What if… ? – S03E01 – What if… The Hulk Fought the Merch Avengers – 15/20

Drôle de choix pour une reprise de saison que cette histoire qui éloigne beaucoup des habitudes du MCU avec ses robots, tout en revenant à tout ce qui a fait le succès de la franchise au cinéma – la musique épique, les gros combats, les enjeux proposé qui sont vite une question de fin du monde… Tout de même, c’est très narratif sur le premier quart de l’épisode et ça propose un rythme pas tout à fait convaincant. Je suis partagé, mais tout de même heureux de retrouver la série, c’est évident.

Spoilers

Pourquoi les Avengers ont-ils eu besoin de robots à cause d’Hulk ?

We didn’t come here to lose today.

Que j’étais impatient de reprendre la série et qu’est-ce que ce début a réussi à me convaincre. Bon, d’accord, le tout début m’a blasé parce qu’il n’y avait pas le générique de Marvel Studios, mais une fois cette déception de quelques secondes oubliées, quel plaisir de voir la série s’aventurer dans une série animée des années 80. Et outch, l’ado qui dit regarder un vieux dessin animé.

En tout cas, moi, je voulais me remettre un peu de contenu Marvel sous la dent et là je suis servi : l’ado regarde un simple dessin animé pendant son petit-déj (un peu ce que j’ai fait avec X-Men ’97 en vrai) mais est interrompue dans son festin par un Hulk géant foutant la merde en ville. Soit. On passe au générique une fois cette première introduction mise en place.

Post-générique (aaah, le plaisir de retrouver le narrateur !), le Gardien nous explique que toute l’histoire qu’il s’apprête à nous raconter a commencé de manière inattendue quand Bruce Banner et Sam Wilson sont devenus potes lors d’un jogging catastrophique de ce premier. Soit. Bruce Banner n’en reste pas moins un Hulk en devenir, et ça pose problème quand il se retrouve sur un bateau avec son nouveau bestie et se transforme en Hulk à cause d’une tempête et d’un petit accident.

Bon, comme d’habitude, tout va super vite et on se dit qu’il n’y a vraiment aucun intérêt à faire des fils de 2h30 quand tout peut être résumé comme ça en quatre minutes. Et en quatre minutes, en effet, on voit Bruce regretter d’être un monstre, fait en sorte de dompter l’Hulk en lui une fois pour toutes avec d’autres rayons gamma et… se planter monumentalement.

Ainsi, il provoque une scission, avec un nouveau monstre encore plus violent et terrifiant qu’Hulk qui en naît. Il est capable de se multiplier lui-même, envahit peu à peu la ville et se retrouve à devoir se battre contre les Avengers. Ces derniers décident aussitôt de créer des robots qui finissent par être hyper marquants, puisqu’ils vont mener la guerre Gamma. Rien que ça. Cela va loin en quelques minutes, franchement. Je trouve que la Gamma War aurait fait un excellent épisode.

Ce n’est toutefois pas ce qu’on nous sert avec cet épisode. Au contraire, le but est simplement de nous expliquer que les Avengers ont désormais des robots dignes de Transformers, qu’ils ont battu le nouveau Hulk et que, bim, l’histoire reprend dix ans plus tard quand on découvre qu’il reste en fait des mini-sbires de ce Hulk terrible.

Dix ans plus tard, la menace émerge et permet de retrouver PLEIN de héros : quel plaisir d’avoir Monica Rambeau et Sam Wilson qui bossent ensemble, par exemple. C’est vraiment tout l’intérêt de cette série animée – les petites variations qui font plaisir aux fans. Je ne suis pas un grand fan des robots à la Transformers (mais je vois totalement comment ça peut plaire à une équipe marketing en revanche). En vrai, je tiens à souligner à quel point c’est top d’avoir une série animée la semaine de Noël, j’ai l’impression de retomber en enfance et c’est exactement ce qu’il me fallait.

