Utopia (S02)

Cet article date également de septembre, mais mieux vaut tard que jamais. Attention spoilers !

Avis : Après avoir englouti la saison 1 d’Utopia, je me voyais mal ne pas engloutir dans la foulée la saison 2. J’avoue m’être laissé une rapide pause de quelques heures avant d’enchaîner, déjà pour savourer le cliffhanger, ensuite pour finir la rédaction de mon article et enfin pour bronzer – puisque j’ai vu cette série lors du premier week-end de septembre qui était assez ensoleillé pour monter à 27°C quand même !

Tout cela n’a donc rien à voir avec la saison 2 et je pense qu’il vaut mieux entrer tout de suite dans mes attentes concernant les six derniers épisodes de la série : des réponses sur le sort de Jessica et Becky, des retrouvailles Alice/Grant (mais je ne suis pas convaincu que ça puisse arriver), une nouvelle traque et si possible, une vraie bonne conclusion. Oui, tout mon problème est là : j’ai vraiment peur de ne pas avoir droit à une conclusion car la série a été annulée…

Alors fin ou pas ? C’est ce que je m’apprête à découvrir !

 Note moyenne de la saison : 16,5/20

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Épisode 1 – 16/20
We can’t afford attachment, Philip. You need to remember that.

Bon, j’avoue avoir été surpris et un peu déçu par ce début qui est un épisode flashback sur le père de Jessica. Il a une telle importance dans la première saison que c’est une excellente chose d’en faire un vrai centre d’intérêt, mais j’aurais préféré que ça intervienne un peu plus tard. L’ambiance, la musique, les plans, les couleurs, tout nous rappelle qu’on est bien dans Utopia malgré le cadrage très ancien. Toutefois, je reste étonné de ce lancement qui repart bien en arrière et nous dévoile tout de Janus dans les années 70, de ce scientifique à la Walter Bishop (Fringe) qui se prend pour Dieu et des implications existant dès les premières années de la vie de Pietre. La note est un peu plus basse que ce que je donnais en saison 1, mais c’est sûrement parce que je trouve dommage de concentrer toute une heure de reprise à cette parenthèse dans le passé. Si la série avait commencé par là, ça aurait été un 19 ou 20 assez facilement (enfin, il manquerait quelques explications quand même pour un début). Après tout, il y a une scène de torture qui vaut presque celle du pilote. Cet épisode nous apprend toutes les informations dont nous avions besoin sur les origines du projet qui a détruit la vie paisible des personnages de la saison 1.

Épisode 2 – 17/20
What have I done to you Jessica ? What have I done ?

Voilà, je me replonge dans l’univers d’Utopia tel que je le connais, mais cela ne dure qu’un temps quand je découvre un Pietre jouant le bon père de famille alors que tout le monde s’est réinstallé dans une vie banale et même ennuyeuse. Bref, un peu de temps s’est déroulé depuis la fin de saison, mais ce n’est pas plus mal d’avoir accordé un répit aux personnages. C’était surtout nécessaire quand on voit ce qu’est devenu Grant, qui a évidemment bien grandi entre les deux saisons. Bon, évidemment, le répit est de courte durée avec le retour de Lee dans la vie de Pietre : la mort lui allait mieux, il est toujours aussi terrifiant. Il y a quelques longueurs dans cet épisode, des blagues et bien sûr du sang sur la fin. Il est intéressant de suivre la manière dont les personnages se retrouvent, à l’exception de Jessica qui est néanmoins toujours aussi psychopathe. L’ambiance de cette série l’est tout autant et c’est un vrai plaisir, même si l’effet de surprise s’est un peu dissipé par rapport à la saison 1.

Épisode 3 – 16/20
I would suggest no one Googles anything from now on.

Wow, cet épisode m’apprend que la série joue la carte des révélations : le père de Jessica et Pietre n’est en fait pas mort et, mieux que ça encore, il est avec notre groupe. C’est de loin l’information la plus importante de la série jusqu’ici et ça constitue le tournant majeur de l’épisode/la saison. Nous sommes à la mi-saison, ce n’est donc pas si surprenant. Autrement, j’ai bien aimé l’ensemble de ces 50 minutes, mais je trouve peu crédible que Becky et Ian acceptent aussi facilement d’inclure un nouvel adolescent dans leur problème, même si ce hacker apportait une touche nécessaire d’humour. C’est d’autant moins crédible que l’épisode fait aussi un clin d’œil aux fausses accusations des épisodes 2 et 3 de la première année avec la diffusion de la photo de Ian aux infos. La série est indubitablement bonne, mais il y a quand même une baisse de qualité par rapport à la saison 1 : moins d’action peut-être, quoique Jessica couvre bien cette branche (jolie perruque), mais surtout beaucoup plus (et trop ?) de prise de tête je trouve ! Les choses sont moins bien amenées de ce côté-là désormais, bien que ça reste bluffant.

Épisode 4 – 16/20
So you have nothing to worry about Ian. I’m sterile. Should we do it again?

L’introduction de cet épisode est sacrément longue, mais mon dieu, elle est aussi sacrément réussie : comme pour le pilot, elle nous plonge à nouveau dans un univers glauque et sombre avec ce père de famille qui tue toute la baraque après une virée on ne peut plus mystérieuse. Les révélations à ce sujet viennent plus tard dans l’épisode sans pour autant être hyper limpides, ce qui renforce le mystère et donne envie de continuer. Autrement, pêle-mêle : la relation Ian/Becky prend un mauvais tournant, où elle est hyper sincère avec lui, mais lui couche avec Jessica. La vérité ne tardera pas à exploser puisque Jessica apprend enfin que son père est encore en vie au moment où elle allait tuer Mr Rabbit – pendant que de leur côté, les autres découvrent que Mr Rabbit est une femme et que leurs aventures de la saison 1 ne se sont jamais terminées. Enfin, je n’accroche pas du tout à l’intrigue Dugdale (encore, toujours) et Lee/Pietre ont une intrigue qui paraît vraiment secondaire, mais qui est sympa pour le développement de ce second. J’en oublie une fois de plus Wilson dont je n’aime vraiment pas l’évolution au cours de ces quatre derniers épisodes. En bref, donc, un épisode qui révèle aux personnages des choses que l’on savait déjà et qui nous ajoute des mystères. Tant que ça fonctionne pour relancer la suite… Un peu trop en phase transitoire peut-être.

Épisode 5 – 17/20
For now, we are Mr Rabbit.

