Emily in Paris – S01E07

Épisode 7 – French Ending – 16/20
J’ai un peu décroché en cours d’épisode, probablement parce que le temps pluvieux qu’il fait actuellement en région parisienne contraste un peu trop avec la fraicheur et le trop plein d’énergie d’Emily. On perd en sentiment de découverte avec ces épisodes qui ne font plus que défiler les histoires de manière prévisible. C’est toujours cliché et drôle, mais ça perd un tout petit peu en saveur, je trouve. Ou alors, vraiment, c’est la météo qui ne m’aide pas à accrocher !

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Spoilers

It’s a none-of-your-business trip.

Sylvie s’apprête à passer quelques jours de vacances et, contre toute attente, elle se décharge alors sur Emily qui se retrouve à devoir s’occuper d’une star américaine. Une fois de plus, tout ça est hyper cliché dans la manière dont c’est exécuté, mais on se marre bien de voir tant de clichés d’un coup avec une star – Brooklyn Clarke – qui est perchée comme jamais.

Elle veut de la weed, se déshabille devant Emily et la congédie rapidement parce qu’elle veut se masturber après son vol, le tout devant les fenêtres de son hôtel avec vue sur la Tour Eiffel (ah, nous y voilà enfin). Ben oui, bien sûr, tout le monde fait ça, j’imagine. Emily n’en mène pas large, mais elle se fait à tous les caprices d’une star qu’elle idolâtre pour ses excellents films. Du moins, elle les considère excellents, quand tous les français autour d’elle n’arrêtent pas de les critiquer pour des happy endings à l’américaine vraiment over-the-top.

Eh ! Je connais plein de français qui aiment les films comme ça, et particulièrement les Camille… Pourtant, Camille dit détester l’un de ses films aussi. Pff. Allez, encaisse le cliché et passe ton chemin. Emily, Camille et Mindy passent donc la soirée ensemble, avant d’être rejointes par Gabriel. À force de parler de Brooklyn, Emily propose à tout le groupe de l’accompagner à une soirée chic en sa présence… Sauf que, pas de bol, il n’y a que Gabriel qui est disponible.

Camille le pousse à accepter d’y aller, avant de le foutre dans l’embarras en annonçant qu’il va pouvoir racheter le restaurant à son patron. Elle met juste la charrue avant les bœufs, par contre, parce qu’il n’a pas l’argent pour et n’a pas l’air prêt à accepter le prêt des parents de Camille pour s’acheter le restaurant. Ouuh trouble in paradise. Camille a peur d’être la copine chiante quand elle en parle ensuite aux filles et même si elles lui disent que non, désolé, mais oui.

Bref. On enchaîne sur une scène au travail pour Emily qui embarque Brooklyn en essayage chez Cadault. La star américaine me tape rapidement sur le système et, je ne sais pas, ça doit être le temps pluvieux qui n’arrange pas mon humeur, mais je suis beaucoup moins dedans aujourd’hui. J’ai bien ri malgré tout de la réaction excédée d’Emily quand elle apprend qu’elle a encore mis la charrue avant les bœufs dans son deal avec Cadault. Elle rencontre en effet Matthieu, le neveu de Pierre, qui lui annonce qu’il n’est pas du tout sûr que la maison signera avec Savoir.

Et oui, il s’avère que, finalement, c’est à lui que revient cette décision. Heureusement, Emily peut faire du chantage grâce à Brooklyn, mais tout de même. Cette dernière finit par choisir la robe la plus vulgaire de la collection pour la soirée avec tapis rouge qui se déroule plutôt bien, même si Julien s’arrange pour qu’Emily signe des papiers qui n’augurent rien de bon. Elle signe tout sans y prêter plus attention alors qu’il est question d’une montre de luxe à surveiller… Pas bon, pas bon du tout.

En plus, son attention est vite détournée : Antoine et sa femme débarquent à la soirée, ce qui n’arrange pas du tout Emily qui se sent forcée de prévenir Sylvie. Celle-ci était déjà au courant et la rembarre bien vite, évidemment, alors que la soirée continue. Gabriel s’y pointe et est immédiatement repéré par Brooklyn qui lui fait du rentre dedans, alors qu’Emily lui demande finalement de faire semblant d’être en couple avec elle quand Antoine se pointe pour lui. J’ai bien ri.

