Preacher – S04E09

Épisode 9 – Overture – 19/20
On n’est pas loin de la perfection pour l’avant-dernier épisode de la saison qui laisse enfin de côté le trop gore et les délires les plus perchés des dernières semaines pour se concentrer sur l’essentiel, à savoir une intrigue pleine de bons rebondissements. Cette fois, plus de doute, l’histoire arrive à son terme. Malgré tout, ils arrivent encore à nous balader avec des scènes dont on peine à voir l’utilité et dont j’espère que l’intérêt sera révélé la semaine prochaine. Je suis triste de devoir me préparer à dire au revoir à cette série !

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Spoilers

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But sir, what’s the point of limiting an Apocalypse?

Cet épisode reprend avec Jesse qui a perdu un œil et se prend pour un pirate. Il est énervé après Dieu, et pas qu’un peu, au point de complétement s’en foutre de la révélation de Tulip qui ne garde pas pour elle qu’elle a couché avec Cassidy. Bon, ben a u moins, on ne traîne pas et on se dirige à toute vitesse vers ce qui sera la fin de saison, et de série. Je n’en attendais pas moins d’eux.

Après ça, Jesse se pointe sur une route déserte pour utiliser Genesis et espérer retrouver le Saint des Tueurs. Ce n’est pas très efficace, de même que l’absence de réaction de Jesse n’est pas très efficace pour faire comprendre à Cass et Tulip ce qu’il en est. Bon, le trio se lance dans une mission de sauvetage de Humperdoo, accompagnés de l’ange et du démon qui passent toujours leur temps à s’entretuer.

Pendant ce temps à Masada, ce sont les fêtes de Bayonne sur fond de Mozart : le Messie a été retrouvé alors les agents provoquent de véritables émeutes, heureux de voir la fin du monde approcher. OK, OK. Dois-je vraiment parler aussi du look de Herr Starr ? Finalement, il était mieux chauve ! Quant à Jesus, il est heureux de rencontrer le Messie, mais se sent complétement jaloux de son succès, au point de compléter avec Hitler.

Bref, c’est un début d’épisode qui ne perd pas de temps et ça me change après un très long épisode de Fear the Walking Dead. Rapidement, donc, Herr Starr se débrouille pour être en direct sur toutes les chaînes de télévision et annoncer un compte à rebours avant le début de l’Apocalypse, qui commencera lorsque Hump dansera. Magnifique. De son côté, Jésus galère à se faire aimer par son père qui ne lui ouvre pas la porte du Messie – tristesse – et le trio de héros s’introduit dans Masada. Eux au moins ont l’avantage d’échapper à Jésus se ridiculisant en break dance avec l’aide d’Hitler. L’avantage, c’est que cette frustration devrait aider à mettre un terme à l’Apocalypse, alors que Dieu est complétement cinglé.

Comme toujours, la série en profite aussi pour gérer une scène de baston en rendant un petit hommage aux comics et en nous expliquant comment le trio arrive bien vite au cœur d’un Masada complétement désert. C’est que tout le monde attend le début de la danse qui mène à l’Apocalypse dans les hauteurs du palais. Tout le monde, oui, mais pas Cassidy qui s’amuse à disparaître… et se fait en fait enlever par Dieu.

Les deux autres sont obligés de continuer sans lui, pensant qu’il les a abandonnés. Ce n’est pourtant pas le cas pour ce pauvre Cassidy qui se fait torturer par Dieu le projetant dans son paradis : un retour en terre natale où toute sa famille serait encore en vie. Oui, Dieu lui montre la vie qu’il aurait pu avoir si les choses n’avaient pas déraillé pour lui. Le but ? Faire de Cassidy tout ce qu’il veut, évidemment. Il souhaite ainsi le convaincre que l’Apocalypse est une bonne chose. En même temps, ça ne doit pas être difficile de convaincre un type qui s’appelle Proinsas quoi.