On s’approche de la fin, mais ça ne se sent pas trop, ce qui a tendance à m’inquiéter. N’ayant pas accroché aux intrigues de Wilson et Dugdale, les retrouvailles ne m’ont pas enthousiasmés plus que ça, mais je continue de vraiment aimer le personnage de Ian (malgré son erreur de l’épisode précédent) et à me sentir peiné pour ces personnages qui perdent tous leur famille. Heureusement, la réalisation reste impeccable, ça aide à rester dedans. C’était beaucoup plus intéressant du côté de Jessica qui retrouve Grant, son frère et son père ; mais aussi lorsque les retrouvailles avec Alice ont enfin lieu ! Cela fait un peu cinq épisodes que j’attendais ça, mais c’est vrai que l’actrice ayant moins grandi que Grant, ça fait un peu étrange. Les fusillades finales sont des plus intrigantes mais aussi les plus tristes de la série. Pietre est le personnage qui aura connu la plus grosse évolution de la série et ce n’est pas le dénouement que j’attendais pour lui. Quant à Mr Rabbit, j’adore la manière dont elle meure, mais je suis tout aussi dégoûté, car c’était pour moi le troisième personnage le plus intéressant de la série. Il reste Jessica on va dire. Le final est lancé à merveille par la séquence de fin qui promet donc le lancement de la grippe russe à grande échelle.

Épisode 6 – 18/20
I don’t think I am me. Not anymore.

Mon dieu, l’épisode final aura réussi à avoir la meilleure introduction de la série et peut-être bien la plus violente aussi, car elle consiste à détruire psychologiquement et à se poser tellement de questions. Ces cinquante dernières minutes s’avèrent être une course contre la montre pour retrouver l’agent chargé de contaminer le monde, ce qui permet la réunion de Wilson, Becky et Ian autour du même objectif, tandis que Grant s’est finalement transformé en pré-ado insupportable, comme tous les gamins de séries. Tout est réglé assez rapidement, mais c’est logique, l’épisode n’est pas si long. Il leur faut donc peu de temps pour réussir à anéantir toute menace. Cela dit, tuer l’agent chargé de répandre le virus n’est pas suffisant pour conclure la série. Becky décide de se suicider car elle n’a plus de médicaments, Wilson part en vrille. Au moins, il bute Lee et ça, c’est appréciable comme fin de le voir devenir le nouveau Mr Rabbit. En revanche, c’est une vraie fin ouverte et à l’opposée d’un happy-ending que propose Utopia. Difficilement pleinement satisfaisant, mais c’est le coût d’une annulation.

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EN BREF – Une saison 2 pas vraiment à la hauteur de la première, mais qui n’en reste pas moins brillante avec d’excellents moments. Tout reste impeccable du côté de la technique et ça ne fait que servir une écriture déjà bien maîtrisée, donc ce n’est pas que de l’artifice, une chose que je ne supporte pas et reproche trop souvent aujourd’hui. L’annulation de cette série est une aberration qui me renvoie à mes vieux traumatismes de l’annulation d’Hex ou à la saison 4 fantôme de Chosen (j’y crois encore).

Utopia (S01)

Cet article a été écrit en septembre… je l’ai juste jamais publié avant. Oups. Dans le cadre du Challenge Séries 2016, j’ai switché One Tree Hill avec les deux saisons d’Utopia.

Avis : 159 épisodes me séparaient de la fin des frères Scott quand j’ai eu la flemme de voir un épisode de mon challenge ou de ma longue liste de séries à voir et conseillées par des amis. Pourquoi faire simple quand on peut errer sur Internet ? Je me suis mis en quête d’une chaîne Youtube intéressante, sans succès. Puis, je suis parti sur Netflix pour voir un énième film culte survendu que je n’ai jamais vu. Et c’est là, parmi les nouveautés de septembre, que je suis tombé sur Utopia.

Je n’en avais jamais entendu parlé, mais le titre et l’image étaient intrigants alors j’ai fait un saut sur TVshow time, où elle est hyper bien notée et où les commentaires sont carrément élogieux. Restait à savoir si c’était justifié. Sans plus de suspens, le verdict : oui, ça vaut le coup.

Grosso modo l’intrigue de base de la série met un certain temps à s’installer, mais ça plaira aux fans de comics, de forums internet, de séries anglaises (à la Skins, à la Misfits, en moins ado) et de thriller. D’ailleurs, je parle de Misfits, ce n’est pas innocent : on retrouve dans Utopia l’acteur Nathan Stewart Jarret, c’est-à-dire Curtis de Misfits.

Le synopsis est assez simple : un groupe de cinq geeks qui ne se connaissent qu’à travers internet se rencontrent quand l’un d’eux leur dit qu’il a le tome 2 jamais publié du comic Utopia. Oui, sauf qu’il y a une étrange organisation qui tue tout le monde pour récupérer ce script.

Bref, ça a un côté Chosen, un côté Orphan Black, un côté Cluster Agency, un côté anglais et ça se confirme rapidement comme hyper intrigant. Je recommande vraiment beaucoup, surtout si vous avez Netflix, c’est à portée de clic dès que vous avez 6h. Attention quand même, la série possède une fin ouverte à la fin de sa saison 2, c’est un peu frustrant (mais ça vaut le détour).

Attention, spoilers ci-dessous.

Note moyenne de la saison : 18/20

00Épisode 1 – 20/20
Where is Jessica Hyde ?

Voilà ce que j’appelle une scène d’introduction réussie : on est tout de suite plongé dans un univers qui déboussole et casse les codes. L’esthétique est dingue, avec des touches de jaune et de bleu savamment dispersées tout au long de l’épisode et dès cette scène d’intro. De manière générale, j’aime ce mélange de couleurs vives et ternes. J’ai aimé l’introduction des cinq personnages principaux sur leur forum, même si ça exigeait une attention un peu plus grande en forçant à regarder l’écran. Leur rencontre ensuite dans le bar était super drôle et assez réaliste de ce qu’il se passe quand on rencontre vraiment des inconnus à qui on a longtemps parlé sur internet. La suite, un peu moins, mais c’est une série britannique, il fallait bien un peu de sexe. La violence de la série est en demi-teinte tout du long, hyper psychologique et intense, j’aime beaucoup le style et le fait que les premières explications sur Utopia et Mark Dane interviennent finalement assez vite. Ce qui est top également, c’est que ces explications développent la dynamique Becky/Ian. L’épisode se termine sur une torture horrible de Wilson Wilson, qui m’a fait fermer les yeux, oui, j’assume (et forcément), puis sur les retrouvailles du trio. Débarque alors la fameuse Jessica Hyde et je m’attendais à un running « gag » d’une saison avant son apparition, alors c’est une sacré bonne surprise. Ce pilot est excellent, tout simplement excellent, il définit l’ambiance, le cadre, les personnages, les bases d’une intrigue bien compliquée… I’m in.

