9-1-1 Nashville – S01E15 – Bad Girls – 15/20

Ben voilà un épisode au drama soapesque bien plus prenant : je trouve qu’on développe ici des intrigues qui sont intéressantes et permettent aux personnages d’évoluer. Je ne peux pas en dire autant des interventions qui semblent être bien trop forcées pour coller aux intrigues que les scénaristes veulent faire avancer, mais ce n’est pas grave si on voit la tambouille interne comme ça puisque c’est amusant à suivre.

Spoilers

Blue découvre encore une nouvelle manipulation maternelle.


How can you be this twisted?

Je suis étonné par le début de cet épisode. Quitte à proposer un soap, faites durer vos secrets au moins un épisode, non ? Eh bien non : au début de cet épisode, Blue comprend que Don et Bliythe organisent son anniversaire et est impatient de le faire chez eux avec sa mère. Quand il apprend qu’elle n’est plus invitée, il suppose que le couple est au courant (et leur révèle donc) qu’elle a orchestré toute son opération. Elle est folle, Dixie. Le pire, c’est qu’il ne sait pas encore qu’elle a fait exprès de l’avoir. Au moins, il est un enfant désiré, c’est déjà ça.

Il est surtout l’enfant d’une grande manipulatrice, par contre. Forcée de lui dire ce qu’elle a fait, elle finit par le faire en s’énervant, histoire de lui faire remarquer l’air de rien que Don et Blythe le manipulent en lui demandant de faire un choix entre passer son anniversaire avec eux ou avec elle, vu qu’elle n’est pas invitée. Je suis de mon côté entièrement d’accord avec Taylor : c’est Dixie qui impose cet ultimatum. Rien n’empêche de faire les deux à deux moments différents, franchement.

Le truc, c’est que Blue n’est pas prêt à entendre la vérité sur sa mère, apparemment. Suite à une intervention (en fin de critique), Blue décide toutefois de faire sa crise d’adolescence et de s’opposer à la décision de sa mère. Celle-ci prend très mal la nouvelle quand elle apprend que son fils préfère faire son anniversaire chez son père qu’avec elle.

Il n’y a rien de bien révolutionnaire dans l’affaire, sauf que Dixie étant ce qu’elle est, elle le vire de chez lui aussitôt. Peu rancunière, Taylor l’accepte évidemment chez elle quand il vient lui demander de passer la nuit avec elle. Ah, lala. Comment refuser à un Blue tout trempé de passer la nuit avec elle, hein ?

C’est quand même un peu écrit avec les pieds tout ça, mais je suis content qu’on arrête de tourner en rond concernant l’intrigue de Blue. Les conversations avec sa mère sont toutes construites de la même manière depuis le début de la saison et c’est insupportable. Ceci étant dit, c’est le principe d’une mère toxique et d’une relation viciée, je suppose, donc peut-être que c’est bien écrit ? J’ai beaucoup de questions avec cet épisode, vous allez voir !

La première intervention de l’épisode est une scène que… j’avais déjà vu ? Je suppose que je peux blâmer Twitter pour ça, mais c’est rigolo. On a affaire à deux influenceuses dont la collaboration tourne mal, avec un masque qui reste coincé sur le visage de la star. Est-ce que c’est Twitter ou est-ce qu’on a déjà eu cette scène dans une autre série ? J’ai vraiment l’impression que c’était une scène de Lone Star. Je ne sais pas. On s’en fout, au pire, surtout que j’ai une meilleure question : pourquoi commencer par retirer le front du masque s’il est urgent de la faire respirer ?

Qu’importe. Les pompiers parviennent évidemment à sauver les victimes – et j’ai l’impression qu’une d’entre elles est vraiment une star ; que c’est un caméo ou quelque chose comme ça. Je n’y connais rien et j’ai la flemme de chercher pour le coup, surtout que ça ne change rien pour l’épisode. Pour les remercier de ce sauvetage express, les influenceuses font de jolis cadeaux aux pompiers. Roxie a droit à un câlin d’une des influenceuses – Elena.

