The Man in the High Castle – S03E04-07

Épisode 4 – Sabra – 17/20
Cette fois, la saison est complétement commencée. Il m’a fallu moins de temps que la semaine dernière pour me remettre le pied à l’étrier et je suis de nouveau complétement captivé par les intrigues multiples qui commencent à se chevaucher. Bref, c’est passionnant, mais je n’en ai jamais douté : j’adore la complexité de cette série.

Saison 3


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It’s déjà vu. Everybody has those moments.

Cet épisode reprend sur l’intrigue que j’ai le moins suivie la semaine dernière, celle de la zone neutre avec Sampson et un mec qui s’est introduit dans sa voiture pour être amené dans une communauté juive afin de tous les tuer. Seulement, ils sont bien planqués sous des allures de communauté catholique. Tout ça avance extrêmement vite : l’intrus se persuade rapidement qu’il est en présence de juifs, et il menace le prêtre présent, ce qui permet d’en arriver à la révélation que… Frank est encore en vie. Ah, ça n’aura pas traîné.

Franchement, c’est abusé comme rebondissement. Bon, je suis très heureux de le revoir, même si du coup je capte (enfin) que c’est le même acteur qu’Harry dans Charmed. J’étais à l’Ouest de ne pas le reconnaître plus tôt, et en plus, sa face brûlée n’aidait pas. Oui, il s’est quand même fait exploser, évidemment qu’il a quelques traces de son accident. Qu’il survive à l’explosion, c’est gros quand même. Déjà quand Kido avait survécu, j’étais pas fan.

Bon, tout ça est vite terminé : l’intrus se fait tuer par une certaine Lila, et puis voilà. Frank peut reprendre sa vie pépère, et sa vie, c’est de peindre contre le fascisme. J’aime beaucoup ses toiles, d’ailleurs. On suit beaucoup Sampson dans cet épisode, ce qui nous permet de savoir que c’est lui qui répand la rumeur de l’existence d’une colonie juive dans les montagnes ; ce que l’on a déjà vu dans l’épisode 3. Ouep, et cette colonie s’appelle Sabra, d’ailleurs c’est le titre de l’épisode, ce n’est pas pour rien.

Toujours dans la zone neutre, mais en ville, Ed et Bobby rencontrent une femme qui leur vend le ceinturon de John Wayne, un truc qui coûte une fortune, mais qu’Ed est prêt à payer encore plus. Allez comprendre. La scène suivante voit Ed devoir quitter son nouveau mec, sur un baiser interrompu par Robert. Ooooo…kay ? Je cherche encore l’intérêt de toute cette intrigue.

Sur le chemin du retour, ils se font arrêter par une bande de motards qui n’hésite pas un instant à leur voler le van plein de bibelots en tous genres. Bref, ils finissent bien mal Ed et Bobby, parce que toutes leurs affaires étaient dans ce van.

Enfin, et pour conclure sur la zone neutre, Lila se rend dans un bar où elle découvre que les japonais sont au courant de la survie de Frank, puisqu’ils le cherchent…

Du côté de San Francisco, Joe poursuit son travail de tueurs à gages comme si de rien n’était, sur une petite musique toute guillerette. Il retrouve ensuite Juliana dans un bar, puisqu’elle le suit – mais sans rien voir de ses activités professionnelles, puisqu’elle n’est apparemment pas discrète. Il est intéressant de retrouver ces deux personnages et de voir Joe lui confier qu’il a sacrifié son père à la cause.

En parallèle, Kido continue d’être aussi imblairable que possible, étant cette fois-ci jaloux de voir son escorte habituelle flirter avec un autre homme. Nous voilà bien, il est jaloux, ça le rend… humain, j’imagine ? Ne nous habituons pas trop : la scène suivante le voit nous interrompre une manif contre l’augmentation du prix de l’essence (promis, j’invente rien, c’est les gilets jaunes cette série en fait). Et il ne le fait pas de manière gentille, hein, c’est à coup de matraques, puisqu’on lui a interdit d’être trop violent. Cela n’empêche pas un homme de s’immoler.

Evidemment, au milieu de cette manifestation, il y avait Juliana. Elle n’a rien à foutre là, mais elle y est quand même. C’est à se demander si elle ne cherche pas la merde quoi, mais heureusement Joe s’est mise à la suivre et la sort d’une situation qui pourrait mal finir si elle était arrêtée. Il l’emmène chez lui où il ne leur faut pas longtemps pour coucher ensemble.

Pendant que Juliana et Joe passent du bon temps, Tagomi fait de même avec la peintre du Golden Gate Bridge. C’est tout plein de saluts et de gêne entre eux, mais elle prend quand même le temps de l’inviter à dîner. Elle s’en va vite, ce qui permet à Tagomi de reprendre sa journée de travail qui consiste à maltraiter Kido qu’il n’aime pas beaucoup. Bienvenue au club.

Juliana et Joe couchent donc de nouveau ensemble dans cet épisode, mais pas avant que Juliana ne lui confie qu’elle a l’impression d’être déjà venue dans cet appartement – et plusieurs fois. Elle le teste sur les multiples vies après avoir su ce qu’il avait fait du film. Il n’empêche qu’il continue de bosser pour Himmler, avec qui il a des coups de fil en ligne directe. Sinon, il suit toujours Tagomi, sur lequel il reçoit même un dossier confidentiel avec des photos de Juliana. Oups.

Il est assez clair qu’il va devoir le tuer, et quand on voit Tagomi aller passer un bon moment chez sa peintre, on ne peut pas s’empêcher de rapidement craindre le pire : quelques plans nous confirment qu’il est suivi, en plus.  C’est là le cliffhanger de l’épisode : Joe est sur le point de tuer Tagomi, qui se concentre pour changer de monde. Reste à savoir s’il y arrivera à temps, et l’impact que ça aura sur Joe. C’est un cliffhanger sacrément intense, pour le coup. Juliana reçoit quant à elle une visite surprise de Liam, qui continue de l’appeler Santa Fe. Je les aime bien ensemble, mais il ne fait pas le poids face à Joe, franchement.

À New-York, Helen est un peu en dépression avec absolument rien à faire et l’envie d’aller voir son psy. Elle pousse un chouilla John à bout tout de même, et il ne sait pas quoi lui répondre. Oui, ça lui fait sûrement du bien, mais ça les met en danger. C’est compliqué, surtout que le corps de l’homme qui avait disparu a été retrouvé. Oups.

John n’est pas au top de sa forme de toute manière : il passe tout son temps libre à regarder le film de son fils et, forcément, finit par rêver de lui la nuit, dans sa chambre, puis dans une rue en feu. Il débarque en pleine guerre, clairement, et la violence est extrême, pour changer : il voit par exemple une mère se faire tuer devant sa fille, avant que la fille ne soit tuée aussi, mais pas par balle, simplement en étant projetée contre un mur. Cette série… toujours aussi peu violente.

Le lendemain soir, il se rend compte qu’Helen non plus n’arrive pas à dormir. Tu m’étonnes. Il l’autorise donc à voir son psy, parce qu’il a dû se rendre compte à quel point ça pouvait être utile d’avoir un psy.

Enfin, Nicole continue de travailler à réécrire l’histoire américaine pour en faire une histoire nazie. Son film de propagande est tout béta, avec des aryens qui détruisent un symbole américain pour ensuite le recréer, le tout sous le regard de sa nouvelle copine. Elle l’emmène évidemment dans son appartement ensuite, où elles jouent toutes les deux au billard et où Nicole lui propose de se revoir plus souvent. Je note surtout que le mari de Thelma s’appelle Wayne, comme le ceinturon de la zone neutre.


Épisode 5 – The New Colossus – 20/20
Wow. La série me bluffe complétement avec cette mi-saison imprévisible. Les intrigues sont alambiquées, ça aide à se laisser balader, c’est sûr, mais franchement, je ne m’attendais pas du tout à la rapidité d’exécution des différentes intrigues de cet épisode, avec deux à trois scènes vraiment marquantes pour longtemps. Forcément, ça sera marquant : c’est mon premier 20 de 2019 !

Saison 3


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I may be on a nazi death list.

Le début d’épisode nous introduit le personnage d’Hans, un aryen qui fait partie des jeunesses lobotomisées pour devenir tueurs à gage opérant en secret pour les nazis. Ainsi donc, c’est devant la Maison Blanche, aux mains allemandes, qu’il tue des fugitifs, sous l’œil bienveillant d’un nazi lui remettant le fameux badge de Lebensborn.

A New-York, John a donc accepté qu’Helen voit le psy, mais il veut garder le contrôle sur ce qu’il se passe : il menace donc le psy, et sa famille tant qu’à faire, pour qu’il ne parle plus que de Thomas avec Helen, et pour qu’il garde le secret quoiqu’il arrive. Il a raison de se méfier, parce qu’évidemment, il y en a qui sont sur la piste d’Helen.

