La Balada de Hugo Sanchez – S01E03-06

Épisode 3 – Orgullo mexicano – 14/20
Je vois que j’ai surnoté vraiment les premiers épisodes par rapport à mon souvenir, alors j’ajuste avec la note de cet épisode, même si ça pourrait probablement être pire. Contrairement à la dernière fois, je ne suis pas spécialement content de retrouver les personnages, parce que je trouve que la série ne rend pas vraiment justice à Hugo Sanchez. En fait, c’est pire que tout, ils me le rendent de plus en plus insupportables à le mettre autant en avant… il fonctionne mieux en personnage secondaire.

Saison 1


Spoilers

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Guarden sus penes, por favor.

Bon, rien de tel que cet épisode pour commencer à recycler une série pour le Bingo Séries, non ? Il me reste quatre épisodes pour finir la saison. Je pensais même revoir les premiers en français, mais c’est là que j’ai découvert qu’il n’existait en fait pas de version française. C’est malin ! Du coup, j’ai zappé l’étape remise en contexte, et j’ai lancé la série.

Comme je suis à peu près seul au monde à regarder cette série – et l’absence de VF même sur Netflix me le confirme, je me suis dit que ça ne méritait pas forcément de me prendre trop la tête, alors l’article sera express. Si vous regardez, si vous me lisez, this is an SOS, laissez un commentaire, on en parlera !

L’épisode est super étrange dans son rythme dès le départ, commençant par Hugo Sanchez complètement débordé par son équipe de foot qui n’hésite pas à pisser sur une fontaine, puis sur lui. Il me fait tellement de peine ce personnage à ne rien faire pour se défendre… C’est horrible. Ainsi donc, quand il se fait pisser dessus par des types bourrés, tout ce qu’il fait, c’est… ben rien, il rentre chez lui, en sentant comment l’odeur d’urine sur sa main. C’est violent.

Le lendemain, Hugo Sanchez se réveille alors dans son lit, des mouchoirs collés à la main… Merveilleux. Comme il est là pour nous faire de la peine, il ment donc à sa famille au téléphone, avant de retrouver celle de Fede à l’accueil de l’hôtel et de flirter à nouveau avec la réceptionniste. Ca aussi c’est un échec.

Heureusement, on enchaîne assez vite avec le sujet de l’épisode : il doit rassembler toute l’équipe plus tôt que prévu, parce que le tournage de la pub est avancé. Et s’il ne se pointe pas à temps avec toute l’équipe, ils seront disqualifiés du tournoi.

J’adore vraiment le personnage de l’organisatrice du tournoi qui m’a fait rire, mais c’est quand même long à mettre en place. Pourquoi continuer la série alors ? Parce que j’ai bon espoir de rattraper ensuite la série-mère. Il n’y aura probablement pas de lien entre les deux, mais c’est pas grave, quitte à avoir commencé, autant la voir en entier.

Enfin bref, tout ça, ce n’est pas l’épisode. Non, l’épisode nous montre une relative victoire d’Hugo : Moises est pété dans sa chambre, mais il lui indique que le reste de l’équipe est au casino. Là-bas, Hugo Sanchez ment pour les faire virer du casino, puis se rend à la recherche de deux autres en plein trip. Il réussit à les ramener dans le van, mais Axel, celui qui lui a pissé dessus et qui passe sa vie à remettre son autorité en cause, se débrouille pour partir sans lui.

Pff. Mais putain, mais quand est-ce qu’il se bougera Hugo Sanchez ? Il fait tant de peine. Quand il arrive au tournage, il est toutefois soulagé de voir que toute l’équipe est là pour serrer la main de Shakira, sans lui. Quant à sa vengeance, il la trouve quand il doit choisir le joueur qui sera interrogé par le père d’Axel, Rodrigo. Oh, et ce n’est Axel qui est choisi, c’est Julito.

Sans père, celui-ci tout fier de passer à la télévision et finit par pleurer et avoir un câlin de Rodrigo, sous les yeux jaloux d’Axel. Le tout est stoppé par l’alarme incendie qui se déclenche avec retard. La journée se passant à peu près bien pour Hugo Sanchez, il est évident que ça se termine mal juste après : la télévision révèle ainsi qu’ils ont pissé dans la fontaine de la ville qui les accueille. Le scandale permet de ramener le spectre de Chava, par SMS, pour engueuler Hugo Sanchez.

Allez, ça passe bien et le scandale est finalement une bonne chose : les ventes du tournoi augmentent d’un coup, grâce à la haine de tout le Nicaragua pour ces mexicains qui passent sur les monuments nationaux. La haine des spectateurs est une bonne chose de l’épisode, et ça permet même à Hugo de s’affirmer un peu plus dans cet épisode. Il va jusqu’à gifler Axel et le menacer de le faire revendre à une équipe de 3e division pour le convaincre de jouer. C’est beaucoup trop drôle. Et bien sûr, les Corbeaux l’emportent.