Cela lui lance une intrigue romantique amusante, mais je ne comprends pas trop ce que les scénaristes font avec elle : elle avait une cavalière dans l’épisode précédent qu’on ne connaissait pas. J’espère que cette fois ça mènera à quelque chose au-delà de cette simple scène où toute la caserne semble fascinée par sa vie amoureuse. En vrai, moi aussi je le suis et je trouve ça frustrant qu’on ne nous en dise pas plus que ça : c’est trop ou pas assez, mais c’est mal dosé.

Autrement, Ryan s’en sort avec un kit de maquillage pour Samantha. Il lui emmène lui-même au boulot pour mieux découvrir qu’elle n’est pas à l’hôpital. On sort d’un épisode où ils se réconciliaient, c’est trop tôt pour qu’il se mette à flipper de ses mensonges, et aussi trop tôt pour qu’elle lui mente en fait. C’est chiant : il lui laisse une chance de dire la vérité, mais elle ne le fait pas.

La scène suivante me fait bizarre car je n’ai pas cette relation avec ma mère, mais bon, Ryan décide d’aller demander conseil à Blythe. La mère prend la défense de Sam autant que possible, sauf que les soupçons de Ryan sont bien forts, surtout qu’elle a changé le code de son portable. Soit. Il ne faut pas être devin pour comprendre qu’il y a autre chose dans cette histoire, et évidemment, Sam ne le trompe pas.

Quand il prend enfin le temps de la confronter sur ses doutes, Ryan découvre ainsi que sa femme a fait une fausse couche quand ils étaient séparés, qu’elle a un utérus en forme de cœur posant problème pour les grossesses et surtout qu’elle est enceinte. Après tout ce qu’ils viennent de traverser cette saison, cela me semble très irrationnel et précipité comme décision de faire un enfant, mais bon, ils sont heureux de cet accident apparemment.

La deuxième intervention de l’épisode voit un couple aimant finir par se disputer sur un quiproquo idiot. La femme finit par tuer son mari en le faisant chuter de son échelle. Les pompiers font ce qu’ils peuvent pour le sauver, en vain, et c’est terrible car la meurtrière comprend qu’elle a tué son mari pour rien, en plus. C’était pas spécialement bien joué et le tout servait juste à insister sur les doutes de Ryan… Lourd.

Cet épisode est chargé, parce qu’on a même une troisième intervention complètement tordue ensuite : un incendie dans lequel les pompiers finissent par trouver un fils adulte prisonnier de sa mère depuis ses onze ans. Il a dû foutre le feu pour s’échapper, mais il a failli mourir au passage. C’est ridicule, d’autant plus que cette intrigue qui aurait pu faire un bon épisode sert juste à faire bouger l’intrigue de Blue pour qu’il décide de tenir tête à sa mère. Lol, il serait temps, je n’en peux plus de sa tête de chien battu à ce stade.

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9-1-1 Nashville – S01E14 – Hard Knox – 14/20

Je ne suis pas totalement convaincu par cet épisode, mais il fonctionne tout de même après une longue pause dans mon visionnage. En fait, il me rappelle surtout que ce spin-off repose énormément sur sa formule soapesque. Les interventions sont un plus, mais clairement pas ce qui fait rester.

Spoilers

Ryan et Samantha ont du chemin à faire pour renforcer leur couple.


Should we? Here goes nothing.

Si j’ai bien une tradition au mois d’août, c’est de reprendre les saisons non terminées de 9-1-1 pour être à jour à la rentrée. Comme la saison 1 de ce spin-off est dispo sur Disney +, je n’ai aucune raison de déroger à la tradition, et me voici donc pour voir enfin les cinq derniers épisodes qu’il me manque – en espérant que ça reparte vers du mieux après des déceptions avant de mettre en pause mon visionnage.

C’est mal barré quand la première scène voit la conseillère conjugale de Sam et Ryan les faire culpabiliser de ne pas avoir couché ensemble ces trente derniers jours. C’est bien connu qu’un couple ne tient que par le sexe. Tss.

