de se méfier, parce qu’évidemment, il y en a qui sont sur la piste d’Helen.

Quant au psy, il dit que seuls les faibles parviennent à avoir un deuil avec une face neutre. Cela sent bon la vengeance vis-à-vis de John, mais ce ne sera bientôt que le cadet des soucis de John : l’enquête sur le meurtre d’Alice est rouverte car un bouton ensanglanté a été retrouvé sous le fauteuil de celle-ci. Et bien sûr le bouton correspond au tailleur que portait Helen ce jour-là. Helen panique… mais réussit à reprendre son sang-froid face à l’inspecteur qui veut clairement la voir tomber. Elle s’en débarrasse en racontant une simple dispute, mais tout est dit.

Une fois l’inspecteur parti et John arrivé, elle change totalement de visage pour reprendre celui de la vraie panique pure et dure. Et ce n’est pas près de s’arranger : John est convoqué par Himmler, en personne et sans avertissement préalable. La situation semble désespérée : John se rend donc voir Edgar, le policier qui essaye de le faire tomber, pour le menacer et le faire chanter. Il a clairement quelque chose sur lui et s’en sert pile à temps, merci Thelma. En effet, Nicole et Thelma continuent de passer du bon temps ensemble, mais Thelma est forcée de quitter Nicole pour rejoindre son mari, Wayne. Le problème, c’est qu’en sortant de l’hôtel, elle comprend qu’elle est attendue par John. Et la terreur est réelle quand il lui demande de prendre les devants cette fois – c’est donc elle qui lui fournit un dossier sur Edgar, j’imagine.

En effet, quand il rencontre Himmler il est accusé de la vérité, c’est-à-dire d’avoir tué le médecin pour que Thomas puisse s’échapper… mais toutes les preuves ont disparu, grâce à Edgar. C’est donc l’accusateur qui se fait finalement arrêté. Quant à Himmler, il n’est pas dupe et il menace malgré tout John, lui rappelant qu’il n’a pas été assez prudent et qu’Helen reste un trop gros point faible dans sa stratégie. Et après tout ça ? John est promu !

Cela lui permet d’assister à une réunion où Nicole présente son projet de refondation de l’Histoire américaine : la Statue de la Liberté sera ainsi remplacée par le nouveau Colosse, une statue immonde aux couleurs du Reich, forcément. Pour finir, John garde tout ce qui concerne Edgar mais lui demande de lui remettre tout le dossier qu’il a sur lui. Il passe alors ensuite une sympathique soirée en famille, alors qu’à Cuba, on retrouve celui qui a tenté de faire tomber John, en vain. Il embauche un couple de danseurs pour un petit show privé et il semble donc se remettre assez facielemnt de tout ce qui lui est arrivé. C’était mal connaître John, qui le fait assassiner hyper violemment. Je cherchais à comprendre l’intérêt de la scène avec les cubains tout du long, mais je n’avais pas vu ça venir.

En zone neutre, Robert est désormais en plein abandon de la vie après avoir tout perdu… sauf qu’Ed a évidemment gardé le ceinturon et la photo prouvant son authenticité. Quel intérêt, autrement ? Ils font du stop pour retourner à Denver sans avoir à rentrer à San Francisco. Tout ça pour ça.

Pendant ce temps, Frank n’a aucune idée de l’importance de sa peinture en ville et se prépare à une cérémonie de Bar-mitsvah, mais il apprend aussi que les Yakuza le recherchent. Cela ne lui plaît que moyennement, forcément, surtout qu’il reproche à Sampson de ne pas lui avoir dit avant. Par conséquent, Frank décide de quitter la communauté… mais le vote démocratique lui dit qu’il peut rester. Le vote est loin d’être unanime cela dit : il représente un vrai danger pour eux.

La série ne traîne pas à résoudre son cliffhanger : Tagomi ne se fait pas tuer, évidemment, mais uniquement parce qu’une patrouille passe par là. Le lendemain, il appelle immédiatement Juliana pour la prévenir, mais celle-ci défend Joe corps et âmes, surtout que Tagomi n’a pas vu l’homme qui l’a suivi. Il n’a qu’un mauvais pressentiment.

Forcément, Joe se fait engueuler par Himmler de ne pas avoir réussi à tuer Tagomi. Même s’il essaye de négocier pour le garder en vie, Joe n’a pas vraiment le choix car Himmler veut qu’il le tue. Après, quand il parle du Man in the High Castle, il l’intéresse, mais ce n’est pas assez. Joe comprend bien ce qu’il doit faire, et il le cache évidemment à Juliana, qui passe lui rendre une visite pour savoir si Tagomi lui a dit la vérité.

Joe n’apprécie pas trop d’avoir une Juliana qui farfouille dans ses affaires et lui pose un milliard de questions. Il finit malgré tout, pour garder sa confiance, par lui avouer qu’il est celui qui a tué son père quand jusque-là Juliana pensait qu’il l’avait simplement balancé. Bien qu’elle soit venue avec un flingue, cette info suffit à convaincre Juliana de la sincérité de Joe qui a bien besoin d’un câlin. N’empêche, ce n’est pas une résolution de leur problème.

Ils se retrouvent une fois de plus à coucher ensemble, mais cette fois, Juliana ne perd pas le Nord : alors qu’il prend sa douche, elle se décide à fouiller pour de vrai les affaires de Joe. C’est ainsi qu’elle tombe sur le dossier de Tagomi et sur tout un tas d’informations… dont le badge Lebensborn.

La douche de Joe ? Un leurre pour vérifier les vraies intentions de Juliana, dont il avait trouvé le flingue. Ah ben là, il est servi. Il peut donc la menacer de son propre flingue : il lui demande de se rhabiller, puis de l’emmener auprès de Tagomi et du Man in the High Castle. Il révèle surtout son vrai visage de nazi pour de bon, convaincu qu’il est de détenir la bonne parole. En fait, il fait tellement peur à Juliana qu’elle se débrouille pour s’enfermer dans la salle de bain, où elle cherche (et trouve !) de quoi l’égorger. Oui, oui, de l’égorger. J’étais clairement pas prêt à ce que Juliana tue Joe aussi rapidement, et aussi violemment. Elle efface ensuite ses traces et s’avère un aussi excellent tueur à gages que Joe lui-même. Franchement, la série me bluffe.