Quant au psy, il dit que seuls les faibles parviennent à avoir un deuil avec une face neutre. Cela sent bon la vengeance vis-à-vis de John, mais ce ne sera bientôt que le cadet des soucis de John : l’enquête sur le meurtre d’Alice est rouverte car un bouton ensanglanté a été retrouvé sous le fauteuil de celle-ci. Et bien sûr le bouton correspond au tailleur que portait Helen ce jour-là. Helen panique… mais réussit à reprendre son sang-froid face à l’inspecteur qui veut clairement la voir tomber. Elle s’en débarrasse en racontant une simple dispute, mais tout est dit.

Une fois l’inspecteur parti et John arrivé, elle change totalement de visage pour reprendre celui de la vraie panique pure et dure. Et ce n’est pas près de s’arranger : John est convoqué par Himmler, en personne et sans avertissement préalable. La situation semble désespérée : John se rend donc voir Edgar, le policier qui essaye de le faire tomber, pour le menacer et le faire chanter. Il a clairement quelque chose sur lui et s’en sert pile à temps, merci Thelma. En effet, Nicole et Thelma continuent de passer du bon temps ensemble, mais Thelma est forcée de quitter Nicole pour rejoindre son mari, Wayne. Le problème, c’est qu’en sortant de l’hôtel, elle comprend qu’elle est attendue par John. Et la terreur est réelle quand il lui demande de prendre les devants cette fois – c’est donc elle qui lui fournit un dossier sur Edgar, j’imagine.

En effet, quand il rencontre Himmler il est accusé de la vérité, c’est-à-dire d’avoir tué le médecin pour que Thomas puisse s’échapper… mais toutes les preuves ont disparu, grâce à Edgar. C’est donc l’accusateur qui se fait finalement arrêté. Quant à Himmler, il n’est pas dupe et il menace malgré tout John, lui rappelant qu’il n’a pas été assez prudent et qu’Helen reste un trop gros point faible dans sa stratégie. Et après tout ça ? John est promu !

Cela lui permet d’assister à une réunion où Nicole présente son projet de refondation de l’Histoire américaine : la Statue de la Liberté sera ainsi remplacée par le nouveau Colosse, une statue immonde aux couleurs du Reich, forcément. Pour finir, John garde tout ce qui concerne Edgar mais lui demande de lui remettre tout le dossier qu’il a sur lui. Il passe alors ensuite une sympathique soirée en famille, alors qu’à Cuba, on retrouve celui qui a tenté de faire tomber John, en vain. Il embauche un couple de danseurs pour un petit show privé et il semble donc se remettre assez facielemnt de tout ce qui lui est arrivé. C’était mal connaître John, qui le fait assassiner hyper violemment. Je cherchais à comprendre l’intérêt de la scène avec les cubains tout du long, mais je n’avais pas vu ça venir.

En zone neutre, Robert est désormais en plein abandon de la vie après avoir tout perdu… sauf qu’Ed a évidemment gardé le ceinturon et la photo prouvant son authenticité. Quel intérêt, autrement ? Ils font du stop pour retourner à Denver sans avoir à rentrer à San Francisco. Tout ça pour ça.

Pendant ce temps, Frank n’a aucune idée de l’importance de sa peinture en ville et se prépare à une cérémonie de Bar-mitsvah, mais il apprend aussi que les Yakuza le recherchent. Cela ne lui plaît que moyennement, forcément, surtout qu’il reproche à Sampson de ne pas lui avoir dit avant. Par conséquent, Frank décide de quitter la communauté… mais le vote démocratique lui dit qu’il peut rester. Le vote est loin d’être unanime cela dit : il représente un vrai danger pour eux.

La série ne traîne pas à résoudre son cliffhanger : Tagomi ne se fait pas tuer, évidemment, mais uniquement parce qu’une patrouille passe par là. Le lendemain, il appelle immédiatement Juliana pour la prévenir, mais celle-ci défend Joe corps et âmes, surtout que Tagomi n’a pas vu l’homme qui l’a suivi. Il n’a qu’un mauvais pressentiment.

Forcément, Joe se fait engueuler par Himmler de ne pas avoir réussi à tuer Tagomi. Même s’il essaye de négocier pour le garder en vie, Joe n’a pas vraiment le choix car Himmler veut qu’il le tue. Après, quand il parle du Man in the High Castle, il l’intéresse, mais ce n’est pas assez. Joe comprend bien ce qu’il doit faire, et il le cache évidemment à Juliana, qui passe lui rendre une visite pour savoir si Tagomi lui a dit la vérité.

Joe n’apprécie pas trop d’avoir une Juliana qui farfouille dans ses affaires et lui pose un milliard de questions. Il finit malgré tout, pour garder sa confiance, par lui avouer qu’il est celui qui a tué son père quand jusque-là Juliana pensait qu’il l’avait simplement balancé. Bien qu’elle soit venue avec un flingue, cette info suffit à convaincre Juliana de la sincérité de Joe qui a bien besoin d’un câlin. N’empêche, ce n’est pas une résolution de leur problème.

Ils se retrouvent une fois de plus à coucher ensemble, mais cette fois, Juliana ne perd pas le Nord : alors qu’il prend sa douche, elle se décide à fouiller pour de vrai les affaires de Joe. C’est ainsi qu’elle tombe sur le dossier de Tagomi et sur tout un tas d’informations… dont le badge Lebensborn.

La douche de Joe ? Un leurre pour vérifier les vraies intentions de Juliana, dont il avait trouvé le flingue. Ah ben là, il est servi. Il peut donc la menacer de son propre flingue : il lui demande de se rhabiller, puis de l’emmener auprès de Tagomi et du Man in the High Castle. Il révèle surtout son vrai visage de nazi pour de bon, convaincu qu’il est de détenir la bonne parole. En fait, il fait tellement peur à Juliana qu’elle se débrouille pour s’enfermer dans la salle de bain, où elle cherche (et trouve !) de quoi l’égorger. Oui, oui, de l’égorger. J’étais clairement pas prêt à ce que Juliana tue Joe aussi rapidement, et aussi violemment. Elle efface ensuite ses traces et s’avère un aussi excellent tueur à gages que Joe lui-même. Franchement, la série me bluffe.


Épisode 6 – History Ends – 17/20
Difficile d’assurer autant que l’épisode précédent et on tombe sur un épisode qui paraît beaucoup trop lent à côté. Toutes les conséquences des différents événements passés sont toutefois explorées dans cet épisode, et cela donne véritablement l’impression que la série avance. Malheureusement, et comme toujours, je n’ai absolument aucune idée d’où ils veulent aller concrètement. Un but fixe et clair est un peu ce qui manque à la narration, mais ce n’est pas nouveau.

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There is to be no margin of error.

Juliana est loin d’être idiote : elle aeu la bonne idée de récupérer les dossiers de Joe avant de s’enfuir et contrairement à lui qui se suicide à chaque fois qu’il la tue, elle a la présence d’esprit d’éviter de se tuer. Quel couple maudit, n’empêche ! Perdue et sans issue, Juliana appelle Wyatt, qui est en plein deal dont on ne sait rien. Son but est de quitter la ville aussi vite que possible, tant qu’à faire.

C’est Kido qui est chargé de l’enquête sur le meurtre de Joe, et il est intrigué par le badge Lebensborn. Il se charge personnellement d’interroger les prostituées de l’hôtel de passe où résidait Joe, et cela lui permet d’être mis sur la piste de Juliana bien rapidement, car elle n’a pas été super discrète.

À défaut de pouvoir s’en prendre à elle comme elle a fui, Kido décide d’annoncer la mort de Joe à Tagomi directement. Il en profite pour le forcer à le tenir au courant quand elle prendra contact avec lui. Elle ne tarde pas à le faire grâce à un colis qui contient les dossiers sur Tagomi et les cibles de Joe. Tagomi s’en plaint évidemment à Kido, car il faut bien qu’il sache les actions des nazis contre eux. C’est Edgar qui sert d’intermédiaire entre le Reich et Kido, et je n’aimerais pas être à sa place, une fois de plus. Enfin, il y a pire : il y a le Sergent Nakamura qui est apparemment celui qui a monté le dossier sur Tagomi. C’est gênant comme tout, tout ça, parce que Kido s’en rend compte. Bref, je n’aimerais pas être à la place de Nakamura.

À New-York, Helen semble soudainement remise complétement de sa dépression : elle fait la cuisine, le ménage et gère toutes les tâches domestiques sans aide, en plus de son rendez-vous chez le psy. Elle semble drôlement heureuse d’un coup, et je trouve ça suspect, mais son psy respecte à la lettre les demandes de John : il la recadre sur le souvenir de Thomas dès qu’elle déraille un peu de cette piste.

