Bingo Séries #51

Salut les sériephiles,

Bon, la cinquantième grille de Bingo Séries touche à sa fin et je n’ai absolument rien validé de celle-ci. J’ai eu du mal à atteindre la moyenne, n’y arrivant que difficilement hier, histoire de ne pas avoir trop honte à la publication de mes résultats mardi… Il fallait bien que je puisse écrire quelque chose dans ce futur article, mince !

Pour ne rien arranger à ma panne de séries, je voyais régulièrement des participants venir me dire qu’ils atteignaient le 20/20 eux. Bravo aux cinq participants qui ont réussi à finir la grille précédente… Avez-vous correctement deviné leur identité ? C’est ce qu’on va découvrir tout de suite ! Enfin, tout de suite… Il faut lire l’article, quoi. Peut-être que pour une fois vous allez tous le faire sans vous jeter sur la grille immédiatement.

C’est beau la naïveté, je sais.

N’hésitez pas à poster dans les commentaires ou à me contacter sur Twitter (@ShipouJG) s’il vous reste des questions après lecture de cet article !

Pour rappel, vous trouverez dans cet article une liste de 20 choses à accomplir ou voir tout en regardant des épisodes de séries que vous n’avez jamais vus auparavant, du 7 juin au 7 juillet 2021 ! Le but ? S’amuser entre sériephiles et parler sans spoiler, ici, sur vos blogs, sur Twitter, sur la page Facebook du blog, partout quoi. Pour réussir le bingo, il faut avoir la moyenne, donc au moins dix items validés. Et pour avoir son mot à dire ? Il faut le compléter, avec un joli 20/20 ! Le premier à compléter le bingo choisit trois thèmes qu’il classe par ordre de préférence, le deuxième peut conserver ou virer son troisième choix, le troisième peut conserver ou virer son deuxième choix.

N’oubliez pas d’indiquer les spoilers éventuels quand vous communiquez vos points sur Twitter, vos blogs, etc. La participation est ouverte à tous, à n’importe quel moment du mois et il suffit d’un 10/20 pour valider la grille ; le reste, c’est pour la frime.

Comme d’hab, un personnage est quelqu’un qui parle dans l’épisode ou a déjà parlé dans la série ; « quelqu’un » fait aussi référence aux figurants. Un même épisode ne peut pas servir deux fois dans le même thème et il y a un « point bonus » pour vous aider à finir la grille plus vite.

Le mois des fiertés

C’est le retour du mois de juin et d’un thème que j’aime bien, parce qu’il permet davantage de visibilités. Les séries ont fait depuis longtemps de la place pour les personnages venant de la communauté LGBT+, mais ce n’est pas toujours sans cliché… espérons que les choses changent peu à peu !

