Dollface – S01E05

Épisode 5 – Beauty Queen – 19/20
La série enchaîne les situations hilarantes et j’ai bien cru que je n’allais pas m’arrêter de rire du tout devant cet épisode. J’adore la fluidité de l’épisode qui n’a que deux intrigues différentes à explorer, mais le fait très bien dans les deux cas. C’est bien simple, l’épisode tire parti de tout ce qui a été mis en place avant lui pour être génial. Tout simplement.

Spoilers

Colin demande à rencontrer les amies de Madison, qui ne sont peut-être pas assez matures pour lui selon elle.

Turtle ate a bag of dicks!

Madison est complètement cinglée ! Je ne peux pas commencer cette critique autrement que comme ça : elle fout un coup de poing à son mec parce qu’il la surprend sur la plage alors qu’elle pensait être en train de le regarder surfer. J’ai tellement éclaté de rire, mais ce n’était que le début, parce qu’il cherche ensuite à parler de ses amies avec elle.

Le copain de Madison, Colin, déclare alors qu’il veut rencontrer les filles, et pourtant, clairement, Jules ne donne pas envie d’être rencontrée avec le peu qu’il sait d’elle – Jeremy, ses cheveux non lavés et les décisions complètement dingues qu’elle prend. Malgré tout, Colin veut les voir pour faire plaisir à Madison, et ça termine sur une Madison stressée.

Il y a de quoi. Madison donne tout un tas de directives à ses amies, et particulièrement à Izzy qui a une personnalité si loufoque, tout en essayant de faire cuire un poulet entier à la poêle. C’est clairement la panique pour elle, puisqu’elle tente de se montrer plus adulte qu’elle n’est réellement – et surtout plus mature, plus dans le contrôle, plus dans les apparences. C’est le problème de ne pas être sincère quand on commence une relation amoureuse, ça.

Elle a aussi une liste de sujets à aborder à proposer à ses amies, histoire de s’assurer que la soirée puisse bien se passer. Elle explique tout ça face à une Stella pas franchement convaincue et une Izzy qui prend note de tout ce qu’elle dit, mais après avoir allumé le four, sans lui demander. C’est la pire des idées puisque toute la cuisine sert simplement de placards supplémentaires à Madison.

Ainsi, Madison a bien sûr ses chaussures dans le four, alors ça prend feu. Merci Izzy d’avoir allumé ce four, c’est une excellente idée. Je n’en peux plus – et Madison délocalise tout ce petit monde chez Jules, parce que c’est sa meilleure amie et qu’elle a un bon appartement pour ça.

En théorie. En pratique, quand on retrouve Jules, celle-ci est débordée par son chat qui fait de la merde en dégommant la poubelle. Il y a donc des ordures partout dans sa cuisine alors même que Jules s’apprête à recevoir du monde. Non, il ne s’agit pas de Madison, mais de Ramona, la sœur de son ex, dont elle organise l’enterrement de vie de jeune fille. Normal.

Suite à une thérapie rapide et peu efficace avec la femme-chat qui voulait lui faire prendre conscience qu’elle transférait ses problèmes à elle sur son animal, Jules se décide alors à promener son chat en laisse dans le parc. C’est l’occasion pour elle de rencontrer un type tout à fait charmant qui semble vouloir venir la draguer… alors qu’en fait, il veut juste la prévenir qu’elle a marché dans une merde de chien.

Les gens sont si peu civils. Et Jules est tellement drôle à parler tellement trop – après l’avoir envoyé bouler parce qu’elle n’avait pas le temps, en plus. Elle charme toutefois Wes malgré elle. Certes, il voulait juste lui faire remarquer ce qu’elle avait sous le pied, mais la conversation entre eux se déroule à merveille, alors on sent bien que ça se dirigera probablement vers autre chose. Non ?

Il lui laisse même sa carte, parce qu’il est un vétérinaire et en a une sur lui. C’est merveilleux ça quand même, surtout avec un chat comme celui qu’elle a. Jules enchaîne malgré tout avec l’enterrement de vie de jeune fille de Ramona, qui est organisée chez elle. Oui, oui, elle se fait tellement exploiter, Jules. Tu m’étonnes qu’elle s’énerve contre son chat quand on voit qu’elle est incapable de se sortir de cet enterrement de vie de jeune fille – elle prétend à Madison qu’il s’agit de celui de sa cousine, évidemment.