De son côté, John a la chance de pouvoir interroger Fatima, la voyageuse dans le coma introduite dans la série il y a quelques temps déjà. Il était temps qu’on la revoit… mais elle n’est pas d’une grande utilité parce que dès qu’elle comprend qu’elle est dans de sale drap, elle se concentre et disparaît, sous les yeux de John. Cette fois, il n’a pas le choix de comprendre que tout ça est bien vrai. Et en plus, son seul espoir d’avoir des réponses sur les films s’évapore sous son nez.

Il apprend ensuite la mort de Joe et doit l’annoncer à Himmler, qui le prend très mal. Il veut voir Tagomi mort, donc il lui envoie Hans, évidemment. Quant à John, il profite de la nouvelle de la mort de Joe pour terrifier un peu plus Helen. Après sa bonne journée, il lui dit qu’il est important qu’elle continue à avoir de belles journées, car Joe a été tué car il était, soi-disant, un risque pour la carrière de John. C’est abusé, comme tout ce que fait John. Je suis toujours perplexe.

En zone neutre, Ed et Bobby sont de retour à l’hôtel-bar où Ed retrouve son nouveau copain, où Bobby se renseigne sur un éventuel retour à San Francisco et où ils tombent sur… Sampson. Et ce dernier se fait un plaisir d’annoncer la nouvelle de la survie de Frank à Ed. Décidément, il n’a pas grand-chose à faire cette saison Ed, mais il s’en prend plein la tronche. Il doit donc de nouveau quitter son mec pour aller voir Frank, dont il parle à Bobby. C’est la pire des erreurs, ça sent super mauvais pour l’avenir de Bobby dans la série. Déjà que je n’aurais jamais cru qu’il survivrait si longtemps dans cette série.

Pas de perte de temps cette fois, Ed retrouve très rapidement Frank qui n’était pas prêt à revoir son meilleur ami lui non plus. Il culpabilise encore de son attentat, puisqu’il a tué des alliés et en a fait tuer d’autres en représailles. Malgré tout ça, il s’inquiète de savoir où est Juliana, mais Ed n’en a pas la moindre idée.

Justement, Juliana est donc en fuite avec Wyatt durant tout l’épisode. Cela les mène à tuer deux soldats japonais en chemin, à leur voler l’essence et à passer la frontière aussi discrètement que possible. Elle est aussi assaillie de souvenirs de sa première rencontre avec Joe, où il lui avait parlé du fait qu’il était meurtrier. C’est triste comme tout ce genre de souvenirs. J’allais dire « ça paraît tellement loin en plus », mais en fait, c’est réellement tellement loin !

Ils arrivent ensemble en zone neutre, à Denver, où elle cherche à en connaître un peu plus sur Liam et où j’ai espoir de la voir tomber sur Ed à un moment. Pour le moment, cependant, elle veut juste retrouver Hawthorne et se débrouille pour le faire. Elle retombe d’abord sur sa femme, grâce à un indic’ de Liam à qui elle dit tout.

La fin d’épisode voit le triomphe de John qui devient le dirigeant de la partie américaine du Reich devant une foule immense, alors qu’en parallèle, Frank fait sa barmitsva clandestine. Pas tout à fait le même destin, quoi… et le début de l’an zéro pour le Reich américain.


Épisode 7 – Excess Animus – 17/20
C’est un épisode beaucoup plus calme que celui-ci, puisque certaines intrigues n’avancent pas tellement. En revanche, c’est aussi un épisode que j’attendais depuis le début de saison du point de vue de certains rebondissements. Et puis, maintenant que je me suis remis tous les personnages et toutes les intrigues en tête, je suis à fond dedans et le passage de l’une à l’autre n’est plus si dérangeant. En définitive, ce n’est pas le meilleur épisode de la saison, mais il possédait des passages vraiment nécessaires pour que cette saison respire.

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Other lives, parallel worlds… Sorry, it all seems a bit…

Non, vraiment, je n’aimerais pas être la place de Nakamura : c’était un nazi sous couverture et Kido le fait exécuter comme un chien, prenant même soin de se salir les mains lui aussi. L’exécution est violente comme tout : il est poignardé une fois, deux fois, trois fois, quatre fois, ci… générique. OK. Il est vite remplacé cependant, car Kido veut se rendre en zone neutre.

En thérapie, Helen se dit fatiguée et son psy lui conseille de reprendre une activité sexuelle afin d’aller mieux… mais tout ça n’est qu’un fantasme d’Helen. J’ai bien ri : ça sort de nulle part, mais ça explique son bonheur de l’épisode précédent.

De son côté, John apprend que les scientifiques essayent de mettre au point une machine pour passer d’un monde à l’autre. Il n’est pas bien satisfait des résultats médiocres obtenus pour le moment, mais le plan est clair : il veut étendre la domination nazie en passant d’un monde à l’autre. Et il est complétement obsédé par les films qu’il passe sa nuit à regarder, attisant les soupçons d’Helen sur quelque chose de louche. C’était trop beau de la voir heureuse, j’imagine. Au moins, on apprend que l’ordre de tuer Tagomi a été retiré par Himmler, c’est un début.

Quant à John, à force de regarder les films, il finit par s’endormir pour faire de chouettes cauchemars avec Thomas qui l’obsède et quelques corps au fond d’un lac, parce qu’il culpabilise de tous les cadavres qu’il a sur la conscience. Magnifique. À côté de ça, Helen qui se bat contre ses désirs sexuels et son attirance pour son psy, ce n’est pas grand-chose. Bref, le couple ne servait pas tellement dans cet épisode par rapport à d’habitude, c’était un peu décevant. Ils sont pourtant placés en cliffhanger, avec Helen invitant John à venir dormir avec elle. MOUAIS.

Pendant ce temps, Bobby rentre chez lui… pour découvrir que sa maison a été donnée à des japonais en son absence. Sympa. Je reste beaucoup trop inquiet qu’on continue de suivre sa vie, ce n’est pas bon signe, je suis sûr qu’il va finir par balancer l’info de la survie de Frank aux mauvaises personnes. Désespéré, il se rend chez la même prostitué que Kido, et c’est bien ce que je dis : ça craint.

Il se fait tabasser par la sécurité parce qu’il n’a soi-disant pas payé assez et décide ensuite de retourner chez lui pour récupérer ses affaires. Inutile de dire que la nouvelle propriétaire des lieux décide d’appeler la police et que de là, on sait très bien vers quoi on se dirige. Cela ne manque pas : Kido prend un malin plaisir à interroger Bobby sur les activités d’Ed dans la zone neutre. Il veut savoir où le trouver exactement à Denver… Putain, Ed n’aurait jamais dû lui dire quoique ce soit.

Bon, au moins, Bobby n’est pas torturé : il dit à peu près tout ce qu’il sait juste par peur. J’ai souvenir de la torture de Frank en saison 1 et si on peut s’en passer, ça me va. En tout cas, c’est un excellent épisode pour Kido : Tagomi lui avoue ensuite tout ce qu’il sait des mondes parallèles. C’est un sacré résumé de la série : c’est un voyageur, il a récupéré dans un autre monde (le nôtre ?) un film de la bombe atomique qui a dissuadé les américains, dans leur monde, de passer à l’attaque. C’est grâce à ça que les japonais et allemands ont gagné la guerre. Quant à Juliana, elle veut arrêter les allemands avant qu’ils ne construisent une machine permettant de passer d’un monde à l’autre, parce qu’elle est du côté japonais depuis le départ, malgré le flirt avec Joe côté allemand. Tadaa, c’est facile de comprendre la série, finalement, et Kido fait de la merde, voilà tout. Heureusement, pour une fois, il semble tout gober sur parole – mais faut dire que les deux Trudy, c’était un peu violent – sans même que Tagomi n’ait besoin de lui parler du monde dans lequel Juliana est sa belle-fille.

En parallèle, des hommes se pointent aux portes de Sabra, à la recherche de leur ami, exécuté par Lila. Ironiquement, c’est elle qui les accueille en leur demandant de partir. Elle est évidemment inquiète de ce qu’ils pourraient faire en revenant et s’en confie à Sampson… avec qui elle est en couple.

En zone neutre, Juliana regarde un film avec Liam, l’indic, Hawthorne et sa femme. Liam a du mal à croire à tout ça, mais Juliana est aussi convaincante que convaincue quand elle parle de ses visions d’un autre monde. Et puis, Hawthorne la croit surtout. Elle a l’information que les nazis veulent voyager d’un monde à l’autre, et ça la fait flipper. Par conséquent, elle décide de… retourner dans le Reich. Il ne manquait plus que ça.