Dans l’ascenseur qui les mène au sommet de Masada, Jesse et Tulip ont tout le temps de parler de leurs problèmes : la foi de Jesse qui a continué même quand Dieu lui mangeait l’œil alors qu’il aurait pu tenter d’utiliser Genesis contre lui, l’amour de Tulip qui est toujours là quand elle découvre le sens du mot « perpétuité ». Finalement, ils sont forcés de se séparer… alors qu’ailleurs dans Masada, Herr Starr et Lara se rendent compte qu’ils formaient une bonne équipe et se rapprochent. Oui, oui, on se retrouve avec Herr Starr pelotant Lara. On aura tout vu d’ici la fin de la série (y compris un haka, oui).

Si on nous épargne la scène de sexe entre Lara et Herr Starr, on ne nous en épargne pas tous les détails pour autant : on découvre ainsi sa magnifique ceinture sex-toy de poing qui a eu l’air de faire très plaisir à son boss. Elle n’est pas épargnée non plus Lara : elle découvre ainsi que l’Apocalypse n’est plus exactement ce qu’elle devait être aux yeux (oui il en a deux désormais !) d’Herr Starr : il veut la limiter à quelques régions du monde.

C’est un coup dur pour Lara qui comprend qu’elle n’ira pas au Paradis pendant l’Apocalypse et que le Graal n’est finalement pas ce que l’agence prétendait être. Tristesse !

Petit à petit, on récupère donc des personnages pour stopper l’Apocalypse : Lara, Jesus et Hitler, ça fait un bon trio. Et c’est plus efficace que notre trio habituel : après Cassidy, c’est finalement Tulip qui est prise à part par Dieu, alors que Jesse est coincé dans un ascenseur et que le Saint des Tueurs ne répond pas à ses appels.

L’Apocalypse ? Elle peut facilement être évitée ! Dieu propose à Tulip de ne pas le frapper pendant une minute, et ça suffira. C’est supposé être facile, mais c’est dur quand il parle de sa fille morte à Dallas, lui proposant de lui donner enfin une explication du pourquoi c’est arrivé : facile, il a oublié. Tulip pète un câble et veut lui tirer dessus, mais ce n’est pas très efficace. Dieu se débarrasse donc d’elle, utilisant même un ciseau pour la taillader. Oh, c’est triste.

Une fois que c’est fait, l’ascenseur de Jesse peut repartir, histoire qu’il trouve les restes de Cassidy. Celui-ci est plus charcuté qu’un steak parce qu’il a refusé le marché de Dieu… jusqu’à ce qu’il dise finalement oui, pour protéger Hump. Ouep, Cassidy nous a trahi Jesse, qu’il livre à Dieu pour si peu. Dieu explique donc à Jesse que Genesis était une erreur et serait une jolie solution pour Jesse… si seulement ça marchait sur Dieu. Oui, mais non, surtout que Jesse refuse d’utiliser Genesis sur lui, effrayé qu’il est.

L’épisode révèle, pendant que Dieu s’énerve sur Jesse, que Tulip est encore en vie finalement : Dieu a simplement tailladé un agent du Graal, comme je m’y attendais, pour donner du sang à Cassidy, afin de le récompenser de sa trahison en lui recomposant son corps et en le laissant aller voir Hump. Merveilleux. Il n’empêche que Tulip est coincée.

Sinon, on n’avait pas encore assez ri dans cet épisode, mais c’est chose faite quand Jésus et Hitler en viennent aux mains de manière ridicule, qu’Herr Starr galère à envoyer des ordres pour éviter la destruction de la planète ou que la personne qui libère Tulip de la pièce dans laquelle elle est coincée est… Lara, évidemment ! C’était tellement bien joué !

