The Man in the High Castle (S02)

Avis : Dernière saison à voir pour mon Challenge Séries 2016, The Man in the High Castle débarquait gentiment le 16 décembre pour sa deuxième salve de dix épisodes. Autant dire que ça supposait d’être au taquet pour la voir dans les temps, et que je me suis donc dégagé une journée pour me faire un bon gros bingewatching, exactement comme en saison 1 (enfin, pas tout à fait, c’est vrai, je l’ai vue sur trois jours).

Après avoir relu mon avis hyper positif sur la saison 1, j’en suis arrivé à me demander pourquoi je n’étais pas plus motivé que ça à la reprendre, et c’est peut-être parce que je me sens un peu forcé pour conclure le challenge. J’ai déjà switché One Tree Hill (faute de temps) par Utopia, je n’ai donc pas vraiment d’autre option pour le remporter (enfin, j’ai bien les webséries, mais ce n’est pas pareil). Je me suis alors motivé à faire play, après pas mal de petits aléas, dans l’espoir de retrouver ce qui m’avait tant plus en juin dernier et que j’avais de toute évidence oublié depuis. Parce que oui, avant de lancer cette saison 2, je n’avais pas spécialement envie de la commencer, malgré ce mystère final de la saison 1 qui m’avait soufflé, je me souviens bien.

Peu importe, voici donc mon avis sur l’ensemble des épisodes !

Saison 1Saison 2 Saison 3 | Saison 4

Note de la saison : 16,5/20

01.pngÉpisode 1 – The Tiger’s Cave – 16/20
But it did not bring me peace : It brought me to a strange place

L’introduction de l’épisode nous remet tout de suite dans l’ambiance et ne sert a priori pas à grand-chose, mais j’ai appris à me méfier des apparences avec eux. Le reste de l’épisode est toutefois hyper longuet et ne nous rappelle qu’à peine la situation de chaque personnage. Juliana est emprisonnée pour avoir laissé s’enfuir Joe et est apparemment fusillée au passage, Joe se retrouve dans le bateau pour le Mexique avec le film (une sous-intrigue incroyablement stupide permet alors de réaffirmer les nazis comme méchants, quand même faut pas déconner), Frank essaye toujours de sauver Ed en avouant sa culpabilité dans l’attentat. Tout cela me laisse perplexe, mais pas autant que la partie SF et japonaise à laquelle je ne comprends toujours rien – en plus, les acteurs murmurent tous leurs répliques, c’est atroce, je ne me souvenais pas que c’était à ce point, j’ai dû sortir les écouteurs pour tenter de les comprendre mieux et pour la première fois depuis un moment, j’ai même envisagé d’aller me chercher les sous-titres. Alors OK, j’étais fatigué, mais à ce point, ce n’était pas prévu quand même. J’ai eu du mal à accrocher à toute cette partie d’épisode sans Juliana avant de totalement rentrer à nouveau dans l’univers à son retour et sa rencontre avec le Man in the High Castle, figure du savant fou, qui lance totalement l’intrigue sur une nouvelle piste avec un homme à retrouver. La résistance apparaît beaucoup moins cool qu’en saison 1 et c’est plutôt une bonne chose, même si la fuite de Juliana n’est pas forcément des plus logiques. C’est toujours mieux que cette figure d’Hitler étrangement bon dans sa quête d’un film ne se terminant pas par l’utilisation de la bombe nucléaire. Bref, je suis extrêmement intrigué et l’action peine à se mettre en place (et à convaincre au départ) dans une multitude d’intrigues éclatées, mais j’ai fini par me remettre dans le bain (et à me sentir guidé par les scénaristes) au deux tiers de l’épisode. Mieux vaut tard que jamais, ça rattrape bien cet épisode qui commençait la saison de manière quelque peu décevante. Je reste partagé sur le manichéisme primaire de la série, contrebalancé par instant par des intrigues plus réfléchies et moins nettes, et sur le rôle capital de Juliana qui n’est que suggéré par ses flashbacks peu clairs et les sous-entendus assez clairs du Man in the High Castle : toutes les Juliana ne sont pas si gentilles.

02.pngÉpisode 2 – The Road Less Traveled – 14/20
It’s not safe here in the city, you should leave

Magnifique, le type que nous cherchons est donc George Dixon, le père de Trudy, et la prise de tête s’accentue avec cette révélation improbable en épisode 1 mais que l’on sent arriver dans cet épisode. Je repère un défaut cette saison qui me dérange plus encore qu’en saison 1 : je n’arrive pas à accrocher aux personnages présentés, à l’exception de ceux gravitant directement autour de Juliana. Du coup, je me perds dans les nombreuses sous-intrigues présentées et les multiples personnages secondaires, y compris en ce qui concerne Frank ou Joe cette saison. Joe reprend donc sa vie pépère comme si de rien n’était après les événements du premier épisode, et c’est un peu étrange, donc ça ne dure pas. Ili finit par se faire virer par Rita et se rend à Berlin pour retrouver son père, que l’on va enfin rencontrer et qui peut tout aussi bien être un personnage que l’on connaît déjà. Juliana est comme d’habitude poursuivie, cette fois par la résistance, mais a tellement l’habitude qu’elle excelle vraiment bien dans ce jeu de chat et la souris. Elle se rend chez Tagomi qui, lui, continue d’enquêter sur le monde qu’il a vu en fin de saison alors que moi, en ce qui me concerne, je continue d’essayer de comprendre comment il a fait. Bref, il cherche des infos sur des choses qui n’existe pas dans son monde et parcourt donc les livres censurés. La fin d’épisode nous ramène enfin Ed dans la position dans laquelle était Frank au cours du 1×02, à savoir une torture beaucoup trop maîtrisée pour ne pas être angoissante. Finalement, il retrouve Frank et les deux sont à peu près libres mais au service de Kido et des Yakuzas. C’est en tout cas ce que j’en ai compris, mais cette saison se perd un peu trop pour l’instant dans des sous-intrigues et des temps morts qui me laissent principalement perplexes. Je passe donc à côté de détails qui ne sont peut-être pas si innocents que ça. Je peux de toute évidence continuer à compter sur les fins d’épisodes pour avoir droit aux temps forts et aux montages musicaux réussis, avec Juliana qui se rend chez les nazis pour retrouver Joe. Joliment monté.

03.pngÉpisode 3 – Travelers – 14/20
I think it was because of some films she saw

Je me suis arraché les cheveux pour y accéder, mais j’ai fini par voir l’épisode 3 et les suivants, moyennant une inscription (essai gratuit, j’avoue) à Prime Video. Et le vrai avantage dans l’affaire, c’est que j’ai récupéré les sous-titres en anglais pour enfin comprendre leur murmure. Cet épisode s’ouvre sur une intrigue laissée trop longtemps en plan, avec le fils handicapé de John qu’il faut désormais dénoncer. Je me disais bien que j’avais raté la conclusion de cette affaire ! Juliana rejoint donc le Reich et découvre à ses dépens ce que c’est que le nazisme avec examens médicaux et rencontre de John, alors que ses parents reçoivent la visite de Kido et balancent tout ce qu’ils savent. De son côté, Joe retrouve son papa dans une scène pas franchement convaincante alors que Frank et Ed profitent de leur liberté relative à bosser plus ou moins pour les Yakuza. Comme toujours avec cette série, il y avait de nombreux temps morts (l’installation de Juliana notamment) qui permettent de mieux savourer les moments-clés, comme cette coupe de cheveux (ça me tétanise toujours les acteurs qui font ça à l’écran comme ça) ou Frank aidant la Résistance à tuer un Jap et se défoulant dessus. Comme d’habitude également, j’ai un peu lâché prise sur Tagomi, car je n’accroche pas au personnage – rien n’est fait pour m’aider je crois, à part ce sourire étrange en cliffhanger. C’est tout l’inverse pour John, auquel j’ai fini par accrocher en saison 1 grâce à Thomas, son fils. Bonne nouvelle, c’est toujours le cas cette saison, mais sa situation ne pourra pas durer éternellement. Bref, un épisode au niveau, qui parvient à maintenir accroché grâce à ses cliffhangers, mais pas vraiment grâce à la trame générale qui est totalement freinée.