En chemin, elle s’arrête toutefois à Sabra où Lila décide de la laisser entrer. Autant dire qu’à ce stade, j’étais à fond dans mon épisode car son arrivée ici ne pouvait signifier qu’une chose : elle allait enfin retrouver Frank, et possiblement Ed, et j’adorais le travail d’équipe de ce trio. Cela ne manque pas, évidemment : elle aperçoit Frank et le reconnaît malgré sa démarche et sa face cramée. Trop forte. Moi, je suis même pas capable de le reconnaître dans une autre série, franchement.

Ils rattrapent vite le temps perdu sur le film, mais sont interrompus par l’arrivée d’Ed, et c’était tellement chouette d’avoir ENFIN un peu de joie dans la série quand Juliana et Ed se retrouvent. On reprend vite la gravité de la situation finalement, avec Juliana montrant le film de la chute du Reich à Lila. Son but ? Trouver des alliés pour l’aider à changer cette réalité.

À défaut, elle retrouve au moins ses amis avec Ed et Frank. Mon dieu, ils ont même le temps de rire. J’ai l’impression d’avoir changé de série, et je me rends compte que les relations de ce trio manquaient vraiment à la série dans ce début de saison. Et puis, ils ont tellement à se raconter : Juliana a fait mille découvertes depuis la dernière fois qu’elle a vu Frank. Ils retombent dans les bras l’un de l’autre, avec de jolis rêves et projets… juste pour une nuit, parce que Frank ne peut pas accompagner Juliana.

En parallèle, Wyatt arrange le passage de Juliana de la zone neutre au Reich et Sampson prend un verre avec un homme qui se fait tuer de sang froid par ceux qui voulaient rentrer à Sabra.

Sinon, Nicole apprend la mort de Joe et en parle à Thelma, parce qu’elle est dévastée, inévitablement. Enfin, elle ne l’est pas bien longtemps hein, suffit de recommencer à coucher avec Thelma pour que tout se passe bien. Je ne sais toujours pas à quoi le personnage de Nicole sert franchement, j’ai beau chercher, les liens avec le reste de la série sont là, mais pas hyper utiles.

> Saison 3

The Man in the High Castle – S03E01-03

Épisode 1 – Now More Than Ever, We Care About You – 17/20
Il est un peu dur de se replonger dans la série après deux ans d’absence, car les intrigues sont multiples et complexes. Je n’irai pas prétendre que j’ai compris toutes les ramifications et subtilités de cet épisode, dont rien que la première scène est encore un peu mystérieuse. Pourtant, j’ai vraiment pris plaisir à retrouver l’ambiance très particulière (merci de le générique) et les personnages de cette série. À moi de ne pas me laisser noyer par les informations, à présent.

Saison 3


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I wanna know. How does it fucking end ?

Quatre minutes de résumé… pas étonnant que l’épisode dure 1h15 et me mette déjà dans la merde par rapport mon Challenge. Je pensais voir trois épisodes ce soir, mais ce sera finalement un seul, faute d’une journée extensible. Après, le résumé interminable s’explique par la complexité de l’intrigue et les deux ans d’écart dans la diffusion des épisodes.

On se met bien dès le départ dans cet épisode, avec des soldats qui avancent en silence vers une voiture abandonnée qu’ils n’atteindront jamais, étant butés avant de pouvoir faire quoique ce soit. Par qui ? Par d’autres soldats, parmi lesquels on retrouve aussi Juliana. C’est inattendu comme introduction après le cliffhanger.

Berlin, 1962 : un homme dormant en caleçon sur le sol a le droit à un merveilleux réveil au jet d’eau glacé. Un homme ? Il s’agit de Josef, dont on suit la morning routine à plusieurs reprises : jet d’eau, torture, interrogatoire. Après un peu de temps, Joe est amené à voir son père en prison ; le tout après avoir assumé des pensées anti-nazies devant caméra. Il a cherché la merde franchement, et il l’a trouvé : on lui donne un flingue pour qu’il tue son père… ou alors qu’il se suicide, j’imagine.

C’est sympa la bonne humeur dès le premier épisode dis-donc : son père le supplie de le tuer, parce qu’il sait que c’est nécessaire à la survie de son fils, qui se voit ensuite offrir un badge Lebensborn. Toujours aussi violente comme série, donc.

A New-York, du côté nazi, nous retrouvons John qui a été promu et qui rentre chez lui, pour faire un câlin à ses filles. Lorsqu’il parle à sa femme, il découvre qu’elle est retournée dans son ancienne maison, où elle a appris que la chambre de Thomas était squattée par une jeune fille à présent. Tristesse !

Le lendemain, il rencontre Joe – après le meurtre de son père donc. Les deux ont une petite conversation sur le coût de la vie à New-York et sur les décès récents dans leur famille.

Ailleurs à New-York, un ministre de la communication (ou quelque chose comme ça ?) rencontre une certaine Nicole, une journaliste et nièce de Goebbles. Elle a des bons conseils de propagande à lui donner.

Sans trop de surprise, on voit ensuite Nicole rejoindre Joe qu’elle est heureuse de retrouver, bien que la réciproque ne soit pas évidente immédiatement. Elle voit bien que son Joe a pas mal changé avec le temps, et pour retrouver le meilleur de lui-même, elle décide de se déshabiller. C’est une manière de voir les choses, on va dire. Inutile de préciser que ça fonctionne, je pense.

Chez lui, John parle un peu de Joe qui n’est que de passage à New-York puisqu’il ira à San Francisco. Ce n’est qu’une diversion pour John qui veut en fait rappeler aux filles qu’elles doivent dire qu’elles sont fières du choix de Thomas. Le lendemain, ils vont en effet célébrer le choix du sacrifice qu’il a fait ; ce qui pousse Helen dans un alcoolisme bien compréhensible. Elle semble avoir bien du mal à surmonter la mort de son fils, et qu’est-ce que c’est compréhensible. C’est un beau travail de deuil que propose la série, c’est juste dommage que ça arrive deux ans après l’épisode, car ça en diminue beaucoup l’effet dramatique, je trouve.

La cérémonie a lieu le lendemain en présence de tout un tas de nazis qui viennent célébrer l’héroïsme de Thomas. C’est quand même extrême pour Helen, qui doit aussi supporter les journalistes, notamment Nicole, évidemment, et une nouvelle, Thelma, qui serait très intéressée par une rencontre avec Nicole qui est marquante, apparemment. Et dans les toilettes, il est question de Lebensborn tués en zone neutre (j’y reviens plus loin dans la critique).

Comme je le disais, la cérémonie pour Thomas me passe un peu au-dessus. Un enterrement – une cérémonie d’honneur – deux ans après pour un personnage fictif, ce n’est pas ma tasse de thé. Il est chouette en tout cas de voir qu’il laisse son nom à un lycée, et donc dans l’Histoire. Sa sœur propose un salut nazi à sa mémoire, et peu à peu tout le gymnase dans lequel ils sont s’y met. C’est touchant et ça permet une conclusion à l’intrigue de la saison 2.

Dans le même genre, pour conclure les intrigues entamées, Joe se voit offrir une nouvelle identité par un officier… qu’il n’hésite pas à attaquer à coup de pelle. C’est le cliffhanger de l’épisode, et je dois avouer que je n’ai pas tout capté. Bon, ça va s’éclaircir avec la suite des épisodes, j’imagine. J’espère.

Dans la partie japonaise du pays, les premiers tests nucléaires ont lieu et ils sont pour le moins… efficaces. Les japonais sont assez heureux d’avoir atteint la parfaite égalité avec les nazis, mais ils en veulent toujours plus ; et ils ont un peu raison dans le fond car ils sont loin d’être à égalité avec le film. Ils ne le savent pas, mais Tagomi les trompe en effet sur la puissance de la bombe : il est pour la paix, pas pour la destruction, alors ce n’est pas si étonnant.

À San Francisco, Kido poursuit quant à lui une routine tranquille et j’avoue n’avoir pas bien saisi toutes les ramifications de son intrigue avec le reste pour l’instant. Notons qu’il embauche un nouveau sergent avec le nom Nakamura dedans.

À Denver, nous retrouvons Juliana entrer en contact avec Clyde, pour ensuite prendre contact avec l’homme qu’il lui conseille de voir, Wyatt pryce, pour trouver une adresse à Santa Fe. Son but est de trouver de quoi écrire à sa tante, Judy.

Trudy ? On la retrouve en vie dans le Colorado, en zone neutre, où elle est depuis cinq mois. Juliana est toujours en contact avec, et Trudy ne comprend pas car pour elle, Juliana est morte. Ouep, les deux sœurs passent du temps ensemble après s’être perdues l’une et l’autre dans leur monde respectif. Il est intéressant de retrouver les deux sœurs dans cette position, et c’est un peu ce que j’espérais pour cette saison.

