Alien Earth – S01E03 – Metamorphosis – 14/20

Si j’ai trouvé davantage de pistes intéressantes qui pourraient être exploitées et visitées par la suite dans cet épisode, il a aussi moins réussi à marquer de la tension et de l’action. On est largement en-dessous du niveau des films. Il y a des perspectives, il y a des moments-clés, mais dans l’ensemble, j’ai l’impression qu’il y a plein de fric dépensé pour un résultat qui ne fait pas toujours honneur au meilleur de la saga. Ce n’est pas le pire non plus cependant.

Spoilers

Même résumé que l’épisode 2 en vrai, mais on bouge plus vite vers une conclusion de première intrigue.

So Wendy is just out there ? WIth all these…things ?

Eh, vous savez quoi ? J’aime bien le générique et l’idée de faire le « Précédemment » de cette manière… mais j’ai peur que sur le long terme, ça me fasse oublier trop de choses. Les images, c’est top, mais le son et les répliques, ça peut aider aussi. L’épisode reprend là où le précédent s’est achevé et, à vrai dire, je suis content de ne pas avoir eu à attendre une semaine : c’est l’une des premières fois que la série me réveillait en fait.

La première scène de l’épisode s’éloigne toutefois du cliffhanger pour qu’on puisse assister à une scène où deux filles des Lost Boys discutent de l’obsession malsaine pour Peter Pan, des noms de code et du fait qu’elles soient 50% de filles dans les Lost Boys. Mouais. J’imagine que ça se veut méta et d’habitude j’adore ça, mais comme cette obsession est trop marquée dans le premier épisode, ça m’a moins motivé.

En attendant, Kirsch est convoqué par Kavalier pour rendre des comptes. Cela ne se passe pas trop bien pour lui car Kavalier lui reproche bien vite d’avoir eu la mauvaise idée d’abandonner Wendy et Slightly qui ne sont que des enfants. Il devait les surveiller et il n’en a rien à faire du frère de Wendy. Je te comprends !

Wendy s’élance à la recherche de son frère, abandonnant Slightly avec de gros œufs de bestiole qu’elle surnomme « omelette ». Le début d’épisode la voit courir un peu partout, m’enfin, elle retrouve bien vite son frère, une fois de plus… mais l’Alien aussi. Pourquoi l’a-t-il gardé en vie ? Mystère. Il l’a foutu avec des restes de viande peu appétissants pour nous. Le Xenomorphe observe ce qu’il se passe, mais il ne semble pas vouloir les bouffer. Oh, Joe est terrifié, mais il veut quand même protéger sa petite sœur, parce qu’il est un soldat et qu’elle est supposée être une enfant.

Wendy/Marcy est un peu plus qu’une enfant à présent, par contre. Elle protège mieux son frère qu’il ne le fait et il finit par l’accepter. Elle a un sacré sixième sens qui lui permet de blesser avec son sabre l’alien qui les poursuit… Le frère et la sœur découvrent donc enfin que le sang d’un Xenomorphe est de l’acide qui peut tout transpercer. Joe survit une fois de plus, mais il finit par être isolé de sa sœur.

Il la cherche, partout, et est une fois de plus attaqué par l’extra-terrestre. Il ne parvient à être aussi terrifiant qu’il le devrait. C’est un problème : à force de laisser Joe survivre pendant toute ma soirée, il ne peut plus me faire aussi peur qu’il le devrait. Même le coup de l’acide, c’est normalement terrifiant… Et là, bon, c’est vite évacué.

Vite évacué, eh, comme le Xenomorphe qui se retrouve pris au piège derrière une porte coulissante. Il a le temps d’embarquer avec lui Marcy, sous les yeux d’un Joe dépité.  Sa sœur est embarquée par l’alien, se bat beaucoup avec lui et… elle survit. Lui, il continue de regarder tout ce qu’il se passe et se précipite dès qu’il le peut vers la porte ouverte, quitte à y laisser la vie.

C’est finalement le Xenomorphe qui est mort (quoi, déjà, tout ça pour si peu ? Ses œufs ont intérêt à éclore vite !), mais Wendy est blessée aussi. La machine s’effondre finalement au sol. Joe s’allonge à côté d’elle… et on va peut-être changer d’intrigue finalement ?

Oui et non, en vrai : on retrouve Slightly qui surveille les œufs. Assez vite, un de ses collègues Lost Boys le rejoint. Ils sont deux enfants qui se racontent tout ce qu’ils ont vu et leur assaillant, et c’est plutôt bien écrit pour le coup. C’est insupportable comme des enfants peuvent l’être, mais c’est bien écrit car c’est ce qu’ils sont.

Ils sont ensuite rejoints par Morrow qui s’amuse à leur faire peur. Il comprend rapidement qu’il a affaire à des enfants, cherche tout de même quelques infos sur l’endroit où il est (New Siam, Prodigy) et lance un transfert de données. Il continue de parler avec les synthétiques et s’amuse de les voir parler de parents. Bordel, ils sont cons ces gamins dans les synthéthiques ! Ils mettent en danger le secret de leur existence devant un cyborg.