Épisode 6 – History Ends – 17/20
Difficile d’assurer autant que l’épisode précédent et on tombe sur un épisode qui paraît beaucoup trop lent à côté. Toutes les conséquences des différents événements passés sont toutefois explorées dans cet épisode, et cela donne véritablement l’impression que la série avance. Malheureusement, et comme toujours, je n’ai absolument aucune idée d’où ils veulent aller concrètement. Un but fixe et clair est un peu ce qui manque à la narration, mais ce n’est pas nouveau.

> Saison 3


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There is to be no margin of error.

Juliana est loin d’être idiote : elle aeu la bonne idée de récupérer les dossiers de Joe avant de s’enfuir et contrairement à lui qui se suicide à chaque fois qu’il la tue, elle a la présence d’esprit d’éviter de se tuer. Quel couple maudit, n’empêche ! Perdue et sans issue, Juliana appelle Wyatt, qui est en plein deal dont on ne sait rien. Son but est de quitter la ville aussi vite que possible, tant qu’à faire.

C’est Kido qui est chargé de l’enquête sur le meurtre de Joe, et il est intrigué par le badge Lebensborn. Il se charge personnellement d’interroger les prostituées de l’hôtel de passe où résidait Joe, et cela lui permet d’être mis sur la piste de Juliana bien rapidement, car elle n’a pas été super discrète.

À défaut de pouvoir s’en prendre à elle comme elle a fui, Kido décide d’annoncer la mort de Joe à Tagomi directement. Il en profite pour le forcer à le tenir au courant quand elle prendra contact avec lui. Elle ne tarde pas à le faire grâce à un colis qui contient les dossiers sur Tagomi et les cibles de Joe. Tagomi s’en plaint évidemment à Kido, car il faut bien qu’il sache les actions des nazis contre eux. C’est Edgar qui sert d’intermédiaire entre le Reich et Kido, et je n’aimerais pas être à sa place, une fois de plus. Enfin, il y a pire : il y a le Sergent Nakamura qui est apparemment celui qui a monté le dossier sur Tagomi. C’est gênant comme tout, tout ça, parce que Kido s’en rend compte. Bref, je n’aimerais pas être à la place de Nakamura.

À New-York, Helen semble soudainement remise complétement de sa dépression : elle fait la cuisine, le ménage et gère toutes les tâches domestiques sans aide, en plus de son rendez-vous chez le psy. Elle semble drôlement heureuse d’un coup, et je trouve ça suspect, mais son psy respecte à la lettre les demandes de John : il la recadre sur le souvenir de Thomas dès qu’elle déraille un peu de cette piste.

De son côté, John a la chance de pouvoir interroger Fatima, la voyageuse dans le coma introduite dans la série il y a quelques temps déjà. Il était temps qu’on la revoit… mais elle n’est pas d’une grande utilité parce que dès qu’elle comprend qu’elle est dans de sale drap, elle se concentre et disparaît, sous les yeux de John. Cette fois, il n’a pas le choix de comprendre que tout ça est bien vrai. Et en plus, son seul espoir d’avoir des réponses sur les films s’évapore sous son nez.

Il apprend ensuite la mort de Joe et doit l’annoncer à Himmler, qui le prend très mal. Il veut voir Tagomi mort, donc il lui envoie Hans, évidemment. Quant à John, il profite de la nouvelle de la mort de Joe pour terrifier un peu plus Helen. Après sa bonne journée, il lui dit qu’il est important qu’elle continue à avoir de belles journées, car Joe a été tué car il était, soi-disant, un risque pour la carrière de John. C’est abusé, comme tout ce que fait John. Je suis toujours perplexe.

En zone neutre, Ed et Bobby sont de retour à l’hôtel-bar où Ed retrouve son nouveau copain, où Bobby se renseigne sur un éventuel retour à San Francisco et où ils tombent sur… Sampson. Et ce dernier se fait un plaisir d’annoncer la nouvelle de la survie de Frank à Ed. Décidément, il n’a pas grand-chose à faire cette saison Ed, mais il s’en prend plein la tronche. Il doit donc de nouveau quitter son mec pour aller voir Frank, dont il parle à Bobby. C’est la pire des erreurs, ça sent super mauvais pour l’avenir de Bobby dans la série. Déjà que je n’aurais jamais cru qu’il survivrait si longtemps dans cette série.

Pas de perte de temps cette fois, Ed retrouve très rapidement Frank qui n’était pas prêt à revoir son meilleur ami lui non plus. Il culpabilise encore de son attentat, puisqu’il a tué des alliés et en a fait tuer d’autres en représailles. Malgré tout ça, il s’inquiète de savoir où est Juliana, mais Ed n’en a pas la moindre idée.

Justement, Juliana est donc en fuite avec Wyatt durant tout l’épisode. Cela les mène à tuer deux soldats japonais en chemin, à leur voler l’essence et à passer la frontière aussi discrètement que possible. Elle est aussi assaillie de souvenirs de sa première rencontre avec Joe, où il lui avait parlé du fait qu’il était meurtrier. C’est triste comme tout ce genre de souvenirs. J’allais dire « ça paraît tellement loin en plus », mais en fait, c’est réellement tellement loin !

Ils arrivent ensemble en zone neutre, à Denver, où elle cherche à en connaître un peu plus sur Liam et où j’ai espoir de la voir tomber sur Ed à un moment. Pour le moment, cependant, elle veut juste retrouver Hawthorne et se débrouille pour le faire. Elle retombe d’abord sur sa femme, grâce à un indic’ de Liam à qui elle dit tout.