04.pngÉpisode 4 – Escalation – 16/20
I feel better than I have in a long, long time

Il suffisait donc demander : Tagomi est tout de suite plus intéressant maintenant qu’il a une femme décédée. Bonjour le trope de la femme dans le frigo, mais bon, parfois les facilités scénaristiques existent pour une raison. Frank se remet trop vite de ce qu’il a fait, c’est donc suivi d’un retour de bâton des japonais lui permettant de prendre conscience du problème des actes de résistances toujours réprimés plus fortement. Le reste de l’épisode le voit s’enfoncer un peu plus dans la résistance, et c’est plutôt intéressant, contrairement à ce que je pensais. Sa relation avec Sara est sympa et plutôt bien amenée, même si quand même un peu trop rapide. À Berlin, Joe se rapproche d’une belle aryenne rencontrée dans l’épisode précédent et se laisse embrasser… J’ai dû rater une étape, il se laisse embobiner encore plus facilement que quand c’était Juliana quoi. Et qu’est-ce qu’ils ont à tous s’embrasser dans cet épisode ? Juliana justement continue de s’intégrer du côté nazi et étudie pour passer son test de bonne citoyenne nazie et elle devine assez vite que Thomas a un léger problème de santé, ce que sa mère rapproche vite du fait que son médecin soit mort. Sans surprise, notre héroïne se retrouve vite prise dans une étrange course poursuite, qui semble un peu trop organisée par la résistance. Comment savaient-ils qu’elle viendrait voir Dixon ? J’ai mis beaucoup de temps à entrer dans cette saison et à me refaire à l’ambiance de la série, mais finalement, me voici de retour à 100% et beaucoup plus accroché à l’ensemble des intrigues. J’ai adoré une fois de plus le personnage de John et la scène de révélations à Helen, sa femme. Cette intrigue autour de la maladie de Thomas est depuis la saison 1 l’une des meilleurs choses. Les cliffhangers sont toujours aussi bons, particulièrement pour l’intrigue Dixon qui suppose donc qu’il doit faire partie de la résistance.

05.pngÉpisode 5 – Duck and Cover – 17/20
The question is to do you want to die on your knees or do you want to stand tall?

Michiko rejette assez violemment un Tagomi qui la retrouve enfin, et c’est assez prévisible sans être pour autant aussi ennuyeux que les placements de produits qui suivent lors de la fouille des placards, puis la découverte de notre monde qui ne semble pas assez le surprendre si vous voulez mon avis. On ne le retrouve dans sa découverte qu’en milieu d’épisode et ce n’est que difficilement plus accrocheur, même s’il est top de prendre un peu de temps pour revenir sur une période sombre de l’histoire des US. C’est tout de suite plus intéressant quand on enchaîne en début d’épisode sur Juliana qui rencontre George, enfin, pour lui donner toutes les infos qu’elle pense avoir. En échange, il lui fait écouter le jazz de la zone neutre qui m’intrigue de plus en plus (surtout après ce passage de frontière entre les épisodes 2 et 3) et lui offre un job de résistante, à nouveau. Plutôt banal comme évolution, mais ça craint pour elle de repartir encore dans une histoire comme ça. On lui demande donc d’au moins espionner John, peut-être plus, plus tard. Ce dernier, d’ailleurs, continue de mener sa petite vie de banlieusard tranquille et est largement ignoré en début d’épisode, avant d’être confronté à Kido lui demandant de lui livrer Juliana. Décidément, la petite civile a pris énormément de galons et fait trembler tout le monde. À San Francisco, la résistance continue de s’organiser tant bien que mal, avec de nouvelles tensions entre Franck et Ed. J’ai trouvé les Yakuza un peu long à venir se rappeler à leur bon souvenir, mais en même temps, cela a permis à Frank de se la jouer résistant trop badass un épisode de plus… juste pour qu’il se rende à un cérémonial pour Karen. Mouais. Risqué comme pratique de réunir autant de résistants pour 30 secondes de moments à pleurer. Du côté de Berlin, Joe continue d’un peu trop écouter son père et de se faire balader. C’est donc le cinquième épisode de suite que je le trouve inintéressant et chiant, il est temps que cette intrigue devienne quelque chose de cool ou soit abandonnée. Et c’est mal parti : son père lui révèle que son passé est un mensonge, qu’il est né sous surveillance d’une expérience nazie, blablabla. C’est un peu longuet et pas ma partie préférée de l’épisode, surtout que cela mène à une fausse confrontation avec John qui n’apporte pas ce que j’en attendais. En conséquence, le repas avec Juliana tombe un peu à plat, après beaucoup de tensions. Cet épisode continue donc de jongler comme il peut entre de multiples intrigues qui forcent les scénaristes à faire quelques choix dans le traitement des sujets. Ils n’arrivent en effet pas à tout gérer de front et c’est bien dommage. En plus, moi, ça me force à diviser mes critiques en cinq. Un mot des cliffhangers quand même, avec les flammes qui emportent les films : je n’ai pas bien compris le but narratif de cette scène et surtout de leur destruction, surtout le film Grasshopper si précieux en saison 1 et sur lequel la caméra s’est beaucoup attardée. Évidemment, ce qui retient mon attention pour cette mi-saison, c’est Juliana de notre côté du monde, qui se retrouve avec un bébé (pas de fracture dû à l’accident de bus ?) chez Tagomi. Il aura fallu le temps pour introduire ce qui paraissait être une base de la série dès son premier épisode et cela donne clairement envie de continuer ! Une telle révélation finale m’a fait remonter un peu la note de cet épisode, malgré ses longueurs.

06.pngÉpisode 6 – Kintsugi – 15/20
But ultimately, Helen, we will fail.

Malgré tout, je n’ai pas enchaîné et me suis couché avec tout ce suspens en tête. Autant dire que le lendemain, j’ai vite fini devant cet épisode 6 qui commence justement par le réveil de Tagomi. Tout va bien donc, je vis à leur rythme. Il est un peu dingue de voir une Juliana si épanouie dans ce monde qui approche gentiment mais sûrement de l’assassinat de JFK. Tagomi tente de comprendre ce monde étranger et ses relations totalement perturbée avec sa famille. Pas simple de découvrir que tout n’est pas si rose dans ce monde non plus, où il ne désire rester que pour sa femme. On ne sait toujours pas bien comment il est arrivé là et ça devient vraiment embêtant. Dans la chronologie principale de la série, Juliana continue sa mission d’infiltration nazie en intégrant le club des Desperate Housewives du bridge géré par une Helen terrifiée par le sort de son fils, sélectionné pour aller convertir plus de monde à la cause nazie. C’est évidemment une manigance de John pour sauver Thomas, et c’est une intrigue gérée de main de maître. L’intégration de Juliana traîne un peu en longueur, mais permet d’introduire un nouveau personnage nous expliquant un peu mieux ce qu’il se passe chez les officiels allemands, ce qui n’est pas de refus. Sans surprise, chacun a des choses à cacher dans ce monde aux apparences parfaite et il fallait que la saison 2 nous le dévoile. C’est réussi. Joe confronte Nicole qui avoue qu’elle a été envoyé par son père pour le convaincre de rester. Quelle surprise… Pourtant son espèce de philosophie à deux balles est plus gênante qu’autre chose, je n’accroche pas du tout à ce personnage et encore moins à l’intrigue berlinoise sur l’eugénisme qui a frappé toute une génération. C’est une réalité nazie, c’est vrai, mais bon. Les choses empirent encore quand Nicole l’emmène dans une espèce de bordel chic et écolo. L’équivalent de 68 en avance et dans un monde différent, quoi. Cela lui donne un nouveau but dans la vie, mais bon, je n’ai pas accroché. Le montage final est un peu tordu également, avec un discours de JFK qui s’applique effectivement à nos trois situations principales, mais qui donne l’impression que tous les personnages peuvent l’entendre alors qu’il est prononcé dans un monde différent. En définitive, cet épisode fait avancer tout le monde à pas de fourmi mais ne nous avance pas beaucoup plus dans l’intrigue générale. La saison 3 paraît déjà nécessaire pour répondre à toutes les questions.