Ramona finit avec une brûlure au troisième degré qui avorte la fête après un moment gênant pour Jules, quand tout lui rappelle qu’elle est là parce qu’elle est l’ex de Jeremy. C’est une excellente chose cette brûlure au troisième degré sur le visage de la mariée en plein enterrement de vie de jeune fille, car ça avorte la fête super rapidement.

C’est exactement ce qu’il fallait pour Madison qui débarque avec Izzy et Stella pour mieux découvrir que la fête avait lieu chez Jules. Du coup, ce n’est pas exactement le meilleur endroit pour avoir un dîner sérieux entre adultes, puisque… comme le disent les filles, c’est un festival du pénis, l’appartement de Jules.

Drôles de décoration. Les filles se dépêchent donc de planquer toute la déco à l’arrache et il est évident que Colin va débarquer pile au moment où elles sont à quatre sur le même pénis gigantesque. Cela ne manque pas et ça n’arrange pas les affaires de Madison, qui est stressée comme jamais : elle a peur d’être considérée comme immature par son copain.

Au pire, je ne sais pas, dis-lui la vérité plutôt que de jouer un rôle ? N’est-ce pas censé être ça être en couple ? J’ai eu du mal avec Madison et tous ses mensonges pendant l’épisode. Vouloir que ça se passe bien, c’est une chose. Vouloir tout contrôler comme elle fait et changer de personnalité, c’est too much. Colin se retrouve aussi à ouvrir la porte à un autre invité inattendu : Steve.

Bon, ça n’a aucun sens que ce soit Colin qui ouvre la porte, mais ça ajoute à l’humour, car ça permet à Jules d’expliquer à Madison que Steve est le stripteaseur, qu’elle a oublié de prévenir de l’annulation de l’enterrement de vie de jeune fille. C’est cocasse : Jules doit en effet expliquer à Steve, le stripteaseur, qu’il ne doit pas en être un ce soir-là. Il devra garder ses vêtements, et ça se fait dans une parodie de film d’action désuet en noir et blanc.

Quand ils sortent enfin du train – c’est-à-dire la chambre – où ils se sont réfugiés pour cela, Jules le fait passer pour son copain, histoire que tout ça passe mieux auprès d’un Colin quelque peu perdu dans cet appartement tordu.

Le dîner peut en tout cas commencer. Aucune conversation n’est possible autour de cette table, puisque Madison fait tout ce qu’elle peut pour couper la parole à ses amies chaque fois qu’elles abordent un sujet interdit, comme le divorce de Colin ou les fétichismes chelous des plans de Stella. On découvre également qu’Izzy est fan de The Weeknd, que Colin ne connaît pas. Les moments gênants s’enchaînent pour tout le monde, parce que prétendre comme ça, ce n’est pas facile.

C’est même la meilleure recette possible pour tout planter. Finalement, le plus intelligent autour de cette table pour prétendre être à un dîner sérieux est Steve, capable de parler économie avec Colin. Il est toutefois interrompu par Turtle, le chat de Jules, qui vomit… après avoir ingéré des bonbons-bites. Beaucoup trop drôle.

Bien sûr, Jules se retrouve forcée d’appeler un vétérinaire pour vérifier qu’il aille bien, et ça tombe bien, elle ne connaît un désormais : Wes. Alors que la consultation a lieu sous les yeux d’un Colin qui doit quand même se demander où il est tombé, Stella est horrible avec lui, à balancer qu’il a soixante ans minimum. Madison s’énerve ensuite après Jules qui n’a pourtant rien demandé et qui s’énerve à son tour… les deux amies s’envoient plein de politesses au visage.

Non, sérieusement, des vraies politesses : elles se complimentent l’une l’autre, mais en criant à moitié et en étant énervée. C’était excellent à voir. Pour calmer le jeu, Colin propose de mettre un peu de musique – je m’attendais à The Weeknd tant qu’à faire – sauf que Steve se lance aussitôt qu’il entend les premières notes dans un strip tease, et c’est juste extra à voir.

