Suranne Jones (#95)

Salut les sériephiles,

Le temps passe et passe et passe et on est déjà dimanche, donc c’est l’heure pour moi de vous pondre une petite performance de la semaine sur un acteur m’ayant bluffé au cours de la semaine. Concrètement, ça fait une semaine que je me dis que je vais écrire sur Jennifer Love Hewitt, mais je me suis rendu compte au moment d’écrire l’article que je l’avais déjà fait l’an dernier. Par conséquent, j’ai changé d’optique, puisque ce n’était pas la seule qui méritait d’être mise en avant sur le blog ! Je vais donc parler plutôt de…

Love & Pride – Gentleman Jack | Smells like Chick Spirit

La performance de la semaine :
Suranne Jones

La série concernée : Gentleman Jack
L’épisode : … Tous ?


Pourquoi ? Vous l’aurez compris en voyant l’épisode qui me fait parler d’elle, je veux vous en parler pour son rôle dans la série Gentleman Jack, inspirée d’une histoire vraie. Elle y interprète le personnage d’Anne Lister, qui vivait vraiment à Halifax au XIXe siècle et qui chroniquait toute sa vie en prenant toujours le temps d’écrire ce qu’elle faisait. Sa particularité qui justifie la série ? Oh, s’il n’y en avait qu’une… Les journaux étaient codés pour que personne ne sache ce qu’elle écrivait, et elle faisait ça, parce qu’elle menait une vie intime pas exactement courante pour l’époque : elle était lesbienne.

Le rôle n’est pas si simple à interpréter car il s’agit là d’incarner un personnage, un vrai. Et Suranne Jones excelle à le faire. Si la série est presque épuisante tellement on la voit toujours courir partout, elle est excellente à débiter ses répliques de la manière la plus naturelle du monde alors que bien souvent il s’agit de citations alambiquées des journaux de la véritable Anne Lister.

Gentleman Jack S1:E05 Let's Have Another Look At Your Past Perfect ...

Outre son look en noir qui est déjà un sacré moyen d’entrer dans le personnage, Suranne Jones déchire dans son interprétation avec une série de gestes et d’attention portée sur les petits détails du script et de la mise en scène. Elle incarne le personnage et je pense que tout le monde sera d’accord pour dire qu’elle est désormais indissociable de l’image qu’on peut se faire d’Anne Lister. Eh, elle donne même envie de lire ses journaux !

Enfin, les différentes intrigues de la série font que le personnage n’est pas toujours si appréciable que ça, surtout quand il est question de romance. Là-dessus, je sais que c’est une vue personnelle et que certains ne verront pas de problème, mais je ne suis vraiment pas toujours d’accord avec sa manière de faire les choses ; mais ça n’empêche que l’actrice m’a rendu le personnage attachant malgré tout. Que ce soit dans ses romances ou ses affaires, Anne Lister a de nombreuses failles et faiblesses, qui contrastent grandement avec le contrôle qu’elle a autrement sur sa vie… Et Suranne Jones nous vend très bien toutes les petites nuances nécessaires pour passer de l’un à l’autre. Chapeau bas.

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Le jeu de mot était facile, je sais !

 


Vue aussi dans : Je ne l’ai pas reconnue… mais je l’avais déjà vu il y a fort fort longtemps dans Coronation Street, puisqu’elle y était de 97 à 2004 et que je suis à peu près sûr d’avoir vu une bonne centaine d’épisodes de 2003. scott & bailey | TumblrCette série, c’est l’équivalent de Plus Belle la Vie et je n’en garde pas de nombreux souvenirs, mais à une époque je m’étais dit que j’allais la regarder après avoir rattrapé plein d’épisodes de la série de France 3, histoire d’avoir un soap anglais à mon actif.

J’ai commencé par de vieux épisodes, les premiers que je trouvais, et c’est tombé sur 2003. Passionnante, ma vie, non ? Sinon, elle a joué dans plein de films et séries, mais je n’ai rien vu. Pas même Scott & Bailey, où elle avait l’un des rôles titres, ouais. C’est comme ça, écoutez. Pas sûr d’avoir envie de regarder pour autant, parce que maintenant, j’ai juste envie de la voir en tant qu’Anne Lister. Sacrilège, je sais.


