Euphoria – S01E04

Épisode 4 – Shook One Pt. II – 18/20
Tout comme la semaine dernière, cet épisode est une vraie réussite : il parvient à faire passer le message qu’il veut faire passer sans avoir à l’expliciter, et c’est assez beau. Il y avait pas mal de surprises en cours de route, des choses que j’attendais et des personnages qui sont de plus en plus appréciables, de plus en plus complexes, de plus en plus attachants précisément parce que toutes les étapes de leur développement sont clarifiées. Bref, je suis de plus en plus fan de la série, et ça se fait vraiment contre toute attente.

Saison 1


Spoilers

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When you hate your brain and your body, it’s hard to enjoy the rest.

Une partie deux sans une partie une, c’est original, ça. Et comme tous les lundis, il est plus de 22h quand je me lance alors que j’avais espoir de m’y mettre tôt. Raté. Cet épisode revient sur l’enfance de Jules. Sa mère l’emmène chez un psy, puis à la visite de « l’Unité » où enfants et ados à problèmes sont parqués. La visite est super sympa, avec un ado qui se branle directement devant elle. Elle y est finalement internée de force, se retrouvant donc plein de rage.

Elle s’y trouve parce qu’elle se déteste : l’ensemble de son corps, son cerveau, sa vie complète. C’est super triste. La voix-off de Rue nous accompagne avec toujours autant d’efficacité dans cette histoire qui est absolument atroce avec Jules qui finit par se tailler les veines grâce à une canette de soda laissée par un infirmier lui faisant confiance.

À 13 ans, elle commence sa transition, et à 16 ans, elle est celle que l’on connaît désormais, couchant avec plein de types « 100% hétéros », tous plus bizarres ou agressifs ou doux les uns que les autres. C’est là qu’elle rencontre Rue, puis finit par être amoureuse de Tyler. On en revient donc au présent, mais franchement, cette intro était, comme toujours, un excellent début d’épisode qui en dit tellement déjà sur le personnage. On pensait la connaître, mais c’est fou comment tout change !

Rue se remet donc de sa crise de nerfs en parlant avec l’homme qui lui avait fait comprendre que son petit jeu de mensonges ne prenait pas sur lui. Elle est forcée de lui raconter ce qui lui arrive pour le contacter. Il compare alors Jules à une drogue, lui rappelant que ça aussi, Rue pensait que c’était vraiment bien la première fois. Outch.

De son côté, Fez continue son business… à la fête foraine. C’est l’occasion d’un excellent plan séquence qui nous réintroduit tout le casting, en passant par la grande roue dans laquelle sont Jules et Kat. Normal. Bien sûr, Jules attend surtout la fin de la soirée pour retrouver Tyler, mais en attendant, elle est souriante de revoir Rue. C’est déjà ça de pris : elles se font un câlin devant Gia qui confie à Lexi qu’elle pense que Rue est amoureuse de Jules. Pourquoi pas, mais je n’aime pas bien voir Lexi sur son portable.

Quoiqu’il en soit, l’intrigue de cet épisode voit surtout Jules retrouver le type du motel avec qui elle a couché… le père de Nate, quoi. Elle en parle à Rue qui ne la croit pas, mais est forcée de voir que c’est la vérité quand il est totalement perturbé de la voir à son stand. Elle lui commande du chili, qu’il renverse, et elle regarde alors en direction de Rue. Ouep, ben dans le genre grillées, elles se placent là. Jules a beau s’enfuir, évidemment, il se renseigne sur elle auprès de Nate.

Les filles apprennent alors que Gia a disparu et se mettent à sa recherche. Cet épisode est assez magnifique du point de vue esthétique bien aidé par la fête foraine et les feux d’artifice. Rue est celle qui retrouve Gia, en train de se droguer avec les jumeaux. C’est horrible comme scène et Gia comprend qu’elle a bien merdé quand ils se mettent à se moquer de Rue qui a déjà fait une overdose par le passé. Tristesse.

C’est trop tard, cela dit. Elles se retrouvent à rentrer ensemble, et c’est Gia qui est complétement pétée. C’est un changement. Et Rue est ainsi l’adulte de la situation face à sa mère qui est heureuse de la voir si débrouillarde désormais.

De son côté, Jules m’a paru menacé un instant par le père de Nate qui la retrouve aussi, mais finalement tout ce qu’il fait, c’est la supplier d’être gentille et de ne rien dire ce qu’elle sait sur lui et qui pourrait détruire sa vie. Voilà qui est fait. Elle arrive à le convaincre que ce n’est pas son intention… mais pour combien de temps ? En plus, en rentrant chez lui, il check ses dvd, probablement pour détruire celui où il couche avec Jules, encore mineure, mais s’aperçoit que le DVD n’est plus là. Il y aura forcément une suite.