La fin d’épisode voit le triomphe de John qui devient le dirigeant de la partie américaine du Reich devant une foule immense, alors qu’en parallèle, Frank fait sa barmitsva clandestine. Pas tout à fait le même destin, quoi… et le début de l’an zéro pour le Reich américain.


Épisode 7 – Excess Animus – 17/20
C’est un épisode beaucoup plus calme que celui-ci, puisque certaines intrigues n’avancent pas tellement. En revanche, c’est aussi un épisode que j’attendais depuis le début de saison du point de vue de certains rebondissements. Et puis, maintenant que je me suis remis tous les personnages et toutes les intrigues en tête, je suis à fond dedans et le passage de l’une à l’autre n’est plus si dérangeant. En définitive, ce n’est pas le meilleur épisode de la saison, mais il possédait des passages vraiment nécessaires pour que cette saison respire.

> Saison 3


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Other lives, parallel worlds… Sorry, it all seems a bit…

Non, vraiment, je n’aimerais pas être la place de Nakamura : c’était un nazi sous couverture et Kido le fait exécuter comme un chien, prenant même soin de se salir les mains lui aussi. L’exécution est violente comme tout : il est poignardé une fois, deux fois, trois fois, quatre fois, ci… générique. OK. Il est vite remplacé cependant, car Kido veut se rendre en zone neutre.

En thérapie, Helen se dit fatiguée et son psy lui conseille de reprendre une activité sexuelle afin d’aller mieux… mais tout ça n’est qu’un fantasme d’Helen. J’ai bien ri : ça sort de nulle part, mais ça explique son bonheur de l’épisode précédent.

De son côté, John apprend que les scientifiques essayent de mettre au point une machine pour passer d’un monde à l’autre. Il n’est pas bien satisfait des résultats médiocres obtenus pour le moment, mais le plan est clair : il veut étendre la domination nazie en passant d’un monde à l’autre. Et il est complétement obsédé par les films qu’il passe sa nuit à regarder, attisant les soupçons d’Helen sur quelque chose de louche. C’était trop beau de la voir heureuse, j’imagine. Au moins, on apprend que l’ordre de tuer Tagomi a été retiré par Himmler, c’est un début.

Quant à John, à force de regarder les films, il finit par s’endormir pour faire de chouettes cauchemars avec Thomas qui l’obsède et quelques corps au fond d’un lac, parce qu’il culpabilise de tous les cadavres qu’il a sur la conscience. Magnifique. À côté de ça, Helen qui se bat contre ses désirs sexuels et son attirance pour son psy, ce n’est pas grand-chose. Bref, le couple ne servait pas tellement dans cet épisode par rapport à d’habitude, c’était un peu décevant. Ils sont pourtant placés en cliffhanger, avec Helen invitant John à venir dormir avec elle. MOUAIS.

Pendant ce temps, Bobby rentre chez lui… pour découvrir que sa maison a été donnée à des japonais en son absence. Sympa. Je reste beaucoup trop inquiet qu’on continue de suivre sa vie, ce n’est pas bon signe, je suis sûr qu’il va finir par balancer l’info de la survie de Frank aux mauvaises personnes. Désespéré, il se rend chez la même prostitué que Kido, et c’est bien ce que je dis : ça craint.

Il se fait tabasser par la sécurité parce qu’il n’a soi-disant pas payé assez et décide ensuite de retourner chez lui pour récupérer ses affaires. Inutile de dire que la nouvelle propriétaire des lieux décide d’appeler la police et que de là, on sait très bien vers quoi on se dirige. Cela ne manque pas : Kido prend un malin plaisir à interroger Bobby sur les activités d’Ed dans la zone neutre. Il veut savoir où le trouver exactement à Denver… Putain, Ed n’aurait jamais dû lui dire quoique ce soit.

Bon, au moins, Bobby n’est pas torturé : il dit à peu près tout ce qu’il sait juste par peur. J’ai souvenir de la torture de Frank en saison 1 et si on peut s’en passer, ça me va. En tout cas, c’est un excellent épisode pour Kido : Tagomi lui avoue ensuite tout ce qu’il sait des mondes parallèles. C’est un sacré résumé de la série : c’est un voyageur, il a récupéré dans un autre monde (le nôtre ?) un film de la bombe atomique qui a dissuadé les américains, dans leur monde, de passer à l’attaque. C’est grâce à ça que les japonais et allemands ont gagné la guerre. Quant à Juliana, elle veut arrêter les allemands avant qu’ils ne construisent une machine permettant de passer d’un monde à l’autre, parce qu’elle est du côté japonais depuis le départ, malgré le flirt avec Joe côté allemand. Tadaa, c’est facile de comprendre la série, finalement, et Kido fait de la merde, voilà tout. Heureusement, pour une fois, il semble tout gober sur parole – mais faut dire que les deux Trudy, c’était un peu violent – sans même que Tagomi n’ait besoin de lui parler du monde dans lequel Juliana est sa belle-fille.

En parallèle, des hommes se pointent aux portes de Sabra, à la recherche de leur ami, exécuté par Lila. Ironiquement, c’est elle qui les accueille en leur demandant de partir. Elle est évidemment inquiète de ce qu’ils pourraient faire en revenant et s’en confie à Sampson… avec qui elle est en couple.

En zone neutre, Juliana regarde un film avec Liam, l’indic, Hawthorne et sa femme. Liam a du mal à croire à tout ça, mais Juliana est aussi convaincante que convaincue quand elle parle de ses visions d’un autre monde. Et puis, Hawthorne la croit surtout. Elle a l’information que les nazis veulent voyager d’un monde à l’autre, et ça la fait flipper. Par conséquent, elle décide de… retourner dans le Reich. Il ne manquait plus que ça.

