9-1-1 – S09E16 – Where There’s Smoke – 16/20

C’est un bon épisode et je trouve ça dingue que cette saison parvienne enfin à produire des épisodes qui soient à la hauteur d’une série qui a neuf ans d’expérience. C’est plutôt rassurant pour la suite, parce qu’une saison 10 est commandée, mais je me pose la question de ce qu’il s’est passé en début d’année pour qu’on nous propose des épisodes si nazes. Au moins, je me console avec celui-ci.

Spoilers

Les habitants d’un hôtel sont énervés de multiples fausses alarmes incendie.


Now we need police and lots of them.

L’épisode commence par Chimney complètement débordé par une foule bien énervée. Il y a apparemment eu un incendie, des gens ont failli tout perdre et tout le monde se retourne contre notre capitaine et son équipe. Ils sont forcés de se retrancher dans leur camion et lors de l’audience qui suit pour comprendre ce qu’il s’est passé, Chimney affirme qu’il ne comprend pas ce qu’il s’est passé.

Trois jours plus tôt, parce qu’évidemment, c’est ce genre d’épisode, la réponse sur ce qu’il s’est passé semble arriver vite quand Sam débarque à la caserne : il est là pour remplacer Buck pendant qu’il est en arrêt. Je ne le sens pas. Ce jour-là, l’équipe débarque dans un hôtel dont les alarmes sonnent alors qu’il n’y a ni fumée, ni feu. Les pompiers cherchent tout l’hôtel, en vain, et finissent par comprendre que le problème vient de piles retirées dans un des détecteurs incendie d’une des chambres de l’hôtel.

Tout le monde en veut à l’homme qui a fait ça, mais au moins le problème semble réglé pour un bon moment. Seulement, ce n’est finalement pas le cas. Il y a ensuite plusieurs fausses alarmes qui se déroulent dans cet hôtel. C’est intrigant : cinq alarmes incendie de suite, forcément, ça finit par énerver tout le monde. Je comprends mieux. Au milieu de tout cet énervement, le manager de l’hôtel pousse même un de nos pompiers du haut de quelques marches, le faisant tomber. Chimney est obligé de le plaquer contre un mur pour lui rappeler qu’ils ne font que leur job, même s’il n’y a pas d’incendie. Crier au loup pour rien ? On sait comment ça se termine et on comprend la blague de Chimney à l’opérateur quand il dit de leur raccrocher au nez s’il y a une sixième alarme.

Le plus incroyable dans cette histoire ? Quand il y a réellement un incendie, l’alarme ne se déclenche pas. Il faut donc un appel au 911 pour que les pompiers débarquent enfin et vident l’hôtel. Ils sauvent tous les résidents de l’hôtel, qu’ils commencent à bien connaître, mais ceux-ci sont énervés d’apprendre que le feu s’est répandu dans tout l’hôtel et qu’ils vont perdre tout ce qu’ils ont. C’est là que la foule s’excite et que ça se passe mal entre eux et nos pompiers.

Pour ne rien arranger, Chimney est obligé d’ordonner que son équipe s’enferme dans le camion, laissant donc les flammes ravager le building. Son but est d’attendre l’arrivée de la police. Logique. Seulement voilà, la police met du temps à arriver et entre temps, il remarque que le manager revient et rentre à nouveau dans l’hôtel.

Chimney se met aussitôt à le poursuivre pour l’arrêter et lui sauver la vie face aux flammes. C’est peine perdue : l’homme ouvre une porte et se prend une explosion de flammes à la tronche. C’est un peu bien fait, non ? Bon, peut-être pas, parce qu’il meure quelques jours plus tard de ses blessures, mais qui se précipite dans un immeuble en flammes comme ça, alors qu’un pompier dit de ne pas le faire ? Il n’était pas bien malin.

En tout cas, tout ça mène donc à une audience disciplinaire où l’on tente de comprendre ce qui a si mal tourné. Si elle commence alors que le manager est encore en vie, apparemment sauvé par Chimney, on comprend vite que le narratif est bien différent du point de vue de ceux en charge de sanctionner et juger ce qu’il s’est passé.