Ce n’était que le début, avec ensuite Sylvie qui ramène la femme d’Antoine dans la conversation, le tout pour qu’on en arrive au plus vite sur une jalousie de celle-ci de découvrir que les autres ont tous mangé ensemble au restaurant de Chef Gabriel. Pas grave, elle a sa carte maîtresse aussi : elle annonce à tout le groupe qu’elle sait très bien qu’Antoine est en train de lui réserver une surprise avec un voyage d’une semaine à St Barth.

C’est con, c’était le voyage pour Sylvie, qui s’éclipse aussi vite et aussi peu discrètement que possible, vu les circonstances. Emily fait de même pour mieux voir Sylvie, puis Brooklyn s’enfuir de la fête. Et oui, Brooklyn se barre sans prévenir avec la montre. Grâce à Gabriel, Emily peut évidemment la retrouver rapidement dans une boîte où elle se déchire à la drogue et à l’alcool fort.

C’est excellent parce qu’hyper cliché, et parce que ça finit bien sûr mal avec Brooklyn qui fugue alors qu’elle est juste censée être aux toilettes. Il faut dire qu’elle a largement le temps de le faire pendant qu’Emily… embrasse Gabriel. Ah, l’alcool, c’est mal. C’est encore Gabriel qui finit par apporter une solution aux problèmes d’Emily cependant, en l’emmenant en scooter (pardon, en City Scoot aha ??) dans les rues de Paris et jusqu’à l’hôtel de Brookly, le tout au son de… Thérapie Taxi ? Mais oui ! Ah ben putain, j’ai cru qu’on allait avoir les dix épisodes sans la moindre chanson que je connaisse. Et tant pis s’il a bu avant de conduire.

A l’hôtel, Emily et Gabriel ne parviennent toutefois pas à passer la sécurité, alors qu’Emily n’est même pas sûre que la montre soit là et que quand même, il y a urgences. C’est marrant à voir, et ça l’est encore plus quand Sylvie débarque finalement pour arranger la situation. Bonjour la crédibilité de la voir débarquer à 2h du matin en tenue de soirée, par contre.

Elle impressionne totalement Emily en étant capable d’accéder à la chambre d’hôtel en deux temps trois mouvements à coup de chantage presse horrible et en s’assurant de récupérer la montre au plus vite. Pour une fois, Sylvie baisse la garde une fois la montre récupérée et une fois une photo de la robe Cadault de Brooklyn au sol pendant qu’elle fait l’amour à un inconnu prise par Emily pour les réseaux sociaux (parce qu’elle a besoin de leur faire de la pub ; parce que la série néglige l’instagram de son héroïne), et ça fait vraiment du bien à voir.

J’ai aimé la scène entre les deux qui apprennent enfin à se connaître comme il faut. Oui, Emily est une éternelle optimiste dans le surjeu permanent, oui Sylvie est une française désabusée… Mais ça y est, elles peuvent enfin cohabiter dans le même espace sans se rabaisser l’une l’autre. Emily cherche à comprendre comment Sylvie peut se contenter des miettes de relation qu’Antoine lui offre, Sylvie cherche à comprendre comment on peut croire au chevalier servant et au bonheur.

Tout ça mène à une fin très française, comme promis : Emily finit par monter dans un taxi comme si elle était à New-York et pardon, mais non, en plantant Gabriel derrière elle alors qu’il lui proposait une très romantique fin de nuit avec crêpe et lever de soleil. Rien que ça. Heureusement que Camille voulait qu’il soit heureux !

Quant à Sylvie, elle reprend ses habitudes dès le lendemain et refuse bien évidemment le week-end à Disneyland que propose Emily, mais bon, c’est sans surprise pour personne.

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Emily in Paris – S01E06

Épisode 6 – Ringarde – 16/20
Je reste gentil parce que l’épisode était très cool, mais il fait un faux pas que je déteste sur sa fin et ça mériterait d’être encore plus sévère que je ne le suis. Après, le reste de l’épisode est dans le ton des précédents, on s’amuse bien et la série se fait plaisir du côté des décors parisiens qu’elle se paie le temps d’une scène ou deux. Le truc, c’est que ça donne envie de retrouver « le monde d’avant », comme une bonne partie de la série. Humph.

