The Last of us – S02E03 – The Path – 16/20

C’est un très bon épisode de transition, mais c’est à peu près tout ce qu’il est. Après le choc de l’épisode précédent, il faut à la fois prendre le temps de s’en remettre en se concentrant un peu sur la psychologie des personnages (c’est parfois maladroit !) et trouver les nouvelles pistes à explorer pour poursuivre la saison 2. L’épisode prend son temps pour tout ça et apporte quelques promesses, mais ce sera pour plus tard.

Spoilers

Ellie doit faire son deuil, et rien de mieux que la vengeance pour ça.

Yeah, I miss him. He meant a lot to me. So, yeah, upset and sad.

N’est-ce pas fantastique d’avoir un week-end en plein milieu de semaine ? Me voilà qui rattrape mon retard de visionnage à pas d’heure. Et encore, j’aurais pu faire bien mieux que juste cet épisode si je m’étais motivé avant, mais non, la flemme l’a emportée un bon moment. N’empêche que. Il fallait bien que je regarde cet épisode à un moment ou un autre, pour voir où la série allait nous emmener – enfin, le jeu, en vrai, parce que la meilleure partie de la série, c’est toujours ce qui vient directement du jeu, j’ai l’impression.

L’épisode recommence peu de temps après le précédent : les portes de la ville sont entourées de cadavres fumants, mais le cadavre qui affecte le plus notre casting, c’est surtout celui de Joel. Il est loin d’être le seul dans la morgue de fortune installée en ville pour faire face à ce qu’il vient de se passer.

Il y a un paquet de morts, mais aussi pas mal de blessés. Il y a un hôpital dont on découvre tout dans cet épisode, à l’occasion d’une scène particulièrement dramatique : Ellie se réveille, se souvient de ce qu’il s’est passé et se met à hurler. Je ne comprends pas la haine que reçoit l’actrice – elle gère particulièrement ce rôle, je trouve. Oui, cette scène de réveil a réussi à me coller plus de frissons que la scène de la mort de Joel.

Post-générique, on se retrouve un bon moment après : la ville est déjà en reconstruction, avec un tas de chantiers. Limite, c’est décevant : on a assisté à une belle scène de destruction, mais on zappe bien trop les conséquences directes à mon goût. Quitte à faire une série, autant développer ça aussi, non ? Et en même temps, allez savoir : ça aurait pu me souler aussi de les voir perdre du temps avec ça.

À la place, je peux écrire que je suis un peu saoulé par la thérapie imposée à Ellie. En vrai, elle a de la chance d’avoir toute une communauté qui s’inquiète pour elle et la force à parler avec une psy, mais j’ai de gros doutes sur la psy en question. C’est celle de Joel et elle n’hésite pas à révéler à Ellie ce que Joel lui a dit lors de leur dernière session. Il est assez évident qu’Ellie pourra faire 2+2 à partir de cette info et saura qu’il a menti concernant sa décision à l’hôpital.

En attendant d’en arriver là, on la voit sortir de l’hôpital, visage fermé au souvenir de Joel, puis retourner chez eux. Là, il y a des tas de messages laissés, un vrai memorial devant la maison. Je ne sais pas : ils n’ont personne d’autres à pleurer ce jour-là ? Personne ne va nous parler des multiples décès qu’il y a forcément eu ?

L’épisode gère plutôt bien la question du deuil de Joel, avec une musique absente ou très discrète lorsqu’Ellie erre dans la maison – mais en même temps, ça me fait bizarre que tout le reste soit zappé, une fois de plus. J’imagine que c’est logique de se concentrer sur Ellie, cela dit. Dans la maison, elle a clairement des souvenirs qui lui reviennent, mais nous ne les avons pas vraiment. Cela rend moins nostalgique que ça ne le pourrait si on avait eu ne serait-ce qu’une ou deux scènes où ils interagissaient dans la maison. Pour le reste, la douleur d’Ellie est bien interprétée et plutôt logique. C’est juste que… Il s’agissait de deux minutes assez longues, je trouve.

Il faut au moins ça pour le deuil de Joel, je sais, mais… J’aurais aimé quelque chose de plus significatif pour nous aussi.

Après ce nécessaire temps de recueillement, on enchaîne sur une scène où Dina vient rendre visite à Ellie. Ce n’est pas la première fois qu’elle le fait : elle venait la voir souvent à l’hôpital. Seulement, maintenant qu’elle est sortie de l’hôpital et après des semaines d’enterrements et reconstruction, Dina est prête à dire une vérité dérangeante : elle a menti à Ellie. Elle a dit ne pas savoir qui étaient les meurtriers de Joel, mais elle a au contraire plein d’infos de ses quelques minutes avec Abby.

Elle a les noms de tout le groupe, elle a vu leur logo WLF et a compris qui ils étaient en faisant le lien avec des histoires sur les Fireflies. Ellie veut aussitôt monter une expédition pour aller buter Abby, mais ça ne se fait pas si simplement : toute la ville est encore traumatisée par ce qu’il s’est passé. Même le frère de Joel n’est pas si motivé à l’idée de partir en guerre comme ça. Malgré tout, il accepte de soutenir le projet d’Ellie au prochain conseil de la mairie.

Il lui propose de passer se recueillir sur la tombe de Joel, accessoirement, mais elle est pressée de partir et de se venger. Allez, on a un enjeu clair pour la saison. Enervée, Ellie passe le reste de son temps à se préparer pour sa vengeance, faisant un peu de sport avec Jesse pour se remettre de ses trois mois d’hospitalisation. TROIS MOIS ? Faut qu’ils arrêtent d’avancer dans le temps comme ça !

Jesse fait désormais partie du conseil et avant de partir, il conseille tout de même à Ellie de ne pas venir énervée pour présenter son projet au conseil municipal : si elle veut que son projet soit voté, il faut qu’elle présente des arguments calmes. Elle doit présenter son projet face à toute la ville, tout de même.

