9-1-1 Nashville – S01E01 – Pilot – 12/20

Si l’on retrouve bien tout l’ADN de la franchise dans ce premier épisode, j’ai du mal, pour l’instant, à m’accrocher aux nouveaux personnages. Il y a beaucoup de clichés, du drama soapesque vu et revu et surtout, il y a un patriotisme exacerbé qui m’a fait lever les yeux au ciel et souffler aussi fort que la tornade qui est au cœur de cet épisode introductif. Bon, après, c’est plus ou moins ce que j’attendais de la série quand même. Il faut être patient et lui laisser le temps de s’installer, je suppose.

Spoilers

Une tornade s’apprête à frapper Nashville.


I’m not a firefighter, I’m a dancer.

Je ne connais pas bien Nashville, mais je ne suis pas surpris que le choix soit fait de commencer la série par un concert. On y suit une manager un peu dépassée par la situation quand le vent se met à souffler de plus en plus fort. Elle a peur que les effets pyrotechniques soient une mauvaise idée, mais ils ne sont pas grand-chose comparé à ce qui l’attend : tout l’échafaudage présent sur la scène s’effondre alors qu’une tornade s’approche petit à petit. Allons bon, une tornade.

Ce qui est bien, c’est que j’habite à proximité de la ville française qui vient juste d’être frappée par une tornade la semaine dernière, alors je suis tout à fait prêt à vivre le trauma d’une tornade à l’écran, moi.

Bien sûr, on nous annonce une catastrophe, mais elle n’est pas pour tout de suite. On veut d’abord nous montrer les personnages de la série, histoire qu’on s’attache à eux. Deux nuits plus tôt, nous découvrons donc le capitaine de la caserne que l’on va suivre, Don, et pfiou. J’ai soupiré fort face à ce personnage interprété par un acteur que je n’aime pas trop et aux hobbies qui crient Nashville : on le voit donc dans un stade à monter un cheval et tout.

J’avoue que je n’accroche pas tellement à cet aspect très américain. Eh, c’était pareil avec le Texas dans Lone Star et finalement la série était sympathique. En attendant, l’introduction de la parfaite famille américaine n’a pas tellement pris sur moi et je dois dire que la première vision de la caserne non plus. Est-ce que la série est déjà en train de me perdre ? Possiblement. J’attends la première intervention pour me faire une idée, mais c’est long.

Les personnages sont introduits de manière un peu ridicule, je trouve : la première pompière est ainsi introduite en train de chanter en vision avec une guitare. On a bien compris qu’on était à Nashville, c’est peut-être bon ?! J’ai trouvé que la série enchaînait trop les clichées sur la ville – et sur l’écriture d’une série aussi. Ainsi, Don Hart à la tête de la caserne et de la famille parfaite jusqu’ici a un lourd secret qu’il cache à son fils Ryan par exemple, tandis qu’une autre femme, Rox, est très contente d’entendre qu’il va y avoir une tempête sur Nashville, parce que ça veut dire plus de boulot pour eux et qu’elle est accro à l’adrénaline. Mouais.

Je réclamais la première intervention et je l’ai presque regrettée : on suit un groupe de jeunes femmes lors d’un enterrement de vie de jeune fille bien particulier. Grosso modo, elles sont sur un véhicule à pédales et provoque un accident quand elles repartent sans la conductrice après une fausse alerte – une demoiselle d’honneur malade jusqu’à ce qu’elle pète, rote et aille mieux. On se fout de nous. Le foutage de gueule ne fait que commencer, par contre : le premier pompier à arriver sur scène n’est pas un pompier, c’est un strip-teaseur.

Son nom est Blue et il est introduit comme danseur dans un nightclub où il fait un striptease en tant que pompier. Malgré tout, il a un grand cœur et fait une lap dance à une cliente qui était harcelée par d’autres. Ensuite, il se précipite lors de l’accident de l’enterrement de vie de jeune fille et est hyper efficace pour s’occuper de la future mariée qui est, évidemment, celle qui est le plus blessée. Il a tout ce qu’il faut pour la dégager des débris sous lesquels elle est coincée en plus : il utilise son huile de massage pour la glisser hors du poteau qui l’écrase, puis arrache sa veste pour utiliser ensuite les bretelles qu’il porte comme garrot.