Ils sont rejoints par Kirsch, heureusement, qui les protège. Il fait remarquer à Morrow qu’un vaisseau spatial est un objet et qu’il appartient donc au propriétaire des lieux – Prodigy. Morrow cherche à percer le secret des synthé, en vain, et finit par accepter sa défaite. Il s’enfuit alors que le soeufs sont sur le point d’éclore.

Pourtant, dans la scène suivante, tout est bien dans le meilleur des mondes : on voit Kirsch évacuer le reste des Lost Boys, apprendre que le cyborg s’est barré loin et tout l’immeuble est vidé de ses habitants. Dit autrement : c’est la fin de cette première intrigue. Cela me donne l’impression d’avoir regardé un film plus qu’une série. Cependant, il reste encore du temps dans l’épisode ; et le montage musical est sacrément lent. Les Lost Boys, Kirsh, Wendy et Joe sont finalement ramenés à Neverland. Oui, oui, Joe aussi.

La série est TELLEMENT lente à passer à la suite, par contre ! On voit tout ce petit monde arriver, puis les spécimens, y compris le cadavre de THE Alien qui n’a pas réussi à me faire peur. On passe ensuite aux réparations de Wendy effectuées par les scientifiques – il y a sa « maman » Sylvia, son « grand frère » dont j’ai pas le nom et Kavalier qui prend les décisions. Kavalier dérange clairement les scientifiques avec ses questions.

L’œil-araignée finit lui aussi à Neverland. Kirsh demande à Kavalier, qui vient voir les spécimens, si ça valait vraiment le coup de tout risquer pour un nouveau jouet – les prototypes. Kirsh, qui est un synthétique, peut rester dans le laboratoire sans que ça ne pose problème. Ce n’est pas le cas de Kavalier : dès qu’il passe à proximité de l’œuf, celui-ci est à nouveau sur le point d’éclore. Bon. Donc les synthés ne craignent pas l’alien. Les humains, si. Les cyborgs, à moitié ? Faut vraiment que je me refasse les films !

En attendant, Kavalier est interrogé par une synthé qui cherche à comprendre pourquoi Wendy est sa préférée. Elle trouve ça irrationnel, surtout que Wendy ne pense qu’à son frère quand elle, elle veut devenir plus intelligente que Kavalier. C’est exactement ce qu’il souhaite alors je pense qu’il et plutôt excité à l’idée d’avoir cette synthé qui apprend le français en une semaine grâce à des programmes. Et tant pis si c’est une enfant. Il lui assure en tout cas qu’elle pourrait devenir sa préférée si elle continue comme ça. Bordel. Kavalier est peut-être un prodige, mais je le trouve bien détestable.

En parallèle, Slightly et son pote dont je n’ai pas le nom sont interrogés par un homme de main de Kavalier. Il veut savoir ce que le cyborg a murmuré à Slightly avant de s’enfuir – une machine l’est-elle toujours ? – et ça s’arrête là. Le truc, c’est qu’on sent bien qu’il y a des attitudes humaines qui se développent dans ces synthés à la conscience humaine. Enfin. « Conscience », du coup.

Autant certains paraissent humains, autant il y en a d’autres, comme la rousse, qui me paraissent moins crédibles en humain et beaucoup plus en machine. Chacun se développe donc à sa façon ? La rousse a une vraie crise d’identité apparemment.

À New Siam, Morrow se débrouille pour contacter Yutani, sa boss. Il est surpris de voir que sa boss est désormais la petite-fille de celle qui lui donnait des ordres avant, lui communique les infos sur ce qu’il s’est passé et refuse de « rentrer à la maison ». Il lui explique que sa maison, ce sont les prototypes : les gens qu’il connaissait sont morts après tout. Ma foi.

Il en connaît d’autres désormais. Il parvient ainsi à parler Slightly malgré la distance. C’est pratique la télépathie comme ça entre machine. Slightly a peur de parler à cet inconnu, mais il finit par accepter d’être son ami. Il est assez clair que Morrow comprend bien ce qui est en train de se jouer à Neverland et commence à deviner qu’il a vraiment affaire à des enfants humains. Cette intrigue pourrait commencer à m’intéresser, en vrai, mais ils sont sur une corde fine.

Wendy finit par se réveiller et il n’y a personne pour s’en rendre compte car c’est au milieu de la nuit et d’un somme de Sylvia. Ce n’est pas si crédible qu’une synthé ne soit pas surveillée du tout, non ? Elle se déplace sans problème dans le complexe, pendant que Joe est opéré et que Kirsh commence à étudier l’œuf de Xenomorphe. Pourquoi pas. Une étrange connexion se fait entre Wendy et l’œuf : elle semble l’entendre à distance (normal, on l’a vue passer un test où elle avait une super-ouïe) et beaucoup souffrir quand un spécimen est tué, puis découpé menu. Elle se rapproche, toujours sans que personne ne capte sa présence. Il n’y a pas d’alarme quand la porte s’ouvre ? Personne pour l’entendre s’effondrer au sol juste derrière eux ? Ils sont bizarres ces synthés. Et ils jouent avec le feu !

C’est en tout cas déjà la fin de l’épisode, avec un mini alien foutu dans un aquarium pour bouffer un autre spécimen et Wendy étalée au sol. Pas convaincu par cette fin, parce que clairement j’ai raté une étape ou quelque chose. Pas grave.