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Spoilers

That’s more of a gesture.

Il est temps de reprendre la série qui recommence avec une petite obsession pour le sexe apparemment, parce que le cliché veut que les français soient insatiables. Est-ce que c’est un cliché ? Probablement pas, pas vrai ? L’autre absence de cliché réside dans les murs de l’appartement d’Emily qui sont si fins qu’elle entend Camille hurler de plaisir. Qui hurle comme ça dans un appartement parisien franchement ? Tout le monde sait qu’il y a des voisins, non ?

Emily n’en dort pas de la nuit et elle s’en plaint lors de son petit-déjeuner avec Mindy, même si l’on passe vite à un autre sujet avec Mindy heureuse de lui parler de son nouveau mode de vie à la française qui consiste selon elle à flâner. Certes. Après ça aide de voir l’absence de pluie dans la série, parce que moi, vraiment, je n’irai pas flâner en terrasse par le temps qu’il fait aujourd’hui. Ca n’aide pas non plus que les bars soient sur le point de fermer pour deux semaines, cela dit, merci le Covid.

Il faut retenir du petit-déjeuner que Mindy est géniale avec son père, parce qu’elle l’insulte, sachant pertinemment que ses secrétaires adouciront le message. Elle se retrouve alors à expliquer à Emily la raison pour laquelle elle reste en France malgré tous les cadeaux promis par son père si elle acceptait de rentrer chez elle : elle a participé à la Nouvelle Star en Chine, et s’est ridiculisée. Comme les gens ont découvert qui était son père, elle est même devenue un meme rigolo, la pauvre.

Simple, efficace. On enchaîne avec Emily qui débarque au travail tout de noir vêtue, parce que Julien le lui a conseillé pour ne pas être détestée par Pierre Cadault, un grand couturier… qui est aussi un acteur de Plus Belle la Vie. Ben ça alors. Le monde est petit ! Et sans surprise, le couturier déteste Emily. Certes, elle est habillée en noir, mais elle a aussi un sac bien trop vif et une Tour Eiffel en or parfaitement ringarde sur elle. C’est con.

Heureusement qu’Emily passe sa vie dans les bars pour se remettre de ses émotions, parce qu’au moins j’ai un point du Bingo Séries grâce à ça. Il était temps. Au bar – et tant qu’à faire pas n’importe lequel, parce qu’elle doit avoir un salaire de ouf ? – elle rencontre un prof de sémiologie (ou en tout cas c’est ce qu’il dit) s’appelant Thomas et utilsant la pire excuse du monde pour lui parler. Le pire ? L’ensemble est totalement crédible, j’ai vraiment eu l’impression d’assister à une vraie scène dans Paris.

Oui, la série enchaîne les clichés, mais les clichés ne sortent pas de nulle part, clairement… En tout cas, tout se passe si bien pour Emily qu’elle finit par coucher avec ce Thomas qui pourrait pourtant être un meurtrier, puisqu’elle ne sait rien de lui. Ah, Emily découvre la vie parisienne et ses inconséquences, c’est chouette ! Elle est aussi bruyante que Camille, apparemment, parce que quand elle croise celle-ci le matin même (ça y est, maintenant qu’on sait qu’elle existe, elle passe toute sa vie dans l’appartement de son mec ?), Camille lui parle carrément de ses petites morts.

L’avantage, c’est que toute l’intrigue autour de la vie perso d’Emily est clairement en train de lui faire découvrir comment revivre quand on a été traitée de ringarde. Et elle va en avoir besoin : au boulot, Sylvie la met bien sûr au placard parce qu’elle lui a fait perdre le client de ses rêves. Vexée, Emily réussit juste à se faire traiter une nouvelle fois de ringarde par Luc qui, ma foi, me fait bien rire dans cette série.

Elle s’en plaint à Mindy, avant de parler de son coup d’un soir qui veut déjà la revoir – et qui ne s’est pas douché le matin même pour garder son odeur. Yerk. J’imagine que c’est une variation sur le cliché des français qui ne se lavent jamais ? Mindy trouve que le métro pue le matin et ma foi, j’ai beau être d’accord avec elle, je n’ai jamais senti l’odeur dont elle parle dans le métro moi. Je ne dois pas le prendre aux bonnes heures, tout ce que je sens, c’est la sueur des autres. La mienne, aussi, si je n’ai pas de chance.

