9-1-1 – S09E15 – Pick Your Poison – 16/20

La subtilité n’a jamais été le point fort de la série, donc ça ne devrait pas me surprendre que cet épisode se comporte comme un éléphant dans un magasin de porcelaine avec certains personnages, mais en vrai, il y a vraiment eu de bons moments. Certes, l’enquête policière ne m’a pas passionné, mais tout le reste fonctionne à peu près, si on oublie la chronologie foireuse, alors ça me va.

Spoilers

Buck est accro à la drogue.


Teachers are nothing if not patient, I guess.

En théorie, je devrais voir Nashville pour voir dans l’ordre de diffusion, mais puisque je suis en retard et que je sais qu’il n’y pas d’autres crossovers (a priori en tout cas), autant finir une saison puis l’autre, non ? Il me reste un peu moins d’épisodes dans celle-ci, alors go.

Une première grosse intrigue tourne autour d’Athena qui voit un homme lui demander d’enquêter sur son propre meurtre. C’est si visible et si prévisible dès qu’il demande à la voir. C’est un cas classique dans les séries, en vrai. L’enquête la mène à se demander pourquoi il a voulu la voir avant de cracher du sang alors qu’il ne la connaît pas.

Elle la mène avec l’enquêteur attribué sur ce cas et se rend donc avec lui pour interroger les proches de l’homme – son fils – et les potentiels suspects. Pas hyper intéressant, en ce qui me concerne, mais ça la mène sur la piste d’assassins russes, rien que ça. L’homme n’étant pas mort comme elle le pensait sur le moment, Athena a l’occasion de l’interroger. Bon, ses jours sont comptés car il est empoisonné, mais il prévient tout de même Athena de ne pas faire confiance au détective sur l’enquête. Je n’ai pas trop compris pourquoi, d’ailleurs, parce que finalement, le coupable, c’est son fils, le prof de lycée qui met des produits de côté depuis des années pour empoisonner son père. Lol.

La deuxième intrigue importante de l’épisode est Buck, évidemment : il est en train de devenir un grand drogué, et ça se voit. Il voit un médecin qui se rend compte à son tour que Buck est en train de faire le tour des médecins de la ville pour avoir des opioïdes. Cela se développe aussi vite que je l’imaginais : en un épisode, on le retrouve totalement accro à ses pilules.

Il est visuellement mal et je ne comprends pas que ses collègues ne s’inquiètent pas plus que ça. Qu’il s’énerve ou quoi, ça passerait encore, mais quand on le voit dégoulinant de sueur et tout, ça n’a aucun sens que personne ne dise quoique ce soit. On a juste un side eye de la part d’Hen en pleine intervention ? Non mais franchement.

Et bien sûr, Buck est un pompier, alors il a accès à du matériel médical. Je préfère 1000x l’intrigue où TK est accro à la drogue que celle où l’on voit Buck inquiéter Eddie… mais Eddie le laisser de côté parce qu’il a un appel, possiblement de Christopher. C’est n’importe quoi, parce qu’il laisse donc le tiroir de médicaments ouvert devant Buck qui n’a plus qu’à se servir. C’est si énervant comme intrigue, et si abusé de voir Buck déjà dans cet état si terrible.

Par chance, l’alarme sonne et il repose le Fentanyl dans le tiroir… mais quand même, ce n’est pas passé loin. Buck décide donc d’aller se dénoncer auprès de Chimney, lui demandant carrément de le virer au passage. C’est plus simple selon lui. Chimney ne voit pas les choses comme ça et décide de protéger son beau-frère, évidemment, faisant le lien entre l’accident et la drogue, bien sûr, mais lui rappelant aussi que ça fait un an que Bobby est mort. Pour lui, c’est donc lié au deuil.

L’avantage pour Buck, c’est qu’il est entouré de personnes pouvant l’aider dans sa détox. Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée, mais bon, il part en retraite dans une belle maison où toute la caserne peut lui venir en aide : il est entouré d’Hen, Eddie, Maddie, Harry… Tout le monde peut l’aider à reprendre des forces. Quel petit chanceux.

Par contre, je ne peux pas croire que la série nous règle cette intrigue en deux épisodes, parce que ça ne servirait à rien.

Contre toute attente, l’épisode traite aussi l’intrigue May/Ravi. J’adore Ravi et je ne comprends pas bien ce qu’il s’est passé entre eux. Ce qui est drôle, c’est que Ravi aurait bien aimé continuer de sortir avec May, mais il a écouté l’interdiction d’Harry. Dans quel monde tu fais ça, déjà ? Et maintenant, il est jaloux de la voir avec Ian, l’infirmier de l’épisode précédent. Cela n’a aucun sens comme intrigue.

Ce qui est drôle, c’est que Ravi est jaloux comme tout de ce type sans même savoir si May est en couple avec. Je suppose que non, ce serait mal venu de nous faire cette intrigue, je trouve.

De son côté, Maddie a une grosse journée au boulot : toutes les ambulances et pompiers sont coincés au même hôpital où les patients ne sont pas admis assez rapidement. C’est assez amusant à voir dans une série, surtout que Ravi croise Ian, mais ça ne l’est pas du tout dans le contexte de la réalité que ça décrit : les coupes budgétaires, etc.