07.pngÉpisode 7 – Land O’ Smiles – 17/20
It was like he died and then came back to me

La première scène remet tout de suite dans l’ambiance avec le rappel du meurtre de la sœur et des neveux de Frank par les japonais. Horrible cauchemar donc, qui remue le couteau dans la plaie. C’est malheureusement nécessaire, car je trouve que la série les avait un peu trop vite oubliés dans l’évolution du personnage. La série prend enfin le temps de se reconcentrer un peu sur Frank et Ed, mais bizarrement ce n’est toujours pas ça. C’est étrange, les personnages que je préférais en saison 1 sont ceux qui m’intéressent finalement le moins en saison 2, et inversement. L’affaire des Yakuzi est enfin réglé dans cet épisode, et je n’ai pas le cœur de me plaindre des facilités scénaristiques employées pour se débarrasser de cette intrigue qui gênait tout le monde. Juliana continue de jouer un rôle de parfaite espionne et ça commence à tourner en rond, même si c’est très intéressant. Le problème avec cette intrigue, c’est qu’elle passerait bien sur une saison complète de 22 épisodes, mais qu’elle est un peu frustrante sur dix. J’aimerais que les scénaristes développent un peu plus de choses s’il faut attendre un an pour la suite quoi. Cela nous permet toutefois de découvrir un enterrement selon le régime nazi et le choc psychologique du Heil Hitler sur Juliana. Les thématiques de cette intrigue sont bonnes et passionnantes, mais elles ralentissent un peu la saison. L’état de santé de Thomas continue de décliner et ça devient embêtant quand cela arrive en public, je commence à craindre une fin moins heureuse que John ne le prévoit, qui ne serait pas du tout bienvenue. Une fois de plus, Helen déchire dans son rôle de mère protective et le pacte qu’elle passe avec Juliana est stressant quand on sait que cette dernière risque de tout balancer à la résistance quand même. Pas de développement du côté de l’autre monde (que je ne sais pas trop comment appeler, j’avoue), mais une intrigue de fond excellente autour de John, Helen et Thomas qui volent cette saison. J’en redemande.

08.pngÉpisode 8 – Loose Lips – 15/20
We’re leaving today

J’en redemande aussitôt et c’est tant mieux car l’épisode reprend là où le précédent nous a quitté. Tagomi tente toujours de comprendre ce qui est arrivé dans le monde qu’il explore et Juliana, qui comprend qu’il ne se souvient pas et ne lui raconte qu’à demi-mot ce qu’il s’est produit. Il semblerait donc qu’il se soit suicidé, ce qui simplifie son incrustation définitive. J’ai un peu peur qu’il repasse de l’autre côté n’importe quand cela dit, car c’est trop simple comme voyage. Les réconciliations avec son fils sont touchantes et font de jolies scènes supplémentaires pour cette saison. Cet épisode nous ramène à nouveau à Berlin également, malheureusement, où Joe continue d’évoluer en ignorant que Juliana est en vie. Cela fait huit épisodes et il serait vraiment temps d’abréger. Les scénaristes semblent s’être dit pareil et font de son père le nouveau führer par intérim, ce qui permet de justifier l’introduction hyper longue du personnage et le départ de Joe qui quitte ainsi Nicole. Alléluia… de courte durée, car il ne part que pour mieux revenir. Juliana n’avance pas beaucoup dans cet épisode qui se concentre plutôt sur John et Helen, gérant des affaires politiques qui dépassent de loin le cadre de leurs habitudes. Cependant, elle parvient à capter des informations qu’elle ne devrait pas avoir et les transmet aussitôt à la résistance, s’inquiétant alors d’avoir lancé la destruction de sa ville d’origine. Elle prévient donc ses parents et Franck de fuir au plus vite, ce qui permet à ce dernier de comprendre qu’il est un peu concon depuis le départ. La fin d’épisode nous montre le décès d’Hitler et son remplacement inattendu de tous les personnages (mais pas tellement du spectateur il faut dire). L’épisode sert donc de grande transition vers une fin de saison qui s’annonce explosive, un classique plutôt très bien écrit à deux épisodes de la fin, mais pas franchement révolutionnaire.

09.pngÉpisode 9 – Detonation – 20/20
We will see each other again, of that I am certain

Juliana ne déconne plus et s’en prend à ses amis en bonne résistante : elle s’attaque à Lucy Collins et surtout à son mari, de manière à faire passer le message de la mort d’Hitler à la télévision. Cela fonctionne bien sûr et se conclue par la mort en direct d’Henry Collins. Voilà qui est fait. Frank perd un peu confiance en Ed qui lui a caché des informations cruciales sur l’interrogatoire de Kido, mais je n’accroche toujours pas. Après tout ce qu’Ed a fait la saison dernière pour lui, c’est vraiment du foutage de gueule, mais si cela peut l’aider à virer terroriste, pourquoi pas. Un flashback nous montre la première rencontre entre Ed et Juliana, et il est vraiment dur de ne pas kiffer Ed. Le jeu des acteurs est en tout cas parfait. De son côté, Tagomi découvre les horreurs de la bombe atomique alors que la crise de Cuba touche à sa fin… au moment où ça part en vrille dans le monde d’à côté, avec une déclaration de guerre des nazis aux japonais. Autant dire que c’est la merde. Toujours du côté de la merde, nous avons Thomas qui débarque chez Juliana pour en savoir plus sur son état de santé. Et pas un instant Juliana ne se souvient qu’ils sont filmés. Autant dire que c’est la merde, bis. L’épisode fait donc monter la tension, autour de la destruction assurée de San Francisco et autour de Thomas. La guerre est à leur porte et ce n’est pas bien rassurant et ça fait que ma critique est toute chaotique elle aussi. Tagomi décide de rentrer chez lui – dans son monde – avec un film de la bombe atomique, dans l’espoir d’empêcher un massacre, mais il arrive donc trop tard. La trame globale de guerre est retardée par les histoires personnelles de chacun et c’est justement ce qui fait la force de cet épisode. On y voit John lutter contre les idioties de son fils, Tagomi comprendre qu’il n’est pas le seul à voyager, Frank faire ses adieux à Ed avant un attentat suicide… La tension monte et c’est parfaitement mené, de l’attentat de Frank à l’arrivée de Togami sur place. Difficile de tenir en place à la fin de cet épisode, surtout que la musique y est excellente aussi. L’épisode se termine donc par une explosion qui ne laisse aucun doute sur le sort de Kido, increvable. C’était parfaitement mené d’un bout à l’autre et je m’attendais à ça en fin de saison. Dream a little dream of me…