Cassie et McKay se retrouvent ensemble à la fête foraine, et ce dernier n’ose pas reconnaître qu’ils sont en couple, quand c’est évident qu’ils le sont. Elle est clairement blessée et n’hésite pas à le montrer, mais ça donne l’impression que tout le monde s’en fout autour d’elle. Elle se barre donc, blessée, pour mieux découvrir que la raison de McKay de ne pas se dire en couple est qu’il a peur de la réaction des autres à cause du passé porno de Cassie. Outch.

En tout cas, à la fête foraine, il y a un stand qui a du succès, c’est celui du père de Nate. Ce n’est pas le cas de ce dernier qui s’embrouille avec Maddy, à cause de son look pour le moins… osé. Bon, c’est moche, mais je le comprends de ne pas avoir envie de la ramener comme ça au stand familial. Comme elle est vexée, Maddy décide d’aller prendre de la drogue, embarquant avec elle Cassie.

Elles finissent droguée dans une galerie de miroirs, rien que ça. Elles prennent la décision de faire de la merde : Maddy s’affiche donc devant la famille de Nate, ruinant leur moment de gloire et insultant sa belle-mère. Nate prend la décision de l’étrangler et de la larguer, mais c’est là qu’elle en profite pour utiliser le pouvoir qu’elle a sur lui : elle lui demande ce qu’il fait avec des photos de bites. C’est bien vu. Elle a beau promettre de n’en parler à personne, c’est trop tard, surtout qu’elle l’a déjà dit à Cassie, quoi. Elle finit l’épisode en larmes, parce qu’elle l’aime, mais qu’elle a désormais des traces de ses mains sur son cou…

De son côté, Cass prend la décision d’aller draguer un autre mec et de faire un tour de carrousel. Pourquoi pas… sauf que ça finit super mal : elle a ainsi un orgasme devant toute une partie de la fête foraine. Juste de quoi finir en larmes, quoi. Cet épisode n’était pas du tout déprimant, hein !

Kat est lâchée rapidement par Jules et se retrouve dans une attraction à côté d’Ethan. Elle passe alors sa soirée avec et franchement, ils sont mignons même si ce n’est pas beaucoup développé. Et quand ça l’est, c’est beaucoup mignon, parce qu’Ethan parle à une collègue de sa sœur et Kat s’imagine plein de choses. Elle décide elle aussi d’aller draguer un autre mec, et de coucher avec, juste pour le plaisir de lui dire après coup qu’elle n’a pas joui. Le plaisir d’avoir du pouvoir, quoi.

En fin d’épisode, Jules se rend enfin à son rencard et découvre que Tyler n’est autre que Nate. Contre toute attente, il se montre malgré tout charmant avec elle, lui promettant qu’il ne lui veut aucun mal et lui faisant même une jolie déclaration d’amour. Malgré cela, elle a l’intelligence de ne pas lui faire confiance… en s’approchant d’un lac. Alors moi, quand je ne fais pas confiance à quelqu’un, je ne me rapproche pas d’un lac en plein milieu de la nuit.

Ils s’embrassent… et puis, il reprend le fétichisme de son père et devient à nouveau le psychopathe que l’on a eu l’occasion de la voir. Je suis quand même rassuré de voir qu’il ne la frappe pas, mais il préfère la violence psychologique qui n’est pas beaucoup plus joyeuse en fait. En effet, il la menace tout simplement : elle a envoyé des selfies d’elle nue, et c’est de la pédopornographie. Dans leur état, la loi est claire sur le sujet et lui fait courir le risque d’être sur la liste des sex offenders, ces gens qui sont forcés de faire le tour de leur voisinage à chaque installation pour dire qu’ils ont été arrêtés.

C’est bien atroce, parce que ça veut dire aussi pour elle, pas de fac, pas de diplôme, bref, une vie ruinée quoi. Malgré tout, elle a encore un peu de réparti et s’en sort sans dégât physique. Elle décide tout de même d’aller passer la nuit chez Rue, pour obtenir le réconfort dont elle a besoin. Elle lui ment tout de même, expliquant qu’il ne ressemblait simplement pas à sa photo, quand ce qu’elle subit était bien plus violent que ça. Elle fait tellement de peine, la pauvre.

Mais eh, sa relation avec Rue est vraiment magnifique, c’est déjà ça. Et puis, Rue est toute heureuse de l’avoir dans son lit après tout ça, forcément. La fin est alors un peu cucul, mais c’était un montage vraiment sympathique cette idée du lit qui tourne et nous montre les bons moments entre les filles avant leur premier baiser !

