Lessons in Chemistry – S01E07 – The Book of Calvin – 17/20

Je ne sais pas comment il est possible de créer des personnages si parfaits jusque dans leurs imperfections. Une chose est sûre, cette histoire fonctionne, même quand on en change la perspective comme cet épisode le propose. Je me suis laissé embarquer une fois de plus par la série, et je l’ai fait sans le moindre regret. Au point d’être sûr de me laisser embarquer aussi par le roman qui ne pouvait qu’être un bestseller, effectivement.

Spoilers 

Et si Calvin était encore plus parfait que nous le pensions ?

She is my how and she is my why.

Avant de commencer la critique, j’ai deux choses à écrire. Tout d’abord, j’ai commencé la lecture du roman – bon, les deux premiers chapitres seulement – et je suis absolument intrigué. J’ai adoré ce début de roman, mais les deux premiers chapitres racontent ce qui correspond aux épisodes 4 et 5 de la série (bon, la vie d’Elizabeth uniquement). Par conséquent, je me demande vraiment tous les changements qui ont été opérés par la série et j’ai trop hâte de lire plus.

Pour autant, j’ai aussi envie de finir la série. C’est compliqué. Et même si j’ai envie de la terminer, je suis un peu stressé par cet épisode – entendons-nous bien, c’est une série, je ne suis pas réellement angoissé. Calvin était un personnage si parfait, j’ai maintenant peur que la série dégomme toute sa perfection avec cet épisode. Ou l’amplifie. Dans les deux cas, ce sera difficile. Ceci étant dit… c’est parti pour la critique.

1930

L’épisode repart en arrière une fois de plus, mais nous amène cette fois dans la vie de Calvin, puisque nous commençons à St Luke. Avant de devenir l’adulte que nous connaissons, Calvin vit apparemment dans une école religieuse où des bonnes sœurs sont chargées de son éducation. Il n’a pas l’air de vraiment les apprécier et enchaîne les bêtises. Il zappe aussi les cours de religion pour leur préférer un manuel de physique. Et alors que la scène prête à sourire, on comprend alors qu’il est en fait dans un orphelinat quand des parents viennent chercher un autre garçon. Ah.

Après le générique, nous découvrons un Calvin un peu plus âgé. Il a su mettre à profit ses connaissances en physique pour lancer tout un travail souterrain à l’orphelinat. Nous suivons doc un gamin qui se retrouve à gérer des affaires d’argent avec des prêtres et qui met en place toute une distillerie dans le sous-sol de son orphelinat.

En fait, il se fait complètement à sa vie là-bas, mais malgré tout, on voit que quand une limousine débarque à l’orphelinat, il se met à rêver. De la limousine sort un homme dont nous ne connaissons que trop le visage tant l’acteur est connu. Si Calvin espère être adopté par cet homme et qu’il y croit vraiment quand le père principal vient le chercher en classe, il n’est que déception quand il apprend que l’homme ne veut finalement pas l’adopter. Il l’a vu mais s’y refuse. Le prêtre ? Il annonce à Calvin qu’il lui est précieux et qu’il le dispense de tâches quotidiennes.

1948

Cette fois, Calvin est docteur Evans. Nous le retrouvons à la fac où son arrivée est remarquée : la presse vient prendre des photos de lui dans son labo, mais son labo n’est pas encore le sien. Il est forcé de le partager, et il n’y arrive pas du tout. Il se fait rapidement comme ennemi Robert quand il demande son laboratoire privé. On sent la jalousie.

La jalousie a toute sa place dans les relations qu’il a avec ses collègues en même temps : il est fascinant, un puits sans fonds de science. Il donne des cours à Harvard et c’est là que Curtis Wakely l’entend pour la première fois. AH. Curtis n’est encore qu’étudiant et est déjà croyant. Il adore le cours de chimie donné par Calvin, mais ne comprend pas pourquoi il met de côté la question de Dieu. Les deux hommes entretiennent alors une correspondance épistolaire sur la métaphysique.

Curtis pense que la religion répond à la question « pourquoi » quand la science est le « comment ». Ce n’est pas l’avis de Calvin, et pas celui de Darwin non plus. Cependant, si ces lettres semblent intéresser Calvin, on sent rapidement qu’il cherche à mettre un terme à la conversation. Et pour cause : depuis qu’un article sur lui est sorti dans la presse, il reçoit plein de courrier ; dont une grande partie finit par le déranger.