Quant à Hugo Sanchez, il réussit même à décrocher un rencard avec la réceptionniste – qui est gérante en fait. Oh, et il continue de penser que Carmelo fait son taf et vend les cercueils, mais c’est évident que non.


Épisode 4 – Ataúdes Sánchez – 13/20
À trop s’éloigner des problématiques footballistiques, la série perd en intérêt. C’est une phrase que je n’aurais pas cru écrire un jour, ça, et pourtant, c’est bien le cas, il faudra s’y faire. J’ai plus de mal à accrocher à cette série parce qu’elle est encore plus sur le format télénovela que ne l’est la série d’origine…

Saison 1


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Creen que yo me mori.

Apparemment, ce n’est pas évident de grandir dans une entreprise de pompes funèbres. On voit donc Hugo Sanchez à l’enterrement de son père, puis grandir dans cet environnement pas tellement sûr, avec une mère qui est dépitée de voir qu’elle a engendré un échec pareil. Ouais, c’est sympa, comme vision des choses… Il a toujours été un boulet, donc, même pas fichu de vendre des cercueils grâce à un spot TV misérable.

C’est pour cela qu’il finit par avouer à son frère qu’il est amoureux d’une femme avec qui il a couché, et c’est comme cela qu’il se fait renier par sa mère et l’ensemble de ses frères. L’introduction était longue quand même, tout ça pour nous révéler ce que l’on sait déjà : sa famille est tarée et ne veut pas qu’il bosse pour les corbeaux.

C’est pourtant bien ce qu’il fait cette saison, et il n’hésite pas à le faire en mentant à sa mère en plus. Rien que ça. En parallèle, il passe sa journée avec Fede et son nouveau chauffeur de « taxi » attitré, histoire de préparer son rencard. Et wow, la gérante de l’hôtel a un look gothique surprenant, mais qui lui va super bien !

De son côté, Carmelo a bien vendu 500 cercueils, mais au même type qui le fait pour se venger d’un cartel. Ce dernier menace donc Carmelo de mort, ce qui fait qu’il n’a d’autre choix que de révéler la source de la commande. Dans tout ça, ça finit mal pour Hugo : la guerre des cartels fait la une des journaux télévisés et sa mère s’imagine soudain qu’il est le cadavre non identifié aux côtés de tous les morts d’un autre enterrement.

Elle appelle aussitôt son fils, mais celui-ci est occupé avec son rencard. Dommage. Le rencard est intéressant, mais je n’accroche pas au couple parce que je n’accroche plus à Hugo Sanchez, qui a plus tendance à me souler qu’à me faire de la peine ! Son premier baiser, par exemple, est tout naze, et est suivi par une scène où il doit amener sa copine auprès de sa mère à elle, en manque d’insuline. Le problème, c’est que j’ai trouvé ça surjoué. C’est une sorte de télénovela d’un coup, mais pas une réussie.

On découvre toute la vie de Yola, la gérante, et c’est bien angoissant aussi. Peut-être que ces personnages sont faits pour être ensemble, après tout : un boulet + un boulet, ça peut le faire.

Heureusement qu’il y avait l’équipe de foot pour apporter des scènes plus comiques, notamment lorsque des cuisiniers leur font manger leur pisse au restaurant… Toute l’équipe se retrouve alors chez Zombie, qui est assez insupportable avec son bad trip qui continue depuis l’épisode précédent. Déjà que son intrigue sur le véganisme était lourde…

Bon, ce n’est donc pas ça qui me plaît le plus dans l’épisode. Non, j’ai aimé l’intrigue de Fede se rapprochant de son ex-femme et celle d’Axel qui se fait battre aux jeux vidéos par le fils de Fede. Le truc, c’est qu’on parle surtout du véganisme et des abattoirs dans leur soirée, avant d’enchaîner sur un double rencard : d’un côté Hugo Sanchez et Yola qui reprennent leurs affaires avec cette fois Hugo Sanchez qui ne veut plus l’embrasser et de l’autre Fede et son ex.

Ces deux-là sont toutefois interrompus par les jérémiades d’Hugo Sanchez pensant que son frère est mort à cause des réseaux sociaux, puis découvrant qu’en fait c’est lui que sa famille pense mort. Après s’être assuré que Carmelo n’était pas mort, Hugo se laisse convaincre par Fede que sa mère peut bien penser ça encore un moment et qu’il ferait mieux de profiter de son rencard. Ce qu’il fait.

Bon, on va dire qu’il prend son indépendance.