Est-ce que je reviens la semaine prochaine ? Probablement, car ce troisième épisode a ouvert des pistes intéressantes… mais la série ne me convainc pas à fond pour l’instant.

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Alien Earth – S01E02 – Mr October – 14/20

La série commence à taper un peu plus dans son potentiel avec une ou deux scènes vraiment bien foutues et marquantes. Est-ce que c’est suffisant ? Clairement pas ! Je trouve qu’il y a des paresses dans l’écriture des personnages et que ça reste trop superficiel à bien des moments – tout en essayant de mettre de la profondeur à d’autres endroits. Je me transforme en cliché qui ne cherche que l’action et l’horreur, je crois, mais il faut bien reconnaître que la série peine à trouver son rythme, non ? C’est parfois très lent et bim, d’un coup, plein d’action. Rendez-moi les épisodes de 42 minutes.

Spoilers

Wendy veut retrouver Joe, mais survivra-t-il jusque-là ?

Just so you know, I’m the least of your problems.

Même si le premier épisode avait des défauts très visibles, j’ai envie de croire au potentiel de la série, parce qu’il y en a un et il n’est pas négligeable. Outre la saga que j’aime beaucoup, il y a dans cet épisode 2 la possibilité de faire bouger les intrigues et les dynamiques pour qu’on commence à s’intéresser vraiment aux personnages. C’est peut-être le plus gros problème pour l’instant, à part Wendy, on ne peut s’attacher à personne… Et Wendy, elle me laisse de marbre pour le moment.

C’est grave, mais j’arrive au stade où j’attends le Xenomorphe pour espérer qu’il gagne, parce que j’ai beaucoup, beaucoup de mal avec les humains dans cette série. Il faut dire qu’on est représenté par Kavalier et une scientifique qui joue les mères de substitution pour Wendy, ça n’aide pas du tout. Ils se félicitent d’avoir mis fin à la mort, mais Kavalier s’ennuie de n’avoir personne de plus intelligent que lui à qui parler. Mouais.

On nous balance dans un milieu géopolitique un brin complexe en tout cas. On voit ainsi Kavalier s’amuser de refuser la demande de la propriétaire du vaisseau de recherche de venir le chercher. Elle est sur son territoire, alors il veut l’exclusivité de ce qu’il y a dans le vaisseau. Evidemment.

La première scène de l’épisode reprend sur le groupe de Joe qui trouve de nouveaux cadavres dans un bloc opératoire du vaisseau. Ils prennent le temps de s’arrêter et d’essayer de comprendre ce qui a pu se passer, mais reprennent vite leur route : ils sont là pour sauver des gens après tout. Ils se mettent en danger au passage, devant sauter par-dessus un gouffre important.

C’est le moment que notre alien préféré a choisi pour se décider à attaquer, en tout cas : c’est excellent à suivre. Il y a un filet de bave qui tombe sur Joe/Hermit au moment où il allait sauter par-dessus le gouffre. C’est assez incroyable de voir qu’il réussit à survivre et s’enfermer dans un ascenseur, mais il faut bien qu’on connaisse quelques personnages avant de les voir mourir. Un flashback nous révèle que 24h plus tôt, il a demandé à démissionner – le tout suivi par sa sœur sur sa tablette et par les scientifiques surveillant Wendy. Elle le voit demander à démissionner, en vain, et elle décide de lui venir en aide. Elle ne peut pas faire grand-chose, mais elle parvient à communiquer avec lui en utilisant une réplique de L’âge de glace qu’elle envoie à la machine en touchant sa tablette… J’aime bien la science-fiction, hein, mais c’est gros, même pour le futur. Non ?

Dans son vaisseau, Wendy fait confiance à Slightly, un autre lost boy qui n’est pas bien malin et trahit son secret en dix secondes. Au moins, tout le monde sait qu’elle a un frère sur Terre comme ça. Les synthétiques arrivent finalement sur le lieu du crash. Wendy y cherche immédiatement son frère en touchant les écrans pour voir toutes les caméras – mais sans être capable de savoir par elle-même à quel étage est son frère. Elle peut « changer de chaîne » et accéder à distance aux ordinateurs, mais pas voir que c’est l’étage 65 ?

Elle n’écoute aucun ordre et se rend seule à la recherche de son frère. On lui impose toutefois Slightly, à qui elle peut rapidement dire qu’elle sent que quelque chose est là. Sans blague.

Le reste des Enfants perdus se promène dans le vaisseau avec le scientifique qui leur sert de leader –(Kirsch) et leur explique qu’ils ne doivent pas avoir peur car ils ne sont pas humains. Ce ne sont pas quelques spécimens venus de l’espace qui les tuera… mais eux ne sont jamais que des enfants dans un corps d’adulte. Ils retrouvent rapidement les soldats sacrifiés par Morrow dans l’épisode précédent, puis un chat difforme et ensanglanté. L’image est dégueu : il n’est pas difforme, en fait. C’est un chat qui est infecté par l’espèce d’œil-araignée vu dans le premier épisode. Avec ce genre de scène, la série marque des points car c’est ce que j’en attendais… mais c’est loin d’être suffisant, non ?