La série en profite évidemment pour nous mettre en scène une situation où une femme doit emmener par elle-même son fils aux urgences. Elle a un accident en route, alors qu’elle est en ligne avec Maddie – alors que Josh à côté est en ligne avec Josh. Ce dernier prévient donc l’infirmier qui quitte son poste à l’hôpital pour aller dans la rue, en courant, sauver le fils de la patiente. Les pompiers font ce qu’ils peuvent pour suivre, Maddie prévenant Chimney. C’est n’importe quoi cet infirmier sauveur !

Ravi reste bien jaloux, donc, et il finit par confronter May quand il la recroise, parce que oui, évidemment Ravi, Athena et même May aident à surveiller Buck quand il a besoin d’aide. C’est un peu exagéré, mais bon, je suppose qu’ils sont vraiment tous une grande famille désormais. Bref, May explique à Ravi qu’elle ne sort pas avec Ian et qu’elle veut devenir infirmière. C’est reparti pour ce couple, je suppose.

En attendant, Buck peut parler avec Athena, histoire de s’excuser de pourrir l’anniversaire de mort de Bobby. Athena semble s’être si vite remise, c’est dingue. C’est un peu émouvant de voir tous les persos réunis autour d’un feu pour lui rendre hommage, cela dit, mais si Buck accro aux médocs n’était qu’une excuse pour ça, c’est franchement nul.

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Grey’s Anatomy – S22E18 – Bridge Over Troubled Water – 17/20

Il manque un ou deux épisodes à cette saison. Désolé, mais c’est un constat assez évident à faire quand on voit comment les scénaristes jonglent avec difficulté entre toutes les intrigues et tous les cliffhangers qu’ils veulent placer dans cet épisode. C’est un très bon épisode, en soi, mais c’est parce qu’on enchaîne toutes les histoires sans avoir de répit pour digérer ce qu’on est en train de regarder. Ce n’est pas que ça qui fait une bonne fin de saison, normalement.

Spoilers

Teddy apprend qu’Owen était sur un pont qui s’est effondré. Ah si seulement, il pouvait être mort.


Uh it’s not a good morning, a bridge collapsed.

J’avais juré que je regarderais l’épisode dès le réveil, mais ce n’est pas exactement ce que j’ai fait, bizarrement. J’ai privilégié le ménage et deux trois errances à scroller (clairement, pas sur Twitter, je ne suis pas fou), mais eh, me voilà enfin pour voir cet épisode et… J’ai tellement ri de la première scène. Je suis quelqu’un d’atroce, mais ça fait tellement longtemps que je suis soulé par l’existence d’Owen que j’ai bien le droit de me réjouir de le voir coincé dans sa voiture. Non ?

Je ne suis pas un psychopathe, promis. C’est la catharsis, je purge ma colère et mon énervement de la semaine dans cette scène où l’on voit Owen couler et Teddy s’inquiéter – même si Teddy, je l’ai adorée trop longtemps avant qu’elle ne me saoule pour que ça ne me fasse pas un peu de la peine. Le tout est saupoudré d’une voix-off de Meredith qui nous parle d’un homme bien sympathique qui a donné son sang pour sauver deux millions de vies.

Nous retrouvons Meredith dans cet épisode, d’ailleurs. Elle bosse toujours sur ses recherches avec Amelia. Cette dernière est toutefois plus préoccupée par sa relation avec Toni, apparemment : elle comprend que Toni veut rester avec son ex, refuse de lui parler pendant tout l’épisode, se faisant une raison sur ce qui leur arrive. Cet épisode marque également le retour de Catherine dont je me serais passé.

Jules découvre seulement ce matin-là que Kwan est viré, et elle ne semble pas plus affectée que ça. Elle ne demande même pas pourquoi ! En vrai, elle semble plus surprise de la coucherie entre Simone et Lucas. Tiens, d’ailleurs, tristesse : le SMS qu’elle a reçu était simplement un SMS de Bryant ; j’ai vu ça hier soir en revoyant la scène dans une meilleure qualité. Je préférais mon scénario.

Qu’est-ce que j’en ai à faire qu’elle culpabilise d’avoir trompé Bryant ? Elle est odieuse et je la déteste, rien de nouveau. Pourtant, en fin d’épisode, Lucas lui révèle qu’il ne regrette peut-être pas d’avoir couché avec elle, et on la voit qui bug face à cette révélation. Elle part tout de même de l’hôpital avec Bryant… Et franchement, j’espère qu’on va vite nous libérer Bryant de cette situation de merde !

Du côté du pont, j’ai trouvé la mise en scène bien moins impressionnante que ce qu’elle aurait dû. On nous vend un truc catastrophique, mais le plan large donne l’impression qu’il y a bien peu dans l’eau, finalement. Dans l’eau, il y a évidemment Owen. Il parvient à sortir de sa voiture qui coule et se met aussitôt en tête d’aller aider les autres victimes de l’accident.

Vraiment, cet épisode aurait été un crossover parfait avec Station 19 et c’est frustrant de ne pas avoir les pompiers qu’on connaît sur place. Owen fait tout ce qu’il peut pour aider les autres au détriment de sa propre santé : personne ne prend soin de lui. Trempé et blessé, il prend des décisions de l’extrême parfaitement impossibles. Donnez-lui son spin-off que personne ne regardera et rendez-nous Grey’s. Bon, la scène est dure comme tout, avec Owen qui prend la décision d’amputer la jambe d’une gamine qui risque autrement de mourir. Ce qui est dur, c’est que le père et le frère sont là pour tout entendre. Franchement, j’ai eu l’impression qu’on perdait beaucoup de temps avec ces scènes, parce que je m’en fiche pas mal d’Owen et que ça laisse Teddy stressée pour rien.