Saison 1

 

Euphoria – S01E03

Épisode 3 – Made You Look – 18/20
Maintenant que je sais à quoi m’attendre de la part de cette série, je peux plus facilement la noter, je crois. Elle a son ambiance, sa nudité assumée, ses personnages qui finissent par être attachants et ses situations plus ou moins réalistes. Le plus intéressant reste encore l’évolution de chacun et l’épisode de cette semaine en est encore un exemple : c’est aussi simple que c’est complexe, c’est étrangement « éducatif » par moments et ça n’hésite pas à partir dans certains délires auxquels j’accroche vraiment bien…

Saison 1


Spoilers

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And not only did they love her, they wanted to fuck her.

Alors il faut dire ce qui est, je trouve cet épisode dérangeant rien qu’à son titre, qui laisse entendre des choses peu agréables et surtout forcées dans sa conjugaison. Avec ce genre de série, ça ne dit rien qui vaille. On commence pourtant de manière sympathique avec Jules et Rue qui dorment ensemble. C’est évidemment l’occasion d’un nouveau flashback pour se centrer sur un nouveau personnage. Cette semaine, c’est Kat qui s’y colle.

Comme d’habitude, c’est un excellent début et c’est passionnant à suivre. S’il y a bien une chose à laquelle Euphoria excelle, c’est les débuts d’épisode. Certes, c’est long, mais c’est extrêmement fouillé et approfondi : cette fois, on y suit la vie de la petite fille qu’est Kat, avec son premier copain Daniel. Celui-ci est super mignon avec elle, jusqu’à ce qu’elle s’empiffre de Piña Colada et gagne 20 kilos en un été. En même temps, je la comprends, c’est bon les Piña Colada.

Grâce à la négligence de sa mère, sa vie devient alors un petit enfer avec Daniel qui n’hésite pas à la larguer – ça, c’est de l’amour – et toute sa classe qui commence les moqueries, qui la poursuive jusqu’au lycée. Pourtant, Kat est super populaire… en ligne. Elle y écrit des fanfictions qui ont beaucoup de succès où elle parle d’amours impossibles et de ses fantasmes ; d’abord avec les séries qu’elle regarde (fan de True Blood et Scandal spotted), puis avec les One Direction. Euphoria va loin dans son analyse, allant jusqu’à nous donner l’exemple de cette fanfiction qu’elle écrit, et en dessin-animé s’il vous plaît. Cette scène est génialissime tant l’écriture de cette fanfic est similaire à ce qui se fait vraiment… et forcément, le personnage est aussitôt extrêmement familier. Gros coup de cœur sur cette introduction ; mais j’aurais dû m’en douter dès la semaine dernière : Kat est typiquement le genre de fille que j’aime(rais) avoir en amie.

La série poursuit alors ses métaphores : le lycée devient un véritable champ de bataille pour représenter ce qu’elle fantasme parfois… L’arrivée de ses followers au lycée, pour tuer tout le monde, quitte à ce qu’ils retournent contre elle quand ils découvriront la vérité sur son identité. Enfin, jusqu’au jour où elle découvre que les gens sur internet aiment son corps et veulent coucher avec elle. C’est là qu’elle se décide, comme on l’a vu, à commencer à poster des vidéos d’elle dénudée. Outch.

Le problème, c’est que ce qu’elle lance ne fonctionne pas véritablement. Elle se retrouve alors à accepter des demandes sur les photos de ses pieds, tout en regardant du porno Clothed Females Naked Man, ce qui semble lui donner des idées. Mon dieu. Quand elle comprend en tout cas qu’elle peut se faire de l’argent avec des vidéos en ligne, en direct, elle n’hésite pas une seule seconde et se renseigne sur le bitcoin auprès du dealer de Rue.

Et hop, ça suffit à ce qu’elle se décide à enfin faire un Skype avec un inconnu qui fantasme sur elle. Et c’est hilarant, mais genre, vraiment, parce qu’il révèle son micro-pénis et son fantasme totalement étrange d’avoir sa « reine » qui se moque de lui. Cette série n’a tellement pas de sens, mais mon dieu, c’est vraiment drôle. Et en plus, l’anonyme est finalement plutôt une excellente chose pour elle, parce qu’il kiffe recevoir des ordres, ce qui la rassure totalement. Pire encore : elle récupère de l’argent grâce à chacun de ses écarts en plus.

Certes, elle en laisse un pourcentage chez le dealer qui lui échange son bitcoin en dollars, mais elle gagne énormément confiance en elle au passage. Elle se permet donc de changer de look, fantasmant sur un vendeur qui la trouve sexy, mais sans oser aller au bout. Au bout du fantasme, pas du changement de look, parce que ça elle ose y aller à fond.

Au lycée, elle a toujours Ethan qui tente de flirter avec elle, mais elle n’est pas très réceptive, forcément. Lui, en tout cas, il est réceptif à ce qu’elle fait, et encore plus quand elle change de look.