L’info en + : Par où commencer ? PAULIIIIIIIINE. Bon, j’ai donc regardé Gentleman Jack parce que Poluss a eu la bonne idée de me prêter les DVDs pour me forcer à regarder les épisodes. Elle sait très bien ce qui me plaît ou non, donc évidemment, elle m’a dit de regarder ça. Si je vous en parle, c’est qu’elle m’a ouvert aussi au fandom particulièrement productif de la série.

Anne Lister ayant vraiment existé, il y a plein de choses à découvrir sur sa vie. Des études complètes existent sur sa vie, mais aussi des manuscrits un peu partout, et des journaux… Tous n’ont pas été déchiffrés, la série a donc encore de quoi faire pour les saisons à venir, et les fans ont encore de quoi faire. Gentleman Jack S1:E08 Are You Still Talking? Recap – Ginges Be CraySi ça vous intéresse, aventurez vous sur Twitter ou Google, vous verrez, il y a de quoi faire !

Sinon, la vraie info en plus, c’est que ça y est, j’ai terminé la saison. Les critiques des trois derniers épisodes seront publiées, si tout va bien, d’ici ce soir… à 21, 22 et 23h !


Voir aussi : Les performances des semaines précédentes

Perry Mason – S01E02

Chapter 2 – 15/20
La série se poursuit sur la même lancée et plaira sûrement beaucoup aux amateurs du genre, mais comme ce n’est pas tellement ma tasse de thé, je m’arrête sur certains détails qui me dérangent, comme souvent avec les dramas se déroulant dans le passé, finalement. Pourquoi est-ce que je reste ? Parce que j’adore vraiment le casting, que je n’ai pas grand-chose à me mettre sous la dent en hebdo en ce moment et parce que c’est quand même bien fichu tout ça.

> Saison 1


Spoilers

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The Devil put Charlie Dodson in this box!

1h04 d’épisode, je vois qu’HBO ne fait toujours pas dans la demi-mesure avec ses mini-séries. Espérons que j m’en tire mieux que la semaine dernière dans la compréhension de cet épisode, parce que le cliffhanger m’a laissé perplexe tout de même. Cette semaine, on recommence par un flashback où l’on suit notre héros sur le front en pleine guerre.

Bien sûr, les effets spéciaux ne sont pas mauvais, mais j’ai vu pas mal de films récemment et un certain nombre d’entre eux s’en sortaient mieux à recréer un front de guerre. En tout cas, l’idée, c’est que Perry vit super mal son expérience sur le front, forcément, et que ça a encore un impact aujourd’hui dans sa vie. Il faut dire qu’il s’est retrouvé à tuer des alliés blessés pour leur éviter les souffrances de la mort brûlé vif… et il n’a pas tué uniquement ceux qui lui demandaient d’abréger ses souffrances.

Dans le présent, Perry poursuit son enquête et j’ai eu du mal à raccrocher en début d’épisode. Heureusement, plus l’épisode a avancé, plus ça allait. C’est assez rapidement dans cet épisode que l’on retrouve enfin Tatiana Maslany. Elle incarne donc « Sœur Alice », une chrétienne qui réussit à réunir les foules avec son discours religieux, qui prêche la bonne parole en opposant les bons chrétiens au reste des américains, maléfiques, évidemment. Comme prévu, Tatiana Maslany est excellente dans cet épisode et dans ce rôle où elle peut s’éclater à jouer avec une folie encore différente de celles qu’on lui connaissait dans Orphan Black.

Après, si elle s’éclate, je ne suis pas encore convaincu par son rôle : elle a la carrure de saisir mieux que ça, non ? J’ai hâte de voir ce que la série réserve à son personnage, parce que pour l’instant, ce n’est pas exactement renversant. Les parents du petit Charlie sont évidemment dans le public et Alice les repère, parce qu’ils sont populaires dans les médias. De là à dire qu’elle fait de la récupération avec sa secte (pardon, son Église) qui paie l’enterrement, il n’y a qu’un pas.