10.pngÉpisode 10 – Fallout – 19/20
You manipulative son of a bitch

Un épisode qui entame par un flashback de Noël à une semaine des fêtes de fin d’année, c’est bien joué, d’autant plus que cela nous explique bien ce que l’on a vu cette saison et ce que va comporter cet épisode. Ce n’était pas forcément nécessaire, mais c’était bien amené. C’est définitivement la merde et le flashback nous permet de mieux comprendre tout le problème. Les nazis et les japonais sont forcés d’envisager la guerre totale, parce que la résistance enchaîne les actes terroristes. Frank s’est donc sacrifié pour pas grand-chose puisque Kido lui survit et est maintenant le plus haut gradé pour prendre les décisions. Du côté nazi, la guerre est désormais déclarée et tous les officiels envisagent l’extermination et la soumission pure et simple du Japon. Joe a une soudaine crise existentielle lui rappelant que son papa est un méchant, se précipite pour faire l’amour à Nicole dans son désespoir et… ne fait rien pour contrer son père, ce qui semblait pourtant être son intention de base. Ok, ok. Heureusement, John et Kido, ces deux bons gros bâtards des deux dernières saisons, s’unissent finalement pour empêcher la guerre. Cela fonctionne diaboliquement bien de voir les méchants œuvrer pour le bien global, ne voulant tout simplement pas une guerre. À l’inverse de la résistance, qui révèle son vrai visage ici. Juliana reproduit, malgré elle, le schéma développé par le film du Man in the High Castle en butant tous les représentants de la résistance à elle toute seule, et surtout Dixon, après des menaces de leur part sur Thomas et surtout sur elle-même. Voilà qui marche très bien et nous la laisse totalement dévastée. Joe finit par apprendre que Juliana est en vie dans une scène le réunissant à John et, franchement, il était largement temps après dix épisodes de voir cela. La série aura traîné ce poids de Joe pendant toute la saison 2 et j’espère que la suite saura s’en affranchir, car ça n’a pas du tout fonctionné et c’est l’un des gros points faibles de ces dix épisodes. John maîtrise parfaitement ses coups dans cet épisode, se débarrassant de Joe et de son père qu’il accuse facilement de trahison (et on le comprend, surtout quand on voit Joe ne pas vouloir sauver la côte Ouest avant d’apprendre que Juliana est encore en vie et changer d’avis… hein ?). C’est très bien joué de la part de John et ça lui permet d’atteindre le poste suprême, en toute tranquillité. Pas vraiment de surprise, mais une belle écriture des scénaristes. La guerre est donc finalement évitée de justesse. Thomas prend la décision la plus logique pour son personnage : celle du suicide. Même si ça sort un peu de nulle part dans cet épisode, il se dénonce lui-même et est emmené à la mort sous les yeux impuissants d’Helen et du téléspectateur. C’est déchirant et ça fait réfléchir : la série nous fait finalement construire un capital sympathie pour une famille nazie, hum. La fin nous ramène à une confrontation entre Juliana et le Man in the High Castle où cette compassion s’avère justement être la clé de cette saison, venant justifier ses multiples longueurs : c’est parce que Juliana s’est attachée à Thomas que la guerre a pu être arrêtée, et c’est ce qu’espérait notre vieux fou. C’est tiré par les cheveux, c’est sûr, mais force est de constater que ça fonctionne. Le cliffhanger qui suit, je l’avais vu venir à des kilomètres : Juliana retrouve l’une des versions de Trudy, mais elle est encore loin d’imaginer ces histoires de différentes version d’un même personnage. Cela confirme une théorie que j’avais depuis la saison 1 (il existe bien différentes versions de chaque perso, ce qui explique qu’on a vu une Trudy morte) et ça me va très bien. En revanche, c’est un peu frustrant, le cliff du côté de Tagomi n’étant pas beaucoup plus fracassant : la série m’avait habitué à mieux et fait espéré mieux ! Qu’à cela ne tienne, je reviendrai de toute manière en saison 3 me plonger dans leur délire dans l’espoir d’avoir plus d’infos sur la manière dont ils passent d’un monde à l’autre. En attendant, il me reste à prier pour que la saison 3 soit confirmée !

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EN BREF – Si la série reste excellente, cette saison 2 souffre d’un certain nombre de longueurs qui étiolent un peu sa qualité et la rendent moins prenante que ce que je disais des dix premiers épisodes dans mon éloge du mois de juin. Tant pis, cela reste malgré tout une série très agréable à regarder, avec pas mal de prises de tête et de mystères à résoudre en tant que spectateurs. J’ai particulièrement aimé la manière dont les personnages que je n’appréciais pas trop l’an dernier ont réussi à me passionner cette saison, au détriment de ceux pour lesquels j’étais pourtant resté. Les thématiques de fond, surtout sur l’adaptation et l’occupation, sont traitées avec beaucoup d’intelligence et une exécution très maîtrisée. Je continuerai à conseiller la série, mais plus de la même manière : c’est une série devant laquelle il faut s’installer confortablement et prendre le temps de réfléchir aux imbrications générales et à une trame qui, malheureusement, traîne un peu trop en chemin. J’espère une saison 3 de cette même qualité, surtout côté réalisation et acting !

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Utopia (S02)

Cet article date également de septembre, mais mieux vaut tard que jamais. Attention spoilers !

Avis : Après avoir englouti la saison 1 d’Utopia, je me voyais mal ne pas engloutir dans la foulée la saison 2. J’avoue m’être laissé une rapide pause de quelques heures avant d’enchaîner, déjà pour savourer le cliffhanger, ensuite pour finir la rédaction de mon article et enfin pour bronzer – puisque j’ai vu cette série lors du premier week-end de septembre qui était assez ensoleillé pour monter à 27°C quand même !

Tout cela n’a donc rien à voir avec la saison 2 et je pense qu’il vaut mieux entrer tout de suite dans mes attentes concernant les six derniers épisodes de la série : des réponses sur le sort de Jessica et Becky, des retrouvailles Alice/Grant (mais je ne suis pas convaincu que ça puisse arriver), une nouvelle traque et si possible, une vraie bonne conclusion. Oui, tout mon problème est là : j’ai vraiment peur de ne pas avoir droit à une conclusion car la série a été annulée…

Alors fin ou pas ? C’est ce que je m’apprête à découvrir !

 Note moyenne de la saison : 16,5/20

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Épisode 1 – 16/20
We can’t afford attachment, Philip. You need to remember that.

Bon, j’avoue avoir été surpris et un peu déçu par ce début qui est un épisode flashback sur le père de Jessica. Il a une telle importance dans la première saison que c’est une excellente chose d’en faire un vrai centre d’intérêt, mais j’aurais préféré que ça intervienne un peu plus tard. L’ambiance, la musique, les plans, les couleurs, tout nous rappelle qu’on est bien dans Utopia malgré le cadrage très ancien. Toutefois, je reste étonné de ce lancement qui repart bien en arrière et nous dévoile tout de Janus dans les années 70, de ce scientifique à la Walter Bishop (Fringe) qui se prend pour Dieu et des implications existant dès les premières années de la vie de Pietre. La note est un peu plus basse que ce que je donnais en saison 1, mais c’est sûrement parce que je trouve dommage de concentrer toute une heure de reprise à cette parenthèse dans le passé. Si la série avait commencé par là, ça aurait été un 19 ou 20 assez facilement (enfin, il manquerait quelques explications quand même pour un début). Après tout, il y a une scène de torture qui vaut presque celle du pilote. Cet épisode nous apprend toutes les informations dont nous avions besoin sur les origines du projet qui a détruit la vie paisible des personnages de la saison 1.

Épisode 2 – 17/20
What have I done to you Jessica ? What have I done ?

Voilà, je me replonge dans l’univers d’Utopia tel que je le connais, mais cela ne dure qu’un temps quand je découvre un Pietre jouant le bon père de famille alors que tout le monde s’est réinstallé dans une vie banale et même ennuyeuse. Bref, un peu de temps s’est déroulé depuis la fin de saison, mais ce n’est pas plus mal d’avoir accordé un répit aux personnages. C’était surtout nécessaire quand on voit ce qu’est devenu Grant, qui a évidemment bien grandi entre les deux saisons. Bon, évidemment, le répit est de courte durée avec le retour de Lee dans la vie de Pietre : la mort lui allait mieux, il est toujours aussi terrifiant. Il y a quelques longueurs dans cet épisode, des blagues et bien sûr du sang sur la fin. Il est intéressant de suivre la manière dont les personnages se retrouvent, à l’exception de Jessica qui est néanmoins toujours aussi psychopathe. L’ambiance de cette série l’est tout autant et c’est un vrai plaisir, même si l’effet de surprise s’est un peu dissipé par rapport à la saison 1.

Épisode 3 – 16/20
I would suggest no one Googles anything from now on.