Bien sûr, c’est à peu près à la même époque que Calvin a trouvé sa maison en faisant un jogging. Il rencontre alors Harriet et son mari. Ces deux derniers ont un a priori positif sur le nouveau voisin quand ils entendent le jazz sortant de sa maison, mais quand ils se rendent compte que Calvin est blanc, il y a une gêne qui s’installe chez eux. Pourtant, Calvin n’en a clairement rien à faire de la couleur de peau de ses nouveaux voisins – il a une approche de la vie trop dépourvue d’émotion pour ça.

Finalement, il voit son intérêt dans ses nouveaux voisins en apprenant qu’Harriet bosse dans un cabinet d’avocat : il compte sur elle pour l’aider dans ses problèmes. Bien sûr, Harriet et son mari sont venus avec un plat que Calvin leur rend ensuite. Il se rend compte au passage qu’ils sont heureux en couple et cela lui pose clairement un problème : il est renvoyé à sa solitude. Cette dernière est justement le sujet de ses conversations épistolaires avec Curtis.

En effet, Curtis lui parle de sa vie de famille – de sa fille et de sa femme. En retour, Calvin lui explique qu’il fait le choix d’être célibataire car il est trop bizarre pour une relation amoureuse. Quand Curtis le remotive à faire au moins un rencard, on voit que Calvin avait peut-être raison. Et en même temps, on sait qu’il trouvera Elizabeth en restant ouvert aux « variables inconnues ». Curtis reste persuadé qu’on ne peut pas être mieux seul et qu’il est important de rester ouvert – mais bon, il a d’autres problèmes qui se greffent à sa vie quand son père tombe malade et refuse d’être soigné, remettant sa santé dans les mains de Dieu.

1951

La correspondance entre Curtis et Calvin continue pendant quelques années, jusqu’à ce que Calvin rencontre Elizabeth. Mon cœur, mon petit cœur ! Cela devrait être interdit de proposer de tels couples et de les séparer si vite. Franchement, il est difficile de ne pas sentir son cœur fondre quand on nous remontre des images du couple heureux.

Alors que Curtis nous explique que son père accepte finalement d’être soigné de son cancer, Calvin, lui, est fou amoureux, au point d’envisager d’acheter une bague de fiançailles à Elizabeth. Qui l’aurait cru ? L’achat de la bague nous le montre encore plus parfait qu’il ne l’était déjà : il raconte à la vendeuse qu’Elizabeth est parfaite à ses yeux. Son discours sur la simplicité et sur le fait qu’Elizabeth aime la simplicité ? C’était simple et efficace.

À Noël, Calvin envisage donc de lui offrir la bague. Cela jette une nouvelle perspective sur leur Noël parfait, avec le chien et toute la solitude à la fac. C’est encore pire d’un coup : Calvin est paralysé par la peur de demander Elizabeth en mariage. Autrement dit : il ne l’a jamais fait alors que ça lui trottait dans la tête pendant un long moment. C’est horrible : on sait déjà qu’il ne le fera jamais et ça rend leur relation encore plus déchirante pour nous.

Bien sûr, l’épisode propose aussi des scènes où Elizabeth et Calvin continuent d’être un couple parfait, qui communique et s’amuse de tout, tout le temps. Ils sont en début de relation et tout ne peut qu’y être parfait, bien sûr, mais… Qu’est-ce que ça donne envie tant de simplicité !

En parallèle, nous continuons de suivre la vie de Curtis. Il s’occupe de son père et donne de nombreux conseils à Calvin, essayant de lui expliquer que le mariage est pour le meilleur et pour le pire. Il n’arrive pas pour autant à apaiser la peur de Calvin : qu’Elizabeth s’enfuit au moment où il la demande en mariage.

Il a également peur qu’Elizabeth ne finisse par voir ses défauts. Cela arrive inévitablement un jour que Calvin s’énerve au laboratoire. Il ne s’énerve pas contre Elizabeth, mais contre un simple assistant qui lui amène le courrier. Il ne supporte pas de voir que le courrier de ses détracteurs continue de lui arriver alors qu’il a demandé à ce que ce soit dirigé directement vers son avocat.

Le voir s’énerver comme ça déstabilise Elizabeth qui ne comprend pas d’où vient le problème. Elle s’enfuit donc du laboratoire et ce n’est que le soir qu’elle en apprend davantage sur Calvin. Celui-ci lui révèle qu’il a été abandonné par ses parents avant qu’ils ne meurent. Les lettres rouvrent donc des blessures, particulièrement quand les gens prétendent être de sa famille. On comprend donc qu’il déteste ses parents et qu’il ne souhaite pas recevoir ces lettres.

