The Affair (S03)

 

Ci-dessous mon avis sur chaque épisode juste après visionnage, ce qui implique une longue pause de six mois… oups.

 Saison 3 | Saison 4 | Saison 5

Avis : Et oui, je sais encore comment on se débrouille pour créer un article sur WordPress, je suis désolé de mon absence ces dernières semaines, je me suis laissé déborder par le boulot. Je vous rassure les articles sont pour la plupart toujours mis à jour, mais je ne prends pas le temps d’en créer et ce n’est pas bien. Ceci étant dit, et si on passait à ce dont il s’agit ?

C’est parti pour la saison 3 de The Affair ! Je ne sais pas bien ce qu’il me prend. Je n’ai jamais été fan de cette série, bien au contraire. J’ai persisté à regarder malgré une lenteur indicible, des défauts monumentaux (à commencer par des scènes de cul absolument inutiles à la narration, devenant ainsi gênantes) et un personnage principal que je ne supporte pas juste parce que j’adorais le générique, le personnage d’Helen, Joshua Jackson (mais pas le perso) et que, même si je me refusais à l’avouer, j’étais pris dans l’intrigue policière qui.. m’intriguait (un comble non ?).

L’interminable attente avait été largement récompensée par l’incroyable fin de saison 2, qui d’une manière inexplicable avait réussi à être tout bonnement excellente, ralliant les quatre personnages principaux dans un terrible accident et voyant Noah se sacrifier pour Helen, le truc improbable au premier abord mais parfaitement développé. Et cette fin parfaite suffisait à conclure la série, mais inexplicablement toujours, la saison 3 était annoncée dans la foulée.

Et alors que j’avais juré qu’on ne m’y reprendrait pas, cette fin me motivait à tenter de voir ce qu’ils allaient faire d’un temps supplémentaire. C’est malgré tout à reculons que je me lance dans la saison 3, par curiosité malsaine et parce que je n’aime pas abandonner en cours de route une série. Alors, est-ce que j’ai bien fait ? La réponse ci-dessous !

Note moyenne de la saison : 12/20.

01.pngÉpisode 1 – 09/20
– Where are you going?
Grieving.

Pourquoi ai-je continué si j’entame avec une telle note ? Comme pour les deux premières saisons, c’est inexplicable. Il faut que je fasse soigner ma curiosité malsaine. La première partie de l’épisode nous propose la perspective de Noah, ça commence donc bien mal, à l’enterrement de son père (pourquoi pas ?). L’épisode nous révèle qu’il s’agit du futur, après son temps en prison, évoqué en cours de route par des flashbacks. Il semble être libéré en conditionnelle et est clairement hanté par un fantôme de son passé, qui est apparemment un garde qui l’a maltraité. Franchement pas intéressant, il est redevenu professeur et entame un flirt avec une française. Alors, du côté des choses qui sauvent légèrement cet épisode, il faut évoquer ce nouveau générique plus cool, le renouveau total des intrigues et la juste utilisation des flashbacks qui ont pourtant tendance à être trop facilement un moyen de combler le vide ailleurs. Aussi ennuyeux que fut cet épisode, je ne peux pas nier non plus que le mystère est prenant et m’intrigue, alors même que j’en ai supposément rien à faire de ce qui peut arriver à Noah, surtout que je me range du côté de son étudiante qui le traite de violeur sans morale. Il est intéressant de voir les scénaristes lui refuser une nouvelle scène de cul et explorer la piste d’une nouvelle affaire qui met malgré tout trop de temps à se dévoiler… mais il aurait été préférable de les voir s’occuper d’un personnage qui ne soit pas Noah pour ce retour. La toute fin constitue un cliffhanger véritablement efficace et marquant, et j’ai envie de savoir qui je dois remercier pour ce coup de couteau ! La perspective est tout de suite plus intéressante pour la suite de la saison, après ce premier épisode une fois de plus très long et lent et chiant.

02Épisode 2 – 14/20
All you need is a good lawyer

Et c’est reparti pour un bon gros moment gênant avec l’introduction sexuelle de cet épisode. Malgré tout, cet épisode débute très bien en se concentrant sur Helen, de loin mon personnage préféré dans cette série. En revenant un an avant l’attaque subie par Noah, on découvre qu’elle continue de voir son médecin, que son ex-mari reste un connard même en prison et que sa fille aînée est toujours complètement perchée. Cette dernière est vraiment plus cool depuis le meurtre de Scott, c’est brillamment drôle. Ce point de vue passé n’aide pas franchement à comprendre plus de choses sur le fil rouge de cette saison, mais il offre la possibilité de voir la culpabilité d’Helen et son réajustement à la vie quotidienne. Dans une seconde partie, les scénaristes reviennent sur Alison, qui est probablement une coupable idéale pour ce qui arrivera à Noah. Elle revient donc dans sa vie après avoir disparu pendant six mois et semble être une femme nouvelle, mais encore totalement rongée par son passé. Et clairement, elle ne s’arrange pas la vie avec ce retour. On découvre ainsi qu’elle a cédé ses droits de garde à Cole et que celui-ci n’est pas prêt à laisser sa fille côtoyer sa tarée de mère. Il finit bien sûr par changer d’avis, parce que Cole est cool. Comme l’an dernier, je remarque qu’il n’y a pas photo : les épisodes qui se déroulent presque sans Noah sont bien meilleurs que ceux qui nous l’imposent comme personnage principal. Les longueurs de ce second volet sont donc plus supportables et l’avancée de l’intrigue plus intéressante, le passé d’Alison en pleine démence et la culpabilité d’Helen étant capables de captiver l’attention.

03Épisode 3 – 13/20
I don’t know I’m not his wife

Attendez, quoi ? On va se taper le point de vue de Juliette aussi maintenant ? Mon dieu, j’ai eu envie de m’arrêter quand j’ai vu ça, surtout que les premières minutes de l’épisode ne servent vraiment à rien. J’entends d’ici les fans me rétorquer que si, que ça instaure le personnage, son point de vue, sa vie, tout ça, tout ça. Malheureusement, il y avait vraiment moyen de le faire plus rapidement que ça et surtout plus efficacement, parce que finalement, ces quelques informations à glaner en cours de route, ce n’était pas ça. Bon, c’était en français, ça aide, même si c’était un français passé et très anglais (« les hommes sont de tels idiots », franchement, je n’entends pas les français parler comme ça autour de moi ; c’est vraiment une traduction littérale du such). Quoiqu’il en soit, le débat du dîner est bien plus intéressant dans cet épisode qu’il ne m’avait paru l’être dans celui du point de vue de Noah ; il faudrait possiblement que je compare les deux pour me rendre compte de ce qu’il en est réellement et des différences présentes entre ces scènes. Sans être un personnage auquel je m’accroche, le point de vue de Juliette fut finalement moins ennuyeux que prévu. Plus étonnant : le point de vue de Noah m’a remotivé en milieu d’épisode. Qu’on s’entende bien, quand j’ai vu que c’était lui et pas Cole, ça m’a vraiment énervé. Cependant, j’ai trouvé la double narration présent/passé mieux menée que d’habitude, avec un gardien de prison tellement creepy que j’en arrive à l’imaginer forcément innocent. Il ne faut pas oublier que tout ça est vu du point de vue de Noah et qu’il a été assez clairement démontré qu’il n’était pas hyper fiable comme témoin, rien que dans son regard sur les femmes au cours des premières saisons. À cet égard, la vision de la scène du baiser et de l’abstinence sexuelle de l’épisode 1 selon Juliette est bien mieux présentée et crédible que la manière dont elle s’était supposément jetée sur lui. On touche là une nouvelle fois à l’un de mes grands problèmes avec la série : c’est bien beau de dire que l’on raconte selon plusieurs points de vue, mais il faut quand même s’assurer une cohérence. Les différences sont tellement énormes dès qu’il s’agit de Noah. Le personnage se ment à lui-même et est toujours la première vision que l’on a, ce qui rend détestable une bonne partie des intrigues qui pourrait, je pense, m’accrocher un peu mieux présentées dans l’autre sens. N’empêche que cet épisode m’a plutôt bien plu, et ça en fait deux coup sur coup, et c’est intrigant, moi qui passe ma vie à la critiquer depuis deux ans !

Capture d'écran 2016-12-13 01.32.11.pngÉpisode 4 – 08/20
She is still Johnny’s mother

Enfin une première partie sur Cole, il était temps ! Malgré tout ce qu’il s’est passé, il rêve encore d’Alison après tout ce temps, ce qui est un peu exagéré si vous me demandez mon avis. Les deux semblent complétement déconnectés de l’intrigue principale de la saison, mais du coup, l’épisode aussi, et on se fait un peu chier, il n’y a pas à dire. Cole tente désespérement d’inclure Alison dans sa vie, contre l’avis de sa femme, et son point de vue nous le montre clairement amoureux et en train de se valoriser. Sans surprise, la seconde partie se focalise sur Alison et nous raconte cette même histoire chiante de son point de vue à elle, donc avec d’autres scènes, d’autres vêtements et surtout d’autres idées derrière la tête. Alison est totalement cinglée et ça devient très chiant d’apprendre qu’elle a encore des sentiments pour Noah, au point de tenter de l’appeler. Forcément. Quant aux deux versions de l’intrigue de la semaine, elles sont évidemment hyper différentes l’une et l’autre, mais une fois n’est pas coutume, elles sont surtout trop différentes. Tous les personnages de cette série vivent dans des mensonges grossiers. Je veux bien qu’ils racontent leur version de l’histoire, mais il y a des points de différences qui sont bien trop différents. Cela mériterait d’avoir une confrontation entre les deux personnages, voire simplement des preuves matérielles : genre l’accident de cheval, c’est bon. Les deux versions sont trop différentes pour être la même histoire et pour ne pas être confirmé par d’autres éléments (témoins, photos…). C’est un gros défaut de The Affair qui n’est pas nouveau, mais qui est super chiant. En bref, la note peut paraître sévère pour cet épisode qui n’est pas totalement inintéressant en soi, mais force est de constater qu’il n’apporte rien d’utile à part son cliffhanger (et encore !) et le n’importe quoi du couple Alison/Cole. Bref, le pire de The Affair

05.pngÉpisode 5 – 13/20
Noah, did someone stab you in the brain

Nope, il a juste toujours été comme ça Alison. Cet épisode reprend bizarrement exactement là où la série nous avait abandonné la semaine dernière, avec le même point de vue d’Alison pour débuter. Et elle a beau dire à Noah qu’il « looks awful », moi je trouve qu’il a maigri. Bizarre. Noah reste l’insupportable bâtard habituel quand même, en s’incrustant, puis en forçant Alison à le suivre, comme d’hab. Ce n’est pas faute d’avoir entendu sa conversation avec Cole, et cette conversation était passionnante puisqu’elle a recouché avec. Je n’accroche toujours pas au personnage de Noah (eh, c’est techniquement pas un viol parce qu’il est marié avec… SERIEUSEMENT ?) et encore moins à cette attraction inexplicable d’Alison pour lui. On a beau avoir son point de vue, c’est incompréhensible, car déjà là, il est un connard. Et pourtant, elle retombe dans ses bras, le suit dans ses conneries et pas trop de surprise quoi, c’est n’importe quoi. Au moins le personnage est constant. La seconde partie nous offre le point de vue de Noah à un tout autre moment (ouf !), celui où Alison lui a avoué vouloir se séparer de lui. On redécouvre donc son passé en prison et sa relation tordue avec le gardien. Il se réveille subitement aux côtés d’Alison, ce qui poursuit son point de vue, et lui raconte alors toute l’histoire. Et merde, je préférais la partie en prison, qui finit pas sur une note intéressante finalement. Quant à Noah et Alison, ils finissent par coucher ensemble mais il signe quand même les papiers du divorce, après une nuit à se confier sur sa triste vie. Du beau gâchis cette série, trois saisons pour en arriver là, c’est pas du tout dérangeant. Bon, cela dit, j’ai apprécié le cliffhanger qui nous confirme que Noah n’est pas au premier stade de la paranoïa, mais a carrément des hallucinations assez violentes. Cela ressemble plus ou moins à un stress post-traumatique et ça ajoute de l’intérêt à une saison autrement bien plate. Bon fil rouge et personnages détestables, donc, comme toujours avec The Affair.

06.pngÉpisode 6 – 13/20
This is supposed to be a happy occasion and as usual Noah Sollaway is ruining it

Quelques mois plus tard, me voici de retour pour finir cette saison que je trouvais pourtant très bonne pour cette série. Allez savoir pourquoi j’ai mis de temps à la voir. Oh, j’ai bien essayé une fois mais les liens étaient morts et je n’ai pas spécialement persisté. Alors voilà, on est en juillet, y a plus vraiment de séries à voir, je me suis dit qu’il serait bon de terminer cette saison. J’avoue que rien sur cet épisode, j’ai un peu déprimé : une heure ! Il dure une heure pile ! Mon dieu, quoi.

La première partie de l’épisode se consacre sur Helen et plus particulièrement sur les parents de celle-ci qui se remettent ensemble. Allons bon, la sous-intrigue parfaitement inutile ! Helen passe tout son temps à défendre Noah et péter un câble de voir sa mère pardonner si facilement à son père de l’avoir trompé… Cherchez l’erreur, une histoire de paille et de poutre dans l’œil, tout ça, tout ça.

Le lendemain, Noah ne se pointe pas au RDV scolaire de son fils Martin contrairement à ce qu’il avait dit. Helen tente désespérément de le contacter, mais ça ne sert à rien. Ce n’est pas bien passionnant à suivre, mais au moins, je suis heureux de recommencer la série avec une partie sur Helen. C’est tout de suite beaucoup mieux quand elle confronte Nina pour avoir des nouvelles de Noah et que celle-ci lui met la réalité en face des yeux. Il était temps que quelqu’un fasse prendre conscience à Helen qu’elle était une control freak et tellement d’autres choses.