À l’hôpital, les victimes de l’effondrement du pont arrivent au compte-goutte. On commence d’abord par suivre le cas d’une femme en mauvais état. Quand Bryant parvient à avoir son mari au téléphone, il apprend qu’elle est enceinte. Cela permet à Jo de montrer qu’elle gère vachement dans cette spécialité, concours ou pas. Et en attendant, elle se retrouve dans une situation de l’impossible où elle doit bosser avec Link pour sauver le bébé. Le problème, c’est que Link se blesse encore à l’épaule au passage et que Jo est stressée de se retrouver à devoir sauver une mère en état critique.

Après une longue journée, Jo explique à Link qu’elle n’a pas passé son examen. Soit. Par contre, je suis énervé de la réplique qui suit : elle n’est plus sûre de vouloir être chirurgienne désormais. Qu’est-ce que c’est énervant ! C’est Jo. On l’a vue se battre pour ça pendant tellement d’épisodes… Link est plutôt cool à être un bon soutien pour elle, mais la saison se termine avec lui qui se drogue aux anti-douleurs. Le couple est mal barré. J’adore le fait que la série propose une intrigue où un personnage voudrait renoncer à la chirurgie… mais je n’aime pas le fait que ce soit Jo.

Cass revient également dans cet épisode, parce qu’elle ne peut pas rejoindre son hôpital suite à l’effondrement du pont. Elle préfère donc venir aider au Seattle Grace (je sais, ça a changé de nom depuis genre dix ans) pour s’occuper de patients avec des résidents dont elle connaît les noms. Je suis impressionné par sa mémoire.

Je suis aussi super énervé, parce que le patient qu’elle prend en charge avec Jules et Simone s’appelle Nick Marsh. Putain. C’est bon, Meredith en a eu assez, laissez-la en paix, bordel ? Tout le monde s’en fout de Nick, pas besoin de le tuer ! Lui, il préfère faire en sorte de rassurer Meredith. Ce n’est pas évident. Elle se précipite évidemment aux urgences pour parler de sa condition médicale et confirmer qu’elle est sa femme. Est-ce que c’est la manière tordue des scénaristes de faire une demande en mariage ?

En tout cas, voir Nick dans cet état détruit toute la joie de Jules. Elle est stressée comme tout pour son ancien mentor (ce qui est aussi le cas, dans une moindre mesure, de Lucas et Simone, trop occupés à gérer leur coucherie, encore) et en parle avec Ndugu dans ce qui est une scène bien mignonne et bien sentie de la part des scénaristes.

Ce qui m’énerve le plus dans tout ça, c’est qu’en réfléchissant à quel personnage ils pourraient tuer autre que Owen dans l’effondrement de ce pont, je n’avais pas songé à Nick. C’est inutilement sadique de mettre Meredith dans cette position. Cela fonctionne bien, parce que bien sûr, elle demande à Miranda d’opérer Nick – et Miranda n’est pas censée opérer. Catherine apprend bien sûr qu’elle est au bloc, même si elle n’en a pas le droit. Elle l’engueule au pire moment, à savoir pendant l’opération au moment où il y a un problème. Pas de quoi s’inquiéter, Meredith veille au grain et sait comment faire pour le sauver. Elle sait quoi dire à Bailey pour qu’elle sauve Nick, avec Cass.

Cela fonctionne aussi vis-à-vis d’Amelia cette intrigue : elle voit Mer stresser pour Nick, ça ravive le souvenir de Derek et des médecins incompétents l’ayant tué juste ce qu’il faut. Et puis, finalement, Nick survit et est dans un état stable. Jules réussit à ramener ça à elle, bizarrement, en expliquant à Ndugu qu’elle veut être son contact d’urgence parce que tout ça la fait réfléchir à leur situation où personne n’aurait su qu’ils étaient en couple. Ah lala.

Et sinon, Meredith ? C’est elle qui demande à Nick de l’épouser. Evidemment. Je le savais depuis le début de l’épisode, franchement. C’est toutefois une bonne chose et une bonne évolution pour ces personnages. Allez, on est reparti pour un mariage dans la série, cela faisait un moment tout de même (quoique Jo et Link, c’était y a quoi ? Deux ou trois saisons ?).

Reste le cas de Bailey. Elle est frustrée de ne pas pouvoir prendre plus de décisions concernant l’hôpital, surtout quand elle apprend que l’effondrement du pont est dû à une coupe budgétaire, encore. Est-ce que les scénaristes critiquent l’administration Trump ou juste ABC à ce stade ? Non parce qu’eux aussi font face à des coupes. Et bien sûr, ça se termine par Bailey qui envisage de reprendre un master en relations publiques. C’est sûr que Teddy ou Richard ont dû faire ça, tiens mdr.

Loin de tout ça, Teddy fait en sorte de s’occuper de patients en oubliant l’existence d’Owen – dont elle a quelques nouvelles par Ben. Elle accepte aussi de faire bosser Kwan, même si elle sait qu’il est viré. Cela ne plaît pas à Richard, et ça se termine en clash entre Teddy et Richard dans le couloir de l’hôpital, où Teddy dit explicitement n’en avoir rien à foutre de l’avis de Richard quand il y a des vies en jeu – après tout, l’erreur faite par Kwan ne risque pas de se reproduire. Bim.

L’autorité de Richard est bien remise en cause, comme ça. Pourtant, il prend quand même le temps d’aller lui parler et la consoler par rapport à Owen. J’ai un peu de mal quand Teddy dit qu’elle a eu une grosse dispute avec Owen la veille – c’est loin d’être leur plus grosse dispute, franchement.

