Grey’s Anatomy – S22E11 – (If You Want It) Do It Yourself – 17/20

Le carousel continue de tourner et cette saison semble reprendre vraiment des forces en ce mois de février. Il serait temps, vous me direz. Certes, l’épisode est on ne peut plus routinier et il manque plein de personnages, mais je me rends compte que ceux-ci ne me manquent pas forcément DANS CES 42 MINUTES. Au contraire, c’est le genre d’épisode qui semble montrer à quel point la série pourrait continuer pendant encore dix années de plus. Reste à voir comment ils feront face aux nouvelles coupes budgétaires, encore.

Spoilers

Une nouvelle chirurgienne plastique débarque à l’hôpital.


– I don’t feel any vibe.
– Because you’re over-vibing ?

Non, Meredith, je ne compte pas choisir de spécialité médicale et ça n’a pas été compliqué de choisir ce que j’allais faire à la fac, sorry.

Lucas n’a pas dormi de la nuit pour trouver un traitement pour sa patiente. Cela inquiète un tout petit peu Amelia. Il essaie d’en parler à Miranda, mais celle-ci préfère s’occuper des patients qui arrivent ce jour-là à l’hôpital. On sent aussitôt que le cas va poser problème pour la carrière de Lucas, parce qu’il va être négligent.

C’est sans surprise qu’il abandonne son interne, Spencer, avec une patiente alors qu’il est visible qu’elle est mal à l’aise et pas prête pour ça. Spencer fait évidemment une erreur de débutante qui a un impact sur la patiente et qui dérange profondément Bailey. Elle le défonce devant l’interne, comme il se doit, mais Lucas a la mauvaise idée de répliquer et de lui reprocher de ne pas s’occuper assez de la patiente qu’il a en tête, lui. Miranda le recadre cette fois bien mieux, en lui rappelant qu’elle a une longue liste de patients à s’occuper – ce n’est pas qu’elle oublie, loin de là, c’est qu’elle pense à sauver tout le monde à la fois. C’est une sacrée pression tout de même.

Le problème, c’est que Lucas ne comprend pas bien ce qui est en train de se jouer. Il retrouve Spencer pour s’excuser de l’attitude de Bailey et pas la sienne. C’est n’importe quoi. J’ai bien aimé que Spencer puisse le recadrer à son tour, mais ça n’a aucun sens qu’une interne s’énerve sur son supérieur direct comme elle le fait. On va dire qu’elle est à bout parce qu’elle sait qu’elle a failli tuer une patiente.

Une scène entre Ben et Miranda nous invente un nouveau personnage très célèbre dans l’hôpital : Toni Wright. Je trouve ça un peu nul comme manière d’introduire un personnage. Ils auraient pu au moins faire du name drop depuis quelques épisodes. Elle a apparemment déjà travaillé avec Kwan plus tôt et a l’air vraiment cool. Par contre, Ben est insupportable à vouloir tout de suite se placer auprès d’elle.

Les scénaristes abusent un peu aussi à en faire immédiatement un love interest pour Amelia : il s’avère qu’elles ont fait leurs études ensemble et que Toni ne se souvient absolument pas d’elle. Il n’en faut pas beaucoup plus pour que tous les fans soient au courant de la direction que prendra la série pour elles, non ?

Amelia passe le reste de l’épisode à se renseigner sur Wright et à demander à Richard (toujours en convalescence) pourquoi il l’a embauchée quand on sait que Jackson est le chirurgien plastique le plus réputé, pas Wright. Je n’ai pas trop aimé ce côté presque adolescent d’Amelia, parce que peut-être qu’elle pourrait laisser une chance à Toni, tout simplement.

Elle finit par aller la confronter à la cafétéria et fait bien de le faire car ça permet de clarifier ce qui était évident : quand elle était jeune, Toni avait un crush sur Amelia. Elle la fuyait non pas parce qu’elle la détestait, mais parce qu’elle pensait n’avoir aucune chance avec elle. Et voilà comment Amelia va se mettre à se faire des films, même si Toni lui dit qu’elle n’est pas son genre désormais. Lol.