Épisode 2 – 18/20
We need to find Utopia

Ça se complique niveau intrigue, avec des méchants clairement nommés cette fois, merci Jessica : The Network. Au moins, c’est clair. J’aime vraiment beaucoup cette série et son ambiance de psychose permanente. Le personnage de Jessica Hyde est tout simplement badass et l’écriture très réussie, tant dans ses relations avec Ian et Becky que dans les révélations. Les différentes intrigues qui divisent l’épisode sont toutes très intrigantes autant que révélatrices, et c’est là la plus grande frustration : chaque réponse apporte vraiment son lot de questions et les avancées sont là, ce qui donne encore plus envie de continuer. J’ai vraiment bien aimé la relation entre les deux gamins, pour une fois qu’on a des gamins dans une série qui sont pas trop trop cons (un peu quand même) et surtout qui jouent bien… ça change, c’est inhabituel. L’épisode voit donc Grant donner la suite d’Utopia à une gamine qui ne sait pas ce qu’elle risque à laisser les garçons dormir dans sa chambre. Tout plein de questions se posent devant cet épisode qui traite subtilement de la théorie du complot. C’est une bonne chose que ça ne traîne pas trop de ce côté non plus, mais de manière générale, les scénaristes ne traînent pas vu qu’ils n’ont que six épisodes pour tout traiter. Et moi, je vais tout aussi vite à dévorer la série.

Épisode 3 – 18/20
I thought part 2… it’d be like a new story. It ain’t. It’s the same just… just different.

Encore une scène d’introduction très pertinente qui redéfinit bien la signification de LOL, si vous voulez mon avis. C’est dur de décrocher de son écran, alors même que je comptais me la mettre un peu en fond sonore car j’avais des tas de choses à faire à côté, pour le blog notamment. Seulement, dans cet épisode, le Network se révèle être un adversaire redoutable car la fusillade du début est utilisée pour faire accuser Grant d’une tuerie de masse. L’épisode est légèrement plus lent, mais il développe de nouvelles dynamiques toujours très bien mises en place, notamment Grant/Jessica. On en apprend également plus sur le Mr Rabbit qui s’avère être au cœur du problème : c’est lui qui est à la tête du network et sacrifie tout le monde, y compris ces pauvres enfants gentils de l’intro. Tant de violence ! Ce n’est pourtant rien comparé à la fin de l’épisode qui relance le rythme à fond avec le manuscrit retrouvé et la prise d’otage chez Alice par Arby. Jessica Hyde tombe entre les mains du Network avec le manuscrit, une scène qui aurait pu (et dû) être une fin de saison.

Épisode 4 – 17/20
That’s who we become. We’re just like them now.

Nos héros sont déjà bien transformés par ces trois derniers épisodes et cette rapidité continue de me rappeler la violence que représentait les 20 minutes de Chosen. On est dans le même trip de violence permanente et de besoins de s’adapter pour survivre, et c’est plutôt bon. Arby, ou plutôt Pietre, est enfin développé à son tour et finit par vraiment attirer la pitié, un processus étrangement débuté au cours de l’épisode 3, au beau milieu d’une fusillade qu’il orchestrait pourtant. J’ai peut-être parlé trop vite concernant les gamins : Alice est tout simplement insupportable avec son devoir à rendre, mais quelque part, ça paraît être une intrigue très réussie en terme de construction de personnages. Dans les développements étonnants, il y avait le coup de téléphone de Becky. J’ai aimé sa relation avec Ian et la manière dont elle est une grande sœur pour les petits. Quant à la toute fin, il est très cool de voir Grant considéré comme un adulte, mais Alice s’avère être une vraie psychopathe. Définitivement, les longueurs sont chaque fois éclipsées par des scènes finales très prenantes, violentes et toujours pleine d’informations détonantes. L’intrigue se développe chaque fois un peu plus et c’est pour le moment un sans-faute avec cette histoire de grippe ne visant qu’une partie de la population, qui promet de grandes choses. Ça me rappelle un épisode de Fringe que j’avais adoré, un peu sur le même principe. C’est juste flippant car ça sonne tellement réaliste…

Épisode 5 – 18/20
The purpose of Janus is to sterilize. The purpose of Janus is to sterilize the entire human race.

L’intrigue autour de Becky concerne donc sa santé fragile, ce qui n’est pas si étonnant car on le savait depuis le départ. Plus étonnant et surtout plus génial : leurs ennemis se révèlent plutôt intelligent et la grippe apparaît même nécessaire. Le but ultime est donc de stériliser 19 personnes sur 20 avec le vaccin de la grippe russe, pour que l’humanité puisse continuer à survivre sans surpeupler la Terre. C’est terrifiant à quel point ça paraît être un but noble utilisant les mauvaises méthodes. Difficile de ne pas se poser de questions devant cet épisode. De son côté, Pietre prend des risques en révélant à Jessica que c’est de lui qu’elle veut se venger… Ces scènes sont assez impressionnantes car jouées à la perfection par les acteurs. Les révélations sont parfaites, dépassant même le cadre du prévisible quand il est révélé que Pietre et Jessica sont frères et sœurs. Ça me conforte dans l’idée que cette série est aussi prenante qu’elle est maîtrisée, et encore ça fait un moment que je n’en ai pas vanté la réalisation, le cadrage, les effets spéciaux, la lumière ou les couleurs. Les dernières scènes étaient un peu moins prenantes que d’habitude, mais leurs conséquences seront de toute évidence bien plus importantes…

Épisode 6 – 19/20
I repeat we have a vaccine, it’ll be out tomorrow morning.

Boum, fin de saison, déjà. On n’aura pas eu le temps de souffler au cours des cinq premiers épisodes et ce n’est pas celui-ci qui va déroger à la règle. Cet épisode réussit le coup de vraiment surprendre avec le personnage d’Anya qui s’avère trempée à tout ça depuis le début : c’est une espionne et elle n’est pas russe. Ce n’est pas si étonnant vu la série, mais je me suis laissé berner, trop concentré que j’étais à me poser des questions sur d’autres choses. Tout fait croire un (long) temps à une vraie conclusion pour la série dès cette fin de saison 1 car toutes les intrigues semblent résolues. Cela dit, on sent bien venir l’entourloupe assez vite. C’est donc seulement à moitié surpris que j’ai vu Becky décider de finalement s’enfuir seule après une crise et surtout que j’ai assisté à l’ultime twist concernant Janus. Jessica l’avait en elle depuis le départ, et c’est pourquoi ils étaient tant obsédés par l’idée de la retrouver. C’est une conclusion très sympa je trouve qui voit la révélation d’une méchante derrière le pseudo Mr Rabbit. C’est vrai que c’était trop simple que tout soit résolu par Grant. Depuis quand les gamins ont le beau rôle dans une série ?

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EN BREF – Une excellente surprise comme j’aimerais en avoir plus souvent, mais qui est déjà la deuxième de cette année après la découverte des épisodes de Secret City. J’aime beaucoup l’ambiance dans cette série, car il y est développé un vrai sens esthétique qui facilite l’entrée dans l’univers sanglant mais fun d’Utopia. Pour autant, il y a un humour certain et une ambiance très anglaise, qui ne manque pas de me faire penser à un Misfits bien plus atténué ou à un Cluster Agency (une bonne websérie française) plus violent. La conspiration qui est développée a la grande gentillesse d’être très vite dévoilée sans oublier de se compliquer épisode après épisode. De ce côté-là, je confirme la ressemblance avec Orphan Black et même avec Fringe, pour la science délurée. En quelques mots comme en cent, Utopia réussit à mélanger ce que je trouve le meilleur de plusieurs séries en un mix assez détonnant et toujours fonctionnel. Cette saison est super courte, mais c’est bien là sa seule fausse note.