Ainsi, le nouveau, Sam, annonce qu’il a vu Chimney frapper le manager quand il a poussé Ravi dans les escaliers ; Harry se sent harcelé de questions comme si on le soupçonnait et surtout, on reproche toutes les décisions du capitaine concernant l’intervention, surtout quand il fait des blagues sur l’alarme incendie ou qu’il refuse d’éteindre le feu. Certes, il semble avoir sauvé le manager…

Le problème, c’est que Chimney prend tout dans la gueule quand même. Il n’a rien fait de mal, c’est très clair, surtout qu’on connaît le personnage, mais on lui reproche l’état de Buck et toutes les folies de la saison. Pourtant, personne ne parle de l’espace, alors que pourtant !, c’est quelque chose. Et il y a pire : l’alarme ayant été désactivée, on commence à soupçonner Chimney d’avoir eu ce geste malheureux. C’est d’autant plus problématique qu’on le pousse alors à démissionner, ce qui énerve Hen et le reste de la caserne.

Pendant ce temps, comment Buck occupe-t-il son arrêt ? Eh bien, il apporte de la bouffe et des fringues à sa sœur. Il le fait pour remercier Maddie et le reste de sa famille étendue d’avoir accepté de l’aider si rapidement et facilement. L’avantage pour lui, c’est qu’il n’est pas soupçonné de quoique ce soit dans cette affaire. Il est même moins dans la merde que ses collègues : si Chimney est sanctionné, ils risquent tous d’être mutés dans d’autres casernes.

Personne n’en a envie : ils se réunissent donc pour tenter de comprendre ce qu’il s’est passé et prouver que Chimney n’est pas responsable de l’incendie. Nos pompiers font donc équipe avec Maddie puis May (mais quel rapport avec sa nouvelle ambition d’infirmière ?) qui apporte les plans de l’hôtel. Franchement, nos pompiers, Maddie, Josh, May font un travail d’enquête qui n’est certainement pas leur boulot. Ils finissent par comprendre comment sauver le poste de leur capitaine grâce à ça : l’incendie viendrait en fait d’un étage en particulier, et peut-être même d’un faux mur côté sud-ouest du bâtiment.

Sans trop de surprise pour nous, quand les pompiers se rendent dans le bâtiment (alors qu’ils n’en ont probablement pas le droit), ils tombent sur un faux mur qui mène à une horrible pièce sans rien où sont enfermés des migrants. Ils sont enfermés pour plusieurs jours et apparemment laissés là pour qu’ils meurent.

Ce sont eux qui ont provoqué des dysfonctionnements dans l’hôtel provoquant plein d’appel au 911, eux aussi qui ont régulièrement déclenché les alarmes incendies. Malheureusement, nos pompiers ne les trouvaient jamais. Et puis, à force, leur système a fini par vraiment déclencher un incendie.

L’épisode est assez horrible et angoissant quand on les voit être enfermés dans un sous-sol où on les laisse pour mort. C’est intéressant de voir que ça permet de faire de nos pompiers des héros, à nouveau. Forcément. Ils le sont vraiment, après tout.

Il reste à régler le coup de Sam qui pense avoir vu Chimney frapper un homme. Il a en fait entendu quelqu’un le dire. Comme il s’avère assez influençable, il a répété ça quand on l’a interrogé. Il promet de réviser son témoignage, alors que les migrants permettent aussi d’innocenter autant que possible Chimney et d’accuser le manager. La fin d’épisode voit donc tout reprendre à peu près son cours selon la normale, avec même Buck qui reprend du service. Merveilleux, non ?

On note tout de même que c’est encore et toujours le même enquêteur de la police, Hooks, qui est affectée aux affaires de la caserne, et il ne semble pas si bienveillant et gentil que ça… Affaire à suivre pour la fin de saison ?

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9-1-1 – S09E15 – Pick Your Poison – 16/20

La subtilité n’a jamais été le point fort de la série, donc ça ne devrait pas me surprendre que cet épisode se comporte comme un éléphant dans un magasin de porcelaine avec certains personnages, mais en vrai, il y a vraiment eu de bons moments. Certes, l’enquête policière ne m’a pas passionné, mais tout le reste fonctionne à peu près, si on oublie la chronologie foireuse, alors ça me va.

Spoilers

Buck est accro à la drogue.


Teachers are nothing if not patient, I guess.