Bref, comme ils doivent absolument reconnecter et qu’ils s’en rendent compte suite à une intervention où Ryan finit à l’hôpital – sans blessure grave – ils suivent tout de même le conseil de cette psy. Ils partent donc en « vacances » improvisée. Ils tombent sur un couple très heureux de vivre en mode avion, mais eux ne peuvent pas le faire, parce qu’ils ont des jobs essentiels. J’entends. Faut juste pas déconner : par la suite, on a un montage où ils passent tout leur temps à négliger l’autre pour le boulot. Je veux dire, le travail, c’est prenant ; le portable, aussi. J’entends. M’enfin, on trouve du temps pour l’autre, en vrai. Et surtout, je ne peux pas croire qu’ils soient toujours en décalage comme ça.

Cependant, le montage était amusant. Je m’attendais tellement à ce que ça tourne au vinaigre avec une urgence médicale, mais finalement, non. Pas immédiatement, en tout cas. Bien sûr, ça finit par arriver le lendemain quand ils font une randonnée et qu’un couple a besoin d’aide à 400 mètres d’eux. Un couple ? Celui avec lequel ils ont sympathisé, bien sûr.

Monsieur et Madame Parfaits ne le sont pas tant que ça : le mari tente de tuer « accidentellement » sa femme pour récupérer son assurance-vie comme il l’a fait avec son ex-femme. Ben super. En soi, pourquoi pas, surtout que c’est une bonne idée de montrer qu’en coulisses, tout n’est pas rose dans la vie des couples prétendant que tout va bien. Par contre, que l’opérateur balance au téléphone à Ryan de répéter qu’il pense qu’il s’agit d’un homicide sans donner le code pour ça… Ridicule. Ridicule aussi que Ryan soit aussi fort qu’un flic.

Finalement, l’adrénaline fonctionne bien et redonne du piquant au couple de Ryan et Sam. Eux qui s’inquiétaient et ne couchaient plus ensemble finissent l’épisode plus amoureux que jamais, baisant comme des lapins si on en croit ce qu’ils disent à la psy : en gros, leur solution est de se retrouver en travaillant ensemble. Cela se tient, malgré les inquiétudes de la psy. Moi, ce qui m’inquièterait, c’est surtout qu’ils n’arrêtent plus du tout de travailler au sens où le corps a besoin de repos, mais soit.

Pendant ce temps, Blythe organise un gala et se trouve forcée d’embaucher Dixie. C’est n’importe quoi : Blue lui rappelle que Dixie chante aussi bien que la chanteuse qui vient d’annuler au dernier moment. La meuf est censée être en soin post-op, faut arrêter de nous faire croire que c’est possible de guérir si vite.

Après, c’est intéressant car ça donne une scène où les deux femmes enterrent la hache de guerre. Je ne crois pas un seul instant que ça durera, mais pour l’instant, ça me va bien. Cela permet au gala de se dérouler comme prévu, à Roxxie de nous révéler qu’elle a une copine (est-ce qu’on savait et j’ai oublié ?) et à Dixxie de draguer le père de Blythe. J’ai trouvé ça drôle au départ, mais le fait que ça se termine ensuite avec Dixxie complètement bourrée, ça m’a soulé.

En plus, que l’alcool permette de faire des révélations, je peux comprendre, mais là, Blythe insiste tellement que Dixxie devrait se rendre compte qu’elle en dit trop. Elle révèle en effet à Blythe qu’elle a menti à Don en lui disant qu’elle prenait la pilule : elle a donc volontairement eu Blue pour qu’il reste avec elle. En vain, donc. Comme c’est Blythe, elle se précipite pour le répéter à Don.

C’est triste, parce qu’il tombe aussitôt dans le pire schéma : il reproche à Dixxie d’avoir menti et l’avoir manipulé depuis des années. J’entends le reproche, mais que sa décision soit de ne plus du tout lui parler et de la virer de sa vie, c’est complètement con. Je n’ai pas aimé cette partie de l’épisode.

La série profite aussi du gala pour nous faire une scène où Taylor et Blue sont officiellement en couple aux yeux de tous – et de Blythe. Cela semble tout de même un peu forcé et l’alchimie n’est pas forcément là entre eux, je me demande où c’est supposé aller cette histoire.