Toutes les deux vivent désormais dans la maison d’Hawthorne, l’homme du haut château, et Juliana en profite pour tout apprendre des films d’Hawthorne. Elle se voit à sept ans dans l’un d’entre eux, et ça semble confirmer la théorie qu’il a pour elle – théorie qu’il ne lui donne pas et qu’elle aimerait bien connaître, car elle veut connaître sa vie.

Elle va se coucher malgré tout et, durant la nuit, elle entend du bruit dans la maison. Elle a l’ouïe fine et c’est tant mieux : elle peut tuer les soldats qui s’en prennent à Hawthorne et sa femme. Elle manque de se faire tuer dans l’opération, mais Trudy veille au grain pour ne pas être à nouveau séparé de sa sœur. Les soldats ? Probablement des allemands d’après Juliana qui a l’œil : elle vient de tuer un soldat qui a le même badge que Joe après le meurtre de son père – Lebensborn.

Juliana, Trudy, Hawthorne et sa femme n’ont d’autres choix que de quitter la charmante maison de campagne dans laquelle ils vivaient à présent – et Hawthorne prend même la décision de les quitter. Avant cela, il conseille à Juliana de contacter Tagomi qui sait comment se termine la vie de Juliana, puisqu’elle est dans tous les films. Loin de s’inquiéter de tout ça, les deux sœurs se retrouvent ensuite à fumer dans une chambre d’hôtel et à espérer avoir un peu de musique.

Contre toute logique ou sens de la sécurité, elles se rendent au bar de l’hôtel où il y a justement une bonne ambiance jazzy et… Wyatt Pryce, qui vient draguer Juliana en lui donnant l’info qu’elle voulait. La drague n’est pas subtile, et Trudy a carrément envie d’aller se coucher pour la peine. Juliana prend quand même un peu de bon temps avec cet homme qui l’appelle Santa Fe. Ils apprennent à se connaître en posant quelques questions qui ne trouvent jamais de réponse, et ils finissent par s’embrasser.

Ce fut du rapide – un peu trop même : Juliana se refuse finalement à lui. Ah lala, je dois avouer que je suis encore un peu perdu dans les intrigues, mais elle finit par lui donner son prénom quand même. Et quand elle remonte dans sa chambre, elle peut être heureuse d’avoir pris peu de temps à embrasser Wyatt : elle retrouve Trudy en train de convulser dans la mémoire et a quelques flashs d’une vie où elle connaissait Tagomi.

On retrouve d’ailleurs Tagomi beaucoup plus tard dans l’épisode en train de visionner des films dans lesquels il suit la vie de Juliana en tant que prisonnière de guerre et en présence de Joe. C’est à ce moment-là que Juliana débarque justement chez lui, sous la pluie. C’est malin : j’ai maintenant très envie de voir la suite.


Épisode 2 – Imagine Manchuria – 16/20
C’est perturbant : c’est une série que j’ai beaucoup de mal à suivre car de multiples personnages et intrigues se croisent ou se déroulent en parallèle. Certains me passionnent, d’autres me blasent, d’autres m’échappent complétement. Comme très peu d’explications sont fournies et/ou explicitées, c’est parfois gênant côté compréhension.

Saison 3


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That’s the man who killed my Trudy.

Je reprends le lendemain soir (hier) avec cet épisode qui commence par Juliana prenant le thé avec Tagomi et lui parlant des films, ainsi que de la théorie d’Hawthorne la plaçant dans tous les films. À parler avec, Juliana comprend que Tagomi est, comme sa sœur, un voyageur pouvant passer d’un monde à l’autre… et aussi qu’il est bien son beau-père dans un autre monde, comme elle l’avait vu en vision.

Trudy essaye justement de voyager d’un monde à l’autre en méditant comme le fait Tagomi, mais ce n’est pas efficace du tout. Juliana lui conseille de rester patiente et de se concentrer, mais le problème est qu’elles continuent de s’attirer l’une l’autre. Trudy espère que voir les films lui permettra de changer de perspective ; et Juliana est ravie d’apprendre qu’elles devraient voir les films le lendemain.

J’ai beau avoir l’impression de maîtriser assez la série, elle trouve toujours le moyen de me surprendre avec des personnages que je connais mal. Ainsi, on retrouve quelqu’un quelque part en train de lire un livre ; et c’est un juif. Bon, je ne suis pas aidé non plus par l’absence de sous-titres alors que c’est tout à fait le genre de séries sur laquelle j’en aurais besoin : entre ceux qui murmurent, les accents et ceux qui ne parlent pas anglais ; faut s’accrocher face à une intrigue complexe. Je ne sais pas pourquoi, Prime Video a refusé de me les afficher sur une grosse partie de l’épisode.

Ailleurs (au même endroit ?), la police japonaise arrête des vandales qui placardent des affiches de la résistance. Kido est rapidement informé de la situation et ordonne à son sergent de lui ramener vivant un autre homme, de la résistance. Face à ses supérieurs, il perd quelque peu la face avec son accent américain et son incapacité, selon eux, à persuader les natifs américains de la supériorité culturelle japonaise. On lui reproche surtout d’avoir la main lourde dans les punitions qu’il donne. TU M’ETONNES. Je n’ai toujours pas oublié la pauvre sœur et les neveux de Frank franchement.

Ses supérieurs vont être ravis aussi d’apprendre que son nouveau sergent fait de la merde : alors que Kido voulait des résistants vivants, le supérieur fait exploser, bien malgré lui, le QG qu’il attaquait. Nakamura est donc engueulé par Kido qui n’apprécie pas de voir ses ordres contredits. Ah, c’est toujours des mondes dans lesquels il fait bon vivre tout ça.

Après tout ça, Juliana sort de chez elle et se fait capturer par Kido. Et j’ai ensuite crié « mais qu’elle est conne » au moins quatre ou cinq fois quand Trudy sort voir ce qu’il se passe alors que ce n’est clairement PAS un moment où tu sors de chez toi. Elle tombe nez à nez avec Kido, ce qui pose un problème énorme puisqu’il la croyait morte… vu qu’il l’a tué. OUPS.

Juliana explique donc tout ça à sa sœur depuis leurs cellules de prison où elle la supplie aussi de voyager, car ce serait le moment de le faire. Sinon, toujours à San Francisco, les navires de guerre promis il y a un moment débarquent – et la série est vraiment impeccable du côté des effets spéciaux. Tagomi y rencontre une japonaise (qui ressemble à sa femme ?) et qui peint justement l’arrivée de la flotte, mais nous n’en saurons pas beaucoup plus.

Tagomi fait ensuite en sorte de forcer la main de Kido : il passe par leur supérieur pour faire libérer Juliana et Trudy. Elles sont toutes les deux placées sous la protection de Tagomi… j’imagine que ça légalise leur situation et que ça évite quelques ennemis à Juliana. Cependant, je doute que ça stoppe Kido d’être curieux. En attendant, Tagomi essaye d’expliquer aux filles comment voyager… et ça fonctionne : Juliana parvient à relâcher sa sœur, à la laisser l’abandonner. Trudy disparaît sous ses yeux et il n’y a plus aucun doute possible sur l’existence des voyageurs dans la tête de Juliana.

En zone neutre, nous retrouvons Ed qui a donc bien réussi à s’échapper et est assez triste de voir que le prix de l’essence a augmenté. Eh, il n’y avait pas de gilet zone en 1960, juste les Yakuzas qui gèrent des pénuries comme ils peuvent. Sinon, Ed est avec un autre homme, Bobby, et tous deux achètent de la marchandise de contrebande.

On les retrouve ensuite dans une sorte de saloon où un homme les fixe et attire donc l’attention d’Ed. L’homme se présente comme étant John, et il leur achète un verre pour sympathiser. Ou draguer. Ou leur soutirer des infos. Avec cette série, je m’attends à tout.

À New-York, la conversation est toujours difficile chez les Smith entre John et Helen. Cette dernière se plaint de rumeurs sur la famille, mais il lui explique qu’il ne faut pas s’inquiéter. Bon, j’imagine qu’ils feraient mieux de s’en inquiéter, donc. Au travail, il apprend de mauvaises nouvelles – un homme a été assassiné, nom de code : mangeur de lotus.

De son côté, Helen voit un psy et culpabilise de ne pas réussir à faire le deuil de son fils. C’est assez dur, en plus, car son psy l’encourage à dire tout ce qu’elle veut, mais sous le Reich, c’est compliqué d’être bavard. Tout de même, il fallait penser à proposer d’une intrigue du genre ; je ne m’attendais pas à ce qu’Helen soit toujours développée cette saison.

Le soir, elle avoue à son mari avoir beaucoup pleuré en parlant de Thomas ; avec le sentiment atroce qu’il était encore en vie. John a pourtant d’autres chats à fouetter, car il reçoit des nouvelles de Juliana grâce à l’un de ses hommes de main… elle serait donc toujours poursuivie par le Reich, ce qui est assez logique après les meurtres commis.