Colin ne s’attendait pas à ça. Wes non plus, je pense. Les scénaristes sont fous. Le strip-tease est à mourir de rire, et tous les acteurs sont à fond pour le rendre encore plus comique. La soirée finit donc en fête quelque peu dingue. Franchement, ça va, ça stresse Madison, mais ce genre de soirée est plutôt fun, peu importe l’âge. Non ? C’est gênant aussi, le coup du stripteaseur, mais au moins, tout le monde s’amuse.

Il essaie donc de rassurer Madison comme il peut. De son côté, Jules se retrouve à remercier Wes d’être venu à la soirée la plus étrange de sa vie – mais il en a d’autres en stock pour compenser. Oh, Wes, attention, on va s’attacher à toi si tu es trop gentil avec elle. Il en profite évidemment pour draguer Jules, et franchement, il est trop mignon pour que ça ne devienne pas un personnage récurrent dans d’autres épisodes. On verra bien, mais je ne suis pas contre du tout.

Dollface – S01E04

Épisode 4 – Fun Friends – 18/20
Je suis rassuré par cet épisode qui est vraiment beaucoup plus fun que la semaine dernière et qui parvient très bien à me faire rire à nouveau. Je pardonne à l’épisode 3 d’avoir moins réussi à me convaincre grâce à celui-ci qui est excellent, tout simplement, et varie la formule avec deux duos qui fonctionnent très bien. La série trouve son rythme.

Spoilers

Jules découvre que Stella la trouve ennuyante.

I’m so fun I’m gonna google fun to find out where it happens.

Nous sommes dimanche soir, il est donc temps pour moi de me lancer dans un nouvel épisode de cette série, en espérant qu’il sera mieux que la semaine dernière… et ça commence déjà à merveille avec Stella qui débarque chez Jules sans prévenir, après une baby shower, à 5h du matin. Tout ça n’a aucun sens, mais c’est bien drôle à voir, puisque Stella se sent évidemment chez elle, se sert tout ce qu’elle veut dans la cuisine et finit sur le lit de sa pote à bouffer un sandwich.

Elle m’a tellement stressé – et en même temps, j’étais mort de rire, parce que c’est Stella. Elle met du pep’s dans la vie, au moins, même si elle balance à Jules qu’elle est vraiment trop ennuyante comme nana, et qu’elle a donc besoin d’elle le lendemain – c’est-à-dire le soir même – pour trainer avec sa mère, parce que sa mère est comme elle, too much.

Sans trop de surprise, ça laisse Jules bien déprimée de voir qu’elle est considérée comme ennuyante – et ça se termine en parodie de sitcom pour nous le prouver, avec une Madison débordée de boulot, une Stella pleine de fêtes et une Izzy qui s’incruste, évidemment. C’était marrant, ça ramène la femme-chat, mais c’est vraiment une scène pour le principe.

Quand on retrouve Jules, elle essaie donc d’être moins chiante, et ça se termine mal, parce qu’elle se force à boire de l’alcool, à la planche, avec Stella et sa mère. Cette pauvre Stella est déprimée parce qu’elle espérait avoir une amie pour calmer sa mère, pas pour boire avec elle et la lançait sur des tournées de shot supplémentaires. Après, on comprend assez vite que Stella aimerait bien avoir une mère, aussi, parce qu’elle se retrouve avec une mère qui veut juste profiter de la jeunesse de sa fille pour rattraper celle qu’elle n’a pas eu elle-même.

C’est très cliché, mais ça fonctionne à merveille, avec une Stella qu’on comprend assez mal dans sa peau tout de même, à être forcée d’être la nana qui veut toujours faire la fête. Elle est donc ravie de voir Jules s’étaler comme une crêpe rapidement dans la soirée. Elle lui confie qu’elle en a marre d’être celle qui doit toujours apporter le fun dans toutes les soirées, ce qui pousse Jules à vouloir s’occuper d’elle.

Elle en parle à Madison qui lui reproche ses idées, surtout que son idée, c’est de créer une soirée super fun pour Stella afin de lui rappeler qu’elle aime être fun. Le seul problème, c’est que Jules est incapable de créer une soirée fun – bon, ça et le fait qu’elle n’écoute absolument pas son amie. Elle est déprimée d’avoir une mère qui ne s’intéresse pas au fait qu’elle parvienne à intégrer une école de commerce, elle a juste besoin d’une soirée posée, quoi.