En parallèle, Warren passe son temps à vouloir se mettre en avant avec Toni et ça ne me plaît pas trop non plus. Cela dit, il est assez heureux de voir qu’elle le dégomme à chaque réponse qu’il fait. Bien évidemment, sur le cas médical de Toni, il y a une opération où Ben se fait reprendre par Toni et où il y a besoin d’un avis de neurologue. Amelia débarque et propose de gérer le cas à sa manière, mais Toni, fascinée par ce qu’elle voit, l’interrompt pour faire la procédure à sa manière.

Tout est bien qui termine bien. Warren entend même le conseil que Kwan donne dans la chambre de la patiente et l’applique pour aller demander à Toni comment faire pour qu’elle le voit comme excellent. C’est une bonne scène où Toni est effectivement présentée comme une super professeure et où elle dit à Ben qu’il n’est pas excellent aujourd’hui. Miranda est tellement morte de rire, je l’adore.

En parlant de rire, Toni reproche à Amelia de ne plus rire autant qu’avant en fin d’épisode. C’est l’occasion pour Amelia de confier qu’elle ne s’était pas rendu compte qu’elle avait aussi un crush sur Toni à l’époque et hop, hop, hop, ça termine sur les deux femmes qui couchent ensemble. Allez, c’est cadeau. Je suis plutôt content que la série ne perde pas de temps avec ça.

Je tiens aussi dans cette critique à péter un câble : Teddy n’a toujours pas signé les papiers du divorce. Franchement, libérez-nous de ce couple, plus personne ne les supporte ! Je suis content qu’en fin d’épisode elle prenne le temps de les signer, devant Owen. Allez, passons à autre chose.

Owen et Jules se retrouvent à s’occuper d’un urologue de l’hôpital d’à côté pour un problème à l’entre-jambe – un problème de testicule. C’est con. Le cordonnier le plus mal chaussé, tout ça, tout ça. C’est finalement une intrigue hilarante qui ramène Catherine, pas du tout gênée de traiter le pénis d’une vieille connaissance (je sais que c’est son taf, mais quand même), et la femme de l’urologue. Cette dernière veut tomber enceinte, mais apparemment, ce n’est pas le cas du médecin avec qui elle est mariée : il a décidé de se faire une auto-vasectomie.

Cela permet plein de conversations sur la fertilité, notamment entre Simone et Jules (tout rappelle à Simone qu’elle n’a plus sa mère dans cet épisode), mais aussi une conversation plutôt intéressante entre Jules et Catherine. Est-ce que Jules envisage encore de changer de spécialité ? En tout cas, une chose est sûre, elle ne sera jamais psy parce que son « Can you get a puppy ? » m’a fait mourir de rire (c’était plus drôle qu’un épisode du revival de Scrubs, tiens) mais ne fait pas vraiment le poids. Cela la motive à accepter d’accompagner Simone dans la procédure pour congeler leurs ovaires.

De manière surprenante et pour la première fois en 20 ans, un scénariste pense enfin à nous dire que la vie des patients à l’hôpital n’est pas si dingue que ça : il y a une mauvaise connexion wifi. On pourrait croire qu’en 20 ans d’hospitalisation d’à peu près tous les persos de la série, on en aurait entendu parler. C’est quand même fou, parce que c’est la base d’à peu près tout le monde passant par un hôpital d’avoir un quotidien d’ennui, ce qui n’aide pas quand on souffre, en plus.

Bref. On le découvre grâce à un patient de Teddy qui a besoin qu’on répare son cœur. Corbin, c’est le patient, récupère le Wifi de Simone pour assister à un mariage et lire des études médicales. Il espère que Teddy pourra lui reconstruire son cœur comme elle l’a fait pour d’autres patients la rendant célèbre, mais Teddy s’y oppose, ce qui n’aide pas. Allez, quelqu’un de plus qui hurle sur Teddy. C’est fou quand même.

Le problème, c’est que Corbin s’enferme dans sa colère. L’acteur est bien casté pour ça, je trouve. Il s’énerve à chaque nouvelle qu’on lui apporte, même quand elles sont bonnes, et demande une consultation avec Ndugu. Simone organise ça, dans le dos de Teddy. C’est n’importe quoi de faire ça dans son dos et forcément ça tourne mal quand Ndugu se dit que la procédure pourrait fonctionner là où Teddy disait non. Et comme Ndugu est désormais le chef de la cardio, grâce à Teddy, ça ne fait que complexifier un peu la situation.