Il faut croire qu’ils m’ont senti venir, en tout cas. On retrouve en effet Hermit au 65e étage juste après. Il croise un soldat Prodigy et sympathise avec juste assez de temps pour qu’on puisse avoir de la peine pour lui. En effet, le soldat se fait dégommer par notre alien préféré, avant d’être jeté sur Hermit. Au passage, Hermit enfonce la porte d’un riche qui refusait d’évacuer en se prenant pour un versaillais du XVIIe. Il est servi : il finit coupé en deux, alors que tous les invités se font tuer les uns après les autres.

Hermit survit ENCORE une fois, et ça devient ridicule à ce stade d’être si chanceux. Bon, allez, ça permet de faire la série, on va dire. Il récupère l’arme de son pote et entre à son tour dans l’appartement du riche. Pardon, mais que compte-t-il faire ? N’a-t-il pas un instinct de survie qui lui dit de FUIR au plus vite ? Il faut croire que non. Il se fait attaquer par le Xenomorphe et est à ça de mourir, mais finalement, il survit : il est plus increvable qu’un synthétique, en fait. C’est Morrow qui lui sauve la vie en tirant sur l’alien, puis sur Hermit lui-même. Le tir n’est pas mortel, mais Morrow s’occupe de retrouver le Xenomorphe, pas de tuer des gens. Techniquement, il n’a pas tué les deux soldats lui-même.

Morrow embarque donc le Xenomorphe dans une sorte de sac à patates, mais il est arrêté en chemin par des soldats de Prodigy. Comme l’alien peut sentir la peur, il se réveille et s’attaque vite à eux, laissant un sacré massacre derrière lui, avec plein de bouts de corps. Soit. Il n’attaque pas Morrow comme Morrow n’a pas peur… mais pourquoi l’a-t-il attaqué dans le premier épisode alors ?

Un peu plus bas, dans le vaisseau, Kirsch est appelé par les Enfants perdus qui ont eu affaire à l’œil-araignée. Ils lui disent que c’était dans le chat et sont clairement terrifiés. Faut dire, il y en a une qui a failli perdre son œil aussi, c’était moins une avant qu’ils ne le capturent. Kirsch analyse la situation et les écrans du Maginot, avant d’organiser un confinement rapide des spécimens du vaisseau.

De son côté, Joe rêve de sa famille puis se réveille au milieu des cadavres ensanglantés de tous les riches pas si versaillais et très très morts. Pardon, mais pourquoi ne vomit-il pas ? Pourquoi n’a-t-il pas peur ? POURQUOI NE S’ENFUIT-IL PAS DE CET IMMEUBLE SUR LE POINT DE S’EFFONDRER ? On ne saura pas. C’est apparemment plus important de se souvenir de son papa, de matchs de baseball et de parler à un mort comme s’il était là. Mais lol.

C’est à ce moment que sa sœur le retrouve enfin. Si elle ne lui donne pas tout de suite son identité, Slightly finit par le faire assez vite tout de même. Avant même de le savoir, Joe avait déjà décidé, de toute manière, de suivre les deux synthétiques à l’avant du vaisseau. Il doit avoir compris qu’il serait plus en sécurité avec eux. Une fois qu’il sait qu’il a affaire à sa sœur, il veut vérifier que c’est bien elle et le fait en lui posant quelques questions sur son enfance. Jamais un gros orteil n’aura provoqué autant d’émotions, je crois, mais c’est peut-être à cause de l’envolée de la musique qu’il y en a tant.

Le cliffhanger final se produit alors : le Xenomorphe débarque et s’attaque à Joe, le prenant avec lui. Joe n’est toujours pas mort, alors Wendy se jette à leur poursuite, en laissant Slightly derrière elle. Heureusement qu’il y a de la musique pour nous ambiancer à ce moment-là !

Oh, et le titre de l’épisode ? Une sombre histoire familiale pas bien passionnante d’Hermit et Joe.

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Paradise – S01E08 – The Man Who Kept the Secrets – 20/20

L’écriture de cette saison est si parfaitement maîtrisée que c’en est vertigineux quand les réponses sont apportées le plus naturellement du monde dans cet épisode. Les mystères paraissent si simples à résoudre quand on a les bons éléments en main… et c’est tellement énervant de ne pas les avoir vus. Peut-être que si j’avais eu plusieurs semaines devant moi lors de la diffusion, j’aurais grillé un ou deux détails… mais là, comment voulez-vous qu’en regardant la série d’un seul coup, je me rende compte par moi-même que j’avais les pièces du puzzle ? Le cerveau est retourné, je valide à 100% cette fin de saison.

Spoilers

Qui donc a tué Cal ? On va enfin le savoir !

Sorry bud, wrong place, wrong time.

Voilà un épisode final plus court qui commence bien : on y suit la construction de la ville souterraine. C’est vrai que ça soulève plein de questions : des gens ont construit une ville post-apocalyptique sans que ça ne fuite alors qu’ils savaient qu’ils n’y seraient pas les bienvenues ? C’est assez étrange. On suit en tout cas la vie d’employés du chantier. Ils sympathisent et ont un bon groupe, même si on en suit surtout deux, Adam et un autre dont je n’ai pas retenu le prénom. Ils sont mignons comme tout, mais ils se tuent à la tâche.

