Paradise – S01E03 – The Architect of Social Well-Being – 16/20

Tiens, voilà un épisode qui commence à prendre son temps et se perdre dans des détours qui me laissent perplexes, surtout quand il est question des flashbacks. Bon, je ne suis pas fan des flashbacks de manière générale de toute manière, ça ne surprendra personne. Pour autant, j’aime bien que la série développe quelques aspects plus techniques et fournisse des explications sur son twist initial. Et puis, surtout, c’était construit comme un épisode de série qui sait comment nous donner envie de revenir dans une diffusion à la semaine. Que je suis bête de la bingewatcher !

Spoilers

Xavier cherche à comprendre Gabriela, mais ce n’est pas si simple.

What the fuck is Wii Tennis ?

J’ai beau dire que la série a des épisodes longs parce qu’elle a de quoi faire en réserve, faut bien reconnaître qu’elle a des scènes qui trainent en longueur. C’est le cas de la première scène de l’épisode qui voit Xavier continuer de brûler la cigarette du Président, Gabriela jouer aux cartes (hmm ?) et enchaîne sur un footing de Xavier et Billy. Le but de Xavier est de maintenir les apparences – au cas où.

Les deux agents sentent bien que les gens au pouvoir étouffent l’affaire de la mort du Président, mais ils ne peuvent rien faire pour le moment. Pour autant, Xavier se décide à aller voir Gabriella pour savoir pourquoi elle lui a demandé de dire oui au détecteur de mensonges. Perturbée, celle-ci essaie de lui faire comprendre de manière vraiment pas discrète qu’ils ne peuvent pas parler dans son bureau.

Elle l’emmène faire un tour et Gabriela s’avère être un personnage vraiment cool. C’est elle qui nous indique qu’ils sont dans le dôme depuis trois ans et qu’il y a plein de détails intéressants à connaître sur la ville. Par exemple, il y a plein de bruits d’insectes grâce à des enregistrements dans les parcs nationaux.

Bon, pour autant, Gabriela ne répond pas vraiment aux questions de Xavier. Il veut savoir pourquoi elle lui a dit de dire oui, pas apprendre que Cal était en peignoir et alcoolisé moins d’une semaine avant dans le bureau de sa psy, pas qu’il s’est passé quelque chose dans la semaine précédant sa mort selon elle et encore moins parler de son père. En théorie, je suppose qu’il ne le veut pas. En pratique, on a droit à un flashback entre Xavier et son père. Tout s’y déroule bien quand il lui annonce qu’il va être grand-père.

J’ai eu du mal à m’intéresser pleinement à cet aspect de l’épisode. Je ne vois pas pourquoi Gabriela est si obsédée par la relation de Xavier et son père, mais bon. On découvre que le père de Xavier souhaitait cacher sa maladie de Parkinson à son fils. La cacher à son fils, c’est une. La cacher à ses passagers, c’est plus dérangeant : ouep, il est pilote d’avion et a la maladie de Parkinson. On peut comprendre que ça provoque des tensions père/fils, ça. Pourtant, Xavier a eu la possibilité de réaliser un des rêves de son père en l’emmenant voir Air Force One. Le rêve devient cauchemar quand il en profite pour expliquer à son père qu’il a pris la décision de mettre fin à sa carrière de pilote. C’est un mal nécessaire car il ne pouvait pas continuer à piloter… mais ça fait que son père lui en a voulu le reste de sa vie.

Bon et Gabriella ? Elle est un peu chiante à détourner tout l’épisode de l’enquête sur la mort de Cal qui est tout de même le fil rouge de la série. Pourtant, si Gabriella est aussi intéressante comme personnage à mes yeux, c’est parce qu’elle est l’architecte du bien-être social de 25 000 personnes. Ouep, c’est d’elle que parle le titre de cet épisode : elle a été embauchée pour gérer le deuil et la reconstruction des survivants. En trois ans, ils semblent être passés à autre chose. La résilience. C’est fou. Après, perso, je comprends l’énervement de Xavier vis-à-vis de la psy et de ses frites au fromage de noix de cajou. Ils sont mignons les deux, là.

Gabriela continue de l’analyser et trouve ça presque triste de le voir considérer le monde comme une suite de menaces. Moi, je trouve ça plutôt très intéressant à découvrir, tout de même. On obtient au passage quelques infos sur la mort de Teri, la femme de Xavier, qui aurait pu être sauvée si elle avait pris un avion plus tôt – si Cal l’avait prévenue de le faire. Outch.

En tout cas, Gabriela et Xavier passent toute la journée ensemble, jusqu’à la nuit tombée. Il y a une belle alchimie entre les deux acteurs et clairement un rapprochement entre les personnages. Ainsi, Gabriela est assez en confiance avec lui pour révéler qu’elle a choisi chaque personne présente dans la ville. Ouep. Y compris lui. Un flashback révèle qu’elle était dans le bureau ovale juste avant que Xavier ne rencontre Cal. C’est culotté. Et c’était culotté aussi de forcer la main de Cal pour ce chef de la sécurité sans prévenir Sinatra. Et c’est culotté aussi d’embrasser Xavier sans répondre à sa question principale – et réussir à lui faire oublier sa femme au passage alors qu’elle vient juste d’avouer qu’elle avait sélectionné tous les gens présents dans la montagne. Genre, sérieusement : elle n’a donc pas choisi sa femme ? C’est ça que ça signifie, non ?

Et comment elle peut survivre en sachant tout ce qu’elle n’a pas pu sauver, tout ceux qu’elle n’a pas pu sauver. Elle a autre chose en tête à présent de toute manière : non, elle ne veut pas simplement coucher avec Xavier malgré ses fesses incroyables. Elle profite surtout d’être sous la douche avec lui pour lui révéler qu’elle a un message de la part de Cal. Avant de mourir, il lui a dit que s’il devait lui arriver quelque chose, Gabriela devrait trouver Xavier et lui dire qu’il pense que Billy est dangereux. Allons bon.

Finalement, Gabriela nous ramène bien à l’enquête, il était temps ! Oui, parce que l’enquête, elle patine beaucoup. Il y a vraiment de tout dans cette ville : on trouve même un médecin légiste. Bon, il n’est plus trop habitué aux meurtres et n’a peut-être pas fait d’autopsie depuis longtemps. J’aime bien cette idée que c’est compliqué de mener l’enquête parce qu’ils n’ont pas prévu de le faire – déjà dans l’épisode précédent il était question des difficultés avec l’ADN (parce que le seul but de l’ADN était désormais d’éviter de coucher avec ses cousins quelques décennies plus tard).

La série est sympa aussi parce qu’elle nous montre que Sinatra et Robinson assistent au début de l’autopsie… pour mieux aller vomir dans les toilettes ensuite. La pauvre se souvient ensuite de sa relation avec Cal pour mieux s’imaginer couverte de son sang. Elle n’a pas le temps de faire son deuil pourtant : Sinatra lui reproche de passer sa journée à rêvasser de sa liaison passée au lieu de mener l’enquête, alors qu’elle veut récupérer la tablette.

Sinatra est bien cassante avec Robinson, qui assure faire son job et va informer Garcia (Mike), Billy et Jane de tout ce qu’elle sait. C’est juste malheureux que Billy lui donne du fil à retordre en réclamant que Xavier les rejoigne et que Sinatra l’observe encore. En tout cas, l’enquête continue pendant que Gabriela nous raconte tout ce qu’elle sait sur la ville.

Cela inquiète quelque peu Jane et Billy : ce sont eux qui ont désactivé les caméras de sécurité la nuit du meurtre, pour mieux vivre leur liaison. En fait, ils l’ont fait plein de soirs, parce que c’était rigolo de pouvoir jouer à la wii ou tester les chaussettes du Président. Bon. Quand Robinson les confronte, et face à Sinatra en plus, elle ne s’attendait pas à ses réponses. De son côté, Sinatra est dépassée par le nouveau Président. L’ancien est assassiné, bien sûr que le nouveau est inquiet, stressé et dépité de la mort de son ami. Sam lui assure qu’elle aussi était une amie de Cal et réussit à le remettre sur le droit chemin, mais on voit bien que c’est elle qui détient le vrai pouvoir.

Et Billy dans tout ça ? Le cliffhanger nous le révèle comme aussi menaçant que l’annonce Gabriela : on le voit se garer devant chez Xavier et attendre son retour, flingue sur le siège passager et regard noir envers Presley, à la fenêtre, inquiète de ne pas voir son père rentrer. Un cliffhanger dont je vais me souvenir.

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Paradise – S01E02 – Sinatra – 18/20

Les épisodes sont longs, un peu trop, mais il y a de quoi les remplir avec une structure de série riche et agréable à suivre. Il y a plein de personnages, plein de secrets, plein de détails à dévoiler. Et ça fonctionne très bien. Je ne dirais pas qu’on est sur le potentiel d’une série capable de devenir ma série préférée, mais elle a tout ce qu’il faut pour être une obsession et est vraiment de qualité. En fait, ça fait plaisir de voir que des séries comme ça voient encore le jour.

Spoilers

Sam avait le rêve d’une ville souterraine et nous allons découvrir pourquoi et comment elle a eu ce qu’elle voulait.

If you’re in this room, it’s because you’re extremely precious and you’re about to be intrusted with something massive.

Ce second épisode peut à présent nous en révéler plus sur le projet top secret dans le Colorado. Douze ans plus tôt, Sinatra a réuni des spécialistes mondiaux de divers champs scientifiques pour leur confier un secret de taille – et un projet de travail, de toute évidence. Nous, on va se concentrer sur un personnage d’architecte qui a peur de prendre l’avion mais le prend quand même avec Sinatra. Elle lui demande si avec des ressources quasi-illimitées, il serait capable de construire une ville souterraine pour 25 000 personnes.

Il en rit et lui assure que ce serait impossible de trouver un espace suffisamment grand pour creuser ça. Et pourtant, nous on sait que ce sera le cas. Voilà donc comment Sinatra lui présente le projet : une hypothèse un peu fun au détour d’une conversation dans un avion. C’est presque une meilleure introduction que tout l’épisode 1 : tous les scientifiques et spécialistes sont ensuite embarqués à l’intérieur d’une montagne, mais pas avant d’avoir été cagoulés pour ne rien voir. Et donc, Sinatra demande à l’architecte de lui construire sa ville à présent.

Sinatra voulait une ville qui fasse américaine et clairement, elle a obtenu ce qu’elle voulait. Il y a tout ce qui paraît être américain : du soleil (mais le filtre, c’était donc ça ?), des drapeaux, une bibliothèque, toutes les infrastructures… Eh, y a même du vent ? C’est assez fou, tout ça. Sinatra en profite pour écrire, soit ses mémoires, soit un speech sur Cal, on ne sait pas trop. On découvre en tout cas qu’il a étendu son mandat… D’accord, mais il a abandonné tous les américains juste pour se terrer dans sa ville parfaite ? Sympathique.

C’est le moment pour un autre flashback où Sinatra rencontre celui qui sera son mari – ou au moins la personne qui partage son lit dans la ville souterraine. Sinatra rencontre donc son mari dans un bar, le courant est quasi immédiat, il la drague ouvertement et de manière très franche… Et ils sont presque mignons !

Des années plus tard, on les voit s’occuper des deux gosses qu’ils ont, mais tout ce que ça donne, c’est que Sinatra est une super maman et que son fils Dylan fait un malaise bien triste qui inquiète ses parents. On le laisse pour mort, à ce stade. On le retrouve plus tard dans l’épisode alors qu’il est à l’hôpital depuis plus d’un an et demi. Malheureusement, les nouvelles ne sont pas bonnes : Sinatra et son mari apprennent que leur fils Dylan est sur le point de mourir.

La conversation impossible fait qu’ils rencontrent une thérapeute, Gabriela. Sarah Shahi ! J’avais oublié qu’elle faisait partie de ce casting parfait, quel plaisir ! Bon, en revanche, elle est là pour gérer le deuil de Sinatra. Elle n’a pas un rôle facile à jouer : bien que richissime, son fils est mort. Six mois plus tard, elle se rend compte qu’elle a toujours sa compagnie lui rapportant des millions à gérer, qu’elle n’est pas fonctionnelle pour sa fille et que ce n’est pas possible. Elle est prête à payer Gabriela pour être sa seule patiente et pour obtenir toute l’aide dont elle a besoin.

Malgré tout, elle continue de gérer le boulot comme elle peut. C’est ainsi qu’elle se retrouve à une conférence où un spécialiste annonce la fin du monde, un an après la mort de Dylan. Elle y croise Cal, qui a toujours son sourire un peu niais quand il évoque Dylan. Quel drôle de personnage, tout de même. Il est tout de même attachant, à lui parler de son fils de manière gentille et sans détour. On ne sait pas trop comment ils se connaissent, mais ils sont amis, c’est évident. Difficile de comprendre ce qui fait qu’ils en arriveront à se disputer…

Par contre, il est facile de comprendre comment Sam a eu l’idée de sa ville souterraine : une conférence sur la fin du monde où on lui parle d’un tsunami rayant la côte Est des USA suffit à ce qu’elle imagine sa fille mourir. Et c’est intenable pour elle.

Si on en revient au présent, Xavier passe une mauvaise nuit. Il a tenté de déchiffrer le code des cigarettes et a beaucoup cauchemardé de ce qui semblent être les derniers mots de sa femme, au téléphone, alors qu’il était dans un avion (Air Force One) à voir une explosion. Outch. Quand il se réveille, c’est pour mieux découvrir que Billy s’occupe de ses enfants (en vrai, c’est Presley qui fait tout) et que l’amante du Président, l’agent Robinson, est là pour mener l’enquête et l’emmener à un interrogatoire.

Il est révélé assez vite que le secret sur le meurtre est bien gardé pour l’instant. Xavier essaie de savoir où en est l’enquête. Il n’y a pas encore eu d’autopsie, il n’y a pas d’arme du crime, Xavier ne comprend pas pourquoi c’est l’amante du Président qui mène l’enquête (même si elle a un alibi). Elle, elle ne comprend pas pourquoi il a caché pendant 30 minutes la scène de crime alors qu’il le déteste clairement.

Elle se fait donc un plaisir de l’interroger avec un détecteur de mensonges. Elle veut savoir s’il l’a tué, il se justifie en disant qu’il n’a pas respecté le protocole car il devait prévenir sa boss, mais que sa boss couchait avec le Président. Dur d’avoir confiance. Le détecteur de mensonges semble confirmer tout ce que dit Xavier, mais on sait qu’il ment au moins une fois en disant n’avoir rien pris de la scène de crime. Pourtant, c’est bien le cas et pourtant, le détecteur de mensonges ne révèle rien.

C’est intéressant, mais on sent aussi dans cette scène qu’il y a bien beaucoup de secrets gardés par les personnages de la série. Ainsi, on découvre que Gabriela est aussi dans la ville souterraine. Elle était la thérapeute du Président, mais elle l’était aussi, une fois, pour Xavier. Elle débarque dans la salle d’interrogatoire pour lui demander s’il souhaitait la mort de Cal. C’est le cas, mais elle lui demande de dire « oui » ; en l’ayant écrit sur sa main. Son but ? Convaincre Samantha/Sinatra qu’il ne ment pas, puisque s’il était expert en mensonge capable de brouiller le détecteur, il aurait dit non pour se couvrir.

Pourquoi fait-elle ça ? Pourquoi vouloir le protéger ? Il y a des choses qu’on ne nous révèle pas. En tout cas, Xavier est innocenté, ce qui semble soulager Sinatra. Elle lui demande de prendre deux semaines de congés et lui révèle sa décision de prétendre que Cal est mort de mort naturelle. Un successeur est tout trouvé, il y a un vice-président, l’enquête va continuer, mais au moins, toute la ville sera rassurée et apaisée de savoir qu’un système est en place. C’est de la bonne gestion de crise, en vrai, mais la tablette avec les nouvelles du monde n’étant pas retrouvée, ce n’est pas si bon signe, je suppose.

Malgré tout, Xavier est forcé de prendre ses deux semaines de congé alors que la ville entière est sur le point d’apprendre la mort du Président. Ils reçoivent tous sur les montres connectées qu’ils doivent se rendre au plus vite à la Mairie. Pourtant, Presley ne le fait pas, préférant suivre un garçon à la bibliothèque (une chance que le bibliothécaire n’y aille pas non plus). Elle est amoureuse de Jeremy, clairement, et tente d’attirer son attention. Il ne lui en accorde pas beaucoup.

C’est normal : il a appris la mort de son père avant les autres. Oui, bien sûr qu’elle est amoureuse du fils du Président mort. C’est con. Jeremy s’en veut à présent d’avoir planté son père pour leur dernier dîner : sa dernière conversation avec lui remonte à plus d’une semaine et il lui a dit les horreurs que disent tous les adolescents. Vous savez, les basiques : « tous les gens hors de la ville sont morts à cause de toi alors j’aimerais que tu sois mort ». Hâte d’en savoir plus sur la tragédie qui a frappé le monde quand même, parce qu’ils n’ont pas l’air si traumatisés les gens dans cette montagne !

À la Mairie, Xavier a le temps de papoter avec la Première Dame – parce qu’elle l’est toujours aux yeux du public. La séparation est donc officieuse et un secret bien gardé ? Ils ont trop de secret, ce n’est pas bon. La Première Dame ? J’ai envie de bien l’aimer, mais c’est difficile de ne pas la soupçonner un minimum. Elle est pourtant toute gentille avec Xavier, lui disant des mots réconfortants et assurant que le Président disait du bien de lui en permanence, même s’il était raciste – bon, même s’il aimait beaucoup les stéréotypes datés.

On enchaîne avec le discours du futur Président, qui en profite pour dire tout le bien qu’il pense de Cal. La cérémonie de passation a ensuite lieu pendant que Presley écoute « We built this city ». Bordel, nous sommes sur une bonne playlist avec cette série, tout de même. Prendre des tubes comme ceux-là et leur donner un tout nouveau sens, c’est malin.

Jeremy embarque ensuite Presley dans un endroit interdit : un hangar en-dehors de la ville… C’est clairement la salle par laquelle ils sont tous passés pour entrer au Paradis artificiel de Sinatra (la pauvre a dû dire à son fils qu’il allait au Paradis et qu’il allait mourir) et où les avions sont tous stockés. C’est la salle où Presley et James ont compris que leur mère est morte.

Autrement, Xavier parle avec Billy pour savoir s’il a une idée de ce que pourrait être un code à six chiffres. Il lui confie aussi qu’il n’a pas confiance en Sinatra, mais Billy lui rappelle qu’elle est la personne la plus puissante de la ville. Pas grave, Xavier est sûr qu’il peut tout observer, qu’il est un super agent et qu’il trouvera de quoi la faire tomber si besoin. En attendant, il brûle la cigarette avec le code à six chiffres – un numéro d’avion, peut-être ? C’est ce que suggère un enchaînement de plan avec Air Force One.

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Eyes of Wakanda – S01E04 – The Last Panther – 17/20

C’est déjà la conclusion de cette mini-série, définitivement trop courte. Il y a plein de potentiel, il resterait plein (mais alors vraiment plein) de pistes à explorer et je sens qu’on ne fait qu’effleurer les nombreuses idées des scénaristes. Pourtant, la boucle semble boucler, même s’il s’agit d’une anthologie. Quatre épisodes, c’est vraiment trop peu, mais au moins ça leur permet d’assurer la qualité je suppose.

Spoilers 

Des siècles plus tard, il reste encore un artefact à aller récupérer loin du Wakanda.

We are not here to make History.

Une fois n’est pas coutume, le temps passe un peu entre deux épisodes. Cela dit, cette fois, les scénaristes sont dans l’abus : on se retrouve au dix-neuvième siècle, rien que ça, en Ethiopie. Notre héros est un prince du Wakanda, Tarafi, qui est en mission de Chien de Guerre avec Kuda, clairement là pour le former. J’aime bien l’humour qui se dégage de la maladresse évidente de la recrue qui est juste là pour observer d’après ce que raconte Kuda.

S’ils sont en Ethiopie, au beau milieu d’une guerre et d’une ville assiégée, c’est apparemment pour retrouver un artefact, une fois de plus. Rien de bien nouveau, donc, le scénario est assez classique après quatre épisodes. Tout repose sur les personnages, et ça le fait bien : Tarafi est impatient et veut vraiment récupérer l’artefact, Kuda préfère se retirer car il est trop compliqué de récupérer l’artefact sans être repéré. Seulement, la première règle est de rester discret.

Tarafi ne l’écoute pas du tout : il décide de désobéir à Kuda et d’aller chercher directement l’artefact, citant auprès de Kuda, pour se justifier, une réplique de Noni, qui est apparemment son héroïne. Des centaines d’années les séparent, mais bon, il s’en sort quand même. Soit. Cela nous mène tranquillement au générique, et j’aime beaucoup le fait que ça se fasse avec toujours le même lancement : le mot « Wakanda ».

Post-générique, j’ai adoré, mais alors vraiment, voir dans le ciel la tête du Watcher. C’est un clin d’œil sympathique à What if de la voir observer ce qu’il se passe et ça nous permet de savoir que c’est un moment véritablement important de l’Histoire que nous observons. Et ça tombe bien pour Tarafi. En effet, alors que nous le retrouvons dans une voiture avec Kuda en train de s’éloigner de la ville assiégée, Tarafi révèle qu’il a bien envie de marquer l’Histoire.

Oui, il est un prince, mais il ne sera pas roi : son grand-frère le sera. Il ne sera qu’une petite ligne dans les livres d’Histoire, à moins de réussir à la marquer. C’est pour ça qu’il voulait absolument retrouver l’artefact – une arme avec une lame en vibranium. Déjà que les hommes passent leur temps à s’entretuer, introduire le vibranium n’est vraiment pas une bonne idée. Kuda essaie de mettre un peu de plomb dans la cervelle de Tafari, mais ils sont interrompus.

En effet, une silhouette apparaît magiquement à travers un portail pile devant leur voiture, ce qui provoque un gros accident dans la forêt éthiopienne. Kuda ne peut pas appeler au secours car sa balise de signalisation est en panne, mais il doit tout de même protéger le prince. Il fait aussitôt face à la menace, une silhouette avec de jolies griffes. Le titre de l’épisode ne laisse aucun doute : ils ont affaire à une Black Panther. Celle-ci est déterminée à retrouver la hache à peu près autant que Tarafi et Kuda sont déterminés à protéger la hache.

Il est assez vite évident qu’elle veut récupérer la hache et, contre toute attente, elle finit par se faire complètement maîtriser par Kuda et Tarafi. Mise à mal, elle n’a d’autres choix que de leur avouer qu’elle est une habitante du Wakanda elle aussi. Elle parle leur langue… et s’ils ne la connaissent pas, c’est qu’elle vient du futur. Euh.

J’ai un peu soupiré là pour le coup. C’est trop gros comme twist. Elle vient de 500 ans dans le futur (2300 ?) où le Wakanda n’est plus qu’un cimetière après l’attaque de la Horde. La Horde ? Une menace venue de l’espace qui a caché le Soleil. Grâce à ses gants de Black Panther, elle peut montrer à notre duo de héros le massacre de tous les guerriers du Wakanda un à un par la Horde. Ce massacre des Dora Milaje est complètement con en plus : il est révélé que le Wakanda a attendu pendant que les autres nations du monde se faisait exterminer, sans intervenir car les lois l’interdisent. Va falloir revoir la politique si tu laisses ta planète être détruite sous prétexte qu’on ne t’attaque pas directement. Hum. Ecrire ça, en pleine situation de réchauffement climatique et en mettant en ligne un texte… J’ai du culot, on va dire.

Bref. Malgré le massacre, quelques Dora Milaje survivent et l’héroïne de cet épisode peut donc montrer la suite de l’Histoire à Tafari et Kuda. Vraiment, c’est trop gros et trop simple ce twist de pouvoir leur faire assister à tout ! Malgré le Wakanda détruit, la reine, notre Black Panther, a encore accès à un portail temporel qu’elle n’utilise normalement que pour étudier le passé mais qui constitue désormais son dernier espoir.

Et là, la série nous explique qu’elle a observé les trois histoires des épisodes précédents à la recherche du lien, de la chaîne d’événements qui allait provoquer la destruction du Wakanda. Soit. Mais si c’est vraiment ce qu’elle cherche, pourquoi commence-t-elle dans le passé ? Comment sait-elle ce qu’elle cherche si loin dans le passé ? Limite, il aurait été plus intéressant d’avoir les épisodes à l’envers pour que ça tienne la route ? D’ailleurs, ça aurait été un sacré mystère à percer en tant que téléspectateur. J’imagine que ça aurait perdu trop de gens en route (et peut-être moi aussi, allez savoir, je suis chiant !), mais là, je ne comprends pas la logique.

Et donc, elle veut détruire du vibranium pour rectifier l’Histoire : empêcher Tafari de récupérer la hache, c’est permettre de faire en sorte que dans l’avenir le Wakanda soit connu dans le monde, grâce à l’intervention d’un futur roi – T’Challa. Bref, elle veut replacer la hache et tente de prouver qu’elle vient du futur en leur annonçant la grosse de la reine, enceinte d’un quatrième enfant d’après elle. Tafari sait que c’est vrai, contrairement à Kuda : il est au courant que sa mère est enceinte et fait donc confiance à cette Black Panther.

Le portail temporel se referme et force Black Panther à repartir dans son futur qu’elle espère avoir réussi à changer. Elle décide de repartir, même si elle sait qu’un saut de plus dans le passé risque de la tuer. Cela ne sert pourtant à rien : elle a réussi à convaincre Tafari qui, à son tour, parvient à convaincre Kuda. De toute manière, la dernière Black Panther doit faire face à des araignées géantes dans son labo. Tout semble perdu, forçant la Panthère à comprendre ce qu’il en est : tout est dans les mains de ses ancêtres. Tout ce qu’elle peut faire désormais, c’est espérer qu’ils le sachent et défendre le portail temporel.

Dans le passé, les éthiopiens sont en train de gagner contre leur envahisseur, mais Tafari et Kuda parviennent à repénétrer dans la ville avec pour mission d’aller replacer la hache exactement là où elle était. Apparemment, son emplacement est très important pour l’Histoire. C’est con, parce qu’elle est déjà en ville et que ce serait plus simple d’en rester là. Pourtant, ce n’est pas ce qu’on leur demande.

Tafari et Kuda risquent donc le tout pour le tout et traversent la ville assiégée pour replacer la hache. Le prince manque de peu de mourir, mais est sauvé in extremis par Kuda. Ce dernier finit pourtant par être enseveli sous un bâtiment, forçant Tafari à poursuivre seul la mission, l’abandonnant derrière lui bien malgré lui.

Il parvient à replacer la hache, mais c’est trop tard : Kuda ne répond plus et est probablement mort. Et une bombe explose.

Dans le futur, la dernière Panthère hurle « Wakanda forever » en tentant de repousser la Horde et de l’empêcher d’aller dans le passé. Dans le passé, Kuda survit et doit faire face à la reine pour expliquer ce qu’il s’est passé. Ils ont changé de mission en cours de route et ont refusé de ramener la hache. Ils assurent qu’elle a dû être détruite, mais le cliffhanger de cette saison nous montre qu’elle est au contraire dans un musée où un jeune homme en veste en jean (eh, c’est notre époque ça) l’observe. Cet observateur n’est autre que Killmonger, juste avant qu’il ne vole la hache et ne challenge T’Challa. Autrement dit, tout ce que nous avons vu était certes le passé de notre Wakanda, mais il menait vers un présent différent de celui qu’on connaît, un où le Wakanda ne s’était pas révélé au monde.

Grâce à Tafari et Kuda, la suite d’événements qui est mise en place permet donc de mener au MCU tel qu’on le connaît. C’est sympa, mais ça aurait pu traîner sur plus de quatre épisodes. Et surtout, ça bloque un peu la nécessité d’une saison 2, ce qui est dommage quand le projet est de qualité comme celui-ci.

En bref

C’est difficile de donner son avis sur une saison quand celle-ci ne fait que quatre épisodes. La qualité est au rendez-vous, j’ai adoré l’ambiance de ces quatre épisodes et j’ai eu un vrai coup de cœur pour les deux premiers et pour les dessins de manière générale. Les différents héros présentés sont tous attachants et donnent tous envie d’en savoir plus sur le Wakanda ou sur chacun d’entre eux. J’aurais aimé, peut-être, davantage d’héroïnes ou d’épisodes passant le Bechdel Test, mais je dois être trop chiant, je suppose.

Il n’y a pas à dire, en tout cas, c’était bien mieux (largement même) que la saison 3 de What if et ça prouve une fois plus que Marvel Animation soigne et signe des projets de qualité. Il est frustrant d’attendre tant de mois à chaque fois pour si peu d’épisodes, mais si j’ai hésité à regarder cette mini-série, je ne regrette vraiment pas les deux heures que j’ai passé à le faire.

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Eyes of Wakanda – S01E03 – Lost and Found – 15/20

J’adore toujours autant la série qui impose un style visuel très classe et surfe agréablement sur la mythologie Marvel extrêmement riche et féconde, mais il y a un mais. Il est même de taille : cet épisode n’a pas réussi à me convaincre du côté de son écriture, avec des décisions irrationnelles ou peu crédibles de la part de certains personnages (et pourtant, on les connaît peu pour que ça paraisse illogiques venant d’eux !) ou même dans certains moments de l’intrigue, tout simplement. Dommage.

Spoilers 

Cette fois, l’épisode commence en Chine avec le départ d’un guerrier du Wakanda.

I am the Iron Fist

Déjà, le cadre de ce début d’épisode est canon, l’animation est encore une fois ultra soignée. On est vraiment dans une ambiance différente à chaque épisode et ça, j’aime beaucoup : cette fois-ci, c’est avec surprise que l’épisode commence en Chine et prend le parti de faire un pied de nez à la structure qu’on attendrait : plutôt que de nous montrer le guerrier de l’épisode, Basha, au moment où il commence sa mission, nous le voyons plutôt alors qu’il s’infiltre dans un temple après avoir quitté le lit d’une femme.

Il récupère une tête de dragon avec une langue très clairement en vibranium. C’est l’épisode 3 et il est désormais clair qu’on a un fil rouge : nous suivons les Chiens de Guerre (c’est vraiment moche en VF) alors qu’ils retrouvent des artefacts du Wakanda perdu hors de leur terre. J’aimerais bien qu’on nous explique comment ils quittent le Wakanda à chaque fois, parce que pour un pays qui vit coupé du reste du monde, ils ont quand même plusieurs artefacts qui se perdent !

Il n’empêche que ça fonctionne plutôt bien comme concept. Bref, on retrouve Basha en pleine mission retour : il rentre au Wakanda avec une statuette en vibranium, la fameuse langue du dragon. Sauf que bien sûr, tout ne va pas se passer comme prévu, sinon ça ne ferait pas un bon épisode. En attendant, on découvre que déjà à l’époque, ils avaient des vaisseaux aériens, et c’est l’un d’eux qui permet à Basha de s’enfuir après une scène de luge dans la neige (sort of) particulièrement réussie du point de vue de l’animation.

De retour au Wakanda, Basha est applaudi par tout le monde, ou presque. Son supérieur, le capitaine Ebo, n’est pas tout à fait ravi : il critique son rapport et son attitude désinvolte vis-à-vis des protocoles très précis à suivre. Il lui reproche notamment d’être venu avec la tête de la statue de dragon complète et non pas seulement avec le vibranium. Qu’à cela ne tienne, il faudra faire avec : Basha se défend et va placer l’artefact dans un coffre-fort, l’occasion de faire quelques Easter Eggs sympathiques parce qu’il y a d’autres artefacts au look familier.

Ils sont interrompus par l’arrivée de Rakim, un haut conseiller royal, qui veut s’entretenir seul avec Basha, grosso modo lui aussi pour faire des reproches. Ils sont toutefois interrompus par un appel qui indique à Basha qu’il y a un problème avec les techniciens qui s’occupent de son aéronef. Et pour cause : on voit carrément une mécanicienne se faire happer dans le vaisseau… Il ne faut pas être surdoué pour comprendre que Basha a ramené avec lui, bien malgré lui !, quelqu’un dans son aéronef.

Dès son arrivée au Wakanda, l’intruse déclenche un joli petit carnage dans les rangs wakandais, en commençant par Ebo. Ce dernier réussit à lui faire croire qu’il est de son côté et se range à sa supériorité, juste assez pour l’emmener droit dans un piège. Pourtant, l’étrangère n’a aucun mal à dégommer tous les guerriers qui sont dans la cafétaria. Et là, une fois de plus il faut le dire, les scènes d’action sont plutôt stylées. L’animation claque, les couleurs sont belles, les chorégraphies font le boulot.

Malgré tout, l’intruse s’est débarrassée d’Ebo qui ne peut pas participer au combat mais retrouve rapidement Basha. Le duo entend Rakim se plaindre d’eux, parce qu’il comprend bien sûr que l’intruse – qui s’est échappée entre temps et court dans la base – est arrivée par l’aéronef de Basha. Soit. Le duo Basha/Ebo décide aussitôt de tout faire pour empêcher l’intruse d’accéder à l’artefact, parce qu’elle est forcément là pour ça. C’est aussi la conclusion de Rakim.

Basha se retrouve alors nez à nez avec notre intruse, masquée, et se bat avec. En la démasquant, il reconnaît Jorani, la femme avec qui il était en début d’épisode. Je ne sais pas bien pourquoi on nous impose un flashback quand la relation entre eux est évidente : elle l’a recueillie et lui a « sauvé la vie », ou du moins c’est ce qu’elle pensait. Lui, il s’est servi d’elle pour apprendre à connaître le temple et retrouver l’artefact. Au début de l’épisode, elle l’a suivie et a réussi à monter dans l’aéronef sans même qu’il ne la voit.

C’est bien mignon tout ça, mais le problème, c’est qu’à présent Jorani a vu le Wakanda. Il est forcé de la tuer… mais ne semble pas s’en soucier pour le moment, préférant papoter avec elle, lui expliquer ce qu’il s’est passé (soit !) et lui indiquer que les gardes protègent le coffre-fort dans la zone orange. Euh ?? J’ai d’abord cru que c’était un bluff très maladroit, surtout dans la manière dont l’acteur lit la ligne de dialogue en question, mais non.

Jorani saute aussitôt sur une espèce de métro (pas effrayée la nana qui n’a jamais vu un train de sa vie, me semble-t-il ??). Le duel entre Basha et Jorani reprend de plus belle, parce que oui, évidemment, il fallait un combat sur un train à un moment. Et franchement, c’est réussi. Les coups, les couleurs, le décor… tout fonctionne. J’ai particulièrement aimé qu’ils se retrouvent finalement dans le coffre-fort et se battent avec les artefacts récoltés par le Wakanda, Jorani traitant au passage Basha de voleur. C’est surtout le face-à-face émotionnel qui est intéressant : elle l’a sauvé, il l’a trahie. Il est rongé par la culpabilité, elle est blessée mais digne.

Malgré tout ça, il y a un truc qui m’a gêné dans l’écriture de l’épisode : la logique. À quel moment tu laisses un artefact en vibranium dans une salle totalement vide de gardes, alors que tu sais qu’un intrus vient littéralement d’attaquer ton vaisseau ? On parle du Wakanda, quand même. Y a des alertes, des défenses high tech, et là… personne. J’ai eu un peu de mal à y croire, surtout que Jorani s’est débarrassée de Basha sur le train, mais que c’est encore lui qui arrive avant les autres (et avant Ebo, que faisait-il putain ??) dans le coffre. Certes, ça fait cette bataille hyper classe aperçue dans le reflet d’un artefact, mais… Bof.

Basha, de son côté, continue à jouer les héros ambigus. Il a de bonnes intentions mais il prend des décisions franchement discutables. Et même si j’aime bien ce côté « tout est gris », ça manque un peu de développement sur pourquoi il agit comme ça. Heureusement, l’alchimie avec Jorani fonctionne bien, et leurs confrontations sont les moments les plus intenses de l’épisode. Grosse surprise pendant le combat aussi : Jorani révèle être l’Iron Fist.

Pardon ? Comment ça m’a donné envie de reprendre la série Netflix que je n’ai jamais terminée de voir ça. Après, j’aurais dû reconnaître le costume, mais… Ouais non, je n’ai pas d’excuse. Cela dit, franchement, cette version de l’Iron Fist m’a tout de suite semblé plus percutante que ce qu’on a pu voir sur Netflix à l’époque, ça doit être pour ça que je n’ai pas fait le lien, hein. Elle dégage quelque chose, elle maîtrise pleinement ses pouvoirs et est bien plus chouette que les personnages de la série.

Et après ce long combat où clairement Basha perd, Ebo débarque enfin. Là, Basha décide de protéger l’Iron Fist, ce qui ne fait pas totalement sens je trouve. Certes, il a peur qu’elle se fasse tuer et ne veut pas la voir morte, mais en vrai, c’est plutôt Ebo qui est en danger. En plus, pendant que Basha et Ebo discutent de ce qu’il se passe, elle, elle décide tout simplement d’aller retirer la langue du dragon. Elle la passe à Basha et oui ils finissent par… partager la statuette. C’est tout. Basha garde le vibranium, Jorani repart avec ce qui reste. Je suis pas sûr d’acheter totalement ce compromis, ça n’a pas tellement de sens : elle est là pour récupérer l’artefact. Elle ne sait pas ce qu’est le vibranium, d’accord, mais pourquoi se contente-t-elle de la tête de dragon sans la langue alors qu’elle fait partie de la statue ?

Petit twist final, donc : Basha regrette de n’avoir fait confiance à personne car la solution pacifiste existait (mouais ??), puis il ment à Rakim en disant que tout ça était un exercice, histoire de sauver les apparences. Résultat ? Ebo est promu parce que c’était lui à l’origine de l’exercice d’après Basha, et encore lui à la place de Jorani. Et Jorani, planquée dans un coin, repart discrètement. Tout le monde est content. Enfin, presque.

Le final, avec le partage de l’artefact, m’a laissé un peu sur ma faim. Je comprends l’idée de compromis, mais ça tombe complètement à plat. J’aurais aimé plus de conséquences, ou au moins une vraie décision morale difficile. Là, c’est trop illogique. En plus, comment ça Ebo accepte de laisser repartir Jorani ? Que ce soit la volonté de Basha, ça se comprend, il a couché avec et tout… Mais Ebo, il ne la connaît pas et elle est un danger immense pour le Wakanda ? Connaître son existence alors qu’elle doit rester secrète… Comment c’est possible que même Basha la laisse repartir ?

J’ai bien aimé l’épisode, hein, vraiment, c’est visuellement très réussi, avec des scènes de baston efficaces et une Iron Fist qu’on a envie de revoir… Mais côté crédibilité, y a deux-trois trucs qui coincent et ça m’a vraiment sorti de l’histoire !

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