En parallèle, Eugene est encore en prison. Voilà une information que j’avais totalement éclipsée de mon esprit et je sais pourquoi : ce n’est pas passionnant par rapport au reste. Comme dans toute la série, Eugène évolue de manière détachée du reste de l’intrigue et si proche de la fin, ce n’est pas efficace du tout comme manière de raconter l’histoire. Et qu’est-ce que j’en ai à faire de savoir qu’Eugène envisage de devenir une rockstar ?

Quand il retrouve sa liberté, c’est parti pour une petite séance de chanson en plein air – je m’attendais à What if God was one of us ? franchement ! – où il se fait écraser par un taxi australien. Bien. Les Converse rouge qui dépassent de la voiture, ça m’a rappelé LOST, j’étais content… mais tout ça ne sert toujours à rien a priori.

Le cliffhanger ? Il est excellent ! Jesse reprend le dessus sur Dieu en refusant d’obéir à ses ordres et en ayant fait appel au Saint des Tueurs, qui fait un peu peur à Dieu. Ce dernier le connaît bien, parce qu’ils sont finalement de vieux amis. Allez comprendre. Dieu a donné le doudou de sa fille au Saint des Tueurs apparemment, et c’est suffisant pour que même le Saint laisse Dieu mener à bien ses projets d’Apocalypse, préférant s’occuper du cas de Jesse… dans le prochain épisode. J’ai très hâte de voir le dernier épisode après tout ça !

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Fear the Walking Dead – S05E15

Épisode 15 – Channel 5 – 12/20
Bon, c’est un grand non cette semaine. C’est pas faute d’être de bonne volonté et de vouloir y croire d’épisode en épisode, mais un seul épisode comme ça était déjà bien suffisant. En fournir un deuxième pour attendre de manière pépère la fin de saison afin de remuer les choses… ce n’était vraiment pas nécessaire.

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Spoilers

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Now I’m a part of said bullshit.

La fin de saison approche à grands pas, inévitablement, puisque la rentrée des séries commence cette semaine et que The Walking Dead en fera partie. En attendant, on est parti pour un peu de propagande dans un documentaire faisant la promo de Virginia. Le seul point positif que j’ai à donner dans l’affaire ? L’actrice est bien castée, parce que j’ai envie de la tarter chaque fois que je la vois. Au-delà de ça, l’introduction était bien longue.

De là à avoir envie de faire comme Al et éclater ma télévision au sol ? Peut-être pas quand même, mais je la comprends. Bon, elle, elle le fait surtout parce qu’elle est énervée de voir que son idée de documentaire est reprise par Ginny pour appâter un maximum de monde dans ses griffes. La réponse d’Al à tout ça ? Nous faire un autre documentaire.

Alors. OK, la première fois c’était déjà un peu long… mais deux épisodes comme ça ? Je ne sais pas si j’accroche. J’aime la prise de risque de ce type d’épisodes en théorie, mais il faut bien reconnaître qu’ils ont surtout trouver un moyen de faire en sorte qu’il se passe encore moins de chose que d’habitude au sein d’un épisode. Et c’est frustrant.

Franchement, c’est d’autant plus frustrant que j’ai envie d’apprécier la série, j’ai envie d’écrire de bonnes critiques, mais voilà, les minutes défilent avec plein de monologues particulièrement peu prenants… Alors certes, Grace est en train d’agoniser, Morgan culpabilise et Tom retrouve sa sœur Janis, mais tout ça, ça ne nous avance rien. Et ne me lancez même pas sur Alicia qui continue de peindre des arbres comme si elle était en maternelle ou sur la qualité de l’image volontairement dégueulasse parce que, eh, c’est tourné par une caméra pour des VHS.

Tout ça, c’est un grand non, surtout que ça nous laisse des personnages qui ne sont pas développés (Charlie, June ou John, tous partants pour trouver une maison) et des nouveaux qui trouvaient que tout le projet d’Al n’était que du bullshit. Comme cet épisode. Il fallait tout de même donner une direction à tout ça, et elle finit par débarquer après dix longues minutes d’agonie et d’épuisement de l’intrigue : Dwight tue un zombie qui leur fait espérer un campement à l’ancienne – une ville de western, Gulch – tout proche. C’est l’espoir que tous les personnages attendaient quoi.