Épisode 5 – Finas visitas – 15/20
Le problème principal de cet épisode, c’est qu’il est très prévisible et qu’on attend sa conclusion un bon moment, parce qu’on la souhaite, tous. Et puis, quand on y arrive, elle explose avec beaucoup plus de force que je ne me l’imaginais. C’est tant mieux parce que ça donne fortement envie de voir la suite. Bon, en même temps, je comptais la finir ce soir quoiqu’il arrive… mais tout de même !

Saison 1


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Peor señorito Sanchez, peor.

Le succès d’Hugo Sanchez est de courte durée évidemment : il ne parvient pas à faire l’amour à Yola, parce qu’il est apparemment trop perturbé par le fait qu’il doit appeler sa mère. Fede, qui lui n’a aucun mal à coucher avec son ex clairement, lui conseille d’abord de ne pas l’appeler, avant de lui dire qu’il ferait mieux d’avouer toute la vérité à sa mère, une bonne fois pour toutes.

Ah, je suis si d’accord avec Fede, pour une fois… Le seul problème, c’est qu’Abril et Marco, sa famille du Mexique, débarque à l’hôtel à ce moment-là et que Fede lui-même se retrouve dans la position d’Hugo. Il est ainsi incapable de se décider à dire la vérité et prend conseil auprès du personnage principal, ce qui est la pire des idées.

Du côté de Fede, on passe donc tout l’épisode à le voir galérer à faire en sorte que ses deux femmes ne se croisent pas, et j’ai eu beaucoup de mal à l’aimer, du coup, forcément, parce que c’est un personnage de connard quand même. Du côté d’Hugo Sanchez, on continue d’avoir droit aux retombées de la scène de pisse dans la fontaine : impossible pour les Corbeaux de s’entraîner en paix sans être agressés, alors que l’équipe adverse, les Aigles, peut le faire en paix, elle. C’était pourtant censée être elle qui serait détesté…

Assez vite, l’organisatrice du tournoi piste les Corbeaux sur leur lieu d’entraînement improbable pour les inviter à un dîner formel, officiel et ministériel qui se tient pour apaiser le sentiment anti-mexicain. Pas mal. Le problème ? Il est rapidement question de devoir faire un discours officiel. Fede refuse de le faire, et c’est donc Hugo qui monte sur scène. On sait tout de suite vers quoi se diriger, surtout quand il ne se plante pas trop et fait un discours catastrophique tout de même applaudi : il va faire la une des journaux.

Et bien sûr, on continue de suivre dans cet épisode la famille d’Hugo Sanchez, et on sent que les scénaristes n’avaient pas grand-chose à dire durant cette saison. L’humour des scènes où il est question d’enterrer Hugo est franchement grandiloquent, mais ça passe à peu près. Le seul problème, c’est que ça fait une pause malvenue au milieu d’une intrigue qui passait un peu mieux dans cet épisode.

Oui, parce que le discours, c’est une chose, mais les joueurs sont inquiets de ne pas connaître leur sélection. Hugo Sanchez isole donc Fede pour lui en parler, mais celui-ci préfère bien sûr se casser pour rejoindre son autre famille l’attendant pour dîner. C’est moche, mais je préfère cette famille du Nicaragua, juste parce qu’on connaît bien mieux son ex désormais. Bon, après, Fede, il est insupportable, donc on a juste envie qu’il se plante bien rapidement.

Personnellement, le voir galérer dans ses aller-retours entre les deux familles, ça m’a fait plaisir. Comme Hugo Sanchez, j’étais en revanche bien énervé de voir qu’il négligeait les joueurs. C’est fou comment il n’y a pas un personnage pour en avoir quoique ce soit à faire de son boulot dans cette série, tout de même !

Il n’y a qu’Hugo Sanchez pour s’inquiéter de son job… mais il n’est pas aidé par la vie quand le ministère sert une tête de cochon à manger aux joueurs de foot… tous devenus vegan après avoir vu la vidéo des abattoirs. Un nouveau scandale ne peut être évité : les joueurs quittent le ministère sous les caméras attentives de la presse et rentrent plus tôt que prévu à l’hôtel où Abril apprend donc la double vie de son époux. Fede est misérable.

Hugo Sanchez n’a plus qu’à aller se coucher, tout en regardant son portable où il découvre que son enterrement est en cours. L’abus est total : il décide donc d’appeler sa mère pour lui dire toute la vérité et celle-ci… décide de continuer l’enterrement après avoir entendu toute la vérité. Ouep, il est mort à ses yeux.

Tout ça nous mène à un bon enchaînement d’événements pour lancer l’épisode final : Fede se bourre et finit mal à la piscine de l’hôtel, ce qui fait que sa femme décide de le ramener au Mexique. Les joueurs perdent leur entraîneur et Hugo sa dignité : le stress le fait soudain vomir… sur la poitrine de Yola qui s’inquiétait pour lui. Magique.