Il faut aussi qu’elle endure quelques sujets qu’elle juge inutiles et les avis de tout le reste de la ville sur ce qui est arrivé à Joel. Laisser repartir seize des meilleurs guerriers de la ville si peu de temps après sa destruction, ça ne plaît pas à tout le monde. S’enfermer dans la vengeance ? C’est mal, il faut être bienveillant. Finalement, ce n’est pas Ellie qui s’énerve le plus : une autre voix s’élève dans la foule, insistant sur le fait que si les meurtriers sont venus une fois, ils risquent fort de revenir. Et l’homme – l’ivrogne homophobe du Nouvel An – balance tout ça avant qu’Ellie ne puisse parler et présenter ses arguments. Et ils sont bons.

C’est rare de voir Ellie si maligne : plutôt que de demander vengeance, elle demande justice. Elle ne comprend pas pourquoi la mort de Joel serait impunie et elle veut, pour le bien de tous que justice soit rendue. Clairement, personne ne s’attendait à ce qu’elle prépare un discours si bien rôdé. Le regard de Dina en dit long. Le vote suit ce beau discours et il paraît presqu’évident que tout le monde votera pour partir en guerre après ça. Pourtant, il n’y a que trois membres du jury qui sont pour – et huit contre. Ellie accepte la défaite bien simplement, je trouve, et ça me paraît surprenant même si elle a dit qu’elle le ferait (et même si je sais qu’elle n’en restera pas là).

Autant j’ai bien aimé la scène du conseil municipal, autant enchaîner sur Tommy et la psy qui papotent des mensonges d’Ellie et qui nous font une séance de psy pour celui qui a peur de suivre le même chemin que son fils là… Flemme. On sait très bien qu’il ira avec Ellie de toute manière. Cette dernière est évidemment en train de se préparer pour partir à Seattle et se venger, parce que c’est son idée fixe.

Elle en oublie de demander de l’aide, alors que certains sont prêts à la suivre, évidemment. On commence par Dina : elle est plus que nécessaire. Ellie est incapable de planifier quoique ce soit pour un si grand voyage : elle ne prend que des armes. Dina, elle, lui conseille d’avoir du matériel médical, de meilleures chaussures que ses converses et elle vient avec un plan. Elle a tout ce qu’il faut pour que le voyage se passe bien, à commencer par les connaissances géographiques nécessaires. Et j’aime bien qu’elle se rende immédiatement si utile à Ellie. Il est difficile de ne pas aimer leur couple immédiatement.

Dina donne rendez-vous à Ellie à trois heures du matin pour partir – mais elle vient avec un allié qu’Ellie n’apprécie pas trop : l’homophobe du Nouvel-An. Celui-ci donne à Ellie une meilleure arme et un peu de matériel, tout en lui permettant aussi de quitter la ville entre deux rondes des gardes. Il boîte trop pour accompagner Dina et Ellie, mais je suis tout de même sacrément surpris de voir qu’elles ne partent que toutes les deux. De la même manière, je suis surpris qu’Ellie prenne le temps de passer par la tombe de Joel avant de partir. C’est une excellente chose, ne nous méprenons pas, mais comme elle a envoyé bouler Tommy avant en disant qu’elle avait autre chose à faire, je ne m’y attendais pas.

Le reste de l’épisode voit Ellie et Dina traverser les USA à dos de cheval. Ce n’est pas forcément des plus passionnants, mais ça rappelle aussi certains moments de la saison 1 où Ellie faisait quelques blagues à Joel. Là, on se retrouve avec Dina qui occupe Ellie à coup de petits jeux et de questions pour mieux la connaître.

Qui dit traversée du pays dit aussi dormir sous la même tente en pleine tempête. Il n’en faut pas plus pour que le souvenir du baiser entre elles reviennent : Dina était bourrée, insiste pour rappeler qu’elle n’est pas lesbienne, mais eh, elle veut savoir si elle embrasse bien. Ellie lui assure que leur baiser n’était qu’un 6/10. Mytho. Elle a clairement envie de recommencer, même si elle sait que Dina et Jesse sont un couple impossible à vraiment séparer. Et effectivement, Dina est de nouveau avec lui – ça n’a aucun sens après la scène où il disait à Ellie qu’il n’était pas dupe concernant Dina.

En parallèle, nous suivons un nouveau groupe dont on ne sait pas grand-chose. Ils se déplacent en silence quasi-total, ont des cicatrices en forme de sourire sur les joues et ont des éclaireurs devant ET derrière eux, pour vérifier qu’ils ne sont pas surveillés. Parmi ces nouveaux personnages, on s’attarde sur une petite fille et son père, et j’ai vite soupiré très fort : évidemment, ce groupe survit en constituant une véritable secte. Ils vénèrent une prophète et tout. Toutes les séries de zombies nous font le coup. Quelle flemme les sous-religions et sectes à force !

La quiétude de la marche est vite perturbée, heureusement pour nous car ça fait du bien d’avoir un peu d’action, par des sifflements d’un des éclaireurs cherchant à prévenir le groupe de l’arrivée d’ennemis.

Le truc, c’est que le lendemain de la tempête, quand Ellie et Dina reprennent la route, elles tombent sur tout ce groupe. Bien que planqués, ils n’ont pas réussi à se protéger d’agresseurs n’hésitant pas à leur tirer dans le dos ou à tuer les enfants – oui, même la gentille petite fille embobinée dans la secte par son père (peut-être ?). Ellie se monte aussitôt la tête et est sûre que c’est Abby et son groupe qui ont fait ça.

Le raccourci est énorme : après des semaines d’hospitalisation, elle pense vraiment que sa petite rando amoureuse va la mettre directement sur la piste d’Abby ? Je veux bien qu’elles se rapprochent de la ville – voyant même des voitures dans les bois et tombant sur l’autoroute – mais je ne peux pas croire qu’elle pense sincèrement tomber si vite sur Abby !

