This is us – S04E13

Épisode 13 – A Hell of a Week (part. 3) – 18/20
Cette saison fait vraiment du bon travail pour me faire apprécier le personnage au cœur de cet épisode alors même que je ne l’avais jamais vraiment apprécié jusque-là. C’était un très bon troisième versant de l’histoire. Je m’attendais à un sentiment de conclusion dès cette semaine, mais la saison n’étant pas encore terminée, il reste encore à faire avec les intrigues de ces derniers temps. J’ai hâte de voir la suite, et la série réussit vraiment à faire le travail qu’elle est censée faire.

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Spoilers

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Sorry if that ruins your birthday diner but I’m sure Miguel will be around to pick up the pieces.

Et c’est parti pour la troisième partie de ce triple épisode, qui se consacre enfin à l’histoire de Kate. Il était temps ! On commence comme les deux précédents épisodes par Jack essayant de réconforter son enfant pour s’assurer de passer une bonne nuit, là où il passe la pire de sa vie. Comme je l’avais pressenti en cliffhanger, je n’ai pas trop accroché à la nouvelle actrice interprétant la petite Kate, mais bon, j’imagine que certains recast sont inévitables.

Dans ce flashback, on a donc droit à Kate qui invente une merveilleuse histoire pour s’endormir avec son père. Comme les semaines précédentes, j’ai moins accroché à cette partie de l’épisode, même si c’était chouette de voir de très jolies images et une histoire qui insiste sur l’importance de sa mère pour elle.

Quelques années plus tard, on retrouve à nouveau Kate, adolescente, et Marc, son copain. Le couple semble très heureux, avec un joli échange de « je suis amoureux de toi » et Kate qui invente son copain au dîner d’anniversaire de sa mère, même si ses frères seront là et ne l’aiment pas. Il est plus vieux, après tout. Et aussi, accessoirement, c’est un vrai connard.

Le personnage qui paraissait tout gentil dans son premier épisode apparaît beaucoup moins sympathique dès le début de celui-ci, empêchant Kate de manger du chocolat – parce qu’il sait qu’elle tient à son régime, soit – ou n’appréciant pas de la voir plus intelligente que lui pour conseiller les clients. Ces petits détails qui en font le parfait connard…

Dans la scène suivante, on découvre donc que Kate est énervée de ne pas avoir réussi à appeler Marc la veille puisqu’il n’a pas décroché. Et quand il la rappelle, il lui reproche d’avoir voulu impressionner un autre mec – le client – avec ses connaissances. Il est déjà bourré et se réconcilie avec Kate, bien trop conciliante. L’appel est finalement bien court, mais aussi bien lourd. J’ai tellement de peine pour Kate.

Cela fait donc trois mois qu’elle est en couple avec Marc, et Rebecca commence donc à s’inquiéter de savoir qui il est. On la voyait débordée pour s’occuper de ses enfants, mais finalement, elle est capable de prendre un peu de temps pour sa fille. Il est ainsi décidé qu’elles prendront un café avec Marc avant le dîner… mais bien sûr, le lendemain, il ne se pointe pas à l’heure et ne s’excuse pas, avant de se montrer particulièrement pressé et malpoli. Non, vraiment, un connard, qui passe son temps à se plaindre et à annoncer qu’il a démissionné le matin-même à Kate en même temps qu’à Rebecca.

Kate fait tout ce qu’elle peut pour montrer les bons côtés de Marc, alors que Rebecca reste en retrait de la conversation pour les observer sans aimer ce qu’elle voit. Quel jeu d’actrice, c’est toujours aussi bluffant, franchement. Bien sûr, après ce café un peu flippant, Rebecca essaie de faire comprendre à Kate qu’elle n’a pas trop envie de la voir aller à la cabane familiale avec Marc – parce qu’elle ne connaît pas vraiment Marc.

Kate est loin d’être stupide : elle comprend bien que Rebecca déteste son copain, et c’est pour cela qu’elle s’embrouille finalement avec sa mère. La scène est vraiment bien fichue, avec de la tension qui n’éclate jamais vraiment, mais des méchancetés qui sont très justes balancées par Kate. Elle est totalement manipulée par Marc, c’est horrible.

Et elle décide donc d’aller à la cabane avec Marc le soir-même. Bien sûr, on sait déjà que ça va mal finir, mais c’est horrible à voir : il s’énerve après Kate parce qu’elle refuse de quitter son job aussi, et c’est dingue comme la scène est crédible. Il révèle son vrai visage, conduit bien trop vite et finit par larguer Kate au bord d’une route déserte au beau milieu de la nuit. L’angoisse, l’angoisse, l’angoisse. Comme quoi, l’amour peut rendre aveugle et il faut faire toujours attention, hein.