Une fois de plus, l’idée est encore et toujours d’en revenir à Mindy et son gros cliché d’intrigue… Son choc post-traumatique de l’émission de télécrochet chinoise doit vite être oubliée, et Emily s’arrange donc pour la faire chanter au beau milieu du parc, ce qui n’arrive jamais dans la vie. Ce qui n’arrive jamais non plus, c’est la manière dont elle se fait applaudir juste pour une petite chanson comme ça. C’était sympa, hein, mais à ce point, je pense bien que quelqu’un lui ferait une réflexion désagréable dans Paris.

En parlant de désagréable, Thomas est le pire des rencards possibles ! Bon, il n’est pas entièrement responsable : il croise Gabriel et Camille au moment de retrouver Emily et les quatre se mettent en tête d’aller à un double rencard. Qui fait ça avec son plan cul de la veille ? Emily, apparemment. Allez, elle n’est pas habituée, on va dire.

Le truc, c’est que Gabriel est hyper jaloux de Thomas et que le fait de les voir ensemble permet de découvrir le vrai caractère de Thomas qui critique tout, tout le temps, à commencer par le Canal St Martin, les habitudes de Gabriel et l’enfance de Camille. Il est parfaitement insupportable, fout une ambiance de merde à table, mais Emily semble ne rien voir mais couche quand même avec toute la nuit, au grand dam de Gabriel – et au grand fou rire de Camille. Pff, ils n’ont qu’à faire l’amour aussi tant qu’à faire, un petit concours de bruits charmants pour les voisins, c’est cool aussi, non ?

Non, apparemment. Le lendemain, Gabriel n’hésite pas une seconde à dire à Camille ce qu’il pense de Thomas : c’est un snob. Même si elle se vexe, Emily se rend bien rapidement compte qu’il a raison. Alors qu’elle décide d’aller à l’opéra, il critique Le Lac des Cygnes, qui est selon lui uniquement pour les touristes, puis son envie d’aller parler à Cadault. Ah ben merde alors. Emily nous largue bien rapidement ce cliché arrogant avec un doigt d’honneur et se remet drôlement rapidement de cette rupture pour quelqu’un n’étant pas habituée au plan cul.

Moi, je m’en remets aussi : c’est un soulagement de voir Thomas se faire dégager comme ça, surtout que, bon, même si le stéréotype du prof de philo relou est poussé à l’extrême avec lui, il me fait peur, parce que je ne veux pas finir comme ça, moi !

En tout cas, elle s’en remet pour aller parler à Cadault – ah, l’Opéra, ça m’a filé quelques souvenirs de le voir comme ça, il faudrait que j’y retourne un jour – et nous spoiler hyper violemment Gossip Girl. Je déteste les productions qui font ça et révèlent la fin d’une autre, mais bon. Il faut retenir que tout ça fonctionne à fond pour Emily : Cadault appelle Sylvie le lendemain pour confirmer un autre rendez-vous, lors duquel il veut la présence de Gossip Girl, évidemment.

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Emily in Paris – S01E05

Épisode 5 – Faux Amis – 17/20
Les clichés et stéréotypes s’essoufflent, mais la série peut s’appuyer désormais sur ses personnages qui sont tous très installés et auxquels on est attachés désormais. L’intrigue en elle-même se montre assez prévisible dans l’épisode, mais les gags continuent de me faire rire. Je suis bon public face à ce genre de série, et je suis content de voir que je ne m’étais pas trompé sur le potentiel de celle-ci. Je savais que j’allais adorer !

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Spoilers

Under the Eiffel Towel ? High five!

Je n’ai aucune volonté et me revoilà devant la série après une courte pause. L’épisode commence de manière plutôt marrante sur Emily et Mindy en train de prendre le petit-déjeuner ensemble et de découvrir des faux-amis gênants quand Emily demande un préservatif avec son croissant… au lieu d’une compote. Ca y est, la vie parisienne est dans les veines d’Emily, qui parle de plus en plus français l’air de rien… Elle en oublie totalement son footing matinal, apparemment. Il faut dire qu’elle a bien besoin d’une amie à qui raconter sa soirée de la veille, cela dit, surtout qu’elle essaie désormais d’éviter Gabriel et Camille.