Autrement, on ne suit qu’une intervention et elle est un peu flippante : une femme meure au travail et reste cinq jours au moins dans son bureau sans que personne ne s’en rende compte. C’est terrible, parce que c’est le genre de situation over the top qui ne l’est peut-être pas tant que ça. Bon, après, le cadavre qui tombe et fait exploser plein de liquides corporels, c’est over the top et ça n’arrive pas, fort heureusement.

En tout cas, ça fait une sacrée anecdote à raconter à la prochaine soirée pour tous ses collègues. Pour ne rien arranger, il y a aussi une autre collègue qui se cogne la tête dans le choc et le chaos qui suit l’explosion de la collègue morte. Non, franchement, c’est le truc que je vais retenir de l’épisode alors que ça ne sert à rien dans la série ; c’est dingue. Enfin, c’est du pur 9-1-1.

C’est une bonne manière de justifier aussi le salaire de Samantha à ce stade : le personnage revient pour opérer cette seconde collègue. La vérité est toutefois que ces situations ne sont pas ce qui m’intéressent le plus dans cette série : le drama soapesque fonctionne plus sur moi, je crois.

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9-1-1 – S09E18 – Hearts and Flowers – 18/20

Sincèrement, cet épisode frôlait le 20/20 parfois, mais je n’ai aimé ni son premier quart, ni sa résolution. C’est toutefois une excellente fin de saison, qui sait faire monter le stress et l’adrénaline, en proposant de bonnes intrigues et de bons rebondissements. Non, ce n’est pas crédible, non, les pistes pour l’an prochain ne me paraissent pas assez fortes pour relancer la série, mais oui, c’était un excellent épisode tout de même, parce qu’il parvient à faire ressentir ce qu’on est supposé ressentir face à 911. Allez, à l’année prochaine !

Spoilers

Athena est admise à l’hôpital, entre la vie et la mort.


That’s my mom!

Bien sûr, on a le droit de retourner 30h en arrière pour mieux comprendre ce qu’il s’est passé. On le sait déjà, mais c’est pas grave, faut nous prendre par la main et nous montrer que Hooks était aussi corrompu que ce qu’on imaginait. Cette intrigue ne me convainc toujours pas, par contre, et on voit Hooks accepter de devoir tirer sur Athena pour protéger les riches qu’il protège.

Dans le présent, Hooks a inventé toute une histoire pour se couvrir, assurant qu’Athena a raté le suspect sur lequel elle a tiré. Ben voyons. Il a inversé les flingues apparemment (je ne comprends pas trop comment, mais soit) et les empreintes correspondent à son mensonge. Cela ne tiendra pas de toute manière, on le sait déjà. En plus, Hooks ment à la police, c’est une chose, mais quand il doit mentir à ses riches amis, ça marche moins. Il a tué le père d’un d’eux, après tout. Et le fils veut sa revanche, ce qui va nous mener à un excellent épisode. C’est fou, ça.

Évidemment, on veut nous stresser sur le sort d’Athena et on sait comment faire avec un début d’épisode dans le camion de nos pompiers. Ils sauvent une femme noire… qui n’est pas Athena. Par contre, une fois à l’hôpital, Harry voit sa mère sur un brancard et est aussitôt paniqué. Bien sûr, Athena survit, ça va de soi. Elle est toutefois dans un coma qui lui permet de faire des gens morts. Et pas Bobby ? Comment ça, ça ne commence pas par une scène où elle voit Bobby ? Cela n’a aucun sens de proposer autre chose.

En tout cas, elle reste dans le coma pour un moment, histoire d’avoir le temps de se reposer et de laisser son corps être en état pour toutes les chirurgies dont elle a besoin. Quand il est possible d’aller la voir, c’est évidemment May qui a la priorité et elle décide d’y aller avec… Ravi ? Faut pas déconner comme ça, y a Hen juste à côté, comment ça tu privilégies ton crush ?

C’est une chance inouïe pour l’homme qui est sur le point de se faire tirer dessus cela dit. C’est un père de famille inquiet pour son enfant qui est à l’hôpital. Il se rapproche au mauvais moment de l’agent d’accueil des urgences qui fait face au riche gamin voulant sa revanche. Il la veut tellement qu’il est venu incognito à l’hôpital observer nos pompiers et prendre des nouvelles d’Athena.