En théorie, je devrais voir Nashville pour voir dans l’ordre de diffusion, mais puisque je suis en retard et que je sais qu’il n’y pas d’autres crossovers (a priori en tout cas), autant finir une saison puis l’autre, non ? Il me reste un peu moins d’épisodes dans celle-ci, alors go.

Une première grosse intrigue tourne autour d’Athena qui voit un homme lui demander d’enquêter sur son propre meurtre. C’est si visible et si prévisible dès qu’il demande à la voir. C’est un cas classique dans les séries, en vrai. L’enquête la mène à se demander pourquoi il a voulu la voir avant de cracher du sang alors qu’il ne la connaît pas.

Elle la mène avec l’enquêteur attribué sur ce cas et se rend donc avec lui pour interroger les proches de l’homme – son fils – et les potentiels suspects. Pas hyper intéressant, en ce qui me concerne, mais ça la mène sur la piste d’assassins russes, rien que ça. L’homme n’étant pas mort comme elle le pensait sur le moment, Athena a l’occasion de l’interroger. Bon, ses jours sont comptés car il est empoisonné, mais il prévient tout de même Athena de ne pas faire confiance au détective sur l’enquête. Je n’ai pas trop compris pourquoi, d’ailleurs, parce que finalement, le coupable, c’est son fils, le prof de lycée qui met des produits de côté depuis des années pour empoisonner son père. Lol.

La deuxième intrigue importante de l’épisode est Buck, évidemment : il est en train de devenir un grand drogué, et ça se voit. Il voit un médecin qui se rend compte à son tour que Buck est en train de faire le tour des médecins de la ville pour avoir des opioïdes. Cela se développe aussi vite que je l’imaginais : en un épisode, on le retrouve totalement accro à ses pilules.

Il est visuellement mal et je ne comprends pas que ses collègues ne s’inquiètent pas plus que ça. Qu’il s’énerve ou quoi, ça passerait encore, mais quand on le voit dégoulinant de sueur et tout, ça n’a aucun sens que personne ne dise quoique ce soit. On a juste un side eye de la part d’Hen en pleine intervention ? Non mais franchement.

Et bien sûr, Buck est un pompier, alors il a accès à du matériel médical. Je préfère 1000x l’intrigue où TK est accro à la drogue que celle où l’on voit Buck inquiéter Eddie… mais Eddie le laisser de côté parce qu’il a un appel, possiblement de Christopher. C’est n’importe quoi, parce qu’il laisse donc le tiroir de médicaments ouvert devant Buck qui n’a plus qu’à se servir. C’est si énervant comme intrigue, et si abusé de voir Buck déjà dans cet état si terrible.

Par chance, l’alarme sonne et il repose le Fentanyl dans le tiroir… mais quand même, ce n’est pas passé loin. Buck décide donc d’aller se dénoncer auprès de Chimney, lui demandant carrément de le virer au passage. C’est plus simple selon lui. Chimney ne voit pas les choses comme ça et décide de protéger son beau-frère, évidemment, faisant le lien entre l’accident et la drogue, bien sûr, mais lui rappelant aussi que ça fait un an que Bobby est mort. Pour lui, c’est donc lié au deuil.

L’avantage pour Buck, c’est qu’il est entouré de personnes pouvant l’aider dans sa détox. Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée, mais bon, il part en retraite dans une belle maison où toute la caserne peut lui venir en aide : il est entouré d’Hen, Eddie, Maddie, Harry… Tout le monde peut l’aider à reprendre des forces. Quel petit chanceux.

Par contre, je ne peux pas croire que la série nous règle cette intrigue en deux épisodes, parce que ça ne servirait à rien.

Contre toute attente, l’épisode traite aussi l’intrigue May/Ravi. J’adore Ravi et je ne comprends pas bien ce qu’il s’est passé entre eux. Ce qui est drôle, c’est que Ravi aurait bien aimé continuer de sortir avec May, mais il a écouté l’interdiction d’Harry. Dans quel monde tu fais ça, déjà ? Et maintenant, il est jaloux de la voir avec Ian, l’infirmier de l’épisode précédent. Cela n’a aucun sens comme intrigue.

