Club de Cuervos (S02)

Avis : Je ne sais pas pourquoi je m’étais convaincu que la série ne revenait qu’en 2017 alors que mon article sur la saison 1 se terminait sur l’annonce de la série en 2016. Quoiqu’il en soit, c’est un vrai plaisir de retrouver si vite l’ensemble des Cuervos et j’étais hyper impatient de commencer cette saison.

Recevoir la notification Netflix était tout à fait un plaisir attendu et, étant donné que j’ai déjà fait ma liste de supposition sur ce qui allait se passer en août, à la fin de l’article sur les treize premiers épisodes, je ne résiste pas à l’envie d’immédiatement lancer l’épisode 1 sans plus de préambule. J’avoue avoir un peu peur de m’être auto-survendu la série en l’attendant autant et être déçu de n’avoir pas un résumé de la première salve d’épisodes, mais Netflix n’aime pas trop les Previously on. Qu’à cela ne tienne, j’ai relu mes résumés/critiques et je me sens prêt à faire play. GO CUERVOS.

Note moyenne de la saison : 16/20

01Épisode 1 – Descenso – 18/20
Pero la pregunta es : sera suficiente?

La saison 2 reprend là où la précédente nous avait abandonné et c’est violent. Chava se casse donc sans prévenir personne au Mexique et le match vire à la catastrophe totale pour les Cuervos, puisque l’arbitre est payé en leur défaveur, ce qui est largement suggéré dans la première scène. Le bordel sur le terrain est reflété en tribune tant la triche est grande et c’est extrêmement rapidement que je retrouve l’ambiance qui me plaisait dans la série, le générique génial après une Isabel brillante et une Mary-Luz qui s’en prend encore plein la tronche. Littéralement. Cette première scène est grandiose et relance parfaitmeent la série, avec un possible accident de Chava qui nous laisse en plan pour le reste de l’épisode, au désespoir de sa mère, Mary-Luz et surtout Hugo Sanchez. L’épisode retrouve assez vite les thèmes de prédilection de la série avec un machisme détonnant, une corruption de la ligue plus importante que prévu et un Tony toujours aussi loser. J’ai adoré cet épisode qui était drôle, ramenait tout le monde sur le devant de la scène (même Susanita aha !) et donnait un petit goût d’été très appréciable en plein mois de décembre. Retour gagnant pour la série qui a su proposer un épisode dans le ton habituel tout en proposant une virée à l’hôtel qui change de décor et des moments dramatiques parfaitement maîtrisés, de la fausse mort de Chava à Isabel qui se fait complétement manipuler. Jusqu’à la dernière seconde, cet épisode déchire et reste fidèle à ses personnages, tout en proposant des intrigues sympas, de Chava qui décide de laisser tout le monde s’inquiéter à Isabel qui est enceinte, sans vraiment de surprise après la première scène.

02.pngÉpisode 2 – Bienvenidos a Segunda – 16/20
No vamos a jugar

L’épisode commence par l’incendie de la savonnerie Iglesias, ce qui ne va pas arranger leurs affaires financières, évidemment. Pour le reste, le foot est mis en avant une fois de plus dans cet épisode et c’est une excellente chose après une première saison qui le mettait trop de côté. L’absence de Chava qui ne se ressentait pas trop dans le premier devient vraiment lourde dans cet épisode alors qu’Isabel ne fait que chercher de l’argent pour maintenir le club en vie, alors que les joueurs se mettent logiquement en grève. Heureusement qu’on a Hugo Sanchez pour rire (encore que ça finit par être déprimant), sinon Chava manquerait beaucoup trop. Pour compenser, les scénaristes décident d’enfin s’occuper du passé de Mary-Luz (cette chanson merdique) qui s’est trop mise en avant dans la recherche de Chava et a donc menti sur l’identité du père de son enfant. L’évolution de la série est hyper plaisante car ils vont exactement là où je le souhaite dans à peu près toutes les intrigues (bon, mis à part Chava et l’absence définitive d’Aitor, dont le potentiel comique manque encore un peu). Cet épisode part dans la déprime totale avec la grève, le passé sombre de Mary-Luz, l’avortement d’Isabel et la déprime d’Hugo Sanchez, enfin compensé par les vidéos de l’icloud de Chava en toute fin d’épisode. Qu’est-ce que cette série est cool !

03.pngÉpisode 3 – A quien estas buscando ? – 15/20
Tienes Facebook?

Chava s’est donc réfugié chez Aitor et c’est la meilleure idéedée que les scénaristes pouvaient avoir pour traiter sa dépression. L’introduction de cet épisode se concentre sur sa fuite et nous dévoile son mode de vie débridé et déprimé. Le problème, c’est que ça passe tout l’épisode à faire ça et ça finit par être long, même si la réalisation est impeccable et le jeu d’acteur toujours parfait. Le retour de Paty, la journaliste idiote de la première saison, est totalement improbable et inattendu, mais c’est pour cela qu’il fonctionne aussi bien. Ce pauvre Hugo Sanchez se donne bien du mal pour retrouver son ingrat de patron qui mène du coup la vie stupide de Patty entre alcool drogue et sexe – oh, mais attendez, c’est la vie de rêve de pas mal de gens ça, non ? Ce n’est pas si ouf comme épisode à partir de là, ça part dans un délire de drogue vu et revu depuis True Blood. La soirée d’Acapulco part vraiment loin dans le délire cependant, avec des tentes complétement dingues et un Hugo Sanchez qui fait le chien à quelques centimètres de son boss. Le vrai avantage de cet épisode est qu’il réussit à nous perdre dans un amas de scènes délirantes à l’esthétique travaillée et artistique qui mène le personnage à la prise de conscience tant attendue de Chava qui comprend qu’il n’aime pas le foot. Brillant. Paty reprend ses lettres de noblesse dans cet épisode et Chava sa connerie car après quelques minutes de rêve de nouveau départ, il décide finalement de retourner à Nuevo Toledo, pour le meilleur et pour le pire. En bref, c’était un long épisode de fête (une nuit de cinq jours) qui explore en profondeur le personnage de Chava. C’est le genre d’expérience qui me font souvent décrocher dans d’autres séries, mais celle-ci était quand même plutôt réussie, ne serait-ce que pour sa direction artistique.

04Épisode 4 – Ho Oponopono – 16/20
Soy alergico al plastico

Le retour de Chava à Nuevo Toledo apporte son lot de remous lorsqu’il déclare qu’il est désolé à la radio et organise une fête hawaïenne pour redorer son image, quand il ne fait en fait que jouer un rôle pour enquêter sur Mary-Luz, qui n’est pas au bout de ses surprises. Cela dit, Isabel non plus car cette nouvelle attitude de Chava est fichue de ruiner un peu plus la situation et elle n’en a clairement pas besoin quand Aitor suffit à le faire. Parce que oui, ils ont fait revenir Aitor qui les menace d’un procès coûteux. C’est génial de voir le personnage revenir, même si ce retour aurait probablement pu être mieux géré encore. J’ai adoré le voir être méga-connard avec Chava même s’il était prévisible que c’était un coup monté. J’ai malgré ça apprécié le rapprochement entre le frère et la sœur qui était un changement de dynamique réussi. La vraie réussite de cet épisode réside dans le couple Isabel/Rafa et dans l’attitude protectrice du mari envers sa femme. Parfaitement maîtrisé, exactement comme la relation Aitor/Chava qui est brillantissime. Cette saison est clairement bien mieux écrite que la première car elle part sur les bonnes bases que lui offraient les treize premiers épisodes : les personnages et les intrigues sont fixés et clairement définis, ce qui manquait énormément dans les premiers épisodes l’an dernier.