Par chance, il lui balance avant ça son sac, donc elle peut au moins téléphoner à sa mère depuis une station-essence où Marc la retrouve pour s’excuser, pendant l’appel. Elle décide alors d’accepter ses excuses, mais cette fois, Rebecca a senti la panique dans la voix de son enfant, d’où le branle-bas de combat qu’elle organise ensuite pour s’occuper de sa fille avec ses deux fils. Quelle intrigue puissante ! Pauvre Kate, qui a fini toute seule juste avant qu’il ne se mette à neiger (parfait pour le Bingo Séries ça). Pauvre Rebecca qui se retrouve à stresser pour sa fille. Pauvres nous, forcés d’attendre encore avant d’avoir le fin mot de cette très bonne histoire !

De retour dans le présent, on découvre qu’il est 23h17 pour Kate quand Randall est confronté à son voleur. Ah, le décalage horaire ! C’est dingue comme on oublie à quel point les États-Unis sont si vastes et les décalages horaires si importants. Bref, ce n’est pas le sujet, cela dit : le sujet est la tristesse de Toby face à son fils aveugle. Il espère donc que son fils pourra regarder un jour Star Wars et Rick & Morty avec lui… deuxième merci pour le Bingo Séries, Toby ! Mais pas merci pour ta difficulté à accepter le handicap de ton fils.

Ce n’est pas si facile pour Kate tout ça, parce qu’elle venait de réserver son fameux week-end de retraite avec Toby. À la place, Kate reçoit un appel de sa mère qui s’incruste à la retraite puisque Toby doit travailler. Kate n’ose pas lui dire pour Toby, Rebecca n’ose pas dire qu’elle est malade, et c’est l’angoisse franchement : les non-dits s’installent et n’empêchent pas la vie de continuer son cours, avec Rebecca rencontrant Gregory par exemple, où Kate demandant à Madison de venir surveiller le chien. Ah, les non-dits, il n’y a rien de pire pour créer de la tension inutile, mais il y en a dans toutes les familles, alors c’est crédible.

Il est tout aussi crédible de voir Rebecca toute enthousiaste de passer du temps avec sa fille – elle veut des journées parfaites avant la maladie, donc. Malheureusement, la vie n’est pas si simple : la nouvelle de sa maladie la ronge, la tristesse de Kate la ronge aussi. En plus, la majorité des gens présents à la retraite sont venus… en couple. Et elle, elle est là avec sa mère. Evidemment que c’est galère à supporter.

Elle finit par s’en confier à sa mère après un appel de Gregory que sa mère a pris pour Toby, et cette fois, Rebecca a enfin les réactions parfaites pour Kate, réussissant à la bouger pour la faire se baigner dans la piscine pour oublier tout ça. Rebecca en profite aussi pour s’accrocher à ses souvenirs et expliquer à sa fille la raison de son surnom (qui se traduit « insecte », concrètement), réussissant à lui expliquer qu’être sensible ne l’empêche pas d’être forte. La conclusion de tout ça ? Rebecca lui annonce qu’elle doit forcer Toby à assumer son rôle de père. Autrement, elle pourra, de toute manière, éduquer Jack toute seule, parce qu’elle en est capable et c’est tout.

C’est dingue, on n’avait jamais vu ce genre de scène entre le duo mère/fille avant. Pour la première fois de la série, elles semblent vraiment à la même page, et j’adore voir ça. Malheureusement, ça enchaîne par Rebecca devant parler de sa maladie. Les non-dits finissent par être dits donc, sans blesser personne. Mieux que ça, Rebecca est effectivement plus détendue et drôle depuis qu’elle sait ce qu’elle a, et cette scène mère/fille est juste méga touchante.

Un petit karaoké plus tard (vive Ironic !), les deux rentrent et sont vraiment amies comme jamais, parlant même d’un petit marathon Friends à se faire. C’est chouette ce développement, franchement. Kate retrouve donc Toby, et c’est lourd entre eux. La tension est là quand Kevin appelle sa sœur. Ensemble, ils décident de passer le week-end entre triplés et Toby demande alors à sa femme de lui laisser Jack pour le week-end. C’est inattendu comme demande de sa part : elle a bien sûr du mal à le faire, mais elle comprend que c’est ce qu’elle doit faire ; ce qui est une bonne chose.

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This is us – S04E12

Épisode 12 – A Hell of a Week (part. 2) – 16/20
Voilà encore un épisode qui s’avère tout doux malgré la tristesse qui s’en dégage. S’il fallait nommer l’émotion que l’on ressent face à cet épisode, ce serait probablement « This is us », et je crois que c’est suffisant pour décréter que cette série a vraiment réussi à acquérir bien rapidement le statut de série culte. Même si l’épisode n’a rien d’exceptionnel, il est très chouette.

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Spoilers

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How could I not come?

Le temps passe tellement vite, c’est dingue, j’ai l’impression d’avoir vu le dernier épisode il y a deux ou trois jours, mais non, ça fait déjà une dizaine de jours que cet épisode a été diffusé aux États-Unis. Il est donc temps pour moi de me replonger dans l’univers des Pearson afin de retrouver le petit Kevin qui n’arrive pas à dormir et dérange son père pendant Shining. Evidemment, la scène nous montre une fois de plus que Jack est parfait avec ses enfants.