En chemin, elle s’arrête toutefois à Sabra où Lila décide de la laisser entrer. Autant dire qu’à ce stade, j’étais à fond dans mon épisode car son arrivée ici ne pouvait signifier qu’une chose : elle allait enfin retrouver Frank, et possiblement Ed, et j’adorais le travail d’équipe de ce trio. Cela ne manque pas, évidemment : elle aperçoit Frank et le reconnaît malgré sa démarche et sa face cramée. Trop forte. Moi, je suis même pas capable de le reconnaître dans une autre série, franchement.

Ils rattrapent vite le temps perdu sur le film, mais sont interrompus par l’arrivée d’Ed, et c’était tellement chouette d’avoir ENFIN un peu de joie dans la série quand Juliana et Ed se retrouvent. On reprend vite la gravité de la situation finalement, avec Juliana montrant le film de la chute du Reich à Lila. Son but ? Trouver des alliés pour l’aider à changer cette réalité.

À défaut, elle retrouve au moins ses amis avec Ed et Frank. Mon dieu, ils ont même le temps de rire. J’ai l’impression d’avoir changé de série, et je me rends compte que les relations de ce trio manquaient vraiment à la série dans ce début de saison. Et puis, ils ont tellement à se raconter : Juliana a fait mille découvertes depuis la dernière fois qu’elle a vu Frank. Ils retombent dans les bras l’un de l’autre, avec de jolis rêves et projets… juste pour une nuit, parce que Frank ne peut pas accompagner Juliana.

En parallèle, Wyatt arrange le passage de Juliana de la zone neutre au Reich et Sampson prend un verre avec un homme qui se fait tuer de sang froid par ceux qui voulaient rentrer à Sabra.

Sinon, Nicole apprend la mort de Joe et en parle à Thelma, parce qu’elle est dévastée, inévitablement. Enfin, elle ne l’est pas bien longtemps hein, suffit de recommencer à coucher avec Thelma pour que tout se passe bien. Je ne sais toujours pas à quoi le personnage de Nicole sert franchement, j’ai beau chercher, les liens avec le reste de la série sont là, mais pas hyper utiles.

> Saison 3

The Man in the High Castle – S03E01-03

Épisode 1 – Now More Than Ever, We Care About You – 17/20
Il est un peu dur de se replonger dans la série après deux ans d’absence, car les intrigues sont multiples et complexes. Je n’irai pas prétendre que j’ai compris toutes les ramifications et subtilités de cet épisode, dont rien que la première scène est encore un peu mystérieuse. Pourtant, j’ai vraiment pris plaisir à retrouver l’ambiance très particulière (merci de le générique) et les personnages de cette série. À moi de ne pas me laisser noyer par les informations, à présent.

Saison 3


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I wanna know. How does it fucking end ?

Quatre minutes de résumé… pas étonnant que l’épisode dure 1h15 et me mette déjà dans la merde par rapport mon Challenge. Je pensais voir trois épisodes ce soir, mais ce sera finalement un seul, faute d’une journée extensible. Après, le résumé interminable s’explique par la complexité de l’intrigue et les deux ans d’écart dans la diffusion des épisodes.

On se met bien dès le départ dans cet épisode, avec des soldats qui avancent en silence vers une voiture abandonnée qu’ils n’atteindront jamais, étant butés avant de pouvoir faire quoique ce soit. Par qui ? Par d’autres soldats, parmi lesquels on retrouve aussi Juliana. C’est inattendu comme introduction après le cliffhanger.

Berlin, 1962 : un homme dormant en caleçon sur le sol a le droit à un merveilleux réveil au jet d’eau glacé. Un homme ? Il s’agit de Josef, dont on suit la morning routine à plusieurs reprises : jet d’eau, torture, interrogatoire. Après un peu de temps, Joe est amené à voir son père en prison ; le tout après avoir assumé des pensées anti-nazies devant caméra. Il a cherché la merde franchement, et il l’a trouvé : on lui donne un flingue pour qu’il tue son père… ou alors qu’il se suicide, j’imagine.

C’est sympa la bonne humeur dès le premier épisode dis-donc : son père le supplie de le tuer, parce qu’il sait que c’est nécessaire à la survie de son fils, qui se voit ensuite offrir un badge Lebensborn. Toujours aussi violente comme série, donc.

A New-York, du côté nazi, nous retrouvons John qui a été promu et qui rentre chez lui, pour faire un câlin à ses filles. Lorsqu’il parle à sa femme, il découvre qu’elle est retournée dans son ancienne maison, où elle a appris que la chambre de Thomas était squattée par une jeune fille à présent. Tristesse !

Le lendemain, il rencontre Joe – après le meurtre de son père donc. Les deux ont une petite conversation sur le coût de la vie à New-York et sur les décès récents dans leur famille.

Ailleurs à New-York, un ministre de la communication (ou quelque chose comme ça ?) rencontre une certaine Nicole, une journaliste et nièce de Goebbles. Elle a des bons conseils de propagande à lui donner.

Sans trop de surprise, on voit ensuite Nicole rejoindre Joe qu’elle est heureuse de retrouver, bien que la réciproque ne soit pas évidente immédiatement. Elle voit bien que son Joe a pas mal changé avec le temps, et pour retrouver le meilleur de lui-même, elle décide de se déshabiller. C’est une manière de voir les choses, on va dire. Inutile de préciser que ça fonctionne, je pense.

Chez lui, John parle un peu de Joe qui n’est que de passage à New-York puisqu’il ira à San Francisco. Ce n’est qu’une diversion pour John qui veut en fait rappeler aux filles qu’elles doivent dire qu’elles sont fières du choix de Thomas. Le lendemain, ils vont en effet célébrer le choix du sacrifice qu’il a fait ; ce qui pousse Helen dans un alcoolisme bien compréhensible. Elle semble avoir bien du mal à surmonter la mort de son fils, et qu’est-ce que c’est compréhensible. C’est un beau travail de deuil que propose la série, c’est juste dommage que ça arrive deux ans après l’épisode, car ça en diminue beaucoup l’effet dramatique, je trouve.