  1. Un personnage fait son coming out : Ce n’est pas forcément la première fois que ce personnage le fait, il ou elle est peut-être forcé(e) de le refaire face à une nouvelle rencontre ou dans un nouveau contexte. Au fond, c’est probablement ça le plus chiant dans la communauté LGBT+, cette certitude de devoir affronter quasi quotidiennement des situations où il faut recommencer un truc plutôt chiant, en vrai. Genre, on s’en fout de cette info en vrai, non ? Pourquoi faut-il toujours que ce soit un truc à expliciter à un moment et pourquoi la société ne pourrait-elle pas se mettre dans le crâne que l’hétéronormativité, on l’emmerde ? Bon, d’accord, ça dépend à qui on demande et je m’énerve pour rien dans un point de Bingo. Désolé !
  2. Un personnage LGBT+ flirte : Parce que trop souvent un personnage LGBT+ dans une série est célibataire ou coincé dans un couple qui permet de cocher une case « caution gay/lesbienne » (le reste de l’arc-en-ciel est encore trop rare, même s’il y a des progrès), voyons donc si on peut trouver un personnage dans un flirt ouvertement homosexuel (bon, ça invisibilise une partie de la communauté de dire ça, je sais, mais c’est compliqué de trouver de nouveaux points, pardoooon ; et puis, je dis ça, mais si c’est un(e) transgenre en plein flirt, ça le fait aussi peu importe que ce soit homosexuel ou hétérosexuel, ce sera LGBT+).
  3. Un drapeau LGBT+ exposé : Parce qu’il est beau cet arc-en-ciel, c’est toujours chouette de le retrouver à l’écran, non ?
  4. Un Bechdel test revisité : Qu’est-ce que c’est que ça, n’est-ce pas ? Le Bechdel Test permet de vérifier si l’œuvre que vous regardez est suffisamment féministe pour proposer une scène avec deux femmes parlant d’autres choses que d’un mec. Et nombreuses sont les productions à ne pas réussir ce test ! Essayez donc avec une version LGBT+, vous allez voir, c’est encore plus triste : on cherche donc une scène avec deux personnages appartenant à la communauté LGBT+ qui parlent ensemble… sans que la série ne foute la moindre ambiguïté romantique ou sexuelle entre ces personnages. Pas de couple, pas de flirt, pas des ex, juste deux personnes, en somme. Et allons même plus loin : ces personnages ne parlent pas non plus de leur sexualité dans la scène. Allez, pour la défense d’Hollywood, il y a aussi plein de productions qui ne sont pas capables de faire des relations homme/femme sans y mettre de l’ambiguïté… et de toute évidence ça existe, sinon je n’aurais pas fait ce point 😉

Mugs & tasses

Ce thème est choisi par ShinNiko, qui a fini premier du Bingo précédent il y a déjà une bonne dizaine de jours ! Félicitations à lui… il prend un thème plutôt simple qui devrait convaincre tout le monde. J’espère.

  1. Un mug avec un message : Je pense que vous voyez tous à quoi je fais référence ! On cherche donc un mug sur lequel est inscrit un message de type « World’s best mom » ou « I’m the boss ». Dans une série. Tant que c’est à l’écran, ça marche. Toutes les inscriptions fonctionnent, tant qu’on peut les lire ou les deviner. Les inscriptions utilisant un alphabet lisible, donc. Voilà.
  2. Une tasse de café à l’écran : La tasse doit être pleine, attention, sinon j’aurais écrit « une tasse à café ». Pourquoi du café et pas du thé ? Je ne sais pas, ça m’a paru plus courant, c’est comme ça. Bon, par contre, je pense que c’est un point qu’on a déjà eu dans un précédent Bingo… C’est que ça devient dur de se renouveler avec des choses qu’on peut trouver à coup sûr chaque mois. Pas sûr que ce soit le cas avec cette grille, d’ailleurs, pourra-t-on la finir ? Mystère !
  3. Une tasse brisée est vue à l’écran : C’est fou le budget tasse et mug dans les séries ! Combien de fois voit-on des choses se briser au sol, hein ? Espérons qu’on trouve encore de quoi faire ce mois-ci ! Il faut donc une tasse (ça peut être un mug) brisée à l’écran… Cela dit, nous ne sommes pas forcés de voir la chute de l’objet. Les morceaux vus à l’écran suffisent ! Peut-être que ça aidera ?
  4. Un personnage boit la tasse : Deux interprétations possibles avec ce point, yay ! Soit vous me trouvez quelqu’un qui finit sa tasse lors d’une scène (c’est quasi-mission impossible, hein, les tasses et verres ne sont JAMAIS vidés à l’écran), soit vous voyez quelqu’un qui se noie. Au choix. Bonne chance !

Grossesse

Tequi est la deuxième de la grille précédente ! Bravo à elle… même si elle n’a pas tout à fait gardé le suspense avec tout le monde. M’enfin, je m’y attendais, je la connais cette joueuse à force… contrairement à elle qui ne connaît pas encore toutes les règles apparemment, mouahaha. Pardon, c’était une private joke, promis, on s’entend bien, l’ambiance est bonne chez les joueurs du Bingo !