capture-decran-2016-12-13-00-18-46Épisode 5 – Matahari – 15/20
Continuamos, hablamos futbol

Une intro bizarre sur Felix (toujours aussi méconnaissable je trouve) qui paraissait totalement déconnectée du reste comme seule Club de Cuervos sait le faire. Cette saison continue de mettre le football en avant en tout cas, et c’est une excellente chose après une première saison qui l’avait trop perdu de vue. C’est possiblement un peu trop pour moi quand ça aborde la stratégie de match et tout, mais c’est intéressant malgré tout et surtout nécessaire par rapport au synopsis de base de la série. C’est toujours appréciable de voir le destin des joueurs se dérouler sous nos yeux, et particulièrement celui de Tony, auquel je m’étais attaché en saison 1 et qui continue ses boulettes cette saison. Pour une fois, c’est son heure de gloire dans cet épisode, ça change ! Chava continue son enquête (et ses fantasmes !) sur Mary-Luz en s’entourant, comme toujours, des mauvaises personnes qui le grillent bien rapidement auprès de Mary-Luz. Il en profite aussi pour filer les tactiques de Rafa aux équipes adverses, ce qu’Isabel finit logiquement par découvrir pour conclure cette mi-saison (déjà !). Autre graine plantée pour le reste de la saison : les finances de Potro sont au plus mal, il ne paye pas ses impôts et n’a peut-être pas de permis de travail. Comme Hugo Sanchez est au courant, il semblerait que Chava possède une arme de plus et c’est tant mieux parce qu’il est quand même con au point de laisser son ordinateur allumé avec les preuves de sa trahison ! Je ne sais toujours pas pour qui je suis dans cette série, mais c’est un cliffhanger réussi. Enfin, comment ne pas citer la scène la plus WTF de la série, malgré l’épisode 3 !, avec cette zoophilie improbable surprise par Felix. Mon dieu, quoi. Dégueulasse à souhait.

06.pngÉpisode 6 – El Oasis en el Desierto – 14/20
Toda guera tiene daño colateral

L’épisode reprend là où le précédent s’arrêtait, avec une Isabel furax et plus drôle que jamais, qui s’en prend à la mère de Chava puis à sa petite voiture. Elle sait comment le blesser, quoi. Cela fonctionne plutôt très bien, avec la mère de Chava qui prend un rôle plus important que jamais dans cet épisode, montrant qu’elle tient en fait pas mal de ficelles dans l’ombre. C’est cool d’ajouter un rôle plus important à ce perso qui est là depuis un moment et qui conseille à son fils de surveiller un peu la savonnerie aussi. Du coup, Chava s’incruste dans la relation entre son cousin et Mary-Luz, ce qui est une bonne idée de la part des scénaristes pour faire rebondir le personnage et l’intrigue. Rafa, de son côté, est jaloux de l’embauche d’un nouveau coach qui a l’air assez cool et doué dans son job alors que Potro, lui, est balancé par Chava pour sa situation irrégulière, conduisant à la scène la plus drôle de l’épisode et à un mariage express un peu ridicule, mais efficace, qui ne le sauve que partiellement de la merde dans lequel il se met tout seul comme toujours. Enfin, l’épisode permet la réconciliation définitive de l’équipe après l’histoire d’Eliseo. Enfin, oui. Il n’empêche que c’est un épisode un peu plus faible que les autres en terme d’intrigue et d’écriture. Très bon malgré tout.

07.pngÉpisode 7 – La Salvadora – 16/20
Seamos un equipo verdadero

Le montage d’introduction fait passer le temps, et c’est nécessaire sur une saison raccourcie. Les Cuervos remontent dans le classement et Potro galère avec sa nouvelle femme envahissante, un brin tarée. De son côté, Chava est dégoûté du succès de sa sœur alors que son idée de casino Iglésias rame. Le moins qu’on puisse dire c’est qu’il se défonce pour son projet, mais qu’il n’oublie pas de ruiner la vie de son ancienne équipe en leur apprenant la vérité sur Moises et Isabel. En parallèle, Rafa est quant à lui jaloux de la relation de sa femme avec le coach et ses fans, ce qui lui permet de se motiver à faire une formation et à draguer une serveuse. Nous voilà bien, mais on le comprend vu comment Isabel le traite cette saison, ce n’est pas vraiment une surprise. Tout finit plutôt bien après un détour en prison qui permet des réconciliations générales, y compris avec Isabel. C’est hyper plaisant de voir les Cuervos enfin triompher, même si ça signifie la défaite de Chava, qui commence à être un peu lourd à force. Cependant, l’écriture se redynamise sur cet épisode tout en se concentrant toujours sur le foot. Toujours aussi fan de cette série et la fin de saison qui approche ne me rassure pas sur la sensation de manque qui arrivera forcément dans trois épisodes.

08.pngÉpisode 8 – La Tregua – 13/20
Si fue lo que fue. Y ya, ya fué.

Improbable : Chava réussit à convaincre son investisseur grâce à une énième citation de Walter Bazar. Ricky Lamas apporte beaucoup à cet épisode en étant totalement cinglé et en balandant Chava, Mary-Luz et Hugo Sanchez de restaurant en restaurant. C’est hilarant tout autant que déprimant lorsque Chava le dégage. Hugo Sanchez continue de se faire balader pendant que Chava et Mary-Luz apprennent à mieux se connaître à nouveau. Bon, je suis partagé : l’épisode apportait beaucoup aux personnages, notamment bien sûr Chava et Mary-Luz qui vont jusqu’à s’embrasser, mais c’était drôlement curieux si proche de la fin de saison de partir en vrille comme ça et d’oublier totalement les Cuervos. Quant à Hugo Sanchez, son intrigue n’était vraiment pas à la hauteur de la série. Il faut donc se contenter de quelques infos sur Mary-Luz et c’était frustrant. Cependant, l’intrigue annoncée en fin d’épisode apporte beaucoup de bien pour les deux derniers restants.

09Épisode 9 – La Maldicion de la Pluma Negra – 18/20
Yo sé la verdad sobre Valentin

Chava continue son enquête sur Mary-Luz, mais cette fois-ci, ça paye bien car il s’approche de son véritable secret et se lance dans une quête d’ADN assez fascinante et facile. Celle-ci se conclut sur une confrontation terrible entre les deux personnages, confrontation attendue depuis une saison et assez horrible. Cette série réussit quand même quelque chose de bien compliqué : elle me fait m’attacher à tous ses personnages, y compris (surtout) ceux qui sont en conflit. De leur côté, les Cuervos doivent affronter une malédiction maintenant qu’ils sont en finale : ils n’en ont pas gagné une depuis des années, alors forcément ça met sur les nerfs. Il y a de quoi quand même : Tony refuse de jouer par peur de se faire casser la gueule, Potro est confronté à sa psychopathe d’épouse qui s’attaque à son oiseau et Rafa trompe Isabel avec sa serveuse… Bref, c’est la merde, et ce n’est rien par rapport à la réunion organisée par Chava. De son côté, Felix se fait voler Julito, son joueur fétiche de la saison, par les asiatiques qui lui font à l’envers depuis le dernier : ils veulent simplement s’enrichir. Les intrigues atteignent leur apogée dramatique en fin d’épisode : Isabel remotive ses joueurs contre toute attente et leur permet de gagner pour accéder à la finale, Mary-Luz se barre et laisse Chava en pleurs et ce boulet de Tony tire par accident sur Potro qui se retrouve avec une balle dans la jambe. Oh putain, je savais que ce gun n’annonçait que de la merde. Excellent épisode qui mène sur une fin de saison qui a tout pour être explosive, l’ensemble des intrigues étant hyper prometteuses et parfaitement menées jusqu’ici.