La cérémonie a lieu le lendemain en présence de tout un tas de nazis qui viennent célébrer l’héroïsme de Thomas. C’est quand même extrême pour Helen, qui doit aussi supporter les journalistes, notamment Nicole, évidemment, et une nouvelle, Thelma, qui serait très intéressée par une rencontre avec Nicole qui est marquante, apparemment. Et dans les toilettes, il est question de Lebensborn tués en zone neutre (j’y reviens plus loin dans la critique).

Comme je le disais, la cérémonie pour Thomas me passe un peu au-dessus. Un enterrement – une cérémonie d’honneur – deux ans après pour un personnage fictif, ce n’est pas ma tasse de thé. Il est chouette en tout cas de voir qu’il laisse son nom à un lycée, et donc dans l’Histoire. Sa sœur propose un salut nazi à sa mémoire, et peu à peu tout le gymnase dans lequel ils sont s’y met. C’est touchant et ça permet une conclusion à l’intrigue de la saison 2.

Dans le même genre, pour conclure les intrigues entamées, Joe se voit offrir une nouvelle identité par un officier… qu’il n’hésite pas à attaquer à coup de pelle. C’est le cliffhanger de l’épisode, et je dois avouer que je n’ai pas tout capté. Bon, ça va s’éclaircir avec la suite des épisodes, j’imagine. J’espère.

Dans la partie japonaise du pays, les premiers tests nucléaires ont lieu et ils sont pour le moins… efficaces. Les japonais sont assez heureux d’avoir atteint la parfaite égalité avec les nazis, mais ils en veulent toujours plus ; et ils ont un peu raison dans le fond car ils sont loin d’être à égalité avec le film. Ils ne le savent pas, mais Tagomi les trompe en effet sur la puissance de la bombe : il est pour la paix, pas pour la destruction, alors ce n’est pas si étonnant.

À San Francisco, Kido poursuit quant à lui une routine tranquille et j’avoue n’avoir pas bien saisi toutes les ramifications de son intrigue avec le reste pour l’instant. Notons qu’il embauche un nouveau sergent avec le nom Nakamura dedans.

À Denver, nous retrouvons Juliana entrer en contact avec Clyde, pour ensuite prendre contact avec l’homme qu’il lui conseille de voir, Wyatt pryce, pour trouver une adresse à Santa Fe. Son but est de trouver de quoi écrire à sa tante, Judy.

Trudy ? On la retrouve en vie dans le Colorado, en zone neutre, où elle est depuis cinq mois. Juliana est toujours en contact avec, et Trudy ne comprend pas car pour elle, Juliana est morte. Ouep, les deux sœurs passent du temps ensemble après s’être perdues l’une et l’autre dans leur monde respectif. Il est intéressant de retrouver les deux sœurs dans cette position, et c’est un peu ce que j’espérais pour cette saison.

Toutes les deux vivent désormais dans la maison d’Hawthorne, l’homme du haut château, et Juliana en profite pour tout apprendre des films d’Hawthorne. Elle se voit à sept ans dans l’un d’entre eux, et ça semble confirmer la théorie qu’il a pour elle – théorie qu’il ne lui donne pas et qu’elle aimerait bien connaître, car elle veut connaître sa vie.

Elle va se coucher malgré tout et, durant la nuit, elle entend du bruit dans la maison. Elle a l’ouïe fine et c’est tant mieux : elle peut tuer les soldats qui s’en prennent à Hawthorne et sa femme. Elle manque de se faire tuer dans l’opération, mais Trudy veille au grain pour ne pas être à nouveau séparé de sa sœur. Les soldats ? Probablement des allemands d’après Juliana qui a l’œil : elle vient de tuer un soldat qui a le même badge que Joe après le meurtre de son père – Lebensborn.

Juliana, Trudy, Hawthorne et sa femme n’ont d’autres choix que de quitter la charmante maison de campagne dans laquelle ils vivaient à présent – et Hawthorne prend même la décision de les quitter. Avant cela, il conseille à Juliana de contacter Tagomi qui sait comment se termine la vie de Juliana, puisqu’elle est dans tous les films. Loin de s’inquiéter de tout ça, les deux sœurs se retrouvent ensuite à fumer dans une chambre d’hôtel et à espérer avoir un peu de musique.

Contre toute logique ou sens de la sécurité, elles se rendent au bar de l’hôtel où il y a justement une bonne ambiance jazzy et… Wyatt Pryce, qui vient draguer Juliana en lui donnant l’info qu’elle voulait. La drague n’est pas subtile, et Trudy a carrément envie d’aller se coucher pour la peine. Juliana prend quand même un peu de bon temps avec cet homme qui l’appelle Santa Fe. Ils apprennent à se connaître en posant quelques questions qui ne trouvent jamais de réponse, et ils finissent par s’embrasser.

Ce fut du rapide – un peu trop même : Juliana se refuse finalement à lui. Ah lala, je dois avouer que je suis encore un peu perdu dans les intrigues, mais elle finit par lui donner son prénom quand même. Et quand elle remonte dans sa chambre, elle peut être heureuse d’avoir pris peu de temps à embrasser Wyatt : elle retrouve Trudy en train de convulser dans la mémoire et a quelques flashs d’une vie où elle connaissait Tagomi.

On retrouve d’ailleurs Tagomi beaucoup plus tard dans l’épisode en train de visionner des films dans lesquels il suit la vie de Juliana en tant que prisonnière de guerre et en présence de Joe. C’est à ce moment-là que Juliana débarque justement chez lui, sous la pluie. C’est malin : j’ai maintenant très envie de voir la suite.


Épisode 2 – Imagine Manchuria – 16/20
C’est perturbant : c’est une série que j’ai beaucoup de mal à suivre car de multiples personnages et intrigues se croisent ou se déroulent en parallèle. Certains me passionnent, d’autres me blasent, d’autres m’échappent complétement. Comme très peu d’explications sont fournies et/ou explicitées, c’est parfois gênant côté compréhension.

Saison 3


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That’s the man who killed my Trudy.