Elle leur propose ainsi un rendez-vous privé où elle apprend à les connaître, jusqu’à ce qu’elle soit interrompue par la police venue chercher le couple Dodson, soi-disant pour leur montrer des suspects potentiels. On sent bien qu’il y a autre chose de prévu…

Ailleurs en ville, nous suivons un homme noir qui menace sa femme avec un flingue. C’est très décousu comme début d’épisode, franchement, et il n’y a absolument aucun lien avec le reste de la série. En fait, c’est juste une bonne manière de nous introduire un nouveau personnage, l’officier Drake, qui m’intéresse déjà plus que Perry Mason, désolé pour les fans. Disons qu’il a plus la carrure d’un personnage que je pourrais vraiment aimer !

Il est donc embarqué par un voisin qui l’emmène dans l’appartement où il découvre les cadavres de l’épisode précédent – ceux qui ont eu lieu en plein feu d’artifice. Il est forcé de suivre la piste des gouttes de sang, mais il ne trouve pas le dernier corps, celui tombé de l’immeuble.

Il en parle tout de même à ses supérieurs, sauf qu’il y a un sacré problème avec eux : il s’agit des sergents du premier épisode, et notamment Ennis, le meurtrier, précisément. C’est légèrement problématique et la scène s’enferme inévitablement dans un racisme qui permet de faire taire Drake. Arf. Cela perturbe l’officier qui en parle à sa femme le soir même, mais il change tout de même le contenu de son rapport pour coller aux dires de ses supérieurs. Bien. Enfin, non, justement : pas bien. Il n’a pas vraiment le choix, cela dit.

En parallèle, on continue de suivre toujours plus de personnages avec une enquête qui patine et qui commence à soupçonner les Dodson eux-mêmes. On s’en doutait, c’est toujours par là que ça commence et bien sûr, Mr Dodson a des choses à cacher. La police a en effet découvert que le père de Charlie n’était autre que le fils de Herman Baggerly. Au moins, ça explique pourquoi il était introduit avec tant d’insistance.

Sans surprise, Matthew – c’est son nom – est arrêté par la police, sans que EB, son avocat présent pour l’interrogatoire, ne puisse rien y faire. Bien sûr, son arrestation se fait devant la presse et devant la pauvre Emily qui ne parvient pas à comprendre ce qui arrive.

Le problème, c’est qu’EB découvre assez vite que la découverte de la police est juste : Matthew Dodson est bien le fils d’Herman Baggerly. C’est gênant. Bon, ce n’est pas aussi gênant que Baggerly qui s’en prend ensuite à Perry, parce qu’il n’aime pas le ton que notre héros emploie avec lui. C’est l’occasion d’apprendre pour nous qu’il n’est pas un héros de guerre, mais juste qu’il a été relâché avec un ticket bleu, réservé aux noirs et aux homosexuels. Etonnant.

Malgré tout, Perry décide de retourner interroger Emily à la lumière de ces événements. La scène ne mène pas à grand-chose, même si j’aime bien la relation qui se tisse entre ces deux-là, qui permet bien de voir qu’Emily contourne certaines questions et lui cache des choses. Ce n’était pas aussi flagrant la semaine dernière.

Perry enchaîne donc avec une enquête de voisinage qui est bien plus intéressante : Mrs Trotter lui apprend ainsi qu’Emily n’était pas endormie mais qu’elle était au téléphone toute la nuit lors de l’enlèvement de son fils. Voilà qui change quelques circonstances de l’enlèvement : pourquoi mentir à ce sujet ?

La vie est tout de même bien compliquée pour Emily qui doit faire face aux affronts constants de la police et de la presse. Ces derniers sont sûrement les pires, franchement. Elle se rend alors à un déjeuner avec Della, dont elle s’éclipse pour passer un coup de téléphone. C’est exactement ce que Perry espérait en suivant Emily, de manière peu discrète d’après Della qui s’énerve de le voir, mais de manière assez discrète tout de même, puisqu’Emily ne se rend compte de rien. Perry en profite pour récupérer le numéro, donc, et l’adresse associée à ce numéro, pour mieux comprendre Emily.

La nuit, il décide de se rendre sur place et de s’infiltrer dans la maison, sans autorisation. Voilà qui n’est pas du tout risqué. Problème : tout ce qu’il trouve, c’est un cadavre avec une lettre de suicide disant qu’il ne pouvait plus vivre avec ce qu’il a fait… et qu’on peut en trouver deux autres à telle adresse. Ah. L’intrigue avance, donc.