10.pngÉpisode 10 – Iglesias VS Iglesias 2 – 19/20
Ademas de perder? Ni puta idea

Potro blessé, les dirigeants de Club de Cuervos perdent tout espoir de victoire alors que Chava, lui, perd tout espoir de dégager sa sœur après le départ de Mary-Luz… même si la blessure lui redonne évidemment du baume au cœur et le motive à acheter l’équipe adverse des Cuervos, dirigée par Felix pour battre Isabel qui se défonce pourtant pour la victoire des Cuervos. C’est une très belle relation entre la Salvadora et ses joueurs, une réussite de la part des scénaristes. Le travail sur l’évolution du personnage est dingue entre la saison 1 et la seconde, mais aussi sur l’intrigue de la saison qui mène à un nouveau Iglesias vs Iglesias très bien mené, avec l’ombre d’Aitor qui gère un trafic financier brillant, permettant à Chava le rachat d’une équipe. Le match est à nouveau stressant, mais pas autant que la situation dans laquelle Mary-Luz laisse les Iglésias. Elle les arnaque une dernière fois et se barre avec Ricky Lamas. Dur de ne pas être dégouté de cette conclusion, même si c’est parfaitement mené. De son côté, Potro doit se démerder avec sa cinglée de femmes qui perd encore un peu plus la boule et décide de se marier avec Julie, avec la demande en mariage la plus drôle (et la plus gênante) que j’ai pu voir à la télévision. Je pensais avoir tout vu. L’épisode enchaîne sur un match au stress ambiant avec des enjeux énormes : si les Cuervos gagnent, Chava est dans la merde financièrement ; s’ils perdent, c’est Isabel qui s’en prend plein la tronche. Et les scénaristes décident donc que c’est à Chava d’avoir son heure de gloire cette saison. C’est une improbable victoire de sa part, en parallèle d’une démission de Felix, définitivement dégoûté par le monde du foot malgré la note d’espoir apportée par Julito. Je n’ai jamais trop apprécié le personnage de Felix et il était beaucoup trop déconnecté de tout cette saison en terme d’intrigue, j’ai donc du mal à être peiné par ce départ. Reste un dernier acte complètement dingue (mais un chouilla prévisible) qui voit Isabel et Chava s’allier à la tête du club. Les deux deviennent donc présidents des Cuervos, de retour en première division. Autant dire que ça va péter en saison 3, et qu’il y a intérêt à avoir une saison 3 !

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EN BREF – J’ai souvent du mal avec les saisons 2, mais au contraire celle-ci capitalise pleinement sur les pistes ouvertes par les premiers épisodes. Les personnages acquièrent une vraie maturité d’écriture au cours de cette saison, au point que désormais on ne peut que les apprécier et vouloir les voir tous gagner, même si c’est souvent contradictoire. Les histoires de gérance du club sont enfin liées de manière plus claire aux matchs joués par les Cuervos, ce qui manquait beaucoup en saison 1. J’ai adoré voir les matchs de foot être aussi importants et continuer à suivre les aventures des joueurs. Étonnamment, Moises ne m’a pas trop manqué. J’espère que Mary-Luz reviendra, j’espère que la série reviendra et je serais clairement au rendez-vous car cette saison a su me convaincre encore un peu plus que Club de Cuervos était une excellente série, aux antipodes de ce que je regarde habituellement. Gros coup de cœur confirmé pour mon challenge séries 2016 !

Octobre & novembre – Oups

Ceux qui suivent le blog, même de loin, auront remarqué je pense que j’ai disparu de la circulation depuis le Comic Con, à peu près. Il faut dire que j’ai eu des week-ends hyper chargés et loin de chez moi, pour compléter mes semaines déjà bien comblées. Par conséquent, j’ai pris du recul et surtout, j’ai dû faire des choix entre séries et boulot. Autant dire, que ce n’était pas un choix bien compliqué et j’ai décidé de lâcher à la fois mes articles hebdomadaires et mon challenge. Enfin, « décidé ». Les événements ont décidé pour moi, et je m’excuse auprès de ceux qui les attendaient. Je n’oublie pas que j’ai aussi un tag à faire, un jour. Bref, quoiqu’il en soit, je me dis qu’il est largement temps de faire les bilans d’Octobre et Novembre du Challenge Séries 2016… J’ai peut-être arrêté de regarder One Tree Hill, mais je ne me déclare pas vaincu pour autant !

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En octobre et novembre, j’ai terminé la troisième saison de One Tree Hill que je commente par-là. Et j’ai largement entamé la 4, au moment où j’y croyais encore. Et puis, j’ai arrêté de regarder. Pour être 100% honnête, je ne peux pas dire que la série me déplaît, elle a des côtés très sympas même. Seulement, elle ne m’accroche pas non plus des masses et la saison 4 se concentre un peu trop sur les problèmes existentiels de Peyton pour moi. Je sais que je reprendrais, probablement en 2017 ; mais pour le moment, il me paraît évident que je ne peux pas regarder cinq saisons dans les trois semaines à venir. J’ai donc pris la décision de switcher One Tree Hill… au profit d’Utopia, une série certes bien plus courte, je sais, mais bon, j’ai eu les yeux plus gros que le ventre en janvier je crois. Voilà, mes articles sur les deux saisons d’Utopia sont à venir d’ici le 31 décembre, mais c’était un gros coup de cœur que j’ai regardé en septembre. De manière générale, j’ai préféré voir des séries plus courtes que je pouvais finir plutôt que les saisons restantes de One Tree Hill. C’est stupide, car j’aurais probablement pu la finir autrement, mais c’est comme ça.

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Outre ce switch, j’ai bien sûr terminé aussi l’excellentissime saison 6 d’American Horror Story. Je ne m’attendais pas à ça, mais j’ai adoré et je la considère actuellement comme la meilleure saison de la série. Après avoir critiqué pendant quelques années cette série adulée par beaucoup, je me retrouve donc à leur place et me sens presqu’un peu bête. Surtout que les saisons 3, 5 et 6 vues pour le challenge ont toutes été beaucoup plus plaisantes que les 2 et 4 qui étaient pour moi hyper décevantes et blasantes.

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Je sais que certains ont déjà pu déclarer avoir bouclé leur challenge, ce n’est cependant pas mon cas, loin de là. Je suis pris au piège de mes choix : Netflix a diffusé la seconde saison de Club de Cuervos le 9 décembre et la deuxième partie des aventures de The Man of the High Castle est quant à elle annoncée pour mi-décembre. Gloups. J’ai donc encore 20 épisodes à voir d’ici la fin du mois, en plus de mes séries régulières (qui heureusement passent en pause) et du retour de Con Man jeudi dernier. Non mais ça va le faire.

The Great Indoors (S01)

Ci-dessous, mon article sur la première saison, écrit au fur et à mesure de la diffusion de chaque épisode. Chaque critique contient des spoilers sur l’épisode dont il est question et les précédents. Bonne lecture !