L’espoir est rapidement détruit quand Grace fait un énième malaise et est filmée par deux caméras en train de mourir. Adieu la pudeur, hein, filmons nos potes en train de mourir pour laisser des cassettes vidéos dans tous les magasins du coin dont Al n’a pas détruit les télévisions. Le but ? Montrer qu’ils sont plus sincères que Virginia ! Plutôt que de faire de la propagande, ils filment la vérité, toute la vérité, y compris leur gentillesse perpétuelle : plutôt que de voir le bien commun coûte que coûte, ils font le bien individuel de chacun d’entre eux pour atteindre le bien commun.

C’est pire qu’une campagne politique – avec aussi des images volées de John insistant pour se marier avec June dès qu’ils arriveront à Gulch. Oh, ça sent si mauvais pour ces personnages, il y en a bien un qui va y passer ! Et en attendant, ils font un détour rien que pour Grace en train de mourir, histoire de lui trouver des médocs. Le problème, c’est qu’ils se retrouvent sur un pont qui ne peut pas supporter leur poids.

C’est bien beau d’agrandir le casting sans jamais s’arrêter, mais évidemment ça pose problème. Et comme un problème n’arrive jamais seul, ils sont aussi interrompus par Ginny et ses hommes qui débarquent pile au bon moment. Il faut dire qu’ils les suivent depuis un moment, histoire de savoir comment tout ça fonctionne dans leur convoi. Elle leur propose surtout de changer d’avis tant qu’ils le peuvent et de la rejoindre, parce que c’est sa méthode la meilleure.

Elle en est convaincue, mais elle n’arrive pas à convaincre grand-monde. Quand après un interminable discours, elle découvre qu’elle n’a pas convaincu qui que ce soit, elle décide de se débrouiller pour faire en sorte que nos héros aient besoin de son aide : elle fait tirer des balles en l’air histoire de ramener une horde de zombies, puis se barre.

La horde de zombies ne tarde pas à arriver et malgré le stress et tout le chaos qui s’ensuit, Tom ne lâche pas sa caméra. Cela nous permet de voir une jolie séquence d’action sans trop de stress ou de crainte pour qui que ce soit, à part les zombies. Ceux-ci finissent sous le pont lorsque celui-ci s’effondre, mais cela se fait au détriment de Tom. Eh oui, il a voulu rester en arrière pour filmer et a cru que le pont, fragilisé, supporterait son poids. Pas de bol, ce n’est pas le cas.

Cela fait péter un câble à Al – décidément – qui se sent un peu responsable apparemment, puisqu’il croyait en sa vision des choses. Cela pose aussi des problèmes aux autres : notamment Janis qui perd son frère ou Morgan qui craint une crise de foi des autres. C’est loin d’être le cas finalement : on laisse enfin tomber l’idée du documentaire tout pourri puisqu’Al n’a plus de batterie, le convoi est de l’histoire ancienne puisqu’ils n’ont plus d’essence mais l’espoir n’est pas mort !

Le nouveau pote d’Alicia décide donc de repeindre avec elle s’ils survivent, John d’organiser son mariage avec le rabbin, Al de recommencer à filmer et tout le monde est ravi de savoir qu’ils arrivent à Gulch. C’est une ville de western dont ils ne savent rien, mais ça leur suffit apparemment. Allez comprendre la logique !

Cet eldorado promis ne m’a pas spécialement motivé et j’ai beaucoup ri de voir que leur foi les laissait complétement tomber. La terre promise ? Elle est envahie par les zombies bien sûr ! Du coup, ils n’ont plus vraiment de choix : ils n’ont plus d’essence, plus beaucoup de bouffe, plus d’eau et rien pour survivre. Al coupe sa caméra car ils comprennent qu’ils vont devoir finalement passer sur le canal 5 pour demander l’aide de Ginny.