Con Man (S02)

Avis : J’ai mon nom au générique de la saison 1 (enfin, en théorie, mais ça défile tellement vite que je ne l’ai jamais trouvé), vous vous doutiez bien que je finirais tôt ou tard par parler de Con Man !

L’an dernier, Alan Tudyk a lancé un projet de série en crowdfunding en réunissant autour de lui Nathan Fillion, Seth Green, Gina Torres et Felicia Day. Autant dire que je n’ai pas hésité longtemps avant de lâcher un peu d’argent pour eux afin de pouvoir regarder cette série. Avec de tels noms, la levée de fonds fut rapide et a dévié sur tout un business : comics, jeu sur portable (qui est génial), etc. De quoi largement compenser ma frustration de n’avoir pas pu, à l’époque, participer au financement de Veronica Mars ou du film Lust for Love de Dichen Lachman (avec tout le casting de Dollhouse ou presque, je vous hurle de le voir au plus vite !).

Finalement, la saison 1 a fini par débarquer en fin d’année 2015 et c’était plutôt drôle. Franchement, ce serait mentir de dire que c’est la série de l’année. Le format websérie ne l’aide pas vraiment avec un tel budget et l’humour n’est malheureusement pas toujours au point (en tout cas, ce n’est pas le mien). Qu’à cela ne tienne, c’est compensé par un casting de malade, qui enchaîne les excellents guest-stars (souvent venus tout droit du Whedonverse), et une critique du showbusiness très fonctionnelle et opérationnelle. Ironiquement également, la saison 1 me rappelait un peu la 5 de The Guild et c’était du tout bon, franchement.

Bref, quand j’ai appris qu’ils renouvelaient avec une saison 2, j’étais aussi heureux que sceptique sur la suite à donner, mais je me suis jeté dessus dès que possible (pas évident vu la diffusion chaotique et payante).

C’est parti pour la critique des épisodes !

Note moyenne de la saison : 15/20

01Épisode 1 – What Goes Up – 12/20
You both need to grow up

Retour tout doux pour la série : d’un côté, nous avons Wray qui sort avec l’agent de Jack sans lui dire et qui se retrouve à s’occuper de son proprio un peu sénile revivant sa gloire passée. Oui, bon, rien de bien passionnant par rapport à l’intrigue générale. De l’autre, Jack se retrouve dans une réunion sans son agent où il apprend qu’il est bon pour finir dans une série TV car il n’est plus un acteur d’envergure par rapport aux Hemsworth. OK. Quelques bonnes blagues émergent de cette réunion dans la critique du showbusiness, sans oublier des guest-stars très convaincants comme toujours, et c’est ce que j’attends le plus dans Con Man, mais franchement, cet épisode n’est pas des plus convaincants.

Capture d'écran 2016-12-15 14.49.17.pngÉpisode 2 – New Deal, No Deal – 13/20
Have you ever heard of artistic integrity?

La critique du showbusiness continue avec efficacité dans ce second volet des aventures de Wray, avec une danse très drôle des employés à l’agence, tous virés les uns après les autres. C’est tellement comme ça que j’imagine les choses que c’est sympa de le voir confirmé par Alan Tudyk et sa série. D’un autre côté, pas de guest-star exceptionnel me concernant, donc c’est un peu décevant quand je regarde aussi et surtout pour voir des réunions d’acteurs amis entre eux. Les liens d’amitié crevaient l’écran en saison 1 et faisaient beaucoup de bien à l’ensemble, c’est donc frustrant de ne pas les retrouver. Quelques bonnes blagues (get your shit together), mais rien qui ne me marquera au long terme, je pense.

03-2.pngÉpisode 3 – Them’s the Breaks – 13/20
I love your Grandmother, Wray

Le retour de Bobby fait beaucoup de bien à la série qui manquait un peu d’humour et qui en regagne beaucoup avec les déguisements de cette agent. Wray continue de vouloir décrocher le rôle du docteur/avocat dans la nouvelle série et fait ce qu’il peut pour y parvenir. L’épisode était sympathique, sans plus, avec une journée de tournage qui part en vrille pour Wray. Il fait tout pour paraître plus badass qu’il ne l’est, notamment en voulant faire ses propres cascades. Bref, ça apporte un peu d’humour sur le dessous de ceinture, mais il faut ce qu’il faut, j’imagine. Côté guest-star, il est cool de voir Tahmoh Penikett, je ne savais pas qu’il était engagé pour cette saison 2… mais je ne peux pas dire que je sois surpris puisqu’il a travaillé avec Alan Tudyk dans Dollhouse. Et bizarrement, je trouve qu’il vieillit bien, ce rôle le fait paraître beaucoup plus fun et énergique que dans mon souvenir.

04.pngÉpisode 4 – A Small Step for Manly – 12/20
You’re my TV agent.

Bobby est toujours aussi déjantée, mais ça fonctionne moins bien dans cet épisode où Wray l’embauche finalement comme agent et non plus simplement comme la nana chargée de gérer ses conventions. Je découvre un job au passage, mais cette première scène était trop perchée. En seconde partie d’épisode, Wray se fait larguer et Jack perd son assistante. L’épisode avait donc beaucoup de longueurs et peu d’humour, malgré un Jack chauve qui réussit effectivement à m’arracher un rire, avant un bras coupé un tout petit peu trop exagéré pour moi. C’est bizarre, je ne me souvenais pas que c’était autant WTF en saison 1 et ça commence à me laisser beaucoup trop perplexe.

05.pngÉpisode 5 – Dick Lansing – 14/20
I need your help for an audition

L’épisode démarre lui aussi par Bobby et un nouveau look, et il n’y a pas à dire, l’actrice y met du sien quand même. Tant mieux, car c’est l’une des seules réussites de la série cette saison. Je commence à me dire qu’ils auraient dû s’arrêter en saison 1, et c’est con quand même, parce que le casting est parfait. La blague du mixer était superbement gérée, j’ai moins accroché à la classe d’impro, malgré un concept plutôt drôle en lui-même et une scène qui a dû être horrible à tourner pour les figurants. Wray s’entraîne donc pour son audition avec encore un guest. Cette histoire d’audition s’étend à l’infini, même si c’est un fil rouge, ça commence à être too much, j’espère qu’on s’en débarrasse dans l’épisode 6.

06.pngÉpisode 6 -Gum Drop – 16/20
Drop the God damn gum!