Problème numéro 2 : en poursuivant sa visite de la maison de ce George Gannon, il trouve des lettres d’amour de la part d’Emily. Perry décide d’aller confronter Emily pour savoir de qui il s’agit exactement et il ne se comporte pas spécialement en gentleman avec elle : le fait qu’elle ose avoir un amant semble à ses yeux la rendre coupable du crime. Ah ben oui, évidement, George, c’est son amant. Enfin, c’était, parce que là, elle apprend sa mort.

C’est trop simple tout ça comme résolution, mais ça semble contenter Perry… jusqu’à ce que Della soit celle qui fasse remarquer que ça manque d’un vrai mobile tout ça. Après, l’avis de Della, tous ses collègues s’en foutent royalement, parce qu’ils préfèrent qu’elle réponde au téléphone en bonne secrétaire plutôt qu’elle ne défende leur accusée parfaite – et accessoirement plus ou moins cliente, tout de même.

Il y a bien sûr toujours autant de sexisme dans la série. Sexisme, racisme, je sais que ça se passe à l’époque, mais finalement, justement, quitte à faire un reboot, ça aurait pu être sympa d’en faire un plus moderne plutôt que de s’enfermer à cette époque aussi problématique. Je ne sais pas, je crois que je perds patience. J’ai du mal avec un certain nombre de choses dans cet épisode qui semblent être mises là gratuitement. Certes, Della comme Drake militent pour faire changer les choses, mais la représentation reste peu moderne. On touche là un vrai sujet de débat, je sais : on ne va pas s’empêcher de faire des dramas historiques parce que le monde a évolué… mais en même temps, je trouve qu’on a déjà encore assez à faire sur ces sujets-là pour ne pas toujours proposé des divertissements qui s’enferment là-dedans.

En plus, tout ça semble juste être une bonne excuse sans prêter à plus de débats ou évolution des pensées autour de ces questions… Ce qui, vraiment, est la partie que je trouve un peu odieuse : c’est uniquement se cacher derrière le passé en continuant de représenter ce qui ne va pas dans la société… pour le moment, en tout cas ! Wow, je me suis totalement éloigné du sujet de base-là, non ?

Pour en revenir à la critique, donc, EB est forcé d’insister pour défendre Matthew auprès de Baggerly. Le problème, c’est qu’il est accusé publiquement par la police d’être le kidnappeur de son propre fils. Cela commence à poser problème aussi pour l’Eglise de Sœur Alice qui n’apprécie pas bien d’apporter son soutien (financier, en plus) à cette famille s’il devait s’avérer que Matthew était le meurtrier de son propre fils.

Malgré tout, l’enterrement a lieu et est mené par Alice qui fait ce qu’elle peut pour soutenir Emily dans l’épreuve, alors que Matthew ne peut y assister. Bien que les circonstances ne soient pas censées s’y prêter, Alice est heureuse aussi de voir qu’elle a un nouveau public pour écouter son discours, avec une bonne partie des hommes importants de la ville. Elle en profite aussitôt pour improviser un discours expliquant que le Diable est en ville, sous la forme de ceux qui ont kidnappé et tué Charlie.

Quant au scénario et au montage, il se fait un petit plaisir à nous montrer qui elle désigne à chaque fois qu’elle parle du Diable en lui donnant un rôle différent dans cette affaire. Cela permet de découvrir les relations de tout le monde à l’affaire… Et ça ne plaît pas spécialement à la personne qui gère Alice dans l’ombre, qui voit bien qu’elle ameute les foules sans bonne raison.

L’épisode pourrait presque s’arrêter ici, mais non. Emily est alors arrêtée au beau milieu de l’enterrement de son fils, grâce à Perry qui a dénoncé son affaire. C’est du grand n’importe quoi cette arrestation publique qui l’empêche d’assister à l’enterrement, franchement. Reste un dernier problème : Perry pense finalement qu’Emily n’est pas si coupable, à cause de Della. Après tout, Emily est juste infidèle, ça ne fait pas d’elle une meurtrière. Sans blague.

Comme on est qu’au début de la série, on sait bien que l’affaire est trop vite réglée pour que ce soit le cas, en plus. Comme Perry, on se retrouve donc à avoir des doutes pour la suite, mais il faudra attendre une semaine de plus pour avancer, alors qu’il semble continuer de se chercher un autre travail alors qu’Emily est soutenue par Della, révoltée par son arrestation.