John ferait pourtant mieux de s’occuper de sa famille : sa fille, Jennifer, a eu ses premières règles. C’est une source d’angoisse, car ça veut dire qu’elle doit passer une visite médicale qui pourrait révéler une maladie nécessitant de la brûler elle aussi. Autant dire qu’Helen comme John ne sont pas d’humeur à perdre un deuxième enfant, franchement. Quelle famille maudite !

Le lendemain, John rencontre une journaliste, la brune de l’épisode 1, pour la menacer sympathiquement afin qu’elle arrête d’écrire des articles qui perturbent Helen. Une fois que c’est fait, il avertit Kido de l’arrivée probable de Juliana et lui demande d’être tenu au courant des avancées des recherches la concernant. Kido lui ment évidemment, alors qu’il a par ailleurs repris une investigation sur Tagomi également.

En parallèle, Helen se rend voir la femme de son médecin de famille, tué par John, pour lui demander d’arrêter de répandre les rumeurs comme quoi John aurait tué son mari. En même temps, c’est bien ce qu’il a fait. Les deux femmes en arrivent rapidement aux mains et ça tourne très mal : Helen se retrouve à tuer son amie alors qu’elle était en train de se faire étrangler par elle. C’est gênant comme tout ce cliffhanger.

Autrement, Himmler contacte un autre personnage que j’ai soit oublié, soit que je ne connais pas encore, et le menace. C’est fou comme j’ai le cerveau en compote devant cette série… enfin, ce qui est fou, c’est surtout que j’arrive malgré tout à continuer à la regarder et adorer les moments les plus marquants alors qu’elle est loin d’être simple. Dans le même genre, Joe reçoit un courrier très confidentiel : le dossier d’un certain Oliver. Et comme d’hab, je ne sais plus si je suis censé savoir déjà de qui il est question, mais Smith lui demande de le tuer, quoi.


Épisode 3 – Sensô Kôi – 19/20
Après trois épisodes, il y a moins de moments qui me laissent sceptiques tout de même. J’entre peu à peu à fond dans l’histoire qui est toujours géniale, les différentes intrigues se clarifient et les révélations qui pleuvent me plaisent beaucoup. C’est plutôt bon signe et j’ai l’impression de retrouver la série que je bingewatchais jusque-là. Ouf.

> Saison 3


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My father died a hero.

L’épisode commence par Juliana et Tagomi visionnant un film qui la perturbe grandement, comme il est une fois de plus question de morts violentes : Juliana y est prisonnière et s’y fait tuer par un SS qui ensuite se sucide. Joe ? Plus tard, ils en regardent un autre où Juliana est blessée dans une forêt enfumée. Et comme bien souvent, elle a des flashs de cette autre vie : elle peut s’en souvenir en se concentrant, de la même manière que Trudy peut voyager.

Cela complexifie grandement la série d’avoir toutes ces timelines qui se superposent. Cette fois, elle est du côté nazi et est apparemment proche de Joe, qui lui tient la main. Elle raconte tout ce dont elle se souvient de ce monde… puis sa connexion avec Joe dans son monde à elle. Tagomi l’informe donc que Joe se fait désormais appeler Joseph et est attendu à une réception le soir même. Ah ! Enfin ! La série se dirige vers des retrouvailles Joe/Juliana ; il était temps.

Helen a donc tué Alice, la femme du médecin, et elle envoie John s’occuper de ce cas : il fait passer ça pour un vol tournant mal et s’arrange donc pour que quelqu’un confesse le crime. Il n’empêche qu’ils sont toujours surveillés et que le comportement d’Helen est bien trop dangereux. En plus, elle reste dégoûtée d’avoir tuée sa meilleure amie.

Malgré ça, elle continue de vouloir obtenir plus d’informations sur la mort de son fils. Je comprends enfin son absence d’enterrement – il m’aura fallu le temps – et j’imagine bien la douleur d’Helen de ne pas savoir exactement ce qui lui est arrivé. S’il n’y a pas de corps, il reste toujours l’espoir d’une survie inenvisageable… et pourquoi pas pour quelques tests scientifiques ?

De ce côté-là, justement, l’intrigue de John s’accélère grandement cependant : il découvre l’existence de voyageurs, de multiples univers et de l’existence d’un double de chaque humain lorsqu’un scientifique le lui explique, preuve à l’appui. La preuve ? Une voyageuse, évidemment, et avec un film, s’il vous plaît. Bon, voilà qui devrait bien remettre en question toutes les certitudes du personnage et lui donner l’espoir de revoir Thomas (j’approuve si c’est ce vers quoi vont les scénaristes).

Joe se déplace dans une rue de San Francisco – j’ai raté le moment où il arrivait ? – et tue deux gardes stationnés devant la maison de l’homme qu’il doit tuer. Ce dernier est un peu con parce qu’il a l’occasion de derniers mots et il insulte le père de Joe, pourtant clairement là pour le tuer. Ce n’est pas spécialement malin, franchement.

Kido est mis sur cette affaire, inévitablement, et il n’apprécie pas de voir que les nazis peuvent tuer en toute impunité sur son territoire ; surtout s’il s’agit simplement de provoquer les japonais. Il faut du bon boulot Joe aussi. Joe ? Il reçoit une nouvelle enveloppe, avec une photo de Frank et une de Tagomi.

On ne traîne absolument pas ensuite à le faire revoir Juliana et je suis heureux que ça aille vite dans l’épisode après douze épisodes d’attente. La rencontre se fait lors d’une réception qui voit Tagomi invité à l’ambassade du Reich où il rencontre donc Joe.

Le plus intéressant est toutefois de voir Juliana rencontrer Joseph pour la première fois, officiellement. Les deux sont donc forcés de se comporter en inconnus, et wow, la tension et l’alchimie entre eux sont toujours aussi palpables. La conversation n’est pas tant intéressante que ça, car ils se toisent l’un l’autre et cherchent à savoir s’ils peuvent encore se faire confiance… mais pas facile de le savoir.

À la réception de l’ambassade, on retrouve aussi Kido qui parle à une femme et euh… pourquoi y a-t-il toujours un moment des épisodes où je décroche non par manque d’attention mais par impression qu’il me manque des informations que je devrais avoir, apparemment.

Le lendemain, Tagomi reçoit Joe dans son bureau mais n’aime pas beaucoup sa proposition de travail. Il l’envoie donc bouler en deux deux et euh, OK ? Il est mis en garde par son collègue sur sa proximité avec Juliana, quand même. Mystère.

Ce n’est qu’en fin d’épisode qu’on retrouve vraiment Joe et Juliana ensemble… et ils s’embrassent sans trop d’hésitation, heureux de se retrouver. Joe résume donc la saison 2 et son lavage de début de saison 3 à Juliana qui est sceptique d’avoir toujours face à elle le Joe qu’elle a connu. Faut dire, elle n’est pas aidée : quand elle l’embrasse, elle a des flashs d’un autre monde dans lequel il lui a demandé de lui faire confiance… avant de lui tirer dessus. C’est sûr que c’est problématique de lui faire confiance après tout ça, mais ça confirme que le film du début d’épisode montrait Joe en train de la tuer avant de se suicider.

En zone neutre, Bobby retourne dans un bar boire un verre où il rencontre l’homme que nous avions vu prier dans l’épisode précédent – mon « quelqu’un quelque part ». Ce dernier interroge beaucoup Bobby sur les Etats Pacifiques, de l’Ouest, et Bobby a la drôle d’idée de confier un peu trop d’informations à mon goût à cet inconnu. En plus, ils sont écoutés par un deuxième inconnu dans le bar, alors je suis paumé.

Ce deuxième inconnu est en fait à la recherche de juifs ; qu’il veut possiblement tuer. Il force donc le premier à l’emmener où il veut, chez des catholiques qui cacheraient des juifs. Le tout sous la menace d’une arme. Bien.

Ed ? Il continue de se faire draguer très lourdement par l’homme de l’épisode précédent, qui va jusqu’à lui tenir la main. C’est mignon comme tout. Bobby interrompt néanmoins leur rencard pour expliquer à Ed qu’il est temps pour eux de rentrer à la maison. Oui, mais Ed n’est pas tellement motivé à l’idée de rentrer chez lui : il préfère largement la liberté de la zone neutre. Bobby lui laisse donc le choix… mais lui, il repartira le lendemain.

Nicole est de retour dans la série aussi, toujours avec sa nouvelle intrigue : son nouveau plan de com consiste à proposer une Année 0, pour effacer l’histoire de l’Amérique et la recommencer une bonne fois pour toute ; sans prof d’histoire, donc. On la retrouve ensuite dans un gala nazi où elle retombe sur la journaliste brune du premier épisode, Thelma. Les deux commencent à sympathiser un peu plus et cette tendance à la réception mondaine est quand même compliquée à appréhender.