L’épisode se termine alors que les filles arrivent enfin à Seattle – une jolie ville à l’abandon et à moitié détruite. Il n’y a cependant aucun comité d’accueil, y compris de la part des WLF. Elles pensaient qu’on les attaquerait directement, mais ce n’est pas le cas. Pourtant, le cliffhanger nous révèle qu’ils sont bien là à observer la skyline de la ville et à surveiller les mouvements en ville. Dans la ville, il y a vraiment du mouvement : exactement comme le craignaient les filles, il y a toute une petite armée de soldats qui se déplacent à pied et voitures blindées. Mais bon, tout ça sera pour le prochain épisode.

The Last of us – S02E02 – Through the Valley – 20/20

Oula. Je suis bien content de ne pas avoir suivi l’histoire du second jeu et de me laisser totalement surprendre par cet épisode, qui est plus violent et impressionnant que je ne le pensais au premier abord. L’avantage de l’adaptation, je suppose, est que le rythme est très différent de celui d’une série. On se permet plus de liberté dans un jeu vidéo et on peut proposer des grandes scènes impressionnantes dès la deuxième heure de jeu. C’est rarement le cas dans une série. C’est le cas dans celle-ci et ça nous donne donc un épisode construit pour surprendre.

Spoilers

Jackson s’apprête à passer une sacrée journée de merde.

Yeah, I know what happened last night. Can you shut the fu…

Du côté de Jackson, l’épisode commence avec Jesse qui réveille Ellie. Elle se sent un peu conne que ce soit lui qui vienne la chercher pour une mission, principalement parce qu’elle a embrassé son ex la veille. En vrai, ça permet de développer une étrange relation grand frère/petite sœur entre eux, je trouve. Ils m’ont fait rire, jusqu’au moment où la série se sert finalement de ça comme une excuse pour qu’Ellie explique sa relation avec Joel.

Elle assure que malgré le froid entre eux, ils restent dans une relation père/fille et qu’elle préfère encore faire sa patrouille avec lui, sauf que Jesse lui révèle que Joel est déjà parti. Quant à eux, ils doivent se rendre au restaurant de Maria où toute la ville semble réunie. Dès huit heures du matin, superbe. Le but est de faire une petite réunion pour assurer la sécurité du groupe en cas de fuite nécessaire.

Il est tout de même intéressant de voir que Jackson se prépare régulièrement à des attaques de l’extérieur. Maria insiste pour qu’Ellie reste un peu plus : son but est de la forcer à écouter les excuses de son agresseur homophobe de la veille. Allez, c’est bien qu’il fasse ses excuses, je suppose.  Une fois qu’Ellie les entend, elle peut partir enfin en patrouille avec Jesse, malgré une tempête qui se dessine au loin.

Jesse n’est ni météorologue, ni scénariste apparemment : il est sûr que la tempête restera dans les montagnes sans tomber sur la vallée. Cela dit, ça n’aurait aucun intérêt de nous parler d’une tempête si c’était le cas. C’est donc sans trop de surprises qu’une ou deux minutes plus tard, on nous révèle qu’à Jackson la tempête inquiète tout le monde. Toutes les patrouilles sont donc rappelées.

Ce qui est bien, c’est que l’épisode va vite en besogne : Ellie et Jesse sont rapidement coincés dans la tempête de neige et informent Jackson qu’ils vont trouver un abri car ils n’ont pas le temps de faire demi-tour. C’est plutôt cool comme idée et ça permet de les voir interagir ensemble, histoire qu’on comprenne qu’il n’y a pas que du fun et des blagues entre eux : on est dans un monde post-apocalyptique après tout. Jesse raconte ainsi qu’il a perdu son ancien co-équipier, Eugène, tué par Joel et fireflies des tous débuts. Bon, et il y a des masques à gaz transformés en masque à chicha aussi.

Bien sûr, ils finissent par recevoir un appel pour les informer que ni Joel, ni Dina ne sont rentrés. Comme ils sont très liés à ces deux-là, il ne ‘y a même pas besoin de parler : ils se précipitent aussitôt avec pour objectif leur dernière location connue. Ils sont à vingt minutes de celle-ci, et c’est un moment de grand stress pour eux…

Le titre laisse présager un épisode centré sur Abby et la première scène semblait le confirmer, même si ça n’a finalement pas été le cas. Bref, au début de cet épisode, on est de retour en fin de saison 1, dans l’hôpital où elle est à la recherche de quelqu’un et où une autre femme lui conseille d’arrêter ses recherches avant de tomber sur ce qu’elle ne veut pas voir – à savoir un peu de cervelle au sol.

Tout ceci n’est qu’un cauchemar qui permet ensuite de développer un peu son point de vue à elle. Elle n’est pas franchement une méchante, même si elle continue de mener son groupe vers ce qui ressemble de plus en plus à une mission suicide. Au petit matin, le groupe se réveille dans une superbe villa avec une vue de dingue sur la vallée… et sur la ville. Celle-ci est bien plus immense qu’ils ne le pensaient et ça les déroute un peu, surtout qu’il y a un système de protection très au point.

Celui qui me semble être son petit-ami lui dit qu’il a un plan et l’éloigne… ce qui lui permet de révéler aux autres que le plan en question est de la convaincre de laisser tomber sa vengeance. Après tant de temps ? Je ne crois pas, non.

Ainsi, quand Abby voit deux silhouettes à cheval dans la vallée, elle n’hésite pas à les suivre à bonne distance. C’est plutôt intéressant, même si ça suppose que Joel et Dina soient en danger. Le plus grand danger est finalement pour Abby : je n’arrive pas encore à l’aimer, mais la série nous propose une très bonne scène ensuite. C’est tout à fait le genre de scène où on se souvient qu’on est face à une adaptation de jeu vidéo : les effets spéciaux ne coûtent pas cher dans un jeu. Ainsi, Abby tombe dans la neige et glisse d’une falaise… pour mieux atterrir au milieu d’un ensemble de cadavres humains enneigés.