Épisode 6 – Los despreciables – 18/20
Wow. Dommage que la saison n’ait pas réussi à atteindre ce niveau-là dès le début, parce que c’était absolument génial : cet épisode propose beaucoup de scènes drôles, quelques tensions bienvenues, de l’épique et une conclusion très solide à l’ensemble des intrigues ouvertes. Vraiment, ça m’a rappelé le meilleur de la série originale, comme quoi c’était possible ! Bon, le plus gros bémol ? La scène post-générique, je n’ai pas accroché, ils sont partis trop loin pour moi.

Saison 1


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Necesitan un sandwich del color de su verga?

L’épisode commence donc par une nouvelle apparition de Chava qui est bien sûr bien énervé après Hugo Sanchez : Fede s’est fait re-expédier au Mexique par sa femme, ce qui signifie que l’équipe a toutes les chances de perdre. C’est moche, mais Chava ne fait qu’accentuer le stress d’Hugo Sanchez qui passe tout son temps à vomir. Merveilleux.

Finalement, il y a une explication à son vomi : le cochon du ministre était mal réfrigéré et tous ceux qui en ont mangé sont malades. La bonne nouvelle, c’est que l’organisatrice, elle aussi transformée en vomito, leur annonce le forfait des aigles et leur accession directe à la finale, contre les papillons. C’est une bonne nouvelle pour Hugo Sanchez qui ne perd donc pas son job, mais pas pour Moises qui apprend qu’il y aura des tests anti-drogues.

Cet épisode passe donc une dizaine de minutes à mettre au point un plan pour qu’il puisse tricher aux tests et participer au tournoi malgré tout. C’est hyper perché, mais ça mène clairement aux meilleurs moments de la saison, ou en tout cas aux plus drôles : on y voit Hugo Sanchez faire à nouveau appel à son chauffeur de taxi, Panda, qui leur montre où acheter un gode. Ensemble, le trio Hugo/Panda/Moises parvient donc à truquer le sextoy pour faire comme s’il s’agissait de son pénis en train de pisser. C’est complètement perché, oui, mais ça fonctionne plutôt bien niveau humour, surtout avec le médecin qui vérifie bien qu’il est en train de faire pipi.

Après tant d’humour, on en vient donc au match tant attendu des Corbeaux contre les Papillons. Ces derniers sont clairement les favoris du public, parce bon, toute l’équipe est morte dans un accident d’avion quelques mois avant… Du coup, on se retrouve avec une nouvelle équipe de Papillons, celle des remplaçants, tous en larmes. Cela donne de bonnes scènes, mais ça attire surtout la pitié des Corbeaux qui jouent donc en fonction.

À la mi-temps, on se retrouve donc avec un match-nul bien gênant pour tout le monde. La mère d’Hugo Sanchez débarque alors en pleine mi-temps. Je me serais contenté de savoir qu’elle considérait son fils mort, mais non, les scénaristes prévoyaient une conclusion plus épique que ça, avec Hugo Sanchez osant enfin se rebeller contre sa mère et lui dire qu’il n’aime pas les cercueils, mais aussi qu’il ne veut pas de la présence de sa famille s’ils ne sont pas pour lui.

Comme il fait ça devant l’équipe, même Axel est convaincu, et sa mère finit par dire qu’il est bien le troisième Hugo Sanchez du nom. Il suffisait d’espérer, j’imagine. On voit alors toute la mi-temps, où l’entraîneur des Papillons remotive comme il peut… alors qu’Hugo Sanchez, sur fond de musique épique, fait tout un discours où il leur rappelle qu’il a renié sa famille pour eux.

Sans surprise, les Corbeaux gagnent donc et peuvent alors aller faire la fête, tout ça grâce à un but de Zombie, toujours défoncé apparemment. Faut qu’on m’explique comment il a passé les tests lui. Il faut en tout cas passer aux conclusions pour cette saison. Les Corbeaux font la fête, Axel peut donc envoyer bouler son père qui voulait une exclusivité, l’ex de Fede refuse de lui remettre sa médaille et commence une jolie nouvelle vie, alors que Fede se rend à une réunion d’accro au sexe en cherchant une nouvelle compagne, déjà. Zombie, lui, se fait tatouer au Nicaragua, à l’effigie de son hallucination, évidemment.

Yola ? Elle continue de s’engueuler avec sa mère, mais ne regrette pas pour autant le départ d’Hugo Sanchez, qui n’est pas franchement bon au lit, se contentant de 32 pompes. Qu’importe, il n’en a pas conscience et il se sent vraiment pousser des ailes en fin d’épisode : il prend la confiance avec les joueurs, au point de leur faire des blagues, sous le regard attendri de sa mère qui recadre aussitôt les frères ne voulant plus être mormons. Et voilà donc pour cette saison qui finit mieux qu’elle n’a commencé, avec aussi Carmelo obtenant les graines qu’il a tant voulu toute la saison.