Quand nos pompiers arrivent sur le lieu de l’incident, ils sont surpris de voir ce faux pompier assurer autant. Ryan le félicite et est surpris de voir que son père et le danseur se connaissent déjà. Et pour cause : Don annonce à Ryan que Blue est son frère. Allons bon.

La scène suivante donne plus d’informations. De retour à la caserne, le capitaine explique donc à son fils qu’il a eu un autre enfant avec une certaine Dixie. Techniquement, il n’a pas trompé la mère de Ryan : ils étaient séparés à ce moment-là, mais se sont remis ensemble. Il n’a jamais été amoureux non plus de Dixie. Tout va bien alors.

Enfin, presque. Maintenant que Dona retrouvé son fils, il a carrément envie de le faire venir travailler pour lui. Bien sûr, Ryan n’est pas convaincu par l’arrivée de son frère à la caserne. Il essaie de le repousser, en parlant du salaire moins intéressant, mais Blue débarque à la caserne bien vite. Il annonce avoir quitté son travail de danseur. D’après Ryan, il ne pourra pas devenir pompier pour autant, car même s’il a un brevet de sauveteur, il n’est pas un pompier certifié.

C’est comme ça que fonctionne la vie pour tout le monde, mais pas pour une série américaine. Ainsi, Don trouve une solution pour son fils caché : il lui propose d’être un cadet et de faire son entraînement sur le terrain. Il y aurait eu des précédents, dans des circonstances exceptionnelles… et ça semble fonctionner pour Blue. Mouais.

Sans trop de surprise, Ryan décide de son côté d’aller passer du temps avec sa mère, dans un ranch, parce que Nashville. Il est face au secret de son père et il se sent forcé de tout raconter à sa mère. Il est toutefois surpris de voir que sa mère est déjà au courant de cet autre enfant. En plus, elle en profite pour avouer à son fils qu’elle aussi a pris du bon temps avec d’autres hommes quand ils étaient séparés, donc elle ne peut pas lui reprocher. En plus, eh, ils en ont parlé à l’Eglise et ont payé pour lui chaque fois que besoin jusqu’à sa majorité.

Eh. Le côté religieux est un peu lourdingue, mais j’ai bien aimé ce petit revirement de situation. C’est aidé par le fait que ce soit Arizona Robbins qui le dise, hein. En revanche, Ryan annonce quelque chose à sa mère qu’elle n’était pas prête à entendre : son père veut faire travailler Blue à la caserne. Elle ne dit rien, mais elle n’a pas exactement une excellente poker face.

En parallèle, nous assistons à une scène similaire entre Blue et sa mère, Dixie. Elle ne semble pas fan de Don, lui reprochant de les avoir abandonnés et de s’être contenté de donner de l’argent sans jamais être là. Bizarrement, on vient de dire à Ryan que c’est elle qui avait provoqué cette situation. J’imagine que ce sera du drama pour plus tard. En attendant, Blue est prêt à commencer à la caserne.

Il s’y rend donc et son père le présente à toute l’équipe. C’est l’occasion de choper le prénom complet de Roxie, la médecin de l’équipe, ou de Taylor, la guitariste qui connaît aussi Cam, l’opératrice du 9-1-1. Ah oui, l’opératrice !

On nous l’introduit au travail évidemment, et on n’a pas grand-chose à se mettre sous la dent pour ce premier épisode. On ne la connaît pas bien : elle a un lien avec Taylor et elle est efficace dans son job. On la voit ainsi répondre à un appel d’une jeune femme qui vient d’offrir à sa nièce un cerf-volant. Un cerf-volant un jour de tempête ? Qu’est-ce qui pourrait mal tourner, hein ? On a affaire à la pire tante du monde. Je veux bien qu’on nous la vende comme une super tatie, mais elle n’est pas foutue de regarder la météo ? Avec le vent qu’il y a, c’est sans surprise que sa nièce s’envole.

