Echo – S01E05 – Maya – 05/20

C’est honteux. C’est juste honteux de supprimer un épisode pour proposer ce gâchis monumental en épisode de fin de saison. Concrètement, il manque des morceaux entiers d’histoire pour que l’ensemble puisse être cohérent : les personnages devinent des choses qu’ils ne peuvent pas savoir et on est censé les accepter ; il n’y a aucune vraie conséquence aux actions, mais en même temps, il n’y avait pas non plus de cause ; il n’y a même pas une bonne scène d’action. Autant il y avait des qualités dans les quatre premiers épisodes, autant ce dernier épisode s’inscrit déjà comme l’un des plus mauvais que je verrai en 2024. C’est rare que je descende si bas dans ma notation, mais vraiment, l’épisode n’est juste pas construit. Quel gâchis, quelle honte.

Spoilers 

Fisk s’en prend à la famille de Maya parce que ouin ouin elle est méchante avec lui.

(Ce scénario ne mérite pas une citation)

Taloa

Bien sûr qu’après avoir fait le tour des trois ancêtres de Maya la série décide de terminer par nous dire que Maya est elle-même une héroïne. Nous la voyons blesser un oiseau avec un lance-pierre, parce qu’elle voulait voir si elle était capable de l’atteindre. Elle regrette aussitôt, demandant à sa mère de soigner l’oiseau.

La série nous révèle alors que la mère de Maya avait bien un pouvoir de guérisseuse et était capable de sauver l’oiseau, un « Biskinik », un oiseau traditionnel qui a son importance dans la mythologie de la tribu. Une fois l’oiseau sauvé, on repasse à l’accident de voiture, donnant l’impression qu’il restait quelque chose à en dire, mais finalement, non. Taloa est morte, il faut s’y faire.

Echo

Que faire de cet épisode ? Il ne reste pas grand-chose en théorie. Et pourtant, les scénaristes ont encore quelque chose à raconter, pas vrai ? Pas sûr. La ville organise la foire Pow Wow, comme suggéré dans l’épisode précédent et c’est là qu’aura lieu le cœur de l’action de ce dernier épisode. Le problème, c’est que Biscuits est à la sécurité de Pow Wow… autant dire qu’il n’y en a pas. Il s’inquiète tout de même de l’absence de Chula et Bonnie à la foire, et envoie ainsi des SMS à Maya, qui venait de repérer un Biskinik, ces oiseaux portant normalement les messages en temps de guerre dans sa tribu. C’est gênant.

Maya fait aussitôt demi-tour et rentre chez sa grand-mère pour savoir ce qu’il se passe. Nous avons une longueur d’avance sur elle : Chula a passé sa journée à essayer de récupérer sa machine à coudre pour faire un costume à Maya, puis a rencontré… Fisk. Celui-ci s’est fait passer pour un homme très poli afin de gagner sa sympathie et l’a probablement enlevée.

Bon, il n’empêche que Maya est inquiète et ne sait pas tout ça. Quand elle arrive chez sa grand-mère, elle tombe alors nez à nez avec… sa mère. What the fuck. Sa mère lui explique que Maya porte en elle les voix de toutes ses ancêtres et qu’elle beaucoup souffert, mais qu’il est important de comprendre qu’elle a ses échos en elle. Echos. Voilà donc pour le titre de la série. Chaque ancêtre a apporté une qualité indispensable à Maya aujourd’hui et elles sont réunies dans la tenue cousue par Chula.

C’est… n’importe quoi. La mère sort de nulle part et sans vraie raison pour expliquer le concept de la tenue, en repassant par l’accident de voiture. Pourquoi pas, en vrai ? Juste, ce serait bien de nous expliquer ce qu’elle fout là. Elle est morte, d’où vient cette vision ? Les échos se manifestent dans les cas de vie ou de mort, mais Maya n’est pas en danger à ce moment-là ? C’est paresseux et ça casse l’émotion de nous laisser face à tant de questions. Une fois de plus, ça donne l’impression que la série s’est précipitée vers cette scène sans réussir à l’introduire correctement. Et aussi, c’est le genre de révélation qui fonctionnerait encore mieux s’il y avait plus d’épisodes pour y mener. C’est passé trop vite.