Quelle fin de merde ! Comme Dwight, j’ai eu envie de me barrer. Toute cette deuxième partie de saison, et cet épisode particulièrement, me laisse un grand goût de « tout ça pour ça » que je suis plus habitué à avoir avec la série-mère qu’avec eux. Dommage.

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Preacher – S04E08

Épisode 8 – Fear of the Lord – 17/20
Avec cet épisode, les scénaristes s’en donnent à cœur joie pour assouvir tous les fantasmes gores qu’ils n’avaient pas encore eu le temps de faire dans la série. Honnêtement, je trouve que ça oscille entre le marrant et le too much, mais comme ça sert une intrigue qui est quant à elle impeccable, j’ai du mal à trouver à redire. La saison 1 où l’on ne comprenait pas grand-chose me paraît loin désormais, et j’adore ce qu’ils font de ces ultimes moments.

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Spoilers

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Yes, it’s a test… Of your stupidity!

Oula, j’ai bugué au début de cet épisode : on retrouve Herr Starr qui semble être en train d’être torturé (et sans son costard, je trouve qu’il ressemble un peu à Cassidy – non ?), avec le pénis remplacé par un robinet qui verse du sang. Décidément, ils ne savent plus quoi inventer, mais bon, il s’est fait bouffer par un chien après tout. Il est sauvé par des sortes d’hommes des cavernes qui savent parler et disent s’appeler Karl Chunt, Ernie et Cyrus. Tout ça n’est vraiment pas clair.

Ils s’occupent en tout cas bien de lui, allant jusqu’à lui donner à manger pendant qu’il pleurniche parce qu’ils sont gentils avec lui… avant de soudainement comprendre qu’ils sont en train de manger sa jambe ; et lui aussi. C’était bien drôle. Alors qu’il se croyait sauver, le voilà soudainement dans d’encore plus mauvais draps.

Alors qu’ils s’apprêtent à couper une nouvelle partie de lui, Lara débarque finalement et découvre donc le nouvel état de son patron, qui pleurniche. Faut dire, il y a de quoi à force. Il perd un bout de son corps par épisode à présent. Au moins, il n’a l’air d’avoir que de la douleur morale désormais, plus vraiment physique. C’est d’autant plus triste qu’un flashback nous fait découvrir à quoi il ressemblait avant tout ça.

Ainsi, en 1979, il a gagné un concours de chant (j’ai kiffé le « I did it mein way ! ») alors qu’il avait encore tout son corps, et même des cheveux. Il était déjà bien moche à mon goût, hein, mais bon, ce sont finalement ses concurrents, encore des enfants eux, qui s’en sont pris les premiers à son œil. Le pauvre.

Il est finalement ramené à Masada où on lui donne une nouvelle jambe grinçante et où il se laisse aller désormais, laissant sa barbe pousser. Ayant perdu le Messie, il comprend qu’il n’y aura pas d’Apocalypse, car il leur manque l’élément essentiel : sa danse. Qu’à cela ne tienne, Hitler propose un nouveau plan : se servir de Jesus de Nazareth et le faire danser. Et oui, figurez-vous que Jésus gère en break dance !

Ce n’est toutefois pas suffisant pour Herr Starr qui explique que ce n’est pas Jésus que Dieu veut. C’est triste. Quant à Herr Starr, il entre dans une dépression terrible et décide alors de se balader à poil pour se suicider avec l’écharpe prouvant qu’il avait gagné le concours de chant. Tout ce qu’il y gagne cette fois, c’est qu’il se débrouille pour s’arracher les tétons. J’ai tellement mal pour lui… mais Dieu lui promet de lui rendre son look – si, et seulement si, il parvient à lui ramener Hump, le vrai Messie.