  1. Des nausées matinales pour une femme enceinte : Le grand classique ! Les femmes enceintes sont loin de toutes en avoir, mais les personnages de série qui tombent enceinte en ont TOUJOURS. Plus qu’à trouver une femme qui soit dans son premier trimestre de grossesse. Bien sûr, ça marche aussi si le vomi ou une forte odeur est le truc qui fait prendre conscience à votre personnage qu’elle est enceinte. Généralement, on en entend parler.
  2. Une grossesse est utilisée comme coupe-file : Cela se complique déjà avec ce point, mais eh, il y a toujours le bonus en fin d’article pour espérer atteindre le 20/20. Une grossesse utilisée comme coupe-file ? Ben une femme enceinte qui n’a pas besoin d’attendre pour prendre l’avion ou payer ses courses parce qu’elle est enceinte et qu’on lui laisse la priorité. Cela marche aussi si c’est pour fuir le Titanic au plus vite, évidemment.
  3. Quelqu’un touche le ventre d’une femme enceinte : Les femmes enceintes se plaignent souvent que les gens veulent tous toucher leur ventre comme si elles étaient soudainement devenues une attraction de fête foraine. Le truc, c’est que dans les séries, c’est un énorme classique. Au moins aussi énorme que les faux-ventres des actrices, d’ailleurs ! Cela dit, parfois, ce ne sont pas des faux ventres.
  4. Une grossesse cachée par la production : Une actrice enceinte dans une de vos séries ? Une chance sur cinq que cela soit parce que l’actrice est vraiment enceinte. La plupart du temps, les productions rivalisent d’ingéniosité pour cacher la grossesse, et WandaVision nous l’a bien montré cette année. Bon, pour les saisons en cours ou juste terminées, cela fonctionne pour This is us, Younger et Charmed qui ont une actrice cachant sa grossesse.

Paradis sur Terre

La troisième de la grille précédente était Gaelle, et elle, elle a bien été forcée de vivre dans le suspense car elle ne savait pas si elle était parmi les trois gagnants ou non ! Ben oui, elle savait déjà qui était la deuxième, il ne faut pas exagérer. Je vous rassure, elle a essayé de me soudoyer pour savoir si elle pourrait choisir un thème, mais finalement non !

  1. Quelqu’un dit être au paradis (ou le demande) : Est-ce que je suis au paradis ? C’est le paradis sur Terre ! Il s’est cru au paradis, lui… Des phrases que l’on entend plus souvent qu’il n’y paraît dans les séries. Plus qu’à trouver un épisode en parlant au cours du mois maintenant.
  2. Une plage de sable fin est vue à l’écran : Le sable fin a généralement tendance à être blanc et ne pas être brûlant. Un double avantage qui lui confère des allures de paradis… Mais qui le rend aussi parfois rare à l’écran. On peut toujours espérer en voir un, cela dit ! Enfin à vous de voir si vous voulez finir cette grille, quoi. Je sais, elle est compliquée ! Rappelez-vous que « vue à l’écran », ça veut dire qu’une carte postale, ça fonctionne… J’imagine que ça peut tous nous sauver sur ce point !
  3. Un paradis fiscal ou un compte off-shore : C’est un vrai paradis sur Terre, ça, s’enrichir sans que personne ne vienne ponctionner nos comptes ! Un peu dégoûté d’avoir fini les séries procédurales de la saison. Quoique, il me reste quelques épisodes de SVU ou de Walker, tout n’est peut-être pas perdu pour moi. Ah, j’ai Manifest aussi. Allez, je peux y croire, je veux y croire, je finirai par faire un meilleur score à cette cinquante-et-unième grille !
  4. Des personnages découvrent une cascade : Et patatra c’est le drame. Oui, la difficulté était progressive dans cette grille et à ce stade vous devez vous dire qu’elle est interminable. M’enfin, on se dit ça tous les mois et quasi chaque mois j’ai des gagnants. Il n’y a eu qu’une seule grille sans gagnant, c’est donc qu’il est possible de regarder une série où des personnages découvrent soudainement une cascade sur leur île déserte. LOST, The 100, The Wilds, Wrecked… on en a eu plein pour nous le proposer !