Wow, cet épisode m’apprend que la série joue la carte des révélations : le père de Jessica et Pietre n’est en fait pas mort et, mieux que ça encore, il est avec notre groupe. C’est de loin l’information la plus importante de la série jusqu’ici et ça constitue le tournant majeur de l’épisode/la saison. Nous sommes à la mi-saison, ce n’est donc pas si surprenant. Autrement, j’ai bien aimé l’ensemble de ces 50 minutes, mais je trouve peu crédible que Becky et Ian acceptent aussi facilement d’inclure un nouvel adolescent dans leur problème, même si ce hacker apportait une touche nécessaire d’humour. C’est d’autant moins crédible que l’épisode fait aussi un clin d’œil aux fausses accusations des épisodes 2 et 3 de la première année avec la diffusion de la photo de Ian aux infos. La série est indubitablement bonne, mais il y a quand même une baisse de qualité par rapport à la saison 1 : moins d’action peut-être, quoique Jessica couvre bien cette branche (jolie perruque), mais surtout beaucoup plus (et trop ?) de prise de tête je trouve ! Les choses sont moins bien amenées de ce côté-là désormais, bien que ça reste bluffant.

Épisode 4 – 16/20
So you have nothing to worry about Ian. I’m sterile. Should we do it again?

L’introduction de cet épisode est sacrément longue, mais mon dieu, elle est aussi sacrément réussie : comme pour le pilot, elle nous plonge à nouveau dans un univers glauque et sombre avec ce père de famille qui tue toute la baraque après une virée on ne peut plus mystérieuse. Les révélations à ce sujet viennent plus tard dans l’épisode sans pour autant être hyper limpides, ce qui renforce le mystère et donne envie de continuer. Autrement, pêle-mêle : la relation Ian/Becky prend un mauvais tournant, où elle est hyper sincère avec lui, mais lui couche avec Jessica. La vérité ne tardera pas à exploser puisque Jessica apprend enfin que son père est encore en vie au moment où elle allait tuer Mr Rabbit – pendant que de leur côté, les autres découvrent que Mr Rabbit est une femme et que leurs aventures de la saison 1 ne se sont jamais terminées. Enfin, je n’accroche pas du tout à l’intrigue Dugdale (encore, toujours) et Lee/Pietre ont une intrigue qui paraît vraiment secondaire, mais qui est sympa pour le développement de ce second. J’en oublie une fois de plus Wilson dont je n’aime vraiment pas l’évolution au cours de ces quatre derniers épisodes. En bref, donc, un épisode qui révèle aux personnages des choses que l’on savait déjà et qui nous ajoute des mystères. Tant que ça fonctionne pour relancer la suite… Un peu trop en phase transitoire peut-être.

Épisode 5 – 17/20
For now, we are Mr Rabbit.

On s’approche de la fin, mais ça ne se sent pas trop, ce qui a tendance à m’inquiéter. N’ayant pas accroché aux intrigues de Wilson et Dugdale, les retrouvailles ne m’ont pas enthousiasmés plus que ça, mais je continue de vraiment aimer le personnage de Ian (malgré son erreur de l’épisode précédent) et à me sentir peiné pour ces personnages qui perdent tous leur famille. Heureusement, la réalisation reste impeccable, ça aide à rester dedans. C’était beaucoup plus intéressant du côté de Jessica qui retrouve Grant, son frère et son père ; mais aussi lorsque les retrouvailles avec Alice ont enfin lieu ! Cela fait un peu cinq épisodes que j’attendais ça, mais c’est vrai que l’actrice ayant moins grandi que Grant, ça fait un peu étrange. Les fusillades finales sont des plus intrigantes mais aussi les plus tristes de la série. Pietre est le personnage qui aura connu la plus grosse évolution de la série et ce n’est pas le dénouement que j’attendais pour lui. Quant à Mr Rabbit, j’adore la manière dont elle meure, mais je suis tout aussi dégoûté, car c’était pour moi le troisième personnage le plus intéressant de la série. Il reste Jessica on va dire. Le final est lancé à merveille par la séquence de fin qui promet donc le lancement de la grippe russe à grande échelle.

Épisode 6 – 18/20
I don’t think I am me. Not anymore.

Mon dieu, l’épisode final aura réussi à avoir la meilleure introduction de la série et peut-être bien la plus violente aussi, car elle consiste à détruire psychologiquement et à se poser tellement de questions. Ces cinquante dernières minutes s’avèrent être une course contre la montre pour retrouver l’agent chargé de contaminer le monde, ce qui permet la réunion de Wilson, Becky et Ian autour du même objectif, tandis que Grant s’est finalement transformé en pré-ado insupportable, comme tous les gamins de séries. Tout est réglé assez rapidement, mais c’est logique, l’épisode n’est pas si long. Il leur faut donc peu de temps pour réussir à anéantir toute menace. Cela dit, tuer l’agent chargé de répandre le virus n’est pas suffisant pour conclure la série. Becky décide de se suicider car elle n’a plus de médicaments, Wilson part en vrille. Au moins, il bute Lee et ça, c’est appréciable comme fin de le voir devenir le nouveau Mr Rabbit. En revanche, c’est une vraie fin ouverte et à l’opposée d’un happy-ending que propose Utopia. Difficilement pleinement satisfaisant, mais c’est le coût d’une annulation.

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EN BREF – Une saison 2 pas vraiment à la hauteur de la première, mais qui n’en reste pas moins brillante avec d’excellents moments. Tout reste impeccable du côté de la technique et ça ne fait que servir une écriture déjà bien maîtrisée, donc ce n’est pas que de l’artifice, une chose que je ne supporte pas et reproche trop souvent aujourd’hui. L’annulation de cette série est une aberration qui me renvoie à mes vieux traumatismes de l’annulation d’Hex ou à la saison 4 fantôme de Chosen (j’y crois encore).

Utopia (S01)

Cet article a été écrit en septembre… je l’ai juste jamais publié avant. Oups. Dans le cadre du Challenge Séries 2016, j’ai switché One Tree Hill avec les deux saisons d’Utopia.

Avis : 159 épisodes me séparaient de la fin des frères Scott quand j’ai eu la flemme de voir un épisode de mon challenge ou de ma longue liste de séries à voir et conseillées par des amis. Pourquoi faire simple quand on peut errer sur Internet ? Je me suis mis en quête d’une chaîne Youtube intéressante, sans succès. Puis, je suis parti sur Netflix pour voir un énième film culte survendu que je n’ai jamais vu. Et c’est là, parmi les nouveautés de septembre, que je suis tombé sur Utopia.

Je n’en avais jamais entendu parlé, mais le titre et l’image étaient intrigants alors j’ai fait un saut sur TVshow time, où elle est hyper bien notée et où les commentaires sont carrément élogieux. Restait à savoir si c’était justifié. Sans plus de suspens, le verdict : oui, ça vaut le coup.

Grosso modo l’intrigue de base de la série met un certain temps à s’installer, mais ça plaira aux fans de comics, de forums internet, de séries anglaises (à la Skins, à la Misfits, en moins ado) et de thriller. D’ailleurs, je parle de Misfits, ce n’est pas innocent : on retrouve dans Utopia l’acteur Nathan Stewart Jarret, c’est-à-dire Curtis de Misfits.

Le synopsis est assez simple : un groupe de cinq geeks qui ne se connaissent qu’à travers internet se rencontrent quand l’un d’eux leur dit qu’il a le tome 2 jamais publié du comic Utopia. Oui, sauf qu’il y a une étrange organisation qui tue tout le monde pour récupérer ce script.

Bref, ça a un côté Chosen, un côté Orphan Black, un côté Cluster Agency, un côté anglais et ça se confirme rapidement comme hyper intrigant. Je recommande vraiment beaucoup, surtout si vous avez Netflix, c’est à portée de clic dès que vous avez 6h. Attention quand même, la série possède une fin ouverte à la fin de sa saison 2, c’est un peu frustrant (mais ça vaut le détour).

Attention, spoilers ci-dessous.

Note moyenne de la saison : 18/20

00Épisode 1 – 20/20
Where is Jessica Hyde ?