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EN BREF – Pfiou ! Ce n’était pas glorieux. Le premier épisode est sympa, le dernier l’est beaucoup. Entre les deux, on se perd en route et les scénaristes semblent combler comme ils peuvent le temps qu’ils ont. Mon plus gros problème avec cette série, c’est qu’elle rend Hugo Sanchez, que j’aimais bien, parfaitement insupportable en le rendant encore plus misérable que ce que l’on connaissait déjà de lui. Evidemment, le but est de le faire passer par là pour qu’il reprenne confiance en lui, ce qui finalement se fait dans le dernier épisode, de manière trop brutale.

J’aurais préféré, je crois, qu’on passe plus de temps avec les joueurs en leur donnant de meilleures intrigues. La lourdeur de certaines scènes et du jeu de certains acteurs (notamment la famille d’Hugo Sanchez) ne m’a pas accroché… C’est un ersatz de la série-mère que je suis bien plus pressé de retrouver. Dire que je ne l’ai pas vue parce que je voulais finir cette comédie avant !

C’est sympa comme amuse-gueule en attendant la cour des grands, quoi, mais je pense que ce n’est vraiment pas indispensable comme série. Tant mieux : je suis seul au monde à la regarder !

Saison 1

La Balada de Hugo Sanchez – S01E02

Épisode 2 – Padre de la selva – 16/20
Même si les épisodes ne durent que 30 minutes, je crois que je vais avoir du mal à les enchaîner. Contrairement à la série-mère, j’ai du mal avec l’espagnol, parce que l’accent du Nicaragua est encore différent ; et puis le rythme est bien plus vif. Il se passe un milliard de choses par épisode et finalement, Hugo Sanchez n’arrête plus d’osciller entre personnage drôle et personnage chiant dont je n’arrive plus à avoir pitié. Je ne sais pas sur quel pied danser et moi qui voulait voir toute la saison ce week-end, c’est clairement raté !

Saison 1


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Pero como voy a sobrevivir ?

Ce deuxième épisode nous balance directement dans un commissariat où on retrouve Hugo Sanchez inquiet de la disparition de son entraîneur. Je ne sais pas, j’ai eu du mal à entrer dans l’ambiance cette fois-ci, parce que pendant qu’il est là-bas, il reçoit un appel de sa mère et, je ne sais pas, c’était beaucoup d’un coup. Il appelle ensuite son meilleur pote qui se trouve dans une rue où les balles (et pas celles de foot) volent.

Hugo Sanchez ne s’en formalise pas plus que ça et continue de chercher Fede, en allant ensuite voir l’organisatrice du tournoi qui ne peut pas grand-chose pour lui. Comme d’hab, il doit donc s’écraser et je me dis que six épisodes comme ça, ça risque d’être too much, même si habituellement le personnage me faisait rire. C’est beaucoup d’un coup d’avoir toute une série où il se fait attaquer à chaque fois par tout le monde. Autant ça passe bien dans un épisode de Club de Cuervos, autant tout dans des épisodes de 30 minutes, j’ai peur que ça me lasse. Ou alors, c’est la fatigue qui fait ça, mais j’ai envie d’avancer dans cette saison, pour mon Challenge Séries et pour pouvoir entamer la saison 4.

Dans tout ça, Fede a donc disparu et Hugo Sanchez doit à présent gérer l’équipe. Comme l’équipe a totalement changé – et je comprends mieux le départ des gros joueurs si le but était d’avoir l’équipe dans ce spin-off, c’est difficile de s’y faire. Il ne reste pas grand-monde des joueurs auxquels nous sommes déjà attachés, à part le gardien et Moises. C’est ce dernier que les nouveaux écoutent, plus qu’Hugo Sanchez, heureusement.

Enfin, heureusement… ils ne s’entraînent pas et ne font pas grand-chose en fait. Hugo Sanchez non plus cela dit : il cherche juste à retrouver Fede par tous les moyens. Il retourne ainsi à l’accueil de l’hôtel où il tombe sur Yola, la réceptionniste du premier épisode devenue… gérante.

Elle est toute fière de son nouveau poste et elle décide d’aider Hugo Sanchez, allons savoir pourquoi. Elle l’emmène à l’arrière de l’hôtel pour mener l’enquête et le laisse dans les mains d’un homme, Panda, qui affirme avoir les infos que cherche Hugo Sanchez. Cela nous mène à découvrir un peu mieux les coutumes bien différentes du Nicaragua. C’est n’importe quoi ? Un peu : Hugo Sanchez finit sur une moto et perd son portable.