Je reprends le lendemain soir (hier) avec cet épisode qui commence par Juliana prenant le thé avec Tagomi et lui parlant des films, ainsi que de la théorie d’Hawthorne la plaçant dans tous les films. À parler avec, Juliana comprend que Tagomi est, comme sa sœur, un voyageur pouvant passer d’un monde à l’autre… et aussi qu’il est bien son beau-père dans un autre monde, comme elle l’avait vu en vision.

Trudy essaye justement de voyager d’un monde à l’autre en méditant comme le fait Tagomi, mais ce n’est pas efficace du tout. Juliana lui conseille de rester patiente et de se concentrer, mais le problème est qu’elles continuent de s’attirer l’une l’autre. Trudy espère que voir les films lui permettra de changer de perspective ; et Juliana est ravie d’apprendre qu’elles devraient voir les films le lendemain.

J’ai beau avoir l’impression de maîtriser assez la série, elle trouve toujours le moyen de me surprendre avec des personnages que je connais mal. Ainsi, on retrouve quelqu’un quelque part en train de lire un livre ; et c’est un juif. Bon, je ne suis pas aidé non plus par l’absence de sous-titres alors que c’est tout à fait le genre de séries sur laquelle j’en aurais besoin : entre ceux qui murmurent, les accents et ceux qui ne parlent pas anglais ; faut s’accrocher face à une intrigue complexe. Je ne sais pas pourquoi, Prime Video a refusé de me les afficher sur une grosse partie de l’épisode.

Ailleurs (au même endroit ?), la police japonaise arrête des vandales qui placardent des affiches de la résistance. Kido est rapidement informé de la situation et ordonne à son sergent de lui ramener vivant un autre homme, de la résistance. Face à ses supérieurs, il perd quelque peu la face avec son accent américain et son incapacité, selon eux, à persuader les natifs américains de la supériorité culturelle japonaise. On lui reproche surtout d’avoir la main lourde dans les punitions qu’il donne. TU M’ETONNES. Je n’ai toujours pas oublié la pauvre sœur et les neveux de Frank franchement.

Ses supérieurs vont être ravis aussi d’apprendre que son nouveau sergent fait de la merde : alors que Kido voulait des résistants vivants, le supérieur fait exploser, bien malgré lui, le QG qu’il attaquait. Nakamura est donc engueulé par Kido qui n’apprécie pas de voir ses ordres contredits. Ah, c’est toujours des mondes dans lesquels il fait bon vivre tout ça.

Après tout ça, Juliana sort de chez elle et se fait capturer par Kido. Et j’ai ensuite crié « mais qu’elle est conne » au moins quatre ou cinq fois quand Trudy sort voir ce qu’il se passe alors que ce n’est clairement PAS un moment où tu sors de chez toi. Elle tombe nez à nez avec Kido, ce qui pose un problème énorme puisqu’il la croyait morte… vu qu’il l’a tué. OUPS.

Juliana explique donc tout ça à sa sœur depuis leurs cellules de prison où elle la supplie aussi de voyager, car ce serait le moment de le faire. Sinon, toujours à San Francisco, les navires de guerre promis il y a un moment débarquent – et la série est vraiment impeccable du côté des effets spéciaux. Tagomi y rencontre une japonaise (qui ressemble à sa femme ?) et qui peint justement l’arrivée de la flotte, mais nous n’en saurons pas beaucoup plus.

Tagomi fait ensuite en sorte de forcer la main de Kido : il passe par leur supérieur pour faire libérer Juliana et Trudy. Elles sont toutes les deux placées sous la protection de Tagomi… j’imagine que ça légalise leur situation et que ça évite quelques ennemis à Juliana. Cependant, je doute que ça stoppe Kido d’être curieux. En attendant, Tagomi essaye d’expliquer aux filles comment voyager… et ça fonctionne : Juliana parvient à relâcher sa sœur, à la laisser l’abandonner. Trudy disparaît sous ses yeux et il n’y a plus aucun doute possible sur l’existence des voyageurs dans la tête de Juliana.

En zone neutre, nous retrouvons Ed qui a donc bien réussi à s’échapper et est assez triste de voir que le prix de l’essence a augmenté. Eh, il n’y avait pas de gilet zone en 1960, juste les Yakuzas qui gèrent des pénuries comme ils peuvent. Sinon, Ed est avec un autre homme, Bobby, et tous deux achètent de la marchandise de contrebande.

On les retrouve ensuite dans une sorte de saloon où un homme les fixe et attire donc l’attention d’Ed. L’homme se présente comme étant John, et il leur achète un verre pour sympathiser. Ou draguer. Ou leur soutirer des infos. Avec cette série, je m’attends à tout.

À New-York, la conversation est toujours difficile chez les Smith entre John et Helen. Cette dernière se plaint de rumeurs sur la famille, mais il lui explique qu’il ne faut pas s’inquiéter. Bon, j’imagine qu’ils feraient mieux de s’en inquiéter, donc. Au travail, il apprend de mauvaises nouvelles – un homme a été assassiné, nom de code : mangeur de lotus.

De son côté, Helen voit un psy et culpabilise de ne pas réussir à faire le deuil de son fils. C’est assez dur, en plus, car son psy l’encourage à dire tout ce qu’elle veut, mais sous le Reich, c’est compliqué d’être bavard. Tout de même, il fallait penser à proposer d’une intrigue du genre ; je ne m’attendais pas à ce qu’Helen soit toujours développée cette saison.

Le soir, elle avoue à son mari avoir beaucoup pleuré en parlant de Thomas ; avec le sentiment atroce qu’il était encore en vie. John a pourtant d’autres chats à fouetter, car il reçoit des nouvelles de Juliana grâce à l’un de ses hommes de main… elle serait donc toujours poursuivie par le Reich, ce qui est assez logique après les meurtres commis.