Elizabeth le comprend aussi, ne le juge absolument pas d’être heureux de la mort de ses parents, bien au contraire. Et une fois de plus, voilà un Calvin et une Elizabeth qui semblent être le couple parfait – qui sont la perfection incarnée. Nous les retrouvons ensuite qui font un peu de sport ensemble, nous voyons Calvin qui s’excuse auprès de l’employé qu’il a maltraité et, bien sûr, Calvin écrit une dernière lettre à Curtis, le matin de sa mort.

Que c’est atroce et énervant. Nous le voyons se préparer pour le jogging qui va le mener à sa mort. Nous le savons et nous assistons impuissant à ses derniers échanges avec Elizabeth. Ah. Ils savent rouvrir une blessure. Et donc, la bague avait été achetée bien avant qu’Elizabeth ne confie à Calvin qu’elle ne souhaitait pas se marier.

Sa dernière lettre ? Il explique qu’il est heureux avec Elizabeth et qu’ils sont faits l’un pour l’autre. Bordel, que c’est frustrant de le savoir si heureux le jour de sa mort. Putain de chien qui refuse de traverser la route ! Au moment où Curtis venait s’installer en Californie, en plus ! Et bien sûr, Curtis n’est pas tenu au courant de la mort de son ami épistolaire : il reçoit simplement sa propre lettre en « retour à l’expéditeur ». Horrible. Bien sûr, il apprend sa mort par lui-même, mais il ne réussit jamais à faire le lien de lui-même entre Elizabeth Zott et l’Elizabeth de Calvin. Il n’a pas dû chercher beaucoup tout de même. En même temps, il ne connaît pas du tout Elizabeth. Il ne l’a croisée qu’une fois.

1958

Nous revoilà donc au présent de la série : Curtis rend visite à Elizabeth avec toutes les lettres de Calvin qu’il a toujours gardées. Il ne faut pas longtemps pour qu’ils se comprennent tous les deux : Curtis se rend compte à quel point Elizabeth était parfaite pour Calvin quand il a le même genre de conversation avec elle qu’avec lui.

Elizabeth en profite pour regretter de ne pas avoir connu assez longtemps Calvin (tu m’étonnes) et pour souligner à quel point il lui manque. Malgré tout, elle a peur de céder à sa fille et d’être perturbée par ce qu’elle pourrait découvrir sur le passé de Calvin. Tandis que Mad lit avec attention toutes les lettres de son père, Elizabeth est finalement convaincue par Curtis de se rendre à l’orphelinat St Luke.

Malheureusement, sur place, le prêtre refuse de donner des informations à Mad et Elizabeth. Pourtant, Mad fait une vraie petite enquêtrice et surtout, surtout, il est assez évident qu’il leur ment ; improvisant un soi-disant incendie ayant brûlé les archives. On voit qu’il est affecté par le nom Calvin Evans, on voit bien que c’est un mensonge.

Reste à comprendre pourquoi, mais ce sera le sujet du dernier épisode. Pour y arriver, il nous faut passer par Mad qui s’énerve bien légitimement de cette nouvelle impasse, au point de vouloir fouiller toute la bibliothèque de l’orphelinat. Elle veut une preuve du passage de son père par l’orphelinat et elle finit par la trouver : il a bien emprunté un des livres de la bibliothèque, acheté par la fondation Remsen. Et là, Elizabeth y voit une piste sérieuse : la fondation Remsen, c’est un donateur qu’elle connaît bien.

Par contre, on notera qu’Elizabeth n’est pas bien maligne à chercher tous les livres avec sa fille alors que Calvin était fan de Great Expectations et ne lisait que ça…

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Allegiance – S01E01 – Pilot – 18/20

J’ai lancé le premier épisode sans trop savoir à quoi m’attendre et en pensant être sur une petite série policière sans ambition et sans budget. Je me suis trompé, j’ai beaucoup aimé ce que proposait cette série, avec de nouvelles recrues chez les flics canadiens. On est loin de l’humour de The Rookie, mais une version plus sérieuse fonctionne bien aussi – on le savait avec Les Bleus, déjà. Là, on a donc une série qui réussit vraiment à marquer les esprits dès son premier épisode et qui me donne envie de voir la suite. Une bonne surprise, quoi.

Spoilers 

Le jour où elle devient flic, Sabrina voit son père, ministre, se faire arrêter devant les caméras pour trahison.