Malgré tout, Panda lui demande de l’appeler pour se déplacer dans le pays, et lui uniquement. C’est perché, mais pas autant que la suite : il retrouve Fede qui est lui-même parti très, très loin dans son délire. Il vit désormais une vie bien différente et ignore un peu les obligations de son ancienne vie. Tout ça, c’est fait bien trop rapidement pour être crédible. Bon, il lui présente toutefois la mère de son fils, Dalia, et son fils, Elvis. Il est clairement trop débordé pour aider Hugo Sanchez, qui perd son temps plus qu’autre chose. Le match est le lendemain et ça semble perdu pour les Cuervos. Chava va être ravi s’ils perdent, en plus.

Hugo Sanchez dort donc chez Dalia et Fede, et prend une bière avec Elvis le lendemain. Elvis est un bon blagueur et Fede est un père absent qui a un milliard de choses à réparer dans leur maison. Elvis et Hugo Sanchez parlent un bon moment ensemble, notamment d’AirMax et bon, c’est du grand n’importe quoi cette saison, mais ça sent bon les vacances d’été finalement. J’aurais mieux fait de la regarder quand elle est sortie. Hugo Sanchez passe la journée avec Elvis qui boit et fume ; puis retourne dans la maison où il se débrouille pour détruire un mur.

Ah ben c’est bien joué : Fede ne voulait pas quitter sa famille tant qu’elle ne vivait pas dans de bonnes conditions, et ils n’ont maintenant plus de maison. Sur une bonne idée d’Hugo Sanchez, Fede décide d’emmener sa famille au tournoi, et surtout de gagner le tournoi, dans l’espoir d’être bien payé pour les ramener vivre avec lui.

Du côté des joueurs ? La vie est belle, plus ou moins : ils signent des autographes à des groupies. Il y a toutefois des tensions qui commencent à se créer quand Moises accepte de déjeuner avec le père de l’autre joueur qui, lui, n’arrive pas à avoir la moindre relation avec son père. Et Moises se pique en plus, il ne manquait plus que ça. Quant à Zombie, il ne mange toujours rien venant des animaux car il est vegan, et c’est compliqué de se nourrir quand on est vegan au Nicaragua. Les blagues et gags autour de ça sont simples, mais ça marche à peu près.

Finalement, Fede revient donc pile à temps pour le match, et il coache l’équipe qui gagne le premier match, apparemment sans trop de difficulté, mais sur tir au but. Hugo Sanchez passe donc la fin d’épisode à faire la fête avec le reste de l’équipe qui enchaîne les bières et l’alcool fort.

Du côté des cliffhanger, Carmelo s’en sort bien sûr de la fusillade du début d’épisode, et il continue ainsi de bosser pour Hugo Sanchez : il a pris sa place dans le magasin… mais la mère d’Hugo Sanchez s’inquiète pour son fils quand elle voit sur internet que c’est la merde dans sa ville. Et sinon, Hugo Sanchez n’a donc plus son portable, ce qui est con parce que la gérante du tournoi tente de l’appeler pour lui signifier qu’il doit absolument être présent le lendemain à un événement publique qui a changé de date. Vu tout ce qu’il boit, c’est mal barré.

Saison 1

La balada de Hugo Sanchez (S01)

Synopsis : Hugo Sanchez va enfin arrêter de voler la vedette de Chava et Isabel dans cette mini-série où il doit mener l’équipe à la victoire au Nicaragua.

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Club de Cuervos : Saison 1 | Saison 2 | Saison 3

Pour commencer, une partie de moi meurt d’impatience d’enfin commencer cette série. Une autre sait bien qu’elle est dispo depuis cet été et que je n’ai jamais pris le temps de regarder, donc je ne peux que m’en vouloir. Pas grave : je l’ai mise dans mon Challenge Séries et, à quelques jours seulement de la diffusion de la prochaine saison de Club de Cuervos je la commence avec la ferme intention de la terminer assez rapidement pour ne pas prendre trop de retard dans la série mère, que j’adore tout simplement.

Bref, double dose de foot pour moi, allez savoir ce qui va m’arriver après ça ! En plus, je suis content de voir que les épisodes durent simplement une demi-heure pour celle-ci : évidemment que c’est une comédie, c’est Hugo Sanchez ! Depuis le temps qu’il me fait rire, je ne sais pas pourquoi je craignais des épisodes d’une heure. C’était impossible… Et en plus, je vois qu’il n’y a que six épisodes, ça ira bien vite de voir la suite de la série. Allez, je vais essayer de tout voir cette semaine, même si ce n’est pas gagné.