De son côté, Drake poursuit son enquête : il a raison de suivre son intuition, puisqu’il trouve évidemment des preuves de ce qu’il soupçonnait. Enfin, je pense : la série est en train de se constituer une tradition de cliffhanger aussi peu clair que possible, je crois.

> Saison 1

Perry Mason – S01E01

Chapter 1 – 15/20
Le moins qu’on puisse dire, c’est que la série parvient bien à nous plonger dans son ambiance et que le budget est là, de même que le casting cinq étoiles. Malheureusement, ça ne fait pas tout et ça ne compense pas les longueurs de ce premier épisode qui ne fait qu’introduire l’histoire en effleurant du bout des doigts beaucoup de choses, mais avec peu d’explications. Il faudra revenir la semaine prochaine pour en savoir plus, j’imagine.

> Saison 1


Spoiler

101

I mean that… That’s food.

Une série HBO ! C’est toujours un bonheur d’entendre la marque distinctive de la chaîne, surtout juste au tout début de l’été. Bon, je dis ça, mais la série commence par Jingle Bells, alors bon, on aurait pu trouver mieux, probablement. Comme je ne sais pas du tout de quoi va parler la série, je dois vous avouer en tout cas que le début était étrange à suivre.

Il y est question d’un échange terrible pour des parents désespérés, à raison : une mallette pleine d’argent en échange de la vie de leur fils, Charlie. Ils ne semblent pas avoir le choix de céder au chantage, mais comme ça paraît efficace, on est presque soulagés pour eux. Pourtant, dès le départ, je ne l’ai pas trop senti. Et ça ne manque pas.

En effet, ils récupèrent Charlie… mais le bébé est mort. Sacrée scène d’introduction ! Au moins, c’est marquant : les effets spéciaux sont excellents, on est directement plongés dans le passé avec les décors vraiment bien fichus et la série n’est pas timide. Elle nous montre ainsi le cadavre de Charlie et c’est terrifiant à voir. Les cadavres de bébés, toutes les séries n’osent pas, franchement.

Le problème, c’est qu’on est encore un peu sous le choc quand on découvre le personnage de Perry Mason, du coup. Et pour être tout à fait honnête, j’ai laissé l’épisode tourner sans trop accrocher aux premières scènes. Tout y est super sombre, ce qui a tendance à m’énerver dans les séries quand je les regarde en plein jour. Flemme de fermer les volets, mais difficile de savourer tout ça.

Si la série nous plonge bien dans son univers avec les décors, les costumes et la musique, je n’ai pas spécialement réussi à accrocher à l’intrigue. Il faut dire qu’ils n’explicitent pas grand-chose. On voit un cinéma, puis une autre scène marquante où Perry s’introduit illégalement dans une maison pour prendre en photo un certain Chubby alors qu’il est en pleine séance sexuelle avec une femme et pas mal de nourriture. Et comme on est sur HBO, on a droit au visuel de tout ça, dont je me serais bien passé.

Le lendemain, Perry rentre chez lui (j’imagine ?), loin de la ville, pour mieux que l’on découvre qu’il a des problèmes de loyers impayés. À ce stade, la série a surtout le problème de ne rien expliciter et de nous balancer des scènes qui n’ont pas encore de liens entre elles. Et comme en plus on n’a pas eu tant de dialogues que ça, on ne sait pas grand-chose des personnages.

Chez Perry, c’est étrange en tout cas : on est clairement dans une ferme – c’est même écrit dessus dis donc – en train de se faire écraser par un petit aéroport à côté. Du coup, ce ne sont pas forcément des problèmes de paiement, j’imagine ? En plus du côté des paiements, il doit avoir ce qu’il faut en vendant les clichés de Chubby ? Un avocat, E.B., semble même vouloir l’embaucher sur un cas, alors que Perry est dans un tel état qu’il ne donne pas envie de l’embaucher. De toute évidence, ils sont de vieux amis – et la suite nous apprend qu’ils sont collègues.

Le lendemain, encore, Perry se rend vendre ses photographies et l’on découvre qu’il s’agissait d’une commande, faite par le producteur de la starlette avec qui Chubby couchait. Ah ben c’est merveilleux ça, ça lui permet de négocier plein d’argent, même si ça ralentit le rythme des négociations, évidemment. Perry Mason enchaîne avec une visite à la morgue. Son but ? Changer de cravate en fouillant dans les affaires des cadavres, tout en parlant avec le coroner. Normal !