Lors de ce gala, Nicole rencontre John, juste avant qu’il ne glisse quelques informations confidentielles à Thelma, histoire qu’elle écrive sa version des faits de la mort d’Alice dans le journal. John a bien du mal à tout gérer dans cette soirée mondaine parce qu’Helen prend des médicaments et le Reichsmarchall lui fait comprendre qu’il trouve louche la mort du médecin, puis d’Alice, en un laps de temps si rapproché.

Le gala est encore une fois l’occasion de parler de Thomas, puisqu’il est question de visionner le film de Nicole sur la mort de Thomas et l’exemple inspirant que Thomas et John sont pour le Reich – Thomas pour son sacrifice, John pour avoir si bien élevé son fils. Le film est un véritable succès, et Nicole obtient donc une standing ovation, de même qu’un déjeuner avec Thelma.

La soirée est rapportée à Berlin, et l’attitude d’Helen, buvant et prenant trop de médicaments, ne passe pas inaperçue. John a donc raison de s’inquiéter pour elle… et il lui parle d’un autre de leur ami mystérieusement disparu pour qu’elle comprenne bien qu’il faut qu’elle arrête de déconner autant qu’elle le fait ces derniers temps.

Du côté de Thelma et Nicole, le déjeuner se déroule à merveille : Thelma drague clairement Nicole et lui révèle qu’elle est lesbienne, alors que son mari est gay. Elle le fait de manière drôlement ouverte pour quelqu’un vivant dans le Reich quand même.

En fin d’épisode, John visionne le film de la voyageuse qu’on lui a présenté et il y découvre, évidemment, comme je l’espérais, que Thomas est encore en vie quelque part, puisqu’il est dans le film. De son côté, Juliana essaye de comprendre le film du début d’épisode où Joe lui tire dessus et elle trouve une piste – mais elle confie à Tagomi son désir de l’explorer avec Joe. Bien évidemment.

Dans les scènes que je ne cherche même plus à comprendre, il y a le parc de San Francisco, avec Tagomi (c’est lui ?) qui retourne au parc avec vue sur le Golden Gate pour parler à la femme qui peint toujours son tableau. Ils sympathisent assez pour qu’il lui dise aimer son art, ce qui lui vaut de gagner le tableau. Hmm. Une autre ? Facile :  on voit un homme essayer de passer une frontière de San Francisco planqué dans un camion, et il se plante misérablement. Il est considéré comme un prêtre et il est ensuite torturé par les japonais pour avoir des informations sur la Résistance. Hagan, c’est son nom, confie donc des informations confidentielles qui me font péter un petit câble immédiatement : Frank Frink is alive.

Ma réaction ? Mot à mot, ce fut : « Mais c’est pas possible, il est mort ? ». Il s’est quand même bien fait exploser, donc s’il est en vie, c’est probablement un voyageur, ce qui est assez prévisible dans le fond… ou alors les scénaristes vont devoir faire preuve de beaucoup d’imagination pour me convaincre. Déjà que je trouve que son attentat ne servait à rien comme ça ne nous débarrassait même pas de Kido. Ce dernier prend cher cette saison déjà, ça fait deux ennemis morts qui seraient encore en vie tout de même !

> Saison 3

Les stats de la saison 2016-17

Salut les sériephiles !

Hier, je vous proposais la fin de mon top 70 et maintenant, j’ai envie de terminer celui-ci  (et l’année !) par un gros récapitulatif statistique de la saison 2016-2017. Je l’ai plus fait pour m’amuser qu’autre chose, mais en même temps, je trouve que j’y apprends des informations intéressantes, alors pourquoi vous en priver ?

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Les premières statistiques que je voulais faire concernaient la durée des épisodes, car j’ai eu l’impression en cours d’année que le simple format des « environ 42 minutes » n’était plus du tout ma norme. Et effectivement, ça se confirme, avec seulement 39% d’épisodes durant trois quart d’heure. Plus étonnant : j’ai autant de séries durant une heure que de séries en durant une vingtaine. Je ne m’y attendais pas du tout, surtout que je n’aime pas le format une heure… Mais cette statistique s’explique facilement quand on se concentre sur les chaînes que je regarde !

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Comme vous le voyez, il y a une majorité de production Netflix sur cette saison. Je pense que c’est la première fois qu’ABC se fait détrôner chez moi, et pourtant, j’en ai vu des séries ABC ! Bon, je n’ai pas pris en compte Still Star-Crossed que je n’ai pas terminée, mais même, on aurait eu un écart entre le géant du streaming et la chaîne de Disney. Au moins, cette fois, les impressions se confirment, et Netflix me bouffe bel et bien tout mon temps – parce que pour lui aussi, je n’ai pas compté certaines séries (Shadowhunters, par exemple, est une série Freeform, mais son pourcentage pourrait tout aussi bien aller à Netflix).

LangueOn notera que les séries françaises réussissent à tirer 6% du gâteau, c’est là aussi plus que je ne l’aurais pensé. Comme quoi, petit à petit (mais alors vraiment petit à petit), je me dirige vers autre chose que simplement des séries américaines !

Dernières statistiques intéressantes : celles du genre des séries que je regarde. Bon, ce n’est pas toujours super clair de classer les séries en genre, car certaines en cumulent plusieurs et d’autres s’avèrent dures à classer (genre Lucifer), mais ça m’a permis d’en apprendre plus sur mes habitudes de visionnage.

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Je me doutais bien qu’il y avait une majorité allant aux comédies, mais 31% c’est tout de même beaucoup et ça confirme que j’ai amorcé un virage vers l’humour il y a deux ans. En même temps, il faut bien contrebalancer les innombrables dramas (23%).

Le reste me surprend peu : j’adore la SF, je ne trouve pas assez d’Urban Fantasy et je me suis mis à l’horreur – mais en même temps, j’ai mis les Walking Dead dans cette catégorie). J’ai parfois l’impression d’avoir trop de séries de superhéros, mais ce sera probablement pire quand j’en aurais fini avec l’Arrowverse ! Pour le feelgood, c’était une manière de classer des séries type Once Upon a Time, dont la niaiserie n’allait nulle part ailleurs !

Voilà qui conclue donc cet article de statistiques rapides. Je ne sais pas si ça vous aura beaucoup intéressé, mais je sais que j’adore voir ce genre de chiffres, moi. Du coup, n’hésitez pas à demander si vous avez d’autres idées de stats que j’aurais pu faire… ça pourra m’inspirer pour l’an prochain ! Et pour les plus curieux, la moyenne générale de cette saison 2016-17 était de 15,49/20. Peu de surprise quand ma note de base pour un épisode qui me plaît est souvent 15. Actuellement, la saison 2017-18 s’en tire à peine mieux : 15,57/20.

Allez, vous devriez me retrouver dans la journée, si tout se passe bien, pour un dernier article de l’année.

Top 70 – 10 à 1 !

Salut les sériephiles !

Comme promis lundi lors de Noël on se retrouve à une journée de la fin d’année pour enfin conclure ce top 70 qui aura mis à rude épreuve ma ponctualité et ma vision toute personnelle de ce signifie « une fois par semaine » ou « tous les samedis ». J’avais bien prévu mon coup malgré tout avec quelques semaines de battement qui me permettent de terminer à temps mon bilan de la saison 2016-2017 pour la nouvelle année, et pour vous concocter aussi un bilan de l’année 2017 à un moment ou un autre. Enfin, bon, on verra, faut déjà que j’enregistre qu’on est bientôt en 2018. Gloups.

Allez, cela fait déjà bien trop de blabla, enchaînons tout de suite avec les dix meilleures séries de la saison dernière.

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10 – Girlboss, saison 1, annulée – 16,9/20

Synospis : Un rêve américain devenu réalité et inspiré d’une histoire vraie, dans les années 90.

Netflix fait fort avec cette série qui n’avait rien de particulier pour m’attirer mais que j’ai tout simplement dévoré. Je suis très triste de son annulation, même si heureusement, les 13 épisodes se suffisent à eux-même. J’ai aimé retourner dans les années 90, je me suis laissé embarquer dans le rythme de cette dizaine d’épisodes et j’en conserve un excellent souvenir. Définitivement une série que je conseille souvent.

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09 – The 100, saison 4, renouvelée – 17,3/20

Synopsis : « Tu n’as pas la tête de quelqu’un qui a sauvé le monde ». Bien vu, Bellamy, le monde n’est pas sauvé, les radiations promises dès le premier épisode (Radioactive d’Imagine Dragons, HEIN) arrivent sur vous et menacent de tous vous tuer. Plus qu’une chose à faire, trouver un nouveau moyen de survivre.