Une fois dans le ciel, il n’y a que le 911 pour lui venir en aide. La série nous apprend cette fois que le 9-1-1 peut utiliser la visio pour avoir un visuel de ce qu’il se passe. C’est grosso modo ce qu’il faudra retenir de cette intervention qui montre les limites des effets spéciaux de la série et des idées de Cam. Cam reste bien calme et ressemble quand même à une Maddie 2.0 quand elle propose d’utiliser (en vain) une nappe pour faire filet. Finalement, la petite est sauvée par tous les invités de son anniversaire qui font une chaîne humaine et tout se termine bien. Il manque quand même une réplique où la gamine se dirait ravie de son cadeau, je trouve, mais bon, soit.

Tout ça nous ramène à la première scène de la série, avec la tornade qui s’approche. Les pompiers sont appelés sur la scène pour venir en aide aux fans coincés sous les décombres de la scène. Soit. Ils font un travail plutôt efficace, on retombe sur tous les clichés de la franchise, le triage, le capitaine qui hurle ses ordres, tout ça tout ça. La tornade fonce sur eux, ce qui ajoute une pression et un effet course contre la montre plutôt bienvenue : j’ai eu le petit rush d’adrénaline que l’on cherche avec cette franchise, donc c’est une bonne chose.

Par contre, j’ai trouvé que ça prenait trop de temps quand même. Une tornade, ça se déplace vite ; ça balance aussi des débris, des arbres, des voitures, etc. Bref, on ne reste pas dehors pendant une tempête pareille, mais là, si. Que les pompiers le fassent et cherchent un moyen de venir en aide à tout le monde, c’est plutôt logique. Qu’on nous sorte ensuite une scène où le chanteur du groupe sort de l’abri et demande à tous les fans de faire pareil pour venir en aide aux pompiers ? Ridicule.

OK, ça fait d’eux des héros du quotidien et la petite musique épique aide bien à nous vendre une scène merveilleuse où les américains sont géniaux… mais… non ? Jamais de la vie un capitaine de pompiers ne prendrait le risque de mettre autant de gens en danger. Je n’y crois pas.

Bon, tant mieux pour les gens que ça sauve, mais la prise de risque est telle. Dans la réalité, la tornade aurait fait des blessés supplémentaires à ce moment-là. Et puis, même, les gens sortent d’un abri de fortune qui ne va peut-être même pas résister à la tornade… Bref. J’ai du mal à y croire, comme j’ai du mal à croire qu’on maintienne un concert en extérieur un jour de tempête avec risque de tornade. J’imagine que les américains sont habitués à vivre avec les tornades, mais tout de même, c’est étrange.

Tout est bien qui finit bien, avec les débris trop lourds qui sont déplacés par la foule et les pompiers pour libérer les derniers coincés. Au passage, on a eu l’occasion aussi de voir Roxie et Taylor bosser, c’était sympa, j’en attends plus dans les autres épisodes. Une fois tout le monde libéré, Don insiste pour que tout le monde aille se mettre à l’abri, y compris les pompiers capables de prodiguer des soins médicaux.

Le capitaine utilise en revanche l’aide de Blue, ce qui n’a pas trop de sens pour moi, quand il entend un dernier homme, un machiniste, coincé en hauteur. Ryan ne l’avait pas vu, parce qu’il n’a pas regardé en hauteur de la scène, concentré sur les gens au sol. Pas malin. Le cliffhanger voit donc le père et ses deux fils venir en aide à cet homme (dans la vraie vie, je pense qu’il aurait été abandonné aux prières de chacun, hein). La tornade approche et fonce sur eux… Et la suite au prochain épisode. Mouais.