Eliza Dushku ! Enfin ! Et elle est juste géniale dans ce rôle bipolaire de la nana gérant l’audition, dont on se débarrasse bien. Ce n’est pas pour autant la meilleure, « Sarah » m’ayant fait bien plus rire avec l’audition par elle-même et son insupportable chewing-gum. Bref, cet épisode m’a bien plus convaincu niveau grand délire, ça me rappelait ce que j’avais adoré dans la saison 1, et ça avait tout de suite plus de gueule que les précédents épisodes. Tout n’y est pas parfait et les scènes continuent d’être trop longues : les épisodes se divisent toujours en deux scènes et c’est risqué. Dès que l’on n’accroche pas à l’une d’entre elles, on a la moitié de l’épisode qui devient chiante. Et je dis ça sur le premier épisode qui m’a accroché du début à la fin.

07.pngÉpisode 7 – Pin Cushion – 14/20
I didn’t have to worry about that with Wray

Bon, je ne sais pas trop pourquoi je me suis arrêté après l’épisode 6 que j’avais bien aimé et que je viens de revoir. J’avais en tout cas envie de reprendre aujourd’hui, parce qu’avec tout ce qui se passe du côté du Whedonverse en ce moment, ça fera du bien de revoir ces acteurs que j’adore ensemble.

Bobbi est de retour pour annoncer à Wray qu’il n’a pas encore le rôle du docteur de l’épisode 6, confronté qu’il est à un Hemsworth, pour changer. Il est en convention, enfin : c’est un peu le titre de la série quand même. Cela permet le retour rapide de Felicia Day dans le rôle de Karen, la cosplayeuse, et l’arrivée de l’actrice qui incarne Karen dans Wrecked jouant ainsi l’organisatrice cinglée de la convention. Toutes les deux sont capables de me faire rire peu importe ce qu’elles font alors, c’était réussi (et j’ai éclaté de rire deux fois). Malheureusement, je n’arrive pas à raccrocher à l’humour d’Alan Tudyk autant qu’avant. Il se retrouve encore coincé dans un plan foireux alors que la convention tourne au désastre. C’était drôle, mais on a vu mieux.

08.pngÉpisode 8 – I’m with Stupid – 20/20
Wray, you’re trending worldwide.

La convention continue à partir en vrille pendant que dans les coulisses, nous avons toute une pièce qui se joue… une pièce musicale à mourir de rire, qui me fait espérer mon point de Bingo Séries. Une chanson, deux chansons (et quatre acteurs), trois chansons (et un fou rire honteux avec le rôle du chien qui ne meure pas, un gag super long qui m’a achevé) et quatre chansons. Bon, ce n’est clairement pas le musical du siècle, mais ça fonctionne ma foi, il était super hilarant. Gros coup de cœur surprenant sur la voix de Bobbi, aussi, et sur son interprétation toujours parfaite, dire qu’ils ne se connaissaient pas avant la saison 1. L’épisode est on ne peut plus stupide et les voit faire leur show fonctionne à merveille. Vraiment. Wray se retrouve face à un dilemme entre accepter le rôle de John pour Broadway ou la convention et le film spectrum. Le seul vrai défaut de l’épisode, c’est Nathan Fillion qui est incapable de prononcer gif correctement car tout le reste m’a fait mourir de rire, plus encore qu’en saison 1, tellement c’était perché.

09.pngÉpisode 9 – Back to the Past – 16/20
It’s a gun, Wray, it’s safety.

Il est l’heure de la réunion Spectrum et ça commence par une émission à la Youtube sur Spectrum et une attraction on ne peut plus dangereuse. Wray apprend qu’il est à ça d’avoir le rôle dans la série, car le premier Hemsworth s’est retiré… pour mieux être remplacé par un Hemsworth perdu. Franchement, ils sont fous. La réunion des acteurs se fait comme toujours dans la chambre de Wray et Dawn (Amy Acker, ENFIN) y débarque seule. Elle est toujours aussi brillante, peu importe le rôle, et toujours aussi sexy à draguer Wray en lui annonçant qu’elle ne le drague plus depuis qu’elle a des jumeaux… malgré la saison 1 où elle le draguait complétement. C’est complétement fou, mais pas autant que le caméo de Stan Lee, normal, en cours d’épisode. Stan Lee ! Sérieusement, quoi. Toujours pas fan du rôle de Jack, même si Nathan Fillion le gère clairement très bien encore une fois. Il y avait donc encore une fois un bon humour et cette saison offrait enfin ce que je voulais : de vraies réunions d’acteurs et des blagues.

10.pngÉpisode 10 – Dawn of Girth – 15/20
I will not « kill » him.

Le shock-a-con continue et c’est hilarant, avec les signatures qui vire au désastre lorsqu’Hemsworth débarque pour narguer Wray ; puis lors de la séance photo avec un panneau pour faire semblant d’avoir Jack présent. La séance photo est ce qui m’a le plus fait rire dans cet épisode, même s’il y avait un peu trop de temps entre chaque fan ; Pour avoir fait plus d’une séance photo dans le genre, le rythme y est plus vif, mais autrement la conversation entre les acteurs qui continuent comme si de rien n’était et les photos que personne ne regarde, ça me paraît être tout à fait réaliste. Au-delà de ça, l’intrigue avance un peu, et puis Alan Tudyk et Amy Acker qui flirtent, c’était hilarant, comme toujours. En revanche, repasser à un épisode de neuf minutes, c’est un peu abusé dans une saison où les épisodes duraient plutôt 20 minutes.

11.pngÉpisode 11 – A Shot with Finie – 14/20
Back to you.

Nous revoilà pour dix minutes de shock-a-con, qui commence à merveille avec un live d’émission youtube à mourir de rire. Les acteurs donnent du leur, j’adore : les présentateur d’un live 24/24 sont épuisés mais encore à l’antenne. C’est une critique facile des Comic Con, mais ça m’a bien fait rire. Il reste donc uniquement une soirée privée avec les stars où Tiffany essaye désespérément de boire de l’alcool sans que personne (et surtout Wray) ne la laisse faire pour autant. Wray essaye surtout par tous les moyens de s’obtenir le rôle-titre de sa série, comme tout le reste de la saison, mais les gags fonctionnent plutôt bien. On est loin des fou rire que j’avais quelques épisodes plus tôt malheureusement et on retombe dans une série qui se suit, mais que je ne regarderais probablement pas si le casting était différent ; et c’est dommage de réunir autant de talents pour nous faire un truc passable, sans plus.