En pleine perte de contrôle, Helen se réfugie dans les bras du meilleur ami de Noah, Max. Hop, elle couche avec alors qu’il vient de lui dire qu’il est sur le point de se marier, et enchaîne ensuite avec un tas de questions sur Noah. Pauvre Max qui avait espoir que ce soit par envie de lui qu’Helen se jetait dans les bras. J’ai beau adorer Helen elle fait complétement de la merde dans cet épisode. Et puis, cette relation avec Max tourne en rond…

Un peu comme celle d’Helen avec Vik. Clairement, elle est encore amoureuse de Noah et ferait mieux de se remettre avec, mais ce n’est pas ce qu’elle fait. Elle préfère au contraire s’engueuler avec Vik et apprendre de son fils où se trouve Noah (au moins, ça donne une idée de ce qui nous attend pour la partie sur Noah).

Totalement obsédée par son ex-mari, Helen choisit ainsi d’aller en Pennsylvanie pour le retrouver. Ah ça, pour le retrouver, elle le retrouve : il est dans un lac à crier à Martin d’arrêter de… de quoi au juste ?

La deuxième partie se consacre comme prévu à Noah qui retrouve sa professeure de français, Juliette, après son accident. Quel boulet. Celle-ci continue d’être aussi chiante que dans mon souvenir à être totalement obsédée par Noah (encore une, allez comprendre !), à parler de son mari ayant Alzheimer et à enchaîner aussitôt sur une séance sado-maso avec son nouveau mec. Pas de bol, Noah refuse et prend le train ?? Non, le bus de nuit. SHIT, j’ai cru enfin tenir mon point du bingo et non. Le pire, c’est qu’on entend un train dans la scène suivante, la série fait le choix de me torturer, sans même le savoir.

Bref, Noah arrive comme nous le savons en Pennsylvanie dans la maison de son père. Pas étonnant qu’il rate le rendez-vous scolaire de Martin après.

Il tombe sur un vieil ami d’enfance qu’il n’a pas vu depuis longtemps et qui l’invite en toute logique à dîner. La logique de cette série… Ils trouvent toujours des prétextes et des sous-intrigues de dingue pour compléter leur scénario bien vide, ça me fascine autant que quand je regarde les journées interminables de Love. Bref, de retour dans sa maison, Noah tombe sur Martin.

Ce dernier avoue vouloir faire l’armée pour ressembler à son grand-père, allez comprendre la logique là encore, et Noah le fait inviter chez son pote qui a bien sûr une fille de 17 ans tout à fait charmante. Le repas ne se passe pas franchement bien, puisqu’il y a aussi Stevie, un autre vieux pote de Noah totalement insupportable et connard avec ses potes. Noah continue de sombrer peu à peu dans sa folie, c’est juste incompréhensible.

Martin le retrouve inconscient dans la salle de bain après son évanouissement. Les deux s’engueulent, comme toujours, et pour se réconcilier avec son fils Noah avoue (enfin) ce qu’il s’est passé la nuit de la mort de sa mère. C’est lui qui a écrit sa lettre de suicide avant de l’euthanasier. Et Helen ne le sait pas après 25 ans de mariage, donc. Nor-mal. C’est un peu tiré par les cheveux.

N’empêche, j’ai grave la poisse avec cette série, l’épisode s’est mis à buguer à la 56e minute et j’ai dû changer de lien pour réussir à le finir. Le streaming parfois, c’est n’importe quoi. Et donc pour une raison ou pour une autre, raconter la vérité à son fils fait que Martin accepte de retourner à l’école… du moins, si cette conversation a vraiment lieu, car on sait que Martin est censé être rentré chez lui à un moment pas si avancé de la nuit.

Le lendemain, Noah se précipite dans le lac pour sauver son fils mais, quand celui-ci se retourne, Noah est confronté à… lui-même, adolescent. OK, pas perché du tout déjà. Bref, la série est toujours beaucoup trop lente, mais le mystère autour de la santé mentale de Noah est franchement intéressant et un parti pris qui renouvelle la série de manière cool.

07Épisode 7 – 12/20
I need help

Helen ramène donc Noah chez lui après l’avoir trouvé en plein délire dans son lac. Cela promet, j’vous jure. Comme ils se retrouvent dans une voiture, elle craque de nouveau pour lui et c’est ridicule et elle laisse ensuite le plus long message vocal du monde à Nina pour lui raconter sa vie. Elle s’occupe même de le doucher.

Bizarrement, Vik ne le prend pas si bien que ça et trouve le plan d’Helen pourri, surtout quand elle lui dit qu’elle ne veut pas prévenir les gamins ou qu’elle lui demande de l’examiner. Noah continue d’être le plus parfait des connards malgré toute l’aide de Vik. Il faut dire que ce dernier le voit comme un accro au Vicodin, ce qu’il est clairement. Bref, Noah est bon pour un centre de désintoxication et Helen n’arrive pas à le croire. Sa détresse est palpable à l’écran, j’adore cette actrice… mais je crois que je l’ai déjà dit auparavant.

Whitney a la bonne idée de passer par la maison pour récupérer la tante pendant que son copain, Furkat, l’attend patiemment à l’extérieur. Enfin, ça c’est la théorie parce que dans la pratique Furkat est en train de foutre une raclée à Noah. C’est pratique, les choses dégénèrent à fond en moins de temps qu’il ne faut pour le dire comme ça. Whitney s’en prend désormais à sa mère et Helen comprend peu à peu les sentiments qu’elle a encore pour Noah, qui réussit malgré tout ça à s’endormir. C’est beau de voir à quel point elle est conne.

Elle ment une fois de plus à Vik qui en a cette fois marre, casse le fameux cactus de leur relation (vu et revu dans les résumés des épisodes précédents) et se barre enfin de cette relation totalement toxique pour lui. Du coup, Helen demande à Noah d’arrêter de se détruire et lui dit qu’elle le pardonne, lui demandant au passage de recommencer à zéro avec lui. MAIS POURQUOI ? COMMENT ? Aaaaah, c’est à virer fou et elle l’embrasse, et c’est sa version de l’histoire donc il n’y a aucun doute. Hop, les deux s’embrassent et couchent ensemble. Putain, Helen, tu es tombée bien bas…

La deuxième partie reprend à nouveau toute cette histoire du point de vue de Noah cette fois, et de son obsession pour son gardien de prison. Quel couple malsain que Noah & Helen, chacun avec leurs obsessions. Bref, Noah découvre que John est marié et vit près de la prison, grâce à la mère de celui-ci qu’il revoit dans son magasin. C’est pas du tout creepy déjà.

On a ensuite droit à quelques flashbacks de Noah ça faisait longtemps (enfin au moins un épisode, et celui d’avant, je ne m’en souviens pas) avant d’en revenir à Vik et Helen. Le truc, c’est que ça fait bien longtemps que j’ai arrêté de croire à la vision de Noah, donc Helen me suffirait. Cela dit, j’avais oublié à que Noah avait eu une triple fracture de la clavicule. Du coup, je compatis un peu avec lui, même si moi, je ne suis pas devenu accro aux anti-douleurs comme lui, quoi. C’est cool, je me sens trop fort comme ça !

La vision de Noah est tellement biaisée de tous les coups, ça en devient grave chiant son délire de persécution. Merci, mais non merci. Si encore ça avait été monté dans l’autre sens, ce serait intéressant, mais là, comme on vient d’avoir la version d’Helen hyper logique, c’est juste stupide d’enchaîner là-dessus. La seule chose intéressante, ce sont donc les flashbacks, malheureusement, ils sont bien mal répartis dans les souvenirs de Noah.

J’ai aimé découvrir sa version des faits avec Furkat également, comme on ne l’avait pas vraiment eu du point de vue d’Helen. Après, il reste le problème de l’absence d’Alison et Cole, entre autre. La psychose de Noah a beau être intéressante sur le papier, je continue d’avoir un peu du mal à parfaitement accrocher à cette intrigue, car ça tourne un peu trop en rond, comme toujours dans cette série.

Bon et donc pour Noah, Helen lui a redonné du Vicodin, ce qui n’est pas crédible et le fait boire, ce qui n’est pas crédible non plus. C’est tout le problème de la série après, on ne sait jamais qui vraiment croire et je crois qu’aucun d’entre eux n’est parfaitement crédible. Cela manque d’une version définitive nous confirmant qui dit vrai. J’adore le postulat de base qui est que chacun a sa vérité, c’est parfaitement vrai et tellement logique…

Seulement, cela concerne des nuances, que la série réussit parfois à montrer, pas des choses aussi énormes que ce que propose The Affair une fois sur deux. Bon, ben, je n’ai toujours pas changé d’avis sur la série les amis ! Je suis curieux de voir où ils vont et de comment ils vont résoudre la série, mais je ne suis pas fan des longueurs et des points de vue trop divergents pour être pleinement crédible. Alors avec en plus un Noah qui a viré fou…

08Épisode 8 – 10/20
You are divorced from Noah. And so am I. Cheers!

C’est reparti pour un nouvel épisode qui cette fois se préoccupe un peu d’Alison. J’avais oublié le coup de l’accident de cheval qui correspond tout à fait à ce que je disais dans le dernier paragraphe du 7, c’est malin.

La première scène voit la copine de Cole demander une garde partagée pour Alison… WTF ? Bon, en vrai, j’ai dû revenir en arrière parce que j’étais plus surpris de voir le stylo de l’avocate d’Alison tomber en gros plan et réapparaître comme si de rien n’était sur sa table quelques secondes plus tard. La logique. Alison s’en tire donc avec la garde partagée de sa gamine, allez comprendre pourquoi ou comment. Je suis pressé d’avoir la version de Cole. Bon, c’est aussi parce que j’adore Cole, mais bon (réflexion idiote, mais… il a grossi ?).

De manière bizarre, je n’accroche pas à ces deux-là aujourd’hui, pourtant c’est toujours mieux que Noah, même s’ils s’engueulent à propos de (vous l’aurez deviné) cet imbécile paranoïaque. Alison se rend ensuite dans un HP pour aider une jeune nana paumée aux tendances suicidaires depuis la perte de son gosse. Pour l’empêcher de faire de la merde, elle répond simplement que la vie est un cadeau. Mouais, moi on m’a appris que la mort était le cadeau de Buffy alors je suis sceptique.

Je suis partagé. La scène est superbement interprétée malgré une écriture simpliste, mais je trouve qu’elle n’apporte en fait rien du tout, à part qu’elle comble cinq minutes de l’épisode et justifie (non) qu’Alison tombe sur Cole à son retour.

Allons savoir pourquoi, elle veut lui parler du fait que, eh, elle a peut-être un job dans cette clinique psychiatrique. Le problème, c’est que la clinique est à 4h de chez Cole & Johnny. Du coup, il s’énerve de manière assez logique mais totalement bâtarde contre elle. Là encore, on sent bien que c’est du point de vue d’Alison. Pff, ils sont tous tellement centrés sur eux-mêmes que la série devrait s’appeler The Egoist et être un concours pour déterminer lequel détient le titre.

Dans le même genre, Helen débarque en ville et dans un bar pour une conso avec Alison. La logique. Les deux sympathisent alors : Helen en profite pour se vanter de son lien encore existant avec Noah tout en cherchant des infos sur son mari, clairement encore affectée par l’absence de réponse suite à son engueulade avec Nina. Je ne sais pas trop à quoi sert son intervention dans cet épisode.

La toute fin est beaucoup plus intéressante : Cole est de nouveau interrogé pour la tentative de meurtre sur Noah car son alibi ne tient pas… ce n’est pas comme si on le savait déjà ou comme si je soupçonnais Noah de s’être auto-attaqué.

Nous revoilà ensuite en début d’épisode, mais du côté de Cole. Si je me disais curieux plus haut de voir ce que ça allait donner, je dois avouer qu’en fait, ce n’est pas trop ça car les scénaristes passent un trop vite sur certains éléments et réécrivent les scènes de manière un peu paresseuse. Je pense même que ça doit être très chiant à tourner pour les acteurs (réflexion idiote le retour : il paraît moins gros quand c’est de son côté).

La vie de Cole est encore moins passionnante que celle d’Alison, même si on le sent perdre prise peu à peu avec son histoire de chantier. Tout est fait pour qu’on le suspecte effectivement de s’en être pris à Noah, mais je continue de penser que c’est beaucoup trop facile pour être vrai.

Finalement, le fait d’expédier toutes les scènes de Cole et Alison déjà vues permet d’arriver plus vite à l’intérêt de cet épisode : Cole veut refonder une famille mais se fait arrêter alors qu’il était prêt à la commencer. De manière pas logique, Alison vient lui rendre visite en cellule. C’est à elle que Cole explique ce qu’il faisait si proche de New-York : il allait voir le médecin d’Alison pour savoir quoi penser d’elle parce que eh, il est toujours amoureux. Nous voilà bien, c’est tellement n’importe quoi cette série.

Bon, ce n’est pas franchement une surprise et Joshua Jackson joue merveilleusement bien, mais franchement, je l’admire sur ce coup-là. Il arrive à me faire croire que Cole est vraiment amoureux alors que putain, n’importe qui de censé se serait déjà barré pour son autre femme hein. Allons comprendre également pourquoi, Alison avoue être amoureuse de lui elle aussi. Mais quoi ?

Autant pour Cole, c’est crédible, autant pour Alison, ça paraît totalement sorti de nulle part. Cette série, je vous jure ! Et malgré tout, Cole rentre chez lui auprès de sa femme à qui il demande de le pardonner, mais c’est n’importe quoi !

092.pngÉpisode 9 – 15/20
I was driving. It was an accident.