Note moyenne de la saison : 15,5/20

S01E01 – Ponte Bloqueador – 16/20
C’est un vrai plaisir de retrouver les personnages de la série-mère pour introduire ce spin-off qui promet de bonnes blagues. Si j’ai pas mal ri durant ce premier épisode, je trouve tout de même que la folie globale de la série risque d’être vite épuisante, avec un rythme qui aurait pu être mieux géré. Il se passe déjà un milliard de choses en trente minutes et j’aurais envie qu’ils prennent un peu plus leur temps. Introduction réussie, donc, mais série qui n’est pas faîte pour être regardée après une longue journée de travail.
S01E02 – Padre de la selva – 16/20
Même si les épisodes ne durent que 30 minutes, je crois que je vais avoir du mal à les enchaîner. Contrairement à la série-mère, j’ai du mal avec l’espagnol, parce que l’accent du Nicaragua est encore différent ; et puis le rythme est bien plus vif. Il se passe un milliard de choses par épisode et finalement, Hugo Sanchez n’arrête plus d’osciller entre personnage drôle et personnage chiant dont je n’arrive plus à avoir pitié. Je ne sais pas sur quel pied danser et moi qui voulait voir toute la saison ce week-end, c’est clairement raté !
S01E03 – Orgullo mexicano – 14/20
Je vois que j’ai surnoté vraiment les premiers épisodes par rapport à mon souvenir, alors j’ajuste avec la note de cet épisode, même si ça pourrait probablement être pire. Contrairement à la dernière fois, je ne suis pas spécialement content de retrouver les personnages, parce que je trouve que la série ne rend pas vraiment justice à Hugo Sanchez. En fait, c’est pire que tout, ils me le rendent de plus en plus insupportables à le mettre autant en avant… il fonctionne mieux en personnage secondaire.
S01E04 – Ataúdes Sánchez – 13/20
À trop s’éloigner des problématiques footballistiques, la série perd en intérêt. C’est une phrase que je n’aurais pas cru écrire un jour, ça, et pourtant, c’est bien le cas, il faudra s’y faire. J’ai plus de mal à accrocher à cette série parce qu’elle est encore plus sur le format télénovela que ne l’est la série d’origine…
S01E05 – Finas visitas – 15/20
Le problème principal de cet épisode, c’est qu’il est très prévisible et qu’on attend sa conclusion un bon moment, parce qu’on la souhaite, tous. Et puis, quand on y arrive, elle explose avec beaucoup plus de force que je ne me l’imaginais. C’est tant mieux parce que ça donne fortement envie de voir la suite. Bon, en même temps, je comptais la finir ce soir quoiqu’il arrive… mais tout de même !
S01E06 – Los despreciables – 18/20
Wow. Dommage que la saison n’ait pas réussi à atteindre ce niveau-là dès le début, parce que c’était absolument génial : cet épisode propose beaucoup de scènes drôles, quelques tensions bienvenues, de l’épique et une conclusion très solide à l’ensemble des intrigues ouvertes. Vraiment, ça m’a rappelé le meilleur de la série originale, comme quoi c’était possible ! Bon, le plus gros bémol ? La scène post-générique, je n’ai pas accroché, ils sont partis trop loin pour moi.

La Balada de Hugo Sanchez – S01E01

Épisode 1 – Ponte Bloqueador – 16/20
C’est un vrai plaisir de retrouver les personnages de la série-mère pour introduire ce spin-off qui promet de bonnes blagues. Si j’ai pas mal ri durant ce premier épisode, je trouve tout de même que la folie globale de la série risque d’être vite épuisante, avec un rythme qui aurait pu être mieux géré. Il se passe déjà un milliard de choses en trente minutes et j’aurais envie qu’ils prennent un peu plus leur temps. Introduction réussie, donc, mais série qui n’est pas faîte pour être regardée après une longue journée de travail.

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Los Cuervos no son tu familia.

À l’image de la série-mère, celle-ci commence par une annonce publicitaire sur une chaîne de foot, et tout va bien. Je me sens aussitôt devant Club de Cuervos, surtout que ça commence par une réunion de Chava faisant une fois de plus de la merde. Ce n’est une surprise avec lui et quand il s’étouffe et fuis la réunion, il s’étonne encore de voir qu’Hugo Sanchez n’arrive pas à conclure le contrat avec les sponsors. C’est une premire scène réussie et hilarante, et si je suis déjà en train de rire dès le début, c’est bon signe.

On enchaîne avec Hugo Sanchez qui rend une visite à sa mère qui vient de l’appeler, l’occasion pour nous de mieux découvrir l’univers du personnage. Et de le comprendre aussi : sa mère est encore plus perchée que lui. C’est une mormon qui tient des pompes funèbres, quoi. Elle veut évidemment que son fils bosse avec lui, même s’il refuse d’être mormon. C’est complétement fou, il y avait carrément un pansement sur sa tronche sur la photo de famille, j’adore.