De son côté, Jesse refuse donc la proposition de Fiore qui n’aime pas bien de se voir refuser quelque chose. Il décide donc de torturer notre héros, d’abord en le foutant à poil dans une cage envahie par des fourmis (j’avoue que ça m’a rendu plus inconfortable que je ne l’aurais cru cette idée de torture), puis en le brûlant vif – ce qui est évidemment une façon de parler puisqu’il est déjà mort. La torture suivante – être enfermé dans un tonneau avec des rats – est finalement interrompue par le Saint des Tueurs qui vient contre toute attente libérer Jesse.

Jesse est évidemment méfiant, et moi aussi à vrai dire, parce qu’allez savoir ce qui est une simulation et ce qui est vrai désormais… Le Saint des Tueurs lui raconte une petite histoire, en plus, et c’est tellement louche de voir le Saint des Tueurs parler. Ca pue le piège… et Jesse finit par comprendre qu’il est toujours en Enfer. Tout est fait pour lui forcer la main à s’asseoir sur le trône de Dieu.

Ce sont finalement les hommes de Fiore qui le force à aller s’asseoir sur le trône et paf, Dieu lui ordonne alors de vivre. On le voit donc sortir de sa tombe, un peu pâle, mais pas du tout décomposé, normal. Il est en revanche au beau milieu du désert, alors on a connu mieux comme résurrection. La sienne n’est pas si horrible après tout : il a le droit de rencontrer Dieu. Celui-ci l’informe qu’il avait raison depuis le début de cette intrigue : c’était bien un test pour savoir s’il allait monter ou non sur le trône.

Certes, il ne l’a pas fait, mais il n’a pas réussi pour autant ! Comme il a voulu monter sur le trône, Dieu décide de continuer à lancer l’Apocalypse… C’est n’importe quoi, mais ça m’a fait rire, surtout que ça continue avec Dieu avec qui… bouffe un œil de Jesse ? WTF !

Pendant ce temps, Cassidy et Tulip s’occupent donc du sort du Messie. C’est sous un orage violent qu’ils menacent de le tuer ; sauf que Tulip ne veut pas le tuer tant qu’elle n’aura pas la preuve que Dieu est en train de les regarder. C’est gênant parce que Dieu n’est pas trop motivé à voir mourir son fils préféré, forcément.

Ils s’installent donc pour plus de trois mois au même endroit, apprenant à vivre avec le Messie qu’ils équipent d’une ceinture d’explosifs. Le seul problème, c’est qu’en trois mois, Cassidy a le temps de s’attacher à ce Messie. Et c’est comme cela qu’il finit par le perdre, pour mieux le retrouver en train de charmer des biches. Le problème, c’est que Tulip aussi se retrouve à s’attacher à lui.

Du coup, elle n’ose pas le faire exploser quand Lara et Herr Starr débarquent dans leur planque pour récupérer ce Messie. La scène est absolument dégueulasse puisque nos héros finissent recouverts de leur vomi : Lara utilise en effet des ondes pour les rendre nauséeux. Bon, la série s’engouffre à nouveau dans un trip gore assez inutile, quoi. Et finalement, Tulip et Cassidy perdent donc le Messie, qui reste bien en vie. L’Apocalypse peut donc avoir lieu… et Herr Starr récupérer son look qui le fait un peu ressembler à Trump.

Après tout ça, Cassidy et Tulip se retrouvent dans un motel en plein désert où il lui raconte une blague et où ils s’embrassent. Soit. Si l’idée était juste de les faire tomber amoureux grâce à un bon dans le temps de trois mois, je ne vois pas pourquoi c’était nécessaire de nous l’annoncer avant. En tout cas, Tulip et Cass vivent leur amour juste avant le retour de Jesse, qui les retrouve sans mal puisqu’ils ont repris le motel à côté de Masada. Bien.