En plus, la soirée cool de Jules vire à la catastrophe : elle l’emmène dans un restaurant ouvert depuis quatre jours, mais bien évidemment, Stella le connaît déjà parce qu’elle est Stella et qu’elle était là avant même l’ouverture. J’adore ce personnage.

J’adore aussi le fait que Jules tente ensuite de l’emmener dans un nouveau bar sur un bateau et se plante de bateau, au point de se retrouver rapidement en direction de l’Alaska sans avoir rien demandé. La petite réplique de Stella en début d’épisode comme quoi Jules est chiante fait donc beaucoup, beaucoup de dégâts : on termine avec Jules qui veut absolument être la « party girl » qui n’en a rien à foutre de tout.

Elle dit bien sûr ça à voix haute devant une Stella – tellement bien sapée alors qu’elle assure qu’elle n’y a mis aucun effort – qui prend mal d’entendre la manière dont son amie la voit. Forcément, elle décide aussitôt de faire une énorme fête sur le bateau, qui se termine en mariage pour elle avec un certain Fran. C’était clairement plus fun que la semaine dernière, surtout que ça se termine en procès de Jules qui tue toujours l’ambiance partout où elle va – elle est une buzzkill.

Elle met donc fin au mariage avant qu’il ne soit trop tard et fait demi-tour pour aller manger des pancakes nature, comme n’importe qui de chiant le ferait. J’aime beaucoup le personnage de Jules.

De son côté, Izzy est mise en difficulté au travail quand elle est chargée de s’occuper d’une campagne de pub pour un produit nommé « White Powder », étant très clairement à fond sur le White Power. Bref, une campagne raciste. Elle n’a aucune idée de comment changer ça tout en plaisant à sa boss toujours aussi perchée (donc drôle), ce qui la pousse à demander conseil à Madison.

Les deux sont désormais amies, il faut croire. Si Madison sauve la situation pour Izzy de manière simpliste, elle est aussi dépitée de constater que son amie change de nom au travail. Tu m’étonnes. Madison décide alors de s’occuper personnellement du cas d’Izzy, puisque comme c’est une amie de Jules, elles seront amenées à se voir souvent. Simple et efficace.

On a quelques bonnes scènes pour ce duo et ça établit davantage Izzy dans la série, car on apprend à la connaître comme la nana qui a toujours voulu plaire à tout le monde – au point de devenir celle qui est chiante et n’a aucun avis pour elle. Les scènes étaient plutôt drôles, même si ça m’a plutôt convaincu que j’adorais Madison.

Et tout ça se termine par Madison qui parvient à rendre à Izzy son identité auprès des deux autres Alison en lui inventant une histoire de petit-ami stalker qui voulait se suicider après l’avoir tué tellement il était consumé d’amour pour elle. C’est du grand n’importe quoi, mais c’est drôle, et ça finit autour des pancakes de Jules et Stella, parce que Madison passe une bonne partie de la nuit à s’inquiéter de les géolocaliser au milieu de l’océan. Fun. Girls just wanna have fun.

Dollface – S01E03

Épisode 3 – Mystery Brunette – 16/20
Je suis frustré par cet épisode qui est plus court que les précédents et un peu moins percutant, alors que j’en attendais aussi bien que les précédents. C’est dommage d’ailleurs : j’ai des attentes super hautes avec la série désormais. En soi, l’épisode est très bon et m’a bien fait rire, mais je suis loin des fous rires des précédents. J’espère que ce passage à vide ne sera que ça et ne durera pas plus longtemps !

Spoilers

Jules redécouvre ce que signifie le mot « secret » dans son groupe d’amies.

Maybe he came early because it doesn’t have that much time left?

L’épisode commence directement sur un bon gag avec les deux Alison et demi faisant du ménage au bureau pour se débarrasser de tout ce qui ne leur donne pas de la joie, et peu importe si c’est quelque chose d’utile comme des crayons, par contre. Ou la souris de Jules, qui la sauve in extremis, tout en répondant au téléphone pour Madison qui l’invente à… comment traduire correctement « Vegan chef book launched », honnêtement ?

C’est assez over-the-top, on se contentera de la version anglaise et de Jules qui galère totalement à trouver une excuse pour ne pas y aller. Bien sûr, on retrouve tout aussi vite la femme-chat, qui présente à présent une émission télévisée nommée « Should she go out ». Et après de super possibilités, du genre Madison trouvant une nouvelle meilleure amie et une soirée sur les réseaux sociaux avec la peur de manquer un moment important, Jules se retrouve à devoir y aller, de toute manière.