PowWow

Bon, on était en début d’après-midi, mais voilà que nous sommes désormais en fin de journée avec le Pwo Wow qui commence. Maya a enfilé la tenue de sa grand-mère et fait partie du défilé pour… euh ? Je ne sais pas. Qu’est-ce qu’elle fait là en fait ? Elle devrait être en train de chercher sa grand-mère et s a cousine, pas de défiler ? Il manque très clairement une étape pour justifier sa présence.

En plus, l’épisode est plutôt court, mais on perd beaucoup de temps dans la représentation de Pow Wow. Ce n’est pas dérangeant si en parallèle on nous explique pourquoi Henry pense que le festival va devenir dangereux, mais là, c’est juste frustrant. D’où sort Henry ? Je n’en ai pas la moindre idée, mais il décide de dire à Biscuits qu’il devrait avoir une arme car ça va mal tourner à Pow Wow. Pourquoi pense-t-il ça ? Pas la moindre idée. Il manque un épisode où quoi ?

Maya finit par quitter le défilé pour se rendre dans ce qui ressemble à un restaurant de fête foraine, mais complètement désert. Pendant que tout le monde fête Pow Wow, Maya se retrouve donc confrontée à Fisk. Une fois de plus, elle tend son flingue vers lui dans cette grange/restaurant. Fisk a avec lui Bonnie et Chula, ce qui fait que Maya range son arme. Pourquoi ? Aucune idée. Faut que j’arrête de poser la question, je sais.

En tout cas, Maya a jeté sa lentille, ce qui fait que Bonnie est obligée de traduire Fisk. En post prod, le choix est fait de ne pas nous faire entendre ce qu’il dit. Bonnie traduit comme elle peut en langue des signes. Fisk confirme qu’il a tué le père de Maya, mais aussi qu’il compte tuer tout le reste de sa famille.

C’est gênant, hein ? Eh bien non ! Les ancêtres de la famille décident de se manifester à nouveau. Nous les voyons donc apparaître aux côtés de Maya, mais aussi aux côtés de Chula et Bonnie. Chacune ressent et vit les échos, ce qui leur permet de mettre KO les hommes de mains de Fisk. Oui, oui, Chula la grand-mère met KO des gardes du corps. Ca vaut le détour.

En parallèle, Biscuits utilise un monster truck pour détruire les camions pleins d’hommes armés (????) de Fisk (d’où sortent-ils ? Quel est leur but ? Comment Biscuits le sait-il ?) et Henry tue le sous-chef de Fisk (je ne vais pas m’épuiser à écrire plus que ça, ça n’a aucun sens).

Plutôt que de tuer Fisk, Maya décide finalement de poser ses mains sur sa tête. Cela nous permet de voir qu’il est encore un petit garçon frustré par les violences paternelles dans sa tête. Elle tente de le calmer, de le réconforter, de l’empêcher d’aller tuer son père et de faire taire sa rage. Pourquoi pas. Du coup, elle ne tue pas Fisk et, en fin d’épisode, il part dans sa voiture avant l’arrivée des flics, comme si de rien n’était.

Pardon ?

Happy end

La conclusion de l’épisode voit alors l’oiseau du flashback initial s’envoler, libéré par Taloa et Maya, puis Maya se souvenir de sa dernière soirée heureuse avant la mort de sa mère. Une fois que c’est fait, elle remonte sur sa moto pour se rendre à un pique-nique familial qui semble bien se passer. Soit. Cela permet surtout de repasser par tous les décors de la série et de voir les personnages heureux d’être ensemble. Apparemment, tout est réglé entre eux, personne ne parle de ce qu’il s’est passé à Pow Wow, personne n’est en prison non plus (après tout, un meurtre ce n’est rien pour Henry…) et… happy end ?

Moui. En post-générique, on apprend que Fisk veut réunir toutes les têtes restantes avant que la situation dégénère. Quelle situation ? On ne saura pas trop. En tout cas, il est ensuite captivé par la télévision qui annonce que les élections pour la mairie de New-York sont en train de se jouer et que l’arrivée d’un autre candidat capable de comprendre la souffrance des new-yorkais ne serait pas de trop.

En bref

C’est définitivement un immense gâchis. Je ne sais pas comment ça se justifie. Le covid ? Les coupes budgétaires ? Mystère. Une chose est sûre, la série avait de quoi proposer une intrigue plus intéressante que ça avec les personnages qu’elle utilise – Daredevil, Fisk, Maya… Tous ont de quoi être de super héros de séries, mais tous sont sous-exploités en cinq épisodes.