Rien de grave ? Bien sûr que si : ce sont des cadavres d’infectés qui se mettent donc à réagir lorsqu’ils détectent la présence de l’intruse. Hop, voilà les champignons qui s’activent et affaissent d’un seul coup la neige. Abby a une courte longueur d’avance sur une véritable horde de zombies qui se met à lui courir après, d’un coup d’un seul.

Par chance, ils ne savent pas encore se servir d’une échelle : elle peut donc les semer un temps. Ils sont en revanche capable de faire le tour de ce qui semble être une base militaire et de coincer Abby contre un grillage. J’ai l’impression d’avoir déjà vu ça dans The Walking Dead, peut-être avec l’intrigue de la prison… mais qu’importe, ce qui compte, c’est que la série essaie de nous faire compatir avec le sort d’Abby.

Je ne sais pas, elle est là pour tuer le personnage-clé de la saison 1, tout de même. Du coup, quand elle rampe et échappe aux zombies, j’ai presqu’envie qu’elle y reste quand même, ça nous solutionnerait tout. Cela dit, au dernier moment, quand tout semble perdu pour Abby, quelqu’un tire un coup de feu dans la tête des zombies. Quelqu’un ? Joel, bien sûr ! C’était prévisible qu’il serait celui qui la sauve.

Abby ne s’en rend pas compte immédiatement. Elle est sauvée par l’homme qu’elle déteste de toute son âme et elle ne peut rien y faire. Elle rencontre ensuite Dina et tous les trois constatent qu’ils sont coincés : ils ne peuvent pas retourner vers Jackson à cause de la horde d’infectés qui les menace.

Ils n’ont pas d’autres choix que de suivre le plan que leur propose alors Abby : se rendre auprès de ses amis à elle. Hâte de voir leur réaction ! Eh, c’est une bonne intrigue. Je découvre tout ce deuxième volet, et c’est plutôt pas mal, quand même. Le truc, c’est que pendant qu’eux ils s’éloignent de Jackson, dans la ville, tout le monde s’inquiète pour eux : ce sont les seuls en patrouille dont on n’a pas de nouvelles.

Et pour cause : ils ont d’autres chats à fouetter, avec toute une horde d’infectés à leur trousse. En chemin, cependant, ils parviennent à les semer quand ils croisent une autre horde et que les deux s’absorbent l’une l’autre, changeant alors de direction, pour aller vers…

Jackson, où un homme se rend compte aussi que le fungus pousse à proximité de la ville, juste en creusant quand en parallèle, dans la tour d’observation, un autre se rend compte qu’il y a toute une meute d’infectés qui approchent. Ils ne sont qu’à cinq minutes, en plus : la tempête n’a pas permis plus de visibilité que ça. C’est terrifiant, cette histoire… Pour eux. Moi, je suis assez tranquillement sur mon canapé à me dire qu’on ne connaît pas encore assez les personnages pour être pleinement investis dans la catastrophe que ça représente. Ou alors, je les ai oublis en deux ans.

Bon, cela dit, j’aime bien voir toute l’organisation mise en place pour faire face à une horde d’infectés : barricades renforcées, tireurs prêts et barils jetés pour les faire glisser avant de les faire exploser. Faut quand même pas trop mal viser dans la neige – et espérer que les barils soient assez loin pour ne pas tous les exploser.

En vrai, pour un deuxième épisode de saison, c’est déjà méga impressionnant ce déploiement d’effets spéciaux – et je n’étais pas prêt pour la suite. Cela fait du bruit et de la lumière, visibles de très loin : Joel et Dina se rendent compte donc que Jackson est en feu et décide de faire demi-tour. Cela n’arrange toutefois pas Abby qui lui demande plutôt de continuer d’avancer vers ses amis, qui l’aideront à se battre ensuite. J’ai bien peur que ce ne soit pas exactement son plan, mais il lui fait confiance, parce qu’il vient de lui sauver la vie. Tss.

À Jackson, la situation déjà désespérée empire encore comme une sorte d’énorme golem débarque et est capable de pénétrer dans la ville en défonçant les barricades installées. C’est toujours le cas dans toutes les séries de zombies à un moment ou un autre, de toute manière. Des infectés parviennent alors à infiltrer les bâtiments, et les toits également. C’est terrible à voir pour eux et j’ai aimé certains détails, comme notamment une des lignes de défense qui s’amenuise d’un seul coup quand deux hommes avec un lance-flamme sont apeurés face à la horde qui arrive.

Cela dit, c’était peut-être une bonne chose : un troisième se fait attraper pendant qu’il tire et le feu se propage rapidement sur d’autres immeubles. Bref, il y a des morts de tous les côtés, et le méga golem résiste aussi aux balles. Quand il semble vouloir s’en prendre à Maria, Tommy fait exprès d’attirer son attention. C’est si triste. Il se sacrifie très clairement pour sa femme, mais elle reste concentrée sur sa mission : nettoyer la rue. Cela ne dure pas longtemps, malheureusement : très vite, elle est coincée par l’arrivée d’infectés sur le même toit qu’elle. Tommy, quant à lui, est coincé dans une impasse où le méga golem finit par le retrouver – oui, je dis golem à défaut de connaître vraiment son nom.

Tommy croit un temps qu’il va survivre, mais même le lance-flamme n’arrête pas le champignon géant. La tension est là et elle fonctionne bien, surtout quand Tommy est à court de gaz. C’est atroce d’envisager de mourir comme ça, mais la série met tellement de temps à y parvenir qu’on comprend que Tommy va survivre. Le golem s’écrase ainsi à un millimètre de lui. Ah, les séries !

En parallèle, Maria décide d’aller libérer les chiens pour qu’ils s’attaquent aussi aux infectés. C’est une nouvelle ligne d’offensive très efficace et de sacrés effets spéciaux encore, et ça suffira à faire le taf pour sauver la ville… mais à quel prix ? Elle est en grande partie détruite.