On découvre donc qu’ils sont amis et que ça a l’air dans les habitudes de Perry de faire tout ça. Enfin, je ne suis même pas sûr que son nom ne soit déjà donné dans la série, honnêtement. Bref, ce n’est jamais qu’un détail. Sa journée continue au procès de Frank Dillon, où l’apparence de Perry, simple témoin, est plus remise en question que le criminel accusé.

Pourquoi pas ? Après le procès, Perry est donc énervé, mais il découvre que E.B. lui a envoyé une certaine Miss Street – Della – pour l’emmener vers sa prochaine affaire. La série commence à recoller quelque peu les morceaux à ce moment-là : sa prochaine affaire, c’est celle du couple Dodson, les parents du début d’épisode. Quant à Perry Mason, il se dit détective privé.

Il était temps de le dire. Je débarque sans avoir la référence de base de la série et honnêtement, c’est long comme début d’épisode, ça manque d’introduction (il est censé être avocat ?), avec aussi une galerie de personnages masculins hyper complète mais très peu de personnages féminins pour contrebalancer. En 2020, ça m’embête toujours de regarder des séries (ou des films, d’ailleurs) qui ne passent pas le Bechdel Test et qui se bornent à se contenter de l’assistante, quoi.

Voir aussi : Ce que c’est que le Bechdel Test

Au moins, tout ça nous mène aux scènes qui sont censés attirer mon attention, avec le début de l’enquête de Perry Mason, dans la maison des Dodson. On y aperçoit aussi une photo de Tatiana Maslany, que j’ai hâte de retrouver dans ce rôle de Sœur Alice, inspirant beaucoup l’un des personnages masculins. En attendant, Perry rencontre Emily Dodson, la mère de ce pauvre Charlie, qu’elle a couvert de baiser avant même de se rendre compte que son fils était mort.

Bien sûr, l’affaire intéresse les médias et la police, mais la personne qui embauche Perry n’a certainement pas confiance en eux pour retrouver la piste de l’argent et surtout le criminel qui a tué Charlie. La scène entre Perry et Emily est un peu bavarde, mais ça permet de creuser un peu plus le personnage de Perry au moins : il a un fils lui aussi, de neuf ans, avec qui il n’a pas passé Noël car il était chez sa mère. La pauvre Emily n’est même pas au courant de tout cette partie de l’histoire, mais elle pleure tout de même de parler d’un petit garçon de neuf ans alors que son fils à elle est mort.

Cela n’empêche pas Perry de soupçonner les Dodson : l’enlèvement de Charlie est suspect et semble nécessiter la présence d’un complice pour être possible. Della ne croit pas trop en la piste accusant Emily et le fait savoir, mais nous ne sommes qu’au début de l’enquête après tout.

Ils ne passent pas encore la nuit à bosser là-dessus avec E.B., puisqu’ils sont la veille du Nouvel An. Perry passe sa nuit avec une certaine Lupe qui couche avec lui, en le faisant tomber du lit. Bon, ça ne choque personne apparemment, à part la vache de la ferme Mason. Après ça, on a le droit à une conversation entre Lupe – j’adore sa voix, ça ne sert à rien de le dire, mais je voulais le dire quand même – et Perry, mais ça ne mène à rien, à part qu’il lui dit sur quelle affaire il bosse et que ça ne la fait pas tiquer d’entendre parler d’un bébé aux yeux cousus pour qu’ils restent ouverts.

L’image me hante encore, je dois dire, alors je n’ose imaginer ces pauvres parents qui ont eu droit de voir ça. En tout cas, Perry commence son enquête en allant sur les lieux du crime, déjà transformés en attraction touristique, vu que l’affaire fait la une des journaux. Il y tombe sur des policiers, tout ce qu’il y a de plus cliché : il y a un gentil et un méchant. Le méchant veut arrêter Perry mais ne le fait pas, se contentant d’écouter et vérifier les informations qu’il lui donne.