Voilà ce que j’appelle une scène d’introduction réussie : on est tout de suite plongé dans un univers qui déboussole et casse les codes. L’esthétique est dingue, avec des touches de jaune et de bleu savamment dispersées tout au long de l’épisode et dès cette scène d’intro. De manière générale, j’aime ce mélange de couleurs vives et ternes. J’ai aimé l’introduction des cinq personnages principaux sur leur forum, même si ça exigeait une attention un peu plus grande en forçant à regarder l’écran. Leur rencontre ensuite dans le bar était super drôle et assez réaliste de ce qu’il se passe quand on rencontre vraiment des inconnus à qui on a longtemps parlé sur internet. La suite, un peu moins, mais c’est une série britannique, il fallait bien un peu de sexe. La violence de la série est en demi-teinte tout du long, hyper psychologique et intense, j’aime beaucoup le style et le fait que les premières explications sur Utopia et Mark Dane interviennent finalement assez vite. Ce qui est top également, c’est que ces explications développent la dynamique Becky/Ian. L’épisode se termine sur une torture horrible de Wilson Wilson, qui m’a fait fermer les yeux, oui, j’assume (et forcément), puis sur les retrouvailles du trio. Débarque alors la fameuse Jessica Hyde et je m’attendais à un running « gag » d’une saison avant son apparition, alors c’est une sacré bonne surprise. Ce pilot est excellent, tout simplement excellent, il définit l’ambiance, le cadre, les personnages, les bases d’une intrigue bien compliquée… I’m in.

Épisode 2 – 18/20
We need to find Utopia

Ça se complique niveau intrigue, avec des méchants clairement nommés cette fois, merci Jessica : The Network. Au moins, c’est clair. J’aime vraiment beaucoup cette série et son ambiance de psychose permanente. Le personnage de Jessica Hyde est tout simplement badass et l’écriture très réussie, tant dans ses relations avec Ian et Becky que dans les révélations. Les différentes intrigues qui divisent l’épisode sont toutes très intrigantes autant que révélatrices, et c’est là la plus grande frustration : chaque réponse apporte vraiment son lot de questions et les avancées sont là, ce qui donne encore plus envie de continuer. J’ai vraiment bien aimé la relation entre les deux gamins, pour une fois qu’on a des gamins dans une série qui sont pas trop trop cons (un peu quand même) et surtout qui jouent bien… ça change, c’est inhabituel. L’épisode voit donc Grant donner la suite d’Utopia à une gamine qui ne sait pas ce qu’elle risque à laisser les garçons dormir dans sa chambre. Tout plein de questions se posent devant cet épisode qui traite subtilement de la théorie du complot. C’est une bonne chose que ça ne traîne pas trop de ce côté non plus, mais de manière générale, les scénaristes ne traînent pas vu qu’ils n’ont que six épisodes pour tout traiter. Et moi, je vais tout aussi vite à dévorer la série.

Épisode 3 – 18/20
I thought part 2… it’d be like a new story. It ain’t. It’s the same just… just different.

Encore une scène d’introduction très pertinente qui redéfinit bien la signification de LOL, si vous voulez mon avis. C’est dur de décrocher de son écran, alors même que je comptais me la mettre un peu en fond sonore car j’avais des tas de choses à faire à côté, pour le blog notamment. Seulement, dans cet épisode, le Network se révèle être un adversaire redoutable car la fusillade du début est utilisée pour faire accuser Grant d’une tuerie de masse. L’épisode est légèrement plus lent, mais il développe de nouvelles dynamiques toujours très bien mises en place, notamment Grant/Jessica. On en apprend également plus sur le Mr Rabbit qui s’avère être au cœur du problème : c’est lui qui est à la tête du network et sacrifie tout le monde, y compris ces pauvres enfants gentils de l’intro. Tant de violence ! Ce n’est pourtant rien comparé à la fin de l’épisode qui relance le rythme à fond avec le manuscrit retrouvé et la prise d’otage chez Alice par Arby. Jessica Hyde tombe entre les mains du Network avec le manuscrit, une scène qui aurait pu (et dû) être une fin de saison.

Épisode 4 – 17/20
That’s who we become. We’re just like them now.

Nos héros sont déjà bien transformés par ces trois derniers épisodes et cette rapidité continue de me rappeler la violence que représentait les 20 minutes de Chosen. On est dans le même trip de violence permanente et de besoins de s’adapter pour survivre, et c’est plutôt bon. Arby, ou plutôt Pietre, est enfin développé à son tour et finit par vraiment attirer la pitié, un processus étrangement débuté au cours de l’épisode 3, au beau milieu d’une fusillade qu’il orchestrait pourtant. J’ai peut-être parlé trop vite concernant les gamins : Alice est tout simplement insupportable avec son devoir à rendre, mais quelque part, ça paraît être une intrigue très réussie en terme de construction de personnages. Dans les développements étonnants, il y avait le coup de téléphone de Becky. J’ai aimé sa relation avec Ian et la manière dont elle est une grande sœur pour les petits. Quant à la toute fin, il est très cool de voir Grant considéré comme un adulte, mais Alice s’avère être une vraie psychopathe. Définitivement, les longueurs sont chaque fois éclipsées par des scènes finales très prenantes, violentes et toujours pleine d’informations détonantes. L’intrigue se développe chaque fois un peu plus et c’est pour le moment un sans-faute avec cette histoire de grippe ne visant qu’une partie de la population, qui promet de grandes choses. Ça me rappelle un épisode de Fringe que j’avais adoré, un peu sur le même principe. C’est juste flippant car ça sonne tellement réaliste…

Épisode 5 – 18/20
The purpose of Janus is to sterilize. The purpose of Janus is to sterilize the entire human race.

L’intrigue autour de Becky concerne donc sa santé fragile, ce qui n’est pas si étonnant car on le savait depuis le départ. Plus étonnant et surtout plus génial : leurs ennemis se révèlent plutôt intelligent et la grippe apparaît même nécessaire. Le but ultime est donc de stériliser 19 personnes sur 20 avec le vaccin de la grippe russe, pour que l’humanité puisse continuer à survivre sans surpeupler la Terre. C’est terrifiant à quel point ça paraît être un but noble utilisant les mauvaises méthodes. Difficile de ne pas se poser de questions devant cet épisode. De son côté, Pietre prend des risques en révélant à Jessica que c’est de lui qu’elle veut se venger… Ces scènes sont assez impressionnantes car jouées à la perfection par les acteurs. Les révélations sont parfaites, dépassant même le cadre du prévisible quand il est révélé que Pietre et Jessica sont frères et sœurs. Ça me conforte dans l’idée que cette série est aussi prenante qu’elle est maîtrisée, et encore ça fait un moment que je n’en ai pas vanté la réalisation, le cadrage, les effets spéciaux, la lumière ou les couleurs. Les dernières scènes étaient un peu moins prenantes que d’habitude, mais leurs conséquences seront de toute évidence bien plus importantes…

Épisode 6 – 19/20
I repeat we have a vaccine, it’ll be out tomorrow morning.

Boum, fin de saison, déjà. On n’aura pas eu le temps de souffler au cours des cinq premiers épisodes et ce n’est pas celui-ci qui va déroger à la règle. Cet épisode réussit le coup de vraiment surprendre avec le personnage d’Anya qui s’avère trempée à tout ça depuis le début : c’est une espionne et elle n’est pas russe. Ce n’est pas si étonnant vu la série, mais je me suis laissé berner, trop concentré que j’étais à me poser des questions sur d’autres choses. Tout fait croire un (long) temps à une vraie conclusion pour la série dès cette fin de saison 1 car toutes les intrigues semblent résolues. Cela dit, on sent bien venir l’entourloupe assez vite. C’est donc seulement à moitié surpris que j’ai vu Becky décider de finalement s’enfuir seule après une crise et surtout que j’ai assisté à l’ultime twist concernant Janus. Jessica l’avait en elle depuis le départ, et c’est pourquoi ils étaient tant obsédés par l’idée de la retrouver. C’est une conclusion très sympa je trouve qui voit la révélation d’une méchante derrière le pseudo Mr Rabbit. C’est vrai que c’était trop simple que tout soit résolu par Grant. Depuis quand les gamins ont le beau rôle dans une série ?