Littéralement. Le chef de chantier se rend compte que le site choisi pour la construction de la ville est toxique. Pour lui, Anders, il s’agit officiellement d’un site pour un centre de recyclage, mais il n’est pas idiot et voit bien qu’ils construisent autre chose – c’est trop gros pour un centre de recyclage. Anders se fait en tout cas virer dès le lendemain du jour où il a signalé le danger. C’est plus simple comme ça : on le met de côté et les travaux peuvent continuer. Tant pis si des ouvriers meurent, hein.

Anders a tout de même l’info que quelque chose de grave se prépare. C’est ainsi qu’il se prépare lui-même pour un attentat grave contre le président des USA : celui dans lequel Xavier s’est fait tirer dessus en se prenant une balle à la place de Cal. C’est une sacrée origin story : on le voit être isolé suite aux travaux de construction, faire plein de recherches sur le président et sur la catastrophe qui pourrait arriver.

De retour dans le présent, on retrouve un Xavier qui est complètement paumé par les révélations de Sinatra. Il est forcé d’être son pantin désormais : Sinatra a sa fille en otage. Presley ? Elle va bien et ne se rend même pas compte qu’elle est l’otage de Jane. Elle pense faire quelque chose de bien en accompagnant Jane dans sa dépression suite à la mort de Billy. Pourtant, Jane est une sacrée connasse. Elle m’a fait mourir de rire : quand elle a Sinatra au téléphone, elle révèle qu’elle est capable de tuer Presley sans hésitation… mais surtout que son désir le plus profond est de récupérer la Wii présidentielle pour elle. Qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour une petite partie de jeux vidéos, hein ?

En tout cas, Xavier a d’autres préoccupations, lui ! Il fait ce qu’il peut pour apaiser la situation qu’il a lui-même rendue explosive. Il convainc Robinson de relâcher les otages, puis retourne sur la scène de meurtre de Cal. Il cherche à trouver ce qu’il a manqué le jour J et il finit par trouver très vite : en se concentrant un peu, il se souvient que Cal manipulait les CD devant lui… et y trouve le CD enregistré pour Jérémy. Bien caché, mais pas assez.

Il apprend en l’écoutant que Cal est passé à la bibliothèque et y a laissé quelques secrets d’État… Il n’en faut pas plus pour que Xavier comprenne que le code trouvé dans le paquet de cigarettes de Cal soit en fait une référence d’un livre à la bibliothèque. Il s’y rend et trouve le fameux livre qui contient bien des secrets d’État… Mais alors qu’il les consulte, il se fait assommer par le bibliothécaire. BORDEL.

Je me sens tellement con de ne pas l’avoir reconnu. On l’a vu dans plein d’épisodes ce bibliothécaire et je ne l’ai pas reconnu une seule seconde : il s’agit d’Anders, l’homme qui a voulu assassiner le Président. Mais putain, mais comment il a pu entrer dans le complexe, sérieusement ? Un flashback nous révèle qu’il a été envoyé en prison, évidemment, et qu’il s’est alors raccroché à sa relation avec Adam.

Malheureusement, Adam ne voulait rien à voir avec lui : il était désormais en train de mourir. Le jour de la fin du monde, Anders a toutefois pu s’évader de prison assez vite et simplement. Il y avait une émeute, les gardiens se faisaient tuer, voilà quoi. Il a toutefois un plan, contrairement à tous ses codétenus : il sait exactement dans quelle montagne aller.

Il n’a pas d’accès ? Pas grave. Il se fait passer pour un officier en volant un uniforme de gardien à la prison, puis remonte les embouteillages menant à la montagne, essayant de trouver des personnes qui pourraient y avoir accès. Il finit par tomber sur un couple dans sa voiture : l’homme est bibliothécaire. Il tue le couple et prend son rôle de bibliothécaire. Il se métamorphose physiquement aussi, pour lui ressembler : petite calvitie, barbe taillée et hop, ce n’est plus le même. Ma foi, la saison est menée d’une main de maître. Jamais on n’aurait pu s’attendre à un coup pareil, les scénaristes sont très forts.

Ce n’est pas tout, en plus. Si ce perso secondaire un peu random est bien l’assassin du président, il a  une complice : la serveuse pote de Gabriela. Il la rencontre par hasard en pleine apocalypse alors qu’elle déprime dans sa voiture et hop, il l’embarque. Elle devient sa femme pour les papiers – et elle l’aide à pénétrer dans la montagne quand son bracelet cassé pose problème. C’est beau. Une belle équipe.

L’assassinat du Président ? Eh, il a survécu à la fin du monde, ça peut bien attendre. Il se fait à sa nouvelle vie dans la montagne et en oublie son désir de vengeance… jusqu’au jour où Cal passe dans sa bibliothèque pour faire sa nouvelle mixtape. Oh non, Cal est mort parce qu’il avait peur de se faire tuer par Sinatra, mais ce n’est pas Sinatra qui le tue ? C’est trop triste pour lui !

