Percy Jackson and the Olympians – S02E01 – I Play Dodgeball With Cannibals – 11/20

En saison 1, mes souvenirs de lecture surgissaient parfois aléatoirement et me donnaient l’impression de comprendre ce qu’il se passe ; permettant aussi de recoller parfois les morceaux non évoqués par les scénaristes. Ce n’est malheureusement pas le cas cette saison : mes connaissances mythologiques aident un peu, mais je suis bien paumé. Bref, ça continue d’être très brouillon et de nous malmener entre des informations manquantes et des règles magiques énoncées à la va-vite qu’il faut accepter comme telles sans les remettre en question, sauf si les scénaristes décident de le remettre en question, je suppose. Que c’est étrange, ce n’est pas du tout mon souvenir de lecture.

Spoilers 

Percy fait un cauchemar dans lequel Grover est en danger. Et c’est reparti pour une nouvelle aventure.

Being a real hero means standing up for others.

Le résumé de début de saison est long, c’est une excellente chose. Par contre, vraiment, je m’interroge : il n’y a aucune des scènes dont je me souvenais vraiment ou presque, pas de Lin-Manuel Miranda, pas de St Louis… OK. On va faire avec. C’est un récit pour les enfants et ados, je vais bien m’en tirer, non ? Pas si sûr…

L’épisode commence par Grover se prenant pour un explorateur. On dirait vraiment qu’il est en cosplay d’Indiana Jones, c’est terrible. Sa quête en pleine forêt le mène jusqu’à un squelette dont il récupère la flute de pan. Et quel est son premier réflexe ? Souffler dans la flute en question, bien sûr. La jungle semble se réveiller au même moment, et ça fait qu’Alison Sim qui l’espionnait avec d’autres campeurs est aussitôt révélée à ses yeux.

Pardon, mais… Contexte ? Alison est agacée d’être découverte, mais projette aussitôt de tuer Grover. La flute de Pan n’est pas suffisante apparemment, Luke sera déçu. Luke ? Grover en sait trop et Alison veut le tuer, mais grâce à la flute de Pan, Grover parvient à s’échapper jusqu’à une plage. Il n’est pas sauf pour autant : un énorme tentacule sort de la mer et l’embarque. Ah ben merde.

C’est le moment que Percy choisit pour se réveiller de ce cauchemar. Je suis tellement mort de rire : c’était encore un peu un gamin en saison 1, mais là, il est très clairement sur la fin de son adolescence. Il est censé avoir 12 ou 13 ans, je crois, il en fait clairement 16 (je viens de vérifier, l’acteur a bien 16 ans pour deux semaines encore). C’est le problème des productions qui mettent deux ans à nous pondre une saison, cela dit, donc pas une surprise.

En voix off pendant qu’il se prépare, Percy nous révèle qu’il n’a pas de news de ses amis. L’année scolaire s’est déroulée et il ne semble pas s’être passé grand-chose à première vue. Percy vit toujours avec sa mère et tout se passe bien, mais il a aussi un nouveau colocataire étrange : Tyson. Tyson est un cyclope complètement boulet que Percy se tape aussi en classe. OK. On nous zappe plein de choses dans l’entre-saison, mais pourquoi pas.

Si on reprend la saison à cet endroit, c’est que Percy a eu le cauchemar de ce qui est arrivé à son satyre, tandis que sa mère, elle, a rêvé de Cronos. Sympa les cauchemars dans la famille. S’ils sentent bien que les choses vont déraper, Percy va quand même à l’école avec Tyson.

En chemin, ils manquent d’être percutés par un taxi. De celui-ci sort une Annabeth d’abord invisible qui se méfie de Tyson. Percy fait rapidement les présentations, puis découvre qu’Annabeth aussi a fait un rêve (je ne reviens pas sur le fait qu’Annabeth a pris une bonne tête aussi, hein) : elle a vu le camp être détruit par un incendie. Quand elle a appelé pour avoir des nouvelles, elle est tombée sur un type qu’elle ne connaît pas qui lui a immédiatement raccroché au nez. Bon.