Si Teddy reproche un peu à Simone de faire ça dans son dos, elle prend tout de même le temps d’aller expliquer à son patient son refus : elle a peur pour sa survie en cas d’échec de la procédure. Cela dit, sa survie est mise en jeu en fin d’épisode, puisque le cliffhanger le voit en arrêt cardiaque avec Simone obligée de faire biper à nouveau la cardio.

Après la fin d’épisode, la série a eu la bonne idée de rendre un hommage à McSteamy. Eric Dane est mort cette semaine de la maladie de Charcot et le personnage de Mark a eu un tel impact dans la série (il a formé Avery et on nous rappelle d’ailleurs dans cet épisode, à l’occasion de l’arrivée d’une nouvelle chirurgienne plastique, qu’il est le meilleur) que la production ne pouvait passer cette mort sous silence. Je suppose que l’ambiance sur le tournage, à un mois de la fin de saison pour eux, a dû être particulièrement étrange. En attendant, l’épisode finit sur un joli montage du personnage de Mark, du début à la fin. C’est une petite minute qui nous rappelle à quel point la série était chouette quand Mark, Lexie, Callie et Arizona étaient encore là. Eh, même Derek, allez !

J’aurais aimé plus de Mark et Lexie dans ce récap, comme dans la série, mais wow. Si l’épisode n’a pas réussi à me faire pleurer, cet hommage a tout ce qu’il faut pour – même si franchement, j’ai déjà revu toutes ces scènes sur Twitter cette semaine. Don’t waste one single minute.

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The Rookie – S07E13 – Three Billoards – 12/20

Je suis déçu, parce que l’épisode se concentre sur un personnage encore un peu nouveau que j’aime bien… mais je n’ai pas aimé son intrigue. Pour le reste, c’est toujours une série qui fait dans l’excès et je devrais m’y faire, mais là, je crois que c’était trop pour moi. Les personnages sauvent tout, comme d’habitude – mais jusqu’à quand ?

Spoilers

Penn a des amis célèbres avec de gros problèmes. Ils ne le savent pas encore, c’est tout.

Les points forts

– Le retour de mon chanteur préféré, Rodge, est très cool. J’ai toujours du mal à comprendre comment sa relation avec Celina fonctionne, mais ça me fait bien marrer. Le fait qu’il s’installe chez Lucy et Celina si vite n’est pas bien crédible. En plus, il s’installe et se croit vraiment chez lui alors que… Personne n’est à ce point sans gêne ? C’était fou. Il semble tout de même correspondre plutôt bien à Celina et il m’a fait rire à les suivre en intervention improvisée (un point faible de l’épisode, en vrai, de les voir partir comme ça en pleine nuit sur leur temps libre, mais soit).

– Le lancement de l’enquête d’Angela et Nyla était incroyable, je trouve. Lucy et Nolan arrêtent une voiture pour une plaque expirée et se retrouvent à assister à un meurtre par jet de grenade. Les deux grenades, la manière dont les intrigues se recoupent pendant l’épisode, c’était plutôt chouette.

– Je ne veux pas que Nolan et Bailey adoptent, parce que ça installe Bailey trop longtemps dans la série. J’espère encore qu’elle disparaisse entre deux saisons, un jour ou l’autre. L’assistante sociale est donc ma nouvelle meilleure amie, franchement. Elle apportait un peu d’humour dans l’épisode et c’était plutôt malin. En revanche, ça me rend triste de voir qu’on peut se défoncer à sauver les gens et être refusé pour ça.

– J’aime le choix final de Penn. Cela permet d’en faire un personnage que j’aime de plus en plus, même si toutes ses intrigues sont toujours abusées et rarement appréciables, je trouve. J’aime aussi sa relation pro avec Tim, je sens que la série pourrait en faire quelque chose – va juste falloir que ça s’éloigne du sport pour que j’accroche vraiment, par contre.

Les points faibles 

– Je suis pour la liberté d’expression, mais l’intrigue principale de cet épisode n’a aucun sens ! Comment ça ce n’est pas de la diffamation de poser cette question ? Comment ça ils ne peuvent rien faire à part pour le poste où il y a une virgule parce que là, il y a diffamation ? Rien que pour des questions de sécurité, ça n’a pas de sens de laisser ce genre de pub être affichée dans toute la ville. Et puis, sur le nombre de flics à Los Angeles, pourquoi Nolan, encore ? Comment ça un tueur en série peut lancer une campagne de publicité depuis sa prison sans que personne n’y trouve rien à redire et c’est légal ? Je ne sais pas, ça me semble tellement tiré par les cheveux. Cela aurait pu être une bonne intrigue, en plus, mais c’est relégué au troisième plan et juste un moyen de nous dire que le procès approche. Allez, on verra bien ce que ça donne, mais pour l’instant, c’est non.