L’épisode reprend avec Helen, décidemment, c’était sa saison ! Elle se réveille au côté de son cactus renversé, ça commence bien, et elle décide donc d’emmener ses enfants à la plage, passant devant le lieu où elle a renversé le frère de Cole. OKLM la meuf quoi ! Je ne sais déjà pas comment elle peut conduire si calmement, mais alors sur les lieux de l’accident, sérieux ?

Comme prévu, cela lui revient à la gueule assez rapidement quand elle voit une photo de la mère de Cole. Ses parents sont tout bonnement insupportables avec elle et elle finit par avouer la vérité à l’ensemble de sa famille. C’est super bien joué même si je ne vois pas trop pourquoi la culpabilité la fait parler seulement maintenant, après tout ce temps.

Son plan d’aller tout avouer aux Lockhart tombe à l’eau quand ses parents réagissent au quart de tour, puis quand elle n’a juste pas le courage d’aller tout avouer. Nous avons ensuite droit à sa version des faits dans la conversation avec Alison au bar et c’est tellement différent… Je veux bien que ça nous montre qu’Helen se sent perdue, mais même le contenu de la conversation n’a plus rien à voir avec ce qui était dans l’épisode 8. C’est franchement dommage parce que cette version de l’histoire d’Helen est carrément bien plus passionnante, mais je préférais largement son look de l’épisode 8.

D’une manière ou d’une autre, Helen trouve alors le courage d’aller tout avouer à Vick, de l’accident à la raison pour laquelle elle pense avoir laissé Noah revenir dans sa vie. Cette actrice est beaucoup trop douée et jouer dans cette série est une vraie perte de potentiel pour elle. Elle pourrait trouver tellement mieux ! Enfin, elle a réussi à rendre intéressante la première partie de cet épisode et je ne m’y attendais pas. Ses réconciliations avec Vick étaient touchantes.

Malheureusement, la deuxième partie se concentre sur Noah qui sort de son train sans qu’on ne le voit dans le train pour autant (mais putaaaaaaaaaaain). Où est-il ? Toujours à la recherche de sa vérité ! Il débarque au salon de coiffure de la femme de son ancien gardien, la suit à la maison et tombe sur le fils autiste de son gardien.

Ce dernier est un papa très sympathique tout ce qu’il y a de plus normal, capable de ridiculiser Noah en un rien de temps. Se sentant particulièrement stupide de s’être trompé depuis le début, il s’enfuit et finit dans un train (MERCI !!!! Je n’ai pas du tout fini la saison juste pour ça)… ce qui est l’occasion pour un nouveau flashback où le gardien est franchement machiavélique. Noah semble fou déjà en prison, ce qui en dit long sur son état psychologique, j’imagine. Je me demande si on aura toutes les réponses dans l’épisode 10, mais j’en doute, comme il y a déjà une saison 4 de commandée !

Noah aurait donc avoué la vérité à son gardien sur Helen. C’est genre un peu la thématique récurrente de cet épisode je crois.

Bon, ben c’était beaucoup plus sympathique que d’habitude avec enfin l’impression d’avancer un peu, il serait temps après neuf épisodes ! De manière parfaitement prévisible, il est donc révélé que Noah pète bien un câble, mais j’ai aimé découvrir que cela avait commencé en prison. Déjà quand il parlait au gardien, il hallucinait totalement, et je ne m’y attendais pas trop. J’y avais songé une fois ou deux, mais ça me paraissait trop alambiqué pour The Affair. C’est super frustrant cette série. La trame de fond du scénario est très cool, mais c’est à chaque fois pareil : trop lent, trop long, trop de détours, trop de divergences entre les différentes versions pour être pleinement crédible.

Les pièces du puzzle sont en tout cas excellentes, la révélation de sa culpabilité par rapport à sa mère et ses tendances suicidaires sont très bien jouées par un acteur que je détestais jusqu’alors, mais dont je suis forcé de reconnaître là la capacité de manier un script difficile. Putain, exactement comme en saison 2, je suis bluffé par cette scène finale qui reprend assez bien tous les détails de la saison pour fournir une histoire cohérente.

Au moins, je me souviens comme ça pourquoi j’étais revenu. Je ne sais pas trop ce que va réserver l’épisode 10, et encore moins la saison suivante, mais ça me donne envie de surnoter un peu !

10Épisode 10 – 15/20
Ce n’est pas le vrai Paris !

WTF ? J’aurais dû garder cet épisode pour le début du Bingo Séries 4, parce que Noah se retrouve à Paris avec Juliette, allez savoir pourquoi ! Je suis bluffé par la qualité du français et la crédibilité de la scène où ils rencontrent les collègues de Juliette, d’ailleurs, c’est rare dans une série ! Il a quand même fallu qu’une des collègues porte un béret, mais sinon, c’est plutôt réussi.

Je ne peux pas en dire autant pour la suite de l’épisode, le mari de Juliette étant un plutôt très mauvais acteur. Ah oui, son mari est guéri d’ailleurs, sans plus d’explication que « eh maman c’est un miracle, regarde papa a toute sa tête ». J’achète ce retournement sans queue ni tête si c’est son chant du cygne et qu’il ne passe pas l’épisode, uniquement.

Bon, ça ne dure qu’un temps, histoire de montrer la cruauté d’Alzheimer. Ben oui, bien sûr, évidemment, il fallait bien ça pour combler un peu de temps dans l’épisode. C’est assez triste tout de même, mais ça m’arrangeait bien ces scènes en français pour faire d’autres choses à côté.

C’était en tout cas bien étrange de voir la Sorbonne dans une série après l’avoir parcouru quelques fois. Je ne savais pas du tout qu’ils avaient tourné en France ! Au début, je me disais que tout était en studio, mais je pense bien que certaines scènes de Juliette se déroulaient bien en France. Quoi qu’il en soit, elle se fait gentiment remercier à la fac où on la soupçonne d’être une incapable (quoi, ils seraient donc conscients de la vérité ?) et elle déprime ensuite dans Paris. Les scènes étaient longues et chiantes, mais comme c’est Paris, c’est sympathique à voir, malgré les clichés (bérets, vin rouge, neige parisienne).

Noah semble parfaitement remis sur pied, c’est très frustrant de ne pas savoir ce qu’il s’est passé, mais en même temps, je pense qu’ils nous préparent la saison 4. Quoiqu’il en soit, on erre un peu dans cet épisode, niveau intrigue, et quand la gamine de Juliette (Sabine) s’énerve, elle perd toute crédibilité dans son jeu, c’est dommage !

Etienne est mort et Juliette couche bien vite avec Noah, juste après avoir vu le corps de son mari se faire emmener par les pompes funèbres. C’est le genre de scènes qu’on voit rarement à la télévision, mais c’était très bien fait, je trouve.

Hop, on passe à Noah et on explore encore un peu plus Paris avec cette fois un marché de Noël où Noah rencontre les collègues de Juliette. Et là, j’ai eu droit à la scène la plus surréaliste possible : elles comparent Noah à Georges Clooney, mais oui bien sûr, puis demandent tranquillement s’il a une grosse b***, mais oui mais bien sûr ! Ah les françaises ! Cette fois, les américains ne prennent pas la peine de nous mettre des sous-titres (la plupart semblait assez bien foutus dans la partie sur Juliette) donc seuls les français peuvent apprécier ce grand moment qui restera dans mes souvenirs… Bon, et en même temps, ça sonnait tellement parisien, je vous jure ! Ce fou rire que je me suis chopé !

La journée de Noah est pleine de surprises : il tombe sur une affiche de Furkat qui, comme par hasard, est lui aussi à Paris, avec Whitney. Bon c’est un détour plutôt sympa dans l’épisode, même si malheureusement il n’y a toujours pas trop de but visible à tout ça. Whitney continue de détester son père, même quand elle le croise si loin de chez lui.

Quand il rejoint Juliette, il n’y a pas de neige en vue et les places sont inversées. Mieux que tout, elle ne lui dit pas qu’Etienne est mort, lit le livre de Noah en français (euh… personne ne ferait ça en étant bilingue) et reçoit le cadeau comme si de rien n’était. Mais oui, mais bien sûr.

Une fois n’est pas coutume, ces variations sont un peu chiantes pour se faire une vraie idée de ce qu’il en est, surtout lorsqu’on ne sait pas trop la version des personnages secondaires. Par exemple, Noah espionne le vernissage de Furkat où ce dernier finit par se disputer avec Whitney et la frapper, mais on ne saura jamais ce qu’elle, elle en pense ou en retient. Après une longue conversation avec son père, voici ces deux-là réconciliés et prêts à rentrer aux États-Unis.

En tout cas, si l’épisode en lui-même était un peu chiant, j’ai adoré ce voyage à Paris. Le travail de représentation de la capitale était absolument dingue et très crédible. Je ne sais pas du tout comment ni pourquoi les scénaristes ont eu cette idée de venir à Paris et de totalement se détacher de l’intrigue de la saison. Je veux dire, ils ont construit en neuf épisodes ce qu’ils avaient fait en 19 en saisons 1 et 2, pour nous sortir dans cet épisode une superbe représentation de Paris qui n’avait rien à voir avec la choucroute.

L’épisode se termine sur une séparation forcée entre Juliette et Noah, chacun s’occupant de leur fille respective qui les accepte sans rien dire (c’est tellement étrange venant de Sabine). Noah semble définitivement réconcilié avec tout le monde, Helen est en couple avec Vick pour Noël et… c’est une fin de saison qui fait très fin de série.

11

EN BREF – Cette saison était meilleure que la première, mais moins bonne que la deuxième. Elle faisait surtout un bon condensé de ce qu’est The Affair : des longueurs incroyables, des divergences trop fortes entre les différentes versions des personnages qui ruinent un peu l’intérêt premier de la série. J’ai toujours trouvé que le concept était un peu ruiné par la lenteur de toute façon.

Cette saison se concentrait sur Noah, pour ne pas changer, alors qu’il aurait pu être intéressant de jouer un peu plus la carte de la différence. Cependant, avec cette histoire de coup de couteau et de folie, il était intéressant de voir la série exploiter et explorer plus encore l’idée des différents points de vue confrontés. Les pièces du puzzle s’emboîtaient à merveille sur l’épisode 9 et dans l’ensemble, la saison se termine sur une touche plus positive que le milieu beaucoup trop long et imblairable.

Malgré ses lenteurs, la série ne parvient pas toujours à justifier les réactions de ses personnages et c’est un peu dommage, mais c’est assez courant. En fait, je ne change pas d’avis sur la série : il y a une qualité certaines côté technique, une écriture qui se foire trop souvent et des acteurs qui parviennent à s’en tirer avec un scénario pas dingue.

La parenthèse à Paris m’a beaucoup plu en tout cas, c’était une excellente chose même si elle ne servait à rien et était une heure de remplissage. Bon la reprendrai-je pour la saison 4 ? Probablement, mais peut-être pas. L’histoire est une fois de plus bouclée, mais ce sont des épisodes longs en temps et pas toujours gratifiants, même si dans l’ensemble je finis toujours par retrouver les scènes pour lesquelles je suis venu. L’avenir nous le dira, mais tant qu’Helen et Cole seront au casting, il y a des chances que je repasse par-là… même si quand je regarde les notes, il est très clair qu’Alison et Cole sont devenus les points faibles de la série, qui n’a plus rien à raconter autour d’eux.

Pour moi, Maura Tierney (Helen) porte la série à bout de bras, secondée par quelques bons moments de Joshua Jackson (Cole) et même Dominic West (Noah). Ouais, tout arrive, mais faut être patient.

 Saison 3 | Saison 4 | Saison 5

The Walking Dead (S07)

Spoilers

Ci-dessous, un article sur l’ensemble de la saison, écrit au fur et à mesure de la diffusion, avec des spoilers et mon avis sur chaque épisode, suivi d’un bilan.

Saison 7 Saison 8 | Saison 9 Saison 10

Avis : Deux très longues semaines après la fin de Fear the Walking Dead, la série-mère est enfin de retour et l’on va savoir qui Negan a décidé de tuer. Pour être 100% honnête, je ne suis pas si impatient de voir la suite puisque j’ai découvert que j’avais plus peur de faire spoiler un truc que je n’avais peur devant un épisode de la série, qui a l’habitude de m’ennuyer. Bon, du coup, j’ai décidé de ne pas dompter la peur et de regarder l’épisode, même si j’ai un Blindspot et un Superstore en cours. Oui, « en cours » comme dans « je me suis arrêté à dix minutes de la fin car mon train est arrivé ». C’est un peu honteux. Le Comic con m’a cassé, d’ailleurs, j’ai plein d’articles à mettre à jour et publier, mais j’ai pas spécialement envie de voir des épisodes. Peu importe pour cet article, vous me direz.

The Walking Dead donc, c’est une série qui était plutôt très cool et très bien à ses débuts, mais qui maintenant cumule de plus en plus les défauts : dialogues incompréhensibles (non franchement que quelqu’un leur donne des cours d’articulation), longueurs interminables, silences qui ne s’expliquent pas, schéma d’épisode inchangé et connu par cœur… Je m’ennuie plus qu’autre chose. J’ai souvenir d’une seconde partie de saison 6 un peu plus au point, alors je garde espoir.

Je n’oublie pas l’ennui interminable de la fin de saison qui nous avait teasé l’arrivée de Negan pour que rien ne se passe dans tout l’épisode. Finalement, quelqu’un (qui n’était Rick, ni Carl) allait mourir et j’espérais juste que ce ne soit pas Rosita, car ils avaient enfin réussi à faire quelque chose du personnage, après plusieurs années.

Voilà, je ne m’éternise pas car j’ai quand même un peu envie de savoir ce qu’ils vont nous faire comme retour… Attention spoilers !!