Oh so you have a master in denial ?

L’arrestation

C’est parti pour une nouvelle série, alors ! Quelques plans aériens pour nous confirmer que nous sommes au Canada et hop, on découvre toute une fournée de tous nouveaux policiers. En quelques répliques, on apprend que l’héroïne de la série, Sabrina, s’est entraînée pendant six mois pour en arriver là. À présent, elle apprend que sa meilleure amie vient de recevoir à son tour son affectation : elles seront envoyées toutes les deux à Surrey.

Tout va bien dans le meilleur des mondes, et son père débarque alors pour la féliciter. C’est l’occasion pour nous de découvrir que Sabrina est la fille d’un haut responsable politique. Elle a aussi un frère, Ishaan, qui est en désaccord avec son père et est clairement la brebis galeuse de la famille. Franchement, avec une telle galerie de personnages en quelques minutes, on sait déjà que la série va pouvoir proposer quelques bonnes promesses.

Et alors que Sabrina commence un joli discours de promo devant tous ses camarades et sa famille, voilà que des flics débarquent pour arrêter Ajeet Sohal, son père, en l’accusant de trahison devant toute la promo. C’est quelque chose, ça. J’adore comment la plus belle journée de la vie de Sabrina est déjà gâchée et, ma foi, ça lance bien la série.

Premier jour

La première journée de boulot de Sabrina arrive tout de même après tout ça. Deux jours plus tard, alors qu’elle n’a pas de nouvelles de son père et que les journalistes se pressent devant la maison familiale, Sabrina revient de son jogging matinal et est prête à entamer sa première journée. Elle n’est pas si simple : son frère lui reproche son engagement, sa mère crie au complot et elle est amenée finalement au commissariat par l’avocat de son père, Max. Ce dernier assure qu’un homme politique blanc n’aurait pas été arrêté de la sorte, devant autant de caméras. Le discours semble le même pour à peu près tout le monde dans la maison.

Je doute qu’il en soit de même au travail pour Sabrina. La première personne qu’elle rencontre est Nate, un avocat chargé de mener l’accusation de son père. Cela commence bien, surtout qu’elle est clairement très intéressée par ce beau-gosse. Sa meilleure amie finit par la rejoindre et lui servir de bouclier face aux nombreux regards curieux qui se posent sur elle. Forcément. Même sans l’arrestation de son père, elle y aurait eu droit, mais là, forcément, il y en a encore plus.

Et il y a plein de personnages à découvrir : les deux meilleures amies – Sohal et Grove – ont envie de travailler pour le Sergent Gabinski, qui serait apparemment une légende, mais ce ne sera finalement pas leur tuteur. Il sera en revanche celui de Tucker, un autre bleu qui a fait ses armes avec les filles, est beau gosse et un brin vexé d’être le deuxième meilleur élève, derrière Sabrina.

Sabrina, elle, bossera avec Brambilla (Keith Mars !), tandis que Grove, elle, sera une experte informatique sous la supervision de Chang. J’aime bien que la série ajoute une bleue du côté de l’informatique, je pense que ça apportera un petit plus par rapport aux séries de ce genre. Assez vite, la réunion de début de journée permet de présenter un peu tout le monde et l’objectif de la journée, qui est de protéger la ville d’attaques racistes après l’arrestation du ministre Sohal.

Cela dit, la première journée de Sabrina va évidemment être bien différente avec une première enquête à mener. Avant ça, elle rencontre son tuteur et apprend à connaître son étrange humour. Ils sont ensuite envoyés en intervention dans un parc où un enfant aurait disparu une demi-heure plus tôt. Une rapide enquête permet à Sabrina d’apprendre que ce n’est finalement pas le cas : il a disparu depuis une heure.

Hop, la série verse alors dans de l’enquête toute simple, mais plutôt bien ficelée à vrai dire. On voit les policiers enquêter dans le voisinage, récupérer des caméras de résidences privées et quadriller toute la vie de l’enfant, placé dans les services sociaux. Cela fonctionne plutôt bien : la nana chargée de le surveiller a mal fait son travail, une caméra a filmé le kidnapping du gamin, on assiste donc au lancement d’une Amber Alert et au travail informatique mis en place pour retrouver au plus vite le gamin.