De toute manière, Teddy est rassurée concernant Owen quand elle reçoit une patiente qu’il a sauvée sur place. Elle reconnaît sa procédure médicale et est aussitôt souriante, loin de se douter qu’Owen est justement en train d’arriver dans une ambulance et refuse les soins pour suivre son patient jusqu’au bout. Quel idiot. N’a-t-il jamais vu un seul épisode de Grey’s Anatomy ?

En tout cas, au bloc, Teddy continue d’enseigner plein de choses à Kwan, ce qui est plutôt ironique vu que c’est supposé être sa dernière opération. Elle le félicite pour ce qu’il fait, mais lui donne aussi des conseils pour expliquer à Richard à quel point il est nécessaire dans l’hôpital. Pourtant, quand il le fait, avec un bon discours en plus, Richard ne lui laisse pas la parole, voulant simplement récupérer son badge et le virer.

Catherine est présente et ne semble pas tout à fait d’accord avec son mari, mais elle ne dit rien, pour ne pas saborder son autorité. Il est assez évident, pourtant, qu’elle n’a pas envie du tout de le laisser faire n’importe quoi – elle se fight même avec lui concernant Bailey et l’opération qu’elle a dû faire. Est-ce que je vais apprécier Catherine ?

Quant à Teddy, elle se rend ensuite dans le bloc voisin, où elle est rassurée de voir Owen opérer. Et pourtant, il reste le suspense de sa blessure. Je veux tellement qu’il meure, mais ça n’arrivera pas, hein ? C’est Owen. Après l’opération, Teddy peut expliquer à Owen qu’elle ne veut plus aller à Paris parce que sa maison sera toujours là où est Owen. Ce dernier décide donc de partir à Paris avec elle : il se rend compte, après tant d’années, qu’il a toujours été un putain d’égoïste la forçant à construire sa carrière autour de lui. Oh putain. Dégagez. Ca m’énerve que ça se termine comme ça pour Owen. Comment ça, vous lui donnez l’occasion d’avoir le bon rôle et de dire ça ? Putain, mais jusqu’au bout. Je le déteste. C’est donc un happy end que les scénaristes réservent aux deux personnages les plus détestés de la série, je crois. Même Burke n’a pas réussi à capitaliser autant de haine en son temps, parce qu’il est resté moins longtemps. Soyons honnêtes, ça fait cinq saisons que Teddy et Owen tournent en rond.

Et pourtant, j’ai un petit pincement au cœur quand je vois les flashbacks en fin d’épisode. Ils ne me manqueront pas – ils ne me manquent jamais dans les épisodes où ils ne sont pas là, au contraire. Par contre, je me dis que les acteurs perdent leur job, quand même.

Teddy quitte la série en éteignant la lumière de son bureau. De manière logique, Owen quitte la série en regardant une dernière fois les urgences. Bordel, quel plaisir de savoir qu’il se barre ! C’est dingue à quel point ce double départ est étrange. Ils sont là depuis quinze ans et leur départ ne m’affecte pas plus que ça. Franchement, ça fait quinze ans que ces intrigues ne m’intéressent pas plus que ça. Honnêtement, je suis plus affecté et dépité du départ probable de Kwan, puisqu’il est viré par Richard, sans adieux aux autres résidents, que par ce départ d’Owen et Teddy. Autant le départ de Levi m’avait laissé sans dessus-dessous avec les mêmes flashbacks, autant l’hommage à Eric Dane m’a dégommé sur place, autant j’ai l’impression que je n’ai aucun souvenir des intrigues Teddy/Owen. Quinze ans que je suis leurs histoires sans en avoir rien à faire, finalement, et ça se sent quand je suis incapable de savoir ce que nous montre au moins la moitié de ces flashbacks. Oups.

Et puis, comment ça, ils quittent l’hôpital le jour-même ? Aucune période où ils annoncent qu’ils vont se barrer ? Pas une scène avec les autres personnages ? Pas une scène Teddy/Jo ? Franchement, quel aveu de faiblesse de la part des scénaristes. Tout est dit : ils vivaient en autarcie complète du reste du casting.

Ca se sentait avec l’arrivée de Cass, d’ailleurs. Pourtant, Sophia Bush réussit à peut-être se frayer un chemin vers la saison 23 : un cliffhanger parmi tant d’autres nous révèle ainsi qu’elle a couché avec Amelia – ce qui est con, parce que Toni venait dire à Amelia, justement, qu’elle voulait être en couple avec elle, qu’elle avait vraiment rompu une nouvelle fois avec son ex-femme et qu’elle était en train de tomber amoureuse. Outch. J’aurais aimé voir les scènes entre Cass et Amelia, parce que vraiment, ça sort de nulle part, même pour Grey’s.

En bref

Cette saison a tourné en rond et a fait ce que la série sait faire de mieux : être sur son rythme de croisière, sans se remettre particulièrement en question. Pourtant, la fin de saison me laisse un bon espoir pour la suite. Contrairement à l’an dernier qui terminait surtout sur une explosion qui promettait une remise en question toute relative et, à la rigueur, un cancer pour Richard, cette saison se termine avec une multitude de cliffhangers et de possibles pour la série : Kwan viré, Amelia dans un triangle avec Toni et Cass, Bailey qui n’a plus le droit d’exercer (et veut passer un master ??), Jules et Ndugu qui veulent officialiser leur couple (j’ai un gros espoir pour leur mettre des bâtons dans les roues perso), Lucas et Simone qui sont en passe de devenir les nouveaux Teddy/Owen, Mer qui veut se marier, le poste de Teddy qui est ouvert, Link qui se drogue ou encore et surtout Jo qui veut arrêter la médecine.