> News | Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

Marvel Zombies – S01E04 – 11/20

La conclusion de cette mini-série ne peut évidemment pas venir résoudre tous les nombreux problèmes évoqués précédemment. Si je ne peux pas dire que je me suis ennuyé, il faut bien avouer que le scénario m’a laissé perplexe quasiment tout du long. C’est une série qui avait un potentiel énorme mais qui est complètement foirée du point de vue du scénario, au moins pour moi. Je n’ai accroché ni à l’intrigue, ni aux personnages. Je me suis raccroché aux belles scènes de combats et d’actions, ça me permet de me rappeler que l’ambiance des Marvel me manque en ce moment…

Spoilers 

Il est temps d’en finir.

We were meant to be here to end this together.

Nos héros sont pourchassés dans l’espace par ceux qu’ils pensaient être capables de les aider et qui veulent désormais les anéantir. Ils les font se crasher, mais par chance, ils sont sauvés de justesse par des portails venus de Kamar-Taj. Oui, oui, tout est lié : Kamala rencontre enfin Spider-man, et elle kiffe. Toute l’équipe a enfin quelques explications sur ce qu’on est en train de regarder depuis 1h30. Et surtout les interactions entre eux sont chouettes à suivre (il faut bien des points positifs à ce projet).

Les explications ? L’accident du Wakanda a provoqué la destruction des pierres d’infinité, qui ont alors libéré une énergie de dingue, détruisant une partie du monde. La Tour Eiffel a le droit d’être détruite, yeah ! Pour contenir l’énergie, le Kamar-Taj a décidé de faire de Bruce Banner le réceptacle de toute cette énergie. On a perdu Hulk au passage, mais le réceptacle attire la convoitise de la Reine des morts. On nous présente ça comme le dernier combat qui pourrait mener à l’Apocalypse : Wanda va envoyer son armée de zombies à l’assaut d’Hulk, dans l’espoir de récupérer l’énergie des pierres. Elle pourrait alors anéantir la résistance et rien ne va plus.

Malgré l’urgence de la situation, Kamala, décidément héroïne de la mini-série (mais pas héroïne réussie, je trouve), prend le temps de se remémorer ses amies perdues au combat et de déprimer un temps. Eh, j’ai dit qu’il fallait que la série nous présente mieux les personnages pour qu’on ressente les émotions, je devrais être content, je sais… Mais ce n’est pas le cas. Il s’agit déjà du dernier épisode et donc ça ne prend pas : c’est trop tard pour faire ça.

La suite de l’épisode nous montre la sorcière rouge arriver face au Hulk réceptacle des pierres d’infinités et lui lancer une armée complète de zombies. C’est chouette, ça fait une belle scène d’action de la voir déchaîner toute sa puissance contre Hulk. On a ensuite un vrai moment émotion quand elle envoie une illusion de Natasha essayer de convaincre Banner de baisser sa garde.

Par chance, c’est le moment que nos héros choisissent pour arriver enfin. Il y a eu genre cinq minutes de fight avant déjà, donc il était temps. Les scènes d’action sont toujours réussies : je les trouve plutôt lisibles et j’aime bien les idées farfelues qu’il y a parfois (les toiles de Spidey qui font voler les têtes ? Le reflet dans le sabre de Blade ? Les Ant-man zombies ? Valkyrie qui semble morte, mais en fait non ?), mais à nouveau, le problème vient du scénario.

Ils n’ont pas réussi au cours des quatre épisodes à me convaincre. Kamala ne ressemble pas à l’héroïne qu’on connaît, les personnages sont trop nombreux pour qu’on apprenne à les connaître… En fait, c’est l’effet Endgame, mais sans introduction (ou réintroduction, d’accord) des personnages. Partant de là, on manque de contexte, de caractérisation, d’émotions, de tout ce qui fait une bonne série, quoi. La déception est grande : je me contente de regarder toute l’action, parce que les dessins sont beaux, mais ça ne me fait que me rendre compte à quel point ça aurait pu être incroyable. Le potentiel est si gâché.