Avis : Je suis comme ça. J’ai des épisodes en retard un peu partout, je ne suis pas forcément à jour dans mes cours et je suis en train de foirer le Challenge Séries (je vais juste switcher OTH pour le valider…), mais hop, je commence une nouvelle série. Si je m’étais écouté, je serais parti sur quelque chose en 40 minutes et surtout sur de la SF, mais à défaut d’avoir le temps et par peur de ne pas trouver mon bonheur, j’ai plutôt décidé de commencer une série que j’avais envie de commencer le mois dernier mais que j’ai laissé filer !

The Great Indoors, c’est le genre de série qui n’est absolument pas mon style, avec les rires pré-enregistrés, les personnages clichés et l’histoire de base pas super originale. Oui, mais la série a aussi Joel McHale en tête d’affiche et rien que pour ça, ça a déjà tout bon. Et le trailer m’avait à peu près convaincu qu’il y avait des blagues réussies dedans. De toute manière, si la tête d’affiche de Community et de The Soup a choisi ce pilot, c’est que l’humour y était ! Cela dit, j’en ai entendu surtout des échos négatifs, et je ne savais pas à quoi m’attendre.

L’histoire de base est assez simple : Jack, un aventurier, revient à New-York dans les locaux du magazine pour lequel il bosse depuis (trop) longtemps. Oui, mais voilà, internet est arrivé et avec lui, les millenials. Un peu à la manière de Younger, ceux-ci dominent totalement la rédaction et la série suit Jack tentant de s’intégrer à l’équipe de jeunes après avoir appris que le magazine (qui s’appelle Outdoor) devait couper le budget des expéditions (d’où le titre de la série). Et franchement ? C’est mieux et plus drôle que ça en a l’air en ce qui me concerne ! Je comprends les critiques négatives, mais franchement c’est une série pas prise de tête avec des gags simples, et c’est exactement ce dont j’avais besoin en ce moment.

Note moyenne de la saison : 15/20

01.pngÉpisode 1 – Pilot – 15/20
You wish you were that guy !

Ce pilot suit donc l’arrivée de Jack et sa rencontre avec l’ensemble de l’équipe. Je n’attendais pas grand-chose de ce pilot et, pire, je m’attendais à être sacrément déçu, mais finalement, il y a une certaine fraîcheur inattendue qui se dégage de l’ensemble du casting et du scénario. Chacun des personnages a ses défauts exacerbés qui servent la dynamique d’ensemble, les blagues tombent juste à chaque coup, le will they/won’t they est plutôt cool (elle a un petit côté Annie en plus) et le seul défaut que j’y trouve pour l’instant est le bar, dont l’introduction est plutôt ratée pour l’instant. Autrement, il y a tout ce qu’il faut pour rire et pour me faire revenir, car c’est simple, pas prise de tête et plutôt bien fichu pour un petit budget.

02.pngÉpisode 2 – Dating Apps – 14/20
Jack you need us, because you’re new at this and you’re old at life.

La fraîcheur n’est pas perdue dans cet épisode qui s’attaque à un grand classique des sitcoms ces deux dernières années : les applications de rencontre. C’est bon enfant, plein de clichés mais ça vise assez juste côté humour pas prise de tête, et c’est ce qu’il me fallait après une journée bien longue. Toujours rien d’exceptionnel, mais juste de quoi rire sans être non plus trop prévisible. Il n’y a pas trop de fil rouge scénaristique ou de constante pour le moment, mais ça parvient à passer outre par sa simplicité de ton et le surjeu voulu des acteurs, à commencer par Brooke.

03Épisode 3 – Step One: Shelter – 15/20
I forgot about Jack’s sleep-bragging

Jack apprend que le magazine n’a plus les moyens de payer sa chambre d’hôtel et qu’il va lui falloir payer son propre loyer. Il se retrouve ainsi à faire le tour de ses amis (donc le barman) avant de devoir vivre en collocation avec Clark dans sa mini-chambre qui vaudrait bien 600€/mois dans Paris, minimum (ça a même ses propres toilettes !). Autant dire qu’à New-York, ça ne doit pas être donné, et c’est plutôt cool de voir une série aborder le sujet. Bon, après, ils pourraient économiser sur la bouffe vu la pendaison de crémaillère. En parallèle, Brooke tient tête à son père qui souhaite qu’elle annonce toutes les mauvaises nouvelles à l’équipe… Et ce n’est pas si simple quand il est incapable de décevoir qui que ce soit. L’épisode se tient et poursuit sur la lancée de la série, avec même un gag prévisible mais génial en fin d’épisode, avant une suite de spoilers Game of Thrones (ou pas). Bref, le meilleur de la série pour l’instant.

04.pngÉpisode 4 – You Don’t Know Jack – 16/20
He seems happy… DOESN’T !

Pas grand-chose à retenir de cet épisode : tous les collègues de Jack l’aident à vider un garage dans lequel il a entreposé ses souvenirs et en apprennent ainsi un peu plus sur son passé. C’est excellent car la série se lance alors dans une suite de références aux années 90 que les jeunes ne connaissent déjà plus, ce qui manque un chouilla de crédibilité, mais après tout pourquoi pas, j’ai déjà eu ce genre de conversation avec des gens ayant un ou deux ans de moins que moi (le pire reste le « c’est quoi ça VHS ? » d’une amie). Emma aide Jack à conclure son histoire avec Jesse et met en péril son cœur et son sommeil, running gag plutôt cool. Clairement, la série ne sera pas la comédie de la décennie, mais c’est assez comique pour me garder comme spectateur. Je n’ai pas trop conscience de ce que peuvent donner les audiences en revanche, ça me fait un peu peur vu les échos que j’en avais…

05.pngÉpisode 5 – No Bad Ideas – 15/20
Someone please describe Brooke’s face to me right now

Je crois que ce qui me plaît dans cette série, c’est le côté très ancien de la forme et de l’écriture, qui franchement ne révolutionnent rien, qui se mélangent avec des thèmes purement modernes et contemporains, parodiés à l’extrême. Rien d’original donc, mais ça fonctionne cette semaine encore avec une insistance disproportionné sur les décalages générationnels et les étiquettes que l’on applique aux gens, avec les clichés qui leur correspondent et tous les problèmes d’étroitesse d’esprit que ça peut impliquer. Finalement, j’y trouve une simplicité que je fuis habituellement et je crois surtout que c’est révélateur d’un énorme manque d’How I met your mother. Avec des types comme moi, les sitcom à public ont encore de beaux jours devant elles.

screenshot_20161205-112854Épisode 6 – Going Deep – 14/20
You shut your filthy mouth did you say Beyonce?