BREF. Pendant que je me tape un petit trip nostalgique, la série avance : nos nouveaux héros découvrent qu’il y a sous l’Antarctique une bonne centaine de mini-Hulks prêts à venir envahir le monde. Ils répondent tous à un grand méchant qui m’a fait penser à Godzilla plus qu’autre chose. Bon, ce n’est vraiment pas ce que je préfère des Marvel, tout ça. Cela fait plus film de monstres que vraie production Marvel. Tant pis. C’est quand même un plaisir que Monica et Sam soient les vrais héros de l’épisode, surtout que je ne m’y attendais pas quand on m’a vendu un Hulk.

Captain America (Barnes !) les laisse donc espionner les monstres Gamma et se débrouille pour retrouver Bruce Banner. Monica n’a plus qu’à convaincre Sam d’aller le voir pour le convaincre de leur venir en aide, parce qu’ils ont besoin de son aide, bien sûr. Cela permet à l’épisode de se concentrer comme promis sur Bruce. Après la guerre qu’il a provoquée, il s’est isolé sur une île où il vit en ermite et semble plutôt bien s’en tirer par lui-même. Retourner à l’action ? Ce n’est pas son plan.

Il accepte d’aider Sam, mais pas de venir à New-York se battre contre tous les Apex – les mini-Hulk qui font quand même la taille des plus petits gratte-ciels de la ville qui ne dort jamais. L’aide qu’il apporte ? Il lui propose de faire appel à nouveau aux Avengers. Ah la bonheur du « Avengers Assemble » et des références dans tous les sens – les anneaux ! la musique ! le combat !

Il faut bien le reconnaître : il y a une bonne partie de l’épisode qui fonctionne en jouant à fond sur cette carte de la nostalgie et de l’équipe de super-héros. On est en manque de gros récits épiques comme ça parce que nous n’en avons pas eu de l’année au cinéma. Je sais que c’est leur stratégie parce qu’il y a eu trop de fails récemment, mais quel plaisir tout de même de revenir à des grosses bastons explosives en pleine ville.

C’est un peu un déplaisir, en revanche, quand tout ça se fait avec des robots ou que les Avengers perdent. En même temps, Tony mis à part, à quoi bon avoir des Avengers dans des robots ? Ce sont des super-héros, non ? Ils ont théoriquement des pouvoirs à utiliser. Bon, autrement, le titre de l’épisode est hyper mensonger, je trouve.

Bruce Banner débarque à New-York, certes, mais c’est pour se battre contre le nouveau monstre qu’il a engendré, pas pour se battre contre les Avengers. Je comprends bien que l’idée est de nous expliquer que c’est ce nouveau monstre qui est le Hulk à combattre… mais toute la conclusion de l’épisode consiste à nous dire que Bruce Banner est prêt à se sacrifier pour les Etats-Unis et pour ses amis. En se battant, il prend le risque de redevenir Hulk, puis est exposé à de nouveaux rayons qui pourraient bien marquer sa fin.

Il se transforme ainsi en Mega-Hulk et s’attire aussitôt la crainte de toute l’équipe des Avengers devant lui. Toute ? Non, il y a un irréductible nommé Sam Wilson qui se débrouille pour faire face seul à seul avec son ancien meilleur ami. Son but ? Lui expliquer qu’ils sont toujours amis et qu’il ne faut pas se battre. C’est un peu étrange d’avoir Sam Wilson qui parle à l’œil de ce Mega-Hulk en se reflétant en lui, mais soit, c’est un œil qui écoute.

La bonne nouvelle ? Ce Mega-Hulk qui ressemble encore plus à Godzilla est vu comme le nouveau leader de tous les petits monstres qui suivaient le méchant. Ce nouveau Mega-Hulk est donc capable de ramener avec lui tous les monstres qui envahissaient les USA. Et c’est ainsi que tout se termine bien : Mega-Hulk est accepté par Sam, ce qui calme un peu sa haine et permet à l’épisode de se conclure sur un happy end où tous les golems et le Mega-Hulk vivent sur l’île plus si déserte de Bruce. Soit.