Tout ça mène à la victoire improbable de la Sorcière Rouge, qui envoie dans la gueule de Kamala les zombies de ses anciens alliés avant d’essayer de la convaincre de se mettre de son côté. Kamala refuse que tous ses sacrifices ne servent à rien. Après d’interminables flashbacks des quatre épisodes qu’on vient juste de voir, elle prend donc la main de Wanda. Hein ? Le lien logique ? Je l’imaginais faire exactement l’inverse, mais non.

Quand elle prend la main de Wanda, il y a une grande explosion et tout est bien qui finit bien : elle croit la promesse de Wanda qui lui assure qu’elle va ramener le monde tel qu’il était. C’est donc ce qu’il se passe : la dernière scène voit Kamala revenir dans le passé, avant l’apocalypse zombie. Tout y est bien, Riri et Kate sont déjà ses meilleures amies (d’où ça sort ? C’est dans Iron Heart ?) et n’ont aucun souvenir de ce qu’il s’est passé.

Seulement voilà, c’est trop beau pour être. À la manière de WandaVision, l’épisode se termine par la révélation qu’en fait, Kamala est victime des illusions de la sorcière rouge qui lui fait voir un monde parfait là où il n’y a que des zombies autour d’elle. Et une alliée qui vient le lui dire. Soit. Mais euh, pardon ? Pourquoi Wanda garde-t-elle Kamala en vie ? Et pourquoi les zombies ne la bouffent-ils pas ? J’ai adoré que la série s’achève sur ce cliffhanger (j’espère vraiment que c’est une fin définitive malgré tout, parce que je ne me vois pas m’imposer une deuxième soirée comme celle-ci dans deux ou trois ans !), parce que ça fait un moment d’horreur plutôt réussi, mais… C’est parce que je cherche le positif que je le dis !

En bref

Je suis passé complètement à côté de ce projet Marvel, et pourtant, j’aime souvent les défendre quand ils font n’importe quoi. Je ne comprends pas comment on peut rater à ce point une mini-série en quatre épisodes annoncée il y a plusieurs années. En fait, je ne comprends pas qui a pu passer plusieurs années pour pondre un scénario si approximatif et sans aucun sens. Il n’y a pas de début à cette série – et pas de fin comme ils espèrent une seconde saison.

Il faut tout de suite que je précise que contrairement à beaucoup d’avis vus sur Google ça ne me dérange absolument pas que les têtes d’affiche soient des héros moins connus ou de jeunes héroïnes car j’ai tendance à les adorer là où les Avengers me soûlent car trop vus et revus. Cela dit, pour que ça me plaise, il faut les présenter malgré tout : on est dans un univers parallèle où on ne les connaît pas, on ne sait pas les liens qui les unissent, les pouvoirs qu’ils ont ou non… et ça a bousillé tous les moments émotions de ne pas avoir ces infos de base !

Je pourrai continuer des heures (bon, peut-être pas) : le potentiel était là, paraît même que les comics sont géniaux… mais c’est un échec qui ne fait que répéter la même formule (les héros vont vers un endroit safe pour découvrir qu’en fait, c’était pas safe du tout) sans jamais introduire son contexte ou ses enjeux. Heureusement, ça permet de voir interagir des personnages qu’on connaît encore trop peu malgré des introductions qui datent parfois d’il y a plusieurs années, histoire de nous montrer que Marvel a au moins compris ce qu’on voulait voir. Mais ce n’est pas suffisant pour autant, surtout qu’en quatre épisodes tout va trop vite et semble toujours tomber comme un cheveu sur la soupe. Quel dommage, quel gâchis !

> News | Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

Marvel Zombies – S01E03 – 09/20

Je ne sais pas quoi dire. Les scènes d’action et massacres sont des petites pépites qui me rappellent que j’aime beaucoup Marvel Animation et qu’ils savent faire des bonnes scènes. Malheureusement, ça ne fait pas tout et le scénario est tellement bancal, avec des personnages qu’on connaît peu et des moments émotions qui semblent tous plus forcés les uns que les autres que… Je passe une soirée vraiment moyenne devant cette mini-série.