Pour en avoir, il suit Eddie qui s’isole pour prier. C’est terrible parce qu’Eddie lui explique, sans savoir à qui il a affaire, que l’amie pour qui il prie est sortie du bloc opératoire. Il n’en faut pas plus pour que l’homme poignarde Eddie, puis cherche à atteindre Athena. Il est surpris par le père qui s’inquiète pour son gamin, qui hurle qu’il a un flingue. Il n’en faut pas plus pour que le père se fasse tirer dessus. Tout l’hôpital passe presque aussitôt en lockdown.

Le tireur a le temps, malheureusement, de passer du côté où est Athena. En plus, cet arrêt de tout l’hôpital pose un problème de taille : Eddie avait réussi à monter dans un ascenseur à la recherche de soins. Il se retrouve dans un ascenseur en panne, à agoniser seul pour le reste de l’épisode. Oh non c’est si triste. Je n’aime pas le personnage, mais lui faire traverser ça, c’est violent.

L’épisode est vraiment excellent au niveau de la montée en tension, par contre. Je trouvais ça naze à la base, avec Buck et Harry qui s’isolent pour parler de Theo et de généralités de fou. Je ne doute pas que quand on attend dans un hôpital pendant si longtemps, c’est ce qu’il se passe… mais tout de même, ce n’était pas si intéressant à suivre.

Buck finit par apprendre ce qu’il se passe par Maddie. Je ne comprends pas, ils n’ont pas des SMS d’urgences en cas de tireur fou comme ça ? Il faut croire que non. En attendant, Maddie se sent impuissante. Par chance, Josh a une idée de ce qu’ils peuvent faire pour venir en aide à nos pompiers. Il leur explique comment descendre de quelques étages malgré le confinement et comment couper l’électricité pour rouvrir les portes.

Il y en a bien besoin, parce qu’en attendant, Ravi et May se retrouvent à devoir jouer à cache-cache avec le tireur dans l’hôpital. Cela peut paraître simple, mais ils doivent aussi cacher Athena avec eux, et avec les perfusions, et le risque de voir son rythme cardiaque s’arrêter. Entre ça, Hen et Chimney qui se débrouillent pour opérer le papa qui s’est fait tirer dessus et Buck et Harry qui font équipe avec Josh/Maddie, on ne voit pas le temps passer.

Tout est bien qui finit bien, avec Harry qui intervient juste à temps pour s’en prendre au tireur qui allait tuer Ravi, puis Athena. Le SWAT débarque pile à temps pour arrêter le dangereux homme qui n’est pas assassin et tous nos personnages peuvent se retrouver, soulagés de l’absence de victimes graves et décédées grâce à leurs interventions – le corps d’Athena étant en bon état.

Dans tout ça, personne ne remarque l’absence d’Eddie, tout le monde est heureux de faire la fête et tout… et puis Buck voit bien que son mec n’est pas là. Je pensais vraiment que la série allait nous débarrasser d’Eddie comme ça. Ce n’est finalement pas le cas et c’est très contre-intuitif comme fin : après tant de suspense, les pompiers le retrouvent dans l’ascenseur et puis… On passe à autre chose. Trois jours plus tard, Eddie est sur son lit d’hôpital, en pleine forme, à plaisanter avec Buck et Chris. Non, franchement, fallait pas nous vendre comme ça.

Bien évidemment, Hooks semble s’en sortir et on se doute que ça ne peut pas se passer comme ça. Il passe pourtant en toute liberté à l’hôpital, avec la très claire impression qu’il est là pour se débarrasser d’Athena. Pourtant, dans son coma, Athena se croit sortie d’affaire. Elle a bien raison : elle se réveille vite, mais Hooks n’était pas au courant.

Elle profite donc d’être sur son lit d’hôpital pour jouer encore une fois les appâts : elle est parfaitement consciente quand Hooks débarque dans sa chambre et chercher à la tuer. Il y aussi sa capitaine bien cachée dans un coin pour arrêter Hooks. C’est un peu expéditif, mais bon, admettons. Il faut conclure la saison, après tout.