12.pngÉpisode 12 – Shock to the System – 18/20
You can’t go in there, it’s a death trap

Il suffisait que je me plaigne d’une série passable pour me retrouver à exploser de rire à nouveau avec une Janet, la présentatrice, endormie et un Donnie Hendrix en perchiste. Ce guest-star est parfait. Bon, la matinée de Wray commence par quelques cauchemars, puis par un retard à son panel Spectrum. Il se confronte une dernière fois à son Hemsworth, dans l’attraction mortelle présentée quelques épisodes avant. C’est plutôt bien joué dans la cohérence globale de la saison, donc j’ai bien aimé cette résolution qui voit Wray obtenir le rôle alors qu’il n’aurait pas dû l’avoir. Il y avait de bon running gag (sans jeu de mots concernant Brenda bien sûr) tout au long de l’épisode et les jumeaux de Dawn s’avèrent être bien différents et à la paternité incertaine. J’adore. La toute fin voit Wray confronté à un problème de taille : le tournage de sa nouvelle série et du film Spectrum commencent tous deux le 15 septembre. Le moins qu’on puisse dire, c’est que c’est problématique. Ainsi, Wray enfonce tout le casting et refuse de faire le film… jusqu’à ce que ce soit suggéré un changement de date du tournage. La fin de saison nous laisse donc avec la promesse d’un film avec ce casting loufoque et plein de problèmes (Tiffany est même retombée dans l’alcool, bien sûr), avec un Jack qui regrette déjà de vouloir faire ce film. Il y aura sûrement de quoi bien s’amuser quand la saison 3 débarquera !

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EN BREF – Je ne sais quoi penser de cette saison qui a été plus inégale que jamais. Certains épisodes se suivaient sans plus, d’autres m’ont forcé à faire pause tellement j’étais mort de rire et ne pouvait plus suivre ce qu’il se passait. Le casting et les guests sont toujours ce qui fait la réussite d’un épisode, de même que les commentaires méta et la critique pas si sous-jacente du show business. C’est toujours un plaisir de voir autant de visages connus dans une série et je suis pressé de voir la saison 3, malgré les difficultés qu’à Alan Tudyk a conservé le même niveau d’humour et qualité narrative tout au long des épisodes. En plus, le format lui-même est incertain, oscillant entre 8 et 20 minutes, et c’est déroutant. Allez, à très vite Con Man… j’espère.

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Club de Cuervos (S02)

Avis : Je ne sais pas pourquoi je m’étais convaincu que la série ne revenait qu’en 2017 alors que mon article sur la saison 1 se terminait sur l’annonce de la série en 2016. Quoiqu’il en soit, c’est un vrai plaisir de retrouver si vite l’ensemble des Cuervos et j’étais hyper impatient de commencer cette saison.

Recevoir la notification Netflix était tout à fait un plaisir attendu et, étant donné que j’ai déjà fait ma liste de supposition sur ce qui allait se passer en août, à la fin de l’article sur les treize premiers épisodes, je ne résiste pas à l’envie d’immédiatement lancer l’épisode 1 sans plus de préambule. J’avoue avoir un peu peur de m’être auto-survendu la série en l’attendant autant et être déçu de n’avoir pas un résumé de la première salve d’épisodes, mais Netflix n’aime pas trop les Previously on. Qu’à cela ne tienne, j’ai relu mes résumés/critiques et je me sens prêt à faire play. GO CUERVOS.

Note moyenne de la saison : 16/20

01Épisode 1 – Descenso – 18/20
Pero la pregunta es : sera suficiente?

La saison 2 reprend là où la précédente nous avait abandonné et c’est violent. Chava se casse donc sans prévenir personne au Mexique et le match vire à la catastrophe totale pour les Cuervos, puisque l’arbitre est payé en leur défaveur, ce qui est largement suggéré dans la première scène. Le bordel sur le terrain est reflété en tribune tant la triche est grande et c’est extrêmement rapidement que je retrouve l’ambiance qui me plaisait dans la série, le générique génial après une Isabel brillante et une Mary-Luz qui s’en prend encore plein la tronche. Littéralement. Cette première scène est grandiose et relance parfaitmeent la série, avec un possible accident de Chava qui nous laisse en plan pour le reste de l’épisode, au désespoir de sa mère, Mary-Luz et surtout Hugo Sanchez. L’épisode retrouve assez vite les thèmes de prédilection de la série avec un machisme détonnant, une corruption de la ligue plus importante que prévu et un Tony toujours aussi loser. J’ai adoré cet épisode qui était drôle, ramenait tout le monde sur le devant de la scène (même Susanita aha !) et donnait un petit goût d’été très appréciable en plein mois de décembre. Retour gagnant pour la série qui a su proposer un épisode dans le ton habituel tout en proposant une virée à l’hôtel qui change de décor et des moments dramatiques parfaitement maîtrisés, de la fausse mort de Chava à Isabel qui se fait complétement manipuler. Jusqu’à la dernière seconde, cet épisode déchire et reste fidèle à ses personnages, tout en proposant des intrigues sympas, de Chava qui décide de laisser tout le monde s’inquiéter à Isabel qui est enceinte, sans vraiment de surprise après la première scène.

02.pngÉpisode 2 – Bienvenidos a Segunda – 16/20
No vamos a jugar

L’épisode commence par l’incendie de la savonnerie Iglesias, ce qui ne va pas arranger leurs affaires financières, évidemment. Pour le reste, le foot est mis en avant une fois de plus dans cet épisode et c’est une excellente chose après une première saison qui le mettait trop de côté. L’absence de Chava qui ne se ressentait pas trop dans le premier devient vraiment lourde dans cet épisode alors qu’Isabel ne fait que chercher de l’argent pour maintenir le club en vie, alors que les joueurs se mettent logiquement en grève. Heureusement qu’on a Hugo Sanchez pour rire (encore que ça finit par être déprimant), sinon Chava manquerait beaucoup trop. Pour compenser, les scénaristes décident d’enfin s’occuper du passé de Mary-Luz (cette chanson merdique) qui s’est trop mise en avant dans la recherche de Chava et a donc menti sur l’identité du père de son enfant. L’évolution de la série est hyper plaisante car ils vont exactement là où je le souhaite dans à peu près toutes les intrigues (bon, mis à part Chava et l’absence définitive d’Aitor, dont le potentiel comique manque encore un peu). Cet épisode part dans la déprime totale avec la grève, le passé sombre de Mary-Luz, l’avortement d’Isabel et la déprime d’Hugo Sanchez, enfin compensé par les vidéos de l’icloud de Chava en toute fin d’épisode. Qu’est-ce que cette série est cool !

03.pngÉpisode 3 – A quien estas buscando ? – 15/20
Tienes Facebook?