What if…? (S03)

Oui. Un an après sa sortie et mon visionnage, j’ai retrouvé mes critiques de la série sur mon PC. Et même si ça n’intéressera plus personne, je n’ai pas écrit 12 pages pour rien, alors… bonne lecture ?

Ça raconte quoi ?

Pour rappel, What If…? est une série qui explore les multiples dimensions et possibilités de l’univers Marvel. Chaque épisode nous emmène dans un monde où un élément clé diffère. Avec cette troisième saison, les attentes sont élevées : les deux premières saisons ont mis en place un fil rouge en introduisant le Gardien comme narrateur omniscient et témoin des mondes alternatifs, tout en liant certains épisodes avec une équipe de héros venus de différents univers pour contrer une menace commune.

Saison 1 | Saison 2

Ce que j’en attends…

J’avais promis de me lancer sur cette saison 3 de What If…? dès sa sortie, mais entre les festivités de Noël et un timing un peu serré avec Disney+, je n’ai finalement pu m’y plonger que maintenant. Cela ne m’empêche pas d’avoir envie d’une ambiance de Noël et de fin d’année dans ces épisodes, surtout qu’il s’agit de la dernière saison de la série !
Autant dire que cette saison 3 n’a pas le droit à l’erreur. Les deux premières saisons avaient posé des bases solides, avec des épisodes qui, malgré quelques irrégularités – et des épisodes moins intéressants de mon point de vue, m’ont toujours laissé un bon souvenir global. Mais cette fois, c’est la conclusion. Je m’attends à des épisodes spectaculaires, des twists bien sentis et, pourquoi pas, une petite dose de fan service pour ravir les spectateurs en cette période festive. En plus, on a eu très peu de Marvel à se mettre sous la dent cette année, alors je suis content de retrouver les personnages.

Le rythme quotidien de diffusion est à la fois excitant et stressant : difficile de suivre un épisode par jour alors que les journées de décembre sont déjà bien chargées. Je dois toutefois accélérer un peu, car je ne suis pas certain de conserver Disney+ après le 1er janvier (l’accord avec Canal, tout ça tout ça)… Il va falloir jongler entre visionnage et digestion de tous les repas de fin d’année.

Note moyenne de la saison : 14/20

What if – S03E06 – What if… 1872 ? – 08/20

La seule chose de vraiment bien dans cet épisode, ce fut son générique. Après, faut bien avouer que c’est un épisode qui concentre à peu près tout ce que je déteste niveau concept, scénario ou personnages. C’était mal barré.…

9-1-1 – S08E18 – Seismic Shifts – 17/20

De jolies pirouettes de la part des scénaristes pour conclure cette saison avec ces épisodes qui semblent déjà être un bout de saison 9 par moments, tout en étant une conclusion très logique à ces dix-huit épisodes en tant que tout. En vrai, ça aurait même pu faire une fin de série, même si ça aurait été terriblement frustrant maintenant que tout est en place pour relancer les intrigues et les personnages dans de nouvelles directions.

Spoilers

La 118 et Athena viennent en aide aux habitants d’un immeuble de dix-neuf étages effondré.


It’s just a number now.

Franchement, la série a perdu quelque chose avec la mort de Bobby : l’assurance que les personnages s’en sortiraient toujours. On nous retire la sécurité et le confort de savoir qu’ils s’en sortiront toujours, mais après huit ans ? Oui, la mort de Bobby fait avancer tous les personnages et fournit de quoi faire toute une saison, mais est-ce qu’il ne vaut pas mieux nous faire le coup du coma de Bobby qui imaginerait tout ça ? Je ne sais pas, franchement.