Ce qui est drôle, c’est que Ravi est jaloux comme tout de ce type sans même savoir si May est en couple avec. Je suppose que non, ce serait mal venu de nous faire cette intrigue, je trouve.

De son côté, Maddie a une grosse journée au boulot : toutes les ambulances et pompiers sont coincés au même hôpital où les patients ne sont pas admis assez rapidement. C’est assez amusant à voir dans une série, surtout que Ravi croise Ian, mais ça ne l’est pas du tout dans le contexte de la réalité que ça décrit : les coupes budgétaires, etc.

La série en profite évidemment pour nous mettre en scène une situation où une femme doit emmener par elle-même son fils aux urgences. Elle a un accident en route, alors qu’elle est en ligne avec Maddie – alors que Josh à côté est en ligne avec Josh. Ce dernier prévient donc l’infirmier qui quitte son poste à l’hôpital pour aller dans la rue, en courant, sauver le fils de la patiente. Les pompiers font ce qu’ils peuvent pour suivre, Maddie prévenant Chimney. C’est n’importe quoi cet infirmier sauveur !

Ravi reste bien jaloux, donc, et il finit par confronter May quand il la recroise, parce que oui, évidemment Ravi, Athena et même May aident à surveiller Buck quand il a besoin d’aide. C’est un peu exagéré, mais bon, je suppose qu’ils sont vraiment tous une grande famille désormais. Bref, May explique à Ravi qu’elle ne sort pas avec Ian et qu’elle veut devenir infirmière. C’est reparti pour ce couple, je suppose.

En attendant, Buck peut parler avec Athena, histoire de s’excuser de pourrir l’anniversaire de mort de Bobby. Athena semble s’être si vite remise, c’est dingue. C’est un peu émouvant de voir tous les persos réunis autour d’un feu pour lui rendre hommage, cela dit, mais si Buck accro aux médocs n’était qu’une excuse pour ça, c’est franchement nul.

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9-1-1 – S09E14 – D.I.Y – 16/20

Les intrigues ne sont pas forcément écrites avec beaucoup de logique, mais j’aime beaucoup ce vers quoi on se dirige pour les personnages, et c’est déjà bien. J’ai même eu l’impression que, pour une fois, une ou deux intrigues allaient vraiment avoir un impact sur du plus long terme. Ce ne serait pas du luxe pour cette série qui se contente d’enchaîner les catastrophes qui n’arrivent qu’une fois dans la vie et de les accumuler pour ses personnages.

Spoilers

May se cherche un avenir, Maddie se retrouve propulsée dans le sien et Buck est plutôt coincé dans le passé.


You’re invited to the wedding, you’re basically family at this point.

L’épisode commence par une visite immobilière pour un jeune couple et ce n’est pas bien passionnant à première vue. On sait toutefois que ça va rapidement tourner vinaigre… Je m’attendais à un accident, mais c’est finalement une arnaque financière importante. Le couple est heureux d’emménager dans une maison qui, en fait, ne peut pas être réparée. Je veux dire, ils embauchent un type qui lance des travaux et leur dit que rien ne peut être fait pour leur maison… Et pourtant, ils continuent d’essayer.

Nos pompiers sont donc appelés une première fois chez le couple car le mari est électrocuté. On voit bien vers quoi on se dirige : plein d’interventions. Je pensais que ça occuperait l’épisode, mais en fait, on se contente d’un montage où on voit le couple se planter un clou dans le front, avoir la main coincée dans les toilettes ou se faire une torsion testiculaire. C’est fun comme tout leur vie, dis-donc.

On passe pourtant l’épisode avec eux. Le casting est bon, heureusement, les deux acteurs sont excellents. Les personnages en arrivent à considérer la rupture la veille de leur mariage, et ils décident d’abandonner les travaux. De toute évidence, la maison est une métaphore de leur relation : elle est cassée, ils veulent la réparer, ils la laissent prendre feu dans une scène qui est marrante comme tout. Faites-nous un spin-off comédie sur eux, en vrai.

C’est le retour de May, et je suis vraiment pour qu’on lui donne un rôle principal dans la série. Son intrigue cette semaine consiste à la voir vouloir être employée pour un stage de droit auprès d’une brillante avocate. Son nom aide bien à cela : l’avocate connaît déjà Athena. Pourtant, Athena n’utilise pas de piston pour autant, n’appelant pas en avance. Il n’empêche que May est connue de cette Gabby.