Ils montent donc dans le taxi conduit par les sœurs Grises, et elles aussi ont plein de prédictions cheloues pour Percy. Pardon, mais vraiment, j’ai l’impression que les scénaristes partent du principe qu’on a lu les livres hier et qu’on se souvient de tout. Il y a très peu de réintroduction à l’univers (et quand il y en a, c’est pour nous parler de la Brume qui empêche de voir les monstres et la magie, et ça pour le coup, difficile de ne pas s’en souvenir après la saison 1). Les sœurs Grises sont des voyantes qui sont capables d’emmener ce nouveau trio à la colonie, moyennant paiement, et qui confirment aussi que Grover est en danger.

Un petit chantage plus tard, Percy découvre qu’elles ne peuvent pas dire exactement où est Grover. Elles se contentent de donner une suite de nombres : 30 31 75 12, puis déposent Percy, Tyson et Annabeth à quelques mètres de la colonie. Cela permet à Annabeth et Percy de rattraper un peu le temps perdu – en parlant de Disneyland surtout, de Tyson un peu et des lettres qu’ils se sont envoyés sans parler de tout. Annabeth se garde bien de répondre à Percy quand il lui demande de parler de son école. Ce secret sera gardé encore un temps.

Rapidement, ils sont obligés de ne plus parler : quelqu’un leur envoie des énormes boules de feu à la gueule. Ben super. Annabeth s’étonnait que le camp ne soit pas en feu comme dans son rêve : nous y voilà. L’histoire des boules de feu permet de découvrir que Tyson ne craint pas le feu. C’est une bonne chose : il peut se sacrifier pour sauver Percy, sans que le sacrifice ne le tue.

En revanche, il ne peut entrer à la colonie, ce qui est gênant puisque notre trio est poursuivi par des Lestrygons. Ce sont eux qui balancent les boules de feu et mettent en danger nos héros. Percy et Annabeth arrivent rapidement à la Colonie, mais malheureusement, Tyson ne peut pas rentrer et passer la frontière de celle-ci. Soit.

Ce n’est qu’un détail : Annabeth peut le faire rentrer grâce à sa baguette magique. Si au passage, elle fait rentrer un Lestrygon, celui-ci ne fait pas long feu. Il a le temps de voir ses potes ne pas passer la barrière, contrairement à lui, de balancer Tyson au loin, avant de se faire tuer par quelqu’un hors écran qui lui balance une lance dans le torse. C’est évidemment Clarisse, qui mène un squad d’archers incapables de tuer les deux autres.

Clarisse ne s’étonne pas de la présence de nos héros, ne voit pas Tyson et se contente d’être une bitch qui leur parle mal et leur dit de rentrer se mettre à l’abri dans leur cabane. Euh OK, ça fait un an qu’elle ne les a pas vus, non ? Elle s’en fiche et part à la chasse aux Lestrygons, pendant qu’Annabeth et Percy récupèrent Tyson, puis comprennent que les Lestrygons n’étaient qu’une diversion.

Et en effet, ils découvrent rapidement que le but était pour Luke d’infiltrer la Colonie afin d’aller planter un couteau dans l’arbre qui maintient la barrière – cet arbre étant Thalia. Bordel. Luke, qui avait été sauvé par Thalia, décide donc d’empoisonner Thalia, avant de se barrer sur un cheval ailé.

Ainsi, quand Clarisse et son groupe arrivent enfin, c’est pour mieux tomber nez à nez avec Percy, Annabeth et Tyson. Clarisse veut aussitôt attaquer Tyson, mais Percy l’en empêche : il est certes un intrus, mais ce cyclope est son ami.

C’est là que le nouveau chef de la Colonie débarque. Il semble particulièrement con dès ses premiers échanges avec Clarisse. C’est pas mal de la part des scénaristes de réussir à le rendre aussi détestable alors même qu’il parle mal à Clarisse et s’attire donc nos faveurs. Ce nouveau s’appelle Tantale, ordonne bien vite que Tyson soit tué mais son ordre est interrompu bien vite : Percy veut empêcher la mort de Tyson. Cela dit, quelqu’un d’autre s’en charge : Poseidon. Il fait apparaître son trident au-dessus de Tyson, révélant ainsi que Tyson est le frère de Percy. Ben tiens.

Cela me fait rire à peu près autant que monsieur D dans la scène suivante, mais pas pour les mêmes raisons. Bon. Il y a eu du changement à la colonie, avec un poney viré pour les mauvaises raisons par Zeus, parce que Zeus fait toujours de la merde. Percy ? C’était peut-être un héros l’année d’avant, mais bon, plus personne ne croit vraiment en lui maintenant que la Colonie est en danger.