Je ne sais pas. J’ai l’impression qu’il y a plein de graines d’intrigues et à l’exception de Lucas/Simone, il y a surtout des intrigues qui me donnent envie de revenir. Bon, d’accord, Link, ça me soule aussi, mais qui sait ? Ca peut être traité de manière intéressante, ça peut lui redonner des scènes avec Amelia, allez, je ne sais pas, il y a peut-être de quoi rendre ça intéressant.

Maintenant, la pause va être longue : c’est le problème avec une saison amputée de quatre à six épisodes (je veux dire, on a déjà eu des saisons à 25 épisodes, c’est pas la même que 18 quoi !). Il n’est pas encore annoncé que la saison 23 sera diffusée en septembre/octobre comme d’hab (logique, les upfronts ne sont pas encore passés, vu que c’est fin mai…), mais bon, on fait face à au moins cinq mois sans la série.

Comme d’hab, ça me paraît interminable, comme d’hab, je vais tout oublier dans l’entre saison, comme d’hab, ça va reprendre vite. Mais tout de même ! J’ai hâte d’en savoir plus sur le casting de la saison, je suis content du départ de Teddy et Owen qui va faire de la place (et surtout du temps d’écran) pour les autres et… Allez, à la revoyure !

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9-1-1 – S09E14 – D.I.Y – 16/20

Les intrigues ne sont pas forcément écrites avec beaucoup de logique, mais j’aime beaucoup ce vers quoi on se dirige pour les personnages, et c’est déjà bien. J’ai même eu l’impression que, pour une fois, une ou deux intrigues allaient vraiment avoir un impact sur du plus long terme. Ce ne serait pas du luxe pour cette série qui se contente d’enchaîner les catastrophes qui n’arrivent qu’une fois dans la vie et de les accumuler pour ses personnages.

Spoilers

May se cherche un avenir, Maddie se retrouve propulsée dans le sien et Buck est plutôt coincé dans le passé.


You’re invited to the wedding, you’re basically family at this point.

L’épisode commence par une visite immobilière pour un jeune couple et ce n’est pas bien passionnant à première vue. On sait toutefois que ça va rapidement tourner vinaigre… Je m’attendais à un accident, mais c’est finalement une arnaque financière importante. Le couple est heureux d’emménager dans une maison qui, en fait, ne peut pas être réparée. Je veux dire, ils embauchent un type qui lance des travaux et leur dit que rien ne peut être fait pour leur maison… Et pourtant, ils continuent d’essayer.

Nos pompiers sont donc appelés une première fois chez le couple car le mari est électrocuté. On voit bien vers quoi on se dirige : plein d’interventions. Je pensais que ça occuperait l’épisode, mais en fait, on se contente d’un montage où on voit le couple se planter un clou dans le front, avoir la main coincée dans les toilettes ou se faire une torsion testiculaire. C’est fun comme tout leur vie, dis-donc.

On passe pourtant l’épisode avec eux. Le casting est bon, heureusement, les deux acteurs sont excellents. Les personnages en arrivent à considérer la rupture la veille de leur mariage, et ils décident d’abandonner les travaux. De toute évidence, la maison est une métaphore de leur relation : elle est cassée, ils veulent la réparer, ils la laissent prendre feu dans une scène qui est marrante comme tout. Faites-nous un spin-off comédie sur eux, en vrai.

C’est le retour de May, et je suis vraiment pour qu’on lui donne un rôle principal dans la série. Son intrigue cette semaine consiste à la voir vouloir être employée pour un stage de droit auprès d’une brillante avocate. Son nom aide bien à cela : l’avocate connaît déjà Athena. Pourtant, Athena n’utilise pas de piston pour autant, n’appelant pas en avance. Il n’empêche que May est connue de cette Gabby.

Je n’aime pas trop quand les séries nous imposent des personnages (surtout après neuf saisons !) comme étant des relations très proches de personnages que l’on suit depuis des années. Ainsi, apparemment, Gabby est très pote avec Athena et un peu aussi avec Hen. Franchement, c’est trop. Bon, allez, May foire son entretien évidemment. L’entretien se déroule dans une voiture et à l’hôpital en même temps, parce que l’avocate a une urgence à régler, donc ça n’aide pas. Le truc, c’est que May assiste à une situation dont la tension grimpe vite : un infirmier refuse de donner une fiole de sang à des policiers parce qu’ils n’ont pas de mandat.

Les policiers sont clairement en tort, la tension monte, ça en vient aux mains et c’est n’importe quoi. Dépassée par la situation, May décide de prendre les choses en main et détruit la fiole de sang en la piétinant. Bon. L’idée est de récupérer du sang pour faire un test ADN : le piétiner n’empêche pas le test ADN ? Peut-être qu’il y a une histoire de quantité, allez. De toute manière, c’est complètement idiot, elle n’a aucune raison de faire ça et détruit des preuves dans une affaire criminelle.

Il n’en faut pas plus pour qu’elle soit arrêtée, avec le client de l’avocate. Y en a qui foire des entretiens d’embauche, et puis il y a May qui les foire, quoi.