Pas de bol, ce n’est pas simple dans le petit village qu’est Paris, et Camille elle-même les rejoint pendant que Gabriel dort, puisqu’elles utilisent le même café qu’elle. Inévitablement. Mindy est la pire des amies, faisant exprès de prendre une photo de Camille et Emily, puis de la vendre comme une super amie, expliquant son nombre d’abonnés sur Instagram comme cela. Ce nombre d’abonnés est une bénédiction pour Emily, qui se fait inviter par Durée, sa marque de cosmétique préférée, à un événement pour les influenceurs.

Malheureusement, Emily découvre que Durée est un ancien client de sa boîte et Julien lui conseille de ne pas mentionner la marque au bureau. Que fait donc Emily ? Elle se précipite dans le bureau de Sylvie pour se renseigner sur l’absence de clients cosmétiques, en vain, et décide donc d’ignorer les propositions salaces de Julien et Luc pour se rendre au rendez-vous des influenceurs.

Elle y découvre qu’elle n’y est pas si populaire que ce qu’elle espérait, mais tente tout de même de s’approcher d’Olivia Thompson, qui gère Durée. C’est un échec au premier abord, mais elle gère tellement bien le marketing – c’est son master après tout – qu’elle attire rapidement son attention et qu’Olivia Thompson accepte finalement de la rencontrer. Oh l’entrevue est courte, mais l’air de rien, Emily se place et gagne la possibilité d’un lunch.

C’est fou comme elle est douée dans son travail avec les idées les plus simples possibles, tout de même. On sent qu’on est devant une série qui ne se prend pas la tête sur son intrigue, mais c’est satisfaisant précisément pour cela. Malheureusement pour Emily, lorsqu’elle rentre tard chez elle pour du télétravail, elle se retrouve embarquée dans une soirée avec Gabriel et Camille. C’est cette dernière qui lui propose de venir avec eux et ça devient rapidement gênant quand ils font des photos tous les trois et que ça ressemble parfaitement à un plan à trois.

Ils finissent dans un musée génial avec des projections de tableaux de Van Gogh. Lorsque Camille s’éclipse pour parler à un ami, Emily a alors la possibilité de souligner à Gabriel qu’elle regrette de l’avoir embrassé. S’ils décident de faire comme si ce baiser médiocre n’était jamais arrivé (hum, médiocre ?), les regards qu’ils s’échangent en disent long.

Le lendemain matin, lors d’une réunion, Emily profite de l’inspiration offerte par cette soirée et décide de l’utiliser pour proposer à une autre marque une opération marketing sympa invitant les gens à se coucher sur leur matelas un peu partout dans Paris. Ben voyons, bonjour l’hygiène du truc. Après, l’idée est bonne, c’est clair, et bien plus que le truc blasant proposé par Sylvie ou la Tour Eiffel de Luc qui a juste le mérite de nous faire rire.

Pour son repas du midi, Emily tente de se récupérer la marque Durée, mais c’est un échec total : Olivia Thompson la voulait comme ambassadrice de sa marque et n’a clairement pas envie de travailler avec Sylvie. Il y a une histoire à creuser par-là, j’ai hâte de savoir ce que ce sera. La directrice de Durée lui souligne à quel point elle serait meilleure en tant qu’influenceuse, mais Emily refuse de le faire, par éthique professionnelle. Malgré ça, Sylvie prend tout très mal quand elle découvre qu’Emily fait des pubs gratuites pour d’anciens clients.

Sans trop de surprise, le compte Instagram d’Emily pose donc problème et doit être selon Sylvie supprimé au plus vite… Le conseil de Mindy ? Faire intervenir les avocats de son père. Sauf qu’Emily n’a pas de père riche comme Mindy, alors ça ne sert à rien. Emily se décide donc à tout supprimer, mais avant ça, elle veut une dernière soirée avec une superbe story. Elle passe tout son temps à faire le tour de la ville avec Mindy et, ma foi, leur soirée a l’air super fun. Un peu trop alcoolisée, peut-être, mais fun.