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EN BREF – Une excellente surprise comme j’aimerais en avoir plus souvent, mais qui est déjà la deuxième de cette année après la découverte des épisodes de Secret City. J’aime beaucoup l’ambiance dans cette série, car il y est développé un vrai sens esthétique qui facilite l’entrée dans l’univers sanglant mais fun d’Utopia. Pour autant, il y a un humour certain et une ambiance très anglaise, qui ne manque pas de me faire penser à un Misfits bien plus atténué ou à un Cluster Agency (une bonne websérie française) plus violent. La conspiration qui est développée a la grande gentillesse d’être très vite dévoilée sans oublier de se compliquer épisode après épisode. De ce côté-là, je confirme la ressemblance avec Orphan Black et même avec Fringe, pour la science délurée. En quelques mots comme en cent, Utopia réussit à mélanger ce que je trouve le meilleur de plusieurs séries en un mix assez détonnant et toujours fonctionnel. Cette saison est super courte, mais c’est bien là sa seule fausse note.

Con Man (S02)

Avis : J’ai mon nom au générique de la saison 1 (enfin, en théorie, mais ça défile tellement vite que je ne l’ai jamais trouvé), vous vous doutiez bien que je finirais tôt ou tard par parler de Con Man !

L’an dernier, Alan Tudyk a lancé un projet de série en crowdfunding en réunissant autour de lui Nathan Fillion, Seth Green, Gina Torres et Felicia Day. Autant dire que je n’ai pas hésité longtemps avant de lâcher un peu d’argent pour eux afin de pouvoir regarder cette série. Avec de tels noms, la levée de fonds fut rapide et a dévié sur tout un business : comics, jeu sur portable (qui est génial), etc. De quoi largement compenser ma frustration de n’avoir pas pu, à l’époque, participer au financement de Veronica Mars ou du film Lust for Love de Dichen Lachman (avec tout le casting de Dollhouse ou presque, je vous hurle de le voir au plus vite !).

Finalement, la saison 1 a fini par débarquer en fin d’année 2015 et c’était plutôt drôle. Franchement, ce serait mentir de dire que c’est la série de l’année. Le format websérie ne l’aide pas vraiment avec un tel budget et l’humour n’est malheureusement pas toujours au point (en tout cas, ce n’est pas le mien). Qu’à cela ne tienne, c’est compensé par un casting de malade, qui enchaîne les excellents guest-stars (souvent venus tout droit du Whedonverse), et une critique du showbusiness très fonctionnelle et opérationnelle. Ironiquement également, la saison 1 me rappelait un peu la 5 de The Guild et c’était du tout bon, franchement.

Bref, quand j’ai appris qu’ils renouvelaient avec une saison 2, j’étais aussi heureux que sceptique sur la suite à donner, mais je me suis jeté dessus dès que possible (pas évident vu la diffusion chaotique et payante).

C’est parti pour la critique des épisodes !

Note moyenne de la saison : 15/20

01Épisode 1 – What Goes Up – 12/20
You both need to grow up

Retour tout doux pour la série : d’un côté, nous avons Wray qui sort avec l’agent de Jack sans lui dire et qui se retrouve à s’occuper de son proprio un peu sénile revivant sa gloire passée. Oui, bon, rien de bien passionnant par rapport à l’intrigue générale. De l’autre, Jack se retrouve dans une réunion sans son agent où il apprend qu’il est bon pour finir dans une série TV car il n’est plus un acteur d’envergure par rapport aux Hemsworth. OK. Quelques bonnes blagues émergent de cette réunion dans la critique du showbusiness, sans oublier des guest-stars très convaincants comme toujours, et c’est ce que j’attends le plus dans Con Man, mais franchement, cet épisode n’est pas des plus convaincants.

Capture d'écran 2016-12-15 14.49.17.pngÉpisode 2 – New Deal, No Deal – 13/20
Have you ever heard of artistic integrity?

La critique du showbusiness continue avec efficacité dans ce second volet des aventures de Wray, avec une danse très drôle des employés à l’agence, tous virés les uns après les autres. C’est tellement comme ça que j’imagine les choses que c’est sympa de le voir confirmé par Alan Tudyk et sa série. D’un autre côté, pas de guest-star exceptionnel me concernant, donc c’est un peu décevant quand je regarde aussi et surtout pour voir des réunions d’acteurs amis entre eux. Les liens d’amitié crevaient l’écran en saison 1 et faisaient beaucoup de bien à l’ensemble, c’est donc frustrant de ne pas les retrouver. Quelques bonnes blagues (get your shit together), mais rien qui ne me marquera au long terme, je pense.

03-2.pngÉpisode 3 – Them’s the Breaks – 13/20
I love your Grandmother, Wray

Le retour de Bobby fait beaucoup de bien à la série qui manquait un peu d’humour et qui en regagne beaucoup avec les déguisements de cette agent. Wray continue de vouloir décrocher le rôle du docteur/avocat dans la nouvelle série et fait ce qu’il peut pour y parvenir. L’épisode était sympathique, sans plus, avec une journée de tournage qui part en vrille pour Wray. Il fait tout pour paraître plus badass qu’il ne l’est, notamment en voulant faire ses propres cascades. Bref, ça apporte un peu d’humour sur le dessous de ceinture, mais il faut ce qu’il faut, j’imagine. Côté guest-star, il est cool de voir Tahmoh Penikett, je ne savais pas qu’il était engagé pour cette saison 2… mais je ne peux pas dire que je sois surpris puisqu’il a travaillé avec Alan Tudyk dans Dollhouse. Et bizarrement, je trouve qu’il vieillit bien, ce rôle le fait paraître beaucoup plus fun et énergique que dans mon souvenir.

04.pngÉpisode 4 – A Small Step for Manly – 12/20
You’re my TV agent.

Bobby est toujours aussi déjantée, mais ça fonctionne moins bien dans cet épisode où Wray l’embauche finalement comme agent et non plus simplement comme la nana chargée de gérer ses conventions. Je découvre un job au passage, mais cette première scène était trop perchée. En seconde partie d’épisode, Wray se fait larguer et Jack perd son assistante. L’épisode avait donc beaucoup de longueurs et peu d’humour, malgré un Jack chauve qui réussit effectivement à m’arracher un rire, avant un bras coupé un tout petit peu trop exagéré pour moi. C’est bizarre, je ne me souvenais pas que c’était autant WTF en saison 1 et ça commence à me laisser beaucoup trop perplexe.

05.pngÉpisode 5 – Dick Lansing – 14/20
I need your help for an audition

L’épisode démarre lui aussi par Bobby et un nouveau look, et il n’y a pas à dire, l’actrice y met du sien quand même. Tant mieux, car c’est l’une des seules réussites de la série cette saison. Je commence à me dire qu’ils auraient dû s’arrêter en saison 1, et c’est con quand même, parce que le casting est parfait. La blague du mixer était superbement gérée, j’ai moins accroché à la classe d’impro, malgré un concept plutôt drôle en lui-même et une scène qui a dû être horrible à tourner pour les figurants. Wray s’entraîne donc pour son audition avec encore un guest. Cette histoire d’audition s’étend à l’infini, même si c’est un fil rouge, ça commence à être too much, j’espère qu’on s’en débarrasse dans l’épisode 6.

06.pngÉpisode 6 -Gum Drop – 16/20
Drop the God damn gum!

Eliza Dushku ! Enfin ! Et elle est juste géniale dans ce rôle bipolaire de la nana gérant l’audition, dont on se débarrasse bien. Ce n’est pas pour autant la meilleure, « Sarah » m’ayant fait bien plus rire avec l’audition par elle-même et son insupportable chewing-gum. Bref, cet épisode m’a bien plus convaincu niveau grand délire, ça me rappelait ce que j’avais adoré dans la saison 1, et ça avait tout de suite plus de gueule que les précédents épisodes. Tout n’y est pas parfait et les scènes continuent d’être trop longues : les épisodes se divisent toujours en deux scènes et c’est risqué. Dès que l’on n’accroche pas à l’une d’entre elles, on a la moitié de l’épisode qui devient chiante. Et je dis ça sur le premier épisode qui m’a accroché du début à la fin.