Il accepte bien malgré lui, à la Hugo Sanchez, en oubliant simplement de dire non. Bonjour l’angoisse : il se retrouve à devoir gérer les pompes funèbres avec sa mère. Il fallait au moins ça pour nous le réintroduire. Sinon, c’est avec plaisir que je vois aussi Isabel redébarquer dans la série, pour gérer avec Chava les problèmes du club.

Le frère et la sœur sont toujours dans une merde prodigieuse du côté des finances du club. L’assistant d’Isabel leur propose donc un tournoi au Nicaragua. Oui, les finances ne sont pas folles et permettent à peine le voyage, mais c’est justement ça qui intéresse Isabel : le tournoi peut leur rapporter 5 millions s’ils gagnent. Forcément, elle est méga intéressée. Après une rapide partie de pierre-papier-ciseau, il est décidé que le club s’y rendra avec Chava.

Sauf que bien sûr il n’a pas envie d’y aller : il force donc Hugo Sanchez à s’y rendre à sa place… Sauf qu’il a promis de bosser pour sa mère. Et ce boulet se laisse entraîner par Chava qui a de bons arguments pour le convaincre. Faut dire aussi qu’Hugo Sanchez est un boulet de base qui n’a aucune possibilité de faire face aux arguments de son boss. Franchement, ça se saurait.

Il est donc acté qu’il doit se rendre au Nicaragua… sauf que pour ça, il doit prévenir sa mère. Carmelo, l’assistant d’Isabel et meilleur ami d’Hugo (seul ami ?) le ramène à Tamaulipas dans les pompes funèbres de sa mère où… il n’arrive pas non plus à faire face à sa mère, et son frère. Forcément. Cela va toujours plus loin dans l’humour et l’absurde, mais franchement, je trouve que ça fonctionne bien.

En parallèle, on suit aussi l’équipe de foot à l’aéroport et l’entraîneur qui y abandonne sa famille avant d’introduire Hugo Sanchez, qui arrive enfin à l’aéroport sans avoir rien dit à sa famille, comme gérant temporaire de l’équipe. Et ça commence par un vol raté et quatre heures d’attente à l’aéroport où les joueurs partagent un repas – on notera d’ailleurs que l’un est vegan, ce qui n’est probablement pas mis là par hasard, ça appelle des blagues pour la suite.

Malgré tout et malgré des perturbations en vol, l’équipe arrive au Nicaragua, avec juste assez de retard pour se faire remarquer lorsque Maria Tallez annonce le nom à rallonge des Cuervos. Au moins, ils ne sont pas totalement absent, c’est déjà ça, mais avec leurs maillots ils sont vite détestés de toutes les autres équipes en costume. C’est n’importe quoi, c’est un fail à la Hugo Sanchez, qui se fait en plus voler les sacs de bienvenue à l’attention de l’équipe.

L’un des joueurs retrouve aussi son père dans le hall de la fête du tournoi. Je n’ai pas trop de souvenir de ce joueur, mais clairement il est saoulé par son père. C’est top de suivre un peu plus l’équipe que dans la série, ça marche bien.

Dans tout ça, Hugo Sanchez continue d’enchaîner les merdes : il se rend compte qu’à cause de son retard de vol, il a aussi perdu les réservations de l’hôtel. Par conséquent, il est forcé de proposer un hangar tout pourri à ses joueurs, et ils ne se laissent pas convaincre, surtout Moises. Par conséquent, ils décident d’aller boire un coup, ce qui fait flipper Hugo Sanchez. Il se rend donc voir son entraîneur, qui a clairement autre chose à faire, partagé entre sa fille en Skype et un coup de téléphone.

Ce pilot introduit également la gérante de l’hôtel et la réceptionniste, qui sont en conflit. Et je ne sais pas laquelle des deux est la plus incompétente. Quand c’est comme ça, c’est simple de les départager : il y a toujours Hugo Sanchez pour faire pire. Il n’a aucune autorité sur les joueurs et Moises finit par vouloir appeler Chava pour avoir de l’aide.

Cela fait encore plus flipper Hugo Sanchez que tout le reste, alors il gagne du temps comme il peut, avant de suivre deux autres hommes qui se rendent faire la fête dans l’hôtel. Intrigué, Hugo Sanchez décide de retourner dans le lobby de l’hôtel pour se plaindre. Contre toute attente, il sympathise avec la réceptionniste qui accepte d’appeler la sécurité quand il est question de cocaïne dans une chambre de l’hôtel qu’elle sait être celle où sa boss fait la fête. Et comme elle la déteste, ben forcément, tout va bien.

Le lendemain, tous les joueurs sont prêts à entrer dans le bus et tout va bien… sauf que Fede a disparu : il est en train de pêcher, et ça n’a pas le moindre sens.

Saison 1