Chava s’est donc réfugié chez Aitor et c’est la meilleure idéedée que les scénaristes pouvaient avoir pour traiter sa dépression. L’introduction de cet épisode se concentre sur sa fuite et nous dévoile son mode de vie débridé et déprimé. Le problème, c’est que ça passe tout l’épisode à faire ça et ça finit par être long, même si la réalisation est impeccable et le jeu d’acteur toujours parfait. Le retour de Paty, la journaliste idiote de la première saison, est totalement improbable et inattendu, mais c’est pour cela qu’il fonctionne aussi bien. Ce pauvre Hugo Sanchez se donne bien du mal pour retrouver son ingrat de patron qui mène du coup la vie stupide de Patty entre alcool drogue et sexe – oh, mais attendez, c’est la vie de rêve de pas mal de gens ça, non ? Ce n’est pas si ouf comme épisode à partir de là, ça part dans un délire de drogue vu et revu depuis True Blood. La soirée d’Acapulco part vraiment loin dans le délire cependant, avec des tentes complétement dingues et un Hugo Sanchez qui fait le chien à quelques centimètres de son boss. Le vrai avantage de cet épisode est qu’il réussit à nous perdre dans un amas de scènes délirantes à l’esthétique travaillée et artistique qui mène le personnage à la prise de conscience tant attendue de Chava qui comprend qu’il n’aime pas le foot. Brillant. Paty reprend ses lettres de noblesse dans cet épisode et Chava sa connerie car après quelques minutes de rêve de nouveau départ, il décide finalement de retourner à Nuevo Toledo, pour le meilleur et pour le pire. En bref, c’était un long épisode de fête (une nuit de cinq jours) qui explore en profondeur le personnage de Chava. C’est le genre d’expérience qui me font souvent décrocher dans d’autres séries, mais celle-ci était quand même plutôt réussie, ne serait-ce que pour sa direction artistique.

04Épisode 4 – Ho Oponopono – 16/20
Soy alergico al plastico

Le retour de Chava à Nuevo Toledo apporte son lot de remous lorsqu’il déclare qu’il est désolé à la radio et organise une fête hawaïenne pour redorer son image, quand il ne fait en fait que jouer un rôle pour enquêter sur Mary-Luz, qui n’est pas au bout de ses surprises. Cela dit, Isabel non plus car cette nouvelle attitude de Chava est fichue de ruiner un peu plus la situation et elle n’en a clairement pas besoin quand Aitor suffit à le faire. Parce que oui, ils ont fait revenir Aitor qui les menace d’un procès coûteux. C’est génial de voir le personnage revenir, même si ce retour aurait probablement pu être mieux géré encore. J’ai adoré le voir être méga-connard avec Chava même s’il était prévisible que c’était un coup monté. J’ai malgré ça apprécié le rapprochement entre le frère et la sœur qui était un changement de dynamique réussi. La vraie réussite de cet épisode réside dans le couple Isabel/Rafa et dans l’attitude protectrice du mari envers sa femme. Parfaitement maîtrisé, exactement comme la relation Aitor/Chava qui est brillantissime. Cette saison est clairement bien mieux écrite que la première car elle part sur les bonnes bases que lui offraient les treize premiers épisodes : les personnages et les intrigues sont fixés et clairement définis, ce qui manquait énormément dans les premiers épisodes l’an dernier.

capture-decran-2016-12-13-00-18-46Épisode 5 – Matahari – 15/20
Continuamos, hablamos futbol

Une intro bizarre sur Felix (toujours aussi méconnaissable je trouve) qui paraissait totalement déconnectée du reste comme seule Club de Cuervos sait le faire. Cette saison continue de mettre le football en avant en tout cas, et c’est une excellente chose après une première saison qui l’avait trop perdu de vue. C’est possiblement un peu trop pour moi quand ça aborde la stratégie de match et tout, mais c’est intéressant malgré tout et surtout nécessaire par rapport au synopsis de base de la série. C’est toujours appréciable de voir le destin des joueurs se dérouler sous nos yeux, et particulièrement celui de Tony, auquel je m’étais attaché en saison 1 et qui continue ses boulettes cette saison. Pour une fois, c’est son heure de gloire dans cet épisode, ça change ! Chava continue son enquête (et ses fantasmes !) sur Mary-Luz en s’entourant, comme toujours, des mauvaises personnes qui le grillent bien rapidement auprès de Mary-Luz. Il en profite aussi pour filer les tactiques de Rafa aux équipes adverses, ce qu’Isabel finit logiquement par découvrir pour conclure cette mi-saison (déjà !). Autre graine plantée pour le reste de la saison : les finances de Potro sont au plus mal, il ne paye pas ses impôts et n’a peut-être pas de permis de travail. Comme Hugo Sanchez est au courant, il semblerait que Chava possède une arme de plus et c’est tant mieux parce qu’il est quand même con au point de laisser son ordinateur allumé avec les preuves de sa trahison ! Je ne sais toujours pas pour qui je suis dans cette série, mais c’est un cliffhanger réussi. Enfin, comment ne pas citer la scène la plus WTF de la série, malgré l’épisode 3 !, avec cette zoophilie improbable surprise par Felix. Mon dieu, quoi. Dégueulasse à souhait.

06.pngÉpisode 6 – El Oasis en el Desierto – 14/20
Toda guera tiene daño colateral

L’épisode reprend là où le précédent s’arrêtait, avec une Isabel furax et plus drôle que jamais, qui s’en prend à la mère de Chava puis à sa petite voiture. Elle sait comment le blesser, quoi. Cela fonctionne plutôt très bien, avec la mère de Chava qui prend un rôle plus important que jamais dans cet épisode, montrant qu’elle tient en fait pas mal de ficelles dans l’ombre. C’est cool d’ajouter un rôle plus important à ce perso qui est là depuis un moment et qui conseille à son fils de surveiller un peu la savonnerie aussi. Du coup, Chava s’incruste dans la relation entre son cousin et Mary-Luz, ce qui est une bonne idée de la part des scénaristes pour faire rebondir le personnage et l’intrigue. Rafa, de son côté, est jaloux de l’embauche d’un nouveau coach qui a l’air assez cool et doué dans son job alors que Potro, lui, est balancé par Chava pour sa situation irrégulière, conduisant à la scène la plus drôle de l’épisode et à un mariage express un peu ridicule, mais efficace, qui ne le sauve que partiellement de la merde dans lequel il se met tout seul comme toujours. Enfin, l’épisode permet la réconciliation définitive de l’équipe après l’histoire d’Eliseo. Enfin, oui. Il n’empêche que c’est un épisode un peu plus faible que les autres en terme d’intrigue et d’écriture. Très bon malgré tout.

07.pngÉpisode 7 – La Salvadora – 16/20
Seamos un equipo verdadero

Le montage d’introduction fait passer le temps, et c’est nécessaire sur une saison raccourcie. Les Cuervos remontent dans le classement et Potro galère avec sa nouvelle femme envahissante, un brin tarée. De son côté, Chava est dégoûté du succès de sa sœur alors que son idée de casino Iglésias rame. Le moins qu’on puisse dire c’est qu’il se défonce pour son projet, mais qu’il n’oublie pas de ruiner la vie de son ancienne équipe en leur apprenant la vérité sur Moises et Isabel. En parallèle, Rafa est quant à lui jaloux de la relation de sa femme avec le coach et ses fans, ce qui lui permet de se motiver à faire une formation et à draguer une serveuse. Nous voilà bien, mais on le comprend vu comment Isabel le traite cette saison, ce n’est pas vraiment une surprise. Tout finit plutôt bien après un détour en prison qui permet des réconciliations générales, y compris avec Isabel. C’est hyper plaisant de voir les Cuervos enfin triompher, même si ça signifie la défaite de Chava, qui commence à être un peu lourd à force. Cependant, l’écriture se redynamise sur cet épisode tout en se concentrant toujours sur le foot. Toujours aussi fan de cette série et la fin de saison qui approche ne me rassure pas sur la sensation de manque qui arrivera forcément dans trois épisodes.