Cette série continue à proposer des épisodes hyper classiques, mais c’est pour cela que je l’apprécie, ce n’est pas prise de tête et ça fonctionne très bien dans le métro. D’un côté, nous avons donc Jack qui aide son meilleur ami à surmonter un divorce qu’il voulait pourtant. Il n’y arrive pas, bien sûr, parce que le cliché veut qu’il soit un mec incapable de parler de choses profondes (d’où le titre de l’épisode, qui n’a même pas pris le temps d’un jeu de mots graveleux assez facile). Il est donc aidé par Brooke. Pendant ce temps, les trois millenials entrent dans un concours de celui qui se déplacera le moins durant la journée, de manière à gagner deux places pour un concert de Beyonce. C’est l’occasion de développer un peu les trois personnages, même si c’est hyper bateau là encore. Les références à l’actualité sont toujours disséminées avec justesse et c’est un épisode qui parvient à faire rire (les zombies ! Pokémon Go !) sans avoir à chercher trop loin dans la complexité. Les personnages secondaires introduits (au fastfood surtout, mais le vendeur aussi) sont géniaux et je ne serais pas surpris de les voir revenir de manière plus régulière.

capture-decran-2016-12-11-17-43-35Épisode 7 – @emma – 12/20
Call instagram and tell them to get rid off all the negatives

J’espérais voir beaucoup Emma parce que le titre de l’épisode semblait indiquer une plus forte présence de sa part, mais c’était tout l’inverse cette semaine, avec un épisode insistant sur son importance en la faisant disparaître un temps de la rédaction du magazine. Cela fonctionne un peu trop bien, elle apparaît si vitale au show que son absence se fait tout de suite ressentir, y compris en terme de qualité de l’épisode. Le reste continue son bout de chemin sans grandes variations ou surprises, mais pour une saison 1, ça va. C’est un peu trop rapidement oubliable (notamment toute cette intrigue sur la magie). Il est maintenant établi que les plus vieux ont besoin des plus jeunes et j’espère que l’on va moins se concentrer sur ce fossé des âges ridicules. Je trouve qu’ils vont toujours un peu trop loin pour être crédible, comme dans cette réplique de Jack concernant les négatifs sur Instagram. Même en voyage, vu le nombre de photos de lui qu’il a, je doute qu’il n’ait pas connu les appareils photos numériques. Je veux bien que ce décalage soit là pour faire rire (et ça a marché pour cette réplique, en plus), mais ça commence à être un peu trop exagéré pour rester pleinement appréciable en terme de sens. Il faut voir comment ça va évoluer, mais j’aimerais que les intrigues se centrent un peu plus sur Emma, que les scénaristes affirment comme l’une des membres-clés. À eux de bien jouer maintenant, tout le comique repose sur le trio Emma/Jack/Brooke, et il y a beaucoup de possibilités drôles et dramatiques à exploiter.

08.pngÉpisode 8 – Office Romance- 15/20
I’m Brittish

Bon, cet épisode de mi-saison est assez routinier pour une sitcom avec l’ensemble du casting apprenant que Clark est amoureux d’Emma, à l’exception d’Emma bien sûr. Tout le monde l’aide à aller se planter et ce n’est pas surprenant. Il y a comme d’habitude de bons comiques de situation, principalement dans la sous-intrigue. La première intrigue se recentre en effet sur Jack, mais c’est un peu lourdingue, alors que la sous-intrigue s’intéresse sur les secrets gardés par Mason et Brooke. Les quiproquos et situations sont drôles, même si elles ne font pas avancer l’intrigue de fond, inexistante. Jack sort avec Amy et rompt aussitôt avec, il ne se passe donc pas grand-chose de nouveau, ce qui semble inhérent à la forme de toute manière. C’est une sitcom qui ne cherche pas à avancer, mais simplement à établir des personnages qui peuvent rester égaux à eux-mêmes sur le long terme. Pour le moment, cette première partie de saison a donc réussi à tenir son rôle sans le moindre souci et à proposer une série qui se laisse regarder quand il y a besoin de rire un peu sans prise de tête.

Capture d'écran 2017-01-07 00.53.22.pngÉpisode 9 – The Mediocre Outdoor – 14/20
Oh no Clark fell and I didn’t catch him… in video.

Donc les millenials ne savent pas prononcer gif ? Ils n’ont surtout jamais fait de camping, comble du comble pour une équipe de journalistes d’un magazine tel que The Great Indoors. Cela offre une bonne excuse de scénario d’épisode continuant d’agrandir le gap générationnel entre jeunes et vieux. C’est sympa, mais comme toujours un peu trop exagéré pour être pleinement drôle. L’exagération fait de toute façon partie de l’ADN de la série et ça fait un moment que je l’ai acceptée, mais il y a des épisodes où c’est plus difficile que d’autres. Ou peut-être que la critique des jeunes accros à leurs téléphones me touche un peu trop personnellement pour que je trouve ça pleinement hilarant quand ça l’est, allez savoir ! Quoiqu’il en soit, l’épisode avait ses longueurs, certes, mais aussi ses bons moments, comme toujours, notamment dans la relation Brooke/Jack, là aussi comme toujours. Cette critique continue donc dans la lignée des précédentes, un peu comme la série : rien d’exceptionnel, mais un divertissement qui s’avère… et bien, divertissant, avec ses moments drôles.

the_0000673150.jpgÉpisode 10 – The Explorers’ Club – 15/20
I’m 26, it’s time for me to start giving back.

Cet épisode était vraiment sympa, même si je n’ai pas trop aimé l’idée du club, qui est un peu la base de l’intrigue. Comme quoi, ça ne fait pas tout et le script d’une comédie passe à 80% par les répliques. Et les répliques brillantes et bien senties, on en a eu pas mal entre Jack qui charrie Clark avant de se faire lui-même ridiculiser au club, justement, et le duo Emma/Brooke. Autant je ne suis pas forcément fan de l’idée qui se dégage du duo Jack/Clark, qui n’est quand même pas loin du harcèlement professionnel, autant Emma est clairement excellente dans son rôle de millenial désabusée par sa vieillesse prenante. J’ai bien plus ri que d’habitude, mais cette partie de l’épisode m’a malgré tout paru insuffisante pour rattraper le reste. En effet, et j’ai cru comprendre que ce n’était pas une opinion très populaire auprès des trois fans de la série, je n’ai pas accroché au développement du personnage de Roland. C’était très intéressant comme idée de lui accorder un peu de temps. Précisément, l’intrigue avait trop de longueurs, et c’est dommage car niveau répliques, ça s’améliore, et pas qu’un peu.

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Épisode 11 – Mason Blows up – 13/20
I was a horse and you were riding me

Bof, épisode un peu mou cette semaine, malgré quelques bonnes trouvailles. L’épisode se centre un peu plus sur Mason, ce qui est une bonne chose car après onze épisodes, on ne le connaît encore que trop peu si on excepte qu’il est le cliché gay célibataire habituel des sitcoms. Le problème, c’est qu’après ces vingt minutes autour de lui, nous en sommes toujours là et qu’au passage, Jack est devenu encore plus irritant. Et en même temps, les personnages fonctionnent de mieux en mieux du point de vue de la dynamique de groupe, le rôle de chacun est bien défini et même lorsqu’ils doivent s’effacer pour faire place aux autres, ils arrivent encore à percer un peu. Ainsi, les affaires de Brooke ou l’absence d’article à écrire de Clarke sont tout aussi marquantes que le « Y’Busted » de Mason. Comme chaque semaine, rien d’exceptionnel, mais des sourires et quelques rires. Difficile d’en attendre plus.

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Épisode 12 – Paul’s Surprise – 14/20
Please say Got’ya

Mon dieu, Brooke ramène Paul au boulot et il est aussi insupportable qu’il devrait l’être, c’est parfait. Cela provoque plein de situations embarrassantes puisque bien sûr Jack fait de la merde, surtout lorsqu’il doit faire un discours sur les fiançailles de ces deux-là et descend Paul en public. Bref, l’épisode se concentre un peu sur Jack et les sentiments inavoués qu’il a encore pour Brooke. Ce n’est vraiment pas subtil, mais ça se saurait si c’était le genre de série à faire dans la subtilité. En parallèle, les trois millenials se disputent pour savoir qui mène les autres, et c’était beaucoup moins bon. En définitive, le retour de la série après plusieurs semaines d’absence se déroule à merveille, l’épisode est un peu court, mais on a l’impression de n’avoir jamais quitté ces personnages. Après seulement 12 épisodes, la série a trouvé son ton et me donne envie de revenir même si c’est on ne peut plus simple comme formule.