John ferait pourtant mieux de s’occuper de sa famille : sa fille, Jennifer, a eu ses premières règles. C’est une source d’angoisse, car ça veut dire qu’elle doit passer une visite médicale qui pourrait révéler une maladie nécessitant de la brûler elle aussi. Autant dire qu’Helen comme John ne sont pas d’humeur à perdre un deuxième enfant, franchement. Quelle famille maudite !

Le lendemain, John rencontre une journaliste, la brune de l’épisode 1, pour la menacer sympathiquement afin qu’elle arrête d’écrire des articles qui perturbent Helen. Une fois que c’est fait, il avertit Kido de l’arrivée probable de Juliana et lui demande d’être tenu au courant des avancées des recherches la concernant. Kido lui ment évidemment, alors qu’il a par ailleurs repris une investigation sur Tagomi également.

En parallèle, Helen se rend voir la femme de son médecin de famille, tué par John, pour lui demander d’arrêter de répandre les rumeurs comme quoi John aurait tué son mari. En même temps, c’est bien ce qu’il a fait. Les deux femmes en arrivent rapidement aux mains et ça tourne très mal : Helen se retrouve à tuer son amie alors qu’elle était en train de se faire étrangler par elle. C’est gênant comme tout ce cliffhanger.

Autrement, Himmler contacte un autre personnage que j’ai soit oublié, soit que je ne connais pas encore, et le menace. C’est fou comme j’ai le cerveau en compote devant cette série… enfin, ce qui est fou, c’est surtout que j’arrive malgré tout à continuer à la regarder et adorer les moments les plus marquants alors qu’elle est loin d’être simple. Dans le même genre, Joe reçoit un courrier très confidentiel : le dossier d’un certain Oliver. Et comme d’hab, je ne sais plus si je suis censé savoir déjà de qui il est question, mais Smith lui demande de le tuer, quoi.


Épisode 3 – Sensô Kôi – 19/20
Après trois épisodes, il y a moins de moments qui me laissent sceptiques tout de même. J’entre peu à peu à fond dans l’histoire qui est toujours géniale, les différentes intrigues se clarifient et les révélations qui pleuvent me plaisent beaucoup. C’est plutôt bon signe et j’ai l’impression de retrouver la série que je bingewatchais jusque-là. Ouf.

> Saison 3


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My father died a hero.

L’épisode commence par Juliana et Tagomi visionnant un film qui la perturbe grandement, comme il est une fois de plus question de morts violentes : Juliana y est prisonnière et s’y fait tuer par un SS qui ensuite se sucide. Joe ? Plus tard, ils en regardent un autre où Juliana est blessée dans une forêt enfumée. Et comme bien souvent, elle a des flashs de cette autre vie : elle peut s’en souvenir en se concentrant, de la même manière que Trudy peut voyager.

Cela complexifie grandement la série d’avoir toutes ces timelines qui se superposent. Cette fois, elle est du côté nazi et est apparemment proche de Joe, qui lui tient la main. Elle raconte tout ce dont elle se souvient de ce monde… puis sa connexion avec Joe dans son monde à elle. Tagomi l’informe donc que Joe se fait désormais appeler Joseph et est attendu à une réception le soir même. Ah ! Enfin ! La série se dirige vers des retrouvailles Joe/Juliana ; il était temps.

Helen a donc tué Alice, la femme du médecin, et elle envoie John s’occuper de ce cas : il fait passer ça pour un vol tournant mal et s’arrange donc pour que quelqu’un confesse le crime. Il n’empêche qu’ils sont toujours surveillés et que le comportement d’Helen est bien trop dangereux. En plus, elle reste dégoûtée d’avoir tuée sa meilleure amie.

Malgré ça, elle continue de vouloir obtenir plus d’informations sur la mort de son fils. Je comprends enfin son absence d’enterrement – il m’aura fallu le temps – et j’imagine bien la douleur d’Helen de ne pas savoir exactement ce qui lui est arrivé. S’il n’y a pas de corps, il reste toujours l’espoir d’une survie inenvisageable… et pourquoi pas pour quelques tests scientifiques ?

De ce côté-là, justement, l’intrigue de John s’accélère grandement cependant : il découvre l’existence de voyageurs, de multiples univers et de l’existence d’un double de chaque humain lorsqu’un scientifique le lui explique, preuve à l’appui. La preuve ? Une voyageuse, évidemment, et avec un film, s’il vous plaît. Bon, voilà qui devrait bien remettre en question toutes les certitudes du personnage et lui donner l’espoir de revoir Thomas (j’approuve si c’est ce vers quoi vont les scénaristes).

Joe se déplace dans une rue de San Francisco – j’ai raté le moment où il arrivait ? – et tue deux gardes stationnés devant la maison de l’homme qu’il doit tuer. Ce dernier est un peu con parce qu’il a l’occasion de derniers mots et il insulte le père de Joe, pourtant clairement là pour le tuer. Ce n’est pas spécialement malin, franchement.

Kido est mis sur cette affaire, inévitablement, et il n’apprécie pas de voir que les nazis peuvent tuer en toute impunité sur son territoire ; surtout s’il s’agit simplement de provoquer les japonais. Il faut du bon boulot Joe aussi. Joe ? Il reçoit une nouvelle enveloppe, avec une photo de Frank et une de Tagomi.

On ne traîne absolument pas ensuite à le faire revoir Juliana et je suis heureux que ça aille vite dans l’épisode après douze épisodes d’attente. La rencontre se fait lors d’une réception qui voit Tagomi invité à l’ambassade du Reich où il rencontre donc Joe.

Le plus intéressant est toutefois de voir Juliana rencontrer Joseph pour la première fois, officiellement. Les deux sont donc forcés de se comporter en inconnus, et wow, la tension et l’alchimie entre eux sont toujours aussi palpables. La conversation n’est pas tant intéressante que ça, car ils se toisent l’un l’autre et cherchent à savoir s’ils peuvent encore se faire confiance… mais pas facile de le savoir.