Tout ça n’est évidemment pas le pire de l’épisode, qui cumule encore en tension par la suite. En effet, plus haut dans les montagnes, Joel et Dina arrivent à destination avec Abby. Ils sont tous les trois frigorifiés, et particulièrement Dina apparemment. Alors que tout le groupe vient en aide à Dina et Joel, notamment parce qu’Abby leur demande, Abby révèle soudainement qu’ils ont affaire à Joel. Dina qui est frigorifiée avait commencé à faire les maths et compris à qui ils avaient affaire, mais c’est trop tard. Abby ordonne qu’on endorme Dina (pour une seule petite heure) et révèle son identité à Joel. Il comprend qu’il a affaire à des Fireflies et qu’il est totalement à leur merci.

Abby lui demande de ne dire que la vérité où elle tuera Dina. Par conséquent, c’est ce qu’il fait : il révèle que la dernière fois qu’il a vu des fireflies, c’était à Salt Lake. Abby commence donc sa vengeance et elle n’est pas une rapide. Forcément. Elle veut probablement savourer ce qu’il se passe : certes, Joel a sauvé sa vie, mais sa vie n’est plus bien passionnante et entièrement consumée par la vengeance. Par conséquent, elle n’hésite pas à lui tirer dans la jambe, mais à demander à son équipe de le soigner.

Elle veut le torturer. La vraie raison de sa vengeance ? Joel a tiré dans la tête de son père le chirurgien sans se poser la moindre question. A priori, elle s’en fiche pas mal de la petite vingtaine de soldats décédés ce jour-là. Son père, en revanche, tué alors qu’il ne pouvait pas se défendre, c’est impardonnable à ses yeux. Heureusement pour Joel, Abby n’est pas tout à fait comme lui et elle lui souligne : elle a un code d’honneur, celui de l’armée, et elle le respecte. Elle ne tuera donc pas quelqu’un sans défense – même si c’est Joel. Mouais. Bien sûr qu’elle le fera, parce qu’il s’est permis de le faire et parce qu’elle le déteste.

C’est une sacrée scène et ça nous fait oublier la tension de ce qu’il se passe à Jackson. Joel semble aussi oublier et il est complètement saoulé par Abby qui prend tout son temps et parle longuement pour savourer sa vengeance. Il lui demande d’accélérer un peu et j’avoue que moi aussi, je commençais à m’impatienter. Je me disais encore, à ce stade, que peut-être Ellie et Jesse allaient arriver à temps. Malheureusement, ce n’est pas le cas, et en plus, Abby veut vraiment le faire souffrir : elle lui donne donc ensuite des coups dans la jambe. Cela le fait hurler à la mort.

Elle le tabasse pendant tellement de temps par contre, qu’il finit par ne plus hurler, juste geindre. Et encore, la série nous propose une ellipse qui permet d’atténuer un peu les souffrances que ce pauvre Joel a dû vivre. Elle prend du temps, mais Ellie aussi prend tout son temps à arriver, je trouve. Elle trouve les traces des chevaux au moment où elle voit Jackson en flammes. Pour elle, l’essentiel est toutefois de retrouver Dina et Joel.

Ellie débarque alors dans leur villa de luxe au moment où Abby s’acharne sur Joel. Je ne comprends même pas comment il fait pour rester conscient tout ce temps ! Malheureusement, Ellie n’est pas d’une grande aide. Alors qu’on rêvait tous de la voir tirer sur Abby, elle est repérée par les alliés d’Abby qui la désarme et la plaque au sol.

Bien sûr, Joel est tellement défoncé qu’il ne peut se lever pour l’aider, même lorsqu’Ellie lui demande de le faire. Connasse, dis plutôt que tu l’aimes, parce qu’il va clairement mourir là. D’accord, Ellie est maîtrisée et ne peut rien faire pour venir en aide à Joel, mais pourquoi encore attendre de lui qu’il fasse tout le boulot ?

Elle ne peut qu’assister impuissante à son meurtre, alors qu’elle lui demande de se lever. Elle supplie Abby de ne pas le tuer, mais non. La violence. Abby plante la gorge de Joel, et c’en est fini du super-héros de la saison 1. Vous allez rire : s’il me semblait bien qu’il n’y avait pas tellement d’incarnation du personnage de Joel dans le jeu, je ne savais même pas que Joel mourrait dans le deuxième jeu, et certainement pas si tôt dans la saison 2, en plus. Bon, cela m’explique au moins comment l’acteur trouve encore le temps d’aller jouer dans 150 projets en parallèle… mais c’est triste qu’il y passe si vite dans cette saison, tout de même.

Et puis, c’est particulièrement sadique, cet épisode, en tout cas. Ellie aurait pu trouver son cadavre, mais non, il fallait qu’elle assiste à son meurtre – et dans un moment où ils s’étaient disputés en plus. La violence est réelle et ça fait du bon drama, comme toujours. Ah, la force de la narration ! Cela dit, la saison 1 était il y a deux ans. Je comprends pourquoi, face à l’ampleur des effets spéciaux et tout… mais ça atténue un peu la tristesse que je devrais ressentir. La vérité, c’est que j’aime bien Joel (pardon, j’aimais), mais que la scène qui devrait me tirer des larmes n’y parvient pas. C’est triste, je suis un peu dépité par ce twist et tout, mais on est face à une série qui a toujours été violente. La surprise passée, et bien… Let’s go, enchaînons, j’attends l’épisode 3. En plus, le moment d’émotion m’a été cassé par un petit faux raccord quand Ellie s’approche du corps de Joel (surveillez bien la main de Joel si vous revoyez la scène ; vous verrez que celle d’Ellie n’est pas au même endroit entre deux plans et oui, ce n’est jamais qu’un micro-détail mais ça m’a sorti du truc, je ne sais pas expliquer pourquoi).

Repose en paix tout de même, Joel.

Ceci étant, il reste une petite conclusion à vous résumer : le groupe de Fireflies repart donc sans un regard en arrière. Ils font l’erreur évidente de laisser Ellie en vie par contre. Littéralement, ils reproduisent la situation où Ellie voudra évidemment les tuer et les traquer quoiqu’il en coûte, surtout que personne ne lui explique pourquoi ils le tuent et la laissent en vie. Nous on sait, mais aucun autre personnage n’est au courant, pas même Dina qui roupillait tranquillement.

La fin de l’épisode nous révèle en tout cas que Tommy et Maria ont survécu, mais que Jackson est en feu. C’est une sacrée journée de merde. Une pensée aussi pour le journal de Jesse qui repart en portant Jesse, Ellie ET en tirant le cadavre de Joel, quand le cheval de Dina se contente de la porter, elle, qui s’est réveillée.

The Last of us – S02E01 – Future Days – 15/20

La reprise se fait tout en douceur. S’il y a bien un peu d’action et de bonnes pistes pour la suite, j’ai trouvé que l’épisode avait tout de même ses lenteurs et ne parvenait pas à m’intéresser à la (nouvelle) vie de tous ses personnages principaux. Ajoutez à ça qu’un personnage que j’adore s’avère parfaitement insupportable à plein de moments, et ça me laisse un arrière-goût un peu désagréable comme reprise.

Spoilers

Cinq ans plus tard, Joel et Ellie ne se parlent plus tellement – même s’ils vivent ensemble.

When we kill him, we kill him slowly

OK, quel plaisir de retrouver le logo HBO au début d’une série. Cela fait si longtemps que ça ne m’arrive plus que ça m’a renvoyé des flashbacks de True Blood. Malheureusement, The Last of us n’a pas su capitaliser sur un si bon générique (les quelques notes de musique sont tout de même efficaces, même si je ne les connais pas encore par cœur en vrai). En plus, la saison a la mauvaise idée de reprendre là où la première s’était arrêtée, sans résumé. Bordel, votre épisode fait une heure, réintroduisez un minimum les choses, non ? Ellie demande donc à Joel de confirmer ce qu’il vient de lui dire.

Il le fait, et il lui ment évidemment, ne révélant pas que sauver sa vie a coûté quelques autres vies au passage. Une broutille après tout.

On nous introduit ensuite des nouveaux personnages avec que des acteurs dont je connais le visage (Danny Ramirez ! Tati Gabrielle !), ça m’a tellement perturbé. Le problème, c’est que ces nouveaux que j’ai envie d’aimer sont en fait les ennemis de nos héros : Abby (incroyable dans le film No One Will Save You) n’a qu’une seule obsession en tête, celle de retrouver Joel pour le tuer. Et elle entraîne tout le groupe dans son délire. Ne peuvent-ils pas se contenter d’être en deuil et de profiter des girafes qui passent par ici ? Non. Abby veut le tuer, et elle veut le tuer lentement pour plus de drame. Allez. Il faut en comprendre qu’ils sont les derniers Fireflies encore en vie à proximité de l’hôpital. Il aurait pu tuer tout le monde quand même Joel ! Mais non… Tant pis, c’est parti pour une mort lente !

Tellement lente que la série s’offre ensuite le luxe d’une ellipse temporelle de cinq ans. Oui, oui, la saison 2 va donc se dérouler cinq ans plus tard (qui cherche encore à se venger après tant de temps ?). Ellie n’a pas tellement grandi, je trouve, mais elle a appris à se battre. Elle est plutôt badass et parvient à mettre KO son opposant dans un combat joliment chorégraphié. Sans trop de surprise, on nous révèle qu’elle n’était pas en vrai danger, mais qu’il s’agissait là d’un entraînement, entraînement lors duquel son opposant retenait même ses coups, parce que eh, faudrait pas que Joel s’en prenne à ses entraîneurs.

Ellie se barre énervée par la situation, et c’est l’occasion pour nous de découvrir que nous sommes à Jackson, dans le Wyoming. On retrouve ainsi des paysages enneigés et une civilisation post-apocalyptique qui semble avoir trouvé le moyen de se reconstruire. Inévitablement. Pour se protéger, Ellie apprend même à tirer telle une sniper sur des zombies au loin dans la vallée. Elle apprend au passage que Joel s’inquiète vraiment pour elle grâce à Tommy, qui lui confie son nouveau poste pour la communauté : elle va devoir monter la garde.

Cela ne lui plaît pas du tout et elle mène ainsi la vie dure à Tommy. Elle a l’air particulièrement insupportable maintenant qu’elle est « adulte », faisant pression sur Tommy jusqu’à ce qu’il accepte de la remettre dans l’équipe de la patrouille – malgré un incident récent (qu’elle a tout de même géré, hein). Cette phrase est tellement à rallonge, mais écoutez, j’essaie de me replonger dans la série sans trop me concentrer sur Ellie qui hurle qu’elle est immunisée au beau milieu de la montagne.

De son côté, Joel vit dans une maison apparemment sans chauffage et fait quelques réparations électriques en compagnie d’une jeune femme (encore une actrice que je connais, tiens), Dina. Tout semble bien se passer avec elle, d’autant plus qu’elle est la meilleure amie d’Ellie et qu’elle le connaît hyper bien. Eh, il lui confie même qu’il voit une psy.

Il passe ensuite du temps avec sa belle-sœur, Maria, qui nous confirme ce qu’on a vu en début d’épisode : il y a plein de nouveaux habitants à Jackson, tellement en fait, qu’ils ne peuvent pas construire assez vite. Qu’importe, Joel passe quand même du temps avec son neveu. Tss, Joel a tout du daddy désormais.

Après tout ça, Joel rend visite à une femme, Gail, qui lui sert un peu de whisky parce que c’est son anniversaire et est d’accord pour l’écouter raconter sa vie contre un peu d’herbe (oui). Et oui, c’est elle la psychothérapeute de Joel. On a beau nous avoir dit qu’il en avait une, je n’étais pas préparé pour une saison 2 qui passe du temps à nous présenter un Joel en thérapie.