Gavin

Très vite, les flics comprennent que c’est le père, Gavin, qui est responsable de l’enlèvement et en recoupant tous les moyens à disposition, ils finissent par être vraiment sur sa piste. Bien sûr, on nous évoque la paperasse, l’enquête est diligentée à distance par Degas, une enquêtrice, et Sabrina a un caractère qui fait qu’elle ne laisse pas tomber l’enquête du tout, même quand on lui dit d’arrêter. Je trouve ça un peu abusé pour une bleue, mais j’aime bien son caractère malgré tout.

Après, pour une première journée de travail, c’est un peu abusé : on nous révèle ainsi que c’est sur son intuition que Brambilla et elle sont capables de retrouver le kidnappeur, le père de l’enfant. Il n’a pas hésité à mettre son fils dans un congélateur, mais ça, ils ne le savent pas encore. Gavin, le kidnappeur, finit par attaquer Brambilla et le mettre KO bien vite, laissant Sabrina seule pour l’arrêter – le reste des équipes étant 15 minutes plus loin.

Bien sûr, ça énerve le boss du commissariat de savoir sa bleue seule sur le terrain pour son premier jour, mais ils n’ont pas vraiment le choix de faire autrement. Pendant que Brambilla cherche le gamin malgré ses blessures, Sabrina poursuit donc le père comme elle peut et finit par être confrontée face à face avec lui. Honnêtement ? Je me rends compte que je suis pris dans l’action et que c’est vraiment un très bon premier épisode. L’enquête est simple, mais ça fonctionne. Sabrina est top en plus : elle parvient à cerner rapidement le caractère du père complotiste qui pense que son fils doit devenir un loup et pas un mouton.

Bon, ça finit par être un peu dans l’excès d’émotions du côté de Sabrina, mais sincèrement, c’est ultra efficace comme manière d’entamer une série et de marquer les esprits. Sabrina parvient à convaincre Gavin de dire où son enfant est, puis de lâcher son arme. Il n’y a pas de fusillade inutile, l’ensemble reste même à peu près crédible (bon, je mets un veto sur Brambilla blessé qui s’occupe seul de retrouver le gamin alors qu’il y avait une équipe de commando tout juste arrivée sur place). Tout est bien qui finit bien pour un premier jour en tout cas, mais ça a l’air épuisant d’être policier. Bon, Sabrina a quand même droit aux applaudissements de ses collègues quand elle arrive au commissariat après tout ça.

La fin d’épisode permet alors de proposer quelques pistes pour la suite. On découvre donc que Gavin a quelques menaces terroristes en réserve, que Sabrina et Luke Tucker ont la même ambition de bosser dans la même unité que Degas (serious crime), que Sabrina attire l’attention d’officiels (forcément) et surtout que toute l’équipe se rejoint dans un bar pour fêter la fin d’une première journée réussie. Des pistes pour la suite, quoi.

Ajeet

En parallèle de tout ça, Max, l’avocat du père, continue de faire son travail et d’essayer de libérer au plus vite Ajeet. Cela ne semble pas simple et ça se résume à une scène où il hurle au téléphone. Pas pour rien que ça me faisait penser à Suits. Bien sûr, ça ne se passe pas super bien pour Ajeet. Il clame être victime d’un complot, mais ça n’empêche pas son avocat de ne pas réussir à le faire libérer sous caution.

Malgré tout, Ajeet parvient à laisser un message vocal sur le portable de sa fille depuis sa prison. Il lui demande de prendre soin de son frère (hâte de voir ce genre d’épisodes) et de faire attention à elle, tout en continuant à mettre en place tout ce qu’elle peut pour sauver le monde, en gros. Il est fier d’elle, et ça, ça fait pleurer notre héroïne au grand cœur.

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Allegiance (S01)

Synopsis : Une bleue dans la police canadienne se retrouve confrontée aux limites du système judiciaire quand elle essaie de blanchir son père dans une affaire criminelle tout en faisant correctement son travail.

Pour commencer, vous vous dites probablement comme moi que je suis tombé sur la tête à regarder encore une autre nouvelle série, et une série policière en plus, quand je passe mon temps à rabâcher que c’est prévisible ces derniers temps sur le blog. Je ne sais pas, je suis dans ma période flics et enquêtes apparemment – et en pleine saison 5 de The Rookie actuellement, faudra que je mette les critiques en ligne à un moment.

En vrai, je me décide à lancer dans la série pour une seule et unique raison : j’ai vu passer le nom d’Enrico Colantoni au générique. S’il y a Keith Mars dans une série de flics, ça ne peut qu’être bien. Le trailer me donne plutôt l’impression d’un mix entre The Rookie et Suits, en quelque sorte. On verra bien, j’ai tenu devant le pilot de Tracker et je commence à vraiment m’attacher à Wild Cards, alors pourquoi pas à une autre série à enquête, hein ?