Actions

Avant de passer à ce dernier thème, des félicitations aussi à Poluss et Py_Heck qui sont respectivement quatrième et cinquième à arriver à 20/20 à la grille précédente !

  1. Voir une demi-saison avec un personnage principal LGBT+: Retour au mois des fiertés avec la simplicité déconcertante de ce point puisque Lucifer vient tout juste de sortir sa deuxième partie de saison. Si vous êtes à jour, je vous laisse en choisir une autre ; il y a eu Special récemment, par exemple. Ou alors vous vous lancez dans The 100. Je ne sais pas, on croule sous les possibilités, en fait ! J’aime bien Hollywood parfois.
  2. Avoir un mug aux couleurs d’une série : Avant de vous ruinez, n’oubliez pas que la peinture sur mug est une possibilité, et qu’avoir un mug aux couleurs d’une série, ça peut aussi se faire en le recouvrant de post-it, en collant un sticker dessus ou juste une feuille de papier. Comme d’habitude, le but est d’être créatif si vous le souhaitez… ou de tomber dans la facilité et d’acheter un nouveau mug. On ne sait jamais !
  3. Rattraper neuf mois de retard dans une série : Si vous êtes comme moi, vous devez avoir quelques séries dans lesquelles vous êtes en train de prendre du retard… Avez-vous une série dans laquelle vous avez neuf mois de retard ? Si oui, ce point est pour vous. Cela fonctionne par exemple pour une série Netflix diffusée il y a neuf mois (ou plus). Si non, pas de panique : il suffit d’en regarder une dont la diffusion s’est étalée sur neuf mois. Genre de septembre à mai, par exemple, comme n’importe quelle saison de network. Et paf, une saison, ça fonctionne. Pour une fois, je vais même vous accorder une faveur : vous pouvez parfaitement valider les points 17 et 19 avec la même série. Je suis grand seigneur, n’est-ce pas ?
  4. Voir votre paradis sur Terre dans une série : Écoutez, c’était soit ça, soit me faire un virement sur un compte off-shore (ou sur le paypal en bas à droite du blog pour payer l’hébergement ou un nouveau mug aux couleurs d’une série lalala), je me suis dit que ce point 20 aurait plus de succès sous cette forme ! À vous de trouver au cours de ce mois-ci une scène qui se déroulerait dans ce qui serait votre paradis sur Terre. Soyez imaginatifs si personne ne se rend sur une île de toute beauté (ou si ce n’est pas ça la vision du paradis). Je suis sûr que la sortie toute prochaine de Loki en inspirera certaines. Et certains aussi, c’est le mois des fiertés après tout. Par contre, attention, il faut que ce soit sur Terre (ou sur une version de la Terre).

Le bonus geek :

Ce mois-ci pas de date limite, il suffira de… Valider le contraire d’un point de la grille. Concrètement, certains points méritent toutefois des précisions parce que leur contraire n’est pas forcément évident :

  1. Quelqu’un cache ou nie sa sexualité 😥
  2. Un personnage LGBT+ souhaite rester célibataire (pour un moment)
  3. Un drapeau LGBT+ caché/recouvert
  4. Bechel test hétéro : deux persos hétéros qui se parlent sans ambiguïté alors que pas du même sexe ou de la même famille
  5. Un mug sans inscription, couleur uniforme
  6. Une tasse vide
  7. Une tasse/un mug réparé(e)/recollé(e)
  8. Un personnage ne boit pas sa tasse (ou est un nageur hors pair)
  9. Une grossesse sans symptôme
  10. Quelqu’un refuse qu’une femme enceinte passe devant lui
  11. Quelqu’un touche le ventre d’une femme pas enceinte (maladie, scène de sexe, etc.)
  12. Une personnage enceinte parce que l’actrice l’est
  13. Une plage de galets est vue à l’écran
  14. Quelqu’un dit être en Enfer (ou le demande)
  15. Quelqu’un paie ses impôts (ça n’arrive littéralement JAMAIS dans les séries, bravo si vous trouvez)
  16. Des personnages découvrent un désert pour la première fois
  17. Pas de contraire pour ce point
  18. Un mug entièrement blanc (mais ce n’est pas très fun pour un Bingo Séries)
  19. Arriver au neuvième mois sans voir d’épisode d’une série (une série en particulier, hein, dans laquelle vous êtes en retard depuis neuf mois ce mois-ci)
  20. Voir votre Enfer sur terre dans une série