Après ça, Perry se rend à la morgue, pour voir cette fois le cadavre du bébé et en récupérer l’un des fils qui a permis de lui coudre les paupières. Sérieusement qui peut avoir assez peu de cœur pour faire ça, hein ? En pleine lumière, le cadavre du bébé ressemble davantage à une poupée cependant, donc je suis reconnaissant à la série de nous proposer cette scène, c’est moins dérangeant maintenant qu’on a vu ça et qu’il s’agit d’effets spéciaux. Je commence à mieux comprendre cette histoire d’Épouvantard à ridiculiser pour avoir moins peur.

Cette charmante scène est suivie d’une soirée de gala où je suis surpris de découvrir que Red, la femme avec qui couchait Chubby, est une actrice que je connais bien, Madeline Zima ! C’est une bonne surprise de la retrouver, et je me dis que si elle est là, ce n’est sûrement pas pour un si petit rôle. L’espoir fait vivre. Décidément, il n’y a que des acteurs que j’aime bien dans cette série. En tout cas, la soirée ne se passe pas si bien pour Perry qui est là pour espérer se faire payer suite aux clichés de Chubby et Red.

Pas de bol pour lui, ce n’est pas comme ça que ça se passe : en fait, il n’est même pas payé la somme attendue pour les clichés de Chubby. Il est menacé, se fait voler les photos pour un dollar symbolique et a droit à une petite torture. Bonne année, hein ! Elle commence pour lui par un ami l’insultant, parce qu’il prend mal l’échec de Perry. Vraiment une soirée de merde, quoi. Il n’a pas le plus mauvais nouvel an de la série cependant : on retrouve le méchant flic pour découvrir qu’il n’apprécie pas de savoir que Perry est si bon dans son enquête. En fait, il rejoint un trio d’hommes pour faire le ménage en les tuant.

Vraiment, la série ne lésine pas sur son budget, avec un triple homicide qui finit par la mort du dernier homme sur fond de feu d’artifice.

Pendant ce temps, Perry rentre chez lui et tente de téléphoner à son fils, mais son ex refuse de le lui passer. Charmant. Il est soutenu par Lupe, qui le fait à sa manière et ne l’arrête pas quand il décide de détruire un jouet de son fils pour se passer les nerfs. Ben oui, bien sûr. J’ai du mal à accrocher à son personnage, là, surtout que la scène est interminable de longueurs en tous genres. Finalement, il passe la nuit à se mettre à retravailler sur l’affaire des Dodson. La musique est bonne pour ne mettre dans l’ambiance, avec un petit côté film noir, mais j’avoue ne pas avoir tout suivi à cette fin d’épisode qui semble marquer le lien entre plusieurs affaires pour Perry. Bon. Ca m’apprendra à regarder des reboots sans savoir de quoi il s’agit à l’origine.

> Saison 1

Perry Mason (S01)

Synopsis : Ce reboot nous plonge à Los Angeles en 1932 avec le cas d’une vie pour le personnage de Perry Mason, un avocat, au cœur de l’expansion folle de la ville, loin de la Grande Dépression qui frappe encore le pays.

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Pour commencer, je vais être honnête, j’ai peur de ne pas aimer la série, parce qu’elle n’est pas du tout ma tasse de thé à vue de nez. Pourquoi je la regarde ? Parce que j’adorais Matthew Rhys dans Brothers & Sisters et que ça m’embête déjà d’avoir raté The Americans à laquelle je n’accrochais pas des masses (à l’époque, en tout cas). Bien sûr, je la regarde aussi parce que Tatiana Maslany est au casting, c’est évident. Sans ces deux acteurs, j’aurais passé mon chemin directement.

Est-ce que l’amour de deux acteurs peut être suffisant pour accrocher à la série ? Probablement pas, mais j’espère une bonne surprise malgré tout ! Je sais que la série d’origine avait plutôt bien cartonné et j’ai confiance en ces acteurs : ils sont assez malins pour faire de bons choix de carrière.

Reste à voir maintenant si la série sera agréable à suivre pour un nouveau téléspectateur, qui ne sait rien de l’origine et qui n’a pas envie de se renseigner plus que ça sur celle-ci, histoire de se conserver des surprises. Un ancien succès est-il destiné à le redevenir ? On le saura vite, si j’arrête de blablater !