13.pngÉpisode 13 – DTR – 14/20
This is our third date, we should probably talk

C’est reparti pour un épisode sans prise de tête, prévisible mais assez marrant malgré tout. Bon, un épisode qui revient sur le fait que Jack est vieux alors que je viens de souhaiter mon anniversaire, c’est du foutage de gueule ou bien ? Jack se retrouve à coucher avec Kaylee, la coloc de Mason, dont on a jamais entendu parler avant . C’est assez réussi car cela provoque de bonnes situations comiques (la salle de bain) et des commentaires sarcastiques tout au long de l’épisode. Jack découvre les joies des relations millenials dans les grandes villes, ce genre de clichés habituels des séries que The Great Indoors ne pouvait ignorer. Et tenter d’être en couple avec une jeune fait prendre conscience à Jack qu’il est plus vieux que prévu, ce qui offre la possibilité de faire évoluer le personnage sur le sujet, une première en treize épisodes. Cela se fait de manière un peu radicale, et je me demande si cela va devenir plus fréquent par la suite. En tout cas, pour l’instant, la série se poursuit sans grosse fausse note et en servant chaque semaine ce que j’attends d’elle, à savoir du divertissement un peu vieillot dans la forme, mais assez neuf dans le fond. Cela fonctionne et j’en arrive à me demander s’ils ne vont pas réussir à se décrocher une saison 2 l’air de rien !

14.pngÉpisode 14 – Friends Like These – 18/20
Now if you excuse us, we have to go masturbate

La série prend le choix d’explorer la relation de Rachel et Jack. C’est une excellente chose inattendue après une demi-saison passée à nous montrer Jack comme un grand gamin incapable de développer une relation. Tellement d’ailleurs qu’il n’a pas d’amis, puisqu’ils sont tous morts dans de terribles accidents. Le barman commence donc à flipper de mourir alors que tous les autres sont juste dingues et pas du tout flippants pour Rachel. Mason est drogué au chewing-gum énergisant, Emma ramène son copain neuneu, Clarke ramène une prostituée pour se venger et la rendre jalouse, Brooke ramène Paul. Et ben croyez-le ou non, mais je trouve que cet épisode est le meilleur de la série, avec un rythme très bon, des problèmes relationnels pour chacun et tout un tas d’intrigues qui jouent de bons fils rouges, prouvant les relations amicales entre eux et la force de ce couple Rachel/Jack. Yep, définitivement un excellent épisode qui a su me faire rire à de nombreuses reprises et me conforter dans le choix d’avoir poursuivi mon visionnage de cette série malgré un début vraiment moyen.

16.pngÉpisode 15 – Relationship Jack – 15/20
A man in love is never alone… Rachel is taking a poop.

 Jack est heureux en amour et cela inquiète ses amis qui se rendent compte qu’il vire à l’obsession avec Rachel, sans être capable de continuer à travailler correctement. C’est pourtant plutôt cool de voir Jack en mode lune de miel, même s’il est un peu trop gentil pour que ce soit vraiment drôle. Les changements de comportement je veux bien, mais ils sont carrément allés à l’opposé de son caractère là, laissant même Clarke prendre sa place. Cela lui monte aussitôt à la tête et il prend donc la place de Jack. Ce n’est pas bien original, mais la série ne l’a jamais été et ça ne l’empêche pas de réussir à être marrante. En plus, Rachel s’impose de plus en plus comme un personnage excellent pour Jack et pour la série en général. Il n’y a pas à dire la qualité générale s’améliore depuis qu’elle est là, et j’espère que ça va continuer comme ça car la série est en train de devenir vraiment comique, l’air de rien, et je m’attache de plus en plus aux personnages.

17.pngÉpisode 16 – Aaron Wolf – 15/20
I want to get your integrity pregnant

La série change de jour et repart au passage sur un épisode plus classique avec Jack jaloux d’un autre aventurier qui donne son titre à l’épisode : Aaron Wolf. C’est un ancien collègue de Jack et bien sûr, il le déteste. Bon, il faut dire que c’est dur d’apprécier ce cliché sur patte qui ne cherche qu’à vendre sa marque. Comme toujours avec The Great Indoors, on cumule tous les clichés possibles et on voit ce que ça donne. Comme toujours aussi, tout le monde passe sa journée à boire, que ce soit chez Eddie ou dans le bureau du boss. On en revient donc à un épisode où Jack veut que les jeunes travaillent bien et où un élément perturbateur l’empêche d’atteindre son but. Finalement, cela délivre ses promesses quand Jack et Clarke partent en aventure dans les bois. Clarke étant le boulet qu’il est, tout l’humour vient de lui.  Bien sûr, la leçon du jour est que les millenials ont appris des choses au contact de Jack, c’est donc bien mignon. L’humour passe toujours bien dans cette série : ce n’est pas exceptionnel, pas renversant, mais ça fait son job de divertissement et c’est un excellent format pour les pauses-repas si vous n’avez personne à squatter, lalala.

Capture d'écran 2017-04-04 14.35.03.pngÉpisode 17 – Cubicles – 17/20
Later Days, Mayonnaise.

Je crois bien que l’épisode de mardi dernier était un vieil épisode qui n’avait rien à faire à ce stade-là de la saison, car la diffusion a repris normalement le vendredi. Mieux : cet épisode repart sur les intrigues à long terme et fonctionne tout de suite beaucoup mieux. Ne supportant plus ses collègues, Jack demande à Brooke d’avoir son propre bureau, mais celle-ci lui offre à la place un box, bouleversant l’espace habituel de nos héros. Cela fonctionne très bien car l’épisode enchaîne les gags autour de ces cubes placés au centre de la rédaction. Cela permet d’explorer la relation Mason/Clarke, de voir Emma comprendre que Jack s’appelle Ashley et Brooke devenir une pro du harcèlement. Cette dernière était particulièrement hilarante dans son rôle à contre-emploi et les différents personnages s’en sortaient tous bien, même la réceptionniste que j’exclue toujours de ces critiques alors qu’elle apporte une petite touche sympa (je ne trouvais pas ça drôle au début, mais désormais, je m’y suis fait et elle manquerait si elle n’était pas là).

Cet épisode est également celui de la rupture entre Rachel et Jack, pour raison professionnelle puisqu’elle déménage au Canada. C’est bien dommage car j’adorais ce personnage, mais ça fournissait une nouvelle intrigue très efficace. Bref, les seul défauts de cet épisode sont de dire au revoir à Rachel (de la pire des manières, je crois) et de nous montrer Eddie voulant être magicien. C’était censé être drôle, mais ça ne l’était pas. Heureusement qu’il y avait la scène du churros pour rattraper ça, c’est l’un des meilleurs gags de la série, aussi idiot soit-il !

Screenshot_2017-04-08-11-06-19.pngÉpisode 18 – Party Paul – 17/20
– You’re bi…
– Lingual? Si, claro.