Spoilers 

Un incident au Wakanda a libéré une énergie dévastatrice liée à l’Apocalypse. Mais je ne comprends pas vraiment comment.

This refuge is for Gods, not mortals.

Une fois n’est pas coutume : la première scène de cet épisode semble être le début parfait pour la série. Peter Parker (mais pas Tom Holland ?) nous y raconte comment en revenant sur Terre lui et ses amis super-héros sont tombés sur un Thanos Zombie qui allait détruire le monde. Débordés par la situation, Steven, Spiderman et Black Panther pensent tout espoir perdu.

Par chance, Thor débarque avec deux gardiens de la galaxie pour les sauver. On voit alors Rocket se faire réduire en poussière. Idem pour Groot. Pardon ? Comment on peut faire ça si vite ? Et comment ça Thanos est un zombie avec quasiment les cinq pierres d’abord ?

Il me semblait que c’était Wanda qui les faisait devenir zombies, mais en fait non ? C’est juste qu’elle maîtrise les morts alors ? Oh, flemme de tout comprendre. J’aime la manière dont la série nous présente un combat épique d’un coup. C’est exactement ce que je voulais voir dans la série. J’aurais aimé avoir cependant DU CONTEXTE PUTAIN.

Ici, on se contente de nous montrer que T’Challa se sacrifie pour sauver la Terre. La série se débrouille bien pour utiliser Black Panther sans le faire parler, parce qu’il y a la narration de Peter Parker. C’est un plaisir d’avoir Peter Parker, j’avoue. J’ai bien aimé que T’Challa soit un héros, j’ai aimé l’humour apporté par le portail qui sauve in extremis Spiderman et la tête d’Ant-Man (oui, que la tête ?). En fait, il y a plein de détails que j’aime bien, mais l’ensemble ne forme pas pour autant un tout cohérent.

Peter et Steve sont désormais avec les sorciers du Kamar-Taj et suivent les mouvements de la Sorcière Rouge à distance. Soit.

En parallèle, les héros des épisodes précédents débarquent enfin à New Asgard. Entourée de zombies, la cité est désormais un refuge pour les Dieux. Mouais. On n’y accepte pas les humains. C’est une bonne chose que Blade soit possédé par Khonshu, donc, car il peut convaincre son interlocutrice qu’il est un Dieu. Ma grande question est… Est-ce que c’est supposé être Valkyrie ? Bordel, les dessins sont si ratés pour certains personnages ! Je ne comprends pas comment certains personnages semblent être raiment inspirés des acteurs et d’autres être complètement réinventés. Pardon, mais Wanda ? Elle est juste un personnage random avec des cheveux roux, sérieusement !

Je parle de Wanda parce que nos héros sont accueillis à New Asgard. Ils veulent parler à Thor, mais celui-ci est trop dépité par l’accident du Wakanda cinq ans plus tôt pour être encore réactif. Ils découvrent alors que Wanda est déjà là. Celle-ci explique tranquillement qu’elle n’est pas l’ennemie, qu’elle a été infectée mais qu’elle va mieux car elle a regagné contrôle de ses pouvoirs, mais aussi qu’elle pourrait sauver le monde désormais. AH ?

Ce n’était pas bien crédible et on commence à comprendre que la série va répéter à chaque épisode le même scénario, quoi. Les personnages y croient pourtant un temps, avant de se rendre compte qu’ils se sont faits berner. Sans déc ; ce lieu 100% sécurisé est de nouveau un lieu où les zombies les attaquent, quelle surprise ! C’est pire que The Walking Dead à ce stade… Ils sont vraiment tous idiots, comme les scénaristes qui pondent les épisodes sans queue ni tête ? Sans trop de surprise, Wanda, reine de Sokovia autant que des morts, est révélée comme étant celle qui a payé le festin des réfugiés de New Asgard, et comme c’est une méchante, ben figurez-vous qu’elle n’est pas aussi gentille que ce qu’elle faisait croire. Dingue, je sais.