Malgré le danger, Tantale insiste pour que les festivités prévues à la Colonie continue : il a décidé d’organiser une course de chars et espère bien la voir se tenir comme prévu. Mouais. Cela nous faire une sous-intrigue, c’est à peu près sûr. Percy n’en a que faire : il veut juste qu’on s’occupe du cas de Luke. Ce n’est pas l’avis de Tantale qui n’apprécie pas le ton de Percy, remettant en question toutes ses décisions. MOUAIS.

Percy est donc escorté jusqu’à sa cabane où, enfin, des gens s’étonnent de sa présence… et se moque de lui, parce que son frère est un cyclope. Percy retrouve dans la cabane Tyson et cherche aussitôt à savoir s’il savait qu’ils étaient frères. Tyson n’est pas clair sur ce qu’il sait ou non, en même temps, parce qu’il est capable de dire que sa mère est une naïade… donc il connaît probablement son histoire familiale ?

La conversation est rapidement interrompue par Annabeth qui veut parler à Percy de Thalia, mais qui veut parler à Percy seule à seul. Or, Percy a son frère maintenant. Cela ne les empêche pas de parler et de s’accuser l’un l’autre de ne pas avoir utiliser de drachmes plus tôt pour prendre contact avec la Colonie. Soit. Soit, mais… J’ai quand même l’impression qu’il me manque bien des éléments de contexte.

Percy va quand même se coucher, ce qui lui permet de faire un autre cauchemar de Grover. Ce dernier est porté par un tentacule jusque dans une étrange grotte (moi, je pense à Polyphème quand je vois ça). Dans son rêve, Percy se regarde dans un miroir et tombe non pas sur son reflet, mais sur Grover. Ils comprennent qu’ils ont un lien télépathique, quelque chose de rare qui peut arriver lorsqu’un demi-dieu et un satyre sont meilleurs amis.

Euh ? C’est simple comme bonjour cette solution et ce ne sera pas plus expliqué que ça, parce qu’il faut faire avancer l’intrigue. Ainsi, on se retrouve ensuite avec Grover qui essaie d’expliquer à Percy toute la situation : il est bien piégé par Polyphème, après avoir été emmené par un monstre de mer ayant senti l’odeur de la Toison qui est la même que Pan. Euh… C’est toujours aussi limpide cette série.

Grover comprend que la Toison d’Or est l’objectif de Luke : c’est une Toison qui peut soigner tout le monde. Il se demande pourquoi Luke la veut, puis explique à Percy où il se trouve, en donnant lui aussi cette étrange suite de nombres. Luke se réveille en sursaut pour mieux trouver une carte sur le mur de la cabane. Les coordonnées données par Grover lui donnent alors la direction : la Mer des Sargasses.

Percy décide de s’y rendre et commence par aller voir Annabeth, en train de prier l’arbre Thalia pour toute la nuit, en lui disant qu’il sait comment sauver leur campement. Quoi ? Le générique de fin est toujours une vraie réussite, par contre, avec tellement d’indices sur la suite de l’histoire de cette saison – et toute l’Odyssée d’Ulysse, en vrai.

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Percy Jackson and the Olympians (S02)

On en était où ?

Aucun souvenir… Heureusement, il y a un résumé en début d’épisode pour me rappeler que Luke a trahi Percy (et le reste de la Colonie), que Grover est devenu officiellement un guide parti à la recherche de Pan ou qu’Annabeth avait une histoire avec Thalia, sa meilleure amie transformée en arbre après avoir sauvé Luke. Pfiou. Il faut toujours que je relise les livres pour y comprendre quelque chose finalement.

Saison 1

Ce que j’en attends

Il faut bien le reconnaître : pas grand-chose. Je continue parce que j’ai regardé la saison 1 et que théoriquement, j’aime bien les romans jeunesse et leurs adaptations – faut croire que je n’ai jamais vraiment grandi, ou alors c’est juste du travail déguisé parce qu’après tout, je suis professeur de français et c’est bien pratique de connaître des adaptations de romans jeunesse. En plus, la saison 3 est déjà commandée et annoncée par Disney + !