Note moyenne de la saison : 13,25/20

 01.pngÉpisode 1 – The Day Will Come When You Won’t Be – 18/20
Today was a productive damn day

J’avais parié (hier soir notamment) sur un retour ne nous informant pas de la mort du personnage… je suis donc tellement pas surpris qu’ils retardent l’information pendant tout le premier acte que je n’arrivais même plus à être blasé face à ce suspens foireux qui aurait pu fonctionner sur une fin de saison, mais qui en début est juste un foutage de gueule supplémentaire. Après tout, les audiences suivent, ils auraient tort de se priver.

Le premier acte se concentre donc sur la relation entre Denny Duquette et Rick. Euh pardon, Negan. Je n’y arriverai jamais, Jeffrey Dean Morgan sera à jamais Denny, c’est comme ça, ça fait dix ans et Supernatural n’a pas réussi à changer ça, cet épisode non plus (et pourtant !).

Donc il faut retenir de l’épisode que ce pauvre Rick est mis à terre par ces difficiles événements traumatiques et qu’en tant que public, j’ai juste eu envie de hurler « GET TO IT » à ma télé. Un quart d’heure plus tard, on apprend enfin la mort d’Abraham qu’on nous censure malgré tout (le remplaçant par de la confiture de myrtilles et framboises). Je leur reconnais qu’une fois que c’est fait, le suspens retombe et c’était une excellente idée de s’attaquer à Glenn, cette fois avec un peu moins de censure mais toujours autant de confiture.

Sacrifier deux personnages au lieu d’un est malheureusement une bonne idée qui leur permet un vrai retour choquant, réussi et marquant pour l’introduction de Negan. Une seule mort n’aurait pas été suffisant après un été à attendre de savoir qui serait la victime de Lucille. Et puis, cette fois, Glenn ne survit pas, il était un peu temps quand on voit le nombre de fois où il aurait dû y passer.

Bref, ce retour avait la force que la fin de saison n’avait pas et, malgré les nombreux défauts initiaux (et le non-suspens autour de Rick et des zombies), il change totalement la donne de la série en réaffirmant sa violence à un nouveau niveau. À vrai dire, il faut quelques temps pour digérer cet épisode qui malgré tout a trouvé le moyen de détourner le fameux mème « We have an army / We have a Daryl » dans les répliques de Rick et à me faire rire. Oui, oui, je sais, j’ai un problème avec le rire.

Un début pourri, une suite qui met la barre très haut, ce qui pose déjà souci pour la suite de la saison (qui sera forcément moins intense), et une fin qui permet la digestion de cette violence un peu folle. The Walking Dead signe un retour en force après un départ raté, j’espère qu’ils sauront continuer sur cette voie.

02.pngÉpisode 2 – The Well – 12/20
Do I detect skepticism?

Comme je le craignais avant de faire play, cet épisode laisse de côté l’ensemble du groupe pour se concentrer sur Carol et Morgan. Il ne faut pas longtemps pour que ça parte en vrille avec des hallucinations de Carol, puis l’arrivée dans un nouveau sanctuaire, le Kingdom.

Cela permet l’introduction du personnage d’Ezekiel et de son tigre, personnages emblématiques du comic s’il en est. Et justement, comme bien souvent, la transposition à la télé est problématique, car cela devient plus comique qu’autre chose. Franchement, des pages presque flippantes du comic ne sont plus que rire ici. Et on en parle de cette chorale?

Bref, si je trouve ça cool de les voir suivre les comics, je suis moins convaincu par le rendu télé. En terme de chronologie, cet épisode avance assez vite tout en traitant correctement ses personnages.

De nouvelles perspectives s’ouvrent donc à nous dans un épisode mettant longuement en place un nouveau campement, de nouveaux personnages, de nouveaux problèmes.

Dit autrement, nous avons là un début de saison assez consistant, mais un énorme défaut de répétition et, bien sûr, l’erreur classique de TWD de ne se concentrer que sur un personnage ou deux au lieu de proposer des épisodes sur l’ensemble du casting. Ce n’était pas mauvais, certes, mais ce n’était vraiment pas exceptionnel non plus et après l’épisode de la semaine dernière, ce n’était clairement pas à la hauteur !

03.pngÉpisode 3 – The Cell – 12/20
We’re on Easy Street ♫

Bon, on est parti pour 42 minutes de musique qui donnent la pêche, de Dwight et de Daryl, faut être motivé quand même, surtout que l’épisode commence par pas moins de huit minutes de silence.

Du côté de Dwight, donc, on le voit vivre une vie de roi au premier abord, mais on comprend assez vite qu’être à la botte de Negan n’est pas si facile. Passionnant. Ce portrait psychologique nous permet de mieux cerner, en théorie, son allégeance à Negan et ses doutes. Ce n’est pas un échec total, surtout que l’on voit qu’il commence à se révolter après tout ça.

Daryl, de son côté, est prisonnier et est traité comme un chien (et même probablement moins que ça) par Dwight et toute la bande. À nouveau, on veut nous faire comprendre la toute puissance de Negan.

Le vrai problème de cet épisode est qu’il ne développe pas grand-chose de nouveau, qu’il est super sombre (en terme de luminosité) et est comme toujours extrêmement long. La musique aide un peu à passer le temps, mais franchement, il aurait pu être tout aussi poignant en deux fois moins longtemps. Je lui reconnais la qualité de m’avoir vraiment fait apprécier Dwight cela dit, c’est un début.

Bref, rien de nouveau, du TWD, je me suis plus ennuyé que divertit, mais j’ai quand même envie de savoir la suite. Fait chier.

04.pngÉpisode 4 – Service – 13/20
I know I had to make a strong first impression

C’est parti pour un épisode de 57 minutes, c’est-à-dire beaucoup trop lent, car ne nous leurrons pas ces minutes supplémentaires sont gagnées par de longs gros plans silencieux durant lesquels rien ne se passe, à commencer par ce début d’épisode et les plans à rallonge nous montrant Michonne ne rien faire sous l’oeil (pas) discret de Rick.

Bref, la vie a repris son cours sous la domination de Negan qui s’amuse à piller tous les biens de nos héros, ce qui ne plaît pas du tout à Carlita (désolé, mais même Maggie sait se couper les cheveux quoi, même si elle est aux abonnés absents cette semaine, comme lors du décès de Beth quoi).

Beaucoup de critiques à faire donc, puisque la série se concentre une fois de plus sur la peine de Rick (normal, c’est le leader, je sais) en effaçant un peu trop d’autres personnages. Où est Sacha, par exemple ? Negan vient récupérer tous les flingues quand Michonne tente de s’entraîner à tirer, bousillant les munitions, et que Rosita fait tout ce qu’elle peut pour en trouver d’autres.

C’est l’un des plus grands points forts de la série cette semaine : se centrer un peu plus sur Rosita, qui a pris du caractère l’an dernier et est devenue l’un de mes personnages préférés (inutile de préciser qu’elle y passera probablement bientôt du coup, parce que mes personnages préférés ont une espérance de vie très limitée en général). Un bon épisode donc, mais beaucoup trop long et ne partageant pas assez le temps d’écran.

Quant au suspens qu’ils essaient d’instaurer, il n’a pas pris un quart de seconde, il m’a paru évident que Negan ne tuerait personne. Ils auraient pu en profiter pour buter un ou deux figurants pourtant, histoire de garder le stress vis-à-vis de ce méchant. À part dans le premier épisode de la saison, Negan peine à me faire angoisser personnellement, c’est un peu un échec d’avoir trop joué sur l’attente l’an dernier.

05.pngÉpisode 5 – Go Getters – 08/20
We’re all gonna be one big, happy, dysfunctional family

L’épisode nous révèle enfin ce qu’il advient de Maggie et de Sacha, qui sont donc de leur côté en train de faire leur deuil (enfin, ça c’est la théorie, en pratique, elles ont juste l’air de vivre normalement, sérieux), aidé par Jésus, qui comme l’an dernier est une jolie manière d’introduire des jurons qui n’en sont pas.

On les voit tenter de s’intégrer à une autre communauté, ce qui est simplifié par une attaque de Negan un peu con-con mais efficace, qui leur permet de prouver leur utilité et d’être protégées dans la seconde moitié d’épisode. Dit autrement, il ne se passe rien dans cette partie de l’épisode, si ce n’est que Jesus prend un peu de pouvoir qu’il redonne aussitôt à Maggie et Sacha.

Cette dernière souhaite se venger de Negan, mais le fait secrètement avec Jesus. Mouais.

Pendant ce temps, Carl continue d’être aussi insupportable qu’Enid, comme si être enfant/ado dans cette série était gage d’être tout bonnement con. Les deux amoureux s’embarquent donc dans une virée en roller qui ne m’aide décidément pas à les voir comme des personnages cools. Leur but est, pour elle, de retrouver Maggie, pour lui, de se venger de la mort de Glen, et d’Abraham. Très franchement, cette partie d’épisode n’était pas convaincante du tout, mais leur premier baiser était rigolo. Vous comprendrez donc qu’il ne s’est rien passé non plus dans cette partie de l’épisode.

Finalement, les deux intrigues se rejoignent, avec Enid ayant rejoint les filles et Carl suivant les camions de Negan, aux côtés de Jesus, mais c’est là le seul point positif (et prévisible) de l’épisode, qui parvient à réunir les personnages, tout en continuant à les diviser. Comme ça, on est sûr que rien n’avance ni dans cet épisode, ni dans les suivants.

06.pngÉpisode 6 – Swear – 15/20
We shoot strangers on sight

Ah ENFIN on découvre ce qui est arrivé à Tara, mais je n’arrive pas à être vraiment satisfait pour autant. J’attends mes explications sur son sort depuis six mois, c’est vrai, en revanche je n’oublie pas que la dernière fois qu’ils ont fait disparaître pour quelques épisodes sans explication, c’est Beth, et je me souviens parfaitement de comment ça s’est terminé pour mon personnage préféré.

Et ça ressemble un peu trop à ça cette semaine pour que je sois pleinement satisfait.

L’épisode était en effet vraiment intéressant, à nous présenter une communauté (d’amazones) de femmes guerrières dont les hommes se sont fait tuer par les Saviors. Il y a évidemment trop de lenteurs et quelques incohérences, mais ça fonctionne vraiment très très bien de manière générale, avec une organisation cohérente.

Il faut dire aussi que j’adore le personnage de Tara et que j’étais frustré de sa disparition, ça m’a aidé à entrer dans l’épisode qu’ils décident enfin de nous expliquer ce qui lui était arrivé. Pas grand-chose à faire de la disparition de Pete en revanche, je l’avais même carrément oublié, mais ce suspens à deux balles pour savoir s’il est en vie ou non est énervant. Autant se décider quoi.

J’espère que l’on reverra les personnages de la communauté et que ça ne voudra pas dire que Tara va y passer, car cet épisode m’a vraiment bien plu.

En plus, ils ont eu la bonne idée de terminer sur une confrontation avec Rosita, qui reste malgré tout mon nouveau perso préféré depuis l’an dernier, alors je suis satisfait de cet épisode. Évidemment, je trouve toujours aussi ridicule de proposer des épisodes centrés sur un seul personnage comme ça, quand ils pourraient alterner les intrigues sur chaque épisode et permettre de rompre les temps morts de chaque intrigue avec de la vraie action sans que ça ne paraisse aussi redondant.

Je veux dire : évidemment que Tara n’allait pas mourir au milieu de l’épisode alors qu’on est au beau milieu de cinquante minutes centrées sur elle. Certes, il y a de l’action, mais aucun suspens -hormis la construction des flashbacks à la rigueur, et encore! – et c’est toujours le même défaut de Walking Dead qui ressort, avec le choix de trop se concentrer sur certaines intrigues plutôt que tout attaquer de front.

Quoiqu’il en soit, c’était beaucoup plus intéressant cette semaine, mais j’attends toujours un épisode réunissant vraiment tout le monde, ce qui n’est pas prêt d’arriver j’imagine (à figure de comparaison, j’avais adoré l’épisode de la saison 4 où chaque acte se concentrait sur un groupe de personnages, c’était bien plus intéressant et ça commençait par Beth/Daryl pour finir sur la réintroduction de Tara, forcément, j’avais kiffé).

07.pngÉpisode 7 – Sing me a song – 12/20
What we talk about when you’re not here is none of your business

C’est de nouveau un (trop) long épisode d’une heure qu’AMC propose cette semaine.

D’une part, l’épisode nous fait croire que l’on va se concentrer sur Michonne quand celle-ci n’est là que pour une trop longue introduction pas bien utile. D’autre part, cette semaine encore se concentre sur Carl qui est donc dans un camion avec Jesus. Il continue de se comporter en bon débile et ne profite même pas de la chance qu’il a de tuer Negan pour le faire. Bien joué.

Le reste de l’épisode nous montre donc le grand méchant de cette série trouver un attrait incompréhensible en Carl et lui faire le tour du propriétaire, lors duquel il est rappelé que Negan viole toutes les femmes qu’il trouve à son goût et que Daryl est son petit chiot. Je me demande comment réagissent les fans du monsieur à l’arbalète cette saison.

Quoiqu’il en soit, c’est profondément long et peu intéressant de voir Carl pleurnicher de son seul oeil valide et gâcher une chanson qu’Angel m’avait déjà fait détester de toute manière.

Negan finit par le ramener chez lui et prendre bien soin de Judith, cliffhanger totalement ridicule et foiré s’il en est, qui franchement ne me donne pas spécialement envie de voir la suite immédiatement quoi.

Autrement, et clairement pêle-mêle dans cet épisode, Rosita continue sa guérilla dans son coin, convaincant Eugene de lui créer une balle pour son flingue et se mettant tout le monde à dos, alors que Rick cherche désespérément à mettre la main sur des biens suffisamment précieux pour Negan. Il est aussi question du père Gabriel qui place sa foi en Rick.

Passionnément soporifique, avec pour seule réussite la seconde scène de Michonne qui entre à son tour en vedetta contre Negan.