Heureusement, Athena peut payer la caution, alors May est rapidement relâchée. Cela n’empêche qu’elle a fait une impression à sa future boss qui n’est peut-être pas celle qu’elle voulait laisser. Cette dernière fait comprendre à May qu’elle n’est pas faite pour être avocate si elle ne supporte pas les injustices parfois créées par les règles et les lois. Effectivement.

Tout ça nous laisse une May perdue dans ce qu’elle veut faire de sa vie. Elle en arrive donc à envisager d’être infirmière ? Pardon, mais ça devient n’importe quoi à ce stade – entre le repas avec l’avocate, Hen et Athena et son rencard avec l’infirmier, je comprends qu’elle soit paumée, mais… Qu’elle retourne au centre d’appels, non ?

Au centre d’appels, justement, on aurait besoin d’elle en plus ! Les équipes ont droit à une réunion de routine où Sue perd soudainement l’usage de la parole. Heureusement, elle est entourée des meilleurs professionnels des urgences et est rapidement emmenée aux urgences. Une fois à l’hôpital, elle peut compter sur le soutien de Maddie et Josh, évidemment. Le problème, c’est que sur son lit d’hôpital, elle dit que la seule chose dont elle a besoin, c’est qu’on la remplace.

Et quand il est évident que Josh est le remplaçant parfait, Sue demande à Maddie de le faire. C’est si triste pour lui, parce qu’il le prend mal évidemment et annonce aussitôt à Maddie qu’il démissionne. Pardon ? C’est un peu excessif comme réaction, mais il a au moins le tact de ne pas le dire devant Sue, je suppose.

Maddie ne sait pas trop quoi faire, en parle avec Chimney et finit par accepter le poste de Sue, parce qu’il faut bien que quelqu’un le fasse de toute manière. J’ai bien aimé la voir douter, mais prendre ce rôle à cœur, comme elle le fait à chaque fois. La vie de Sue n’est pas si évidente, par contre. Maddie se rend compte que le travail de Sue est épuisant, parce qu’il faut courir d’un poste à l’autre. La pauvre. En plus, il faut enchaîner la journée de travail avec une visite à Sue, évidemment.

Là, Sue lui explique qu’elle n’a pas choisi Josh car il s’implique trop (mdr, c’est sûr que Maddie non…), qu’il ne supporterait pas de la décevoir et qu’il voudrait tout faire tout seul. C’est bien le dernier point qui est le seul valide à mes yeux : quand on dirige, il faut savoir déléguer. Sue est persuadée que Maddie saura le faire – pourtant, dans cet épisode, on la voit récupérer l’appel d’une collègue sans la moindre raison autre que celui du plaisir d’étaler ses connaissances. Il est évident que l’autre opératrice (purée, je ne connais toujours pas son nom) aurait pu le faire aussi.

Bon, l’épisode se termine en tout cas avec Maddie un peu plus à l’aise dans ses bottes avec ce nouveau poste. Sue reste à l’hôpital pour le moment et Josh… reprend son poste, parce qu’il ne veut pas laisser Maddie toute seule. Pardon, mais c’est un paillasson à ce stade ? Les scénaristes auraient au moins pu lui accorder une scène avec Sue pour le faire changer d’avis, quoi.

Enfin, une dernière intrigue ne m’a pas passionné du tout et n’aura absolument aucun impact à long terme quand elle devrait en avoir un : celle de Buck. À la caserne, Buck a repris le boulot sans voir de psy, apparemment. Il repousse indéfiniment son RDV et attire l’inquiétude d’Eddie. Il ne le lâche pas d’une semelle, donc. Il débarque même chez lui avec de la pizza et Christopher, mais Buck refuse de leur ouvrir la porte. C’est nul comme intrigue : je vois mal pourquoi Buck réagirait comme ça. Avoir peur des autres, pourquoi pas, mais Eddie ? Bon. Mettez-les en couple, ça ira plus vite.

En attendant, les scénaristes les font se disputer devant des patients et c’est si peu intéressant. Buck finit par inviter Eddie et Christopher, tout semble se passer à merveille dans le meilleur des mondes, mais, finalement, il est révélé que Buck prend des médicaments. Allez, c’est parti pour trois épisodes avec Buck qui se drogue, avant qu’on passe à autre chose et qu’on oublie. Je crois que je commence à être vraiment lassé de ces micro-arcs qui n’ont jamais de conséquences à long terme. Quand je pense qu’ils ont tué Bobby en un épisode mais qu’ils font des arcs de trois ou quatre épisodes pour plein de trauma…

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Grey’s Anatomy – S22E17 – Through the Fire – 16/20

La série joue un peu trop avec mes espoirs en ce qui concerne cet épisode. On sent à quel point la fin de saison approche (comment ça, il ne reste qu’un seul épisode ?!) dans le traitement des intrigues et dans la manière dont tout commence à s’emballer pour les personnages – et il y a beaucoup d’intrigues impactées ici. Je croise les doigts pour des conclusions plus positives et une saison 23 qui repartent sur de meilleures bases !

Spoilers

Maya Bishop débarque aux urgences.


How many crystals do you have in your pockets?

Cela doit faire un bon mois que je suis spoilé sur la guest de cet épisode et, en vrai, ça m’énerve énormément. Ce n’est pas que le spoil en lui-même qui me soule, c’est vraiment le retour en lui-même (elle a intérêt de ne pas être seule, déjà), et dans ces conditions en plus. La série est annulée, laissez les personnages vivre un happily ever after, je ne sais pas.