À la réception de l’ambassade, on retrouve aussi Kido qui parle à une femme et euh… pourquoi y a-t-il toujours un moment des épisodes où je décroche non par manque d’attention mais par impression qu’il me manque des informations que je devrais avoir, apparemment.

Le lendemain, Tagomi reçoit Joe dans son bureau mais n’aime pas beaucoup sa proposition de travail. Il l’envoie donc bouler en deux deux et euh, OK ? Il est mis en garde par son collègue sur sa proximité avec Juliana, quand même. Mystère.

Ce n’est qu’en fin d’épisode qu’on retrouve vraiment Joe et Juliana ensemble… et ils s’embrassent sans trop d’hésitation, heureux de se retrouver. Joe résume donc la saison 2 et son lavage de début de saison 3 à Juliana qui est sceptique d’avoir toujours face à elle le Joe qu’elle a connu. Faut dire, elle n’est pas aidée : quand elle l’embrasse, elle a des flashs d’un autre monde dans lequel il lui a demandé de lui faire confiance… avant de lui tirer dessus. C’est sûr que c’est problématique de lui faire confiance après tout ça, mais ça confirme que le film du début d’épisode montrait Joe en train de la tuer avant de se suicider.

En zone neutre, Bobby retourne dans un bar boire un verre où il rencontre l’homme que nous avions vu prier dans l’épisode précédent – mon « quelqu’un quelque part ». Ce dernier interroge beaucoup Bobby sur les Etats Pacifiques, de l’Ouest, et Bobby a la drôle d’idée de confier un peu trop d’informations à mon goût à cet inconnu. En plus, ils sont écoutés par un deuxième inconnu dans le bar, alors je suis paumé.

Ce deuxième inconnu est en fait à la recherche de juifs ; qu’il veut possiblement tuer. Il force donc le premier à l’emmener où il veut, chez des catholiques qui cacheraient des juifs. Le tout sous la menace d’une arme. Bien.

Ed ? Il continue de se faire draguer très lourdement par l’homme de l’épisode précédent, qui va jusqu’à lui tenir la main. C’est mignon comme tout. Bobby interrompt néanmoins leur rencard pour expliquer à Ed qu’il est temps pour eux de rentrer à la maison. Oui, mais Ed n’est pas tellement motivé à l’idée de rentrer chez lui : il préfère largement la liberté de la zone neutre. Bobby lui laisse donc le choix… mais lui, il repartira le lendemain.

Nicole est de retour dans la série aussi, toujours avec sa nouvelle intrigue : son nouveau plan de com consiste à proposer une Année 0, pour effacer l’histoire de l’Amérique et la recommencer une bonne fois pour toute ; sans prof d’histoire, donc. On la retrouve ensuite dans un gala nazi où elle retombe sur la journaliste brune du premier épisode, Thelma. Les deux commencent à sympathiser un peu plus et cette tendance à la réception mondaine est quand même compliquée à appréhender.

Lors de ce gala, Nicole rencontre John, juste avant qu’il ne glisse quelques informations confidentielles à Thelma, histoire qu’elle écrive sa version des faits de la mort d’Alice dans le journal. John a bien du mal à tout gérer dans cette soirée mondaine parce qu’Helen prend des médicaments et le Reichsmarchall lui fait comprendre qu’il trouve louche la mort du médecin, puis d’Alice, en un laps de temps si rapproché.

Le gala est encore une fois l’occasion de parler de Thomas, puisqu’il est question de visionner le film de Nicole sur la mort de Thomas et l’exemple inspirant que Thomas et John sont pour le Reich – Thomas pour son sacrifice, John pour avoir si bien élevé son fils. Le film est un véritable succès, et Nicole obtient donc une standing ovation, de même qu’un déjeuner avec Thelma.

La soirée est rapportée à Berlin, et l’attitude d’Helen, buvant et prenant trop de médicaments, ne passe pas inaperçue. John a donc raison de s’inquiéter pour elle… et il lui parle d’un autre de leur ami mystérieusement disparu pour qu’elle comprenne bien qu’il faut qu’elle arrête de déconner autant qu’elle le fait ces derniers temps.

Du côté de Thelma et Nicole, le déjeuner se déroule à merveille : Thelma drague clairement Nicole et lui révèle qu’elle est lesbienne, alors que son mari est gay. Elle le fait de manière drôlement ouverte pour quelqu’un vivant dans le Reich quand même.

En fin d’épisode, John visionne le film de la voyageuse qu’on lui a présenté et il y découvre, évidemment, comme je l’espérais, que Thomas est encore en vie quelque part, puisqu’il est dans le film. De son côté, Juliana essaye de comprendre le film du début d’épisode où Joe lui tire dessus et elle trouve une piste – mais elle confie à Tagomi son désir de l’explorer avec Joe. Bien évidemment.

Dans les scènes que je ne cherche même plus à comprendre, il y a le parc de San Francisco, avec Tagomi (c’est lui ?) qui retourne au parc avec vue sur le Golden Gate pour parler à la femme qui peint toujours son tableau. Ils sympathisent assez pour qu’il lui dise aimer son art, ce qui lui vaut de gagner le tableau. Hmm. Une autre ? Facile :  on voit un homme essayer de passer une frontière de San Francisco planqué dans un camion, et il se plante misérablement. Il est considéré comme un prêtre et il est ensuite torturé par les japonais pour avoir des informations sur la Résistance. Hagan, c’est son nom, confie donc des informations confidentielles qui me font péter un petit câble immédiatement : Frank Frink is alive.

Ma réaction ? Mot à mot, ce fut : « Mais c’est pas possible, il est mort ? ». Il s’est quand même bien fait exploser, donc s’il est en vie, c’est probablement un voyageur, ce qui est assez prévisible dans le fond… ou alors les scénaristes vont devoir faire preuve de beaucoup d’imagination pour me convaincre. Déjà que je trouve que son attentat ne servait à rien comme ça ne nous débarrassait même pas de Kido. Ce dernier prend cher cette saison déjà, ça fait deux ennemis morts qui seraient encore en vie tout de même !

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