C’était un épisode bien plus drôle que je ne l’aurais cru. Le but principal est de nous montrer Roan, le père de Brooke, devenir pote avec Paul, son fiancé, autant qu’il l’est avec Jack. Ce qui fonctionne le mieux dans cet épisode est le fait qu’il réunit tout le monde autour de la même intrigue. Du côté des « vieux », on a donc Jack qui est missionné par Brooke pour que Paul & Roan finissent par s’entendre. Bien sûr, cela se passe aussi mal que prévu, avec un Paul qui finit dans la nature. Brooke est un peu sous-exploitée cette semaine, c’est dommage. Du côté des millenials, Mason hésite entre trois rencards possibles, ses amis tentent donc de l’aider. Cela mène à la meilleure scène de la série (et à un fou rire aux larmes pour moi, dans le métro, bonjour l’affiche !) où Jack découvre la bisexualité de Mason. Ce n’est pas si drôle en soi, mais je la découvrais en même temps que lui et le comique de répétition a eu un bon effet sur moi, de même que le passage à l’espagnol. Je suis incapable d’expliquer ce que j’ai trouvé si drôle dans cette scène pourtant classique. Derniers bons points de l’épisode : le cliché d’Emma qui passe deux secondes à faire des trucs informatiques qui prennent des heures habituellement (histoire de faire rire), car c’était efficace sans être trop redondant et assez utile à l’intrigue, le retour du fastfood avec la serveuse connasse et le retour de la punchline de Paul, qui est un bon ajout au casting. La conclusion de l’épisode est moins efficace, mais l’épisode est solide ; et surtout, j’ai explosé de rire quoi.

18.pngÉpisode 19 – Ricky Leaks – 18/20
So now any of us can read what any of us has written about any of us?

Il n’y a plus d’internet dans la rédaction du journal parce que Brooke ne parvient pas à dire à l’électricien qu’il est mauvais. Seulement, il entend toutes les critiques que Jack fait de lui. Il démissionne donc et balance tous les mails envoyés sur le serveur du boulot aux employés du magazine : c’est le Ricky Leaks. Oh, j’adore ce genre d’épisodes ! Du coup, j’en ai attendu un peu trop et j’ai été quelque peu déçu, malgré un épisode clairement très drôle. Il n’y a pas à dire, j’aime beaucoup cette série, aussi simplette soit elle. Il n’y a qu’une seule intrigue cette semaine, qui tourne autour de la révélation des mails et une escalade sympa : un meme autour de Clarke (Orange Soda), Clarke en-dehors de pas mal de délire et surtout Clarke qui aime Emma. Ce dernier secret reste bien secret, mais la majorité du temps, les gags autour de la révélation tombait à plat pour moi. Je trouvais surtout la situation de Clarke bien triste… Dans l’ensemble, il y a de bons moments et j’ai éclaté de rire plusieurs fois, ce qui n’était pas du tout le cas en début de saison. Je me retrouve donc à espérer un renouvellement, mais toujours pas d’infos.

Capture d'écran 2017-04-29 13.40.10.pngÉpisode 20 – The Heartbreaker – 15/20
Happy divorce-sary.

Jack décide d’aider Eddie à se trouver une nouvelle petite amie, ou au moins un coup d’un soir, pour oublier son ex-femme. Cela dit, Eddie aime se saboter, alors Jack utilise les millenials pour trouver des solutions, ce qui permet de bons gags, notamment sur la bisexualité de Mason, encore. C’est finalement Brooke qui l’aide le mieux, mais le bar dans lequel ils se rendent est également celui dans lequel est Denise, l’ex-femme d’Eddie. Brooke était parfaite dans cet épisode, à se bourrer la gueule et à révéler sa vraie personnalité. Clairement, elle vole l’épisode et son mariage avec Paul touche à sa fin. Eddie n’a de toute manière ni besoin d’elle, ni de Jack pour finalement se mettre avec Allie, une amie de Brooke, au moins pour la nuit. Et peut-être plus, il faudra voir la suite. De son côté, Emma veut larguer Greg, ce qui ouvre une fenêtre de possibilités pour Clarke. Seulement, Clarke est aussi beaucoup trop attaché à Greg, alors il lui fait une journée parfaite, tel un père avant le divorce. C’était un peu moins fun de ce côté-là, surtout que l’intrigue reste très ouverte avec une Emma énervée après Clarke et une rupture avec Greg pas franchement sincère. Mais bon, c’était un épisode marrant malgré tout.

21.pngÉpisode 21 – Roland’s Secret – 16/20
– Here you go, Clark Kent
– Thanks, Souper Girl.

Oh là. Changer de case horaire et de jour, encore, à deux épisodes de la fin de saison ? Cela sent très mauvais l’annulation. Quoiqu’il en soit, l’épisode n’était pas trop mauvais avec deux intrigues cette semaine. D’une part, Emma est malade, ce qui (pour une raison mystérieuse qui n’est autre que c’est comme cela que son père a séduit sa mère) donne envie à Clarke de tenter sa chance pour se mettre en couple avec. Il décide donc de lui acheter de la soupe dans un Starbuck de la soupe (je ne connaissais pas, c’est étrange comme concept) et y rencontre la fille parfaite pour lui. Il est juste trop idiot pour s’en rendre compte, mais heureusement Mason est là. Emma se montre évidemment hyper désagréable avec lui quand Clarke se montre finalement à sa porte. Du coup, il finit l’épisode en rencard avec Nikki, ce qui bien sûr rend Emma jalouse. Pendant ce temps, Jack se retrouve au milieu d’une future dispute entre Roland et Brooke. Cette dernière voit un conseiller conjugal avec Paul avant même le mariage, demandant à Jack de le couvrir. En parallèle, Roland lui apprend qu’il est de nouveau marié (à Sheryl, dont il peine à retenir le nom) mais ne l’a pas dit à sa fille. Tant de secrets voués à être révélés, ça ne peut que promettre quelques merdes sur le chemin. C’est effectivement le cas, mais le père et la fille parviennent à se mettre finalement d’accord. Brooke est donc motivée à se marier le plus vite possible. Pas de chance, c’est Paul qui change d’avis et est maintenant d’accord avec elle pour prendre son temps. Arf, la fin de saison promet de déménager ! Cet épisode était sympathique, mais pas aussi drôle que les précédents. J’ai quand même ri à plusieurs reprises, il faut bien l’avouer, et l’approche du dernier épisode se fait subtilement. J’espère que la fin ne sera pas trop ouverte, parce que je crains l’annulation.

22Épisode 22 – The Company Retreat – 13/20
Funny running into you at this mandatory work event.