Et autrement, de manière totalement secondaire, on a aussi Cassie qui continue sa relation sous la surveillance de sa sœur, ses amies et sa mère. Elle se rend alors à une soirée d’université de son mec en fraternité. C’est du grand n’importe quoi, avec une soirée pleine de jeux tordus qui finit par les faire avaler un poisson ; normal. Ils couchent ensemble après tout ça, et tout va bien. En quelque sorte.

Après la longue introduction sur Kat, on reprend la vie de Rue, toujours aussi compliquée. Après sa quasi-overdose de l’épisode précédent, elle décide de rester clean pour de vrai. Elle le fait pour elle-même, bien sûr, mais aussi parce qu’elle culpabilise quand Jules lui fait la morale. Oh, sa mère aussi lui fait la morale quand elle revient après une fugue de 16h, mais bon, l’essentiel, c’est que même si elle ment en réunion d’anciens drogués, elle essaie vraiment d’arrêter de se droguer. C’est un début.

Pendant ce temps, Jules continue de parler avec ShyGuy118/Tyler, qui n’est pas du tout ce qu’il prétend être évidemment. Ils sont tout mignons, avec des échanges constants, plein d’amour et vraiment, vraiment, la base d’une amourette de lycée, quoi. Le problème, c’est que Jules tombe totalement amoureuse de ce type qui flirte avec elle sur une appli de rencontres gay, loin de se douter de la vérité.

Elle est tellement amoureuse, en fait, qu’elle finit par montrer une photo de sa bite à Rue. Et même si je sais que c’est un truc qui se fait, je me retrouve d’un coup dans la catégorie des vieux cons, parce que juste non, quoi. Après, c’était plutôt hilarant d’avoir un droit sur les photos de bites acceptables (1%) ou non. Certes, ça faisait beaucoup de bites d’un coup, mais c’était drôle, bien écrit et bien interprété.

Il n’empêche que Rue développe clairement une jalousie de cette relation entre sa meilleure amie et ShyGuy118, de la même manière que Maddy développe des soupçons sur Nate. Cela dit, c’est surtout intéressant du côté de Rue, parce qu’il est évident qu’elle tombe peu à peu amoureuse et qu’elle se retrouve à devoir l’aider à prendre des « selfies » nues tout en célébrant ses quinze jours de sobriété. Ou pas. Malgré la récompense de multiples baisers de Jules, Rue ne résiste pas à l’envie de se droguer à nouveau quand elle voit des pilules dans la cuisine de Jules.

C’est si triste, mais ça permet d’obtenir le plan perché de cet univers, avec Rue de nouveau droguée. Elle continue de mentir en réunion en tout cas, mais après l’une d’elle, elle tombe sur un type qui lui pose des questions et la fait culpabiliser aussitôt. Ses questions ? Elle concerne sa petite sœur qui l’a retrouvée complétement défoncée, puis ses mensonges sur sa non-abstinence. Il lui laisse sa carte, pour le jour où elle voudra enfin dire la vérité.

Ce n’est pas aujourd’hui, mais en tout cas, ça lui fait prendre conscience qu’elle n’a pas été super sympa avec Gia, alors elle décide subitement de passer du temps avec sa sœur. Oui, mais n’ayant pas de nouvelles de Jules le lendemain soir, elle se remet à se droguer, alors que Jules est heureuse d’envoyer des messages à ShyGuy118. Quand elle apprend ensuite que Jules a rendez-vous avec son amant internet au beau milieu d’un lac et en pleine lune, c’est un peu trop pour Rue.

Elle lui explique donc son point de vue, et Jules ne prend pas bien du tout les inquiétudes de Rue pour elle. Elle se barre donc et laisse Rue en pleine dépression pendant toute une journée de cours… ce qui mène bien sûr au pire : Rue finit par se pointer chez Jules pour se faire pardonner et lui expliquer qu’elle ne supporte pas qu’elles se fassent la gueule. Elles se réconcilient donc… et ça mène à Rue qui embrasse Jules sans vraiment lui demander son avis.

Cette dernière est trop perturbée par le baiser et a un mouvement de recul. Dépitée et déprimée, Rue se barre donc chez Fez avec l’intention de se droguer, mais celui-ci refuse de lui donner la moindre pilule. Cela mène à une scène vraiment dure où Zendaya déchire tout : Rue est en manque et l’actrice nous joue ça à la perfection.

En parallèle, Maddy a tellement de doutes sur Nate qu’elle finit par récupérer son portable quand il se douche pour avoir le fin mot de l’histoire. À défaut de trouver sa conversation avec Jules, elle découvre sur son portable une collection de photos de… bites. Et non, ce n’est pas la sienne. Heureusement qu’il avait du mal à les regarder dans les vestiaires, hein. C’est d’autant plus gênant que tout ça se fait au milieu du reste de ses photos, genre normal, zéro suppression ou protection. Il est un peu con, surtout que sa copine a son mot de passe, allô ? En tout cas, c’était marrant, parce que la série a fini par nous montrer la photo qui faisait tant fantasmer Jules et qu’elle avait évité de nous montrer jusque-là.