On notera aussi en fin d’épisode une scène que je n’ai pas bien comprise, avec un prisonnier qui se fait tuer par deux autres et Eugene qui récupère sa guitare. Ca sortait de nulle part pour pas grand-chose, honnêtement.

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Fear the Walking Dead – S05E14

Épisode 14 – Today and Tomorrow – 15/20
Bon, c’était encore un épisode un peu lent qui a au moins l’avantage de développer la nouvelle intrigue lancée dans l’épisode précédent. Seulement, si proche de la fin de saison, je ne sais pas trop quoi en penser de cette nouvelle intrigue. Les lenteurs de l’épisode ne m’ont pas aidées, mais il y avait de bons moments malgré tout. Bref, un épisode assez classique pour la série.

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Spoilers

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You’re not going alone in there, Al.

Bon, ben, je vais vite m’y faire moi : les épisodes sont donc désormais disponibles dès le dimanche ? Très bien, ça m’arrange, surtout que demain est encore une journée chargée, donc bon, je ne sais pas si j’aurais trop le temps de regarder quoique ce soit. Vous n’êtes pas trop là pour ma vie, mais juste pour mon avis et mon résumé de ce nouvel épisode de Fear qui commence par un long monologue de Morgan sur sa vie d’avant, le tout filmé par Al, avec quelques coupes : c’est Morgan lui-même qui se la joue narcissique et regarde sa propre interview, devant un magasin bien nommé Bingo. Si j’avais su, j’aurais mis un point du Bingo Séries pour l’occasion.

Bon, ce n’est jamais que le début de l’épisode. Rapidement, il est interrompu par Al qui lui dit qu’ils n’ont plus beaucoup d’essence et qu’ils devraient faire demi-tour, mais ils n’en ont finalement pas le temps non plus. En effet, Al se rend compte qu’un bidon d’essence a disparu, ce qui leur permet de rapidement prendre en sandwich le voleur, qui est clairement effrayé par quelque chose d’autre qu’eux.

Ce quelque chose, ce sont, bien sûr, les cavaliers de l’épisode précédent. Al et Morgan l’aident à rester caché quand ceux-ci arrivent sur le même parking qu’eux, puis ils se mêlent comme toujours de ce qui ne les regarde pas et interrogent l’homme sur son passé et sa situation. Il s’appelle Tom, vient d’un endroit nommé Paradise Ridge, et il souhaite récupérer sa sœur, Janis, qui est restée là-bas. Bien sûr, il n’est pas très bavard devant la caméra d’Al, n’expliquant pas vraiment de quoi il a peur. Il faut dire qu’il ne sait pas grand-chose des cavaliers non plus.

En revanche, il donne des informations à Al qui l’intéresse beaucoup : ces cavaliers auraient dit qu’ils ne s’occupaient pas d’un meilleur aujourd’hui, mais d’un meilleur lendemain. Comme c’est aussi ce que disait Isabelle, Al prend la décision d’infiltrer Paradise Ridge par elle-même pendant que Morgan ramène Tom au convoi. C’est gros. Elle demande à Morgan de lui faire confiance, mais faut m’expliquer le délire : d’où il la laisse seule ?

Elle y croit pourtant… mais le voit redébarquer pour faire foirer son plan durant la nuit. Un peu vexée, elle en profite donc pour lui faire remarquer qu’elle a bien compris qu’il ne voulait pas rentrer au convoi. Malgré tout, elle accepte son aide et ils parviennent rapidement à infiltrer Paradise Ridge sans se faire remarquer.

De là, ils découvrent que le 4×4 n’est plus le leur : c’est celui de l’épisode précédent, réquisitionné par ces nouveaux méchants. Morgan s’en veut immédiatement de ce qui a pu arriver et flippe pour Grace, alors qu’Al est forcée de lui dire qu’elle cherche quelqu’un – Isabel – dans cet endroit. Quelqu’un qui n’est pas Janis donc.