Bon, c’est embêtant, ils s’en vont sur un épisode un peu moins drôle que d’habitude. L’ensemble de l’équipe part dans une retraite d’un week-end dans les bois. C’est lors de ce voyage annuel que Jack avait couché avec Brooke, et Jack compte bien en profiter pour que Clark et Emma commencent une relation.
Comme c’est la fin de saison, il ne fait aucun doute que les choses avanceront d’un côté ou de l’autre (ou des deux). Il y a quelques bons moments, surtout dans la relation Jack/Brooke et l’idiotie d’Emma qui ne comprend rien à la drague de Clark. Bien sûr, les choses ne peuvent se faire sans que Clark ne fasse n’importe quoi.
Pendant ce temps, Roland décide de quitter le journal pour trois mois, laissant la direction à Jack. Il profite du week-end… avec Mason ? Drôle d’intrigue finale pour ces deux-là.
Sans grande surprise, Clark et Emma finissent ensemble, mais l’intrigue est franchement décevante. Emma tombe dans les bras de Clark parce qu’elle l’a entendu se « battre » pour elle en faisant un câlin à Greg après lui avoir dit qu’il aimait Emma. Un an pour ça ? Bof. Ils ne sont toujours pas faits pour être un couple en plus… et Emma le sait très bien, puisqu’elle fait ensuite semblant d’avoir oublié le week-end à cause de l’alcool, ce que Mason découvre facilement, faute de temps pour faire durer le suspense.
Quant à Jack et Brooke, ils ne se passent rien entre eux durant le WE, Jack prenant plutôt la décision d’appeler Paul afin qu’il se batte pour elle. N’assumant pas trop cette énorme erreur, il demande ensuite à partir au Brésil à la place de Roland. Alors pourquoi pas en soi, mais c’est un peu gros, parce qu’à aucun moment nous n’avons vu Jack vraiment retomber amoureux de Brooke. Autant je trouve qu’elle a toutes les raisons d’être sous le charme, autant Jack n’a rien laissé paraître qui indique ses sentiments dans les épisodes précédents.
Enfin, Eddie et Esther ne servent absolument à rien cette semaine, Esther n’ayant même pas de réplique dans l’épisode.
Franchement, c’était un dernier épisode décevant, malgré quelques bons moments. C’était à la hauteur du début de saison, mais pour la fin, ça retombe comme un soufflet.

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EN BREF – Je ne donnais pas cher de cette saison 1 que je ne regardais que pour Joel McHale que j’avais adoré dans Community. Force est de constater que je m’étais trompé : si la série ne révolutionne absolument rien, elle finit par trouver son rythme et ses dynamiques humoristiques. Cela marche très bien après quelques épisodes. Divertissante dès le début, la série en arrive même à être marrante par la suite, puis carrément hilarante. Quelques-uns de mes plus gros fous rire de l’année ont eu lieu devant The Great Indoors et je ne m’y attendais pas du tout.
La conclusion de la saison n’est vraiment pas à la hauteur, mais elle a le privilège de fermer un peu l’ensemble des intrigues. Clarke et Emma ont eu leur premier baiser, la tension entre Brooke & Jack est réglée par le départ de celui-ci, les personnages secondaires n’ont de toute manière pas eu de fil rouge. On sent qu’il y a encore des tas de choses à raconter avec ces personnages, mais si la série devait s’arrêter là, il y aurait malgré tout un sentiment de conclusion apporté.
La saison 2 reprendra trois mois plus tard au retour de Jack si elle doit exister, la saison 1 peut malgré tout être visionnée comme un tout sans suite. Le network n’a plus qu’à faire son choix sur un renouvellement ou non, mais quoi qu’il arrive, je serais satisfait. J’ai beau avoir adoré cette première saison, elle n’a pas réussi à se rendre incontournable ou essentielle. Je serais heureux de la retrouver, triste de la quitter, mais en aucun son annulation ne me fera tomber en dépression comme celle de The Last Man on Earth pourrait le faire.
Affaire à suivre, donc.

Buffy (S11) – Issue #1: The Spread of Their Evil

Article traduit en français en bas de page.

Buffy is back for her 11th season and that’s a pretty good thing! I haven’t read much about this season so far because I wanted to be surprised and god, was I surprised!

I didn’t expect an actual dragon to pop up out of nowhere in the beginning of this only 12-issues season. Knowing that we’ll only get 12 issues, I felt a sense of emergency in this issue – it took time to develop a lot the characters but by the end of it I was so frustrated. This year is going to be really short and they just opened a really long story (or so it seems). I’m not sure how I should feel after reading that. Buffy and Spike are in a pretty good place, but Buffy still isn’t; Dawn and Xander are living a perfect romance, Giles is finally OK with his young body and Willow has become some sort of a counselor for Wicca-interested people. I felt disconnected with the story & characters – don’t get me wrong, I loved that issue but I wasn’t into it as I often was during season 10. Even though they try to develop a lot of things, it wasn’t that deep. The fights were especially not that good, with Buffy having a classical plan in the first pages and redoing it again with the dragon… However, the last pages were awesome. It reminded me of what Marvel’s Agents of S.H.I.E.L.D once was (and was supposed to be) : a story about how non-regular people saving regular people. It really worked to see them all in the shattered streets. I’m a bit disappointed to see Xander reduced to a funny sidekick again when so much was done before to make him great, but I’m staying confident that new state will not last. Let’s be honest, it was good to read a Buffy issue again and the Buffyspeak is still amazing – but it somehow felt really different than what I was expecting. This season already has its own tone, and I need to adjust to it. Also, I have to comment on the return of Angel on January. I’m a bit worried about that, because I loved Angel & Faith, and because Faith still is to that day one of my favorite character of the Buffyverse. I hope she won’t disappear again…

 « Odd thing to say for an immortal…Capture d'écran 2016-11-23 19.58.46.png…but I feel like I’ve grown, y’know? »

Buffy est enfin de retour pour sa onzième saison et c’est une excellente chose ! Je n’ai pas lu grand-chose à propos de cette saison jusqu’à aujourd’hui, car je voulais garder la surprise et putain, qu’est-ce que j’ai été surpris ! (oui, j’ai traduit « god » par « putain », bim)

Je ne m’attendais pas à voir surgir de nulle part un dragon au début de cette saison raccourcie à 12 volumes. Sachant que nous n’aurons le droit qu’à 12 volumes, j’ai eu l’impression dans celui-ci qu’il y avait un vrai sentiment d’urgence : certes, il prenait le temps de beaucoup développer les personnages, mais à la fin, j’étais tellement frustré ! Cette année va être vraiment courte et ils ouvrent dans ce numéro une très longue histoire. Je ne suis pas sûr des sentiments que je dois avoir après avoir lu ça. Buffy et Spike sont enfin heureux ensemble, mais Buffy ne se sent toujours pas au top ; Dawn et Alex filent le parfait amour, Giles est finalement en accord avec son corps d’ado et Willow est devenue une espèce de conseillère pour les personnes intéressées par la magie. Je me suis senti totalement déconnecté des personnages et de l’histoire. Alors attention, j’ai adoré ce numéro, mais je n’étais pas dedans comme je l’étais la plupart du temps durant la saison 10. Même s’ils ont tenté de développer beaucoup de choses, ce n’était pas si profond. Les combats étaient particulièrement pas ouf, avec une Buffy exécutant un plan hyper classique dans les premières pages et recommençant la même tactique avec le dragon… Cela dit, les dernières pages étaient géniales. Ça m’a rappelé ce qu’Agents of S.H.I.E.L.D fut à ses débuts (et était supposé être) : une histoire sur des gens pas si ordinaires sauvant des gens ordinaires. Ça fonctionnait particulièrement bien de les voir dans les rues dévastées. Je suis malgré tout déçu de voir à nouveau Alex réduit à un rôle comique de second plan alors que beaucoup de choses avaient été faites pour l’en sortir, mais je reste confiant dans le fait que ce nouvel état ne vas pas durer. Si je suis honnête, c’était cool de lire un nouveau volume de Buffy et le Buffyspeak est toujours aussi exceptionnel ; mais c’était hyper différent de ce que j’attendais. Cette saison a déjà sa propre tonalité et il faut je pense que je m’y adapte. Il faut aussi que je commente le retour d’Angel en Janvier ! Je suis un peu inquiet, parce que j’adorais Angel & Faith et parce que Faith est toujours aujourd’hui un de mes personnages préférés du Buffyverse. J’espère qu’elle ne va pas disparaître à nouveau…