– Comment ça, Penn le nouveau vit toujours dans sa voiture là ? Cela fait 13 épisodes, ça commence à tirer en longueur. Une fois de plus la série nous enferme dans une intrigue un épisode sur 3 là. Je n’ai vraiment pas aimé l’intrigue, en plus, parce qu’on nous le montre ensuite avec son pote richissime et… Boring ? C’était une bonne chose de nous ramener Rachel dans cette intrigue, mais là aussi, c’était étrange de la voir complètement bourrée à une soirée, ça ne ressemble pas au personnage qu’on connaît. OK, le fait que ce soit un deuil est bien senti… mais je me demande pour le moment l’intérêt sur du plus long terme.

– L’intrigue du vol dans la maison où il y a comme par hasard déjà trois flics… Pfiou. Qui écrit ce genre de scénario ?

– Nolan et Bailey se remettent vite de leur refus d’adoption, ce n’est pas bien logique.

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The Rookie – S07E12 – April Fools – 13/20

Ce n’est pas le meilleur épisode de la série, loin de là : il ne fonctionne pas à cause de son intrigue complètement perchée qui semble être elle-même un poisson d’avril. Pour autant, j’aime bien la manière dont ça permet de bonne scène et la petite dose d’action que je cherche dans la série. J’aimerais juste que les personnages soient traités avec plus de respect par les scénaristes – histoire que le public soit respecté aussi, mais bon, j’en demande beaucoup. Et aussi, la série The Purge me manque.

Spoilers

Le premier avril semble inspirer tout le commissariat, et particulièrement Lucy.

Vous ne rêvez pas, j’ai bien bingewatché la moitié de la saison avant d’oublier de la continuer. Pas grave, me revoilà pour la suite ; faisons comme si de rien n’était.

Les points forts

– J’adore le concept des épisodes à thème qui respectent le calendrier, même quand je les vois en-dehors des périodes du calendrier en question. C’est plutôt chouette, donc, d’avoir un épisode de poisson d’avril.

– Nolan reçoit bien vite un nouveau bleu, Craig, mais c’est une excellente chose pour la série. Il le prend pour un poisson d’avril et je le comprends, parce que ce nouveau est une catastrophe ambulante qui viendrait en cours de formation après plusieurs mois avec un excellent tuteur. Il est difficile de le croire, mais en même temps, il est difficile de se dire que la police ferait ce genre de blague. Forcément, Nolan veut le virer, mais Gray lui propose de bien réfléchir car ça affecte sa réputation à lui de faire ça à un mois de la fin de la formation de Craig, qui n’a eu que de bonnes notes avant. Mouais. Malheureusement, ça mène à une intrigue bien plus triste : la légende qui formait Craig ne voulait pas entacher sa réputation avant la retraite. Nolan accepte tout de même de garder Craig et l’emmène en intervention. Cela permet à Craig d’être transféré vers une division plus calme, au moins.

– L’ai-je déjà dit ? J’adore comme Celina est si forte à cerner les gens si vite.

– Je n’aime pas le scénario de l’épisode, mais un vrai point fort est une fois de plus la réalisation : cet épisode propose des scènes d’action bien fichues, notamment pour Tim et Lucy qui sont sur une intervention compliquée, dans le noir et avec pas mal de suspense.

– La blague de Gray en fin d’épisode ? J’y ai cru, ça passait, ça aurait pu être un cliffhanger et je crois que j’aurais même préféré, parce que là, ça laisse Lucy et Tim s’en tirer de leur connerie monumentale. M’enfin, j’anticipe sur le premier point faible de l’épisode à mon sens.

Les points faibles 

– Lucy et Tim. Sérieusement. Je ne vois même pas pourquoi développer ça plus : Lucy propose de faire semblant d’être en couple pour le premier avril, une parfaite excuse pour coucher avec Tim dès minuit. Pardon, mais non. Remettez-les en couple, ce sera plus simple que tout ce non-sens permanent. Je vais finir par les détester tous les deux alors que Lucy est un excellent personnage qui ne mérite pas ça.