Leur infiltration était discrète, certes, mais ils ne sont pas discrets du tout une fois sur place : Morgan utilise son talkie-walkie pour dire à Al qu’il ne trouve pas Janis – mais ça fait beaucoup de bruit dans le silence, non ? – et Al utilise le flash de sa caméra pour s’introduire dans ce qui s’avère être le QG de Ginny.

Bref, c’est sans surprise qu’ils finissent par se faire repérer ; mais c’est avec au passage l’attaque d’un zombie qui finit dans la piscine avec Al. Cela faisait au moins une bonne scène d’action avant qu’on reprenne la papotte avec Ginny. Rien de bien fou : elle se présente à nouveau, avec son accent insupportable, comme étant une grande gentille. Elle n’explique pas vraiment ce qu’il en est de Tom, mais elle laisse bien sûr Morgan et Al repartir avec tout leur attirail, y compris la caméra d’Al et un nouveau bâton pour Morgan. C’est mignon ça de lui faire un cadeau… Ce n’était en revanche pas terrible comme manière de conclure cette intrigue.

Nos héros repartent donc sans Janis, mais avec Tom, à qui ils disent ce qu’ils savent, à savoir que Janis n’était pas là et s’est probablement enfuie en laissant un zombie derrière elle. Ils sont désormais en voiture et stressent de ne pas avoir assez d’essence pour se rendre au point de rendez-vous qui obsède tous nos personnages.

Je note en tout cas que cette fois, Al s’est changée, et ça fait du bien ! Pendant que Morgan fait le plein avec le peu d’essence qu’il leur reste, Al reprend sa caméra pour le filmer et développe un peu sa propre histoire avec Isabel à Morgan. Ce dernier refuse finalement de lui raconter son passé, car il se rattache trop au passé – et c’est ce qu’il a reproché à Ginny. Il décide donc de parler à Grace, pour regarder un peu vers le futur.

De son côté, Grace écoute Don Quichotte en travaillant et est interrompue par Daniel, avec son chat. Oh, pff, voilà un duo qui ne me motive pas vraiment ! Au moins, elle est rapidement contactée par ceux du convoi qui lui expliquent la nouvelle situation mise en place lors de l’épisode précédent. Nous voilà donc avec Grace qui se met à culpabiliser de ne pas avoir été sur place au moment où c’est arrivé et avec ce duo qui se retrouve avec un chargement trop lourd dans le camion. Ils bousillent de l’essence pour rien et ça ne leur plaît pas trop. Finalement, ils décident d’abandonner le camion et de finir à pied.

Ils veulent s’abriter pour la nuit, mais ils sont rapidement attaqués par des zombies, beaucoup de zombies. Tellement de zombies, en fait, que Daniel en est forcé d’abandonner les vinyles auxquels il semblait pourtant tenir. Ils passent finalement la nuit dans une maison et au petit matin recommencent à parler et partager leurs sentiments. Cela permet de développer plus encore le personnage de Daniel, toujours attaché à Ofelia, mais vivant désormais pour créer un meilleur futur à Charlie. Grace, elle, parle évidemment de Morgan pour qui elle s’inquiète, regrettant de ne pas avoir réussi à faire assez pour lui.

Daniel la rassure évidemment et comme ils trouvent une guitare, ils se mettent à… pousser la chansonnette. L’idée est de voir s’ils peuvent apprendre ça à Charlie, parce que c’est pour elle que Daniel voulait sauver les vinyles. Pas dingue, mais sympathique. Juste assez en tout cas pour que je sois vraiment dégoûté en fin d’épisode quand Morgan les contacte à la radio et que Daniel révèle que l’état de Grace a soudainement empiré.

Elle qui était toute souriante et chantante se retrouve donc suante et au bout de sa vie, avertissant Morgan qu’elle pense qu’il ne lui reste pas longtemps à vivre. Je suis dégoûté – et en plus, ils peuvent encore nous faire la même avec Alicia s’ils veulent !

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