C’est les vacances scolaires, je vais salement le regretter quand la rentrée va arriver.

Note moyenne de la saison : 16,5/20

Allegiance – S01E01 – Pilot – 18/20

J’ai lancé le premier épisode sans trop savoir à quoi m’attendre et en pensant être sur une petite série policière sans ambition et sans budget. Je me suis trompé, j’ai beaucoup aimé ce que proposait cette série, avec de…

Allegiance – S01E02 – Supply Side – 18/20

La série conserve toute sa qualité pour de deuxième épisode, ce qui est un vrai soulagement. Mieux, je me suis rendu compte en cours d’épisode, coup sur coup, qu’il y avait en fait deux autres acteurs que je connaissais…

Allegiance – S01E03 – Running on Empty- 14/20

C’est moins bon cette semaine. Peut-être que j’en attends trop de la série après deux bons épisodes, peut-être que c’est juste que je n’étais pas dans le même mood, mais en tout cas, ça m’a donné davantage l’impression de…

Allegiance – S01E04 – IRL – 16/20

On a compris que la série voulait faire dans le social et elle est parfois un peu lourde dans sa manière de faire passer des messages – ici, sur les adolescents. Pour autant, je trouve que l’ensemble est fluide,…

Allegiance – S01E05 – Homecoming Kings – 16/20

Cinq épisodes et la série a clairement trouvé son équilibre : les dynamiques entre les personnages sont clairement établies et permettent de jouer un peu avec les situations proposées ; les intrigues policières sont toujours menées de manière fluide et à…

Allegiance – S01E06 – Safe Harbours – 16/20

Je suis content d’avoir arrêté la série quelque temps : cela me permet de confirmer que je l’aime toujours beaucoup pour sa reprise, mais aussi d’avoir un peu plus de patience avec le choix de la série de faire passer…

Allegiance – S01E07 – The Legacy – 18/20

C’est un sacré épisode ! Il me permet de découvrir plus en détails certains aspects du Canada que je ne connaissais pas du tout, mais surtout, il est un sacré exemple d’épisode procédural parfaitement maîtrisé. De son début in medias…

Allegiance – S01E08 – 8×6 – 16/20

L’épisode surprend par son manque d’action assez certain et me déçoit presque à trop se concentrer sur Sabrina qui se retrouve au cœur de trois intrigues à la fois. Ce serait bien qu’on développe aussi les autres personnages de…

Allegiance – S01E09 – Fallen Idols – 15/20

La fin d’épisode prépare agréablement le terrain pour une fin de saison qui promet d’être géniale, mais en attendant, on nous sert un épisode pas bien passionnant – ou en tout cas, moins original que d’habitude. Oh, il respecte…

Allegiance – S01E10 – Dawn to Dawn – 18/20

Le dernier épisode est à l’image de la saison : une qualité d’écriture qui n’est pas exempte de défaut mais qui est fluide et mène parfois à des moments de tension où l’on sent vraiment le suspense s’installer (c’est une…

Tracker – S01E01 – Klamath Falls – 12/20

CBS fait sa rentrée avec un épisode qui n’invente pas l’eau chaude et nous propose de suivre un personnage qui porte toute une série sur ses épaules. Je ne suis pas convaincu que ça puisse être suffisant et la formule semble trop classique et trop pleine de moments où mes yeux vont se lever vers le ciel. Affaire à suivre quand même, j’imagine, histoire de me faire une idée sur du plus long terme.

Spoilers 

Colter est embauché pour retrouver la trace d’un gamin.

You’re going to survive.

Jesse

La série commence clairement in medias res avec une femme qui se réveille au milieu de nulle part quand un beau gosse se penche sur elle et lui assure qu’elle ira bien et survivra. Ma foi, quitte à être dans une situation aussi déprimante et périlleuse, autant être dans les mains de Justin Hartley, je suppose. Les années passent et il reste toujours aussi beau gosse, c’est déjà ça.

La série confirme en tout cas avec cette première scène et un quasi-monologue de son héros qu’elle compte bien se reposer à 100% sur les épaules de ce personnage principal. Je ne suis pas convaincu que ce soit suffisant, même en adorant Justin Hartley. En tout cas, c’est un sauveteur au top. Il vend clairement du sexe à la nana qu’il aide et la ramène finalement en voiture vers… le milieu de nulle part, à nouveau. Bon, mais avec un camion de pompiers.