Et comme Maddy se retrouve d’un coup plein de doutes, elle se sent forcée d’en parler à Kat. Oups. C’est la pire des idées, ça, quand quelqu’un est au courant, ça finit toujours mal… mais ce sera pour une autre fois.

Saison 1

Euphoria – S01E02

Épisode 2 – Stuntin’ Like My Daddy – 14/20
C’est bizarre comme série. Tous les personnages sont ravages, tout est bon pour nous montrer autant de nudité que possible et tout est écrit pour des adolescents, tout en étant tourné de manière adulte. Malgré ces innombrables défauts, la série est intéressante à suivre, parce que sa structure un peu chaotique fonctionne bien et parce que l’approfondissement autour des personnages donne envie d’en savoir plus. Et puis, il s’y passe des choses révoltantes qui donnent envie d’un happy end (qui n’aura jamais lieu).

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Spoilers

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I’m not googling child pornography.

Oui, je suis de retour devant la série pour son deuxième épisode… on verra bien ce que ça donne, écoutez, je suis curieux de voir ce que peut donner son intrigue, même si je n’ai pas été aussi convaincu que ça par le premier… Et je dois vous avouer que, du coup, j’ai des prénoms déjà oubliés.

Heureusement, j’ai encore celui de Ru en tête, parce que c’est elle qui assure la narration de la série, toujours… Quitte à nous raconter des choses qu’elle ne peut pas savoir, parce que la drogue lui permet de tout savoir, même que quand il avait 11 ans, Nate a trouvé la collection de porno de son père et l’a regardé… même si la collection en question, c’était des photos de son père en train de coucher avec plein, plein de gens, dans un motel. Et avec à chaque fois le même modus operandi qu’avec Jules dans le premier épisode.

Et c’est comme ça qu’une série cassa à jamais l’image de McDreamy… tout en nous montrant un enfant qui regarde du porno. Merveilleux. Après tout ça, Nate a décidé de se mettre au sport et son entraînement a été évidemment efficace. Bon, j’ai profité de ce petit montage sur l’enfance et l’adolescence du personnage pour prendre conscience que la série n’invente rien : elle reprend le format de Skins, avec chaque épisode se concentrant sur un personnage.

Cette semaine, l’intrigue autour de Nate est apparemment l’excuse idéale pour se permettre pas mal de full frontal masculin gratuits, dans les vestiaires. Si c’est intéressant du point de vue « psychologie » du personnage, ce n’est pas brillant pour la manière dont la nudité gratuite est mise en scène, ni pour le personnage en question, dont on découvre d’un coup tous les fétiches – l’absence de poil apparemment – et petites manies. Le scénario se tient jusque dans sa relation avec Maddy rapidement développée, du début à ce qu’on pense encore être sa fin.

On y apprend que Nate a des super fantasmes avec sa copine, où il l’imagine se faire kidnapper et où il peut tuer son ravisseur. Charmant. Tout ça nous mène finalement à la soirée du pilot où il a hésité à retourner dans le bureau de son père pour en voir les pornos et s’est retrouvé à devoir lui dire au revoir. Et la tension entre eux est aussi palpable que flippante.

On continue aussi de suivre Nate dans le reste de cet épisode, histoire de mieux comprendre à quel point les fétichismes et bizarreries de son père ont eu un impact sur la manière dont il vit désormais sa vie. Ainsi, il suit le mec avec qui Maddy a couché à la fête, Tyler, ce qui est directement un brin flippant après l’introduction et sa volonté de tuer des gens dans son fantasme. Il ramène aussi son ex chez elle, avec la ferme intention de la reconquérir. De toute manière, elle dit avoir eu un black out pendant la soirée pour justifier ce qui est arrivé. N’empêche que l’intro nous ayant précisé que Nate aimant l’idée que Maddy soit vierge avant lui, il ne peut pas bien prendre ça et on sait vers quoi on se dirige.

C’est donc sans surprise qu’on le voit s’équiper et escalader la façade de l’appartement de Tyler. Il l’accuse d’avoir violé Maddy, qui est encore mineure, et Tyler tombe de haut. Elle lui avait menti sur son âge, bien sûr, mais elle était surtout extrêmement consentante, alors il ne comprend pas bien ce qui est en train de lui arriver (et ce qui l’attend). Bien sûr, Nate ne le croit pas et le tabasse. La scène est censurée, préférant nous montrer Nate prendre une douche et voler de nouvelles affaires à Tyler plutôt que Tyler être tabassé, mais c’est super violent comme ça : Tyler ne pourra pas porter plainte sans que Nate ne l’accuse d’avoir violé une mineure et il est bon pour vivre dans la peur pour le reste de sa vie. Après, c’est un peu simpliste et à aucun moment Tyler semble n’avoir vraiment pris la peine de se défendre autrement qu’en disant la vérité, ce qui était un peu étonnant.