En pratique, la saison 1 était une déception. S’il y avait de bonnes idées et que le matériel de base est génial, j’ai trouvé que le scénario de l’adaptation était à s’arracher des cheveux, avec l’impression qu’il manquait des pans entiers des épisodes parfois (j’ai souvenir de cette scène où ils sont enfermés dans un camion et qu’ils se retrouvent ensuite dans la rue, avec juste une réplique pour expliquer ce qu’il s’est passé… alors qu’on aurait tous aimé avoir la scène d’action ?). Cela dit, qui sait, peut-être qu’ils peuvent s’améliorer ?

Autrement, je commence cette saison 2 avec quelques jours de retard et une laryngite qui m’empêche de parler ou de sortir de chez moi. À mon sens, c’est l’occasion parfaite pour commencer une nouvelle saison, parce que ce n’est pas comme si je pouvais faire grand-chose de plus entre les quintes de toux et la fatigue. On va dire que c’est un avant-goût des vacances et être heureux : pour une fois que je suis malade AVANT, je vais peut-être réussir à les passer sans être malade ?

Note moyenne de la saison : 14/20

Wicked For Good : sont-elles enfin sans limite ?

Salut les sériephiles,

Oui, je suis de retour sur ce format d’article pour vous faire part de mon avis sur Wicked For Good que j’ai eu la chance de voir en avant-première hier soir. For Good, deuxième et dernier volet de l’adaptation de Wicked, ne se contente pas de prolonger l’histoire amorcée dans la première partie : il change de ton et prend des airs bien plus graves. Plus qu’un simple “acte 2”, c’est un film qui tient seul, porté par des choix de mise en scène affirmés et un attachement franchement viscéral à ses deux héroïnes de la part du réalisateur. Dit autrement, c’est un pari réussi.

Je suis content d’avoir évité la bande-annonce parce qu’elle en montre beaucoup trop. Même en avant-première, UGC n’a pas résisté à la projeter juste avant. Et c’est dommage. Ce film mérite qu’on le découvre à son rythme, sans avoir déjà vu certains de ses moments clés isolés hors contexte. Mais bon, mon combat contre les bandes-annonces n’a rien de nouveau et est apparemment perdu d’avance…

Voir aussi :

Wicked défie-t-il vraiment la gravité ?

Salut les sériephiles, Cette fois encore, je vous embarque pour un détour au cinéma avec la première partie de Wicked, adaptation de la célèbre comédie musicale très attendue… Qui sort (pas) demain (mais le 4 décembre). Découvert en avant-première ce week-end, le film m’a impressionné. Un univers visuel enchanteur Dès les premières minutes, Wicked transporte…

Une tonalité plus grave, des choix plus maîtrisés

Dès ses premières images, For Good est marquant par un choix graphique irréprochable. Le parallèle s’établit rapidement avec le premier et on plonge dans ce second volet en s’éloignant progressivement de la flamboyance chorégraphiée du premier opus (même si on a encore une pub de la MAAF pour Glinda en début de film). Les couleurs se font plus ternes dans la première demi-heure, les cadres plus étroits, les silences plus lourds. Le film abandonne progressivement les grands numéros collectifs pour se recentrer sur l’intime, sur les tensions, sur les regards. Et il y a même un moment où Glinda tourne littéralement le dos à un gros numéro collectif.

C’est un virage assumé, et parfaitement cohérent avec l’évolution de l’histoire : Elphaba est complètement isolée et on sent le poids de sa solitude. À l’inverse, Glinda est mal entourée, et ça se sent aussi, ça l’isole. Je regrette que la chronologie soit parfois un peu confuse, car le temps passe bien durant ce film, c’est sûr, mais on ne sait pas exactement combien de temps tout ça prend. L’insouciance a laissé place au conflit, à la douleur, à la solitude.

En ajoutant les photos à l’article, je me rends compte que je ne parle dans ma critique des looks des personnages, et wow, ces tenues sont sublimes à chaque fois, c’est dingue !

Un duo toujours aussi fort, avec un basculement subtil

Cynthia Erivo est, encore une fois, magistrale dans le rôle d’Elphaba. Ce qui me frappe particulièrement ici, par contre, c’est à quel point Glinda devient peu à peu le centre émotionnel du récit. C’est mon point de vue, ce ne sera pas forcément celui de tout le monde, mais pour moi, elle est clairement le point d’ancrage de ce film. C’est sur elle qu’on se concentre et, bon, le titre est sur fond rose pour ce film, là où il était sur fond vert pour le premier… Ce n’est pas un hasard. C’est parfois un peu frustrant car Elphaba est supposée être l’héroïne (et elle le reste hein) et elle manque dans plusieurs scènes…

Cela dit, Ariana Grande livre une performance étonnamment nuancée qui fait que je ne peux qu’être content qu’on s’attarde autant sur son personnage et son évolution. Là où elle brillait par son humour dans le premier film, elle impressionne ici par son intensité silencieuse et le drame qu’elle peut très bien faire passer. Son regard suffit à exprimer la trahison, la blessure et l’évolution de son personnage. C’est le type de jeu qu’on ne s’attend pas forcément à voir dans une adaptation musicale à grand spectacle et c’est exactement ce qui rend ce For Good si particulier. Et puis, elle n’est pas actrice à l’origine ! Pourquoi elle a du talent à la fois dans le comique et le drame, franchement ? Certes, elle est aidée par ses collègues tout aussi géniaux, mais wow, elle m’a transporté tout le film !

Si c’est bien la relation entre Elphaba et Glinda qui est au cœur de tout, Glinda me paraît être celle qui évolue le plus et le mieux. La relation avec Elphaba donne toutefois tout son sens au titre du film ; For Good, en clin d’œil à la chanson phare de la comédie musicale, et donc aussi à la trace que laisse une rencontre, une amitié, dans une vie. Les jeux de regards des deux héroïnes justifient vraiment le passage sur grand écran. Et puis cette amitié pleine d’amour est tellement crédible, l’alchimie entre elles crève l’écran ! C’est magnifique quand les voix fusionnent dans For Good.

Des chansons plus discrètes mais habilement réinventées

Puisqu’on en parle, je m’y attendais, mais vraiment, les chansons du deuxième acte sont moins percutantes que celles du premier. Ce serait franchement injuste de s’arrêter à ça : les chansons du premier volet sont bien plus connues et cultes que celles de la deuxième partie, mais eh, il y a de très belles pépites aussi dans ce film (j’ai particulièrement hâte de réentendre les chansons plus percutantes d’Elphaba, particulièrement No Good Deed, qui est d’une puissance vocale impressionnante).

La force de ce deuxième opus, c’est d’avoir su transformer cette faiblesse apparente en opportunité. Les morceaux sont revisités, certains moments réorchestrés, et les échos avec la première partie pensés avec finesse. Le film travaille dans le détail, dans l’émotion et offre parfois des surprises bienvenues. Malgré tout, j’ai parfois trouvé que certains effets visuels (notamment les jeux de miroirs sur la chanson d’Ariana Grande seule dans son palais à parler de bulle zzz) s’autorisaient un peu trop de clinquant. C’est dommage de vouloir se prendre autant au sérieux dans la réalisation, ce n’était pas utile, ça m’a sorti de l’émotion de la chanson (mais c’est aussi la chanson qui m’a le moins convaincu). Le film n’a pas toujours besoin de se contempler dans sa propre mise en scène pour émouvoir — et il est plus fort quand il se retient… No Good Deeds, donc.

Bref, c’est vraiment pour aller chercher de quoi chipoter dans les détails ; autant vous dire que j’attends la bande originale avec impatience. Vendredi ne viendra jamais assez vite.

Nessa, et l’ombre des personnages sacrifiés

Il y a un personnage que j’attendais tout particulièrement dans cette seconde partie : Nessarose. J’ai particulièrement accroché à son intrigue dans la première partie et je savais bien vers quoi on se dirigeait ici. J’avais espoir qu’elle soit davantage développée, et ça a été un peu le cas. Je vais un tout petit peu spoilé dans ce paragraphe, attention. Malheureusement, comme dans la première partie, son arc est précipité. C’est le problème des personnages secondaires, je suppose. Son basculement dans la colère et la solitude se fait plus entre les films que dans ce second film, alors que ça aurait pu être bouleversant de le voir porté à l’écran. C’est trop rapide. Elle devient « méchante » parce que l’histoire le réclame, mais sans qu’on ait vraiment eu le temps de voir son monde s’effondrer.

Et c’est bien dommage, car Nessa aurait pu porter, à elle seule, un récit parallèle : celui d’une femme invisible, exclue, abandonnée. Le film ne lui accorde pas cette place. Et ça me frustre, parce que beaucoup se joue dans la suggestion. Ce n’est pas la seule et heureusement que les acteurs sont excellents pour faire sentir tout ce qui n’est pas montré ! Ce traitement condensé touche ainsi à peu près tous les personnages secondaires, et certains n’ont même pas vraiment de fin (les amis de Glinda par exemple). C’est un effet sans doute inévitable dans une adaptation limitée à deux films, mais qui donne envie d’imaginer ce qu’une trilogie aurait pu proposer. Oui, oui, une trilogie.

Je ne suis quand même pas le seul à être frustré, si ? Quand je pense que certains disaient que c’était idiot de faire deux films et qu’il n’en aurait fallu qu’un !

Comme dans la première partie, on ressent ainsi les contraintes de l’adaptation. Deux films, un univers riche, de l’inclusion (tiens, d’ailleurs, il y a une petite retouche dans l’histoire de Nessa ; ça fonctionne), des enjeux multiples ; il faut inévitablement faire des choix. Certes, For Good choisit très bien, mais on sent que certains fils narratifs, notamment autour du Magicien d’Oz, auraient mérité plus d’espace. Tout est suggéré en ce qui concerne l’œuvre originale, jamais vraiment exploré. Le film préfère rester focalisé sur ses deux héroïnes, et c’est un choix cohérent, fidèle au musical et au roman.

Fiyero n’est pas le personnage le plus subtil du grand écran, mais qu’est-ce qu’il fonctionne bien aussi dans les choix qu’il doit prendre en cours de film !

Mais j’avoue : j’aurais rêvé d’une troisième partie qui laisse le temps d’adapter aussi Le Magicien d’Oz en parallèle, en nous montrant le périple de Dorothy aussi. Oui, je suis gourmand, mais c’est un peu frustrant par moment. Et puis, je n’en parle presque pas, mais Jonathan Bailey est grandiose aussi et j’aurais tellement aimé l’avoir plus longtemps sur grand écran (là aussi, c’est gourmand, après tout, il a une scène un brin dénudé, c’est déjà bien, que demande le peuple ?).

Et la fin ?

Sans rien dévoiler, le dernier acte est parfaitement mené. L’émotion monte doucement, sans excès, jusqu’à un dernier plan qui m’a tellement plu. Tout est là : ce qu’on ne dit pas, ce qu’on espère, ce qu’on perd. C’est dans ces moments silencieux que For Good devient un grand film, et après un quart d’heures très vif et riche en révélations, la toute fin accomplit ce que le film visait. C’est fluide, ça semble se faire sans effort et c’est en grande partie pour ça que je considère que le film tourne surtout autour de Glinda. Il manque peut-être une réplique, dans le premier, sur son personnage et sa difficulté à faire de la magie parce que tout a toujours été simple dans sa vie, mais c’est un détail que la performance des actrices balaie sans mal.

J’adore aussi tout le message politique que l’on peut tirer de l’œuvre. Non seulement la réécriture d’Oz fonctionne, mais en plus, il est question de la perception du public, de la manipulation des masses et de la nécessité d’un grand méchant en commun… Des questions qui sont très au goût du jour, je pense. La résolution est d’ailleurs un brin trop simpliste, mais ça fait du bien aussi d’avoir un bout d’happy end dans une fin forte en émotion que je ne peux pas qualifier d’happy end. Comme j’aime les fins tristes et pas trop joyeuses, je suis servi. Mais à nouveau, j’en dis déjà trop, je ne veux rien spoiler si vous ne l’avez pas vu !

En bref, For Good est une suite qui prend des risques et qui mérite d’être plus applaudi que ce que j’ai pu entendre en fin de film hier. Certes, cette deuxième partie est moins flamboyante, plus émotionnelle, plus lente parfois, mais aussi plus profonde. Là où certaines critiques la trouvent en demi-teinte, je la trouve plus mature, plus forte, plus marquante que le premier film. C’est fluide tout du long, comme pour le premier, mais les enjeux y sont plus forts et les révélations finales bien plus marquantes que dans le premier film où on savait bien ce qu’on venait voir (c’est dans le titre, quoi). J’aime qu’on ne réduise jamais à des archétypes les deux héroïnes et que le film parle d’amitié, de différence, de choix. Et malgré les frustrations, malgré les scènes un peu rushées ou certains effets de style qui se prennent trop au sérieux, cette adaptation réussit quelque chose d’essentiel : elle touche vraiment, elle est marquante. Son esthétique est folle et donne envie d’aller vivre à Oz, malgré les machinations politiques.

Allez le (re)voir.

Je n’ai pas honte de le dire : oui, j’ai déjà envie de le revoir et surtout de réécouter la BO. La conclusion de cet article est du coup bien trop facile, vous allez voir, et un peu spoiler si vous ne connaissez pas le spectacle ou n’avez pas encore vu le film, mais eh, je n’y résiste pas : le film, comme la chanson dont il tire son nom, parle de la façon dont certaines personnes changent nos vies “for good”. C’est culte quand le duo le chante dans le spectacle. Ce film, en y ajoutant une brillante adaptation de comédie musicale que je reverrai plein de fois, il change un peu ma vie aussi. For good.

Marvel Zombies – S01E04 – 11/20

La conclusion de cette mini-série ne peut évidemment pas venir résoudre tous les nombreux problèmes évoqués précédemment. Si je ne peux pas dire que je me suis ennuyé, il faut bien avouer que le scénario m’a laissé perplexe quasiment tout du long. C’est une série qui avait un potentiel énorme mais qui est complètement foirée du point de vue du scénario, au moins pour moi. Je n’ai accroché ni à l’intrigue, ni aux personnages. Je me suis raccroché aux belles scènes de combats et d’actions, ça me permet de me rappeler que l’ambiance des Marvel me manque en ce moment…

Spoilers 

Il est temps d’en finir.

We were meant to be here to end this together.

Nos héros sont pourchassés dans l’espace par ceux qu’ils pensaient être capables de les aider et qui veulent désormais les anéantir. Ils les font se crasher, mais par chance, ils sont sauvés de justesse par des portails venus de Kamar-Taj. Oui, oui, tout est lié : Kamala rencontre enfin Spider-man, et elle kiffe. Toute l’équipe a enfin quelques explications sur ce qu’on est en train de regarder depuis 1h30. Et surtout les interactions entre eux sont chouettes à suivre (il faut bien des points positifs à ce projet).

Les explications ? L’accident du Wakanda a provoqué la destruction des pierres d’infinité, qui ont alors libéré une énergie de dingue, détruisant une partie du monde. La Tour Eiffel a le droit d’être détruite, yeah ! Pour contenir l’énergie, le Kamar-Taj a décidé de faire de Bruce Banner le réceptacle de toute cette énergie. On a perdu Hulk au passage, mais le réceptacle attire la convoitise de la Reine des morts. On nous présente ça comme le dernier combat qui pourrait mener à l’Apocalypse : Wanda va envoyer son armée de zombies à l’assaut d’Hulk, dans l’espoir de récupérer l’énergie des pierres. Elle pourrait alors anéantir la résistance et rien ne va plus.

Malgré l’urgence de la situation, Kamala, décidément héroïne de la mini-série (mais pas héroïne réussie, je trouve), prend le temps de se remémorer ses amies perdues au combat et de déprimer un temps. Eh, j’ai dit qu’il fallait que la série nous présente mieux les personnages pour qu’on ressente les émotions, je devrais être content, je sais… Mais ce n’est pas le cas. Il s’agit déjà du dernier épisode et donc ça ne prend pas : c’est trop tard pour faire ça.

La suite de l’épisode nous montre la sorcière rouge arriver face au Hulk réceptacle des pierres d’infinités et lui lancer une armée complète de zombies. C’est chouette, ça fait une belle scène d’action de la voir déchaîner toute sa puissance contre Hulk. On a ensuite un vrai moment émotion quand elle envoie une illusion de Natasha essayer de convaincre Banner de baisser sa garde.

Par chance, c’est le moment que nos héros choisissent pour arriver enfin. Il y a eu genre cinq minutes de fight avant déjà, donc il était temps. Les scènes d’action sont toujours réussies : je les trouve plutôt lisibles et j’aime bien les idées farfelues qu’il y a parfois (les toiles de Spidey qui font voler les têtes ? Le reflet dans le sabre de Blade ? Les Ant-man zombies ? Valkyrie qui semble morte, mais en fait non ?), mais à nouveau, le problème vient du scénario.

Ils n’ont pas réussi au cours des quatre épisodes à me convaincre. Kamala ne ressemble pas à l’héroïne qu’on connaît, les personnages sont trop nombreux pour qu’on apprenne à les connaître… En fait, c’est l’effet Endgame, mais sans introduction (ou réintroduction, d’accord) des personnages. Partant de là, on manque de contexte, de caractérisation, d’émotions, de tout ce qui fait une bonne série, quoi. La déception est grande : je me contente de regarder toute l’action, parce que les dessins sont beaux, mais ça ne me fait que me rendre compte à quel point ça aurait pu être incroyable. Le potentiel est si gâché.

Tout ça mène à la victoire improbable de la Sorcière Rouge, qui envoie dans la gueule de Kamala les zombies de ses anciens alliés avant d’essayer de la convaincre de se mettre de son côté. Kamala refuse que tous ses sacrifices ne servent à rien. Après d’interminables flashbacks des quatre épisodes qu’on vient juste de voir, elle prend donc la main de Wanda. Hein ? Le lien logique ? Je l’imaginais faire exactement l’inverse, mais non.

Quand elle prend la main de Wanda, il y a une grande explosion et tout est bien qui finit bien : elle croit la promesse de Wanda qui lui assure qu’elle va ramener le monde tel qu’il était. C’est donc ce qu’il se passe : la dernière scène voit Kamala revenir dans le passé, avant l’apocalypse zombie. Tout y est bien, Riri et Kate sont déjà ses meilleures amies (d’où ça sort ? C’est dans Iron Heart ?) et n’ont aucun souvenir de ce qu’il s’est passé.

Seulement voilà, c’est trop beau pour être. À la manière de WandaVision, l’épisode se termine par la révélation qu’en fait, Kamala est victime des illusions de la sorcière rouge qui lui fait voir un monde parfait là où il n’y a que des zombies autour d’elle. Et une alliée qui vient le lui dire. Soit. Mais euh, pardon ? Pourquoi Wanda garde-t-elle Kamala en vie ? Et pourquoi les zombies ne la bouffent-ils pas ? J’ai adoré que la série s’achève sur ce cliffhanger (j’espère vraiment que c’est une fin définitive malgré tout, parce que je ne me vois pas m’imposer une deuxième soirée comme celle-ci dans deux ou trois ans !), parce que ça fait un moment d’horreur plutôt réussi, mais… C’est parce que je cherche le positif que je le dis !

En bref

Je suis passé complètement à côté de ce projet Marvel, et pourtant, j’aime souvent les défendre quand ils font n’importe quoi. Je ne comprends pas comment on peut rater à ce point une mini-série en quatre épisodes annoncée il y a plusieurs années. En fait, je ne comprends pas qui a pu passer plusieurs années pour pondre un scénario si approximatif et sans aucun sens. Il n’y a pas de début à cette série – et pas de fin comme ils espèrent une seconde saison.

Il faut tout de suite que je précise que contrairement à beaucoup d’avis vus sur Google ça ne me dérange absolument pas que les têtes d’affiche soient des héros moins connus ou de jeunes héroïnes car j’ai tendance à les adorer là où les Avengers me soûlent car trop vus et revus. Cela dit, pour que ça me plaise, il faut les présenter malgré tout : on est dans un univers parallèle où on ne les connaît pas, on ne sait pas les liens qui les unissent, les pouvoirs qu’ils ont ou non… et ça a bousillé tous les moments émotions de ne pas avoir ces infos de base !

Je pourrai continuer des heures (bon, peut-être pas) : le potentiel était là, paraît même que les comics sont géniaux… mais c’est un échec qui ne fait que répéter la même formule (les héros vont vers un endroit safe pour découvrir qu’en fait, c’était pas safe du tout) sans jamais introduire son contexte ou ses enjeux. Heureusement, ça permet de voir interagir des personnages qu’on connaît encore trop peu malgré des introductions qui datent parfois d’il y a plusieurs années, histoire de nous montrer que Marvel a au moins compris ce qu’on voulait voir. Mais ce n’est pas suffisant pour autant, surtout qu’en quatre épisodes tout va trop vite et semble toujours tomber comme un cheveu sur la soupe. Quel dommage, quel gâchis !

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