Son buffet ? Il s’agit d’une illusion : ils ont tous bouffé des cadavres et Alexei aussi. Toute la salle se transforme donc en zombies. Il n’ne faut pas plus pour que ça tourne au combat général entre nos héros et les zombies. La scène est plutôt cool, comme toutes les scènes de massacre. Death Dealer se fait alors tuer, ainsi que notre agent du FBI. La série n’est pas avare en détails croustillants, avec une petite tête qui vole parfois, par exemple. Franchement, c’est bien ce qui est réussi avec cette série, et c’est tout.

Du côté du scénario, on nous fait croire un temps à la mort de Thor, mais finalement il débarquera juste à temps pour sauver nos héros dont tous les espoirs étaient perdus face à la Sorcière Rouge. On notera que Kamala sacrifie Alexei et est apparemment très triste que ça arrive. Je l’ai trouvée plus triste et triste plus longtemps que pour Riri quand elle balance Alexei, déjà un zombie, sur d’autres zombies.

Le retour de Thor moitié zombie qui se bat contre Wanda est un bon moment de l’épisode, et ça permet aussi aux héros encore humains de s’enfuir de la Terre pour aller chercher de l’aide dans l’espace. Pas de bol pour eux : l’aide qu’ils cherchaient est déjà là, à proximité de la Terre. Et elle n’est pas là pour aider, mais juste pour s’assurer que la Terre soit en quarantaine et que personne ne s’enfuit. Et ouais, c’est la fin du monde, les gars, et même les aliens ne nous sauveront pas. Yay.

> News | Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

Marvel Zombies – S01E02 – 11/20

C’est légèrement mieux car cette fois l’épisode introduit davantage le début de la situation – pourquoi ne pas commencer la série par-là, donc ? – mais ce n’est toujours pas grandiose. Je ne comprends pas comment avec un potentiel pareil et comment avec les scènes d’action excellentes qui sont proposées en cours de route dans l’épisode, on ne nous fournit pas un projet plus abouti, cohérent et génial. Ils ont tout, et pourtant.

Spoilers 

L’apocalypse a commencé il y a cinq ans. Et on y revient enfin !

We survive.

Le générique est toujours aussi nul, mais au moins, cette fois, on a du son et c’est un peu mieux. Pourquoi je continue la série ? Je cherche à comprendre vraiment comment on peut rater à ce point une série dont le concept est pourtant bon. Ce deuxième épisode m’a redonné un peu plus d’espoir, puisqu’on est clairement au départ de l’apocalypse. Nous suivons ainsi Katy et Shaun (oh, Shang-Chi ??) fuir dans une mégalopole dévastée par l’arrivée des zombies, mais aussi par l’explosion du labo Pym.

Il y a donc des gens, des animaux et des zombies qui deviennent subitement des géants. La course poursuite dans la ville est tellement plus prenante que toute la première demi-heure de la mini-série ! Et puis retrouver ces héros est tellement plus engageant aussi ! Au moins, on est au début et les personnages sont paumés. Pourquoi ne pas avoir commencé par cet épisode ? Bordel. Est-ce que toutes les séries vont désormais faire le coup de balancer le premier épisode de manière random ??

Et encore, c’est pareil que dans le précédent : les personnages n’ont pas tellement d’intro. Katy découvre ainsi après coup que Shaun sait se battre ou que son père maîtrise les anneaux. Elle le fait juste à temps, cela dit, c’est-à-dire avant que Shaun se fasse mordre par un zombie. Son père le sauve aussitôt en lui filant les anneaux. Il se sacrifie pour sauver son fils, c’est mignon. Nos héros, avec un agent du FBI que l’on est heureux de retrouver après WandaVision, finissent tout de même par fuir la ville en hélicoptère. Résolution est prise de survivre.