Pour cela nous suivons ce que chaque personnage va faire pendant la pause de quelques mois. Nous voyons donc May commencer sa première année à l’hôpital (pardon, mais à quel moment elle a fait des études pour ça ?), Eddie aide les immigrés à échapper à l’ICE en les envoyant chez ses parents (expéditif aussi, mais c’est sympa), Athena est remise sur pied et quitte enfin l’uniforme pour devenir détective (il était temps après neuf ans !), Buck et Harry deviennent vraiment potes parce que ce sont les seuls sans enfants… donc Buck demande à adopter Theo. Non mais pardon, mais non, je refuse. Il vient de passer deux épisodes à se droguer, comment c’est possible que le cliffhanger soit de le voir devenir papa ?!

En bref

C’est une saison franchement incompréhensible, avec un début catastrophique qui a fait tomber la série au plus bas de ce qu’elle n’avait jamais été. Le reste a eu du mal à s’en relever, parce que le voyage dans l’espace, c’était n’importe quoi. La série a souvent proposé n’importe quoi, mais cette année, ce fut quand même à un autre niveau.

Et pourtant, comme d’hab, la série a su proposer aussi des évolutions et quelques épisodes sortant du panier. Le dernier épisode est un bon exemple de ce qu’ils sont encore capables de proposer parfois, même si ça n’a pas eu le cran d’aller au bout du bout – et je crois que j’aurais aimé ça, mais c’est aussi parce que je n’aime pas le perso qui était le plus en danger.

Comme toujours donc, le danger n’en est pas vraiment, tout est vite expédié et les intrigues sont vite résolues. Il y a des pistes à explorer pour la saison 10 (déjà ?) et je ne doute pas qu’on saura nous proposer de bonnes intrigues… à défaut d’avoir de la consistance dans la qualité !

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9-1-1 – S09E17 – I Got You Babe – 12/20

Il suffisait que je dise que je trouvais que la série progressait pour qu’ils nous sortent à nouveau un épisode bien peu convaincant. C’est trop dommage car il y a plein de bonnes idées, mais elles devraient se dérouler sur plusieurs épisodes pour être un tant soit peu convaincantes. Là, on a juste du grand n’importe quoi avec du grand n’importe quoi, et le résultat, c’est que tout l’épisode me paraît être du grand n’importe quoi. Si proche de la fin de saison, c’est frustrant.

Spoilers

Buck est sur le point de voir sa vie être chamboulée de manière inattendue.


That’d be fun.

Cet épisode repart davantage comme ceux que l’on a l’habitude de voir avec cette série. Par contre, franchement, c’est quoi cette maîtresse d’école débordée qui paraît un peu insupportable jusqu’à ce qu’elle perde un gamin sans même s’en rendre compte ? Qui ne compte pas les gamins, hein ? Bref. C’est un anniversaire qui tourne mal qui entame cet épisode, avec un jeune gamin qui voit son ballon de baudruche s’envoler. Il le poursuit à travers la ville et jusque dans le désert proche de la ville, sans que personne, apparemment, ne l’arrête ou ne se rende compte que c’est chelou ce gamin seul qui suit un ballon. Ben super.

Pas de quoi s’inquiéter outre mesure, cela dit, nos super pompiers sont là pour lui venir en aide. C’est Buck qui est envoyé sur l’échelle pour lui venir en aide et honnêtement, je n’ai pas bien compris l’écriture de la scène. Buck se met à argumenter avec le gamin qui refuse de descendre tant qu’il n’a pas son ballon et il se met en danger pour le lui récupérer. Pardon, mais apprenez la frustration à vos gamins ?

C’est pire que prévu quand on voit ensuite que le gamin est insupportable, à courir partout et ne rien écouter de ce qu’on lui dit. C’est un truc de dingue et c’est encore plus drôle une fois que Buck découvre qu’il s’agit en fait de son propre fils. La probabilité est quasi nulle, mais c’est une série, alors pourquoi pas. Cela me rend fou de me dire que ça fait déjà quatre ans que cette intrigue a existé.