Le meurtre ? Le bibliothécaire s’infiltre dans une maison définitivement mal gardée, donne un coup au Président alors qu’il est sur son balcon avec la tablette. La tablette tombe. Le Président est trainé à l’intérieur de la chambre, mais a encore le temps d’indiquer avec son sang le paquet de cigarettes trouvé par Xavier en début de saison. Puis, Cal essaie de se battre contre son assassin, en vain. C’est d’une violence comme mort ! Et le choix de la version karaoké en fond sonore est incroyablement bien pensé. Bon, c’est logique, c’est le point d’orgue de la saison, le point autour duquel tout a été construit… mais tout de même ! C’est la fin d’une enquête par les aveux d’Anders lui-même – tout ça parce qu’il était amoureux d’Adam et voulait le venger en tuant le Président à l’origine de son empoisonnement lors du chantier dans la montagne, en vrai.

De son côté (et dans le présent), le nouveau Président est forcé de déclarer à ses citoyens que Cal a été assassiné. Il balance aussi un petit couvre-feu/confinement, l’air de rien. Sinatra, elle, pète un câble de manière de plus en plus évidente : elle est rongée par le stress et la culpabilité de tout le mal qu’elle a fait. C’est au stade où elle se sent obligée de virer Gabriela, parce qu’elle n’assume plus du tout. C’est assez dingue à voir : Gabriela se fait remercier au moment où elle s’y attend le moins. Pas si bonne psy finalement.

Quand Robinson lui rend visite, elle se laisse convaincre de l’aider à faire des recoupements pour l’aider dans son enquête pour trouver le meurtrier de Cal. Ben oui, Xavier sait qui c’est, mais il n’a pas pu communiquer l’info. Qu’à cela ne tienne, les deux femmes remontent la piste de Maggie, la serveuse, qui devrait avoir une allergie à la noix mais qui mange souvent du fromage à la noix. Gabriela comprend qu’il y a usurpation d’identité et la jeune femme finit par avouer qu’elle a été forcée par le bibliothécaire.

Cela permet à Robinson de débarquer à la bibliothèque et de trouver Xavier, ligoté. Anders s’est enfui depuis un moment, avec pour projet de rejoindre l’extérieur et de révéler au monde qu’il y a encore de la vie dans le bunker. Il abandonne Xavier en vie derrière lui pour qu’il puisse raconter son histoire – mais n’écoute pas la sienne et son envie de sortir de la montagne pour retrouver Terri. C’est bien écrit tout ça.

Robinson retrouve Xavier plus vite qu’Anders ne le soupçonnait : il n’en faut pas plus pour que Xavier la conduise directement à Anders, parce qu’il connaît son plan de sortir du bunker. Coincé dans le ciel de la montagne, Anders comprend que c’est trop tard pour lui. Il se suicide finalement en traversant le plafond-ciel de la ville. Impressionnant.

Xavier termine alors sa journée dans le bureau de Sinatra pour lui dévoiler le résultat de son enquête express et le vrai meurtrier du Président. Il ne lui raconte pas toute l’histoire, espérant surtout avoir des nouvelles de Presley. Malheureusement, les nouvelles que Sinatra a à lui apporter ne sont pas bonnes : elle a reçu un message de Jane qui lui dit que le problème est réglé. Elle en déduit que Presley est morte.

Sinatra s’excuse donc auprès de Xavier pour ce qu’elle a fait car elle ne voulait pas que ça aille si loin. Pour aller loin, ça va aller loin : Xavier tue les deux gardes du corps de Sinatra pour essayer de savoir exactement ce qu’il est advenu de sa fille. Alors qu’il est sur le point de tuer Sinatra, celle-ci se prend une balle inattendue : Jane débarque en effet et lui tire dessus, avant d’expliquer à Xavier que sa fille va bien. Le but de Jane est clair : elle s’assure que Sinatra reste en vie car elle a encore besoin d’elle, tout en continuant de passer pour la gentille. Vraiment, elle tire bien son épingle du jeu, elle est douée !

Xavier rentre chez Jane et y retrouve toute sa famille, qui va bien. C’est merveilleux. On est donc sur un joli happy end, avec toutefois le livre du Président qui est entre les mains de Xavier et Robinson. Ils y découvrent tout un tas d’infos sur l’extérieur, sur le possible nombre de survivants et surtout sur le fait qu’Atlanta n’est pas détruite. Wow. Forcément, Xavier décide donc de quitter la montagne pour aller chercher sa femme. Il laisse ses enfants sous la protection de Robinson (et probablement de Jane, fuck).

Le montage de fin de saison commence alors, évidemment avec pour BO Another Day in Paradise. Qu’est-ce que ça fonctionne bien ! On y voit d’une part Xavier faire le trajet lui permettant de quitter la montagne, utilisant les codes secrets qu’il trouve dans le livre pour cela. Il monte ensuite dans Air Force One et quitte la montagne avec cet avion. Seul. Il aurait pu au moins prendre un coéquipier ? Eh vous savez quoi ? C’est une DINGUERIE. Voilà, j’ai dit le mot.

Du côté des autres personnages de la série, on voit que Jeremy écoute les derniers mots de son père, qui lui conseille de réparer sa ville s’il ne l’aime pas. Il va tellement se lancer en politique, surtout que depuis la veille, il a déjà commencé à expliquer qu’il y a des survivants hors de la montagne et à révéler des secrets d’Etat.