07.pngÉpisode 7 – Pin Cushion – 14/20
I didn’t have to worry about that with Wray

Bon, je ne sais pas trop pourquoi je me suis arrêté après l’épisode 6 que j’avais bien aimé et que je viens de revoir. J’avais en tout cas envie de reprendre aujourd’hui, parce qu’avec tout ce qui se passe du côté du Whedonverse en ce moment, ça fera du bien de revoir ces acteurs que j’adore ensemble.

Bobbi est de retour pour annoncer à Wray qu’il n’a pas encore le rôle du docteur de l’épisode 6, confronté qu’il est à un Hemsworth, pour changer. Il est en convention, enfin : c’est un peu le titre de la série quand même. Cela permet le retour rapide de Felicia Day dans le rôle de Karen, la cosplayeuse, et l’arrivée de l’actrice qui incarne Karen dans Wrecked jouant ainsi l’organisatrice cinglée de la convention. Toutes les deux sont capables de me faire rire peu importe ce qu’elles font alors, c’était réussi (et j’ai éclaté de rire deux fois). Malheureusement, je n’arrive pas à raccrocher à l’humour d’Alan Tudyk autant qu’avant. Il se retrouve encore coincé dans un plan foireux alors que la convention tourne au désastre. C’était drôle, mais on a vu mieux.

08.pngÉpisode 8 – I’m with Stupid – 20/20
Wray, you’re trending worldwide.

La convention continue à partir en vrille pendant que dans les coulisses, nous avons toute une pièce qui se joue… une pièce musicale à mourir de rire, qui me fait espérer mon point de Bingo Séries. Une chanson, deux chansons (et quatre acteurs), trois chansons (et un fou rire honteux avec le rôle du chien qui ne meure pas, un gag super long qui m’a achevé) et quatre chansons. Bon, ce n’est clairement pas le musical du siècle, mais ça fonctionne ma foi, il était super hilarant. Gros coup de cœur surprenant sur la voix de Bobbi, aussi, et sur son interprétation toujours parfaite, dire qu’ils ne se connaissaient pas avant la saison 1. L’épisode est on ne peut plus stupide et les voit faire leur show fonctionne à merveille. Vraiment. Wray se retrouve face à un dilemme entre accepter le rôle de John pour Broadway ou la convention et le film spectrum. Le seul vrai défaut de l’épisode, c’est Nathan Fillion qui est incapable de prononcer gif correctement car tout le reste m’a fait mourir de rire, plus encore qu’en saison 1, tellement c’était perché.

09.pngÉpisode 9 – Back to the Past – 16/20
It’s a gun, Wray, it’s safety.

Il est l’heure de la réunion Spectrum et ça commence par une émission à la Youtube sur Spectrum et une attraction on ne peut plus dangereuse. Wray apprend qu’il est à ça d’avoir le rôle dans la série, car le premier Hemsworth s’est retiré… pour mieux être remplacé par un Hemsworth perdu. Franchement, ils sont fous. La réunion des acteurs se fait comme toujours dans la chambre de Wray et Dawn (Amy Acker, ENFIN) y débarque seule. Elle est toujours aussi brillante, peu importe le rôle, et toujours aussi sexy à draguer Wray en lui annonçant qu’elle ne le drague plus depuis qu’elle a des jumeaux… malgré la saison 1 où elle le draguait complétement. C’est complétement fou, mais pas autant que le caméo de Stan Lee, normal, en cours d’épisode. Stan Lee ! Sérieusement, quoi. Toujours pas fan du rôle de Jack, même si Nathan Fillion le gère clairement très bien encore une fois. Il y avait donc encore une fois un bon humour et cette saison offrait enfin ce que je voulais : de vraies réunions d’acteurs et des blagues.

10.pngÉpisode 10 – Dawn of Girth – 15/20
I will not « kill » him.

Le shock-a-con continue et c’est hilarant, avec les signatures qui vire au désastre lorsqu’Hemsworth débarque pour narguer Wray ; puis lors de la séance photo avec un panneau pour faire semblant d’avoir Jack présent. La séance photo est ce qui m’a le plus fait rire dans cet épisode, même s’il y avait un peu trop de temps entre chaque fan ; Pour avoir fait plus d’une séance photo dans le genre, le rythme y est plus vif, mais autrement la conversation entre les acteurs qui continuent comme si de rien n’était et les photos que personne ne regarde, ça me paraît être tout à fait réaliste. Au-delà de ça, l’intrigue avance un peu, et puis Alan Tudyk et Amy Acker qui flirtent, c’était hilarant, comme toujours. En revanche, repasser à un épisode de neuf minutes, c’est un peu abusé dans une saison où les épisodes duraient plutôt 20 minutes.

11.pngÉpisode 11 – A Shot with Finie – 14/20
Back to you.

Nous revoilà pour dix minutes de shock-a-con, qui commence à merveille avec un live d’émission youtube à mourir de rire. Les acteurs donnent du leur, j’adore : les présentateur d’un live 24/24 sont épuisés mais encore à l’antenne. C’est une critique facile des Comic Con, mais ça m’a bien fait rire. Il reste donc uniquement une soirée privée avec les stars où Tiffany essaye désespérément de boire de l’alcool sans que personne (et surtout Wray) ne la laisse faire pour autant. Wray essaye surtout par tous les moyens de s’obtenir le rôle-titre de sa série, comme tout le reste de la saison, mais les gags fonctionnent plutôt bien. On est loin des fou rire que j’avais quelques épisodes plus tôt malheureusement et on retombe dans une série qui se suit, mais que je ne regarderais probablement pas si le casting était différent ; et c’est dommage de réunir autant de talents pour nous faire un truc passable, sans plus.

12.pngÉpisode 12 – Shock to the System – 18/20
You can’t go in there, it’s a death trap

Il suffisait que je me plaigne d’une série passable pour me retrouver à exploser de rire à nouveau avec une Janet, la présentatrice, endormie et un Donnie Hendrix en perchiste. Ce guest-star est parfait. Bon, la matinée de Wray commence par quelques cauchemars, puis par un retard à son panel Spectrum. Il se confronte une dernière fois à son Hemsworth, dans l’attraction mortelle présentée quelques épisodes avant. C’est plutôt bien joué dans la cohérence globale de la saison, donc j’ai bien aimé cette résolution qui voit Wray obtenir le rôle alors qu’il n’aurait pas dû l’avoir. Il y avait de bon running gag (sans jeu de mots concernant Brenda bien sûr) tout au long de l’épisode et les jumeaux de Dawn s’avèrent être bien différents et à la paternité incertaine. J’adore. La toute fin voit Wray confronté à un problème de taille : le tournage de sa nouvelle série et du film Spectrum commencent tous deux le 15 septembre. Le moins qu’on puisse dire, c’est que c’est problématique. Ainsi, Wray enfonce tout le casting et refuse de faire le film… jusqu’à ce que ce soit suggéré un changement de date du tournage. La fin de saison nous laisse donc avec la promesse d’un film avec ce casting loufoque et plein de problèmes (Tiffany est même retombée dans l’alcool, bien sûr), avec un Jack qui regrette déjà de vouloir faire ce film. Il y aura sûrement de quoi bien s’amuser quand la saison 3 débarquera !

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EN BREF – Je ne sais quoi penser de cette saison qui a été plus inégale que jamais. Certains épisodes se suivaient sans plus, d’autres m’ont forcé à faire pause tellement j’étais mort de rire et ne pouvait plus suivre ce qu’il se passait. Le casting et les guests sont toujours ce qui fait la réussite d’un épisode, de même que les commentaires méta et la critique pas si sous-jacente du show business. C’est toujours un plaisir de voir autant de visages connus dans une série et je suis pressé de voir la saison 3, malgré les difficultés qu’à Alan Tudyk a conservé le même niveau d’humour et qualité narrative tout au long des épisodes. En plus, le format lui-même est incertain, oscillant entre 8 et 20 minutes, et c’est déroutant. Allez, à très vite Con Man… j’espère.

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