Nous n’y sommes pas cependant ! Pour l’instant, on en est à un dernier épisode de saison qui a encore un peu de budget à dépenser. Comme souvent avec la série, on reprend avec le flashback de l’épisode précédent auquel on ajoute du contexte : Graham ne retrouve pas le sous-vêtement de la femme de son voisin qu’il cherchait dans les tuyaux de la machine – on l’accuse de lui avoir volé – et c’est en fermant le hublot qu’une étincelle provoque l’explosion. On nous fait aussi suivre une jeune fille qui emménage dans l’immeuble, malgré la désapprobation de sa mère. Elle aurait mieux fait d’écouter sa mère apparemment : l’immeuble de 19 étages s’effondre suite à l’explosion. Flippant.

Athena n’écoute que son instinct professionnel apparemment : elle hurle aux opérateurs du 911 de ramener tout le monde sur place, car elle est face à un sacré danger. Elle se jette malgré tout dans l’action, aidant des gens à évacuer tout en se rendant vers la laverie où elle compte retrouver Graham. Celui-ci est coincé par quelques décombres, mais son voisin, Donnie, est plus dans la merde encore. La petite amie s’en est sortie, par contre.

Bon, Donnie est hyper blessé et n’arrange pas sa situation en bougeant beaucoup – empirant sa blessure. Athena essaie d’appeler de l’aide, en vain, parce qu’elle est en souterrain. Elle envoie la copine chercher de l’aide, tandis que Donnie est sauvé de justesse par Graham.

Avant d’être appelés à la rescousse, les pompiers de la caserne 118 fêtaient le départ d’Eddie, prêt à prendre son poste dès le lendemain matin. Malheureusement, la fête tourne court et même pas à cause de l’éboulement des dix-neuf étages. En effet, Hen doit profiter de l’occasion pour annoncer qu’elle ne sera pas la prochaine capitaine et Buck la comprend. C’était étonnant jusqu’à ce qu’il annonce que lui-même avait demandé son transfert, ne se sentant pas de rester à la 118. Pardon ? Il bosse quand même avec son beau-frère et ses collègues préférés. Cela n’a aucun sens.

Les pompiers débarquent malgré tout dans l’immeuble effondré. Ils font ce qu’ils peuvent. Hen et Chimney se retrouvent à s’occuper de la mère de la jeune fille du début d’épisode. Elle est écrasée par des décombres et très blessée. Heureusement, nos pompiers sont réactifs – mais elle est tout de même défigurée avec une bosse qui palpite sur son front. Elle a de l’air qui rentre au mauvais endroit du cerveau. Par chance, Hen est là pour la sauver.

Ils redescendent avec Chimney pour mieux tomber sur la copine de Donnie qui leur réclame de l’aide. Alors qu’Hen pourrait tout à fait aller aider Athena, Chimney insiste pour être celui qui se rend auprès d’elle. Il veut tenir une promesse non faite de veiller sur elle – et puis, si ça peut les réconcilier, tant mieux. Au début, tout se passe bien pour eux, mais lorsqu’une poche de gaz explose, ils se retrouvent sans passage pour sortir de là. Chimney rassure Athena en lui disant qu’Hen sait qu’ils sont là et qu’elle lui a proposé de venir à sa place. Autant dire qu’Athena est ravie.

Pour le coup, j’aime l’idée que la mort de Bobby modifie les habitudes de la série, mais j’espère qu’ils seront réconciliés en fin d’épisode, car ça n’a pas trop de sens qu’Athena refuse de parler comme ça à Chimney. Je peux comprendre les ressentiments, mais bon, elle a passé tout l’épisode à essayer de lui sauver la vie aussi.

Pour celui-ci, ils font équipe pour sauver la vie de Donnie, ce qui n’et pas gagné. Je n’ai pas trop peur pour lui, mais bien plus pour Graham en vrai. Il est tout mignon, aide beaucoup Donnie et je sens qu’il va se sacrifier pour lui.