Capture d'écran 2016-12-12 14.56.37.pngÉpisode 8 – Hearts Still Beating – 15/20
Now I know

Une nouvelle heure d’épisode permet cette fois aux scénaristes de s’intéresser vraiment à l’ensemble des personnages, avec des facilités scénaristiques énormes et nécessaires pour avancer (Daryl). C’est bien ridicule de s’être fait chier la moitié des épisodes de la mi-saison pour en arriver à des raccourcis pareil et donc pas assez crédibles qui ont au moins le mérite de réunir tout le monde.

Je n’ai pas bien compris l’histoire de Michonne ces deux dernières semaines, ou en tout cas sa conclusion, mais je suis bien content que ce soit terminé et que tout le monde se retrouve prêt à aller casser du Negan.

Il est absolument ridicule que Rosita rate pareillement Negan avec son flingue et sa fameuse putain de balle, de même qu’il n’est pas trop crédible que Negan l’épargne.

Les sacrifices de la semaine auront été inutiles mais auront su faire monter la tension et la surprise au bon moment (je suis même un peu dég d’ailleurs des deux personnages tués), Rick aura mystérieusement trouvé encore une nouvelle personne pour garder Judith en fin d’épisode après la mort d’une nouvelle baby-sitter (si cette gamine ne développe pas un complexe de l’abandon à force) et Carol comme Morgan n’auront rien fait de toute cette première partie d’année.

Je reste assez perplexe devant leur construction générale qui ne marche définitivement pas, mais qui continue depuis trois ou quatre ans. Quel intérêt de faire traîner en longueur comme ça pour tout bâcler avec des facilités scénaristiques pareilles ? Je ne sais pas trop, mais c’est vrai que le rythme cette semaine paraissait très cool, jusqu’au montage final qui s’étire à l’infini pour rien.

Ah et ils teasent aussi l’arrivée d’encore un autre personnage alors que Negan n’a encore rien fait. Mouais. Il faudra voir comment ça évolue.

09.pngÉpisode 9 – Rock in the Road – 13/20
Let me stop you before you break into song, OK?

Et c’est reparti pour The Walking Dead après une longue, longue pause qui fait qu’on a envie d’y revenir en ayant presque oublié les défauts habituels de la série. Presque.

On est vite remis dedans avec une longue intro silencieuse et nocturne (j’en ai fermé mon volet pour tenter de voir quelque chose)… Bref, Gabriel s’enfuit avec toute la bouffe et j’en ai rien à faire.

De leur côté, Rick et tous ses amis tentent de convaincre Gregory de leur fournir des volontaires, mais ça ne fonctionne pas auprès de lui. En revanche, ça marche direct auprès des gens grâce à Enid qui marque des points auprès de Carl qui va finir par se faire dessus si ça continue (entre sa copine qui lui sourit et le fait qu’il est un des seuls à avoir un flingue quand il est entouré d’adultes sachant tirer, eux, il doit être à bout).

L’épisode tourne autour de ces longs discours pour se convaincre les uns les autres qu’il faut aller se battre, avec de jolies scènes où chacun marche bien lentement après avoir échoué et de grandes envolées lyriques à base de « quand j’étais gosse, ma mère m’a raconté une histoire » ou « mon père m’a toujours dit d’être un héros ». Sérieusement.

Bref, les scénaristes gagnent du temps avant l’affrontement, les scènes paraissent à peu près nécessaires mais étirées à l’infini sans vraie raison, comme d’hab. Il n’est juste pas crédible qu’une dizaine de personnes s’engueulant comme ils le font pour leur survie restent bien calmes et fixes à s’écouter se masturber  intellectuellement dans de grands discours, mais bon.

L’épisode marque des points car il réunit enfin les différentes intrigues présentées au cours des épisodes précédents.

C’est aussi l’occasion de retrouvailles avec Morgan et le Roi Ezekiel, mais aussi Carol (scène parfaitement inutile). Il y a de bons moments entre les personnages, notamment Rosita/Sacha ou l’évolution de Tara et même Daryl. Seulement, c’est bien trop dispersé pour être vraiment suffisant.

Le moment à suspens (non) de l’épisode concerne une horde de zombies et un tas d’explosifs, mais il est assez vite clair que rien de grave ne se passera, c’est juste un moyen de créer de l’attente pour la semaine prochaine. Petite mention pour le couple homosexuel, j’étais persuadé qu’au moins un des deux était mort vu qu’on ne les voyait plus en tant que couple depuis deux saisons. En fait, ce figurant qu’on avait souvent en gros plan était Eric, j’ai juste pas suivi, OUPS. Mais bon, faudrait pas choquer les puritains avec un deuxième baiser gay dans la série aussi…

Le cliffhanger m’a fait mourir de rire tellement Rick a une tête de con en voyant un harem de nanas le tenant en joue ! Quant à Tara, elle paraît ne pas comprendre ce qu’il se passe… moui, alors en fait, t’es la seule à savoir qui est en train de vous attaquer, meuf.
Edit : ouais bon, j’ai mal regardé, il y a des mecs dans le tas en fait. Lalala.

10.pngÉpisode 10 – New Best Friends – 15/20
Show Rick Up up up

L’introduction de cet épisode est une fois de plus à rallonge avec Ezekiel fournissant aux Saviors tout ce qu’ils veulent. Évidemment, ça ne se passe pas tout à fait comme prévu et Morgan y perd son bâton.

C’est aussi l’occasion d’introduire un nouveau personnage du Royaume qui s’oppose aux Saviors, histoire de l’associer à Daryl. Tout cet acte fonctionne plutôt pas mal, car il est intéressant de voir Daryl se mettre en danger pour protéger Carol. Ce n’est pas comme si j’étais le plus accroché au couple Daryl/Carol, mais ça avait le mérite d’être bien foutu.

Le second acte reprend sur le cliffhanger de la semaine dernière, que j’avais mal regardé de toute évidence, puisqu’il y avait des hommes parmi les assaillants. C’est un acte qui introduit donc une nouvelle communauté, celle de la déchetterie, menée par une femme un peu étrange, Jadis. C’est bien son groupe qui a Gabriel et Rick se donne du mal pour le récupérer et passer un marché avec eux. C’est bof en soi, mais comme pour une fois, ça va assez vite, c’est agréable.

Le zombie est dingue à voir et assez peu crédible (je vois mal comment enfiler ce genre de casque à un zombie, ni comment trouver que c’est une bonne idée de le garder au milieu d’une structure instable, mais bon), le groupe en lui-même fait surtout caricatural et drôle, mais l’ensemble fonctionne.

Le troisième acte s’intéresse cette fois à Carol, et à ses retrouvailles avec Daryl, tout en continuant sur le reste du groupe. C’est une structure un peu bizarre, surtout pour The Walking Dead, mais c’est carrément efficace. On se rapproche même d’un épisode de série classique, ce qui permet de limiter un peu l’ennui.

Du côté du groupe, Tara et Rosita se disputent, et j’avoue que je suis partagé comme j’adore les deux personnages. Rosita est un peu énervante à être aussi révoltée de la vie, mais elle marque des points quand même face à une Tara un peu trop docile. Je ne sais pas trop quoi en penser.

En ce qui concerne Carol et Daryl, ce n’est toujours pas un couple bien sûr, et Daryl choisit de lui mentir sur le sort de Glenn et Abraham. Sans vraie raison. Certes Carol est déprimée et complétement cassée, mais ce n’est tellement pas fidèle à tout ce que l’on sait de Daryl ! Morgan tente de le justifier, mais ça ne prend pas trop sur moi.

Finalement, cet épisode passe plutôt vite grâce à sa structure en deux histoires qui voient leur conclusion dans le dernier acte. C’est tellement plus agréable à suivre que ces longs épisodes se concentrant sur un seul personnage, cela résout bien la majorité des problèmes de rythme que j’ai habituellement avec cette série… mais pas tous quand même.

Les choses se mettent peu à peu en place pour mener à l’affrontement qu’on ne verra probablement qu’en saison 8 (faudrait pas aller trop vite quand même), mais le suivi d’une vraie trame narrative est plutôt efficace sur cette seconde partie de saison.

11.pngÉpisode 11 – Hostiles and Calamities – 11/20
You want something, you take it, haircut.

L’épisode repart en arrière et promet dès son résumé d’être bien chiant. Deux histoires à suivre en parallèle cette semaine : celle de Dwight et celle d’Eugène. Dwight doit assumer les conséquences du départ de Daryl, qu’il n’a pas su surveiller assez. Il se fait ainsi tabasser.

J’aime bien le personnage, mais pas assez pour être vraiment désolé face à son sort. Il ne mérite pas forcément ce qui lui arrive, car Daryl a reçu de l’aide qui n’était pas la sienne, celle de Sherry, qui en a profité pour se barrer. Negan se venge sur la mauvaise personne, mais j’en attendais pas moins de lui.

Dwight se fait bien vite absoudre cependant et il part en quête de Sherry dans leur ancienne baraque. Elle lui laisse une lettre très touchante et basta, fin pour ce personnage (pour le moment ou pour toujours, peu importe). C’est un peu triste, mais sa meilleure scène aura donc été ce voice-over, et c’est même la meilleure scène de l’épisode. Une scène où l’actrice n’est pas là. Normal.

Quand il revient, il en profite pour dire qu’elle est morte plutôt que d’avouer qu’elle s’est enfuie. Risqué, quand même, car il dit l’avoir tuée, mais c’est pas gagné, elle peut tout à fait revenir, conne comme elle a l’air d’être. Et pour ne rien arranger, il accuse le médecin que Negan tue aussi, maintenant qu’il a Eugène.

C’est du grand n’importe quoi cette gestion par Negan, il est peu compréhensible qu’il lui accorde cette confiance aveugle ou qu’il considère avoir plus besoin de Dwight que d’un docteur. Même avec un second médecin dans son groupe. Ridicule, du grand TWD quoi.

Eugène, lui, craint pour sa vie après avoir été enlevé par Negan pour avoir créé une balle de fusil. Il est complétement con et c’est sans surprise que l’on découvre que les Saviors lui réservent une vie de roi : forcément, un type capable de te réarmer au moment où ça va évidemment être la pénurie, ça se conserve.

Il était sympa de le voir découvrir sa nouvelle chambre, Easy street et le fonctionnement que l’on avait déjà deviné il y a quelques épisodes. Bon, Negan exploite ce nouvel allié autant que possible, lui demandant comment conserver en bon état ses walkers.

De passionnantes scènes nous montrent ensuite Eugène en compagnie de « femmes », autrement dit de prostituées qui n’ont pas le droit de coucher avec lui car elles sont réservées à Negan. Et même s’il est Negan, il y a des limites.

Bon tout cela permet de le convertir petit à petit, de mec qui fait dans son froc à gros connard comme les autres suivant Negan. Du coup, il a une arme qui pourrait tuer Negan, à la demande des prostituées, mais il décide de se la garder pour lui, car il craint trop que le monsieur à la batte ne l’apprenne. Les mesdames sont déçues par sa couardise (tu m’étonnes, galère de charmer un type comme ça juste pour se prendre un râteau) et lui se justifie (ou pas) par son instinct de survie, tout ça tout ça.

Le développement est réussi, c’est sûr, mais franchement passer une heure d’affilée là-dessus, ça ne m’a pas passionné et je ne suis même pas sûr que ça méritait une heure, parce que même si Eugène passe de type misérable à type au pouvoir chez les Saviors, il passe surtout de gros lâche à gros lâche dans la série.

Une heure pour un statu quo, je ne me sens pas arnaqué déjà.

Bref, cet épisode se contentait de développer des personnages tellement secondaires qu’ils auraient mérité au mieux une ou deux scènes par épisodes sur plusieurs épisodes, histoire de garder un peu l’intérêt par des moments vraiment intéressants.

On retombe dans l’ennui, même si ce développement permet de s’intéresser un peu plus au Mac Gyver de la série qui a tout du héros, sauf le courage et à Dwight, qui s’impose de plus en plus cette saison alors que, bon, il n’est pas très utile à l’économie générale de la série. Je ne donne pas cher de sa peau, mais en même temps, les choses avancent tellement lentement qu’il survivra peut-être une ou deux saisons.

En gros, pas mal de gémissements et de pleurnicheries cette semaine, on aurait pu s’en passer et passer directement à la conclusion, car l’évolution est à peine subtile, surtout chez Eugene qui passe d’un extrême à l’autre assez rapidement, sans surprise aucune car c’est son caractère.

J’espère qu’on aura droit un jour à une confrontation Rosita/Eugène, ce sera rigolo.

12Épisode 12 – Say Yes – 12/20
I tried but… I still owe you.

Youpi, une introduction sur Michonne et Rick, tout ce dont je rêvais ! Et eux aussi apparemment, ils rêvaient de passer un moment ensemble. Seulement, la conception du « ensemble » dans Walking Dead c’est de nous montrer leur voiture le long d’une route avant de lancer le générique. Sans raison.

Comme la semaine dernière, l’épisode se concentre sur deux intrigues en parallèle et n’apporte pas grand-chose à l’intrigue générale, qui avancera probablement au dernier épisode, si Michonne n’a pas bousillé toutes ses cartouches d’ici là. On voit donc les amoureux vivre leur petit rencard à la fête foraine zombies. Et oui, c’est aussi passionnant que prévu.

Ils se la jouent super-héros invicibles, et l’épisode leur donne raison. Ce n’est pas comme si on stressait vraiment pour eux, non plus. La série a perdu l’intérêt qu’elle avait par rapport à la menace zombie il y a un moment, surtout lorsqu’il s’agit de Michonne (Rick est tellement intouchable, je n’en parle même pas).

Bref, Rick fait en sorte d’offrir un joli animal à Michonne. Passionnément stupide, cela le fait tomber au milieu d’une horde de zombies. Les scénaristes tentent de bien nous faire croire que Rick est mort (lol) et que Michonne va y passer bêtement en le pensant mort (relol), mais finalement tout va bien. Sans surprise.