Je n’aime pas trop quand les séries nous imposent des personnages (surtout après neuf saisons !) comme étant des relations très proches de personnages que l’on suit depuis des années. Ainsi, apparemment, Gabby est très pote avec Athena et un peu aussi avec Hen. Franchement, c’est trop. Bon, allez, May foire son entretien évidemment. L’entretien se déroule dans une voiture et à l’hôpital en même temps, parce que l’avocate a une urgence à régler, donc ça n’aide pas. Le truc, c’est que May assiste à une situation dont la tension grimpe vite : un infirmier refuse de donner une fiole de sang à des policiers parce qu’ils n’ont pas de mandat.

Les policiers sont clairement en tort, la tension monte, ça en vient aux mains et c’est n’importe quoi. Dépassée par la situation, May décide de prendre les choses en main et détruit la fiole de sang en la piétinant. Bon. L’idée est de récupérer du sang pour faire un test ADN : le piétiner n’empêche pas le test ADN ? Peut-être qu’il y a une histoire de quantité, allez. De toute manière, c’est complètement idiot, elle n’a aucune raison de faire ça et détruit des preuves dans une affaire criminelle.

Il n’en faut pas plus pour qu’elle soit arrêtée, avec le client de l’avocate. Y en a qui foire des entretiens d’embauche, et puis il y a May qui les foire, quoi.

Heureusement, Athena peut payer la caution, alors May est rapidement relâchée. Cela n’empêche qu’elle a fait une impression à sa future boss qui n’est peut-être pas celle qu’elle voulait laisser. Cette dernière fait comprendre à May qu’elle n’est pas faite pour être avocate si elle ne supporte pas les injustices parfois créées par les règles et les lois. Effectivement.

Tout ça nous laisse une May perdue dans ce qu’elle veut faire de sa vie. Elle en arrive donc à envisager d’être infirmière ? Pardon, mais ça devient n’importe quoi à ce stade – entre le repas avec l’avocate, Hen et Athena et son rencard avec l’infirmier, je comprends qu’elle soit paumée, mais… Qu’elle retourne au centre d’appels, non ?

Au centre d’appels, justement, on aurait besoin d’elle en plus ! Les équipes ont droit à une réunion de routine où Sue perd soudainement l’usage de la parole. Heureusement, elle est entourée des meilleurs professionnels des urgences et est rapidement emmenée aux urgences. Une fois à l’hôpital, elle peut compter sur le soutien de Maddie et Josh, évidemment. Le problème, c’est que sur son lit d’hôpital, elle dit que la seule chose dont elle a besoin, c’est qu’on la remplace.

Et quand il est évident que Josh est le remplaçant parfait, Sue demande à Maddie de le faire. C’est si triste pour lui, parce qu’il le prend mal évidemment et annonce aussitôt à Maddie qu’il démissionne. Pardon ? C’est un peu excessif comme réaction, mais il a au moins le tact de ne pas le dire devant Sue, je suppose.

Maddie ne sait pas trop quoi faire, en parle avec Chimney et finit par accepter le poste de Sue, parce qu’il faut bien que quelqu’un le fasse de toute manière. J’ai bien aimé la voir douter, mais prendre ce rôle à cœur, comme elle le fait à chaque fois. La vie de Sue n’est pas si évidente, par contre. Maddie se rend compte que le travail de Sue est épuisant, parce qu’il faut courir d’un poste à l’autre. La pauvre. En plus, il faut enchaîner la journée de travail avec une visite à Sue, évidemment.

Là, Sue lui explique qu’elle n’a pas choisi Josh car il s’implique trop (mdr, c’est sûr que Maddie non…), qu’il ne supporterait pas de la décevoir et qu’il voudrait tout faire tout seul. C’est bien le dernier point qui est le seul valide à mes yeux : quand on dirige, il faut savoir déléguer. Sue est persuadée que Maddie saura le faire – pourtant, dans cet épisode, on la voit récupérer l’appel d’une collègue sans la moindre raison autre que celui du plaisir d’étaler ses connaissances. Il est évident que l’autre opératrice (purée, je ne connais toujours pas son nom) aurait pu le faire aussi.