Au centre d’appels, la situation de crise est déclarée une fois de plus. Bordel, j’aurais déménagé huit fois au moins à leur place depuis le début de la série. Il est intéressant de voir comment tout ça s’organise, mais aussi de voir Maddie être une super-héroïne et une légende vivante aussi pour ses collègues. On notera qu’elle a encore sa cicatrice à la gorge. Je me demande s’ils vont lui garder en saison 9 ou s’ils compteront sur notre oubli sélectif.

En attendant, elle aide sa collègue à identifier un homme qui appelle le 911 mais est trop à bout de souffle pour communiquer. Elle y parvient et on comprend vite pourquoi il ne pouvait pas parler à Maddie : il est sous des décombres deux étages plus bas que là où son appartement devrait être. Ravi et Buck s’occupent de lui, mais une poche de gaz explose à nouveau. Ravi et Buck se retrouvent coincés avec l’homme qu’ils voulaient sauver.

Par chance, Eddie n’est pas encore parti pour El Paso : il débarque sur place avec son ancien uniforme, offert pendant son barbecue d’adieu improvisé. C’est tant mieux : il remet à sa place le vieux capitaine qui devrait retourner bien vite sur le tournage de sa série et lui fait des grands discours à la Bobby – et de Bobby. Il peut bien se le permettre : il n’est pas vraiment son capitaine. Eddie débarque à temps pour venir en aide à Ravi et Buck. Il leur tend une ligne qui permet de les sauver. L’immeuble menace pourtant de s’effondrer un peu plus – et le fait d’ailleurs quand Buck est sauvé in extremis.

Le retour d’Eddie est vraiment ce qui permet de débloquer tout l’épisode. Je ne l’aime toujours pas, mais cette saison fait du bon boulot pour nous montrer qu’il est une part essentielle de la série, en vrai. On en arrive à se demander si sa présence n’aurait pas pu aider Bobby… Mais on ne le saura jamais. A priori, c’était impossible autrement. BREF. Eddie, Buck et Ravi se rendent aider Hen à rejoindre Athena et Chimney. C’est efficace.

Ce qui l’est encore plus, c’est la révélation très prévisible qu’effectivement Graham était blessé pendant tout l’épisode. Il était en hémorragie interne, avec un bout de métal le traversant. Comme Donnie avait plus besoin d’aide que lui, il s’est sacrifié. C’était la bonne chose à faire. Arf. The right thing to do, comme Bobby. Athena est énervée, tous sont sous le choc car ça arrive trop tôt après Bobby.

OK. C’est une excellente idée de fin de saison : Graham est un personnage mignon et attachant, son sacrifice est important et fait écho à celui de Bobby. Seulement, cette fois, la 118 n’abandonne pas. Chimney refuse de voir Graham mourir. Il donne des ordres à tout le monde et est clairement le futur capitaine. En tout cas, il parvient à sauver la vie de Graham, ce qu’Athena remarque bien. La réconciliation attendue peut donc avoir lieu, yay.

De manière assez improbable, l’épisode se conclue en nous révélant qu’il n’y a eu aucun mort dans l’effondrement de cet immeuble. Mouais. De retour à la caserne, Eddie se cherche un avion, mais ça énerve Chimney. Il prend sa place légitime de capitaine. Je suis un peu dég que ce ne soit pas Hen, car ça aurait été top à voir, mais c’est vrai qu’il y a un certain sens à voir Chimney s’imposer davantage. C’est bien écrit.

Bobby est mort pour qu’il vive ? Il va vivre : Chimney empêche Eddie de se prendre un avion, refuse que Buck mute et informe toute la caserne qu’ils vont rester dans cette caserne quoiqu’il en coûte. Ils sont l’héritage de Bobby et ils ont intérêt à le respecter plus que ça. C’est beau, ma foi. J’aie le voir s’imposer comme ça et ça me va qu’il devienne capitaine pour la suite – même Hen se fait à l’idée.