Elle demande donc à Stella des conseils vestimentaires, parce que Madison lui dit de venir en étant habillée « casual-formal », ce qui est parfaitement impossible tant c’est oxymorique. Qui mieux que Stella pour donner des conseils de mode ? Et pour donner un thème à l’épisode ? Le thème de l’épisode est donc la capacité de Jules à garder des secrets, et autant dire qu’elle n’est pas très forte pour ça.

En quelques minutes à la soirée de Madison, Jules se débrouille ainsi pour balancer un énorme secret – le boss de Madison n’est pas vraiment vegan – à un mec qui s’avère quelques minutes plus tard être un critique culinaire. Evidemment. C’est plutôt drôle car l’idée est encore et toujours de nous rappeler que Jules n’est pas à sa place quand il y a trop de monde et qu’elle ne parvient pas à l’être malgré tous les efforts qu’elle peut faire.

La pauvre apprend en plus au passage un secret, Colin, le copain de Madison, est plus vieux qu’elle. C’est évidemment un secret qui lui servira plus tard pour un autre quiproquo, mais en attendant, il faut régler cette affaire de journaliste qui en sait trop. Pour faire taire son scoop, Madison a l’idée de lui proposer quelque chose de plus gros encore.

Reste à trouver, et pour ce genre de choses, elle fait habituellement confiance à Stella, sauf que celle-ci lui a dit être malade avec une intoxication alimentaire. Devinez qui sait que Stella lui a menti et est censée garder le secret ? Jules, bien sûr.

Les filles se retrouvent donc à se rendre à la même soirée que Stella – qui est à la soirée secrète d’une star de Los Angeles qui a prévu d’annoncer qu’il va mourir ce soir-là. Elles trainent sur place le journaliste, évidemment, alors que Stella a décidé d’y amener Izzy, parce qu’Izzy est tellement perchée qu’elle plaît bien à Stella. Moi, elle me fait flipper Izzy, et je ne suis pas le seul je crois, parce qu’elle drague de manière super cheloue à vouloir que personne ne sache son nom.

Tout ça marche bien du côté de l’humour et on en arrive vite à Jules qui révèle toute la vérité à Stella, pour mieux découvrir une catastrophe : la soirée à laquelle elles sont contient en fait un spectacle de magie. C’est chouette comme soirée, mais… Madison a peur des spectacles de magie. Elles décident donc de retrouver au plus vite leur amie pour lui dire toute la vérité avant qu’elle ne fasse une crise de panique, récupérant au passage Izzy.

Jules n’arrive toujours pas à garder le moindre secret, évidemment, et elle révèle donc que Colin est plus âgé que Madison quand elles voient que Madison est justement en train de parler avec un homme (beaucoup) plus âgé qu’elle. Il était excellent de voir tout ça se dérouler, parce qu’on se doute bien qu’elles font fausse route, mais elles interrompent quand même la conversation de Madison avec cet homme pour lui annoncer qu’elles sont à un spectacle de magie.

Et elle n’aime vraiment pas ça, Madison, mais c’est trop tard : le spectacle commence déjà… Madison s’évanouit donc pendant que Joey est électrocuté et tombe en arrêt cardiaque. L’idée est évidemment de le ressusciter au bout de trois minutes, mais rien ne se passe comme prévu. La seule qui ressuscite, c’est Madison, grâce à un parfum qu’elle est censée vendre au boulot – et que Jules doit faire sentir sur Internet, démerde-toi avec ça.

Alors que la soirée tourne court après la mort de l’hôte emmené en ambulance, il est soudainement révélé que Joey est finalement l’ambulancier qui vient de s’enfermer à l’arrière de celle-ci. L’avantage, c’est que ça plaît au journaliste et que ça règle le problème professionnel de Madison. Mouais, ça tombe un peu à plat tout ça, je trouve, c’est dommage. En plus, les filles se retrouvent vite à l’étape de la fin de soirée où elles ne sont plus que toutes les trois à se raconter leur vie.