Allez, je leur reconnais la surprise de ne pas avoir oublié Glenn, qui surgit dans la conversation sans grande raison valable pour parler du deuil et de Michonne qui pense ne pas pouvoir survivre sans Rick.

Alors, je trouvais que leur couple pouvait s’expliquer par le manque à défaut d’être crédible, mais en arriver là si rapidement pour eux deux. Je ne sais pas, je ne suis toujours pas convaincu par le fait qu’ils soient en couple en même temps. Bref, ils trouvent des flingues, comme toujours (toujours plus !) et les ramènent à leurs nouveaux alliés qui en veulent encore plus (plus, plus, un petit plus, un peu plus, plus, plus, … OK, je sors).

De son côté, Rosita continue de ne pouvoir attendre pour se battre, c’est d’un original. Au moins, elle est badass à se couper toute seule les fils qui guérissent sa blessure qu’on n’a jamais vu avant mais qui indiquent que ça fait quand même un moment que l’épisode précédent s’est terminé pour elle. Tant mieux, ça permet d’avancer ? Pas vraiment.

Donc elle aussi se promène à la recherche de flingues, ce qui vire à l’obsession et pourrit un peu le personnage, d’autant qu’elle blâme Gabriel pour toute la merde qui lui est arrivée alors qu’elle a juste pas réussi à tuer Negan quand elle en avait l’occasion. Mouais, c’est particulièrement mauvais, et pourtant j’aime bien son personnage, ça en dit long.

Cela finit donc par une alliance qu’elle passe avec Sacha. Les deux décident d’aller tuer Negan toutes seules comme des grandes. Bref, il est de plus en plus évident qu’une des deux ne passera pas la saison, et comme ça fait un moment qu’on n’a pas vu Sacha, j’imagine qu’on aura aussi le droit à un retour en arrière en ce qui la concerne, histoire qu’elle ait son épisode où elle s’occupe de la tombe d’Abraham en pleurant et console Maggie et tue un zombie au pif à un moment histoire qu’on stresse (ou pas). Vous sentez comme je suis blasé ?

On se concentre enfin un peu sur Tara, et c’est pas mieux dans le genre on recule au maximum les choses : elle en arrive à se confier à Judith (qui grandit encore plus vite que Carl, félicitations !)… Et finit par se décider à balancer le groupe qui a failli la tuer. OK. Cela offre au moins la perspective d’un épisode intéressant. Dans deux (ou trois ?) semaines, les connaissant.

Bref, ce n’était pas mauvais, mais c’était juste un épisode servant à combler la saison, et franchement c’est dommage pour une série comme ça qui pourrait s’offrir le luxe d’avancer bien plus vite. Ou alors, je suis juste trop claqué, je sors d’une journée de concours (le fameux dont je n’arrête pas de parler, oui, oui, ça se passe) et je suis blasé par le monde entier. Allez savoir !

13.pngÉpisode 13 – Bury Me Here – 14/20
The world does drive people crazy now but you made us another road

OK, je sais qu’habituellement, je me plains des introductions mille fois trop longues de cette série, mais… qu’est-ce que c’est que ça ??

Introduction la plus inutile du monde, que je n’ai même pas compris tout de suite d’ailleurs. L’épisode se concentre totalement sur le Royaume cette semaine, c’est-à-dire que ça commence sur Carol, qui pleure la nuit, seule dans le noir. Passionnant.

De son côté, Morgan continue d’entraîner les petits garçons à se battre. C’est tout aussi passionnant. Il est donc temps de réunir les deux personnages. OK, OK. Il ne se passe rien pendant la première moitié de l’épisode, mais on continue de voir les personnages du Royaume, de les développer un peu, histoire que l’on puisse s’attacher à eux avant qu’ils ne se fassent massacrer à un moment ou un autre. Moment qui s’avère être dans cet épisode, parce que l’air de rien, on s’approche de la fin de saison.

C’est notamment le cas de Benjamin, qui est développé en périphérie de chacun des épisodes sur le Royaume depuis le début de saison. Depuis le départ, le sort de son personnage est clairement d’y passer à un moment ou un autre. Un détour en ville amène chacun d’eux dans un piège qui finalement n’en est pas un et c’est donc ensuite la livraison aux Saviors qui se passe mal, très mal.

La surprise, c’est que c’est Benjamin qui se fait tirer dessus et y passe hyper rapidement. Comme il se prend la balle dans la jambe, je pensais bien qu’il y survivrait, surtout après le temps d’écran auquel il a eu droit. Je ne suis pas dégoûté pour autant, non, ce n’est jamais qu’un personnage intéressant de plus qui y passe dans cette série avant qu’on ne s’attache vraiment à lui.

En revanche, on continue de développer le type plus vieux, Richard, qui m’énerve depuis le début. C’est lui qui est responsable de la disparition du melon qui a provoqué le meurtre de Benjamin, mais aussi du faux piège qui a mis tout le monde en retard. Bien. Son but était de se sacrifier pour prouver à Morgan qu’il fallait agir contre les Saviors. Bien sûr.

Tout cela est donc le prétexte à un développement sur le personnage de Morgan, qui devient de plus en plus fou, et à celui de Carol, qui reprend du poil de la bête, en gros.

Outre son coup de pied ridicule de Morgan dans un cageot après une forte montée en tension, le meurtre de Richard est à souligner. Il se fait tuer des mains de Morgan qui part ensuite tout confesser à Carol. Bon, du coup, cet épisode était intéressant, parce qu’il fait avancer des personnages qui étaient bloqués depuis le début de saison au Royaume. Cependant, c’est encore un moyen de retarder le développement du fil rouge.

Peu importe, c’est toujours mieux que les dernières semaines ! Bon, et maintenant, il va falloir attendre encore une semaine pour que ça avance ! Et en même temps, j’ai aimé voir apparaître une première scission au sein des Saviors. Une trahison de l’intérieur serait-elle possible ?

The Walking Dead Season 7 Episode 14-1_0002177235Épisode 14 – The Other Side – 13/20
’cause it’s a long life and then it isn’t.

Pff encore un épisode un peu long qui annonce ses longueurs dès le débuts, avec pas loin de six minutes sans une réplique. C’est bien, ça fait des vacances pour les acteurs. En plus, ça pourrait être bien, mais la musique, aussi sympathique soit-elle, n’est même pas raccord.

En gros, l’idée est de nous réintroduire la situation de Rosita et Sacha, en passant par le plus de détours possibles. On découvre un peu la vie de Maggie, Enid et Daryl au passage. Comme souvent, l’idée est bonne, mais trop étendue à l’infini et pleine de longueurs.

Quand on sort de cette introduction interminable, Sacha prépare son coup en volant des munitions à Jésus (d’ailleurs, il est gay ? J’ai Alzheimer sur ce genre de personnage, je crois) et elle est tellement discrète qu’elle se fait prendre en dix secondes, sans surprise. Avec un début aussi chiant, l’épisode promet de ne rien apporter et ne se regarde plus que d’un an.

Les adieux sont pourris et heureusement écourtés : Rosita & Sacha s’enfuient à l’arrivée des Saviors, Maggie et Daryl n’ont pas le temps de se sauver et doivent se cacher, sur les conseils d’Enid. Cette dernière a une vue sacrément perçante pour reconnaître d’aussi loin et aussi rapidement que les Saviors qui arrivent ne sont pas les mêmes que ceux qu’elle a déjà croisé. Normal.

Il y a un rapide suspens autour de la situation de Maggie et de Daryl, mais comme on est à deux épisodes de la fin de saison, il ne faut pas avoir inventé l’eau chaude pour savoir qu’ils s’en sortiront sans problème. En effet, le but des derniers épisodes est clairement de gagner du temps avant la confrontation Rick/Negan, qui ne se fera probablement qu’en saison 8.

Les Saviors viennent simplement chercher le médecin, ce qui va poser problème puisque c’est celui de Maggie. OK, OK. Gregory en profite pour signer sa volonté de trahir nos héros, rien de bien transcendant, ni surprenant.

On découvre de plus que Rosita et Sacha sont en route vers le camp de Negan sans le moindre plan et qu’elles ne sont pas d’accord. Leur rivalité un peu stupide continue. Toujours rien de transcendant, ni surprenant, et pourtant, j’insiste, ce sont deux personnages que je suis supposé bien aimer.

Tout ça enchaîne encore et encore les incohérences et scènes un peu idiotes, comme Rosita qui trafique une voiture en laissant la porte ouverte histoire de laisser un zombie s’approcher d’elle, alors qu’elle aurait pu tout aussi bien simplement fermer la portière et être tranquille. Cela dit, à quoi bon s’attacher à de la cohérence ? Au bout de six ans et demi, j’ai un peu compris que ça ne servait rien, mais je ne sais pas, je me dis que sur un malentendu…

Rosita raconte ensuite sa vie et ses mille mecs, tout en attendant que Negan se pointe. Et quand c’est le cas, Sacha n’arrive pas à trouver un bon angle pour être LE sniper qui mettra fin à Negan. Là encore, c’est vraiment sans surprise, toujours pour les mêmes raisons de confrontation à retarder un maximum.

Autrement dit, le moment le plus passionnant de cet épisode, c’est encore et toujours la dernière scène : Eugène refuse d’être libéré par Rosita et Sacha. Cette dernière largue sa pote/rivale en l’empêchant de s’infiltrer dans le camp et en se la jouant mission suicide. Elle fait donc l’exact contraire de ce qu’elle voulait en début d’épisode, soit disant parce que Rosita sera plus utile au groupe qu’elle.

OK. Franchement, je suis blasé par cet épisode. Il n’est pas spécialement mauvais, mais il n’a rien non plus pour le sauver. Il s’agit une fois de plus de rester devant pendant quarante minutes pour ne pas avancer d’un iota, puis d’être attentif une minute. Histoire de savoir ce qu’il se passera dans deux épisodes.

15.pngÉpisode 15 – Something They Need – 11/20
I do not accept your apology.

Youpi, Tara révèle tout ce qu’elle sait, enfin. Cela permet en théorie de faire avancer les choses. En théorie donc, car elle amène le groupe à la recherche des cinglées de la jungle, mais dans l’ensemble, on n’avance pas vraiment, car les avancées sont mises de côté pour la semaine prochaine. Tara les retrouve et tente de les convaincre de se battre contre les Saviors. Elle n’y arrive pas et Rick s’amuse alors à faire péter quelques bombes autour de leur camp. Le but est à nouveau de convaincre pacifiquement leur groupe que faire la guerre est une bonne idée.

C’est rigolo, parce que c’est voué à l’échec comme approche et qu’assez rapidement on sent des tensions avec Natania et le reste de son groupe, de sa petite-fille à sa seconde, toujours interprétée par Briana Venskus, qui décidément est dans toutes les séries à la fois (Agents of SHIELD, Grace and Frankie, Supergirlc’est pépère sa vie !). Elle s’amuse bien à être secondaire un peu partout.

Bref, les bombes ont attiré tous les zombies du coin et assez vite les deux groupes se retrouvent à travailler ensemble, sans pression, ni suspens. Et on en reste là, aucune décision n’est vraiment prise de vive voix, même si elle est prise implicitement.

Enfin, c’est ce que je pensais. Le groupe de Rick récupère finalement toutes les armes en laissant derrière le groupe des nanas… Ce qui est complétement con puisque certaines étaient prêtes à se battre. Du grand n’importe quoi cette saison : ils refusent donc l’aide d’une main d’œuvre motivée à se battre… sans aucune raison logique ! Juste… pourquoi ?!

Et ce que je n’ai pas encore dit, c’est qu’il s’agit là de la partie que j’ai préféré dans l’épisode, ce qui en dit long sur le pourquoi du comment la note est aussi mauvaise cette semaine alors qu’on voit enfin un peu tout le monde.

Parce que, oui, l’épisode est assez éclaté et nous montre quasiment tout le monde (sauf le Royaume, en fait). Le problème, c’est qu’il y en a qu’on nous montre pour les montrer, comme par exemple Maggie, qui s’occupe toujours du jardin. Ce n’est pas bien intéressant. Pourtant, il y aurait en théorie des pistes à exploiter, avec la nécessité d’un jardin pour survivre, mais non. Oh, Gregory vient bien la voir avec l’intention de la tuer, mais il n’y arrive pas. Normal, il n’arrive même pas à tuer un petit zombie derrière. C’est donc Maggie qui le sauve. Merci pour le suspens inutile qui ne m’a pas du tout fait peur un quart de seconde. Encore un échec.

De son côté, Sacha est en vie, mais dans la position de Daryl à l’époque où il était enfermé par Dwight, les vêtements en plus. Bon, bien sûr, on essaye de la violer, mais Negan décide de la protéger de ça, sûrement pour se la garder pour lui. Pour changer, c’est particulièrement long et inintéressant, et la série s’attarde dessus énormément. En vrai, c’est juste que ça permet de ne pas trop précipiter les choses avant le final de la semaine prochaine, et c’est exactement le but des scénaristes, comme chacun le sait je pense, surtout que je l’ai répété un certain nombre de fois tout au long des épisodes de la saison.

Negan propose à Sacha de travailler pour lui et Eugene devient la voix de la mauvaise conscience qui lui dit qu’elle ferait mieux d’accepter, avant que le charmant monsieur qui était là pour la violer ne se transforme en zombie. Bref, c’est un peu Andrea le retour quoi (oui, vous aussi vous aviez fini par oublier Andrea ? De rien). Bien sûr, Sacha est plus maline qu’Andrea et s’en sort. Elle parvient même à convaincre Eugene de lui rapporter une arme, dans le but de descendre Negan, même si elle lui dit que c’est pour se suicider. Eugene lui apporte donc de quoi le faire, mais Sacha n’a pas envie de mourir.