Note moyenne de la saison : 15/20

Chapter 1 – 15/20
Le moins qu’on puisse dire, c’est que la série parvient bien à nous plonger dans son ambiance et que le budget est là, de même que le casting cinq étoiles. Malheureusement, ça ne fait pas tout et ça ne compense pas les longueurs de ce premier épisode qui ne fait qu’introduire l’histoire en effleurant du bout des doigts beaucoup de choses, mais avec peu d’explications. Il faudra revenir la semaine prochaine pour en savoir plus, j’imagine.
Chapter 2 – 15/20
La série se poursuit sur la même lancée et plaira sûrement beaucoup aux amateurs du genre, mais comme ce n’est pas tellement ma tasse de thé, je m’arrête sur certains détails qui me dérangent, comme souvent avec les dramas se déroulant dans le passé, finalement. Pourquoi est-ce que je reste ? Parce que j’adore vraiment le casting, que je n’ai pas grand-chose à me mettre sous la dent en hebdo en ce moment et parce que c’est quand même bien fichu tout ça.
Chapter 3 – 15/20
J’ai l’impression que les scénaristes complexifient volontairement cette histoire pour l’étendre sur huit épisodes, avec plusieurs sous-intrigues qui ne sont pas si palpitantes que ça. Leur seul avantage, c’est qu’elles apportent des personnages secondaires supplémentaires que je préfère largement aux personnages principaux. Malgré tout, je reste curieux devant cette série, mais j’en regrette vraiment beaucoup la longueur, surtout qu’il y a cinq bonnes minutes que l’on pourrait retirer sans rien changer à l’histoire ou au développement des personnages…
Chapter 4 – 13/20
Non contente de fournir des épisodes d’une heure parfaitement interminable chaque semaine, la série se prive cette semaine de personnages que j’aime bien, en développe d’autres dans des directions clichées et s’assure enfin que je n’aime pas ceux qu’ils restent. Tout est exactement comme je l’attends de la série, cependant, et la qualité est là. Je ne suis pas le public visé, par contre, ce qui fait que je fais clairement autre chose pendant les épisodes… Et ça fait longtemps que ça ne m’était pas arrivé. Pas pour moi, donc, mais une bonne série quand même. La schizophrénie…
Chapter 5 – 15/20
Ah ben c’est malin, je prévois de dire plein de mal de la série et l’épisode qu’elle propose cette semaine est l’un de ses meilleurs ! On se sépare enfin d’un paquet de problèmes inhérents à la série pour insister sur le point de vue de certains personnages qui étaient sous-exploités et pour nous faire avancer un peu plus rapidement vers la fin de saison. Bien sûr, ce n’est pas si simple et on a encore pas mal de moments bouche-trous, mais il y a du mieux, vraiment.

Voir aussi : Faut-il vraiment tolérer le sexisme (et tout le reste) de Perry Mason ?

Chapter 6 – 16/20
Donc si je résume, les cinq premiers épisodes servaient simplement à mettre en place ce qu’est censée être cette série depuis le départ ? Pas étonnant que ça paraisse long puisqu’on a eu l’équivalent des vingt minutes d’introduction de plusieurs séries en… cinq heures. L’avantage, c’est que cet épisode propose par conséquent un bien meilleur rythme dans les rebondissements et des répliques intéressantes, avec des personnages plus réactifs et une intrigue bien plus crédible. On avance, ouf !

Voir aussi : Gayle Rankin (#99)

Chapter 7 – 14/20
Le rythme ralentit à nouveau dans cet épisode, parce que c’est l’avant-dernier et qu’il ne faut apparemment pas tout résoudre tout de suite. Malheureusement, ça se sent un peu trop que l’on procrastine pendant trois quarts d’heure. L’avantage, c’est que le dernier quart d’heure est fort en révélations et rebondissements et que le dernier épisode devrait être beaucoup plus intéressant ! L’inconvénient, c’est que je me suis encore trop ennuyé devant celui-ci et que je baisse volontairement la note, même si j’ai aimé la fin.
Chapter 8 – 15/20
Bon, ma foi, c’est une conclusion, mais c’est à l’image de la saison… Pas exactement ce que j’en attendais, avec des détours et avec des longueurs. Je pense que je viendrais quand même regarder la saison 2 parce que la conclusion propose de bonnes choses pour la suite. Pour autant, je peux déjà vous dire que la série ne va pas me manquer, du tout.