C’est l’occasion de venir à bout des secrets, avec Madison expliquant que Colin n’a que 45 ans, mais que le vrai problème, c’est qu’il est en plein divorce. Elle ne veut pas que leur relation se sache trop vite pour éviter qu’on ne la juge… Mouais ; ça passe bien, mais je m’attendais à plus exceptionnel. Jules vote alors pour supprimer tous les secrets dans leur groupe, et les scénaristes nous révèlent qu’Izzy était là depuis le début. Cela fonctionne bien, ça, pour le coup, même si j’aurais dû le voir venir longtemps avant.

Là-dessus, Jules reçoit un énième coup de téléphone de Jeremy et se décide enfin à décrocher… pour mieux découvrir qu’il s’agit en fait de la sœur de son ex. Ramona invite ainsi Jules à venir malgré tout au mariage, parce qu’elle espère que son frère changera d’avis d’ici là et parce qu’elle voit Jules comme sa famille – elle la veut en demoiselle d’honneur.

Il n’en faut pas plus pour que Jules se retrouve aussitôt à garder un secret face à ses amies : elle n’ose pas dire non à Ramona, mais elle n’ose pas non plus avouer la vérité à ses amies. De toute manière, Madison change vite de sujet grâce au journaliste qui lui dit de regarder son article… et la couverture sur Twitter montre qu’Izzy a réussi à être la mystery brunette qu’elle voulait être – une anonyme choquée par l’arrêt cardiaque de Joey, à côté de lui sur la photo.

Cela laisse Izzy toute heureuse… et l’épisode se termine déjà. C’est bien trop court, honnêtement, c’est frustrant cet épisode : il fait cinq minutes de moins et il est moins percutant que les premiers.

Dollface – S01E02

Épisode 2 – Homebody – 18/20
Ce deuxième épisode confirme largement l’essai et est franchement très agréable à regarder. Le rythme est soutenu tout du long et bien trop drôle, avec un nombre dingue de gags en une trentaine de minutes à peine. Cela risque fort de finir en série coup de cœur de l’année – et du Challenge Séries 2021.

Spoilers

Jules a besoin de ses amies pour faire face au retour de Jérémy – mais sont-elles encore ses amies ?

You totally did not need our help

Quoi de mieux qu’une soirée comédie pour bien terminer la semaine – et les vacances ? Rien. C’est pour cela que j’enchaîne Younger avec cet épisode, histoire d’oublier les soucis à venir. Et ça commence bien avec Jules qui tente de se faire du sport pour commencer sa nouvelle vie. C’est ma foi quelque chose d’assez classique et normal à faire après une rupture, mais le fun débarque assez vite dans l’épisode avec un portable qui est un coach sportif bien difficile à convaincre.

La séance de sport vire au cauchemar pour Jules qui ne fait pas grand-chose et se rend compte que le sport n’est peut-être pas tout à fait pour elle. J’ai pas mal ri dès la première scène, et c’est toujours un excellent signe pour une série de parvenir si vite à être géniale. Quand elle rentre chez elle, Jules n’est pas au bout de ses peines dominicales.

En effet, comme c’est dimanche, Jeremy, son ex, a décidé de revenir à l’appartement pour voir son match. Et si d’habitude, Jules reste avec lui et ses amis pour voir le match de foot, là, ça ne l’intéresse pas trop que Jules reste. Il la vire clairement de chez elle, forçant Jules à se trouver une occupation alors qu’elle erre en ville dans sa voiture sur laquelle tombe une brume blanche.

La femme chat débarque alors, justifiant cette étrange brume blanche un peu partout. Elle est toujours aussi drôle et sert désormais de guide spirituel à notre héroïne. Jules n’ose toutefois pas appeler ses amies, même si elle en a clairement besoin. C’est donc la femme-chat qui appelle Madison et la force à parler avec elle. Jules en profite pour définir leur relation comme elle peut, et ce n’est pas exactement agréable pour elle. On sent bien qu’elle galère comme pas permis, mais ça se fait de manière marante avec une parodie de scènes de couple commençant à peine.

Cela permet toutefois à Jules de se faire inviter au brunch du dimanche, que la série présente comme la messe inévitable de toutes les femmes le dimanche. C’est tellement drôle comme situation – le brunch devient the place to be pour toutes les femmes célibataires ; mais aussi pour celles en couple. J’ai trouvé que ça passait plutôt bien, surtout après un épisode qui insistait justement sur l’omniprésence des brunchs dans la vie de ces personnages !