Cela dit, ça a un avantage : ça permet de mieux comprendre les relations de Joel et Ellie après cinq ans. C’est ce que j’imaginais du moins, mais finalement la psy déteste son patient et n’hésite pas à le lui faire savoir en lui expliquant que son problème est le même que tous les pères. Bref, il n’est pas très intéressant, puis en plus, il est quand même le connard qui a tué son mari qui lui manque – même s’il était infecté et que Joel n’avait pas trop le choix de ne pas lui tirer dessus. C’est inattendu comme session.

On apprend aussi qu’Ellie vit désormais dans le garage de la maison où habite Joel. C’est un garage sacrément bien aménagé, donc ça peut se comprendre. Ellie, aussi insupportable soit-elle, reste un personnage hyper appréciable (interprétée par une excellente actrice surtout) : je suis donc content de voir se mettre en place un flirt avec Dina. Ce n’est pas forcément hyper subtile quand elle l’aide, mais ça fait plaisir.

Bref, elles partent ensemble en patrouille. C’est l’occasion pour nous de voir comment s’organise Jacksonville, une fois de plus, et d’avoir des effets spéciaux pas toujours subtils non plus (y a des fonds verts qui se voient pour ce qu’ils sont ; et c’est dommage pour une série de cette qualité, non ?). Les filles ne font pas preuve d’un grand sérieux quand il faut écouter les consignes ou se déplacer en silence le long du chemin.

Dina papote beaucoup avec Ellie, et elle parle surtout de relations amoureuses : la sienne avec Jesse, qui semble être une relation faite de ruptures, celle potentielle d’Ellie. En vain. Ellie est clairement « sur quelqu’un », mais ce quelqu’un, c’est Dina. Faut dire qu’il y a de quoi : outre le sourire craquant, elle est marrante et plutôt intrépide Dina. Elle n’hésite donc pas à suivre Ellie contre les ordres de la leader de la patrouille quand le groupe trouve du sang dans la neige.

Plutôt que de faire demi-tour comme elle le devrait, Ellie fonce tête baissée. Cela permet de découvrir ce qu’il s’est passé : elles remontent la piste jusqu’au cadavre d’un ours qui a aussi déchiqueté quelques humains au passage – zombies ?

Ellie est tellement insupportable ! Non contente d’avoir trouvé l’origine de l’ours, elle insiste pour aller voir ce qui a réussi à le tuer ensuite. Cela permet bien sûr de nous proposer quelques zombies pour l’épisode, alors c’est bien, mais ça se fait encore et toujours contre les ordres et les règles de sécurité imposées. Elle parvient même à convaincre Dina de la suivre dans toutes ses conneries. Pourquoi se comporte-t-elle comme une ado en pleine crise alors qu’elle est supposée avoir 19 ans ?

Allez, au moins, on a une scène à suspense lorsqu’elles fouillent le bâtiment à la recherche des zombies qui font tant de bruit à crier. Cela me permet aussi de me souvenir un peu mieux des règles les concernant (notamment leur cécité ou leur réaction au bruit). Dina et Ellie font donc face à un zombie, qu’Ellie élimine seule sans trop de problème. Tout va trop bien cependant et on devine assez vite que ça ne va pas durer : Ellie passe ainsi à travers le sol. Elle survit à sa chute sans rien se casser, ce qui est un peu gros, mais soit.

Cela lui permet de continuer d’explorer toute seule le bâtiment qui est un supermarché à l’abandon. Pendant ce temps, Dina cherche un moyen de la faire remonter à l’étage. Alors qu’Ellie se met à lire un magazine people de l’époque, on voit passer un animal derrière elle. Elle finit par entendre du bruit et craindre de ne pas être toute seule. La série sait à peu près maintenir son ambiance de suspense, c’est déjà ça. En revanche, et comme en saison 1, ça me donne plutôt l’envie de jouer au jeu vidéo quand certaines scènes semblent être des adaptations fidèles – je veux dire ce côté exploration… bordel, ça va plus vite dans un jeu vidéo, non ?

Ellie finit par tomber sur un étrange zombie qui ne cherche pas du tout à lui courir après. Non, en fait, la femme s’enfuit quand Ellie la provoque pour la faire venir à elle. Ce n’est pas une attitude hyper commune pour un zombie.

Ellie finit par se faire avoir comme une bleue, mais il faut dire que la zombie est maligne au point de se planquer et d’attaquer par derrière. Il y a même un jumpscare bien foutu au milieu de tout ça, histoire de nous rappeler que nous sommes dans un jeu d’action. Pardon, une série d’action. L’attaque de la zombie est efficace et lui permet de désarmer, puis mordre Ellie. J’espère qu’elle a savouré son croque-madame, parce que ça ne dure pas : Ellie a un deuxième pistolet dont elle se sert pour la tuer définitivement.

Dina revient juste après et ne se rend pas compte de la morsure d’Ellie. Pas grave, vous me direz, elle est immunisée. Bien sûr, il faut ensuite rentrer en ville et expliquer tout ce qu’il s’est passé. Ellie et Dina passent devant le conseil de Jackson, avec Tommy et Maria qui posent des questions pour tout comprendre. Ils sont surpris par la déclaration d’Ellie que la zombie à qui elle a fait face était plus intelligente que les autres – mais ils la croient. Il y a bien sûr un problème avec son non-respect des autorités, mais c’est à peu près tout.

Les filles s’en tirent avec un simple rapport à faire à Jesse et des excuses à la leader de leur patrouille. Ellie peut donc rentrer chez elle au plus vite pour s’occuper de sa morsure. Est-elle toujours immunisée ? Le suspense est là. Elle s’arrange pour agrandir sa plaie, histoire que ce ne soit pas trop visible qu’il s’agisse d’une morsure, puis elle la recoud par elle-même. Incroyable.