Bon, l’épisode se termine en tout cas avec Maddie un peu plus à l’aise dans ses bottes avec ce nouveau poste. Sue reste à l’hôpital pour le moment et Josh… reprend son poste, parce qu’il ne veut pas laisser Maddie toute seule. Pardon, mais c’est un paillasson à ce stade ? Les scénaristes auraient au moins pu lui accorder une scène avec Sue pour le faire changer d’avis, quoi.

Enfin, une dernière intrigue ne m’a pas passionné du tout et n’aura absolument aucun impact à long terme quand elle devrait en avoir un : celle de Buck. À la caserne, Buck a repris le boulot sans voir de psy, apparemment. Il repousse indéfiniment son RDV et attire l’inquiétude d’Eddie. Il ne le lâche pas d’une semelle, donc. Il débarque même chez lui avec de la pizza et Christopher, mais Buck refuse de leur ouvrir la porte. C’est nul comme intrigue : je vois mal pourquoi Buck réagirait comme ça. Avoir peur des autres, pourquoi pas, mais Eddie ? Bon. Mettez-les en couple, ça ira plus vite.

En attendant, les scénaristes les font se disputer devant des patients et c’est si peu intéressant. Buck finit par inviter Eddie et Christopher, tout semble se passer à merveille dans le meilleur des mondes, mais, finalement, il est révélé que Buck prend des médicaments. Allez, c’est parti pour trois épisodes avec Buck qui se drogue, avant qu’on passe à autre chose et qu’on oublie. Je crois que je commence à être vraiment lassé de ces micro-arcs qui n’ont jamais de conséquences à long terme. Quand je pense qu’ils ont tué Bobby en un épisode mais qu’ils font des arcs de trois ou quatre épisodes pour plein de trauma…

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9-1-1 Nashville – S01E13 – Small Potatoes – 13/20

Pas dur de faire beaucoup moins mauvais que le précédent, mais cet épisode reste très prévisible et n’est pas dingue non plus du côté des développements des personnages. On s’attend à peu près à tout ce qui arrive et ça arrive exactement comme je l’aurais écrit si j’étais scénariste. Je ne suis pourtant pas scénariste, alors ça en dit long, je crois.

Spoilers

Les ressources humaines débarquent dans la série (et ne servent à rien).


It’s Nashville. Everyone has talent.

Maintenant que le crossover est loin derrière nous, j’espère vraiment que la série va pouvoir repartir sur de meilleures bases. Ce n’est pas gagné, cependant : Taylor et Blue arrivent à la caserne ensemble et s’embrassent sur le parking, mais sont surpris d’être surpris par le capitaine. Pardon, mais à quoi s’attendaient-ils ? Don leur demande aussitôt de remplir des rapports RH pour éviter les emmerdes, et voilà, le couple est en place pour la suite apparemment. Il en fallait bien un dans la série.

Si côté RH, leur couple ne pose pas plus de problème que ça – et pourtant, c’est un bleu – côté collègues, personne ne semble avoir envie de les voir s’embrasser. Ils réagissent comme des ados de 15 ans et c’est terrifiant. Personne ne réagit comme ça quand des collègues se mettent en couple, putain. Si ?

Cam reçoit un appel qui lui signale un accident de la route : l’accident en question est assez flippant. Une voiture a fait une sortie de route (non, ce n’est pas celle de Buck et Eddie, mais le timing est nul) et est désormais coincée… le long d’une falaise. Genre, vraiment, elle est prête à tomber de la falaise. Oups, quoi. Pas trop d’inquiétude à avoir : les pompiers effectuent leur magie habituelle (au son de You’ve got a friend in me, c’est étrange, y a pas de jouets pourtant) pour sauver le père et sa fille qui sont bloqués dans la voiture. On a bien sûr le suspense habituel et la voiture explose au bas de la falaise quelques secondes après le sauvetage in extremis, mais tout va bien.

La deuxième intervention est plus amusante, avec Céleste, une ado qui fait de la merde en s’insérant dans le vagin un objet qui n’a rien à faire là. Le problème, ce n’est pas tant ça, le problème, c’est qu’elle a un objet là depuis un mois. Mais vraiment les gens font tellement de la merde. Après, c’est une ado, il faut que jeunesse se fasse et que les ados fassent des débilités vues sur TikTok, je suppose.