Réduire le nombre d’épisodes est une décision conne, en plus. On sent que les scénaristes ont condensé le contenu de bien plus d’épisodes : les relations ne sont donc pas développées, les intrigues sont décousues, on manque d’informations et d’explications… et surtout, surtout, il n’y a finalement aucun enjeu ! C’est fou, mais ces cinq épisodes ne savent pas ce qu’ils veulent raconter et ça se sent.

J’ai l’impression que ça aurait pu le faire sur un temps plus long, en développant davantage les perspectives de chacun et les backstories. À la place, on a juste trop de personnages qui se croisent, se font du mal, ne sont pas introduits correctement (franchement, ne serait-ce que nous dire les liens entre Chula et le vendeur ou entre Henry et Maya, ça aurait aidé) parce qu’ils viennent de comics et… c’est un immense gâchis. La série passe à côté de son potentiel et bâcle carrément son dernier épisode, en oubliant d’essayer d’apporter des explications aux actions de ses personnages. Des conséquences, mais aucune cause, donc.

Malheureusement, je crois qu’Echo sera vite oubliée. Enfin, elle l’est déjà en fait alors que je la vois avec à peine un mois de retard et que personne n’en a parlé. Tant de potentiel gâché…

> News | Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

Echo – S01E03 – Tuklo – 13/20

Le retour de l’action fait du bien à la série, mais l’écriture reste poussive, je trouve. On sent bien que le rythme peine à être trouvé et que les dynamiques sont expédiées sans transition d’un point à un autre, car il faut que ça avance vite. Concrètement, la saison a à peu près la durée d’un film, mais tous les éléments d’une série quand même. Cela fait beaucoup de personnages et d’intrigues à caser… Et puis, la fin de l’action est clairement décevante dans cet épisode.

Spoilers 

Vickie passe à l’action et c’est tant pis pour Henry et Maya.

Maya brought that on herself coming home.

Tuklo

Bon. On a bien compris que chaque épisode allait commencer par une des ancêtres de Maya. C’est chouette en théorie, en pratique, je suis un peu sceptique sur les choix opérés par les séries, parce que tout ça est rattaché de manière trop artificielle à notre héroïne. Maintenant, je suis toujours pour la présence de nouvelles héroïnes à l’écran.

Ce troisième épisode propose en tout cas de commencer par un passage en film muet. Cela nous permet de découvrir la vie de Tuklo, une jeune fille qui aspire à devenir Lighthorsemen, c’est-à-dire une policière de la tribu pour se défendre contre l’envahisseur au début du XVIIIe siècle. J’aime bien l’éclairage historique que ça apporte et la manière dont c’est présenté.

Après, faut bien reconnaître que tout ça ne sert pas à grand-chose pour la série. La jeune fille n’a pas le droit de le devenir, elle se rend à une source où elle a des visions de ses ancêtres Lowak et Chafa, et bim, elle ose prendre un fusil et sauver sa famille. Son smile était chouette – et c’était aussi le cliffhanger de l’épisode précédent.

Les ancêtres

Après le générique, nous voyons Chula se rendre dans la même boutique que Biscuits et Maya pour justement obtenir des informations sur le retour de Maya. Bien sûr, comme elle a séparé les cousines, elle apparaît comme une méchante aux yeux de Maya et les deux ne se sont pas parlés depuis des années. Il serait pourtant bon de le faire pour avancer un peu.

De son côté, Maya continue d’avoir des visions de ses ancêtres – même celles qu’on ne connaît pas. C’est un peu embêtant quand elle se retrouve à faire face à Chafa alors qu’elle se promenait tout simplement. En effet, elle est inattentive un temps et se retrouve kidnappée, puis pendue par les pieds au beau milieu de Skatelite, la fameuse entreprise d’Henry.

Pourquoi ça ? Eh bien, Vickie a informé les hommes de Fisk qu’elle était de retour en ville, tout simplement. Bon, avec sa prothèse, Maya tombe rapidement du plafond, mais elle est récupérée par Vickie et deux de ses femmes de main (quoi, c’est pas comme ça qu’on dit ?). Cela lui permet de se rendre compte aussi qu’Henry est retenu prisonnier contre son gré. Bon.