Ne perdant pas le Nord, Colter Shaw, c’est son nom, en profite pour réclamer l’argent qui était promis si l’on retrouver Jesse, la femme, à temps. Tout ça est donc un business. Et comme la série en est un aussi, l’épisode suivant nous met Justin Hartley torse nu. Il aura donc fallu quatre minutes pour le voir torse nu, les producteurs ne perdent pas le Nord non plus.

En plus, c’est super chelou, il se déshabille alors qu’il est au téléphone avec Velma & Teddi, un couple qui semble suivre de près ses aventures. Elles sont ravies de savoir qu’il a sauvé une vie et le préviennent qu’il a reçu des appels. Elles sont aussi clairement celles qui gèrent ses affaires à distance : elles sont confortablement installées dans une luxueuse maison où elles surveillent les récompenses postées en ligne pour retrouver des gens ou des choses. Et elles les communiquent à Colter, qui vit quant à lui dans une caravane qu’il tracte avec sa voiture. On a les infos dont on a besoin pour lancer la série.

Un métier pas comme les autres

Aussitôt, l’épisode commence donc en nous proposant un cas de la semaine tout ce qu’il y a de plus classique. Colter est embauché par une famille qui lui pose plein de questions et l’embauche pour retrouver Eddie, le père d’un gamin disparu depuis un moment – le père qui aurait kidnappé le gamin, donc. Colter attend que le mari s’en aille et avoue aussitôt à Sarah, la femme, que la première chose qu’il fera, c’est de lui demander pourquoi elle ment. Ben tiens. Cela fait un bon petit moment d’interrogation pour lancer le générique, ça.

Le suspense prend vite fin : il a repéré un problème de chronologie dans le récit des parents. Avant ça, on nous fait tout de même un petit topo de son travail : Colter parcourt les USA pour récolter les récompenses et il en fait son travail. La mère finit par lui venir en aide et donner toutes les infos dont il a besoin à ce moment-là pour faire avancer son enquête.

Colter enchaîne ensuite en passant un coup de téléphone à un de ses amis, Bobby. Il a donc des contacts un peu partout dans les USA pour lui venir en aide ? J’aurais préféré qu’on le découvre au moment où il débutait. Là, il est déjà bien installé, c’est un peu dommage. Bobby lui pirate donc les messageries instantanées si je comprends bien. C’est un job comme un autre. On note aussi que Bobby n’a plus de jambes, mais qu’il a des prothèses qui me paraissent dernier cri.

Cela permet à Colter d’avoir sa première piste en tout cas : le gamin disparu a été enlevé dans un fast-food, et il pensait en effet y rencontrer son père… mais non. Sur place, Colter essaie d’en savoir plus en passant par une voie légale, mais quand il se confronte à de la hiérarchie de fastfood pas très coopérante, il décide de faire le truc le plus con possible. Vous l’aurez compris, il s’introduit à l’intérieur du bureau de la manager pour avoir accès aux caméras de vidéosurveillance et découvrir que le gamin a parlé à un autre homme.

Je doute sincèrement que ce genre de caméras soit réellement si simple d’accès, mais en plus, il se démerde pour faire ça alors qu’il y a deux flics dans la salle. Et les deux flics, on les voit dès le début de la scène, donc on savait déjà ce qu’il en était dès le départ. Bref.

Tout ça permet d’en savoir plus sur Colter : les flics sont persuadés qu’il n’est intéressé que par le fric et il a vraiment tout un réseau prêt à tout pour lui. Velma & Teddi se débrouillent donc pour trouver un avocat capable de lui venir en aide et de le faire sortir de prison bien rapidement. Elles lui envoient une ex qui est très marrante, mais un peu lourde. La série n’a déjà aucune crédibilité, avec l’avocate qui se tape un monologue face à des policiers muets – parce qu’on ne paie pas les acteurs. Bon.

Au passage, Colter se fait tout de même une amie plutôt charmante chez les flics : la même qui était sûre qu’il n’était là que pour l’argent fait progresser l’enquête grâce aux informations de Colter, puis passe un peu de temps à papoter avec lui. On la voit aussi lui mater très clairement le cul, parce que pourquoi pas.