Jules est à peine arrivée qu’elle installe un silence gênant, d’abord, puis une longue conversation sur Jeremy. Rapidement, on en arrive au sujet qui fâche : son prochain lieu de vie, parce qu’elle ne peut rester chez Jeremy. Elle a trouvé un appartement qui lui semble sympa, mais qui ne convient pas tellement ni à Stella, qui lui conseille plutôt du fun/happy/sexy, ni à Madison, qui lui conseille du sexy rich. Les deux amies partent immédiatement dans un énorme débat qui les divise, au point de provoquer un cratère entre elles, la table se séparant en deux.

Forcément, Jules est tout de même un peu poussée à suivre l’avis de Madison finalement, parce que c’est sa meilleure amie, à l’origine. Elle visite donc avec elle un appartement trouvé par Madison… mais écoute tout de même les conseils de Stella qui lui envoie des SMS en faisant semblant de travailler comme esthéticienne. C’était plutôt marrant de la voir comme ça, et j’adore vraiment Stella.

Malheureusement, Jules n’a pas les moyens de se payer l’appartement proposé par Madison, parce qu’elle a un tout petit salaire. Elle n’a jamais pensé à demander une augmentation, ce qui choque sa meilleure amie – et nous avec, en théorie ; mais c’est assez cohérent avec le personnage de Jules qui ne semble pas faire beaucoup d’efforts pour sortir de sa confort zone.

Et il n’y a pas plus désagréable que ce genre de rendez-vous. Madison revoit aussitôt son coaching, en tout cas, forçant Jules à voir sa patronne le jour-même pour demander une augmentation. Bien sûr, elle lui interdit de dire qu’elle est désolée, peu importe ce qu’elle fera ; ce qui est un bon conseil… Cela dit, le rendez-vous avec Celeste, sa patronne, est terrible à voir pour elle.

Je suis impressionné de la rapidité à prendre le rendez-vous, tout de même, mais ça se déroule plutôt mal pour Jules qui est intimidée et ne parvient pas vraiment à s’exprimer. Quand elle finit enfin par s’imposer, elle brise le bureau en verre de sa patronne, en posant simplement son verre dessus. Oups ?

De son côté, Madison découvre que Stella lui plante un couteau dans le dos après leur dispute du brunch de la veille. Elles sont d’une hypocrisie redoutable malgré tout quand Madison souligne qu’il est inadmissible qu’elle se fasse faire les ongles sans elle un lundi au lieu du vendredi habituel, et c’est hilarant à voir. La série est franchement bien écrite, avec des situations qui sont à mourir de rire en permanence.

Et bien sûr, ça se termine avec Madison qui s’en va excédée par Stella recevant un coup de fil de Jules au même moment. Madison n’en sait rien, mais Jules est prête à présent à suivre les conseils de Stella qui lui conseille de partir en voyage pour oublier ses galères. Cela se termine en essayage d’un milliard de vêtements les uns au-dessus des autres, probablement pour s’éviter des coups de froid à l’étranger.

Bien sûr, Jules reste coincée dans un manteau, parce que ce ne serait pas Jules sans une doudoune polaire qui se coince en intérieur alors qu’elle a déjà quinze fringues empilées. La métaphore est peu subtile et fonctionne : elle est coincée dans sa vie, après tout.

Après une dispute des vendeurs, Jules rentre chez elle avec deux moitiés de manteau séparée l’une de l’autre. Elle est tant victime de la vie, parfois, ça me fait de la peine ! Elle retombe une fois de plus sur son ex, qui reste extrêmement compliqué à gérer pour elle. Jeremy lui demande carrément de devenir son colocataire platonique, et ça devrait la motiver à vite déménager tout ça, d’autant plus que ça lui permet de constater qu’il a un match sur une application de rencontres. Voilà qui est fait.

Jules raconte tout ça aux Alison de son travail qui sont tout de même des clichés terrifiants et incapables de lui donner le moindre conseil cohérent – ou d’avoir la moindre conversation avec elle. Izzy vient alors lui parler à son tour, et elle se propose carrément de devenir sa colocataire, ce que Jules accepte un peu trop rapidement. Elle me stresse cette nana, je ne sais pas trop pourquoi. Peut-être que c’est parce qu’elle est une psychopathe qui n’a pas trop de frontières avec les autres et qui est angoissante, tout simplement.