Bonnie

Leur salut peut venir, peut-être, de Bonnie. Cette dernière décide en effet de passer voir son oncle Henry. Bordel, je pensais que c’était son père à ce stade. Bon, ça ne change pas grand-chose à l’affaire : Bonnie rentre dans Skatelite et parle à son oncle comme si de rien n’était. Celui-ci a été libéré pour la faire fuir. En soi, ça fonctionne plutôt bien : il a même le temps de lui indiquer, en langue des signes, de fuir et de prévenir les secours.

Malheureusement, malgré la discrétion apparente et la réussite de ce plan, Bonnie est rapidement constituée prisonnière elle aussi. C’était idiot de ne pas rentrer dans sa voiture pour donner l’alerte en même temps. L’avantage, c’est que Bonnie et Maya sont prisonnières dans la même pièce. Ces malfrats ne sont pas super malins. Maya non plus, cela dit. En effet, elle attend que sa cousine arrive pour se libérer. Je ne comprends pas pourquoi.

Elle se libère grâce à sa chaussure qui a évidemment une lame, puis libère sa cousine. Les deux filles n’ont absolument pas le temps de parler, mais elles le font quand même. C’est con, elles auraient besoin de leurs mains pour faire d’autres choses dans la précipitation. Bon. La confrontation entre les deux cousines est expéditive. On sent que les scénaristes raccourcissent les choses comme ça prend plus de temps de parler en langue des signes.

Bonnie reproche à Maya de ne pas avoir répondu à ses messages à la mort de son père, lui reprochant de s’être éloignée volontairement d’elle. Ma foi, c’est plutôt juste. Maya finit par la regarder en face, ce qu’elle n’osait pas faire et… elles sont aussitôt interrompus par Vickie et ses deux complices.

Ces dernières ont compris rapidement que Maya s’était libérée. J’ai bien aimé la confrontation qui a lieu ensuite, avec Maya qui se retrouve à frapper Bonnie pour faire diversion. Le moment où Maya balance le portable sur la nana qui a le flingue juste pour la distraire, c’était brillant. On n’est pas sur une excellente scène d’action, évidemment, mais sur de l’humour qui fonctionne bien. En tout cas, Maya se retrouve finalement prisonnière seule d’une pièce, pleine d’outils qui lui permettent de se fabriquer une arme et mettre KO sa geôlière.

Combat

Elle se libère un peu trop tard toutefois : les hommes de main de Fisk sont déjà là. Vickie tente de négocier avec eux pour récupérer l’argent, en vain. Il est très clair que les hommes ont pour but de tuer Maya et qu’ils n’hésiteront pas à tuer Vickie également. Si celui-ci pensait passer une très bonne journée et la finir riche, il se fait donc tirer dessus bien rapidement. J’ai eu de la peine pour lui – il se crache du sang au visage lui-même, une idée bien pensée en vrai.

Je m’embrouille tout seul dans ma critique, c’est terrible : Maya se libère de sa prison temporaire grâce à un pistolet à clous et elle enchaîne de très bons moments d’action ensuite. Un petit SMS à Vickie pour lui apprendre qu’elle est libre (et le faire tuer de manière probablement involontaire) et hop, elle s’attaque à tous les hommes de mains de Fisk.

J’ai beaucoup aimé la scène, car on retrouve le budget, les mouvements de caméras et les chorégraphies bien senties parmi les jeux d’arcade. Elle met KO à peu près tous les hommes qui osent s’attaquer à elle, profitant aussi pour cela de l’expérience de ses ancêtres. Le montage en post-prod est plutôt sympathique pour montrer les parallèles entre les combats de Tuklo et celui d’Echo. Est-ce vraiment nécessaire ? Absolument pas.

De toute manière, Echo a beau gagner son combat, c’est inutile. Le leader des hommes de mains a Bonnie en otage. Il peut donc faire prisonniers Henry et Maya super rapidement. Alors qu’il est sur le point de les tuer, il reçoit toutefois un coup de téléphone et… se barre, avec les hommes qu’il lui reste. C’est plus qu’étonnant. On lit l’incompréhension dans à peu près tous les regards et je me demande quel est le vrai plan de Fisk sur le long terme.

Fin de journée

En attendant, l’épisode peut se diriger vers sa fin. Maya se débarrasse de Bonnie comme elle peut, même si cette dernière souhaitait attendre la police. Maya ne compte pas les appeler. Elle préfère parler à son oncle : les deux en arrivent à la conclusion que la seule personne qui pourrait arrêter une exécution à ce moment-là et avoir assez de pouvoir pour ça serait Fisk.

C’est peu probable comme il est supposé mort, avec une balle en pleine tête. Par conséquent, Henry décide de s’allier avec Maya pour savoir ce qu’il s’est passé. Mais bon, ils commencent déjà par rentrer chez eux. Là, Maya reçoit sa nouvelle prothèse, déjà terminée. Une journée, c’est du rapide. La prothèse a aussi un logo Choctaw dessus. On comprend bien que la série insiste sur les origines amérindiennes de son héroïne. C’est une bonne chose, mais ça manque de subtilité je trouve. Après, je dis ça, mais en vrai, quand j’y pense, Captain America est loin d’être subtil aussi avec son bouclier, hein.

Bon, Maya enfourche ensuite sa moto et retourne chez elle, la maison étant restée comme un musée aux yeux de sa grand-mère. Le ciffhanger de l’épisode est alors bon : Maya ne parle toujours pas à Chula, mais elle tombe nez à nez avec Fisk. Celui-ci l’attend chez elle, avec un œil de moins. Le regard d’Echo est tout haineux, Fisk est plutôt dans l’incompréhension. Et la scène est tellement longue, passez au générique bordel !

> News | Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

Echo – S01E02 – Lowak – 12/20

Je commence à peine à m’attacher aux personnages qu’il y a déjà des répétitions dans les scènes proposées et les dynamiques. Les scènes d’action ? Le budget est sacrément réduit dans ce deuxième épisode et c’est beaucoup moins prenant. Quant au reste, on voit bien que la série fait des efforts pour relier ses différentes intrigues, mais ça sonne trop forcé, justement.

Spoilers 

Maya s’attaque au train de Fisk, comme promis.

Just lay low

Lowak

Ce second épisode, comme le premier, commence par nous parler de la mythologie Choctaw, revenant en Alabama en 1200 après JC. C’est extrêmement détaché de tout le reste, une fois de plus, et je ne comprends pas trop ce que ça vient faire là. Le filtre n’aide pas trop non plus. Bon, on voit en tout cas toute cette tribu s’extasier devant un match d’un sport dont je ne sais pas grand-chose. Ce qui est sûr, c’est qu’on montre une héroïne, Lowak, bien énervée. L’enjeu du match est important : le perdant perdra le droit de vivre sur les terres.

Le problème, c’est que l’équipe adverse, qui était en train de perdre, fait appel à son champion. Ce dernier met Lowak en difficulté. On suit donc tout le match à partir de là, avec un dernier point décisif lors duquel Lowak a soudainement une vision de Chafa. Grâce à celle-ci, son équipe l’emporte.

Bordel, mais qu’est-ce que je viens de regarder en vrai ? C’était super chelou, tout de même.

Préparatifs

Je suis content de voir que le générique de fin du premier épisode est en fait le générique de la série. Je l’aime beaucoup, ça va aider à faire passer les quatre épisodes qu’il me reste à voir. Après le générique, on retrouve Maya alors qu’elle est réveillée par son cousin, Biscuits. Ce dernier lui apporte quelques provisions et elle profite aussitôt de celui-ci pour lui demander quelques courses supplémentaires. Elle abuse un peu, tout de même.

Biscuits le fait cependant, se rendant chez son grand-père pour faire ses emplettes. La série en profite pour montrer une Karen et son mec acheter de la décoration locale – une critique très claire des américains blancs un peu concons qui veulent une déco Navajo sans faire la différence entre les tribus amérindiennes.

On a ensuite un aperçu de la vie de la grand-mère. Je me demande sincèrement pourquoi la série veut absolument nous faire quelque chose de si décousu. Les scènes s’enchaînent sans trop de rapport entre elles. Bon, la grand-mère, Chula, apprend le retour de Maya au détour d’une conversation, comprenant surtout qu’elle est la dernière au courant de ce retour (c’est faux, il y a aussi la cousine).

Chula se rend aussitôt dans la salle de patinage pour demander des informations au gérant. Mais qui est-il au juste ? L’oncle de Maya ? En tout cas, elle insiste pour dire que Maya risque d’avoir une mauvaise influence sur Biscuits.

Le train

Elle ne croit pas si bien dire : Maya l’entraîne dans quelques aventures parfaitement illégales. Au prétexte d’un tour ensemble, elle le convainc de la déposer sur un pont duquel elle saute pour atterrir sur un train. On sait déjà qu’elle est là pour s’attaquer à un wagon de Fisk Entreprise, donc c’est à peine surprenant, en vrai. La surprise vient peut-être du fait que la série est si rapide à mettre en place ce qu’elle propose. Et en même temps, il n’y a que cinq épisodes.

Bref, nous suivons Maya faire en sorte de s’infiltrer sous le wagon, puis dans celui-ci ; pendant que son cousin la suit en parallèle. C’est hyper cliché tout ça : la scène d’action est bien foutue, mais on se sent obligé de nous montrer que Chula appelle Biscuits pendant qu’il tente de suivre le train à toute vitesse pour récupérer Maya quand elle sortira de celui-ci ; de même qu’il est apparemment nécessaire de rappeler que Maya a une prothèse – on la voit donc arracher son jean.

C’est vraiment nécessaire, parce que ça lui pose problème ensuite quand sa prothèse est prise au piège entre deux wagons. En galère, Maya désespère un temps, avant d’avoir soudain une vision de Lowak et Chafa. Ses mains changent de couleur et elle a la super-force nécessaire pour libérer sa prothèse.

La course folle s’arrête alors quand Biscuits finit par rattraper le train et que Maya peut sauter du train en marche vers la voiture. C’est n’importe quoi. Je sais que c’est une série d’action, mais tout de même… on se fout de nous. C’est gênant, je comptais sur les scènes d’action pour remonter le niveau de la série.

Après, l’action n’est pas tout à fait terminée : on découvre que Maya n’a rien volé dans le train… elle a juste placé une bombe qui détruit totalement un entrepôt avec plein de munitions pour les hommes de Fisk. Bon, ça fait quelques morts au passage aussi.

Le lendemain

L’attentat de Maya ne passe pas inaperçu auprès d’Henry, le gérant. Ouais, il a enfin son nom, merci les SMS pour ça. Il demande donc à parler à Maya au plus vite, mais celle-ci est occupée à faire réparer sa prothèse par le vendeur du coin. On essaie de nous faire croire qu’un marchand de superette va réparer une prothèse high-tech là ? Même si on nous montre des images de cette réparation, je ne suis pas convaincu. Mieux encore : il lui fait une prothèse temporaire en attendant d’en créer une nouvelle.

Cela dit, la vraie raison pour laquelle Maya passe dans cette boutique, c’est de lui faire repérer une statue de Chafa dans la boutique. L’idée est claire : Chula peut faire remonter les racines de la famille jusqu’à Chafa et ça forcera Maya à parler à sa grand-mère. En attendant, elle sera surtout confrontée à Bonnie – qui apprend son retour par une gaffe amusante de Biscuits – et à Henry, qui n’apprécie pas du tout de voir Maya ramener les conflits de New-York dans sa petite bourgade.

Le problème, c’est que la scène est méga répétitive par rapport au premier épisode et que le cliffhanger ne donne pas plus envie que ça : on nous montre une vision d’une autre ancêtre de Maya. Bon. OK.

> News | Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

Echo – S01E01 – Chafa – 14/20

Bon, comme je l’imaginais, ce n’est pas glorieux du tout comme introduction. Je comprends pourquoi la série n’a pas fait parler d’elle : l’intrigue proposée est extrêmement décousue et galère à introduire ses personnages, sa mythologie et ses enjeux. Disons que ça donne l’impression qu’ils veulent être sur trois fronts à la fois, sans arriver à en gérer un seul. Ceci étant dit, les scènes d’action sauvent l’épisode car elles sont hyper qualitatives.

Spoilers 

Maya a une enfance aussi malheureuse que ce qu’on connaît d’elle à l’âge adulte.

Maya… You and I, your father, we’re family.

Enfance malheureuse

La série commence déjà mal avec un « Marvel Studios » qui se passe du générique habituel. Je suis là pour avoir ma dose de Marvel, ça commence théoriquement par là. Bon, je vais essayer de ne pas en tenir rigueur à la série et de me concentrer un peu sur ce qui suit. Le problème, c’est que je ne suis pas sûr de comprendre ce qui suit avec des êtres tatoués de partout (marqués serait plus juste) qui sortent de Terre et boivent de l’eau d’une source magique avant d’être enterrés à nouveau lorsque le plafond (volcanique ?) s’écroule. Mais qu’est-ce que je viens de voir ?

Ce qui est sûr, c’est que la femme qu’on vient de suivre finit par atterrir dans ce qui ressemble à un jardin d’Eden, avec un oiseau qui se pose sur elle et sa peau d’argile qui se craquèle. En-dessous, il y a une peau humaine et des vêtements qui l’empêchent de finir à poil devant le reste de sa tribu, les Choctaw.

Tout ça n’est en fait qu’une histoire racontée en 2007 par une petite fille à une autre, sa cousine, malentendante. Bon, il est question de Maya, quoi, mais je ne suis pas convaincu par une introduction qui semble déjà se perdre dans une mythologie inutilement compliquée. Il me semble qu’une voix off pour expliquer ce qu’on voit n’aurait pas été de trop, pour une fois.

Après, on n’est pas en manque d’action : les parents des petites filles sont en train de se faire une bonne soirée qui se terminera mal. Les grands-parents de Maya (je suppose) partent en laissant les cousines ensemble sous une tente. Comme il pleut des cordes, elles finissent par rentrer et réclamer du chocolat chaud. Alors que Maya part avec sa mère acheter de quoi en refaire, elles ont alors un sacré accident de voiture parce que les freins de sa voiture ne fonctionnent plus.

La scène suivante nous apprend que ceux-ci ont été sabotés à cause de son mari, un criminel local. Ma foi, on le savait déjà, mais ça ne fait pas de mal de nous le rappeler. Dans l’accident de voiture, Maya a aussi perdu sa jambe et son père a perdu tout le respect de sa belle-mère. Forcément. Le père décide dès lors de partir à New-York, loin de sa belle-famille qui lui en veut, tandis que Maya passe son temps à culpabiliser pour l’accident dont elle se sent responsable. Elle voulait du chocolat chaud après tout.

Le départ pour New-York est super violent pour la petite en tout cas. Non seulement, elle a perdu sa jambe et sa maman, mais elle perd aussi le soutien de sa cousine. C’est compliqué pour elle. À New-York, son père fait tout ce qu’il peut pour offrir une vie différente de la sienne à sa fille. Il veut la maintenir loin du crime, mais bon, quand on a un papa criminel, c’est un peu impossible. Maya observe tout et comprend vite ce qu’il en est.

Malgré sa jambe en moins, elle a une prothèse qui lui permet de faire du judo, où elle croise Fisk. On ne nous le dit pas encore comme ça, mais on le comprend.

Fisk

Après cette longue introduction, il est temps de sauter dans le temps pour quinze ans à peu près. Nous retrouvons Maya sur un ring de boxe où elle met KO son adversaire sans le moindre souci. Elle part ensuite en moto vers un immeuble où elle tombe sur un véritable massacre en cours. Un type avec une épée semble être en train de dégommer tout le monde dans le bâtiment. Maya se fait aussi discrète que possible et assiste ainsi au meurtre de son père, transpercé par un sabre. Euh… OK.

C’est une introduction plus que chaotique tout ça, et ça continue quand la cousine envoie des SMS à Maya pour lui dire qu’elle est là en cas de besoin. Mouais. C’est étonnant comme manière d’introduire un personnage tout ça. On ne comprend pas trop pourquoi, mais Maya est ensuite arrêtée par la police dans une concession de moto. Elle balance une moto sur une voiture de flics, mais aucun d’entre eux ne lui tire dessus.

C’est plutôt une bonne chose, cependant : ça permet à Fisk de venir s’occuper d’elle. Il empêche son arrestation et l’embarque en limousine pour lui raconter que lui aussi a perdu son papa quand il était jeune. Pardon, mais si le but est de nous faire compatir pour Fisk, non merci hein. C’est un connard, on le sait. Bref, il recrute Maya et l’engueule pour qu’elle transforme sa peine en quelque chose d’utile (pour lui).

Elle se rend alors dans un autre repaire de malfrats où elle aura pour mission de tuer tout le monde, parce qu’ils ne sont pas sympathiques avec le Caïd. Soit. Les mouvements de caméra sont fluides et les scènes d’action sont plutôt bien fichus, parce qu’il y a le budget Marvel, mais le personnage de Maya n’est pas dingue pour l’instant. On la voit par exemple s’en prendre à un garde qui essaie de la peloter avant de se figer complètement au moment où l’action commence.

Finalement, un méchant lui tombe dessus, ce qui la fait sortir de sa léthargie. Elle met KO deux types très rapidement, avant de… se faire attaquer par Daredevil ! Alléluia. Enfin un personnage qui peut donner envie d’accrocher à la série. Les scènes d’action avec lui sont toujours aussi incroyables. Malgré tout, Maya parvient à s’enfuir après une action très fluide. Elle a fait ses preuves pour Fisk et c’est comme cela qu’elle entre dans le monde du crime. De mon côté, elle fait ses preuves comme excellent personnage pour les scènes de combat : on s’éclate en post-prod à nous retirer le son par moment et les chorégraphies sont géniales.

La série peut avancer à nouveau très vite et nous rappeler que Maya, on la connaît déjà bien : nous avons eu l’occasion de la voir découvrir la vérité sur le meurtre de son père dans une autre série. C’est donc Hawkeye qui lui explique que c’est Fisk qui a commandité le meurtre de son père. Elle a du mal à le croire, mais doit se rendre à l’évidence. Elle décide donc de le tuer d’une balle dans la figure, juste après la bataille de Noël vue dans Hawkeye, justement.

Cinq mois plus tard

Ah, nous y voilà enfin : la moitié du premier épisode permet d’en arriver là où je pensais que la série allait commencer. Il serait temps. Nous retrouvons Maya blessée au ventre. Elle se rend en Oklahoma sur sa moto, manquant de se tuer en chemin parce qu’elle s’endort au guidon. Je ne savais même pas que c’était possible de s’endormir en moto en vrai.

Bref, elle se rend dans sa maison d’enfance et en profite pour recoudre sa blessure, avant de se mettre à rêver de la tribu Choctaw et de Chafa, la première femme de la tribu. C’est très décousu comme manière de nous introduire l’intrigue, c’est terrible.

Au réveil, elle a l’impression que sa maison va être prise d’assaut, mais ce n’est finalement qu’un de ses cousins, ravi de la retrouver. Le plaisir ne semble pas trop partager par Echo que je trouve odieuse avec lui. Certes, elle essaie de se faire discrète, mais ce n’est pas une raison pour être si détestable. J’imagine que ça permet d’instaurer le cadre de la série, ce que l’épisode cherche clairement à faire ensuite en nous présentant toute la ville avec des filtres et des biais très précis. Maya est une motarde, c’est l’ambiance visée de manière pas très discrète.

Pas très discrète, c’est aussi une manière de décrire Maya, je trouve. Elle se trimballe avec une moto hyper bruyante pour espionner sa cousine, devenue pompier, puis continue d’être très discrète en se rendant dans… comment ça s’appelle ? Une piste de patinage ambiance disco. En vrai, ça a l’air rigolo comme endroit.

L’idée est qu’elle contacte le gérant de cet endroit parce qu’il peut la mettre en relation avec quelqu’un pour soigner sa blessure par balle – Gretchen, croque-mort. Le problème, c’est qu’elle passe par l’accueil, tenu par un certain Vickie qui n’hésite pas à balancer sa présence en ville, en échange d’une prime. La série galère un peu à introduire ses personnages quand même. Vickie sort de nulle part et est un malfrat de plus, le gérant est clairement lié à la famille de Maya puisqu’il connaît sa cousine aussi. Cela dit, on passe vite à autre chose quand Maya révèle qu’elle est en fait en ville pour s’attaquer aux hommes de Fisk – à Fisk Entreprise.

Le gérant le vit mal très mal et décide donc de l’abandonner. Soit. Le flashback de l’épisode nous révèle alors, sans la moindre surprise, que Fisk a survécu. Le mec se prend un camion dans la face, une balle dans l’œil, mais il vit encore ? Tss. Oh, sinon, le générique de fin a plutôt la classe.

> News | Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer