Synopsis : Nos Wildcats préférés sont de retour (mais pas tous) pour une dernière danse au lycée et la rentrée est excitante quand Disney annonce dans leur lycée le tournage (enfin !) d’High School Musical 4 (alors que Miss Jenn voulait monter le trois avec eux).
Pour commencer, Joshua Bassett, qui est devenu mon chanteur préféré en trois saisons (je veux dire, c’est rare que j’aille en concert, mais eh, j’y suis allé quand il est passé au Bataclan), est de retour et je suis ravi. C’est clairement ce qui explique que je suis devant ma télévision de bon matin (et ça n’a rien à voir avec la météo pluvieuse de ce début de mois d’août, bien sûr). C’est la dernière saison, et je suis impatient d’avoir le fin mot de l’histoire. La promo a été efficace et j’apprécie le recentrage sur High School Musical, avec le retour de certains acteurs emblématiques. C’est la série parfaite pour l’été, et je suis prêt pour le voyage.
J’ai des attentes spécifiques pour cette saison, même si je sais que certaines ne se réaliseront probablement pas. Par exemple, j’aurais adoré voir un épisode avec Olivia Rodrigo, et pourquoi pas un autre avec les icônes Zac Efron et Vanessa Hudgens. J’espère également entendre davantage de chansons interprétées par Ricky. Et même si cela semble compliqué vu le nombre d’épisodes, j’aimerais que Rocket et son frère aient plus de temps à l’écran.
Ce qui m’a toujours attiré dans cette série, ce sont ces moments spécifiques qui la rendent unique. L’humour omniprésent, les passages chantés qui remplissent mes playlists, et bien sûr, les reprises de High School Musical qui cohabitent parfaitement avec des chansons originales à couper le souffle. Je pense notamment à « The Rose Song », une mélodie dont je ne me remettrai jamais tant elle était parfaite. Est-ce que je l’écoutais encore la semaine dernière ? Vous n’avez pas de preuve, mais vous savez que oui !
Cependant, malgré mon enthousiasme, j’ai aussi quelques appréhensions. La principale est la peur d’être déçu par la fin. D’ailleurs, puisque je parle de déception, je suis vraiment déçu de la décision de diffuser les huit épisodes en une seule journée. J’aurais largement préféré une diffusion étalée sur huit semaines, ou au moins quatre. Je sais que je ne pourrai pas tout regarder aujourd’hui, et l’idée d’être spoilé me tracasse énormément. Bref, pour m’éviter ça, il est peut-être temps de commencer à regarder, non ?
Pour le final comme pour le reste de la saison, je suis bien resté sur ma faim. Je trouve que la série est passée totalement à côté de ce que les comics proposaient et n’est finalement qu’un divertissement plutôt moyen, avec des problèmes de cohérence parfois et surtout trop peu d’épisodes pour nous faire accrocher à ses enjeux. Bref, c’est un final à l’image du reste de la saison, qui souffre du manque de temps et des problèmes de construction qui précèdent. Il ne suffit pas de nous dire qu’un personnage est génial pour que ce soit le cas. Un goût d’inachevé terrible.
Spoilers
Dans cet épisode final, Fury confronte enfin Gravik, tandis que Sonya s’occupe de Rhodes.
Comment ça, seulement 37 minutes pour l’épisode final ? Bon, ça m’arrange car le temps passe vite et que ma journée n’est pas extensible, mais vraiment, la série aura été décevante jusqu’au bout : attendre des années pour des épisodes de 35 minutes, c’est… inattendu. Dans le même genre, mais du côté positif, j’ai fini par me faire au générique. Je ne suis toujours pas 100% satisfait de l’idée d’utiliser ces images en IA, mais la musique a réussi à me rester en tête. Et oui, je vous vois venir : j’écoute le générique à chaque épisode, je suis de cette team et je ne comprends pas comment on peut passer les génériques. Ils font partie de l’œuvre ! Bref.
L’épisode commence par un appel de Fury à Varra, ce qui est tout de même surprenant : elle revient chez elle comme si de rien n’était, il prend encore le temps de l’appeler malgré sa trahison. C’est un couple fort que la série nous propose.
S’il l’appelle, c’est probablement parce qu’il n’est pas sûr de survivre à l’épisode alors qu’il a pris la décision de s’attaquer à Gravik. En effet, il est en Russie et il utilise une voiture vide pour faire diversion et pénétrer dans le camp de son ennemi. La diversion est grillée à des kilomètres, mais les Skrulls qui gardent l’entrée ne se doute de rien apparemment.
Pourtant, on découvre dans la scène suivante qu’il n’y a plus aucun Skrull dans le bâtiment. Bon, soit. Gravik a tout fait évacuer, parce qu’il savait que Fury allait venir, alors il l’accueille en le narguant. Il y a de quoi, en plus : Fury est en train de s’étouffer devant lui. Je… Je ne comprends pas. Est-ce que j’ai raté un épisode ? Depuis quand Fury s’étouffe-t-il comme ça, comme s’il avait une sorte de maladie cardiaque ? Il faut que ce soit une habitude pour lui puisqu’il a des médicaments ?
On ne l’a jamais vu si faible dans toute la série et on terminait l’épisode précédent sur un immense badass pour le retrouver si faible ? Une fois de plus, on sent que l’écriture est rushée pour tenir sur six épisodes, et c’est décevant. En plus, sincèrement, c’est écrit par une IA ce script ? Faut être sacrément con pour faire tomber ses médicaments dans cette situation et n’avoir vraiment pas de bol pour que la boîte tombe pile dans le trou adapté à sa taille là.
Cela permet en tout cas à Gravik de parader devant lui, puis d’entamer la conversation avec lui comme s’ils étaient de bons vieux potes. C’est l’occasion d’apprendre que Gravik est devenu un meurtrier d’être humain pour Fury. Sa première victime ? Le beau gosse qui lui sert d’enveloppe corporelle désormais. Franchement, ça tombe bien pour lui.
Et c’est comme ça qu’on se retrouve avec un méchant qui avait la classe pendant les quatre premiers épisodes et qui termine par être… naze. Vraiment naze. L’acteur est excellent, hein, mais on lui donne à jouer une crise d’ado alors qu’il est adulte. Oui, oui, j’ai bien écrit crise d’ado. Je n’appelle pas autrement ce qu’on nous sert : il est frustré d’avoir été utilisé par Fury et jeté ensuite, parce que c’est selon lui ce que Fury a fait à l’ensemble des Skrulls.
Fury ? Il laisse ce gamin l’engueuler en étant à moitié mort au sol, parce qu’il est malade apparemment. Franchement, à la place de Gravik, je ne prendrais pas le temps de papoter autant. Ils sont ennemis mortels, non ? Et vous savez ce qui est super mauvais signe, en plus ? J’ai baillé à ce moment de grande tension dramatique. C’est terrible.
Ah, oui, il ne le tue pas parce qu’il a besoin de lui, c’est vrai : c’est Fury qui a l’ADN de Carol Danvers dont il a besoin. Et ça tombe bien : Fury serait prêt à lui donner en échange de la promesse qu’il se barrerait sur une autre planète pour mettre à bien son plan. Pardon ? Est-ce que Fury est en train de proposer la destruction d’une autre planète en donnant un pouvoir incomparable à un ennemi là ? C’est possible d’être si con ?
Oui, c’est possible, mais je l’ai été aussi, un peu. J’avoue, je me suis laissé balader par la série : ce n’est finalement pas Fury qui affronte Gravik… C’est G’iah. La surprise fonctionne bien, G’iah ne révélant son identité qu’au moment où Gravik allait tuer Fury. Reste la question de savoir à quel moment elle a décidé de se retourner autant contre Gravik et d’aller autant dans le sens de Fury, mais bon.
Après tout, Gravik a tué les deux parents de G’iah. Elle est un peu légitime à se venger. On découvre au passage qu’elle a pris le temps d’utiliser l’ADN de pas mal de gens, exactement comme Gravik. Cela permet la mise en place d’un super-combat plutôt amusant. Elle parvient ainsi à blesser Gravik, mais il reste un problème : il est capable de se régénérer à peu près en permanence. Cela ne facilite pas le combat, qui peut ainsi être plutôt classe.
Oui, c’est classe : les deux Skrulls ont tellement de pouvoirs ! Ils utilisent ainsi les pouvoirs de chaque Gardien de la galaxie, mais aussi des Avengers, et notamment de Carol Danvers. C’est un problème en ce qui me concerne, parce que G’iah parvient à tuer Gravik à force de ruse… mais elle conserve toutes ses capacités pour la suite du MCU. Elle devient de facto l’une des héroïnes les plus puissantes de l’univers. On ne sait pourtant pas grand-chose d’elle.
Pendant ce temps, aux États-Unis, Rhodes continue de forcer à fond pour que le président déclare la guerre à la Russie. Ce n’est pas surprenant, mais tout de même, c’est grillé qu’il est un Skrull à force. Il insiste donc pour que la générale (enfin, je crois que c’est son grade) à la tête de l’armée américaine lui propose des solutions d’attaque alors qu’il a déjà préparé le discours d’annonce de guerre du président. On peut dire qu’il y tient vraiment à sa guerre, lui !
Cela dit, Rhodes ne brille pas par son intelligence. Sonya le sait bien apparemment : elle compte en tout cas là-dessus quand elle lui annonce que Fury prévoit de l’attaquer et qu’il serait bon de bouger le président au plus vite. Il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’il s’exécute, prenant la menace au sérieux, apparemment. Mais qui est Sonya exactement pour avoir une telle influence en permanence ?
Une chose est sûre : elle est quelqu’un qui sait bien tirer à l’arme et qui se débarrasse sans souci des gardes du corps du président. On lit bien la tension palpable sur le visage de Rhodes alors que tous les gardes tombent les uns après les autres comme des mouches. Enfin, perso, je mets plus de temps à tuer des mouches que Sonya à tuer des gens apparemment.
L’avantage, c’est que ça permet d’avancer rapidement à une scène où elle s’attaque à Rhodes directement parce qu’il n’a pas été capable de vérifier si elle était là derrière la porte. La série révèle alors seulement à ce moment-là que la série révèle que Fury est à l’hôpital lui aussi.
Cela lui permet de parler directement au président, qui le braque avec son arme. Nous voilà alors face à la plus grande interrogation possible pour le Président : doit-il faire confiance à Fury et Sonya, ou Rhodes ? Sonya qui a l’habitude de couper des doigts pour prouver ce qu’elle dit est particulièrement inintéressante dans cet épisode, se contentant de braquer Rhodes sans rien faire pendant que Fury demande au président d’annuler – ou au moins de reporter – le missile prévu contre la Russie.
Finalement, Sonya finit par perdre son avantage sur Rhodes, forçant Fury à tuer cet imposteur. Le Président comprend donc enfin qu’il a été manipulé… et c’est un happy end drôlement facile ça ! En plus, en parallèle, G’iah réveille le vrai Rhodes dans la base de Gravik. Tout est bien qui finit bien : Sonya libère un à un tous les otages de Gravik, tous ceux qui ont été remplacés par des Skrulls peuvent donc reprendre leur poste. C’est terminé pour l’invasion des Skrulls. Et on n’aura même pas une scène pour nous expliquer à quel moment G’iah a reçu de Fury l’ADN des Avengers ou pourquoi elle accepte de se faire passer pour lui et tuer Gravik. Merde, on ne verra même pas Fury apprendre la mort de Gravik alors qu’il a tué Maria Hill ?
Il reste à gérer la conclusion des intrigues secondaires, parce que oui, il en reste. Ainsi, Fury retourne chez lui pour tenter de sauver une fois de plus son couple avec sa femme. Il espère qu’elle le pardonne, mais ce n’est pas encore le cas : elle préfère lui dire au revoir. J’ai soupiré. Fort.
Le Président déclare finalement la Guerre lors d’une allocution télévisée, mais la guerre est déclarée contre les Skrulls et les extraterrestres envahissant la Terre. Moui. C’est un peu cliché. Et trop simpliste par rapport à la réalité de la situation : il y a des Skrulls qui sont là pour vivre en paix. C’est par exemple le cas de G’iah, en théorie. En pratique, elle est contactée par Sonya qui voit en elle une personne intéressante. En effet, elle envisage de l’utiliser et accepte qu’en échange G’iah utilise ses ressources à elle. Une relation donnant-donnant pour éviter la guerre lancée par le Président… alors que l’invasion Skrull est apparemment beaucoup plus conséquente que prévu ? Elles finissent dans un hangar plein de gens dans le coma.
En attendant, cet abruti de Président a eu une mauvaise idée en déclarant comme ça la guerre de manière publique. À présent, on découvre que tout le monde se méfie de tout le monde et que certains veulent faire justice eux-mêmes… quitte à se tromper au passage. C’est ainsi qu’on voit des gens tuer un présentateur, qui est Skrull, mais aussi une femme politique, qui est une humaine. C’est con.
Cela n’a pas l’air d’émouvoir pour autant le Président. Il explique simplement à Fury que s’il tient vraiment aux Skrulls, il n’a qu’à faire en sorte qu’ils ne soient plus sa planète. Aha. Il serait temps que Fury respecte sa promesse effectivement. Ce ne semble pas être son projet pour l’instant : il préfère raccrocher au nez du président et repartir dans l’espace. Au moment de partir, cependant, il voit une voiture arriver.
À l’intérieur de celle-ci se trouve Varra. Elle est finalement prête à lui pardonner, ça se voit. C’est pour cela qu’elle part avec lui, même si son travail est important aussi. Elle ne part que pour un temps avec lui, histoire de l’aider à mettre en place les négociations qu’il envisage : les Kree seraient prêts à négocier la paix avec les Skrulls. Improbable.
La série se termine pourtant sur cette promesse et sur la réconciliation du couple quis ‘embrasse, un baiser qui se fait entre un humain – Fury – et une Skrull – Varra. Parce que oui, Fury accepte totalement l’apparence Skrull de sa femme désormais. Et le monde entier sait que les Skrulls sont sur Terre, donc elle compte bien s’assumer définitivement elle aussi… Tant pis pour la promesse faite à Priscilla de poursuivre sa vie, j’imagine ?
On s’arrête là en tout cas, et ce n’est pas plus mal je crois car j’imagine que ça aurait pu être de pire en pire ensuite. Il était temps que ça prenne fin et ça s’en sort avec un épisode plutôt réussi, en vrai. Il y avait ce qu’il fallait d’action et d’émotions, en tout cas. L’ensemble reste moyen… et il n’y a même pas de scène post-générique pour tenter de remonter le niveau et de nous hyper sur la suite du MCU. Décevant jusqu’au bout.
Cette première saison de SecretInvasion a été pour moi une montagne russe, mais pas dans le bon sens du terme, principalement parce que c’était une montagne russe avec juste une énorme descente et aucune remontée ensuite.. Oscillant entre l’excitation initiale et une déception grandissante, l’adaptation de mon arc préféré des comics Marvel m’a laissé sur ma faim, avec des personnages manquant de profondeur et une intrigue qui m’a semblé précipitée tout du long.
J’ai été plus que déconcerté par certaines décisions scénaristiques, à commencer par l’absence de développement de personnages clés comme Sonya… ou même Fury, en vrai. Le manque de cohérence de l’histoire et l’absence de tension dramatique ont rendu certains épisodes plats et sans saveur. Le final de la saison, bien que légèrement meilleur, n’a pas réussi à rattraper les erreurs passées et on se retrouve avec une série qui ne parvient jamais à décoller. Ouais, y a de l’argent et des effets spéciaux, cool… Mais bon, ça passe à côté de ce qui fonctionnait le mieux dans les comics je trouve. Et puis, où est Daisy Johnson ?
J’ai vraiment envie d’aimer la série, mais cet épisode est tout simplement mal écrit et était le pire jusqu’à présent. C’est vraiment simple, on nous affirme des choses dans certaines scènes qui sont contredites dans d’autres (parfois avant, parfois après) ; on fait des économies d’effets spéciaux et on prend des décisions qui sont incohérentes avec ce qui est souhaité par les personnages ; on nous fait des révélations qui, certes, fonctionnent mais ne changent pas grand-chose… Ma déception est à la hauteur de mon attente de la série et plus les semaines passent, moins je suis satisfait.
Spoilers
Fury a de l’avance sur Rhodes maintenant qu’il a le président avec lui et qu’il sait qu’il a affaire à un Skrull, pas vrai ? Eh ben, non.
And you’re gonna become the most wanted and hated man on the planet.
Allez, c’est reparti pour un épisode qui nous approche un peu plus de la fin de saison… et c’est tant mieux. J’ai tellement attendu cette série que je suis vraiment déçu de ne pas en être plus fan que ça pour l’instant.
Après l’attentat de l’épisode précédent, Gravik rentre à son QG. S’il est heureux que Talos soit mort, il est énervé par l’échec de sa mission : l’attaque devait permettre de les débarrasser du président des États-Unis, et c’était là le plus important pour lui, n’en déplaise à ses subalternes. L’un d’entre eux exprime particulièrement la frustration de tous les autres de savoir Nick Fury encore en vie quand Gravik a eu plusieurs fois l’occasion de le tuer.
Gravik n’hésite pas à s’attaquer à ce dissident et à le tuer devant tous les autres Skrulls, en fasant la démonstration de son nouveau super pouvoir. C’est un peu triste pour ce type, surtout qu’il nous expliquait aussi que Fury avait été garder en vie pour révéler où il avait conservé l’ADN des Avengers. Gravik rétablit une réalité différente : les Skrulls doivent lui obéir sans le contredire et savoir que si Fury est en vie, c’est uniquement à cause de Varra.
Il envoie donc une faction de Skrulls tuer cette traître, puis appelle Raava, celui qui se fait passer pour Rhodes. Gravik lui donne des ordres improbables : en tant que Rhodes, il va devoir annoncer au président que l’attaque était coordonnée par les russes et les Skrulls. Comme preuve, il pourra fournir des photos satellites et l’emplacement, en Russie, du QG de Gravik. Ouais. C’est l’assurance d’une attaque américaine sur le territoire russe.
Gravik est prêt à sacrifier beaucoup pour ça. Le problème, c’est qu’il a déjà sacrifié une part de sa crédibilité auprès de ses hommes : les Skrulls ne comprennent pas trop pourquoi il a tué l’un d’entre eux et se rebellent par surprise contre lui. Enfin, ça n’a rien de surprenant : tout le monde le voit venir de loin en vrai, sauf Gravik.
Cela nous fait une petite scène d’action un brin ridicule où tout un tas de Skrulls se rebellent contre Gravik et l’attaquent. Si la chorégraphie du combat est sympathique, j’ai du mal à comprendre pourquoi Gravik n’utilise pas plus tôt ses pouvoirs. Dès qu’il le fait, il met KO tous les Skrulls qui s’en prennent à lui et en égorge un autre. Ben oui. Tuer tous les gens qui le suivent, c’est une bonne idée pour affirmer son pouvoir. S’il avait gagné la bataille de l’idéologie jusqu’ici, Gravik n’apparaît plus que comme un gamin capricieux là.
Suite à l’attaque de l’épisode précédent, Fury accompagne le président aussi loin qu’il le peut aux urgences. Il espère lui faire entendre que Rhodes est un traître et qu’il doit se méfier de ce qu’on veut lui faire croire, à savoir que les Russes seraient responsables de cet attentat. Cela ne semble pas gagné avec un président à moitié inconscient.
En plus, les informations parlent déjà de ce qu’il se passe et Fury décide de monter la garde comme le ferait un chien de garde. J’ai un doute sur l’utilité de la chose : il met sa chaise devant les portes battantes menant aux urgences, mais on sait bien qu’il y a plusieurs autres accès, non ?
D’ailleurs, c’est par un autre accès que Rhodes finit par débarquer. Fury l’y attend malgré tout et le menace, dans une scène qui n’est pas bien crédible, je trouve. Rhodes n’a qu’un seul garde qui n’essaie même pas vraiment de libérer son patron, il n’y a aucune sécurité dans l’hôpital autour du président ou de Rhodes… et tout l’enjeu de la conversation est improbable.
Ainsi, on se retrouve avec Rhodes, un Skrull sous couverture, qui maîtrise Fury sans problème avec un chantage stupide ? Je veux dire, OK, c’est galère pour Fury de se retrouver accusé du meurtre de Maria Hill avec preuve vidéo, mais qu’est-ce que ça change exactement à la situation ? Pourquoi laisse-t-il Rhodes libre de ses mouvements dans l’épisode ?
Pourquoi est-il dit qu’il est forcé de tuer Rhodes pour le révéler comme Skrulls quand on sait qu’il suffit de lui couper un doigt, par exemple ? Pourquoi une dizaine de gardes débarquent-ils d’absolument nulle part quand Fury s’en va, mais pas quand il attaque Rhodes ? Pourquoi aucun de ces gardes n’ouvre le feu sur Fury alors qu’il est censé être recherché ? Pourquoi personne parmi les gardes ne semble se soucier de l’accusation que Rhodes est un traître ? Non, vraiment, la série me perd totalement. Rhodes se retrouve finalement en capacité de confirmer à Gravik que le président est vivant.
De son côté, Fury rejoint une planque où G’iah l’attend. Alors… Je veux bien, hein, mais ça n’a aucun sens non plus. Fury se rend dans la planque où il a fait sa promesse foireuse trente ans plus tôt ? Genre, la planque existe encore ? En quoi est-ce une planque si Gravik sait où elle est ? Et comment G’iah le retrouve-t-elle ? Et pourquoi commencent-ils à parler du quartier et des attaques nazis plutôt que de ce qui les concerne directement ?
Bref. G’iah exige de pouvoir enterrer son père et en veut encore à Fury de ne pas avoir tenu sa promesse… Mais ils sont interrompus rapidement par la police. Fury prend la fuite. C’est un fugitif de luxe, cela dit : il a des limousines et des jets privés, ainsi qu’une ligne directe pour parler avec Gravik apparemment. J’ai vraiment du mal à accrocher à la série. On sait bien que Fury est un peu tout puissant, mais bon, comment parvient-il à avoir encore autant d’influence ?
On sait qu’il a la loyauté de bien des Agents du S.H.I.E.L.D, mais ce n’est jamais rappelé dans la série. Ils se sont débarrassés de Maria Hill et ne prononcent pas le nom de l’organisation. C’est franchement dommage. Plutôt que de lui donner un pilote très sympathique et capable de l’aider, il aurait été bon, peut-être, de sortir de sa retraite anticipée n’importe quel acteur de la série Agents of S.H.I.E.L.Dnon ? Je ne lâche pas l’affaire, je sais… Je trouve juste que trop d’opportunités sont gâchées pour rien. Allez, je me console : Fury parvient à entrer en Russie en utilisant l’un des masques permettant de changer l’apparence de son visage ; et ça, c’était utilisé aussi à un moment dans la série d’ABC.
Après son rendez-vous avec Fury, G’iah s’enfuit également. Apparemment, elle le fait en changeant d’apparence, mais la série ne se donne pas la peine de nous le montrer. L’actrice doit coûter cher après tout. Elle joue très bien, mais le rôle n’est pas grandiose et ne permet pas vraiment de lui rendre justice.
Elle décide en tout cas d’enterrer son père. Pour cela, elle en récupère le corps (hors écran), se recueille un moment, puis se rend auprès de Varra. Elle est sûre qu’elle pourra l’aider, puisque Fury lui a promis. C’est effectivement ce qu’il se produit, dans une scène qu’on nous présente comme plein d’émotions, mais qui n’est finalement pas si grandiose.
Une fois que Talos est brûlé, G’iah se demande tout de même pourquoi Varra reste chez elle, à attendre de se faire tuer par les Skrulls envoyés par Gravik. Effectivement, pas besoin d’être un génie pour savoir que ça risque de lui arriver… Varra part alors sur un petit discours affirmant le plaisir que c’est de vivre dans cette maison, puis fait la morale à G’iah sur les sacrifices que la vie de couple demande et dont elle n’a pas conscience car elle est encore trop jeune.
Soit. Heureusement, Varra est finalement interrompue par des Skrulls incapables de viser correctement. Ils ont clairement l’effet de surprise et auraient pu tuer sans problème Varra et G’iah en tirant correctement, mais non. Au moins, cela nous permet d’assister à une chouette scène d’action un peu prévisible. Varra et G’iah survivent et se débarrassent des Skrulls qui les attaquent sans le moindre souci, alors même qu’elles ont affaire à un commando armé.
Les deux femmes se séparent ensuite sans jamais s’être croisées sous l’apparence de Skrull. C’est ironique pour G’iah qui en fait tout un foin à chaque fois de devoir vivre sous une fausse identité. Même l’enterrement de son père, elle le fait dans la peau d’une humaine…
Mais qui est-elle, putain ? Sonya débarque dans l’entreprise d’un type qui s’inquiète apparemment des informations accusant les Skrulls d’être responsables de l’attaque contre le président américain Sonya accuse aussitôt le type d’être un Skrull et n’hésite pas à lui tirer dessus. Voilà, même pas besoin de lui couper un doigt, en fait : une petite blessure par balle dans la main suffit également à révéler la véritable identité des Skrulls sous couverture. Pourquoi Nick ne ferait-il pas ça à Rhodes ? C’est juste mal écrit, et c’est frustrant.
Bon. Au moins, elle est efficace et amusante. Elle s’écoute énormément parler, mais elle parvient à récupérer la scientifique qui fait des expériences pour les Skrulls, tout en tuant un des Skrulls. Je suis hyper partagé sur le personnage de Sonya : d’un côté, j’aime bien l’humour qu’elle apporte et ce côté hyper désinvolte ; de l’autre, je regrette vraiment son introduction qui ne permet pas trop de savoir où elle est sur l’échiquier de la série.
C’est en tout cas une pote de Fury, puisqu’elle vient le chercher à son arrivée en Russie. C’est l’occasion pour la série d’avancer un peu et de nous reparler de la troisième Guerre Mondiale. La menace ne me convainc pas du tout – peut-être à cause de la guerre en Ukraine dans la réalité qui nous a plongé totalement dans une troisième Guerre ; sur le versant de l’économie. Là, on a des scènes où le président américain a peur d’une frappe contre les Russes (conseillée par Rhodes, évidemment) et où Fury redoute la troisième Guerre… alors qu’avec l’invasion, elle semble plus que commencée.
Bref, la conversation entre Sonya et Fury permet de se faire une bonne idée de ce qu’il en est à présent : Gravik veut bien que Fury reste en vie car il est celui qui sait où est l’ADN des Avengers. Pour être sûr de l’obtenir, il menace son propre QG, parce qu’il y a des vies innocentes dedans. Gravik est prêt à tout pour obtenir plus de pouvoirs, soit, mais tuer des Skrulls, ça me semble plus que contreproductif vis-à-vis de son objectif… Pourquoi veut-il du pouvoir s’il n’a plus de Skrulls à qui donner la planète ensuite ? Une frappe nucléaire détruirait aussi considérablement la planète qu’il veut coloniser, non ?
Les scénaristes ne s’embarrassent pas de ces questions, préférant se concentrer sur la manière dont Gravik a appris l’existence de la « Mousson ». Cette dernière, qui est le titre de l’épisode, est une récolte du sang des Avengers versé durant la Bataille pour la Terre. Elle a été ordonnée par Fury (bien joué mon gars) et exécuté par des Skrulls, y compris… Gravik lui-même. Vraiment, bien joué, Fury. C’est donc ça qui a donné l’idée à Gravik de créer sa super machine et ça qui explique que Fury soit de retour : il se sent responsable de ce qui est en train de se passer.
C’est aussi pour ça qu’il ne fait appel à aucun super-héros pour lui venir en aide. Ma foi, c’est une explication qui tient à peu près la route, même si c’est trop con. Bon, et finalement, ils ne sont pas en Russie, mais en Finlande. C’est là que Fury a une fausse tombe, dans laquelle il a planté la fameuse Mousson. Un petit caveau contient aussi tout l’équipement dont il a besoin pour redevenir un vrai badass.
On ne sait pas trop pourquoi Sonya – sa bestie à qui il révèle que sa femme est une Skrull – ne l’y accompagne pas, mais ça fait beaucoup plus classe de le voir se préparer seul, c’est sûr. Bon. Plus qu’un épisode alors…
Une fois n’est pas coutume, cet épisode m’a laissé avec des sentiments mitigés. J’ai été déçu par la durée de l’épisode, trop court, et par le traitement superficiel de certains dilemmes internes des personnages. Les révélations étaient prévisibles ou mal amenées, ce qui a enlevé une part de surprise. Cependant, j’ai apprécié les scènes d’action bien réalisées et les performances impressionnantes des acteurs. C’est déjà ça !
Spoilers
Varra a décidé de trahir son mari, mais Fury a plus d’un tour dans son sac.
I ignored every signal in my head, heart and body that screamed « stop ».
Alors pardon, mais comment ça cet épisode dure 37 minutes avec plus d’une minute de résumé de l’épisode précédent et encore un générique de fin de quatre minutes ? L’abus, encore et toujours.
L’épisode précédent nous laissait G’iah pour morte, tuée par Gravik. Comme cela faisait beaucoup de tuer encore leur seul personnage féminin intéressant et qu’ils n’allaient pas payer Emilia Clarke pour seulement trois épisodes, ce début d’épisode se veut surprenant : avant de s’échapper, G’iah a eu la bonne idée de passer par le laboratoire.
Ce qu’on n’avait pas vu, en revanche, c’est qu’elle en avait profité pour devenir une super-Skrull elle aussi. Elle est donc capable de ressusciter en début d’épisode grâce à son nouveau pouvoir la rendant résistante aux balles. C’est un sacré coup de poker de sa part et ça pose quand même quelques questions pour la suite : le plan de Gravik est bien efficace.
Celui de G’iah aussi, vous me direz. Elle peut revenir auprès de son père désormais et lui expliquer que l’amour familial est plus important que le reste pour elle. Cependant, elle réclame tout de même un plan pour que son peuple puisse avoir une planète, et un plan aussi efficace que celui de Gravik. C’est intéressant : idéologiquement, elle reste du côté de Gravik, mais son père compte plus pour elle que ses idées. Franchement, G’iah pourrait être un personnage hyper intéressant avec ce dilemme interne. Malheureusement, c’est exploité de manière bien trop superficielle dans la série pour le moment, et c’est décevant.
Le plan de Talos ? Il ne convainc pas du tout sa fille : il souhaite continuer de vivre sur Terre, ce qui déplaît fortement à G’iah. Elle, elle veut vivre sans avoir à cacher sa véritable apparence. Certes. Au moins, elle a une scène avec son papa dans cet épisode, et je sens que ça va être important car on approche de la fin de la série et qu’il faudra bien quelques sacrifices de plus.
Cet épisode prend aussi la décision de nous ramener en 2012 à… Paris ? On y voit Fury dans un bar en compagnie de sa femme. Cette dernière l’interroge pour savoir s’il a quelque chose à voir avec les Avengers qui viennent de défendre New-York et le monde. Bon, ça se passe donc après la bataille de New-York et avant le début d’Agents of S.H.I.E.L.D?
J’aime bien l’idée d’en voir plus sur cette période que j’aime beaucoup, mais ça ne m’empêche pas d’être bien trop nostalgique de la série d’ABC. Ramenez-moi Daisy dans cette série ! Ils ont vraiment pris les comics et tout mis à la poubelle, pour n’en garder que l’idée de base, c’est chiant. Et c’est chiant aussi ce flashback qui nous introduit un peu plus le couple de Fury pour que la trahison de sa femme soit plus violente à vivre dans le présent.
Comme on sait déjà que Varra est sur le point de le trahir, cependant, ce n’est pas si efficace. Je vois l’idée, je ne l’approuve pas. On nous impose une scène où ils parlent poésie et ce n’est pas subtil : on sent tout de suite que le poème aura son rôle à jouer lus tard dans l’épisode. En attendant, il est temps de revenir au présent où Varra a donc rendez-vous à l’église pour obtenir de nouvelles informations de la part de Gravik.
Ce n’est pourtant pas Gravik qui se rend au rendez-vous, mais… le colonel Rhodes. Oh bordel. C’est énervant, car ça confirme ce que la série cachait jusque-là : il est probablement un Skrull. Je ne vois pas d’autres raisons de travailler à ce point contre Fury, parce que oui, le but du rendez-vous, c’est quand même de conspirer pour que Varra tue Fury, hein. Finalement, la trahison n’est peut-être pas totale en fait ! Fury est en effet tranquillement dans son jardin en train d’écouter toute la conversation avec des écouteurs. Est-ce qu’il suit sa femme ou est-ce qu’elle lui vient en aide ?
Ce n’est pas bien clair a priori, mais quand Varra rentre chez elle, elle découvre que l’alliance de son mari n’est pas à son doigt. Pourtant, il est toujours là, même s’il promet de repartir bientôt au travail… Ah, si, la trahison est totale. Il était juste suspicieux de sa femme, alors ? Ou le micro était sur Rhodes ? J’avoue, j’ai dû rater un élément à un moment, mais je ne trouve pas que ça change grand-chose et que ça affecte particulièrement ma compréhension de la scène qui suit avec Varra.
Fury commence par lui faire croire que tout va bien entre eux, avant de s’asseoir à table avec elle pour lui dire qu’il regrette leur mariage. Enfin, pas exactement : grosso modo, sa femme est sa pire erreur selon lui et il ne comprend pas pourquoi il n’a pas divorcé avant ou pourquoi il n’a pas écouté tous ses instincts. Le pire, selon lui, c’est que même en sachant qu’elle envisage à présent de le tuer, il sait qu’il aurait été capable de prendre les mêmes décisions. Mouais. On nous vend une relation amoureuse à laquelle il est difficile de croire tout de même.
Varra raconte alors que l’apparence qu’elle a prise est celle d’une femme qui avait un cancer qu’elle cachait à tous. Cela dit, la vraie raison de l’amitié entre Varra et Priscilla, c’est que Varra espérait déjà à l’époque se faire Fury… Elle propose donc à la cancéreuse de tomber amoureuse, tout simplement en reprenant sa vie comme elle la laissait, sans que personne ne sache jamais qu’elle était morte.
Varra promet alors trois choses à Priscilla : l’enterrer dans la mer, prendre soin de ses parents et ne jamais blesser Fury. Ouais, c’est un peu raté pour la troisième raison, franchement. L’avantage, c’est que malgré la trahison et l’histoire de couple compliquée entre eux, Varra et Fury s’aiment encore. Ils se récitent donc leur poème préféré, avant de se tirer dessus.
La série nous fait du suspense, mais bon, Fury n’allait pas mourir comme ça. Je l’ai écrit plus haut : on nous vend une vraie relation amoureuse entre ces deux personnages, qui ont donc chacun tiré dans le mur derrière leur partenaire. C’est-y pas mignon. C’est une fin en queue de poisson : ils sont incapables de se tuer, ils sont trop en désaccord idéologique pour continuer ensemble. Fin de parcours, Fury s’en va en précisant qu’ils ne sauront jamais s’ils auraient pu s’aimer sans l’apparence de Priscilla pour Varra. Charmant. Je croyais qu’on nous vendait de l’amour ?
Après tout ça, c’est vraiment sans la moindre surprise qu’on nous révèle que Rhodes est bien un Skrull. C’était difficile de ne pas s’en douter après sa scène avec Varra, et déjà avant, je me posais quelques questions. La manière dont ça nous est révélé est un peu contreproductive pour nous surprendre, par contre. Franchement, par rapport aux comics où l’on se demandait à chaque page qui était qui, la série ne parvient pas à créer la surprise.
Ce n’est pas si grave, cependant, surtout qu’on enchaîne avec une scène où Fury décide de confronter Rhodes. Ce n’est pas bien surprenant, puisqu’après tout, Rhodes cherche à le tuer, tout de même. Pour l’instant, Fury se contente de le manipuler en lui répétant ses soupçons d’une taupe au gouvernement… mais il le fait en faisant bien comprendre à Rhodes qu’il l’a grillé.
Pourtant, ce dernier continue de refuser les demandes simples de Fury. Je le mets au pluriel, mais la seule vraie demande est en fait qu’il souhaite récupérer son job. Rhodes lui refuse, préférant lui remontrer la vidéo du moment où Gravik a tué Maria Hill, avec l’apparence de Fury. Mouais. Mais pourquoi Fury n’agit-il pas plus que ça ? N’a-t-il pas compris que Rhodes était un Skrull finalement ? Si oui, il n’est pas fin d’esprit.
En attendant, il laisse Rhodes reprendre son boulot de conseiller auprès du président, qui a des négociations importantes à faire avec la Russie. Le président se rend ainsi à un sommet en convoi. Le convoi de voitures n’est pas la manière la plus discrète de se déplacer, surtout en plein milieu d’une route campagnarde déserte.
C’est donc sans trop de surprise que l’on tombe d’un coup dans l’action de l’épisode : Gravik débarque en hélicoptère et attaque le convoi à coup de missiles explosifs. Le président survit à l’attaque, ce que les soldats s’empressent d’annoncer à la radio en utilisant son nom de code : Citadel. Ouais, Disney + se met à faire de la pub pour Amazon apparemment !
Par chance, Talos et Fury étaient à proximité de la scène eux aussi. Ils débarquent pile à temps pour abattre un hélicoptère qui risquait fort de venir à bout du président. La scène d’action est très jolie, avec des cascades et des explosions dans tous les sens, des fusillades en veux-tu en voilà et une lisibilité de ce qu’il se passe plutôt bonne. La cohérence de l’ensemble, en revanche, n’est pas idéale : même si ça tire dans tous les sens, je ne comprends pas bien pourquoi personne chez les Skrull fait exploser la voiture du président par exemple.
En apprenant la présence de Fury, Gravik révèle soudainement qu’il est un Super Skrull, avec un pouvoir digne de Groot qui lui permet de dégommer un soldat bien vite… mais il n’utilise pas pour autant son don pour s’en prendre à Fury ou pour tuer le président. Les renforts américains arrivent heureusement pour contrer Gravik et ses hommes. Tous convergent désormais dans la même direction : le président.
Gravik se rend compte que les américains se servent de Talos pour récupérer le président, alors il le fait abattre. Bien que blessé à mort, Talos essaie encore de faire ce qu’il peut pour libérer le président, et même ça, j’ai trouvé que c’était étonnant comme manière de présenter l’intrigue. La mort de Talos est lente et douloureuse, mais on voit au moins que Fury est capable de le faire accepter auprès des soldats. J’aime beaucoup comment la mort de Talos se fait avec une transformation progressive en Skrull. Par contre, j’ai du mal à comprendre comment Gravik peut rester aussi passif pendant si longtemps.
Certes, l’idée est bonne : c’est en fait lui le soldat à qui Fury fait accepter l’aide de Talos pour sauver le président. Gravik accepte donc de laisser le président lui échapper, mais il le fait en s’assurant d’être à proximité de Talos. Grâce à cela, il est capable de nous poignarder Talos devant un Nick Fury qui comprend juste à temps qu’il a affaire à son ennemi. Enfin, juste à temps… Juste avant que Talos ne le révèle lui-même. J’imagine que son but aurait été d’être capable d’entrer dans la voiture du président autrement – dans celle de Fury, plus précisément.
C’est un échec, qu’il compense par la mort de Talos. Décidément, il va tuer tous les potes de Fury ce Gravik. Plein de rage, Fury n’hésite pas à lui tirer dessus en pleine figure… Mais ça n’est pas très efficace. Si G’iah a pris du temps pour ressusciter, lui il a une peau qui se reconstruit directement quand la moitié de son crâne est dégommé. Putain, Gravik fait un bon méchant et les effets spéciaux sont excellents. Je tiens à souligner aussi que ça fait du bien d’avoir ce genre de scène où on se souvient que Samuel L. Jackson est un excellent acteur ! Bref, un cliffhanger qui permet de relancer les enjeux pour la suite… Il était temps !