Elle n’hésite pas, par exemple, à squatter la salle de bain pendant que Jules est sous la douche. D’ailleurs, mais pourquoi Jules garde-t-elle son make-up sous la douche ? Qui fait ça ? Surtout pour se rincer après une dure journée, quoi.

Je n’aimerais pas être le visage de Jules dans cet épisode, parce qu’après l’overdose de make-up, elle enchaîne avec un masque étrange proposé par Izzy. Et pendant que le masque fait effet – je m’attendais vraiment à ce qu’elle se retrouve avec la face pleine de boutons – Jules reçoit des SMS de Stella et Madison pour parler du brunch et du froid entre elles. Chacune veut parler à Jules, mais aucune ne se doute qu’elles parlent en fait à Izzy.

Celle-ci fait bien de la merde avec le portable de sa nouvelle amie, en répondant à l’arrache au message et en faisant tous les faux-pas possibles, du genre, envoyer une capture d’écran de ce que l’une a dit à l’autre. Vraiment, Izzy n’a aucun code ; et les personnages de la série sont étranges à lire à voix haute des SMS qu’ils écrivent aussi vite qu’ils parlent. Il y a des limites, tout de même.

Face au désastre qu’est cette conversation, Jules essaie de tout interrompre, sans grand succès, en arrachant douloureusement le masque et en se levant – pour mieux finir au sol quand elle marche sur le bol contenant le masque. Jeremy en profite aussi pour lui envoyer un SMS afin de trouver la télécommande, avant de se débrouiller seul pour le faire. J’ai ri de ce cliché, surtout que je suis tellement comme ça à compter sur quelqu’un pour trouver mes affaires. Je suis une horrible personne, merci Dollface de me le rappeler.

En tout cas, Jules finit à l’hôpital parce qu’elle s’éclate la cheville dans le bol du masque, et elle a carrément une fracture. Elle est rejointe sur place par Stella et Madison, alors qu’Izzy reste après l’avoir emmenée, fouillant un peu l’ensemble de la chambre d’hôpital ; proposant quelques gags au passage. Seulement, vraiment, elle me stresse trop pour que j’accroche à ces blagues-là. Elle deviendra peut-être mon perso préféré plus tard, qui sait ?

En attendant, Jules explique qu’elle s’en veut d’avoir provoqué une dispute entre ses deux amies qui se détestent à présent à cause d’elle ; ce qui pousse Madison et Stella à lui expliquer que c’est l’inverse : elles se disputent parce qu’elles s’aiment. Tout est bien qui finit bien, donc, et Jules prend conscience qu’elle veut faire son propre choix, celui qui ne plaisait pas aux filles : elle veut louer l’appartement qu’elle a trouvé sur Craigslist.

Il n’empêche que Madison est beaucoup trop drôle à être passive-agressive avec les gens qu’elle n’aime pas à l’hôpital – et elle révèle aussi sortir avec l’un des médecins de sa mère. Intéressant pour un futur épisode, j’imagine.

Finalement, Jules préfère donc faire confiance à Craiglist et décide ainsi de louer l’appartement qu’elle a trouvé et qui est en fait l’ancien appartement d’une vieille dame. Au moins, il est adapté à sa situation puisqu’elle a des béquilles et que tout l’appartement est aux normes pour les personnes âgées. J’ai bien ri !

Jules rend ainsi la clé à Jérémy pour finir dans son appartement à la déco très kitsch, et voilà qui est fait beaucoup trop rapidement, sans qu’il ne soit là. Personne ne peut déménager si vite, désolé. Difficile d’interpréter le regard final de Jeremy, mais je sens qu’on le reverra vite.

Pour terminer l’épisode, Jules invite ses amis pour l’aider à emménager, elles essaient les perruques, se font un repas sur place… et recommencent à donner des conseils contradictoires à Jules. Jules, Madison, Stella, Izzy. Je m’attendais à un trio d’amis, mais peut-être qu’on aura finalement un quatuor, ce qui change des dynamiques des sitcoms que je regarde habituellement. En plus, il y a aussi les Alison. On verra, la série gère suffisamment pour que je ne m’en inquiète pas outre mesure de toute manière !