Bien sûr, Buck retombe sur les parents aussi et il accepte de déjeuner avec eux et Theo, son fils. Cela nous confirme que Theo est absolument insupportable et mal élevé, à faire les 400 coups et tout détruire chez Buck, comme si de rien n’était. C’est vraiment naze, en vrai : je ne crois pas une seule seconde que les parents soient débordés comme ça et finissent par se dire que ça vient des gênes de Buck. Mais bon, il faut faire avec, car c’est l’intrigue qu’on nous donne.

Theo est insupportable, on sent les parents débordés et je voyais déjà une intrigue où ils lui confient Buck d’une manière ou d’une autre, au minimum en babysitting. Les scénaristes ont bien plus improbables en tête, en fait. Ils décident de ramener une nouvelle fois le couple de Connor, le papa, dans la vie de Buck en lui faisant avoir un accident de voiture avec un bateau. C’est si improbable, et si 9-1-1 dans l’ADN. Theo perd donc ses deux parents. Ayons une pensée pour le pauvre pompier qui se rend compte de l’identité des passagers de la voiture et qui doit écarter Buck aussi, mais à part ça, ça nous donne donc une fin d’épisode où Theo est confié aux services sociaux. J’ai aussi une pensée pour les pauvres acteurs qui ont dû être si contents d’être réembauchés… pour mieux découvrir qu’ils allaient se faire tuer !

En tout cas, si le but est de faire en sorte que Buck adopte son fils, c’est complètement con : je ne comprends pas comment c’est possible si peu de temps après l’intrigue de la drogue.

S’il y a un truc dans lequel la série n’est pas excellente, c’est bien le suivi des intrigues. Ainsi, ce n’est que dans cet épisode que Maddie se dit qu’il peut être une bonne idée de prendre des news de sa boss. Sue s’ennuie en arrêt, mais remarque vite que Maddie est désormais vue comme la cheffe au centre d’appels, ce qui fait que personne ne lui donne plus les potins. Mais elle, elle les connaissait en étant cheffe ? C’est ridicule comme manière d’emmener les choses.

Par contre, j’aime bien que la série pense à montrer ce que ça donne d’avoir une promotion. Malheureusement, et comme toujours, Maddie décide d’en faire beaucoup trop pour être à nouveau appréciée de ses anciens collègues. Elle comprend qu’elle est mise à l’écart de certaines soirées, le vit mal, achète de la bouffe pour tout le monde. C’est n’importe quoi – et ça doit coûter tellement cher d’acheter pour tout le monde.

Peut-être qu’elle a cherché à faire quelques économies, du coup ? 500$ de repas, elle veut faire ça chaque lundi, je me demande bien la gueule de son salaire, hein. C’est en tout cas plutôt très amusant de voir qu’elle a acheté de quoi faire faire une intoxication alimentaire à tous ses anciens collègues. C’est une catastrophe.

On reprend aussi l’intrigue de l’épisode précédent avec les immigrés. Cela sort de nulle part dans l’épisode, en vrai, mais évidemment le but de la série est de faire un peu de politique. Je me demande s’ils ont attendu d’être renouvelés avant d’enfin faire une intrigue sur le sujet cette année ou si c’est juste qu’ils préféraient nous montrer un voyage dans l’espace. C’est étrange tout de même.

Bon, en tout cas, on en est là : les immigrés sauvés sont récupérés par ICE suite à un appel anonyme. Eddie et Hen sont présents au moment où ça arrive, allez savoir pourquoi, et ils remuent aussitôt ciel et terre pour tenter, en vain, d’améliorer la situation. Cela permet aussi de nous ramener l’avocate d’il y a quelques épisodes.

Le reste de l’épisode suit Athena faire bien trop confiance à Hooks qui lui assure qu’il monte une opération coup de filet pour arrêter un criminel. Elle tombe beaucoup trop dans le panneau, lui fait confiance et la fin d’épisode révèle à quel point c’est une erreur : quand elle comprend qu’elle a affaire à un flic véreux, elle se fait tirer dessus par Hooks. Evidemment.

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