08.pngÉpisode 8 – La Tregua – 13/20
Si fue lo que fue. Y ya, ya fué.

Improbable : Chava réussit à convaincre son investisseur grâce à une énième citation de Walter Bazar. Ricky Lamas apporte beaucoup à cet épisode en étant totalement cinglé et en balandant Chava, Mary-Luz et Hugo Sanchez de restaurant en restaurant. C’est hilarant tout autant que déprimant lorsque Chava le dégage. Hugo Sanchez continue de se faire balader pendant que Chava et Mary-Luz apprennent à mieux se connaître à nouveau. Bon, je suis partagé : l’épisode apportait beaucoup aux personnages, notamment bien sûr Chava et Mary-Luz qui vont jusqu’à s’embrasser, mais c’était drôlement curieux si proche de la fin de saison de partir en vrille comme ça et d’oublier totalement les Cuervos. Quant à Hugo Sanchez, son intrigue n’était vraiment pas à la hauteur de la série. Il faut donc se contenter de quelques infos sur Mary-Luz et c’était frustrant. Cependant, l’intrigue annoncée en fin d’épisode apporte beaucoup de bien pour les deux derniers restants.

09Épisode 9 – La Maldicion de la Pluma Negra – 18/20
Yo sé la verdad sobre Valentin

Chava continue son enquête sur Mary-Luz, mais cette fois-ci, ça paye bien car il s’approche de son véritable secret et se lance dans une quête d’ADN assez fascinante et facile. Celle-ci se conclut sur une confrontation terrible entre les deux personnages, confrontation attendue depuis une saison et assez horrible. Cette série réussit quand même quelque chose de bien compliqué : elle me fait m’attacher à tous ses personnages, y compris (surtout) ceux qui sont en conflit. De leur côté, les Cuervos doivent affronter une malédiction maintenant qu’ils sont en finale : ils n’en ont pas gagné une depuis des années, alors forcément ça met sur les nerfs. Il y a de quoi quand même : Tony refuse de jouer par peur de se faire casser la gueule, Potro est confronté à sa psychopathe d’épouse qui s’attaque à son oiseau et Rafa trompe Isabel avec sa serveuse… Bref, c’est la merde, et ce n’est rien par rapport à la réunion organisée par Chava. De son côté, Felix se fait voler Julito, son joueur fétiche de la saison, par les asiatiques qui lui font à l’envers depuis le dernier : ils veulent simplement s’enrichir. Les intrigues atteignent leur apogée dramatique en fin d’épisode : Isabel remotive ses joueurs contre toute attente et leur permet de gagner pour accéder à la finale, Mary-Luz se barre et laisse Chava en pleurs et ce boulet de Tony tire par accident sur Potro qui se retrouve avec une balle dans la jambe. Oh putain, je savais que ce gun n’annonçait que de la merde. Excellent épisode qui mène sur une fin de saison qui a tout pour être explosive, l’ensemble des intrigues étant hyper prometteuses et parfaitement menées jusqu’ici.

10.pngÉpisode 10 – Iglesias VS Iglesias 2 – 19/20
Ademas de perder? Ni puta idea

Potro blessé, les dirigeants de Club de Cuervos perdent tout espoir de victoire alors que Chava, lui, perd tout espoir de dégager sa sœur après le départ de Mary-Luz… même si la blessure lui redonne évidemment du baume au cœur et le motive à acheter l’équipe adverse des Cuervos, dirigée par Felix pour battre Isabel qui se défonce pourtant pour la victoire des Cuervos. C’est une très belle relation entre la Salvadora et ses joueurs, une réussite de la part des scénaristes. Le travail sur l’évolution du personnage est dingue entre la saison 1 et la seconde, mais aussi sur l’intrigue de la saison qui mène à un nouveau Iglesias vs Iglesias très bien mené, avec l’ombre d’Aitor qui gère un trafic financier brillant, permettant à Chava le rachat d’une équipe. Le match est à nouveau stressant, mais pas autant que la situation dans laquelle Mary-Luz laisse les Iglésias. Elle les arnaque une dernière fois et se barre avec Ricky Lamas. Dur de ne pas être dégouté de cette conclusion, même si c’est parfaitement mené. De son côté, Potro doit se démerder avec sa cinglée de femmes qui perd encore un peu plus la boule et décide de se marier avec Julie, avec la demande en mariage la plus drôle (et la plus gênante) que j’ai pu voir à la télévision. Je pensais avoir tout vu. L’épisode enchaîne sur un match au stress ambiant avec des enjeux énormes : si les Cuervos gagnent, Chava est dans la merde financièrement ; s’ils perdent, c’est Isabel qui s’en prend plein la tronche. Et les scénaristes décident donc que c’est à Chava d’avoir son heure de gloire cette saison. C’est une improbable victoire de sa part, en parallèle d’une démission de Felix, définitivement dégoûté par le monde du foot malgré la note d’espoir apportée par Julito. Je n’ai jamais trop apprécié le personnage de Felix et il était beaucoup trop déconnecté de tout cette saison en terme d’intrigue, j’ai donc du mal à être peiné par ce départ. Reste un dernier acte complètement dingue (mais un chouilla prévisible) qui voit Isabel et Chava s’allier à la tête du club. Les deux deviennent donc présidents des Cuervos, de retour en première division. Autant dire que ça va péter en saison 3, et qu’il y a intérêt à avoir une saison 3 !

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EN BREF – J’ai souvent du mal avec les saisons 2, mais au contraire celle-ci capitalise pleinement sur les pistes ouvertes par les premiers épisodes. Les personnages acquièrent une vraie maturité d’écriture au cours de cette saison, au point que désormais on ne peut que les apprécier et vouloir les voir tous gagner, même si c’est souvent contradictoire. Les histoires de gérance du club sont enfin liées de manière plus claire aux matchs joués par les Cuervos, ce qui manquait beaucoup en saison 1. J’ai adoré voir les matchs de foot être aussi importants et continuer à suivre les aventures des joueurs. Étonnamment, Moises ne m’a pas trop manqué. J’espère que Mary-Luz reviendra, j’espère que la série reviendra et je serais clairement au rendez-vous car cette saison a su me convaincre encore un peu plus que Club de Cuervos était une excellente série, aux antipodes de ce que je regarde habituellement. Gros coup de cœur confirmé pour mon challenge séries 2016 !