C’est bien la peine, je voulais la voir mourir cette semaine pour monter un peu les enjeux, c’est naze. Cette saison se résume quand même à son premier épisode pour l’instant, niveau scènes marquantes (que je pourrais même écrire au singulier).

De cet épisode, je retiens de nombreuses longueurs ainsi que l’absence totale de suspens du début à la fin, malgré de bons jeux d’acteurs (dans l’ensemble). Il faut noter des décisions un peu stupides de la part de tout le monde, qui mène à un cliffhanger tout aussi stupide, quand Rosita de retour revient avec un prisonnier. Dwight se rend en effet à Rick et son groupe pour les aider à combattre Negan. Du coup, Daryl se prend pour un chien après dix bonnes secondes où il n’a pourtant pas réagi, puis Rick braque leur nouvel allié et lui dit de se mettre à genoux.

C’est totalement illogique, oui, mais ça va permettre un dernier épisode un peu mieux, a priori. Avec Walking Dead, il faut néanmoins se méfier des a priori et il faudra peut-être attendre la saison 8 pour obtenir de nouveau un bon épisode. Je ne peux même plus dire que c’est décevant : je n’en attends plus grand-chose en-dehors des épisodes marquant les pauses… C’est dommage, parce qu’il y a eu de bonnes choses de temps à autres cette saison et qu’on remonte un peu la pente catastrophique des saisons anesthésiantes de la série.

PS : j’étais de mauvaise foi dans la critique du 14, finalement, on a su dès cette semaine ce qu’il advenait de Sacha, même si on ne l’a pas vue échouer…

16.pngÉpisode 16 – The First Day of the Rest of Your Life – 18/20
We live. We’re the one. Us.

Ce n’est pas vrai, qu’est-ce que c’est que ce titre bidon ? Ils ont vraiment osé ? Oui, évidemment. C’est The Walking Dead, ça ne devrait même plus me surprendre. Bon, avec un titre pareil, je ne m’attends pas à un épisode grandiose et pourtant, ça y est, c’est la fin de saison tant attendue (en théorie). Pour l’occasion, les scénaristes nous offrent un épisode d’une heure. C’est un joli cadeau, qui signifie qu’il y a de grandes chances d’avoir 25 minutes (au moins) de gros plans qui n’apportent rien.

Et ça ne traîne pas, dès le départ de l’épisode avec un long plan sur Sacha qui écoute de la musique, qui aurait pu être réduit de moitié et apporter la même info et la même sensation, surtout qu’on reprend exactement au même point après le générique.

Sacha se réveille alors dans les bras d’Abraham. Bon, ok, Sacha s’enferme dans un monde idéal au fond de sa prison. Et son monde idéal, c’est ce qu’il s’est passé en saison 6. C’est soit un souvenir, soit un rêve, mais franchement, peu importe. Chacun ses rêves, ma cocotte, t’étais pas obligée de nous partager ça au début de chaque acte de l’épisode.

Oui, oui, au retour de chaque pub de l’épisode, nous avons droit à une scène interminable Sacha/Abraham, après un petit interlude musical (c’est comme s’il y avait vraiment de la pub même en replay en fait). Et le pire, c’est que dans ce rêve, il ne se passe rien. Je savais bien qu’on aurait du temps qui ne sert à rien, mais je ne m’attendais pas à ça. Bon, ce n’est pas grave, ça fait une sorte d’adieu au personnage d’Abraham.

Et à la fin de chacune des scènes de Sacha, nous avons un plan d’elle et Maggie observant un lever de soleil. Il n’en faut pas plus pour que l’on sente le danger rôdant sur ces deux personnages : c’est soit un adieu pour l’une d’elle, soit une annonce de ce qu’il se passera en fin d’épisode. Je penchais plutôt pour la seconde solution au départ, mais eh, je me trompais.

Bien sûr, Sacha est toujours emprisonnée au Sanctuaire (non, nous ne sommes pas dans les Chevaliers du Zodiaque pour autant) par Negan, qui ne tarde pas à arriver pour la sortir de là et lui annoncer qu’elle est désormais son outil de chantage.

Du côté des « héros » de la série, ça interroge toujours Dwight, avec un sentiment de haine inutile de la part de Daryl et Tara surtout (j’avais oublié que c’était Dwight qui avait tué Denise). Rosita révèle que Sacha est aussi chez les Saviors et Dwight que Negan s’apprête à arriver. Avant cela, les amis de la déchetterie débarquent pour les aider, et leur chef, Jadis, annonce à Michonne qu’elle compte coucher avec Rick. Normal.

Maggie, Jesus et Enid s’entretiennent au-dessus de Judith, pour simplement se mettre au courant de la situation. Bon, l’idée est de nous faire croire que tout le monde envisage sérieusement que Maggie reste à attendre tranquillement. LOL.

Du côté du Royaume, pareil, ils se sont mis en tête d’attaquer les Sauveurs, avec comme atout principal le retour de Carol dans leur rang et comme principal défaut un Morgan plus très sain dans sa tête qui voulait faire cavalier seul.

Autrement dit, une bonne partie de l’épisode nous prépare à l’affrontement en nous montrant chaque camp. Cela s’accélère un peu à la mi-épisode avec un retournement de situation qui aurait pu être prévisible si j’y avais réfléchi un peu : Jadis (et son clan) trahit Rick. Le plan explosif de nos héros tombe aussitôt à l’eau et Negan a une fois de plus l’avantage. Je ne l’avais pas vu venir cette trahison et c’est une excellente chose, car ça ajoute du suspense à l’épisode, qui aurait été autrement beaucoup trop long. Là, ça permet aux choses de partir plus en vrille que prévu, je ne pensais pas qu’on aurait un affrontement cette semaine.

À partir de là, pour moi, tout devient une question d’attendre l’arrivée du Royaume pour que ça parte en vrille. En attendant, justement, on nous propose un plan machiavélique de Negan, qui nous révèle que Sacha est en fait enfermée vivante dans un cercueil et que c’est là qu’on la voit depuis le début de l’épisode à écouter son iphone… et à se transformer en zombie !

OK. OK. C’est bien joué de la part des scénaristes. Je m’incline, j’avais oublié que Sacha avait la pilule pour se tuer, du coup, sa transformation en zombie m’a vraiment surprise (et donne des points à cet épisode). Sacha se suicide donc dans cet épisode et se transforme en zombie qui s’en prend à Negan qui la pensait encore en vie.

Il n’en faut pas plus pour que Carl excite sa gâchette et que la fusillade commence, partant dans tous les sens : tout le monde tire sur tout le monde. Rosita se prend une balle et est soutenue par Tara, je dis tout simplement NON car il est hors de question de perdre Rosita, merde.

Alors que leurs camps respectifs s’entretuent, Jadis laisse Rick en vie, mais puisqu’il ne lui obéit pas, elle lui tire dessus également. Bien. Il y a donc de la vraie action dans ce final, ça nous change de d’habitude et ça me renvoie au dernier épisode de la prison où tout est parti en vrille un peu comme ça.

Michonne, quant à elle, se fait maîtriser un temps par une blonde bien moins forte qu’elle, mais finit par la tuer.

Et d’un coup, au beau milieu de cette fusillade qui part dans tous les sens, on retrouve sans explication Carl prisonnier des Sauveurs, une fois de plus, et Negan tout prêt à le buter. C’est un peu naze comme ellipse, mais bon, c’est sûr qu’ils manquent de temps après tous les moments perdus pour faire un adieu digne de ce nom à Sacha et à Abraham.

Du coup, Jadis livre Rick en échange de dix personnes, qu’elle considère être un meilleur deal que les armes de Rick. Mouais, c’est bof comme trahison. Et tout ça pendant que la fusillade continue hors champ et qu’on essaye de nous faire croire à la mort de Michonne. C’est con parce qu’on sait que si on ne le voit pas, ça n’arrive pas.

En plus, le moment où le suspens devrait être à son comble est raté car on sait direct que le groupe de Maggie et celui du Royaume va arriver. Et ça ne rate pas, dans un plan digne de Narnia, Shiva la tigresse vient bouffer un des hommes de Negan au moment où Carlita est sur le point de mourir, et c’est reparti pour une nouvelle fusillade avec musique très sympa. C’est une bonne scène d’action dans l’ensemble, même s’il y a quelques coups de feu qui pourrait partir plus vite en direction des personnages principaux. Le roi nous annonce qu’Alexandria ne tombera pas aujourd’hui et si le roi le dit, ça doit se passer.

Seulement, Alexandria tombe un peu quand même, parce qu’une telle fusillade va attirer tous les zombies du coin. Enfin je pensais. En fait, Negan et ses hommes s’enfuient, et tout le monde leur court après. Bloqués dans Alexandria, nos héros enfin tous réunis se rendent à l’évidence : Negan n’est pas mort, et Eugene non plus. Quant aux zombies, la fusillade ne doit pas les attirer tant que ça puisque Sacha préfère aller errer dans les bois… Euh ? Peu importe, elle se fait tuer définitivement par Maggie qui achève ce zombie. Le lever de soleil était peut-être bien un coucher de soleil, et c’était juste une scène pour réaffirmer leur amitié histoire de faire quelques sentiments sur la fin d’épisode.

Je m’attendais vraiment à la mort de Sacha, j’en suis déçu car c’était un bon personnage, mais en même temps, c’est bien fichu. Bon, bien sûr, l’épisode nous apprend également que Michonne n’est pas morte, mais salement amochée quand même, et que Rick est capable de gambader à la même vitesse que Carl malgré sa balle dans la jambe, normal.

Des perspectives pour la saison 8 ? Oh, l’annonce d’une guerre à venir, sans surprise, avec un Negan qui a encore plus d’hommes prêts à le suivre au Sanctuaire. Mouais. Je me demande surtout pourquoi personne ne s’y rebelle maintenant qu’il y a une vraie coalition en place. Oh, et bien sûr Dwight est du côté de Negan, de même qu’Eugène.

L’épisode se conclue sur un discours sympa de Maggie et un dernier hommage à Sacha, qui se voit offrir une belle fin. Je reconnais de mon côté que l’épisode a su apporter plus d’action que prévu et un rebondissement ou deux que je n’attendais pas.

fin.pngEN BREF – Cette saison 7 est un peu moins décevante que les précédentes en ce qui me concerne. Elle souffre toujours de beaucoup (beaucoup) trop de longueurs et temps morts, mais cette fois, j’ai réussi à raccrocher aux personnages. L’introduction de nouveaux groupes permet la création d’un certain nombre dynamiques plus politiques et efficaces qu’auparavant. J’aime la mise en place d’un jeu d’alliance, enfin, après avoir vu six saisons du groupe de Rick contre le reste du monde. Cela change un peu et apporte de bonnes choses.

Je reste sceptique sur la construction générale de la série, dont la lenteur provoque souvent l’ennui alors que l’histoire en elle-même aurait de quoi vraiment m’accrocher à chaque épisode normalement. Plus que tout, je suis sceptique face à la prévisibilité de cette saison. Je trouve que ça empire d’année en année et que la série souffre un peu de sa vieillesse malgré tout. Elle tue moins qu’avant, ne le fait plus qu’aux épisodes tournants et sur des personnages qu’on s’attend à voir mourir (Abraham, Glenn et Sacha étaient tous déjà sur ma liste des gens à mourir prochainement ; seule Rosita s’en tire étonnamment).

Au niveau des personnages, je ne supporte vraiment plus Rick, Daryl et Carl, mais c’était déjà le cas l’an dernier. Maggie a été un peu sous-traitée cette année, mais finit plutôt bien. Il me reste Rosita surtout, dont l’évolution amorcée en fin de saison 6 a continué avec brio cette année. Elle est souvent insupportable, mais ça change un peu du côté cliché et comic qu’elle avait jusque-là. Coup de cœur qui se confirme également pour Tara et pour Negan, deux personnages que l’on apprend à connaître un peu mieux cette année. Oui, oui, j’aime bien Negan, c’est un bon méchant quand même.

Cette saison 7 a donc réussi à me faire aimer de nouveau certains personnages et à lancer des dynamiques vraiment innovantes pour la série. On sort un peu du long passage à vide des saisons 5 et 6 pour revenir à une série qui bouge un peu, malgré une deuxième parte de saison un peu décevante de ce point de vue-là.

Le cliffhanger est bien moins frappant que l’an dernier, mais l’épisode final est meilleur. Ce ne sera pas une torture d’attendre octobre et maintenant, j’ai juste envie qu’on me rende vite Fear the Walking Dead, parce qu’Alicia me manque !

Saison 7 Saison 8 | Saison 9 Saison 10

 

Scream (Halloween Special)

Avis : C’est un peu à reculons que je me lance dans ce double épisode spécial que Netflix nous présente comme un final de saison 2, alors qu’on sait bien que c’était surtout censé être une fin de série. Bizarrement, MTV a pourtant annoncé une saison 3. Personnellement, je n’avais pas été tendre avec la saison 2, blindée d’épisodes très moyens malgré tout rattrapée par une fin travaillée et plutôt réussie dans son ensemble.

Du coup, je me dis que réduire ce qui aurait pu être une saison 3 en une heure et demi est probablement une bonne idée. L’intrigue devrait être recentrée et donc permettre d’être sanglante assez vite. Techniquement, ça peut frapper fort et proposer quelque chose de génial. L’annonce de cette 3e année réduit un peu à néant les espoirs d’un massacre total du casting (ça ferait du bien de voir Emma certains y passer), mais j’ai décidé de partir sur du positif et d’ignorer l’instinct de WTF qui s’est éveillé en moi à l’idée de la prolongation de cette série.