– La stagiaire est un tel cliché ! Personne n’est aussi mauvais à ce job, personne n’a carte blanche pour poster sur les réseaux sociaux de la police, franchement. C’est un job bien trop compliqué à gérer pour être si immature, même un premier avril. Et le fait que ça tourne à la purge ? Pardon, mais la responsabilité est trop grande pour que quelqu’un puisse se permettre de faire ça. Est-ce que ça fait un bon épisode ? Même pas ! Cela intervient trop tard dans l’épisode pour que ça puisse vraiment avoir un impact, je trouve. J’aurais aimé avoir un double épisode quitte à ce que ce soit le chaos ! Là les intrigues proposées sont bien, mais trop vite bâclées… Et puis comment ça la ville part si vite dans le chaos ? Déjà, qui lit les posts Twitter de la police parmi les criminels qui foutent un tel bordel ?

– Je n’ai pas accroché du tout à l’intrigue d’Angela, Nyla et Wes. Le coup de feu d’Angela en fin d’épisode ? Je ne sais pas, vise les roues peut-être ? C’était étrange.

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9-1-1 Nashville – S01E10 – Let It R.I.P – 14/20

C’est plutôt un bon épisode, mais il laisse de côté le cliffhanger de l’épisode précédent pour se concentrer sur d’autres intrigues. Si celle qui est proposée en fil rouge pour la suite ne parvient pas à me motiver, je trouve ça bien qu’on développe de plus en plus certains autres personnages qui étaient traités comme des personnages secondaires alors qu’ils sont (de qui je me moque : elles sont) des centres d’intérêts plus grands en ce qui me concerne.

Spoilers

Blue et Taylor continuent de se rapprocher, et ça ne passe pas inaperçu.


You’re making goo-goo eye at Taylor.

Heated Rivalry n’a qu’à bien se tenir, les pompiers de Nashville ont leur propre hockey, apparemment. C’est sur rollers qu’ils tentent de briller pour être la meilleure caserne de la ville en hockey. L’idée de ce tournoi sort de nulle part et n’est pas vraiment utile, à part pour offrir plus tard une scène entre Cam et Blythe. Je ne suis pas convaincu du tout, je me demande même si l’épisode a été tourné au moment où la série canadienne commençait à exploser (mais probablement pas ?). Pas de chance, nos pompiers apprennent en plus qu’ils ne participeront au tournoi de cette année, parce qu’ils doivent rester de garde pendant tout l’événement. Bref, ils seront les seuls pompiers en ville et ça pourrait promettre de bonnes interventions… Sauf que non.

Bon, bien sûr, comme nous sommes dans la franchise 9-1-1, il y a bien des interventions dans l’épisode, mais elles n’ont rien d’incroyable. On découvre ainsi une policière pour la première fois, mais celle-ci se fait avoir comme une bleue par un ivrogne qui s’amuse sur un engin de chantier. C’est franchement abusé : elle fait venir les pompiers pour que Don se contente d’appuyer sur le bouton off de la machine afin que la policière puisse l’arrêter. De l’argent public bien dépensé, ma foi !

Une deuxième intervention amène nos pompiers sur un stand de tir. Il y a eu un accident idiot où une femme a tiré sur son petit-ami. Oui, c’est un accident, oui elle lui tire dans le visage et lui ruine son œil l’air de rien. Bien sûr, les pompiers parviennent à régler la situation grâce à une intervention rondement menée sur le terrain : Roxie est capable de rétablir la vision du type qui était en train de devenir aveugle. Pour autant, le couple finit par rompre, à l’initiative de cette petit-amie qui a tiré le coup accidentellement. Ben… Super.

Sans trop de surprise, le flirt entre Taylor et Blue continue dans cet épisode. Cette fois-ci, Rox et Ryan s’en rendent compte alors qu’ils font la cuisine ensemble et ils tentent aussitôt de mettre un stop à ce qui ressemble fort à un cauchemar RH à venir : il est clair pour Ryan, lieutenant, que cette relation ne peut que compliquer les choses pour le nouveau bleu de la caserne – dire qu’il s’appelle Blue, en plus.