Elle met un moment à arriver, mais bien sûr, Maya débarque aux urgences comme annoncé il y a plusieurs semaines un peu partout sur Twitter déjà. Maya de Station 19, donc, continue d’être une super pompier dans son coin. Personne ne mentionne que sa femme est supposée bosser dans cet hôpital, mais bon, je suppose que ça aide d’être la compagne d’Owen dans la vraie vie pour avoir droit à un épisode de plus après l’annulation de sa série ?

Bref, Maya est tombée dans un incendie et est gravement brûlée. Au moins, elle débarque consciente et ça lui permet de rattraper le temps perdu avec Ben. Bon, en vrai, ils semblent toujours se parler, ce qui serait bien le minimum quand on voit à quel point ils passaient tout leur temps ensemble il y a encore deux ans. D’ailleurs, Ben sert de soutien émotionnel pour elle plus qu’autre chose pendant que les médecins – Toni, Kwan, Amelia, Link – l’auscultent. Elle est entre de bonnes mains, je suppose.

Elle est aussi sacrément brûlée sur tout le corps, et ça n’est pas rassurant du tout. Carina ? On ne la verra pas de l’épisode, puisqu’elle a eu la bonne idée d’emmener les enfants en Italie. BEN VOYONS. Putain, les scénaristes se foutent de nous à ce stade ! Je trouve ça si nul. Maya refuse qu’on la prévienne – alors qu’elles passent leur vie à respirer le même air de l’autre depuis des années ; eh, je refuse de croire que le cordon puisse être coupé comme ça. C’est d’autant plus inconcevable qu’elle ne veut pas que Carina soit au courant alors que toute la caserne le sait, donc forcément y a un chat de groupe où ils en parlent ET alors qu’elle est emmenée au bloc opératoire pour une double opération – réparation du tibia et apaisement des brûlures.

C’est Ben qui se charge de l’apaisement des brûlures, et comme toujours avec lui, ça signifie qu’il n’écoute ni les conseils de Bryant, ni les ordres de Toni. Il insiste ainsi pour dire qu’il a été pompier et anesthésiste avant d’être chirurgien et promet à Toni qu’il ne fera aucun mal à Maya. On le laisse une fois de plus faire tout ce qu’il veut. C’est dingue comment il a tous les privilèges partout où il passe. Maya ? L’opération se termine bien, mais elle reste inconsciente dans une chambre d’hôpital où Miranda et Ben la veillent. Et c’est tout. Où sont tous les autres pompiers ? Comment peuvent-ils prévoir une intrigue comme ça sans nous ramener toute la caserne comme ils l’ont fait pendant des années ?

Oh, je ne suis pas naïf : je sais qu’ils n’ont pas l’argent pour ramer tout le casting… mais du coup, ne faites pas cette intrigue. Au minimum, il faudrait nous dire qu’ils sont toujours à s’occuper de l’incendie, mais non, on nous dit que celui-ci est maitrisé. À son réveil, il n’y a que Ben dans la chambre. C’est l’occasion de nous faire croire que Carina se contente d’emoji avec Ben (!) et de nous donner des nouvelles de la parfaite petite vie de famille de Maya. Pire encore : cela permet de convaincre Toni qu’il fait un bon candidat pour la chirurgie plastique, alors elle l’embauche. Se servir de Maya pour simplifier encore la carrière de Ben ? Pff. Lourd.

Autrement, l’épisode commence par Jules annonçant à Winston qu’elle a leur trouvé une chambre où coucher – une chambre de luxe en plus, c’est chouette. Elle peut le faire maintenant qu’elle a fini toute l’opération avec ses ovocytes – mais ce n’est pas encore le cas de Simone. Si Simone stresse pour une opération de routine la concernant en approche de fin de saison, c’est qu’il est possible qu’un impact soit prévu par les scénaristes.

Ainsi, en fin d’épisode, Simone apprend donc qu’elle ne pourra peut-être pas avoir d’enfant et qu’il n’est pas possible de faire la procédure ce mois-ci. Déprimée, elle en parle à… Lucas ? Putain, il peut pas continuer à la détester ? Ce serait plus simple. Non, au lieu de ça, ils couchent ensemble et au matin, Simone a plein de messages. Ils sont d’accord pour dire que c’est une erreur d’avoir couché ensemble et que personne ne doit être au courant, mais moi, je le vois comme la parfaite occasion de nous dire que Simone, persuadée qu’elle sera mauvaise mère en plus, est enceinte et que son médecin s’était trompé. Au secours.

En attendant, on se concentre toutefois sur Jules dont la chambre d’hôtel part en flammes – dans l’hôtel où Maya et son bleu sont blessés. C’est triste et elle passe son épisode à se renseigner sur l’hôtel, ce qui est plutôt amusant. Et oui, Jules est sur le cas d’un autre pompier : si Maya est brulée, elle n’est pas la seule : Richard, Jules et Meade (le nouveau) s’occupent ainsi de son bleu – eh, donnez-nous une nouvelle saison de Station 19 si c’est ça.

Le bleu s’en sort plutôt bien – et suffisamment pour que Jules et Ndugu puissent en profiter pour se confier leurs petites bizarreries, les secrets qu’ils gardent pour eux, et coucher ensemble parce que c’est si sexy d’avoir des petits secrets. OK.

Bien que divorcés, Owen et Teddy passent encore tout leur temps ensemble et il l’aide même à s’habiller quand il pense qu’elle part en rencard. C’est tellement n’importe quoi ce couple, je n’en peux plus, libérez-nous ! J’espérais au moins que les derniers épisodes de la saison serait l’occasion de leur donner une nouvelle intrigue.