L’intérêt de tout ça ? Pendant qu’il était en prison, l’enquête a pu avancer. Il apprend donc le décès de l’homme qu’il recherche à présent, mais cela ne l’arrête pas pour autant de continuer son job. L’enquête continue donc et le pousse à retrouver la même flic, encore et toujours, quand il se rend dans la famille du gamin disparu. Comme il a fait progresser l’enquête, Colter a le soutien de la famille et peut donc agir un peu comme il veut, en faisant équipe avec les flics. Voilà. Il passe donc de type que l’on arrête parce qu’il commet une effraction à type qu’on aide à faire son job en quelques minutes. Et puis, la policière bave carrément sur lui à ce stade.

Négociation

La flic l’emmène dans une forêt où le gamin se trouve probablement, avec son kidnappeur. Evidemment, c’est finalement le cas : on laisse à Colter deux heures pour les retrouver et il y arrive bien sûr. Mieux que ça, il parvient à raisonner super vite le kidnappeur, lui affirmant qu’il n’est pas de la police et qu’ils ont une demi-heure pour procéder à la libération du gamin et lui éviter trop d’emmerdes judiciaires.

Bien sûr, ça, c’est la théorie. Alors que Colter parvient très bien à faire son travail, un hélicoptère finit par passer au-dessus d’eux et leur faire prendre conscience que la police est là. Ce n’était pas prévu comme ça. Cela énerve Jack, le kidnappeur qui, finalement, décide donc de tirer sur Colter, le blessant au bras. Jack en profite pour s’enfuir en camionnette avec le gamin toujours bloqué à l’arrière de la voiture.

Par chance, une balle, ça ne suffit pas à arrêter Colter dans sa quête pour retrouver le gamin. Il traverse donc la forêt pour réussir à rejoindre le gosse à l’arrière du pick-up où il est bloqué et cela tombe vraiment bien. En effet, grâce à tout ça, Colter est à l’arrière du véhicule quand Jack est coincé par les flics et décident de se suicider, mettant involontairement en danger la vie du gamin et de Colter.

Je ne comprends toujours pas pourquoi Colter dit au gamin de « stay down » dans la voiture quand ils feraient mieux de sauter par-dessus bord avant de se retrouver suspendus dans le vide… Finalement, une fois suspendus dans le vide, Colter comprend qu’ils n’ont pas d’autres choix que de plonger. Cela fait une petite scène impressionnante et hop, ils survivent.

On retrouve ensuite Colter à l’hôpital pour récolter son argent, pour savoir comment va le gamin, pour faire les gros yeux au flic qui est intervenu plus tôt que prévu et hop, happy end. Le happy end ? Ben il se tape la flic bien sûr, puis il répond à un appel en visio de Velma et Teddi pour avoir une nouvelle enquête. Ouais, ouais, il prend les appels en visio alors qu’il est encore au lit et à poil avec sa conquête d’un soir. Sympa pour elle.

Passé trouble

Pendant tout l’épisode, Colter est aussi harcelé par des coups de téléphone et SMS. En flashbacks, on en découvre un peu plus sur son adolescence (ou enfance ?) avec un père maltraitant s’énervant souvent après lui. Il hurle, le pousse à faire de l’escalade et engueule aussi sa sœur. Je ne vais pas donner cher de sa peau à la sœur. Ou à la mère ? Une des deux a forcément disparu en cours de route.

L’histoire est rapidement racontée par Colter à la flic avec qui il fait équipe dans l’épisode. Une dispute familiale a éclaté quand le père a voulu partir avec ses trois enfants, sans la mère. Le grand frère a voulu protéger sa petite sœur et Colter, et le père a alors décidé de les menacer avec un couteau. Oui, oui, le père est sur le point de poignarder Russel. Finalement, il s’est barré sans ses enfants et sans sa femme, parce qu’il était recherché – probablement par les flics.

On en arrive à la conclusion logique, comme la flic, que c’est le père qui a dû disparaître. Ce n’est pourtant pas le cas, il fallait une surprise : Colter révèle donc qu’il a retrouvé son père malgré la nuit et la pluie, parce que son père l’avait quand même bien entraîné. Le truc, c’est que c’est Russel qui a décidé de le tuer apparemment, en le jetant du haut d’une falaise.

C’est donc pour ça que Colter évite les innombrables appels et SMS de Russel dans le présent. Colter passe aussi voir sa mère en chemin vers sa nouvelle enquête et celle-ci insiste très lourdement pour qu’il bloque le numéro de Russel. Mouais. Elle va avoir tué son mari, quoi. Quelque chose comme ça. Cela ne fait pas un gros cliffhanger, ni un fil rouge franchement renversant. On verra bien ce que ça donne par la suite. J’espère surtout que la série ne nous proposera pas des flashbacks à chaque épisode !

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