Tyler n’a donc rien pu faire face à son agresseur : Nate a totalement le contrôle et récupère Maddy chez elle, pour l’emmener au bowling et se remettre rapidement en couple avec elle, qui n’a pas du tout conscience du cinglé de petit copain qu’elle a, même si elle n’aime pas la lingerie qu’il lui offre.

En parallèle de tout ça, nous assistons à la rentrée scolaire, deux jours après la fête où Jules et Rue ont finit par se droguer ensemble. Elles sont donc désormais les meilleures amies du monde dans un lycée où tout le monde est sérieusement allumé, même la prof de théâtre qui demande à ses étudiants de raconter une histoire de leur été pendant CINQ minutes (c’est super long pour improviser) et qui commence par Rue. Ben oui, commençons par celle qui était en détox, quelle belle idée.

Rue n’ose trop rien raconter, puisque le souvenir qu’elle a en tête, ce sont ses retrouvailles avec Gia – alors qu’un flashback nous a aussi montré les secours intervenir pour aider Rue. Son souvenir est finalement un roadtrip familial sympa avec montage musical pour nous, mais il est révélé que la drogue est une composante bien trop importante de la vie de Rue. Même là, c’est tout ce à quoi elle pense, au milieu de ses camarades de classe. Elle finit donc en larmes à refuser de raconter ses souvenirs, prétendant ne pas en avoir. Pas du tout flippante la nana pour une rentrée.

Oh, Lexi la défend devant les autres et court après elle quand elle s’enfuit, mais elle le regrette vite : elle surprend Rue au moment où elle allait se droguer, ce qui fait qu’elle empêche son amie de se droguer. Bien sûr, Rue est hyper violente avec elle après ça. C’est un personnage ravagé, ce que l’on savait déjà. On la retrouve ensuite aux alcooliques anonymes, ou une réunion du genre, et on découvre donc qu’elle a commencé à se droguer alors qu’elle s’occupait de soigner son père gravement malade, en lui volant des pilules.

Il ne manquait plus que ça. Elle avait au moins une bonne relation avec son père, se droguant et étant perchée chaque fois qu’elle s’occupait de lui. Sinon, aux alcooliques anonymes ? Elle fait de la merde et s’arrange pour avoir des signatures prouvant qu’elle était à certaines réunions, alors que ce n’était pas le cas.

Autrement, nous continuons de suivre Kat qui a perdu sa virginité à la fête et a fait en sorte que tout le monde soit au courant. C’est bête : deux jours plus tard, elle rencontre Ethan, qui a tout du geek qui va la faire craquer rapidement, c’est sûr. Pas de bol, Kat est connue dès le lendemain comme la fille à la sextape. Evidemment qu’elle s’est fait filmer pendant la fête.

Si elle le vit mal, elle reprend vite le dessus de la situation, menaçant d’aller à la police. Hop, il n’en faut pas plus pour que la rumeur change et affirme que ce n’est pas Kat. Bien sûr, ça revient aux oreilles du principal, mais comme on ne voit jamais le visage de Kat sur la vidéo, elle affirme au principal que ce n’est vraiment pas normal de dire que cette fille est forcément elle parce qu’elle est grosse. Et ça le calme.

Kat se débrouille aussi pour obtenir du shopping gratuit de la part de celui qui a osé la filmer et pourrait finir sur les listes de la police si elle le dénonçait. Charmant. En fin d’épisode, elle se rend compte que malgré la suppression, la vidéo porno d’elle est toujours en ligne, avec des commentaires élogieux et des personnes qui seraient prêtes à donner beaucoup d’argent pour en voir plus. Et ça, l’argent facile, ça parle à l’adolescente.

Après cette parenthèse, on découvre une fête au beau milieu de la cafétéria, histoire de retrouver des pom-pom girls et des sportifs. Bref, une série pour mater, quoi : même si plein de plans sont adultes, c’est toujours pour les ados. Cette transition ne servait pas à grand-chose et on passe rapidement à la scène suivante où Jules est invitée par Rue à venir dîner chez elle pour le week-end. Ch’est meugnon. Elles se séparent alors qu’un orage éclate, forçant Rue à se rendre chez son dealer, Fez, au pire des moments : celui où celui-ci aussi va être fourni en drogue par Mouse.