La conclusion de la saison ? Athena peut emménager dans sa maison refaite à neuf, mais elle décide finalement de la vendre. Oh ? Je ne m’y attendais pas. On voit un jeune couple venir la visiter et ça fait plaisir à Athena. De son côté, Eddie se réinstalle dans son appartement, avec Christopher. Tout ça pour ça. Cela force Buck à se chercher un nouvel appartement, tandis qu’Hen et Karen adoptent officiellement leur fille. J’avais oublié que c’était un enjeu, sérieusement !

On dirait presqu’une fin de série cet happy end avec en chanson « this is not the end of the story ». Il reste une dernière surprise : le temps passe vite puisque Maddie a accouché en fin d’épisode. On n’a rien vu de l’accouchement, mais la saison peut se terminer par un petit « Hello, Bobby ». Evidemment que le bébé de Maddie et Chimney s’appelle Bobby. Pardon, « Bobby Nash ». C’est abusé d’avoir aussi le nom de famille en deuxième prénom, en vrai, mais ça semble faire plaisir à Athena alors tout va bien.

En bref

Cette saison se démarque des autres : le changement de chaîne se fait sentir par touches et par petits détails, surtout au tout début où des voies créatives ont pu être enfin empruntées. Tout n’est pas parfait, loin s’en faut, mais ça ouvre quelques perspectives pour la série. Pourtant, il faut bien reconnaître qu’on tournait en rond depuis un moment et qu’il y a un véritable ventre mou – qui l’était peut-être encore plus que d’habitude.

Et puis, il y a cette fin de saison en cinq épisodes. C’est ambitieux, c’est suicidaire, ça divise, ça met tout le monde d’accord : je ne sais pas quoi en penser. Je n’étais pas aussi fan de Bobby que j’aurais dû l’être, mais je n’imaginais pas la série sans lui. La voir continuer en saison 9 sans qu’il soit là sera étrange, mais je comprends tout à fait l’idée que sa disparition va vraiment pousser la série dans une nouvelle direction. Si ça peut donner un nouveau souffle pour deux à trois saisons supplémentaires (les auront-ils ? Les audiences suivront-elles ??), ça gâche aussi beaucoup de l’aspect « confort » que la série procurait… Oui, il y a de l’adrénaline, mais nos héros devaient survivre à tout, tout le temps. Après huit saisons, c’est étrange de voir Bobby prendre la décision du sacrifice héroïque – et puis, ça reste une forme de suicide en plus.

J’ai hâte de voir la saison 9, et je ne crois pas que j’avais autant hâte de découvrir la 8. Il y a donc une idée difficile à accepter et digérer… mais en vrai, qui sait, peut-être que ça rafraichira vraiment la série. On verra !

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9-1-1 – S08E17 – Don’t Drink the Water – 17/20

C’est un peu dingue que les trois épisodes précédents ne soient pas la fin de saison et que la saison continue encore, mais que voulez-vous, voilà que le feu ça brûle et l’eau ça brûle aussi. Pardon, c’est rare que je spoile un épisode dans ces lignes, mais ça me paraît nécessaire ici. Ironiquement, cet épisode s’en tire mieux que le précédent à relancer la série et à régler les problèmes créés par l’épisode 15. Enfin, de toute manière, ils ne sont pas près d’être réglés définitivement, ça va occuper toute la saison 9 aussi.

Spoilers

La vie reprend son cours avec un Los Angeles qui part encore en vrille suite à une énième catastrophe.


That’s our family.

Comment ça Eddie est de retour à la caserne ? Ah, la série poursuit avec encore un flashback. Pourquoi s’être débarrassé de Bobby comme ça si c’est pour le faire revenir dans chaque épisode, hein ? C’est bien de nous montrer que le deuil est douloureux et infaisable, mais bordel, cette première scène est tellement énervante. On voit toute la caserne parfaite et les pompiers qu’on adore partager un repas ensemble, pour mieux découvrir que c’est un souvenir de Buck complètement déprimé à présent.