Life is about more than just surviving, certes, mais ce n’est pas trop mal de survivre quand même, et c’est de plus en plus compliqué dans cette série qui continue de ne pas hésiter à sacrifier certains personnages à chaque épisode, même si le rythme est quelque peu ralenti par rapport à l’an dernier (ouf). Tout simplement une de mes séries préférées, qui mériterait d’être mieux classée, mais bon, j’assume les notes que je lui ai donné : j’ai trouvé cette saison par moment un chouilla en-dessous des autres. Mais alors c’est vraiment pour critiquer, hein.

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08 – 12 Monkeys, saison 3, renouvelée – 17,4/20

Synopsis : La saison 2 se terminait de manière violente avec une séparation de tous les personnages principaux et Cassie qui apprenait que le témoin n’était autre que son fils et celui de Cole. Aïe. Jennifer finissait en France en 1915, Deacon était laissé pour mort et Ramse retrouvait son fils en compagnie d’Olivia. Autrement dit, nous ne sommes pas sortis de l’auberge – ou de la machine. Quant au virus, plus personne ne parlait de l’arrêter, à force.Pour une série qui ne m’avait pas convaincu du tout lors de sa saison 1 et que je me suis forcée à voir cette année, la surprise est totale de la retrouver si haut dans mon top 70. Si cette saison était légèrement en-dessous de la précédente, j’ai clairement adoré retrouver tous les personnages et être embarqués pour quelques heures avec eux. Je pense que je peux aller jusqu’à parler du coup de cœur pour cette série, malgré quelques petites incohérences qui me chagrinent toujours et qui me font parfois hésiter à la conseiller, et oui.

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07 – Teachers, saison 2, …en cours de diffusion ! – 17,6/20

Synopsis : C’est la rentrée et les cinq profs les plus déjantées du petit écran reprennent le chemin de l’école, mais pas forcément de leur classe, parce que les coupes budgétaires obligent à quelques sacrifices.

Oui, il y a anguille sous roche, la diffusion a repris sans crier gare fin novembre alors que j’étais persuadé que la saison était terminée. Du coup, je l’avais mise dans mon top à cette place-là. Je n’ai pas continué la saison pour le moment alors qu’il s’agit là d’une de mes meilleures découvertes de 2016. J’éclate de rire à chaque épisode et ça me rappelle par moments Community. Je recommande, clairement, surtout que c’est peu connu, mais ça mérite plus de renom.

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06 – The Defenders, saison 1, sort non fixé – 17,75/20

Synopsis : Matt Murdock (Daredevil), Jessica JonesLuke Cage et Danny Rand (Iron Fist) combattent chacun l’injustice et le crime, ignorant encore que leurs chemins sont sur le point de se croiser.

Forcément, la grosse réunion estivale des univers Marvel a su me convaincre. Il faut dire que la saison se centrait sur un de mes personnages/couples préférés, alors forcément, je ne pouvais qu’accrocher. Gros coup de cœur malgré les nombreuses critiques négatives que j’ai pu lire dessus : c’était tout bonnement et simplement tout ce que j’en attendais, avec des répliques décapantes et de l’action à fond les ballons. Sur huit épisodes, le rythme était bon – meilleur que sur 13. Rien à redire.

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05 – Wrecked, saison 2, renouvelée – 17,8/20

Synopsis : Après s’être écrasés sur une île déserte et avoir lutté pour survivre autant que pour conserver leur liberté face à un tyran en puissance (Steve), les rescapés du crash aérien ont pensé un temps qu’ils étaient sauvés quand ils ont vu débarquer des hommes en bateau. Pas de bol, il s’agissait en fait de chasseurs de prime uniquement intéressés par Danny. En parallèle, d’autres histoires sont restées sans fin, que ce soit les histoires de couple de Jess et Todd, Emma malade et perdue en mer ou Rosa totalement cinglée dans un coin de l’île. Autant dire que la survie ne fait que commencer !

Parfois, l’élève dépasse le maître. Si je n’irai pas jusque-là comme on parle d’une parodie qui s’est très vite détachée du simple univers de Lost, je crois qu’on en tient là une preuve : l’humour est brillant à chaque épisode, ce qui n’empêche pas la série de développer de dérouler sa propre histoire, ses intrigues à suspens, son rythme propre et bien plus fou que LOST. Je suis tellement traumatisé par le cliffhanger que je ne pense plus qu’à ça, mais tout était parfait cette saison, même (et surtout) la fausse fin de série en beau milieu de saison. Gros, gros, coup de cœur !

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04 – A Series of Unfortunate Events, saison 1, renouvelée – 17,875/20

Synopsis : Les trois enfants Baudelaire découvrent un jour qu’ils sont orphelins suite à un incendie ayant tué leurs parents. Ils sont alors confiés à leur oncle Olaf… qui semble plus intéressé par l’héritage que par ses neveux.

L’univers est particulier à plus d’un titre, surtout quand le générique te spoile les épisodes et qu’on te conseille en permanence de fuir, mais j’ai adoré cette adaptation extrêmement bien réussie de romans que j’avais dévoré dans mon enfance et dont je ne me souvenais plus trop – enfin certains m’ont plus marqués que d’autres quand même. Je sais que c’est une série de type « ça passe ou ça casse », mais avec moi, c’est tellement bien passé que j’ai parfois du mal à comprendre comment on peut ne pas aimer cet humour et cette qualité !

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02 – Strike, saison 1, renouvelée – 18/20 (ex-aequo)

Synopsis : Cormoran Strike, un ancien soldat devenu détective privé, embauche une jeune femme, Robin, comme réceptionniste temporaire. Ensemble, ils se retrouvent à enquêter sur la mort d’un top-modèle qui se serait suicidée… mais ce n’est pas l’avis de leur client, le frère de celle-ci.

Et si, un ex-aequo à ce stade du classement c’est encore possible, mais bon, Strike est dans une triche totale : c’est une série de la BBC, la saison ne fait que 3 épisodes. Pas exactement une saison qui mérite forcément sa place ici, mais je n’ai prévu aucune règle sur le nombre d’épisodes, alors pas de raison. Comme pour la précédente, il s’agit ici d’une adaptation d’un livre que j’ai dévoré il y a quelques années quand on a découvert qu’il s’agissait d’un roman en fait écrit par JK Rowling sous un pseudonyme. L’enquête est top, l’adaptation incroyablement fidèle, rien à en redire.

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02 – Westworld, saison 1, renouvelée – 18/20 (ex-aequo)

Synopsis :  Westworld raconte l’histoire d’un parc d’attraction futuriste où l’attraction consiste à se promener parmi des androïdes imitant des êtres humains plus vrais que nature de l’époque du Far West. D’un côté, nous suivons donc cette vie de saloon et de cow-boys, toute classique, de l’autre, nous nous intéressons un peu plus à quelques joueurs du parc. Enfin, un dernier pan de l’intrigue se consacre à la technique et aux équipes qui font tourner le parc qui, vous l’aurez compris, s’appelle Westworld. Et tout ce petit monde va être bouleversé par une mise à jour des robots qui finit par leur faire développer des bugs et une certaine autonomie…

Elle est restée première pendant très longtemps cette année, mais s’est fait détrôner cet été, comme je m’y attendais. Il n’empêche que cette série s’est rapidement imposée comme l’une de mes préférées. Je ne lui reproche que la longueur de certains épisodes, même pas sa violence ou sa nudité toujours plutôt bien justifiées l’une et l’autre. Mon plus gros coup de cœur de cette année, que je n’ai pas encore eu le temps de revoir, mais que je reverrais, c’est sûr et certain.

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01 – Orphan Black, saison 5, fin de série – 19,1/20

Synopsis : La dernière saison de la série a beaucoup de choses à régler. Après avoir rallié en saison 4 les différentes factions (le projet des clones de Neolution et le projet des vers) à sa cause, Rachel a pris le pouvoir et s’apprête à rencontrer celui qui tire toutes les ficelles depuis le début, Westmorland. Son sourire de fin de saison en disait long, tout en laissant Sarah très mal au point, Mrs S et Kira prises en otage par Ferdinand, Cosima bien malade (mais dans les bras de Delphine !), Alison, Donnie & Helena en camping forcé pour échapper à la police et, bien sûr, Krystal qui refuse l’évidence des clones de manière beaucoup trop comique.

On approche de la perfection avec cette série, mais alors la perfection purement subjective parce que j’adorais cette série, cette actrice, le reste du casting, les détours, les théories, l’univers, absolument tout. Chaque semaine, c’était une nouvelle pépite qui m’attendait et la conclusion d’une histoire qui m’aura fait passer durant cinq ans par toutes les émotions. Cette place lui revient de droit et la série va clairement me manquer l’année prochaine. Après-demain, donc. OUTCH.