Après tout, le cliffhanger de la saison 2 était sympa, laissant le sort de Kieran en suspend. Ce double-épisode règle assez vite la question, ce qui me fait plutôt plaisir car j’avais peur que ça traîne avec une intro un peu plus longue sur les huit mois qui passent. Je ne spoile pas plus que ça, ce spécial Halloween tient évidemment ses promesses : nouveaux personnages, nouveaux meurtres, nouveau scénario écrit avec les pieds. J’y reviens un peu plus bas.

C’est parti pour la critique avec spoilers :

01.pngÉpisode 1 – Halloween I – 12/20
Just another day in Murderville

Tout simplement brillant : l’introduction est une vraie réussite qui surprend par sa violence (et son mannequin à tête retournée) et qui donne pas mal d’espoir pour la suite. Huit mois ont passé et nos adolescents détestés de Lakewood sont devenus encore un peu plus cons : pour Halloween, ils décident de tous aller ensemble sur une île isolée du reste du monde. Sur cette île, évidemment, il y a une maison dans laquelle des meurtres se sont déroulés. Voilà, voilà, c’est le pitch de base de ce double-épisode d’Halloween diffusé beaucoup trop tôt, mais bon. Tous les clichés du genre y sont respectés, jusqu’à la blague du faux-tueur pendant la soirée épouvante au coin du feu. Bref, le premier épisode traîne vraiment en longueur et j’y fais les mêmes reproches qu’à la saison 2 : il se passe bien trop de temps pendant lequel les héros ne savent pas qu’un tueur rôde après eux et celui-ci s’en prend à des personnages secondaires sur le front desquels il était écrit « victime » depuis leur première réplique. Sérieusement. Malgré cette critique, force est de constater que le « divertissement » est là, on a tout ce qu’il nous faut là où il faut… Ca manque un peu de surprise quoi. En plus, la série garde son ambiance et ses décors estivaux (un peu moites), ce qui est dommage pour un special Halloween. La fête n’est qu’un prétexte qui n’est pas même mis en avant dans l’épisode, à l’exception d’une citrouille ou deux. Et cette fin d’épisode m’a fait décoller les yeux au ciel, gentiment accompagné d’un sonore « Sérieusement ?! » que j’avais déjà tweeté dix minutes plus tôt.

02.pngÉpisode 2 – Halloween II – 14/20
That’s a little cliché, don’t you think?

Les choses sérieuses ont commencé à la fin de l’épisode précédent et il est désormais temps d’en arriver au second épisode plein de stress, de faux raccords et de petite-amie sortant de nulle part au milieu d’une tempête sans être trempée d’une goutte d’eau. Tout ça amène nos Lakewood 6 dans la maison hantée où ils décident 1) de se séparer en envoyant Noah et Stavo réparer une radio et 2) de boire du vin et manger des fruits parce que eh, seize the day, ce sont les deux actions les plus intelligentes à faire. OK, OK. C’est marrant comment ces personnages font tout le contraire de ce que quelqu’un avec un cerveau ferait, mais pour une fois, c’est tellement prévisible que j’ai dit « coupure d’électricité » au bon moment quand même. C’est donc d’autant plus savoureux que j’en arrive à avoir peur, oui, peur… de me tromper. L’identité du tueur ? Prévisible, jusqu’au moment de la révélation. Les jump scares ? Efficaces, même si je les sentais venir. La musique d’ambiance et le générique ? Toujours aussi géniaux. Bon, disons que ce n’était pas brillant, mais qu’on a eu un tel défilé de clichés (la bibliothèque, SÉRIEUSEMENT ?) que c’était un bon exercice en tant que spectateur. J’adore deviner les choses à l’avance après tout, et c’est pour ça que je suis encore là après deux années à critiquer. C’est fun, mais pas horrifique, c’est très cliché, mais les clichés existent pour une raison. Quant à la saison 3, et bien, on en revient au cliffhanger de la saison 2, alors le mystère reste plus ou moins entier. Assurément, je serais là pour cracher sur la saison 3, car ils ont ce petit truc qui me fait rester – et à part la musique du générique, je vois pas quoi. Probablement la satisfaction d’avoir raison quand je devine des choses à l’avance.

EN BREF – Pas de surprise, que ce soit en terme de qualité ou d’intrigue, tout était 100% prévisible et conforme à mes attentes (excepté la partie où j’espérais que ce soit un massacre de pur adrénaline). Bref, comme pour la saison 2 : long à mettre en place, bourré des mêmes défauts (mais à quoi bon changer à ce stade puisque ça fonctionne ?), de manque de crédibilité (cette fois carrément soulignée par les scénaristes à travers des répliques de Noah, Brooke et Emma) et, malgré tout, un bon moment passé à avoir peur sur le sort de certains (et espérer une issue fatale pour d’autres). Comme toujours avec Scream, le début et la fin sont réussies, c’est l’entre-deux qui ne va pas et finalement, tout le monde survit (contrairement à la première saison qui avait eu de vraies victimes ou au sacrifice de Jake en saison 2).

Semaine 41 : du 10 au 16 octobre

Bonsoir tout le monde !

Cette semaine est inévitablement un peu plus light que la dernière, mais il y a de quoi faire quand même. Je vous annonce tout de suite que mon article de la semaine prochaine ne sera peut-être pas publié le dimanche parce que… je vais au Comic Con le samedi, alors j’aurais du retard dans mon boulot 😉

Peu importe pour l’instant, concentrons-nous sur les sept derniers jours !

00Les inédits de la semaine

C’était une semaine un peu allégée grâce au débat présidentiel américain de dimanche dernier qui a charcuté mes inédits du lundi. Nous sommes partis sur un petit rythme routinier dans pas mal de séries, mais il faut noter cette semaine le début de Channel Zero, une excellente surprise, et celui de Falling Water, pour laquelle mon avis est quand même plus mitigé.

Mardi voyait le retour de Supergirl dont l’univers s’étend considérablement avec ce début de saison 2 grâce à un changement de chaîne qui fait du bien à ce guilty pleasure. J’en profite du coup pour rappeler que les notes que je donne sont indicatives, subjectives et surtout je note par rapport à la série. Un 17 chez Supergirl ne vaut pas tout à fait un 17 chez Agents of S.H.I.E.L.D que j’adore bien plus et dont j’attends plus de choses. C’est un peu injuste de noter plus durement les séries que j’aime ? Probablement, mais c’est inévitable. Je vous annonce déjà un top de la saison en septembre 2017 dans lequel les choses seront rectifiées car je classerai les ex-aequo selon mes préférences ! En attendant, les séries sont classées dans l’ordre où je les ai vues cette semaine. J’ajoute un symbole cette semaine après la note, indiquant la tendance de la note par rapport à la semaine précédente.

L’anecdote inutile, enfin : vendredi, il y avait un espèce de mode autour des secrets et des choses à dire ou pas, sur quatre épisodes de 40 min, 3 avec le mot « tell » dans le titre, et ça m’a fait marrer. Je sais, ce n’est pas drôle, je vous ai dit que ce serait inutile !

Westworld (1×02), 19/20 ↗
Once Upon A Time (6×03), 14/20 ↗
Supergirl (2×01), 17/20 °
Conviction (1×02), 14/20 ↘
Agents of S.H.I.E.L.D (4×03), 15/20 =
This Is Us (1×03), 15/20 =
Channel Zero (1×01), 18/20 °
Younger (3×03), 17/20 ↗
You’re the Worst (3×05), 15/20 ↘
American Horror Story (6×05), 18/20 ↗
Blindspot (2×05), 13/20 =
Grey’s Anatomy (13×04), 14/20 ↗
How To Get Away With Murder (3×04), 14/20 =
Notorious (1×04), 14/20 ↗
Falling Water (1×01), 14/20 =
Superstore (2×04), 18/20 ↗
The Good Place (1×06), 16/20 ↗

Bonus Eve.pngLa performance de la semaine

Sur le modèle de certains blogs américains (et de TVline), j’ai décidé de me mettre en quête du meilleur acteur de la semaine.

Cette semaine, je m’aventure du côté des personnages secondaires pour trouver ma performance préférée. Je n’ai pas eu besoin de réfléchir beaucoup, tant le jeu était convaincu immédiatement : Famke Janssen était un choix évident pour son guest-starring dans HTGAWM. Sans elle, j’aurais été condamné à vous parler de Cendrillon dans OUAT (outch) ou à la rigueur du guest de Monica Barbaro, dont j’ai dit tout ce que j’avais à dire déjà dans l’article sur l’épisode de Notorious.

Bref, rien de tout ça car Famke Janssen a déchiré l’écran une fois de plus. Elle n’est pas à présenter je pense : je l’ai découverte il y a seize ans déjà (BIM, je suis VIEUX) dans son incontournable rôle de Jean Grey dans la franchise X-Men. Seize ans, putain.

Actrice mondialement reconnue, je ne vais pas faire dérouler ici son CV impressionnant. Je peux mentionner bien sûr ses deux épisodes d’Ally McBeal que j’ai pu voir cette année ou ses apparitions marquantes dans la saison 2 de Nip/Tuck lors de laquelle elle jouait un rôle parfaitement important et incontournable, qui participe pour moi du culte que beaucoup vouent à la série encore aujourd’hui. Elle prouvait à l’époque qu’elle n’avait pas froid aux yeux (et ailleurs) avec le rôle d’Ava Moore.

Son rôle d’Eve dans HTGAWM le confirme à nouveau puisqu’elle y interprète (attention spoilers pour ceux qui n’ont pas vu la saison 2) le rôle de l’ex petite-amie d’Annalise, rien que ça. La relation des deux femmes a connu un retour de flamme l’an dernier en début de saison qui était surprenant par rapport au personnage d’Annalise, qui devenait ainsi bisexuelle alors que rien ne le laissait présager en début de série (où il paraissait plus évident de miser sur Bonnie pour cela). Twist simpliste comme seul cette série parvient à les faire, cela avait offert un certain dynamisme à la série qui s’essoufflait vite après deux ou trois épisodes.

Aussi, c’est un peu sans surprise qu’Ève avait disparu de la circulation en cours de route. C’est avec surprise en revanche que je l’ai vue débarquer dans cette saison 3 pour une danse endiablée avec son ex. Cette scène dégageait tant de joie de vivre et de jeunesse (putain, elle a 51 piges quand même) qu’elle méritait déjà presque d’atterrir en performance de la semaine, rien que pour ça. Bien sûr, l’actrice ne s’est pas arrêtée là et la fin de l’épisode nous a révélé qu’Annalise était partante pour un énième retour de flamme. Il était alors temps de marquer la rupture, rupture bien plus réussie que celle d’Oliver et Connor il y a deux semaines. Eve est en couple, elle ne peut se permettre d’embrasser Annalise.

Et sur le visage de Famke Janssen, c’est un cœur brisé qui se devine aisément. Ce n’est pas facile à jouer, surtout pour un couple dont on ne sait finalement pas grand-chose et qui n’a rien d’exceptionnel ou de réjouissant à première vue (j’entends par là : clairement pas un ship en ce qui me concerne). Pourtant, c’est parfaitement maîtrisé et c’est LA performance de la semaine.

(ça me donnerait presque envie de me mettre à Blacklist pour la retrouver…)

Le Coup de Cœur Musical

Chaque fois qu’une chanson me plaira dans ma semaine série, je prendrais le temps de vous la partager. Attention aux spoilers dans le paragraphe qui accompagne.

How To Get Away With Murder (3×04) Scars, IAMX

Ben oui, c’est plus fort que moi, l’OST d’HTGAWM est juste génialissime et chaque semaine, je me fais avoir comme un bleu devant. Cette fois, ce n’est pas un énorme coup de cœur, mais j’ai reconnu direct la voix d’IAMX que j’ai découvert pendant la saison 2 (ah oui, ça fait un moment que ça dure cette connerie) et forcément je suis allé chercher ça. À noter que j’aime beaucoup aussi l’extrait de « Can’t do without you » de Caribou qui était en début d’épisode, mais que la version complète de la chanson (6 minutes) était finalement assez décevante, du coup elle ne figure pas vraiment dans cet article (mais un peu quand même maintenant).

Notorious (1×04) – Rumours, Whissell

Autre show d’ABC, Notorious semble très douée pour dénicher des chansons au rythme parfait pour m’aider dans mes quinze minutes de marche. La scène n’avait rien de marquant, mais mon oreille a tout de suite approuvé cette chanson qui n’a que le défaut d’être trop courte et de ne pas avoir de vraie fin. Très sympa pour se déhancher en faisant la cuisine, en marchant, en dissertant, bref, pour se maintenir dans une dynamique vive et pour rester éveillé. C’est pas gagné ces derniers temps où je préférerais rester au lit.

01

Côté Comics

Cette semaine, j’ai enfin pris le temps d’entamer vraiment la partie comics du blog, que j’avais envie de faire depuis un bout de temps déjà ! Pas d’énorme introduction pour cette partie, tout est dans le titre, je commente simplement les séries de comics que je commence cette année, à savoir pour le moment Jessica Jones, Mosaic, Buffy et Angel. Il est possible que je fasse un bon gros articles sur les comics Agents of S.H.I.E.L.D si j’arrive à les rattraper un jour, mais ils sont tellement ancrés dans l’univers Marvel qu’il y a trop de choses à lire !

Jessica Jones #1, 14/20
Mosaic #0, 15/20
Mosaic #1, 16/20

02Les autres actus du blog

Mardi, j’ai pu publier mon article sur la troisième saison de One Tree Hill. Malheureusement, je ne vous parlerai pas de la saison 4 ce mardi, car je n’ai pas encore vu celle-ci ! Oui, je sais, j’ai intérêt à me motiver si je veux conclure à temps mon challenge…

Comme prévu, j’ai aussi publier un article de présentation sur Containment, afin de convaincre ceux qui ne l’auraient pas encore fait d’au moins tester la série !

Rien d’autre à signaler pour le moment.

Retrouvez par ici les articles des semaines précédentes