Le soir, elle écrit alors dans son journal intime – mais elle se contente des jeux de mots de Dina. Elle est interrompue par Joel qui lui propose de venir à la soirée du Nouvel an. Eh, ça fait du bien de les revoir ensemble, mais ça serait sympa aussi d’avoir un enjeu bien clair pour la saison. Pour l’instant, néanmoins, ce sont des retrouvailles et il faut se contenter du réveillon pour passer en 2029. Ellie passe la soirée à mater Dina qui danse avec un homme qui n’est pas Jesse. Ce dernier informe Ellie qu’il ne se remettra pas avec Dina – et si elle s’en étonne, la conversation est ensuite vite interrompue par l’arrivée de Dina. Cette dernière, complètement bourrée, se lance alors dans un slow avec Ellie. Elle sait parfaitement ce qu’elle fait. L’alcool ne peut pas être une excuse pour le lendemain, pas vrai ?

Non, parce qu’elle n’hésite pas à embrasser Ellie après lui avoir dit que les hommes devraient être terrifiés par elle, parce qu’elle est une sacrée menace pour eux. Tout le monde les regardait avant le baiser et ça ne fait qu’empirer ensuite : un homme, Seth, finit même par étaler toute son homophobie à leur face. L’insulte est de trop pour Ellie, mais aussi pour Joel. Ce dernier n’hésite pas à s’en prendre physiquement à Seth, bien incapable de se défendre.

La fête tourne un peu court, surtout qu’Ellie balance devant tout le monde qu’elle n’a pas besoin de l’aide de Joel. Vraiment, elle fait sa crise d’adolescence. Mieux vaut tard que jamais. Elle rentre finalement dans son garage sans même chercher à adresser la parole à Joel. Tss. Elle me soule et ça me soule qu’elle me soule, parce qu’il y a des aspects du personnage que j’adore. Et sinon, comme il fallait bien un cliffhanger à cet épisode, on nous révèle que l’année 2029 ne sera pas d etout repos à Jackson.

Non seulement, il y a des fungus dans les canalisations, mais en plus, à distance, il y a Abby et son groupe qui ont enfin retrouvé Joel. CINQ PUTAIN D’ANNÉES ET ELLE EN EST ENCORE À VOULOIR SE VENGER ? Bon. OK. Il me semble qu’il y a plus pressant dans une apocalypse, mais soit. Je réclamais des enjeux, j’en ai. J’aurais aimé être un peu surpris, en revanche, mais ce cliffhanger se contente de nous montrer Abby et son groupe se rapprocher de Jackson sans y faire le moindre mal pour le moment.

The Last of Us (S02)

On en était où ?

Honnêtement, dur de m’en souvenir. La saison 1 n’est pourtant pas si loin, ça ne fait jamais que deux ans… Vraiment, cette nouvelle chronologie des séries, je ne m’y fais pas. Bref, la saison 1 se terminait avec Joel faisant le choix de sauver Ellie en tuant quelques Fireflies et au détriment du reste du monde, qu’il laisse plongé dans l’épidémie. Et bien sûr, il ment à Ellie sur ce sujet, lui expliquant que l’hôpital a été attaqué, que leurs alliés (en fait ennemis) sont morts et que les médecins n’ont pas su quoi faire de son immunité.

Saison 1

Ce que j’en attends

Là aussi, dur de savoir exactement à quoi m’attendre avec cette saison 2, surtout que la saison 1 bouclait vraiment la boucle, comme le jeu. Je n’ai toujours pas joué au jeu, ce qui me permet d’avoir moins d’attente que beaucoup de fans, mais j’ai hâte de découvrir la suite – et en fait, c’est possiblement mon problème : j’ai hâte d’avoir la suite de l’histoire et que ça avance, mais je n’ai pas oublié que la saison 1 passait beaucoup de temps à faire du surplace. J’en ai retenu le côté sublime de certaines scènes d’action et de certains d’effets spéciaux et le casting cinq étoiles, alors je veux au moins ça pour la saison 2 (et le premier épisode semble me confirmer que c’est bon).

Je m’attendais également à beaucoup de spoilers et de bruit autour de ce retour. Pourtant, sans la campagne d’affichage (pardon, de matraquage !) massive dans Paris, je serais possiblement passé à côté car je n’ai encore vu aucun tweet excédé dessus. Est-ce que la hype est déjà passée ? Cela pourrait se comprendre. En plus, la saison 2 est bien moins accessible que la première : elle est toujours sur Prime Video, certes, mais il faut s’acquitter désormais d’un abonnement à Max pour avoir le contenu HBO. Toujours plus.

Bref, ça n’a rien à voir alors autant passer dans le vif du sujet : la critique des épisodes !

The Last of us – S02E01 – Future Days – 15/20

La reprise se fait tout en douceur. S’il y a bien un peu d’action et de bonnes pistes pour la suite, j’ai trouvé que l’épisode avait tout de même ses lenteurs et ne parvenait pas à m’intéresser à la…

The Last of us – S02E03 – The Path – 16/20

C’est un très bon épisode de transition, mais c’est à peu près tout ce qu’il est. Après le choc de l’épisode précédent, il faut à la fois prendre le temps de s’en remettre en se concentrant un peu sur…

The Last of us – S02E04 – Day One – 17/20

J’ai eu peur que ce soit médiocre en début d’épisode, mais finalement, on tient là un bon épisode d’exploration du monde post-apocalyptique et des deux personnages qui doivent porter la saison… tout en ajoutant des nuances et de la…

The Last of us – S02E05 – Feel Her Love – 14/20

Je ne suis pas convaincu par la structure de la saison, parce que cet épisode semble vouloir présenter les choses d’une manière que je n’aime pas (voir en toute fin d’article). Avant même le cliffhanger, il y a une…

The Last of us – S02E06 – The Price – 07/20

Je me suis franchement ennuyé sur les trois quarts de l’épisode qui ne nous apporte (presque) rien de nouveau – et qui le fait finalement en révélant des énormes mensonges par omission qui modifient bien trop la perception qu’on…

The Last of us – S02E07 – Convergence – 15/20

Que le rythme de la série est étrange ! Cet épisode semble rusher des scènes qui mériterait un peu plus d’explications et d’explorations, tout en proposant d’autres dont je cherche encore la pertinence – notamment concernant le personnage d’Isaac. Je…