Rox et Taylor sont envoyées par Cam sur place. Elles font un job incroyable et parviennent à rassurer leur jeune patiente, tout en l’aidant. Malheureusement, la mère finit par arriver et n’est pas si merveilleuse. Autoritaire, c’est une chose, elle est détestable avec sa fille, puis avec Roxie, qu’elle vire carrément de chez elle. Bien sûr, ça se termine mal cette intrigue : la ville se tape un procès de la part des parents parce que la pompier est intervenue sur une mineure sans l’autorisation de ses parents.

C’est tordu parce que la gamine se tordait de douleur et la suppliait, mais c’est vrai qu’on voit Roxie prendre la décision vite de la traiter pour lui épargner la honte alors qu’elle aurait eu le temps de l’emmener à l’hôpital. Ce n’est bien sûr par le narratif qu’elle vend à la RH, préférant dire que c’était une urgence vitale, évidemment. Pour autant, Roxie peut très bien finir au tribunal.

Le premier procès, celui des parents contre la ville, arrive bien vite : la fille ne voulait pas qu’on sache qu’elle avait mis une pomme de terre où elle n’aurait pas dû, mais tout le monde le saura. Si Roxie a assuré qu’il n’y avait rien qui risquait de ressortir et lui poser problème, le procès tourne mal pour elle quand l’avocat des parents sort une vieille affaire de ses tiroirs pour lui reprocher d’être intervenu plus tôt sur une mineure.

Pour autant, je ne vois pas bien où est le problème car ça ne change pas le problème du cas présent. Bon, de toute manière, ça ne change rien : la gamine est en fait enceinte. Rox s’en rend compte en premier quand elle voit la souffrance de l’ado et qu’elle s’approche d’elle. Il n’en faut pas plus pour la diagnostiquer rapidement et lui sauver la vie – avec l’aide de Sam à l’hôpital. Bien sûr, Sam ne peut pas donner d’information sur sa patiente de manière tout à fait explicite, mais elle trouve ce qu’il faut pour rassurer Rox et Don.

Quant à Rox, elle s’en sort bien : les parents abandonnent le procès en cours de route. Après tout, elle a sauvé leur fille.

En parallèle de tout ça, les scénaristes décident apparemment de développer à fond le personnage de Taylor. La petite fille qu’elle parvient à sauver en début d’épisode la stalke sur les réseaux et son père se débrouille ensuite pour faire en sorte que Taylor rencontre une productrice de musique qui pourrait la transformer en star.

C’est le rêve de Taylor, alors Don lui donne le feu vert pour sécher un jour de taf (c’est beau des boss comme ça) afin qu’elle rencontre la productrice. C’est une actrice connue, c’est amusant, c’est évidemment une vieille connaissance de Cam qui était son assistance dans une autre vie (ça ne sert à rien, vraiment, je ne comprends pas l’intérêt d’avoir Cam dans cette scène) et si elle veut faire de Taylor une star, il y a toutefois un problème : elle veut lui faire chanter un jingle publicitaire que Taylor déteste corps et âme. Pour autant, elle demande conseil à ses collègues. Comme s’ils y connaissaient quelque chose…

Sinon, une troisième intervention voit un homme survivre à l’effondrement d’un échafaudage. C’est Taylor qui s’occupe de lui comme elle peut et parvient à lui sauver la vie. Évidemment qu’elle va nous dire en fin d’épisode qu’elle préfère son job à son rêve, non ? C’est exactement ce qui arrive. Cela pose un grand problème à Victoria, la productrice, qui prend très mal le rejet de Taylor et lui promet qu’elle ne chantera plus jamais en ville.

Pas de souci à se faire : Cam assure qu’elle oubliera vite et lui a déjà prévu un petit concert privé à l’hôpital le jour-même, se doutant que Taylor allait refuser de chanter pour Victoria. Tout est bien qui finit bien, mais croyez-le ou non, j’ai trouvé que Dixie et Blythe manquaient dans cet épisode. On est foutu, mais après les flashbacks, il faut croire que j’ai fini par me faire à cette intrigue. Je ne doute pas qu’elles me souleront vite à nouveau, cependant, hein.

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