Gabriela, elle, n’a plus envie de manger ses frites au fromage de noix. Au sommet de l’État, c’est le bordel : Cal est mort, Sinatra est gravement blessée, bon courage au Président qui tente de s’imposer. La seule qui finit vraiment bien sa saison, c’est Jane : elle a sa Wii et son jeu de tennis, alors elle est heureuse. Elle me tue, vraiment, j’adore ce personnage.

En bref

Je me doutais que j’allais beaucoup aimer la série quand j’ai vu la première fois une affiche sur Disney +, rien que parce que le casting envoyait déjà du rêve dessus. Ensuite, j’ai entendu plein d’avis positifs et j’ai eu peur – peur qu’on me la survende, peur de ne pas aimer à force de trop en attendre. Finalement, Paradise a su éviter ces écueils : même lorsqu’elle pond des twists auxquels je m’attends depuis plusieurs épisodes, elle le fait de la bonne manière pour que ça fonctionne. Les enjeux sont crédibles, les personnages sont pour la majorité bien écrits ou ont des défauts qui peuvent les rendre à peu près appréciables.

Il n’y a pas à dire, la série est une réussite. J’aimerais en voir plus souvent des comme ça et, en même temps, j’aimerais qu’elles sachent durer plus de huit épisodes par saison, car c’est vraiment trop peu. Il y aurait eu de la matière à faire une saison complète après ce pilote, sincèrement, quitte à faire des épisodes un peu plus courts. C’est vraiment pour lui trouver un défaut cela dit, parce que s’il y avait eu 22 épisodes, peut-être que je n’aurais pas osé me lancer dans un rattrapage estival.

Loin de ces défauts, la série est au contraire un véritable exemple de maîtrise du point de vue de l’écriture. Les aller-retours dans la timeline sont un vrai plaisir, avec des flashbacks qui sont tous véritablement utiles et une attention aux détails si poussée qu’elle en est rare et terriblement efficace ! J’aimerais que toutes les séries nous fassent ça.

Maintenant, il me faut attendre jusqu’à fin janvier pour la suite. J’ai déjà hâte de savoir de quoi il en retournera lors du retour de la série – et j’espère la voir lors de la diffusion. Je me connais, c’est pas gagné ça, surtout maintenant que je m’en suis fait une série estivale ! Une appréhension, déjà : comment attendre ce niveau d’écriture pour une saison 2 ? Y aura-t-il une telle convergence des petits détails pour résoudre un potentiel mystère ? Y aura-t-il simplement un saut dans le temps pour reprendre la structure avec les flashbacks ? Il y a tant de possibilités à explorer !

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Paradise – S01E07 – The Day – 20/20

Je suis totalement embarqué par la série, si jamais ce n’était pas clair avec les épisodes précédents, et j’enchaîne les épisodes un peu sans scrupule. C’est tout bonnement excellent et je reconnais qu’on tient là peut-être un des meilleurs épisodes de l’année. Il n’y a rien d’exceptionnel bien sûr, on ne fait que voir ce qu’on supposait depuis le début de la série, mais c’est ultra-efficace et prenant. Difficile de ne pas adorer la série ! Hâte de faire quelques cauchemars provoqués par cet épisode, tiens.

Spoilers

Cela fait quelques épisodes qu’on nous parle de la fin du monde. Il est temps de la voir.

Why don’t you ask a fucking dinosaur ?

Oula, une heure complète d’épisode ? Ils ne font pas dans la dentelle ! On repart en plus en 1962, en pleine crise de Cuba, quand le Président a appris qu’on avait frôlé la fin du monde. Il assure que ça se reproduira un jour ou l’autre. Et c’est le jour que l’épisode a décidé de nous présenter. C’est quelque chose et c’est exactement ce que j’ai envie de voir quand je regarde une série post-apocalyptique, en vrai. Vraiment, la série coche toutes les bonnes cases !

L’épisode reprend ensuite exactement où le précédent nous abandonnait : Sinatra promet qu’elle n’est pas un monstre et qu’elle peut aider Xavier à retrouver sa femme s’il arrête de la menacer et de faire de la merde. Et elle peut prouver ce qu’elle dit, parce qu’elle capte bien des messages venant de l’extérieur de la montagne !

La fin du monde ? Eh bien, elle fut provoquée par un supervolcan en éruption. Allez, ça colle avec notre monde en vrai. Xavier a donc assisté à ça en live et a aussitôt fait en sorte de sauver sa famille tout en protégeant le Président. Tout semble aller bien aux USA, mais bon, les nouvelles sont terribles avec la destruction de l’Australie et la crainte de tsunami un peu partout. Le Président prend la décision improbable de lancer le protocole Versailles.

Xavier essaie bien de lui parler de sa femme, toujours à Atlanta, mais il y a urgence ailleurs. Aux infos, on assiste à la fin du monde en direct, avec un méga tsunami en direct. Bordel, déjà que j’ai peur des tsunamis, cette série ne va pas calmer d’hypothétiques futurs cauchemars, hein. La vague est immense, on m’ajoute ces espèces d’explosion acoustiques qui le précèdent, AU SECOURS. Tout le monde comprend bien que c’est la fin.

Xavier dit à sa fille, au téléphone, de garder son frère en vue, mais aussi Jeremy, pour être sûr qu’ils soient en sécurité. Il gère aussi sa femme, comme il peut, découvrant avec terreur qu’elle a 1h15 max pour atteindre un aéroport qui est à deux heures de là où elle est. Il utilise toutes les ressources de la Maison Blanche pour faire en sorte que ça puisse se faire, le tout pendant que le Président fait un petit discours pour rassurer les foules. Comme si c’était possible à ce stade !

Même leur histoire d’Air Force One n’est pas hyper logique : si les ondes acoustiques du tsunami perturbent le trafic aérien… comment prendre l’avion ? Et comment est-ce qu’il y a encore du réseau pour les portables dans ce bordel monstrueux, avec aussi le Big One qui se déroule à Los Angeles, détruisant toute la ville.

Xavier se retrouve aussi à faire des promesses qu’il ne pourra pas tenir, comme lorsqu’il promet à une collègue de faire attention à sauver la vie de son fils. Robinson finit par débarquer pour organiser l’évacuation du Président. Au dernier moment, Cal décide toutefois de faire demi-tour : il parle à un agent d’entretien qui continue de faire le ménage, parce qu’il en a vu d’autres et que tout finit par toujours revenir comme ça doit l’être. Je veux bien, mais là, c’est différent. L’homme ne le croit pas et Cal culpabilise aussitôt.

Il décide donc de faire une deuxième intervention en direct, pour cette fois annoncer la fin du monde, en fait. Il ne le fait pas dans ces termes exacts, mais tout le monde comprend ce qu’il en est. Il provoque bien sûr la panique. Si le but était de ne pas dire la vérité, c’est parce que ça pose problème de la dire : tout le monde veut une chance de survie, à commencer par les collaborateurs les plus proches du Président, et notamment la femme à qui Xavier avait promis son aide.

Il ne peut rien faire pour elle. Le départ est d’un coup plus sanglant que ce qu’il aurait dû être : face à une insurrection qui commence et où chacun comprend que sa vie est en jeu, les flingues sortent vite. Ca tire assez vite dans tous les sens. Même Robinson se retrouve à tirer sur un garde qui menaçait Xavier au dernier moment. La scène est excellente, tout simplement. On voit à quel point les personnages sont confrontés à la fin du monde et à des décisions impossibles.

Il en va de même pour Xavier, finalement, quand il comprend que sa mère n’est pas dans Air Force One. Il était sûr qu’elle arriverait à temps pourtant, mais ce n’est pas le cas. Le Président, lui, savait depuis le début de la journée ce qu’il en était : il était impossible d’arriver à temps depuis Atlanta. Il le révèle à Xavier en le convainquant de monter dans l’avion : ses enfants y sont déjà et ont besoin de lui.

La journée est interminable ? Eh bien, ce n’est pas fini pour autant. Au moment du décollage, un des avions ultra sécurisés de la flotte présidentielle s’écrase à son tour. Une fois en vol, la catastrophe continue avec des missiles nucléaires tirés d’un peu partout. Ce sont des tirs de protection, mais c’est la fin du monde qui se prépare. Cal le comprend et est terrifié de ce qu’on lui demande alors de faire : tirer à son tour et détruire le monde entier. On voit bien les missiles faire le tour de la Terre sur les écrans de surveillance d’Air Force One qui continue à voler sans souci.

Xavier passe un dernier coup de fil à sa femme, qui lui fait des adieux déchirants avec un dernier message pour ses gamins, des « je t’aime » et surtout avec, en ce qui le concerne lui, la vision du missile qui s’approche d’Atlanta sur le radar.

Comment s’en sort-elle alors ? Comment Atlanta n’explose-t-elle pas ? C’est simple comme tout : le Président a une mallette nucléaire, oui, mais il a aussi un bouton bleu qui permet de griller tous les circuits électriques de la planète, têtes nucléaires comprises. C’est une mesure de sécurité prise post-Cuba. Et c’est celle que Cal a utilisé avant d’arriver dans la montagne, quitte à renvoyer la planète quelques siècles en arrière. Wow. J’ai plein de questions, la plus évidente étant : pourquoi la montagne est-elle épargnée ?

En tout cas, ça fonctionne bien comme twist. Sinatra essaie évidemment de le dissuader de faire ça et de plutôt détruire le monde, mais c’est en vain.

La toute fin d’épisode revient alors au présent, où Sinatra joue ses dernières cartes avant que Xavier ne la tue. Elle fait bien car elle se sauve la vie : elle lui fait entendre des enregistrements de l’extérieur de la montagne. Au milieu de ceux-ci, il y a bien un message de Teri, la femme de Xavier, à la recherche de sa famille, près d’Atlanta. Elle ne donne pas tout ce qu’elle a sans un back-up plan, par contre : elle appelle aussi le bar où la famille de Xavier était supposé se planquer en sécurité, histoire qu’il apprenne que Presley n’y est plus.

Xavier redevient donc un pion dans le jeu de Sinatra : il ne peut pas faire autrement que d’accomplir ce qu’elle demande et qui se résume grosso modo en « retransforme cette ville en ce qu’elle était et soit à mon service, loser ». J’adore.

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