Cinq ans plus tard. Pourquoi ? Racontez-nous l’histoire, bordel. Et pourquoi faire une sorte d’anthologie sur quatre épisodes, en plus ? Les choix scénaristiques me rendent si confus ! On nous impose par exemple Death Dealer ensuite, sans explication non plus. Cinq ans plus tard, donc, nos héros traversent un désert et quelques ennemis en direction de la Nouvelle-Orléans où ils amènent des vaches. OK ?

Ils arrivent en fait dans l’un des derniers endroits safes sur Terre. OK. Je prends l’idée qui est plutôt bonne et j’aime bien que ces personnages tombent sur Kamala et les survivants de l’épisode précédent. Pour autant, ça manque encore d’explications sur qui est le Baron qu’ils admirent tous ou comment ils se retrouvent alors dans une prison sous l’eau qui est une « Cité Océan ». OK.

Le héros que tout le monde acclame dans la Cité de l’Océan ? Zemo, rien que ça ! Il est un véritable super-héros qui promet de l’espoir à tous les survivants et qui les fait chialer en parlant des pertes humaines subies. À nouveau, ça me donne l’impression qu’on pourrait être triste, mais comment l’être alors qu’on ne connaît pas vraiment les héros perdus en cours de route ? Katy a perdu sa mère dans l’incendie de Chinatown en début d’épisode, super, mais on ne sait même pas qui est sa mère, sérieusement.

Post discours de Zemo, nos héros se réunissent dans la cafét’ de la Cité Océan. C’est l’occasion de découvrir quelques interactions amicales (un vrai point fort de l’épisode : les dynamiques entre les persos qui ne se sont jamais croisés ailleurs dans le MCU !) et d’avoir un début de plan : il est rapidement clair que le but est d’aller à New Asgard pour avoir un vaisseau capable d’aller dans l’espace pour y emmener le transmetteur. Soit. Le but est de sauver le monde, alors pourquoi pas le faire en faisant n’importe quoi, je suppose ?

Le problème, c’est que la Cité Océan n’est pas si safe que ça finalement : les zombies survivent très bien sous l’eau et personne n’est à l’abri d’eux apparemment. Wanda ressuscite même un cadavre qui était déjà sous l’eau, tandis qu’en parallèle, Kamala continue de faire des rêves chelous. Après Kate et Riri dans l’épisode précédent, Kamala voit Hulk et Wanda maintenant.

Au moins, elle se réveille avant que leur sous-marin ne heurte un iceberg. Bien sûr, il n’y a pas vraiment d’Iceberg, il y a juste Namor. Ramené par Wanda, il est décrit par Zemo comme une bête à nourrir. Le secret de la Cité Océan est donc de se débarrasser des nouveaux et de les donner à bouffer aux zombies sous-marins. Yelena et son père ne voient pas d’un bon œil la manière dont Kamala et ses alliés sont éjectés, mais peu importe : Namor les ramène dans la Cité Océan très vite.

Namor est rapidement contenu, cependant, histoire que l’évacuation de la ville puisse commencer. Quelques pods s’échappent avant que Namor ne revienne à la charge, massacrant nos héros. La scène est gore et sanglante et commence à montrer tout le potentiel que la série devrait avoir dès le départ. Présentez-nous les personnages, faites en sorte qu’on les connaisse et ensuite on sera triste de les voir se sacrifier.

Sérieusement ! Même quand Yelena se sacrifie finalement dans cet épisode pour laisser tous les autres s’enfuir – y compris son papa tout triste – je n’ai pas été triste. Dieu sait que j’adore le personnage de Yelena dans tous les projets Marvel, mais là… Le dessin était raté, et puis on ne sait pas exactement qui elle était dans ce nouveau monde. Maintenant, on le sait : elle est morte. Et je vais retenir de l’épisode la manière dont Kamala explose littéralement la tête de Namor, pas le reste.

> News | Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer