Daredevil – S03E02 – Please – 14/20

Que la série est bavarde ! On oublie les défauts avec le temps, pour n’en garder que ce qu’on adore en tête, mais ça revient vite une fois mis devant un épisode. Le schéma Netflix était incroyable à ses débuts, il est vite devenu épuisant. On a donc plein de monologues dans cet épisode qui traîne parce que de toute manière, il faut attendre le quatrième épisode pour que la saison soit vraiment lancée.

Spoilers 

Matt se cache toujours à l’orphelinat, malgré ses nouvelles activités nocturnes qui viennent de reprendre. Il s’est fait défoncer la veille, la sœur Maggie lui conseille donc de prendre plus de temps pour se remettre s’il tient à la vie. Pas de surprise, en vrai. Comme on ne perdait pas assez de temps comme ça dans le premier épisode, la série propose aussi un énième détour par le passé. Un flashback nous montre donc Matt être guidé par un prêtre quand il est jeune. Il lui conseille de mieux écouter pour entendre Dieu. Su-per.

De retour dans le présent, Matt se rend dans l’Eglise de ce même prêtre pour papoter avec lui et, vraiment, ce n’est pas dingue comme intrigue. Je le préfère en Daredevil : il n’a plus de costume, mais il a toujours son bandana pour agir. Il mène dans cet épisode une enquête pour retrouver les agresseurs de l’épisode précédent, se servant de son nez fin pour cela. Il remonte la piste assez vite, histoire qu’on puisse nous proposer une scène d’action. Il faut bien dire ce qui est : les scènes d’action, putain, c’est ce qui me manque le plus !

En début d’épisode, nous voyons l’agent Ray mener une perquisition, clairement sous le bon conseil de Wilson Fisk. C’est une vraie réussite : il est applaudi par tous ses collègues, très fier de sa bonne prise. À l’inverse, Fisk passe une mauvaise journée en prison : on tente de l’assassiner. Bien fait ? Le truc, c’est que ça n’arrange pas Ray : il compte plutôt continuer à cuisiner Fisk et ça ne plaît pas à sa supérieure. Elle finit par céder face à ses bons arguments.

Ray peut donc retourner à la prison pour convaincre Fisk de lui donner davantage d’informations. Le deal est assez caricatural : bien sûr que Fisk accepte, bien sûr que Ray est complètement manipulé. On le voit bien trop facilement, et pourtant, il se défonce autant que possible pour venir en aide à Fisk. Il se débrouille même pour que celui-ci soit transféré. Qu’est-ce qui pourrait mal tourner ?

On a droit au passage à un énième monologue de Fisk (sur l’amour, en plus ?) qui me rappelle pourquoi je ne l’aime pas, et ça se termine par une explosion et des hommes armés qui tirent dans tous les sens. Un transfert de prisonnier dans une série, quoi. La scène parvient à créer quelques angoisses quand Fisk est pris au piège dans le fourgon blindé de la police et que les hommes qui ne lui veulent pas du bien débarquent… mais ça finit en queue de poisson.

Pendant ce temps, Karen continue son travail de journaliste au grand cœur. On la voit négocier la possibilité de faire un papier sur des résidents de logements qui se retrouvent tous avec des problèmes cardiaques. Son boss (rédacteur en chef) n’est pas trop pour. Oh, elle me manquait cette actrice – même si à mes yeux, elle sera toujours Jess de True Blood.

Comme elle ne peut pas faire le papier qu’elle aimerait faire, elle en couvre un autre qui l’amène à l’hôpital. Le cas qu’elle couvre ? Une énième agression en ville… La voilà en tout cas qui se lance dans un monologue sur sa famille avec la femme d’une des victimes, avant de découvrir qu’un justicier sorti de nulle part est justement intervenu.

On avait assez peu vu Foggy dans l’épisode précédent et, en vrai, il est toujours pas mal aux abonnés absents dans celui-ci. Il a une scène un peu plus familiale, mais on dirait bien que les scénaristes ne savent pas comment justifier son salaire. Il se confie donc sur ses rêves d’ouvrir un cabinet avec Matt avant que Karen ne débarque une fois de plus de nulle part dans sa vie avec la certitude que Matt est en vie. Il refuse de la croire, bien sûr.

Elle a pourtant raison. Elle aurait d’ailleurs mieux fait de rester à l’hôpital pour le prouver : Matt s’y rend pour parler à la femme de la victime. Et c’est là qu’il entend en fin d’épisode qu’il y a eu plusieurs blessés par balle en ville et que Fisk a été libéré par le FBI.

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Daredevil – S03E01 – Resurrection – 15/20

Je sais bien qu’il se passe plein de choses dans cet épisode, mais quand on en arrive à la fin, j’ai quand même l’impression qu’il ne s’est rien passé – cela bouge       assez peu. Plus qu’une résurrection, c’est une réintroduction à l’univers. Elle est plutôt efficace, mais ça ne casse pas trois pattes à un canard. Le schéma Netflix ne me manquait pas. Matt, si.

Spoilers 

Matt est retrouvé par un type alors qu’il avait été laissé pour mort. Il demande à être conduit auprès d’un prêtre qu’il connaît – et on le retrouve à l’orphelinat où des nonnes s’occupent de lui. Il est encore en plein deuil d’Elektra et j’avoue que les flashbacks rouvrent une blessure en moi aussi. « This is what living feels like », « I can’t see anything », le générique. Bordel. Y a des blessures qu’on oublie avec le temps, c’est donc vrai. Le truc, c’est que le temps n’a que peu d’effets sur Mark : il était inconscient et Elektra lui manque, même si elle est morte il y a des mois et même s’il est là depuis des semaines.

La scène post-générique réintroduit vraiment son histoire, c’est amusant : son pouvoir, son passé avec Elektra, son absence d’objectif dans la vie. Et c’est fou comme ce premier épisode est chargé en flashback pour nous rappeler les saisons précédentes. J’ai presque l’impression que cela a été écrit comme un nouveau pilot, avec une réintroduction progressive de tout l’univers. J’ai bien fait d’attendre plusieurs années, finalement, tout est fait pour que ça ne pose pas de problème. Matt est en effet viré de l’orphelinat et aussitôt on nous réintroduit Karen.

Dans l’entre saison, il ne s’est pas passé grand-chose pour Karen : elle revient chez Matt pour qu’on nous montre, en flashback, qu’il lui a révélé son identité secrète et qu’ils ont eu le temps d’en parler longuement. Elle se sent humiliée par les pouvoirs de Matt qui lui permette de la percer à jour comme personne d’autre n’en est capable, et je trouve ça plutôt cool.

Dans le présent, Karen a besoin d’un avocat. Elle est journaliste et ne sait pas comment convaincre le proprio de Matt de le garder. Elle a continué de payer les factures, mais il faut pourtant se rendre à l’évidence : Matt est mort. Elle n’y parvient pas et se sert du meilleur ami de celui-ci, Foggy, pour continuer de payer les loyers.

Matt va mieux, mais pas encore au point de quitter l’orphelinat. Il quitte l’infirmerie et est installé dans ce qui doit être un sous-sol. Il y est bien : il a un fauteuil roulant, de quoi vivre et de quoi lire la Bible en braille, parce que pourquoi pas. Je n’accroche pas trop à la bonne sœur qui s’occupe de lui pour l’instant. Elle semble uniquement là pour lui donner la réplique et le pousser à faire des monologues qui font déjà perdre du temps. J’avais oublié à quel point la série était lente. Netflix, yay.

Allez, Matt rejette quand même Dieu face à la bonne sœur qui le prend mal et on peut enchaîner sur autre chose.

Je suis vraiment bloqué sur la sœur Maggie : j’ai tellement l’impression de l’avoir vue ailleurs il y a peu et pourtant, je ne trouve pas sur sa page Google. Bref. Sans trop de surprise, on a droit ensuite au classique montage des séries Marvel, avec le super-héros qui se remet au sport et s’entraîne. Le montage est sympa, en vrai, ça finit sur la scène où il est torse nu à s’entraîner contre un homme qui n’apprécie pas de devoir frapper un aveugle, mais lui met la pâté quand même.

Bref, Matt n’est pas encore tout à fait remis de ses blessures. Ses pouvoirs lui reviennent peu à peu, ça ne va pas assez vite pour lui et, il faut bien le dire, ça ne va pas assez vite pour moi non plus. Après, quel plaisir de retrouver cet acteur et ce personnage en vrai.

Il reprend assez vite ses activités de justicier, mais il n’est pas encore tout à fait en état de le faire : il sauve certes un couple d’une agression, mais il se fait dégommer au passage.

S’il y en a bien un qui ne me manquait pas dans cette longue absence, c’est Fisk. Bon, bien sûr, il n’a pas été si absent parce qu’on l’a retrouvé avant Matt dans les séries Marvel de Disney +. Je n’ai jamais adhéré à ce méchant et je doute que cette saison 3, qui le voit encore avec trop de pouvoir depuis sa prison, n’y change grand-chose.

Loin de tout ça, on retrouve aussi un couple en grande difficulté financière, mais qui organise tout de même une fête. Est-ce qu’on est supposé les connaître ? Je ne me souviens pas d’eux du tout : c’est une famille d’origine hindi je pense ; avec un papa tout inquiet de ses problèmes financiers qui cherchent comment régler une histoire un peu glauque. Sa solution implique un flingue et un entretien avec une agent spéciale du FBI – sa supérieure. Il lui demande une promotion, en vain, malgré trois ans et demi sans augmentation. Ray, c’est son nom, ne peut être promu parce qu’il a des problèmes financiers et qu’il est donc un risque.

Sans trop de surprise, on lui confie des dossiers pour qu’il continue de faire ses preuves. C’est ainsi qu’il se retrouve en prison pour un entretien avec Fisk – qui demande à passer un marché.

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Daredevil (S03)

De quoi ça parle ?

Du retour d’entre les morts de Daredevil. La saison 2 de la série était incroyable, avec une Elektra dont j’étais tombé amoureux au point d’acheter la Funko Pop. Defenders ? Pas aussi incroyable que ça aurait dû l’être, mais c’était bien. Et maintenant ? Je ne sais plus où on en est.

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Ce que j’en attends

Daredevil revient sur Disney + cette année, après trop d’années d’absence et une annulation sauvage lorsque Disney a divorcé de Netflix sans crier gare. Le problème, c’est que je n’ai jamais vu la saison 3 de la série. Je suis sûr et certain qu’il n’y a pas vraiment besoin de l’avoir vue, en vrai, mais mon côté collectionneur ou « complétiste » proteste vivement de regarder la suite sans l’avoir jamais vue.

En vrai, je lance la saison 3 en protestant tout aussi vivement de toutes les autres séries de l’univers Marvel/Netflix que je n’ai jamais terminée. Plusieurs années se sont écoulées pourtant, plusieurs fois j’ai mis les séries dans mon Challenge Séries… mais non. Cela ne s’est jamais fait, j’ai toujours été découragé, en grande partie parce qu’il n’y a pas de fin aux séries. Seulement voilà : maintenant, il va y en avoir une ! Autant m’y remettre, non ?

En revanche, je m’y remets genre quatre jours avant la sortie des nouveaux épisodes, la saison fait 13 épisodes et les épisodes durent quasiment une heure… Je vais la dévorer autant que possible, quitte à accélérer certains passages et, surtout, quitte à sacrifier les critiques au passage.

Daredevil – S03E01 – Resurrection – 15/20

Je sais bien qu’il se passe plein de choses dans cet épisode, mais quand on en arrive à la fin, j’ai quand même l’impression qu’il ne s’est rien passé – cela bouge       assez peu. Plus qu’une résurrection, c’est…

Daredevil – S03E02 – Please – 14/20

Que la série est bavarde ! On oublie les défauts avec le temps, pour n’en garder que ce qu’on adore en tête, mais ça revient vite une fois mis devant un épisode. Le schéma Netflix était incroyable à ses débuts,…

Daredevil – S03E03 – No Good Deed – 15/20

Sans trop de surprise, cet épisode commence à faire du lien entre les différentes intrigues, en s’assurant de continuer à éviter d’en faire trop pour garder des munitions par la suite. À la place, les scénaristes rusent pour occuper…

Daredevil – S03E04 – Blindsided – 15/20

C’est un bon épisode, mais vraiment, je n’arrive pas à me focaliser sur autre chose que le schéma hyper prévisible de Netflix qui avait sur les séries Marvel un véritable cahier des charges non officiels. Et l’épisode 4, c’est…

Daredevil – S03E05 – The Perfect Game – 13/20

Ah oui, quand même. Je ne sais pas si c’est un jeu parfait, mais c’est un épisode « filler » parfait. Vraiment, c’est du remplissage, c’est incroyable. Ce n’est pas si mauvais pour autant, mais il y a une bonne partie…

Daredevil – S03E06 – The Devil You Know – 16/20

C’est plus ou moins l’épisode de milieu de saison, alors bien sûr, tout s’accélère et on nous vend de l’action et des rebondissements plus ou moins bien foutus. Loin des spoilers et des bande-annonces qui en révélaient trop à…

Daredevil – S03E07 – Aftermath – 14/20

Voilà un épisode qui porte bien son titre : dans l’après bataille, tout est beaucoup plus calme. On ne développe pas forcément ce que j’ai envie de voir, mais en revanche, on passe pas mal de temps à recycler des…

Daredevil – S03E08 – Upstairs/Downstairs – 14/20

Il y a du bon dans cet épisode, je trouve, parce qu’il avance en parallèle plusieurs intrigues. Le problème qui me frappe le plus, toutefois, est un problème qui vaut pour toute la saison : le personnage de Matt est…

Daredevil – S03E09 – Revelations – 14/20

Je ne suis pas tellement convaincu par les révélations promises dans le titre tellement ça m’est passé à côté. Cette saison 3 est moins réussie que les précédentes – elle est à leur image, mais je n’aime pas tellement…

Daredevil – S03E10 – Karen – 14/20

Voilà un procédé que je ne cesse de fustiger depuis des années : plutôt que d’avancer dans l’intrigue principale de la saison, on nous fait un détour parfaitement inutile par le passé, avec un focus sur un personnage principal qu’on…

Daredevil – S03E11 – Reunion – 16/20

Que ça fait du bien de retrouver du rythme après une saison qui m’a paru être en anesthésie générale la majeure partie du temps. Le début de cet épisode ne fait pas exception, mais on sent sur la fin…

Daredevil – S03E12 – One Last Shot – 17/20

C’est un joli épisode qui se dirige de manière trop évidente, facile et rapide vers un happy end. Il reste toutefois encore un épisode dans la saison, alors on se doute bien que ça ne peut pas être si…

Daredevil – S03E13 – A New Napkin – 17/20

Un épisode final qui sort de son chapeau des twists qu’il aurait été sympa de voir développer dans les longues minutes où il ne se passe pas grand-chose… mais pour autant, ça donne une fin vraiment sympathique pour la…

Daredevil Born Again – S01E02 – Optics – 16/20

Tout en gardant le style et en baignant dans l’ADN de la série d’origine, cet épisode commence à marquer davantage de différences et dévoiler à quoi ressemble cette version 2025 de la série. Les changements opérés fonctionnent tellement bien qu’ils arrivent à tous me convaincre : j’ai l’impression que les scénaristes ont su cerner la plupart des défauts et des points qui me dérangeaient dans la série d’origine. À ce stade, ils auraient pu nous proposer 22 épisodes directement.

Spoilers 

Fisk est élu maire. Bonne année.

If you lose the cops, you lose the city.

Comment ça, Fisk est élu le jour du Nouvel An, ça fait beaucoup d’un coup. Pauvres New-yorkais. J’aime bien, tout de même, que la série prenne le temps de montrer que malgré la ferveur populaire, il y a une beaucoup de gens silencieux qui ne sont pas ravis entre les murs de leur appartement – grâce à l’ouïe de Matt. Du coup, on l’entend sans qu’on nous le montre, mais vous comprenez ce que je veux dire, pas vrai ? Fisk souhaite la bonne année à ses électeurs, tout en promettant de mettre un terme aux agissements des justiciers masqués, parlant de Spiderman au passage.

Oui, bien sûr que Fisk fait des discours à rallonge pour les new-yorkais. Il aime toujours autant s’écouter parler. J’aimerais tellement que quelqu’un lui dise et trouve le moyen de le faire taire. Même dans son bureau, il parle de manière interminable de l’âge indéterminé du bureau comme si cela avait une quelconque importance. C’est toujours une façon de ne pas parler de ce qui importe vraiment : sa directrice de campagne lui fait remarquer que le silence de Vanessa commence à être gênant pour son image auprès des électeurs plus traditionnels.

J’imagine qu’il va les récupérer en se comportant comme un politique de base : en déplacement, il se retrouve face à une route abîmée qu’il fait aussitôt réparer sans attendre de permis. Simple, efficace, de quoi se faire saucer sur les réseaux parce qu’il y avait un grand embouteillage. Mouais.

Je suis surpris que l’épisode conserve l’idée du documentaire BB tourné dans les rues de la ville. Pour un premier épisode, c’était un moyen facile de montrer où l’on en était et de réintroduire des éléments. Dans un épisode deux, ça semble confirmer une tendance pour toute la saison. Cela donne l’impression d’une page de publicité. Ces reportages, présents tout au long du premier épisode, ont en fait une autre utilité : celle d’introduire le personnage de BB, la journaliste qui les réalise.

Celle-ci demande à rencontrer le maire Fisk, se servant pour ça de sa connexion avec un des employés de Fisk. Sa rencontre est supposée être celle d’une journaliste avec le maire, mais elle s’avère plutôt être conseillère politique… avant de demander des infos sur Vanessa et concrètement de se faire congédier.

Elle donne tout de même des conseils importants à Fisk : il décide de continuer d’utiliser BB, parce qu’elle peut lui être pratique. Elle lui a expliqué qu’il avait une bonne partie des flics à dos, et notamment le chef de la police, et que ça ne l’aiderait pas à être un bon maire. Fisk se rend donc à un enterrement de policier (tué par un client de Matt, j’y reviens dans la suite de la critique) pour découvrir que c’est vrai : le chef de la police le déteste et lui souhaite un bien court mandat. C’est problématique.

Le commissaire essaie donc de démissionner ensuite, en promettant que d’autres flics suivront, mais Fisk l’en empêche. Un petit chantage bien senti à base de photo de son fils illégitime suffit à le faire changer d’avis, mais ça sent plutôt mauvais pour les conditions de travail des flics ensuite. Et bloqué comme ça, le commissaire promet que son travail ne sera pas exceptionnel.

Un nouveau personnage est introduit dans le métro new-yorkais : un justicier pas masqué qui vient en aide à un type qui ne peut pas se défendre et s’en prend à ses deux agresseurs. On sent facilement venir la catastrophe : un des agresseurs finit par se faire dégommer par le métro. Le problème ? Les agresseurs sont de la police. Hector Ayela se fait donc arrêter.

Par chance pour lui, alors qu’il est tabassé par quelques flics pour faire une confession, Matt passe par là et entend ce qu’il se passe. Il décide aussitôt de le représenter, parce qu’il sait qu’il ne ment pas quand il se dit innocent et qu’il évoque un accident. S’il ne voulait pas tuer un flic – qu’il ne savait pas être flic – ses battements de cœur indique toutefois qu’il ment à Matt quand il dit ne rien cacher d’autre.

Kirsten n’est pas trop heureuse d’apprendre que son partenaire prend un cas pro bono alors qu’ils sont déjà en galère avec d’autres cas. En plus, ce pro bono donne l’impression qu’ils sont contre les policiers désormais, mais bon, Matt parvient à la convaincre. Il convainc aussi Cherry de continuer de bosser pour lui malgré son désaccord de s’opposer à la police : Cherry croit Matt quand il dit le client innocent, mais il apprend vite qu’il y a d’autres choses à chercher dans le passé d’Hector, parce qu’il n’a pas tout dit à Matt.

Le problème de ce cas ne fait que commencer pour Matt, cependant. En effet, il apprend vite que l’affaire attire les médias du coin : c’est une affaire de policier tué, bien sûr que les médias s’en mêlent, bien sûr que le procureur se retrouve face à Matt quand notre avocat défend Hector. Les chances d’Hector sont minces. Cherry, Kirsten et Matt n’ont pas trop d’autres choix que de dire la vérité à la femme d’Hector quand elle leur demande s’il a une chance de s’en sortir.

Elle est en froid avec son mari, alors bien sûr, c’est compliqué pour elle de se rendre au procès comme si de rien n’était. Elle assure qu’il a changé depuis leur mariage, et pour cause. En enquêtant sur Hector, Cherry découvre que leur client est le Tigre Blanc, un autre justicier masqué de New-York. Certes, il n’avait pas son costume en tuant le policier par accident, mais ça change toute l’optique du procès de savoir ça. D’où le titre de l’épisode, donc.

Matt se débrouille donc pour que le juge ne divulgue pas l’information pendant le procès : il est plutôt doué en tant qu’avocat et c’est une bonne chose. C’est un aspect nouveau et différent de la série de voir autant le développement d’une affaire judiciaire. Cela fonctionne sacrément bien, je trouve. J’aimais déjà voir ça dans She-Hulk, mais là, il me semble que la série a de quoi proposer des cas de la semaine qui fonctionneraient bien.

En attendant, Matt suit un des flics du commissariat – celui qui a survécu dans le métro – pour mener à bien sa défense. Grâce à ça, il est aux premières loges quand il entend que le flic a retrouvé l’homme qu’Hector a sauvé dans le métro et qui s’est enfui sans demander son reste. Grâce à cela, Matt peut arriver avant les flics dans l’appartement de Nick, la victime sauvée. Il le met à l’abri en l’envoyant auprès de Cherry puis reçoit les flics qui sont à sa recherche pour le tuer et mettre derrière eux leur crasse.

Pas de chance pour eux, ils tombent donc sur un avocat arrogant et chiant. Se sentant tout-puissants, il décide de le tuer pour s’en débarrasser. C’est une mauvaise idée : Matt ne se laisse pas faire et leur file une sacrée raclée. C’est douloureux à voir, bien saignant et gloups, je n’aimerais pas être à leur place. Et ensuite ? Eh bien… il faudra attendre le prochain épisode pour en savoir plus – et pour savoir pourquoi le flic véreux avait sur le poignet un tatouage du Punisher. Vas-y, faudrait vraiment que je sois à jour sur la saison 2 de Punisher en fait…

En parallèle du reste, Heather sort un livre qu’elle dédicace dans une librairie. Psy et autrice sur la psychologie ? Cela se tient. Elle rencontre un jeune qui veut être sa patiente et un homme qui travaille pour Fisk. Mouais. Si on ne le savait pas, il serait passe-partout ce monsieur ; il ne la drague pas tellement, il ne cherche pas à la recruter… Étonnant comme scène. Heather poursuit tout de même son début de relation avec Matt, et tout s’y passe bien.

Elle est tout de même obligée de décaler un rencard avec lui pour s’occuper d’un nouveau patient inattendu pour elle : elle se retrouve à gérer la thérapie de couple du maire et de Vanessa. Ils ne s’entendent plus et ça la fout mal pour l’image médiatique du maire, évidemment qu’ils avaient besoin d’une thérapie !

Sinon, avant de conclure cette critique, je dois dire que je pense que j’aurais préféré qu’on se concentre davantage sur Karen – savoir que Fisk est maire doit la dévaster aussi – mais le choix est fait de s’éloigner de la série d’origine, j’ai l’impression. Et en même temps, quand on voit le développement de Karen en saison 3 (c’était inexistant, avec juste un flashback malvenu), c’est peut-être une bonne chose finalement. Je ne sais pas trop.

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