Normal. Le deal a lieu dans la maison de Fez, comme si de rien n’était, en présence de Rue (un brin flippée par l’existence de flingue dans la pièce) et du petit frère de Fez. Forcément, Mouse est tout content de voir un nouveau visage et il propose donc à Rue une drogue plus forte que ce qu’elle a pris jusque-là. Et bien évidemment, elle est forcée de le faire. Il la force aussi à devoir le payer 300 dollars qu’elle n’a pas et envisage donc de la violer – parce qu’elle est tellement droguée qu’elle dirait oui à tout.

Heureusement, Fez est là et paye la « dette » de Rue, et même plus, pour s’assurer que Mouse ne la viole pas et s’en aille. Sympathique manière de se mettre en danger bêtement de la part de Rue tout ça, mais Fez s’occupe plutôt bien d’elle, contactant ensuite Jules pour avoir de l’aide. Je ne vois pas trop comment il connaît son existence, mais admettons, ça fonctionne bien. Jules la ramène dormir chez elle… et passe la nuit à parler à « shyguy118 » qui dit s’appeler Tyler, mais n’est autre que Nate, évidemment. Oh le bordel.

Enfin, nous suivons toujours le couple de Cassie et McKay que nous avons vu coucher ensemble la semaine dernière, et c’est peut-être le couple le plus sympa de cette série, parce que c’est le plus classique et/ou crédible… Avec même McKay qui reproche à Cass de vouloir être trop sexuelle quand il veut juste lui parler. Bim, j’ai beaucoup ri pour le coup. Enfin bon, elle finit l’épisode en faisant quelques nudes pour lui qui lui demande avec insistance, tout de même. Pas sûr de voir où ils veulent en venir, s’ils veulent en venir quelque part.

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Euphoria (S01)

Synopsis : Adaptée d’une série israélienne, la série suit la vie d’un groupe de lycéens un peu trash : drogue, sexe, crise d’identité et réseaux sociaux sont au rendez-vous (-18, s’abstenir).

Saison 1 | Saison 2

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Pour commencer, j’ai l’impression d’avoir dit tout ce que j’avais à dire sur cette série dans le TFSA de vendredi dernier à propos des séries à voir cet été. Je suis vraiment curieux de voir ce que ça va donner et je suis donc au rendez-vous dès ce soir, premier jour de la diffusion, pour regarder cet épisode qui dure une heure, rien que ça. Il faut donc que ce soit passionnant, sinon je risque de m’endormir ; parce que je me suis levé tôt et recommence cette folie (non) demain.

Cela dit, vu le nombre de scandales qui ont éclaté autour de la série avant même sa diffusion, je me dis qu’elle devrait avoir de quoi me maintenir éveillé en théorie… mais donc aussi de quoi me perdre, surtout après la vision finalement assez chouette du lycée dans Trinkets !

Sur ce, je vous laisse avec la critique sans spoiler de l’épisode 1 – bon, OK, c’est plutôt un bref avis – ci-dessous. Si vous en voulez plus, cliquez sur le titre de l’épisode et vous aurez un résumé détaillé, avec mes opinions de temps à autres.