Elle rentre donc dans cet état-là chez elle et tombe évidemment sur Gabriel. Si lui n’est pas bourré, il en profite tout de même pour lui dire que les sentiments étaient réciproques. Arf, ça sent mauvais pour son couple tout ça, mais où est Camille, franchement ? Pas là, puisqu’on ne la retrouve que le lendemain, Place Dalida dans le quartier de Montmartre où Emily avait posté une photo la veille avec Mindy.

La photo a été adorée par la gérante de la pub de matelas qui demande donc à ce que le compte Instagram d’Emily soit réactivé et qu’elle serve d’influenceuse pour leur marque. C’est sans surprise, ça, et la photo me donnerait presque envie de me remettre à utiliser Instagram. La série ne pouvait pas se débarrasser du compte Instagram comme cela, évidemment, et j’imagine qu’ils font même la promo de la série sur Insta.

Sylvie lui reconnaît donc la victoire et lui demande d’être une influenceuse uniquement pour les clients de Savoir. Il n’en faut pas plus pour qu’Emily s’exécute et se rende à un shooting photo Place Dalida où a été mis un lit pour le bien de cette campagne. Elle y invite Camille qu’elle remercie pour l’inspiration, ce qui rassure Camille qui avait senti un froid lors de leur soirée à trois.

Camille est persuadée que le problème vient de Gabriel un peu trop ours et dit vouloir être très amie avec Emily. Hmm… Pas sûr, là. Les filles finissent au lit ensemble, et Emily en fait un post évidemment vu et liké par Gabriel, avec le hashtage « couche avec nous », ce n’est pas spécialement une surprise cela dit !

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Emily in Paris – S01E04

Épisode 4 – A Kiss Is Just A Kiss – 18/20
Evidemment, plus les épisodes passent et plus je m’attache à la série, son ambiance, ses personnages. Je me dis donc qu’il est temps de faire durer le plaisir et de ne peut-être pas tout dévorer d’un coup… mais ça va être compliqué parce que la série est vraiment très chouette comme ça. J’aime la manière dont tout se met en place naturellement pour le moment, en espérant que ça va continuer à jouer comme ça le fait avec à la fois les stéréotypes et mes attentes.

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Spoilers

You’re the one bringing the drama.

Emily rencontre Camille alors qu’elle tente d’acheter des roses à une fleuriste parfaitement aimable comme le sont tous les commerçants de Paris, particulièrement dans cette série. Ma foi, on se marre bien. Camille est donc une française qui parle un anglais impeccable et qui aperçoit Emily en galère avec l’achat de roses. Elle lui conseille donc d’en donner six euros au lieu des 5€60 demandés. Euh. Six euros le bouquet de roses ? Dans Paris ? Hein ?

Bon. Camille est super charmante avec Emily, lui proposant quelques petites destinations touristiques sympathiques (à Filles du calvaire, vraiment ? Jamais testé ça, faudra que je me renseigne) et l’invitant à venir à un vernissage le soir même, avec un hôtelier de Chicago super connu. Ben oui, évidemment qu’elle ira, ça paraît mieux que ses cours de français.

La matinée d’Emily continue ensuite lorsqu’elle reçoit des colis des États-Unis en arrivant chez elle. La pauvre galère à les monter, mais elle est aidée par Gabriel qui semble avoir pas mal de temps libre lui aussi. Ah les séries, c’est chouette. Le beurre de cacahuète dans le colis est évidemment complètement éclaté et s’est répandu partout, et Gabriel découvre vite qu’Emily est désormais célibataire, avec de la lingerie très chouette.

Il l’invite donc chez lui pour une petite omelette bien meilleure que le beurre de cacahuète où ils apprennent à se connaître sans qu’il ne la drague lourdement. C’est abusé, ça, quand même, depuis le temps. Il est vraiment français ? Non parce que quand même, on a eu tellement de clichés jusque-là qu’il est bien trop sage avec elle, je trouve.

Bref, il est temps pour Emily d’aller au boulot, où elle entend Sylvie et Antoine se disputer, à propos du boulot. Craignant que la boîte ne perde un client en route, Emily décide d’intervenir dans la dispute et de caser le nom de Randy Zimmer, l’hôtelier, suggérant qu’il pourrait être une relation très intéressante pour Antoine et que l’idée vient de Sylvie.