Sense8 – Christmas Special (S02)

Avis : Bien trop longtemps après la saison 1, Sense8 est de retour avec le monde entier qui en attend énormément après le hit des premiers épisodes… Si je regarde, j’ai quand même envie d’être une voix discordante parmi tous les éloges de la série. Déjà, parce que le sujet de base que tout le monde clame comme hyper original ne l’est pas tant que ça et était mieux traité – je trouve – dans In your eyes, un petit film indépendant de Joss Whedon (également dispo sur Netflix hein). Ensuite, parce que la série a tout de même pas mal de longueur et de scènes de cul qui ne servent vraiment qu’à accrocher le spectateur sans proposer aucun contenu pour autant. Et quand il y en, c’est pour une scène d’orgie imprévue.

Bon, à côté de ça, le casting est vraiment exceptionnel, l’intrigue de la saison 1 était longue à mettre en place mais avait fini par me laisser sur les fesses avec une fin sublime (à partir de l’épisode 6) et la photographie est hyper travaillée. La série fait voyager, ça on ne peut pas lui enlever !

Bref, quand on me propose un épisode de Noël, je ne crache pas dessus, mais je n’ai pas non plus des attentes hyper élevées comme beaucoup. Et puis surtout, j’en ai tellement décroché que je ne me souviens pas trop des différentes intrigues. Et connaissant Netflix, je n’aurais pas le droit à un résumé.

01.pngÉpisode 1 – Christmas Special – 17/20
This is the 21st century people, GET OVER IT.

Comme prévu, pas de remise en contexte, juste une longue scène magnifique de plongée et de nage de l’ensemble du casting. J’ai aimé cette scène qui replongeait effectivement dans l’ambiance de la série avec une image travaillée et une ambiance sonore très agréable. Pour le reste, on retrouve chacun des personnages dans sa vie avec très peu de connexions entre eux pendant une longue partie de ces deux heures. Il est intéressant de les voir évoluer un peu par eux-mêmes, mais il est dur de se convaincre, après la saison 1, qu’ils ne passent pas plus de temps à se parler. Cela dit, quand ça commence enfin à arriver, c’est brillant, avec un double discours sur le sentiment d’emprisonnement. Cet épisode introduit un peu plus clairement l’idée de bloqueurs empêchant la connexion entre les Sense8, ce qui était déjà suggéré l’an dernier de mémoire. C’est une intrigue qui offre des propositions intéressantes pour le reste de la saison, qui nous éloigne un peu des orgies et des scènes un brin clichées qui constitue le reste de ces deux heures, surtout au début. Bon, en même temps, c’est très réussi, c’est le début de la saison 2 et non un simple Christmas Special comme annoncé, les 3/4 de l’épisode n’ont rien à voir avec Noël, si ce n’est la date de diffusion quoi. Au point d’attente où on en est, on aurait tout aussi bien pu attendre le mois de mai. En plus, c’est le jour des anniversaires des personnages, et ça donne vite fait envie de faire la fête, OK, mais pas tout à fait comme eux forcément. En plus bis, niveau chronologie, c’est un peu chaotique de comprendre comment ça fonctionne, mais bon, c’était fun. La scène la plus fun de l’épisode reste néanmoins celle entre Kala et Wolfgang, qui, si elle met en scène du sexe, avait une vraie utilité comique, contrairement à l’orgie qui, franchement, ne montre rien (sous tous les sens du terme), ne sert à rien et est… gênante. L’épisode offre en fait en deux heures une avancée rapide et incertaine de la chronologie, balayant leur anniversaire, Noël et le Nouvel an. Tout ça d’un coup. Ce début de saison fait la part belle à Wolfgang, dont je ne comprends toujours pas toute l’intrigue (surtout que j’avais totalement oublié la sous-intrigue avec Felix), et Sun, qui me fait culpabiliser de ne pas faire plus de sport. Lito et Hernando tirent leur épingle du jeu avec un coming-out étiré sur l’ensemble de l’épisode qui fonctionne à merveille, notamment grâce à Nomi, qui continue sa vie avec sa petite amie, mais galère un peu niveau cavale. C’est une sous-intrigue sympa aussi. Je n’accroche toujours pas aux personnages de Riley et Capheus, la première ne trouvant son intérêt que dans sa relation avec Will que je n’aime pas non plus, le second… j’en cherche encore l’intérêt en terme d’intrigue. À part montrer que, ouhlala, ils sont répartis sur la planète. En bref, un épisode très sympa et à la hauteur d’une attente aussi longue, qui recommence désormais. Je conclurais en parlant de ce qui a fait couler beaucoup d’encre : le recasting de Capheus. Je ne suis habituellement pas fan de ce type de changements, mais perso, je trouve que c’est une vraie réussite et que l’acteur est bien meilleur. En revanche, la ressemblance entre les deux acteurs n’est pas flagrante, le nouveau paraissant moins… boulet. Espérons que ça apporte un impact positif au personnage, mais bon, il est fan de JCVD, ça calme.

Quoiqu’il en soit… Rendez-vous en mai pour la suite !

Scream (Halloween Special)

Avis : C’est un peu à reculons que je me lance dans ce double épisode spécial que Netflix nous présente comme un final de saison 2, alors qu’on sait bien que c’était surtout censé être une fin de série. Bizarrement, MTV a pourtant annoncé une saison 3. Personnellement, je n’avais pas été tendre avec la saison 2, blindée d’épisodes très moyens malgré tout rattrapée par une fin travaillée et plutôt réussie dans son ensemble.

Du coup, je me dis que réduire ce qui aurait pu être une saison 3 en une heure et demi est probablement une bonne idée. L’intrigue devrait être recentrée et donc permettre d’être sanglante assez vite. Techniquement, ça peut frapper fort et proposer quelque chose de génial. L’annonce de cette 3e année réduit un peu à néant les espoirs d’un massacre total du casting (ça ferait du bien de voir Emma certains y passer), mais j’ai décidé de partir sur du positif et d’ignorer l’instinct de WTF qui s’est éveillé en moi à l’idée de la prolongation de cette série.

Après tout, le cliffhanger de la saison 2 était sympa, laissant le sort de Kieran en suspend. Ce double-épisode règle assez vite la question, ce qui me fait plutôt plaisir car j’avais peur que ça traîne avec une intro un peu plus longue sur les huit mois qui passent. Je ne spoile pas plus que ça, ce spécial Halloween tient évidemment ses promesses : nouveaux personnages, nouveaux meurtres, nouveau scénario écrit avec les pieds. J’y reviens un peu plus bas.

C’est parti pour la critique avec spoilers :

01.pngÉpisode 1 – Halloween I – 12/20
Just another day in Murderville

Tout simplement brillant : l’introduction est une vraie réussite qui surprend par sa violence (et son mannequin à tête retournée) et qui donne pas mal d’espoir pour la suite. Huit mois ont passé et nos adolescents détestés de Lakewood sont devenus encore un peu plus cons : pour Halloween, ils décident de tous aller ensemble sur une île isolée du reste du monde. Sur cette île, évidemment, il y a une maison dans laquelle des meurtres se sont déroulés. Voilà, voilà, c’est le pitch de base de ce double-épisode d’Halloween diffusé beaucoup trop tôt, mais bon. Tous les clichés du genre y sont respectés, jusqu’à la blague du faux-tueur pendant la soirée épouvante au coin du feu. Bref, le premier épisode traîne vraiment en longueur et j’y fais les mêmes reproches qu’à la saison 2 : il se passe bien trop de temps pendant lequel les héros ne savent pas qu’un tueur rôde après eux et celui-ci s’en prend à des personnages secondaires sur le front desquels il était écrit « victime » depuis leur première réplique. Sérieusement. Malgré cette critique, force est de constater que le « divertissement » est là, on a tout ce qu’il nous faut là où il faut… Ca manque un peu de surprise quoi. En plus, la série garde son ambiance et ses décors estivaux (un peu moites), ce qui est dommage pour un special Halloween. La fête n’est qu’un prétexte qui n’est pas même mis en avant dans l’épisode, à l’exception d’une citrouille ou deux. Et cette fin d’épisode m’a fait décoller les yeux au ciel, gentiment accompagné d’un sonore « Sérieusement ?! » que j’avais déjà tweeté dix minutes plus tôt.

02.pngÉpisode 2 – Halloween II – 14/20
That’s a little cliché, don’t you think?

Les choses sérieuses ont commencé à la fin de l’épisode précédent et il est désormais temps d’en arriver au second épisode plein de stress, de faux raccords et de petite-amie sortant de nulle part au milieu d’une tempête sans être trempée d’une goutte d’eau. Tout ça amène nos Lakewood 6 dans la maison hantée où ils décident 1) de se séparer en envoyant Noah et Stavo réparer une radio et 2) de boire du vin et manger des fruits parce que eh, seize the day, ce sont les deux actions les plus intelligentes à faire. OK, OK. C’est marrant comment ces personnages font tout le contraire de ce que quelqu’un avec un cerveau ferait, mais pour une fois, c’est tellement prévisible que j’ai dit « coupure d’électricité » au bon moment quand même. C’est donc d’autant plus savoureux que j’en arrive à avoir peur, oui, peur… de me tromper. L’identité du tueur ? Prévisible, jusqu’au moment de la révélation. Les jump scares ? Efficaces, même si je les sentais venir. La musique d’ambiance et le générique ? Toujours aussi géniaux. Bon, disons que ce n’était pas brillant, mais qu’on a eu un tel défilé de clichés (la bibliothèque, SÉRIEUSEMENT ?) que c’était un bon exercice en tant que spectateur. J’adore deviner les choses à l’avance après tout, et c’est pour ça que je suis encore là après deux années à critiquer. C’est fun, mais pas horrifique, c’est très cliché, mais les clichés existent pour une raison. Quant à la saison 3, et bien, on en revient au cliffhanger de la saison 2, alors le mystère reste plus ou moins entier. Assurément, je serais là pour cracher sur la saison 3, car ils ont ce petit truc qui me fait rester – et à part la musique du générique, je vois pas quoi. Probablement la satisfaction d’avoir raison quand je devine des choses à l’avance.

EN BREF – Pas de surprise, que ce soit en terme de qualité ou d’intrigue, tout était 100% prévisible et conforme à mes attentes (excepté la partie où j’espérais que ce soit un massacre de pur adrénaline). Bref, comme pour la saison 2 : long à mettre en place, bourré des mêmes défauts (mais à quoi bon changer à ce stade puisque ça fonctionne ?), de manque de crédibilité (cette fois carrément soulignée par les scénaristes à travers des répliques de Noah, Brooke et Emma) et, malgré tout, un bon moment passé à avoir peur sur le sort de certains (et espérer une issue fatale pour d’autres). Comme toujours avec Scream, le début et la fin sont réussies, c’est l’entre-deux qui ne va pas et finalement, tout le monde survit (contrairement à la première saison qui avait eu de vraies victimes ou au sacrifice de Jake en saison 2).