Note moyenne : 16,5/20

S01E01 – Pilot – 15/20
Bon, c’était encore plus interdit au moins de 18 ans que je ne l’imaginais, on va dire. Il est facile de comprendre les scandales qui entourent la production et les rumeurs reprises par les américains puritains semblent toutes à peu près vraies. C’est donc osé, souvent dans le trash, parfois à la limite du porno et je ne sais pas trop quoi en penser parce qu’elle a à côté de ça une esthétique et un travail des plans vraiment sublimes, avec de bons choix musicaux. Ce n’est pas entièrement ma came du point de vue de l’histoire, souvent volontairement gênante, mais je suis tombé dans le piège et suis curieux de voir la suite. Par ailleurs amusé par certaines scènes, je reviendrai voir ce que devient cette génération perdue, censée être… pas si loin de la mienne. L’avantage, c’est qu’il y a une voix-off aux commentaires tout aussi décalés des images que ce que je suis – et c’est là-dessus que la série joue pour se faire une audience ; pour le moment.
S01E02 – Stuntin’ Like My Daddy – 14/20
C’est bizarre comme série. Tous les personnages sont ravagés, tout est bon pour nous montrer autant de nudité que possible et tout est écrit pour des adolescents, tout en étant tourné de manière adulte. Malgré ces innombrables défauts, la série est intéressante à suivre, parce que sa structure un peu chaotique fonctionne bien et parce que l’approfondissement autour des personnages donne envie d’en savoir plus. Et puis, il s’y passe des choses révoltantes qui donnent envie d’un happy end (qui n’aura jamais lieu).
S01E03 – Made You Look – 18/20
Maintenant que je sais à quoi m’attendre de la part de cette série, je peux plus facilement la noter, je crois. Elle a son ambiance, sa nudité assumée, ses personnages qui finissent par être attachants et ses situations plus ou moins réalistes. Le plus intéressant reste encore l’évolution de chacun et l’épisode de cette semaine en est encore un exemple : c’est aussi simple que c’est complexe, c’est étrangement « éducatif » par moments et ça n’hésite pas à partir dans certains délires auxquels j’accroche vraiment bien…
S01E04 – Shook One Pt. II – 18/20
Tout comme la semaine dernière, cet épisode est une vraie réussite : il parvient à faire passer le message qu’il veut faire passer sans avoir à l’expliciter, et c’est assez beau. Il y avait pas mal de surprises en cours de route, des choses que j’attendais et des personnages qui sont de plus en plus appréciables, de plus en plus complexes, de plus en plus attachants précisément parce que toutes les étapes de leur développement sont clarifiées. Bref, je suis de plus en plus fan de la série, et ça se fait vraiment contre toute attente.
S01E05 – ’03 Bonnie and Clyde – 18/20
La série continue sur sa lancée et est de moins en moins évidente à regarder parce que l’on s’attache à tous les personnages, même à ceux à qui on préférerait ne pas s’accrocher. Cela donne un épisode qui oscille entre toutes les émotions, et c’est un rollercoaster à regarder. Plus dure sera la chute après tout ça !
S01E06 – The Next Episode – 17/20
C’est un sacré puzzle, cet épisode, mais ça fonctionne extrêmement bien comme toujours. Je ne suis pas fan du personnage mis en avant cette semaine, mais le reste de l’intrigue fil rouge est développé de manière intéressante. La série met mal à l’aise, elle fascine, elle intrigue et elle fait bien son boulot finalement. Certes, c’est prévisible, mais ça ne me dérange pas plus que ça dans cette série.
S01E07 – The Trials and Tribulations of Trying to Pee While Depressed – 16/20
Plus on avance dans la série, plus les épisodes sont chargés psychologiquement pour les personnages, et pas uniquement pour le personnage sur lequel se concentre son épisode. La série est toujours passionnante à suivre, car chacun est bien traité individuellement je trouve, mais il n’empêche que cette semaine, ça prend un peu trop son temps à mon goût. Bref, on nous prépare la fin de saison la semaine prochaine (déjà) et c’est frustrant.
S01E08 – And Salt the Earth Behind You – 17/20
De semaine en semaine, on s’est dirigé vers une fin bien triste, avec une violence psychologique toujours bien prenante et plus écrasante. Cet épisode ne trahit pas la saison, même si son écriture est très certainement différente des sept premiers volets de cette histoire. Qu’importe de toute manière, les personnages sont attachants alors on veut savoir la suite quoiqu’il arrive. C’est une fin de saison réussie, avec des images qui marqueront pour un moment… Maintenant, RDV en saison 2 pour le fin mot de l’histoire – et la suite.

Bon, ben, pas RDV en saison 2 : celle-ci a été décalée, le tournage étant rendu impossible par la pandémie de coronavirus de mars 2020. En conséquence, la série est revenue avec deux épisodes spéciaux, rattachés à la saison 1 par OCS (et probablement par HBO), malgré une bonne année et demi d’écart avec l’épisode précédent. Je suis le mouvement, mais je vais les considérer hors saison dans la moyenne.

S01E09 – Trouble Don’t Last Always – 20/20
Pour un épisode spécial, c’est un épisode spécial. Le choix est osé, c’est quasi-impossible à critiquer (cela dit, j’essaie quand même), mais c’est, comme toujours avec cette série, parfaitement brillant. Ce n’est pas du tout ce que j’attendais, mais j’ai adoré ce long épisode beaucoup trop court (oui, oui) et les développements qu’il apporte, l’air de rien, loin de tous les champs du possible du cliffhanger de la saison 1. Un épisode improbable, donc, mais réussi, et complètement hors du temps. Comment ça, ça a duré une heure ?
S01E10 – F*ck Anyone Who’s Not a Sea Blob – 19/20
Nous ne sommes pas si loin de la perfection, et je chipote vraiment à ne pas y mettre 20, mais la chronologie de l’épisode était tout de même bien particulière. Je ne suis pas sûr d’avoir réussi à tout remettre au bon endroit, et en même temps, ce n’est vraiment pas l’essentiel. L’essentiel, c’est le personnage de Jules, au cœur de cet épisode. Avec toujours autant de brio à la réalisation et dans la photographie, on comprend enfin mieux ce personnage en explorant des failles qui étaient là depuis toujours et dont on ne savait que trop peu de choses. Bref, un épisode prenant et poignant, qui fait réfléchir. Je n’en attendais pas moins de cette série. Vivement la suite, un jour.

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