Ce n’est pas le cas, mais ça permet à Sylvie de s’en sortir de la dispute. Oh, elle reste blasée malgré tout, et je l’adore en patronne, ça fonctionne à merveille. Sylvie prend malgré tout très mal l’idée d’Emily, de même que le bouquet de roses qu’elle redonne aussitôt à Emily. Il faut dire qu’elle n’aime pas trop le fait qu’Emily soit probablement une amante d’Antoine – parce qu’elle a reconnu la marque de la lingerie, ça va de soi.

Julien et Luc invitent aussitôt Emily à déjeuner pour lui réexpliquer que c’est la pire idée du monde de coucher avec Antoine, l’accusant immédiatement d’être en train de le faire, alors que la série persiste et signe sur son cliché des merdes de chien. Espérons qu’Hidalgo ne regarde pas la série… Tout ça mène finalement à la soirée de Camille, à laquelle Emily se rend bien sûr avec Mindy.

Et Mindy, elle, elle est plutôt bien intéressée à l’idée de rencontrer un jour Antoine et à insister pour qu’Emily vive une liaison sulfureuse parisienne. Sans ça, elle ne connaît pas Paris comme il se doit, après tout. Emily n’est toutefois pas là pour ça, et surtout pas avec Camille qu’elle a pourtant embrassé par accident le matin même, mais bien pour le boulot.

Elle ne perd pas le Nord et fait ainsi une présentation éclair à Randy Zimmer que Camille lui présente. Eclair, certes, mais surtout percutante et efficace : elle réussit à lui vendre l’idée d’un parfum associé à son hôtel, afin que l’odeur puisse faire un impact sur les clients. J’ai bien aimé son pitch, aussi prévisible et niais soit-il avec ses cookies… C’est crédible.

Randy se rend donc le lendemain à Savoir, où Sylvie fait en sorte que tout se passe le plus mal possible pour Antoine. Elle est toujours jalouse et elle espère clairement qu’Emily puisse foirer dans les grandes largeurs sa nouvelle idée, histoire de la décrédibiliser aux yeux d’Emily. Elle fait donc en sorte de lui demander de réserver dans un grand restaurant où personne n’arrive jamais à avoir la moindre réservation.

Sans surprise, c’est un échec pour Emily qui y croyait pourtant dur comme fer avant de découvrir que les français et les américains n’écrivent pas les dates de la même manière. Au moins, on nous confirme que tout ça est censé se passer en août, ça explique un peu les tenues d’Emily et le fait que Mindy garde des enfants à n’importe quelle heure apparemment. Par contre, l’échec de la réservation n’arrange pas Emily qui est finalement obligée de contacter Gabriel.

Allez, c’était prévisible à 1000 km, et encore plus qu’Antoine essayant de lui expliquer que la lingerie n’était pas pour ses fantasmes chelous à lui, mais pour qu’elle se sente sexy et pleine de confiance en elle. Ben. Voyons.

En tout cas, Gabriel lui arrange le coup bien rapidement – mais bon, il pourrait lui aussi en tirer une jolie promotion avec le temps. L’avantage ? Sylvie peut rencontrer le fameux Gabriel et découvre donc qu’Emily ne lui a peut-être pas menti. Elle lui conseille donc de rester plus longtemps dans le restaurant pour s’occuper un peu de Gabriel, de la même manière que Sylvie compte s’occuper de se remettre avec Antoine après lui avoir fait la misère pendant tout l’épisode (en anglais à chaque fois, allez savoir pourquoi ils ne parlent pas en français entre eux) et après avoir fait également quelques sous-entendus à Randy.

En ce qui concerne Gabriel, Emily décide donc de l’embrasser sans prévenir, parce que les plus belles relations sont les plus compliquées d’après Sylvie. Ben oui, évidemment. D’ailleurs, c’est pour ça qu’on découvre ensuite que Gabriel est déjà en couple… avec Camille. C’est particulièrement bien amené avec cette idée que Paris n’est qu’un village ; parce que Camille le dit en début d’épisode et parce que ça y fait un joli écho en fin d’épisode.

Je m’attendais à ce que Gabriel soit en couple, mais je n’ai pas eu le temps de voir venir Camille. C’est une bonne chose, j’aime bien la surprise.

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