Il l’est tellement qu’il décide même d’aller se confesser à l’Eglise. Buck est athé, ça en dit long sur sa perdition s’il vient au confessionnal, tout de même. Buck est perturbé d’avoir perdu sa figure paternelle. La scène est déchirante. Bordel, j’ai parfois l’impression que la série repose beaucoup sur les épaules de Maddie et Buck pour les scènes bien jouées – mais bon, tout le casting est dingue et Athena m’a tué aussi dans le précédent ; c’est juste que ce sont mes préférés.

Pendant sa confession, Buck demande à Bobby de lui donner un signe, parce qu’il lui en veut : il ne va pas bien, contrairement à ce que Bobby lui avait affirmé. Son signe, il l’a rapidement : un tremblement de terre. Joli timing.

Eddie est toujours à Los Angeles au début de cet épisode. Il s’éternise plutôt que de rentrer à El Paso, disant que ça fait du bien d’être à la maison. Et il dit ça devant Karen ? Elle ne laisse pas l’info passer, surtout que Karen a une bonne nouvelle pour Eddie : Hen pourrait être sa capitaine. Seulement voilà, Hen n’est pas sûre encore d’accepter le poste. Quant à Eddie, il vient d’être appelé à El Paso car il pourrait enfin avoir un poste de pompier là-bas. Mouais. Il restera à Los Angeles, on le sait.

En attendant qu’il prenne la décision, il pense donc quitter la ville, mais continue d’être un colocataire de Buck. Il n’ose pas lui dire qu’il va se barrer, et ça fait que Buck est vexé d’apprendre par Ravi qui le savait de Chimney qui le savait d’Hen qu’Eddie avait eu sa promotion. Une fois de plus, Eddie reproche donc à Buck de tout relier à lui sans penser aux autres. Il n’aime pas non plus la manière que Buck a de gérer son deuil, car il en oublie les autres autour de lui.

On découvre ainsi qu’Eddie a appris la mort de Bobby au milieu de la nuit, sans pouvoir faire trop de bruit pour ne pas réveiller Christopher. La conclusion est violente, en plus : Eddie s’en veut de n’avoir pas été là pour tenter de sauver Bobby qui, lui, lui a sauvé sa vie. Le lendemain, Buck se réveille pour mieux découvrir qu’Eddie est parti à l’aéroport.

Buck le prend très mal, mais finalement, Eddie est juste parti chercher son fils qui est revenu à Los Angeles. Bien sûr. La série se prépare vraiment à leur retour. Eddie voulait juste réconforter son meilleur ami avec son fils, c’est mignon, en vrai. Il ramène aussi sa tante dont j’avais oublié l’existence et qui est celle qui aide à Buck à se rendre compte que oui, Bobby était le centre de leur famille, mais eh, eux aussi peuvent avancer sans Bobby. Cela n’empêche pas que ce soit dur de continuer sans ses collègues les plus proches, hein.

En parallèle, Athena continue de gérer la reconstruction de la maison avec ses enfants. Ils étaient persuadés qu’elle voudrait revendre la maison, mais ce n’est pas du tout ce qu’elle planifie : au contraire, elle veut juste reprendre le taf. Je tiens à dire que ça me fait vraiment plaisir de retrouver May dans la série. J’aimerais tellement qu’elle redevienne un personnage principal de la série ! Il y a de la place puisque Bobby n’est plus là.

En attendant, Athena reprend donc le boulot pour mieux se retrouver à gérer des affaires qui la dépassent – non pas en compétences, mais bon, elle est dépassée par l’être humain. Un homme se plaint qu’on lui vole les affaires dans une machine à laver de laverie… Athena a la surprise de voir que le coupable n’est autre que Graham, l’homme qui faisait la police sur le parking de supermarché. Il continue de faire la justice à sa façon, en se mettant tous ses nouveaux voisins à dos apparemment. C’est que ça se tient : le type ne respecte pas les règles, Graham les lui rappelle.

Une fois que c’est fait, elle se rend chez Hen et cherche à comprendre pourquoi celle-ci ne veut pas devenir capitaine – trop coincée avec l’idée que Bobby est son capitaine. C’est terrible. Il y a pire : Chimney finit par débarquer sans prévenir et on découvre qu’Athena lui en veut toujours d’avoir accéléré l’enterrement de Bobby. Elle en est au stade où elle refuse de lui parler et prétexte une migraine pour cela. Chimney est vexé comme tout, parce qu’il voudrait pouvoir prendre soin d’Athena comme Bobby aurait pris soin de Maddie – c’était sa promesse. Une promesse faite alors que Bobby était en train de mourir aussi. C’est horrible.

C’est le genre de scènes qui font qu’on comprend l’idée derrière la mort de Bobby. Maddie résume bien la situation pour innocenter Chimney, mais ça ne change pas les faits ou sa culpabilité. De son côté, Karen essaie de comprendre Athena. Si cette dernière assure qu’elle n’en veut pas tant que ça à Chimney, elle souligne aussi que chaque fois qu’elle le voit, elle pense au sacrifice de Bobby – et lui aussi, il culpabilise chaque fois qu’il voit Athena. C’est terrible. Heureusement que Karen est là pour lui rappeler qu’ils sont tous une grande famille, avec photo et petite réplique bien sentie.

La première intervention de l’épisode nous ramène Lorena, la femme bleue d’il y a quelques saisons. Comme Buck, je savais que je la connaissais, mais j’étais incapable de la replacer. D’ailleurs, si ça se trouve, je la connais d’ailleurs. Elle se met à cracher du feu alors qu’elle est chez le dentiste. C’est étrange comme situation, mais c’est expliqué un peu après dans l’épisode : lors du tremblement de terre, une poche de gaz est entrée dans l’eau et ça fait que l’eau se transforme en feu.

Franchement, l’idée est dingue et je trouve que la série n’en profite pas assez : on a un barbecue qui tourne à l’incendie à cause d’un arrosage automatique ou une baignoire qui prend feu, mais ça ne donne que de petites interventions de rien du tout, finalement. Et un bon gag avec Maddie et Josh qui découvrent tout ça.

Cela dit, l’épisode se termine par un gigantesque incendie, parce que ça y est, on approche de la fin de la saison. C’est tout un building qui est en feu, avec des batteries lithium à proximité. Pourquoi pas. Il reste un autre gros problème : les pompiers n’ont pas accès à de l’eau pour éteindre l’incendie, car l’eau des bouches d’incendie à proximité de ce feu se transforme en feu au contact du feu. Quand l’eau brûle, on est dans la merde, tout de même.

Qu’à cela ne tienne, la 118 est guidée par une Maddie hyper compétente qui trouve un accès de l’eau non contaminée et les aide à assembler tout un tas de tuyaux d’arrosage les uns avec les autres. Il y a toutefois une course contre la montre avec batteries qui fait bien peur, surtout à Buck. Cependant, tout finit bien quand les pompiers parviennent à éteindre l’incendie grâce à cette super combine.

Malgré tout, en fin d’épisode, Hen révèle à Chimney qu’elle a décidé de ne pas devenir capitaine. Elle a décliné la proposition de job qu’on lui avait faite, parce qu’elle ne se sent pas de l’être. Elle préfère faire de la médecine ou être une super-maman. L’épisode ne se termine pas par ça, toutefois, mais par Athena qui propose à Graham de le ramener chez ses parents suite à une autre histoire de laverie avec ses voisins. Cela ne se termine pas très bien pour lui et pour elle : l’immeuble explose. Un problème d’eau qui prend feu, encore.

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