Salut les sériephiles !

Belle journée qui commence avec l’arrivée sur Netflix de l’excellente saison 1 de la comédie The Good Place débutée l’an dernier aux USA. Et comme une bonne nouvelle n’arrive jamais tout à fait seule, la plateforme nous régale aussi avec les deux premiers épisodes de la saison 2, respectant cette année la diffusion américaine. J’adore ce mode de diffusion Netflix qui se fait trop rare alors que c’est pratique d’avoir enfin de la HD en (quasi) direct des États-Unis !
Pour ceux qui ne connaissent pas encore la série, vous passez à côté d’une petite pépite qui en a surpris plus d’un l’an dernier. Franchement, devant l’idée de base, je ne pariais pas vraiment sur la qualité globale de ce qui allait être proposé… et c’était un tort total. L’idée de base, donc, est l’histoire d’Eleanor qui a la mauvaise nouvelle d’apprendre en début de pilot qu’elle est morte.

Ce n’est qu’un demi-problème : elle se retrouve par erreur au paradis alors qu’elle devrait être en Enfer, une information qu’elle se refuse bien sûr à communiquer à l’architecte de son quartier de The Good Place (le Bon Endroit), Michael. Très vite, la série développe un excellent humour, avec quelques running-gags faciles, comme cette impossibilité de dire des insultes (« fuck » devient « fork » – putain/fourchette). Cela vaut le détour (je sais, je le dis de trop de séries, mais c’est vrai, elle est dans mon top 20 des séries de la saison dernière). The Good Place est l’une de mes nouvelles comédies préférées de 2016, alors je suis impatient de la reprendre aujourd’hui.

Le quiproquo de base que j’imaginais durer éternellement comme souvent dans ce type de série s’avère rapidement être un simple prétexte, mais je ne vais pas en dire plus sans lancer la traditionnelle spoiler alert pour la suite de l’article. Critique de la saison 1 par ici.

La série avait un rythme très vif et soutenu, n’hésitant pas à enchaîner les rebondissements : très vite, Eleanor comprend qu’elle n’est pas la seule à ne pas être à sa place, après l’avoir révélé aussi à Chidi. La fin de saison était renversante, révélant toutes ses références littéraires de manière totalement surprenante, à commencer par Huis clos de Sartre. Promis, ce n’est pas moi qui y vois mon dada littéraire, ils l’ont confirmé. Et comme j’adore cette pièce, ça ne pouvait que me faire plaisir, surtout que je ne l’avais pas vu venir ! Pourtant, les indices étaient là dès le départ (méga-spoiler).

Eleanor comprenait qu’elle se trouvait en fait dans la Bad Place, de même que Jason, Tahani ou Chidi. Le Bon Endroit était proprement infernal avec un Michael qui tombait le masque dans un rire machiavélique impeccable ! Cela faisait parfaitement sens avec tout ce que nous avions vu depuis le début de la série où Eleanor n’avait pas eu une minute pour se reposer et où tout l’enfer résidait dans les petits trucs du quotidien, comme ce tableau de clown, soit disant plaisant à la vraie Eleanor.

La série s’avérait royalement écrite avec des indices dans tous les coins, y compris sur sa réécriture finale. Souvenez-vous : la saison s’achevait sur un reboot du quartier, Eleanor se retrouvant entichée d’un facteur… elle a passé sa saison à dire qu’elle fantasmait dessus ! Pas le temps d’en profiter cela dit, Janet lui apporte un papier rédigée plus tôt par Eleanor elle-même : trouve Chidi.