Bien sûr, une fois qu’on le met en garde, Blue ne sait plus comment se comporter avec Taylor : il était en train de flirter avec elle mais pensait être discret. Désormais, il cherche à l’éviter, sans y parvenir parce qu’ils bossent ensemble. En plus, Taylor est folle de son nouveau collègue : elle se jette sur lui, limite, en complimentant sa mère et en lui demandant de l’inviter à un dîner. Blue n’a que peu de force de caractère : il accepte évidemment.

Par contre, il découvre ensuite qu’il ne connaît pas toute la vie de Taylor. Un joli policier noir semble très proche d’elle, au point de l’embrasser sur la joue lors d’une intervention. Le policier est ravi de rencontrer Blue et de lui dire qu’il vit avec Taylor. Pff. Les scénaristes nous font croire qu’ils sont en couple, mais ils vont clairement être de la même famille ou un truc comme ça.

En attendant, Blue est clairement jaloux et le fait bien sentir à Taylor qui ne comprend pas son changement d’attitude. Elle finit par confronter le beau pompier pour comprendre pourquoi elle a droit à des douches froides à chaque fois désormais. Sans trop de surprise, ça permet à Blue de dire qu’il développe des sentiments pour elle mais laisse tout tomber, principalement parce qu’il sait qu’elle est en couple. Le truc, c’est qu’elle ne l’est pas : son colocataire est gay, évidemment. C’était hyper prévisible, mais ça permet de faire avancer cette intrigue de manière amusante.

Taylor révèle donc à Blue qu’elle développe aussi des sentiments pour lui et qu’elle veut toujours aller au restaurant avec lui, même si c’est une idée de merde de sortir avec un collègue. Ben super. Ryan ne peut que constater que sa parole de lieutenant n’a pas beaucoup de poids, finalement.

De manière assez logique, la série revient aussi sur le groupe de parole auquel Cam a été invitée il y a deux épisodes par Nick, l’agent qui cherchait à mettre fin au hack de la ville. C’est une belle occasion pour les scénaristes : ça permet de les voir se draguer l’air de rien, tout en développant l’intrigue sur le deuil de Cam. C’est bien que ce personnage soit introduit par cet angle, c’est rare qu’une série prenne le temps de développer vraiment le deuil sur plusieurs épisodes.

Malheureusement, Cam n’est pas prête pour le groupe de parole, parce qu’on l’invite à rire de son défunt mari. Cam s’enfuit donc et passe la soirée à laisser un message vocal sur la boîte vocale de son mari. C’est triste. Elle en parle ensuite à Blythe qui lui rappelle qu’elle est encore en vie et a le doit d’accepter un peu de joie et de rire.

Elle finit par s’en rendre compte d’elle-même quand elle retourne au boulot. Cam doit convaincre deux adultes d’arrêter de se battre pour une baballe de baseball. OK, j’abuse un peu, je sais que ça représente beaucoup pour beaucoup de gens les balles de la victoire là. Cela dit, ça permet surtout à Cam de prendre conscience qu’elle doit lâcher du lest dans son deuil et apprendre à lâcher la balle pour aller de l’avant. C’est une métaphore un peu foireuse mais qui fonctionne bien dans l’épisode.

Cam annule donc le service qui lui permettait de continuer de laisser des messages vocaux à son mari, puis invite Blythe au groupe de paroles. Pour la première fois depuis longtemps, d’après elle, elle s’autorise donc à rire – et c’est un beau fou rire, en présence aussi de Nick.

En parallèle de tout le reste, on nous ajoute une nouvelle intrigue où Rox s’inquiète pour la santé de Don lorsqu’elle le voit avoir un début de crise de panique alors qu’il a un simple coup de fil. Don nie tout quand elle essaie de l’interroger sur ce qu’elle croit être lié à un choc post-traumatique. Cela s’avère être bien le cas : lorsqu’il reçoit une lettre venant de la même prison que le coup de fil précédent, Don s’effondre carrément au sol.

Il révèle ensuite à Rox, qui cache à tout le monde l’état du capitaine, qu’il s’agit bien d’un choc post-traumatique. L’homme qui a tué toute sa famille et est en prison cherche à le contacter pour parler, et apparemment, Don ne veut pas lui parler. Mouais. C’est un cliffhanger qui remet encore Don au centre de l’intrigue, et j’aurais préféré qu’on se concentre davantage sur Taylor ou Rox, parce que j’ai plutôt envie de les découvrir elles que de repasser encore du temps du côté de la famille de Don.

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