C’est plus ou moins ce qui se passe dans cet épisode avec Teddy qui se voit offrir un poste par une ancienne mentor dont on n’a jamais entendu parler : adorant son ancienne interne, cette ex-boss lui propose de gérer un centre de recherches à Paris. Eh, laissez-nous en-dehors de ça ! C’est toutefois drôle de voir Owen conseiller à Teddy d’aller prendre l’air à Paris, hein. Et fou d’entendre des américains dire que les US sont plus à la traîne en recherches que la France. Trump est passé par là.

Teddy passe le reste de l’épisode à réfléchir à la proposition qui lui est faite. Quand elle en parle à Owen comme d’un possible projet sur lequel elle n’a pas encore pris sa décision, il se braque comme jamais. Il décide toute de même, le lendemain, de lui laisser un message vocal sur sa messagerie pour s’excuser de son comportement et lui dire qu’il a hâte d’en parler avec elle. Pas de bol, il fait ça depuis un pont qui est sur le point de s’effondrer.

La série se contente d’une scène où il est au téléphone et on ne la voit même pas tomber ? ENCORE un accident de voiture pour lui ? Espérons qu’il soit fatal, mais je n’y crois pas.

Pendant ce temps, Bailey a pris la décision d’endosser toute la responsabilité des erreurs de Kwan. Ce n’est pas si évident pour elle : elle a un dossier impeccable donc ça devrait passer, mais Kwan est hyper stressé et se met à se dire que d’autres ont pu le voir faire. C’est clair que tout l’hôpital paraît au courant à ce stade… Mais quand Richard l’apprend en cours d’épisode, les choses se compliquent sacrément pour Kwan. Allez, on veut qu’il reste, putain, faites pas n’importe quoi ! La décision de Richard est évidemment de le virer, tout en interdisant Bailey d’aller au bloc. Oh, Bailey se battra pour Kwan et ce n’est pas encore la fin de saison, de toute manière.

Puisque c’est la fin de saison qui approche à grands pas désormais, Jo a besoin de réviser pour un énième examen. Le problème, c’est qu’elle se rend compte qu’elle est un peu à la traîne et que 24h avant son examen, elle se met à se demander si elle veut toujours être chirurgienne obstétricienne. Ce qui a changé pour elle n’est pas que la disparition de la joie de l’obstétrique, c’est aussi qu’elle est devenue maman et qu’elle se projette bien plus désormais.

J’ai trouvé que l’épisode mettait du temps à en arriver à Jo confiant ses doutes après sa fin d’épisode précédent, et je trouve ça surprenant aussi que ce soit à Teddy qu’elle se confie finalement. Elles sont potes, c’est vrai, on les a vu s’acheter une voiture ensemble, mais la saison les a tellement séparées depuis que c’est bizarre que les scénaristes s’en souviennent brutalement. Après, j’ai bien aimé voir Teddy réconforter Jo et lui dire à la fois qu’elle n’était pas obligée de poursuivre cette spécialité ET qu’elle se devait de passer l’examen pour savoir ses options. J’aime aussi sa perspective sur le job qui est le même, mais la personne qui est différente. On va dire quelle s’y connaît bien.

Meredith est de retour à l’hôpital et c’est hilarant à quel point elle pop-up sans avertissement ou explication. Elle n’est plus là depuis cinq ou six épisodes, elle revient et c’est comme si elle n’était jamais partie. Est-ce que l’actrice ne s’ennuie pas un peu de ne plus être là ?

Le personnage, non, apparemment : elle ne fait que passer voir Amelia vite fait, histoire de voir comment elle va et d’en savoir plus sur sa nouvelle relation. C’est l’occasion pour Mer de rencontrer Toni, au moins, puis de papoter avec Bailey lors d’une convention. On y suit les deux personnages visiter un centre où des médecins présentent leurs innovations et espèrent avoir quelques financements. C’est pour Miranda l’occasion de parler de sa crise de foi à Meredith.

Elle se rend compte que les US sont à la traîne et se retrouvent à juger des projets au lieu de les produire. J’aime bien voir qu’elles sont devenues super potes, par contre, avec Bailey qui se confie sur l’enquête en cours (ça n’inquiète pas tellement Mer, forcément) et Meredith qui se plaint de Catherine.

Elles font toujours une super équipe, en plus, et réussissent même à motiver Daphné sur son projet – la même que Bailey avait essayé de démotiver avant. C’est mignon.

Je me rends compte que je n’en ai tellement rien à faire d’Owen que j’en oublie de parler de son patient. Pourtant, il y a Winston, Simone et Lucas avec lui… mais non. Le patient est un homme qui se prend une œuvre d’art dans le bide et qui tient plus à l’œuvre d’art qu’à sa vie, parce que sa femme adorait l’œuvre. Je trouve ça amusant.

Sinon, on continue de suivre la relation d’Amelia et Toni. Cette dernière prend ses distances avec Amelia pendant tout l’épisode, ce qu’Amelia voit bien et qui la perturbe un peu. Elles finissent par se dire les choses clairement : Toni veut prendre une décision rationnelle, mais elle perd un peu la raison quand Amelia est dans la pièce. Soit. Honnêtement, j’ai passé l’épisode à m’inquiéter pour Maya plus qu’autre chose, moi, et finalement, ça n’était qu’un prétexte pour rien. Dingue.

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