Il passe donc un bon moment à chercher le mobile de Kevin, parce que c’est ce que son fils espère avoir au-dessus de son lit. Pas de bol pour lui, il est incapable de le trouver et se sent forcé de réveiller Rebecca pour ça. Malheureusement, le mobile a été donné à une œuvre caritative, alors Jack doit faire preuve d’inventivité pour endormir Kevin. À aucun moment, je n’ai eu peur pour lui : on savait déjà que ça irait, c’est Jack, après tout. Il lui fait un petit discours plein de bonnes émotions, et hop, bébé Kevin s’endort à son tour, comme son frère.

Quelques années plus tard, on retrouve Kevin adolescent et c’est l’occasion de découvrir que l’actrice choisie pour incarner la mère de Sophie n’est autre que Pauline de Younger. J’étais si heureux de retrouver cette actrice que j’adore que j’en ai un peu zappé sa première scène et intrigue qui n’est pas exceptionnelle. Pourtant, c’est cette intrigue qui aura le plus de poids émotionnel dans l’épisode : Sophie et Kevin vont au cinéma mais ne peuvent pas voir la fin du film. Cela lance un running gag de leur relation, où ils inventent la fin de l’histoire et se proposent régulièrement des fins possibles…

Mais le vrai poids émotionnel, c’est qu’ils se rendent ensuite à un feu de camp, puis dorment dans une voiture… où ils se font réveiller par Kate, en larmes, révélant la mort de Jack. Outch.

Toujours plus tard dans les années, parce que cette série aime bien nous faire voyager dans le temps, on retrouve toute la famille fêtant l’anniversaire de Rebecca, comme on l’avait aperçu dans l’épisode sur Randall. Kevin est plus maltraité encore que son frère dans son besoin d’attention : Rebecca est débordée après tout. Elle ignore Kate, elle n’arrive pas à trouver le temps d’aider Randall et elle n’a pas regardé la première apparition télévisée de Kevin.

En revanche, la mère de Sophie, elle, l’a fait et elle est super fière de Kevin. Evidemment. Kevin aime beaucoup sa belle-mère, beaucoup plus que Sophie n’aime sa mère. En effet, les deux femmes sont habituées à se disputer apparemment. C’est dommage : on ne connaissait pas encore cette dynamique, et même Sophie est un personnage qui reste assez mystérieux pour nous. En tout cas, dans cet épisode, elle s’énerve quand sa mère lui paie un voyage avec des économies qu’elle espérait pour autre chose.

Une fois que Sophie s’éclipse, Kevin en profite pour demander à sa mère la bague de sa grand-mère, dont il espère pouvoir se servir pour la demander en mariage. Malheureusement, la mère de Sophie n’est pas à l’aise avec cette idée parce qu’elle considère que Kevin est trop jeune. Voilà qui est dit et fait. Et en rentrant chez lui le soir, Kevin apprend de Rebecca que Kate s’est disputée avec elle avant de partir à la cabane de famille avec son copain, où elle rencontre clairement un problème.

Dans le présent, Randall est confronté à son voleur quand Kevin est au travail à négocier la fin de son film et à raconter sa vie. Il est interrompu par l’assistant qui gardait son téléphone, après plusieurs appels de Sophie (seulement trois concrètement quand Kevin regarde le téléphone). C’est donc Sophie qui appelle pour parler de la mort de sa mère. On le savait déjà, mais la nouvelle affecte profondément Kevin qui décide aussitôt d’être l’ex parfait et de se rendre à l’enterrement, même si elle est fiancée.

C’est l’occasion pour lui de retourner à Pittsburgh et d’être assailli de souvenirs de sa relation avec Sophie. On connaissait déjà la scène, c’est donc sans surprise qu’il appelle Randall pour prendre des nouvelles de son frère pendant la nuit précédant l’enterrement. Le lendemain, pendant la cérémonie, il se fait discret et se souvient de la décédée dans son coin, jusqu’à ce que Sophie l’aperçoive au beau milieu d’un discours où elle parle de sa mère.

Venant de This is us, il est évident que l’écriture de la scène est parfaite et que le discours pendant la cérémonie est très beau. On sent bien que Sophie tire sa force de la présence de Kevin, mais celui-ci n’ose pas lui parler pour autant quand il la voit occupée à discuter avec son fiancé. Il se rend malgré tout chez la mère de Sophie ensuite, parce que c’est Sophie, et parce qu’il veut lui apporter ses donuts favoris. C’est beau, mais ça nous montre surtout que Sophie a des doutes sur son mariage : oui, son fiancé a pu lui offrir la bague de sa grand-mère, cette fois, mais il ne connaissait pas vraiment sa mère non plus. En plus, lui, il a encore ses deux parents. C’est trop bizarre pour Sophie.

Quand il l’appelle pour lui dire qu’il hésite à entrer, Sophie le rejoint donc dans l’allée devant la maison et lui demande de l’emmener loin de là. Oh, on dirait les mariées de séries qui s’enfuient le jour du mariage, dis donc ! Kevin décide alors de l’emmener à l’endroit où ils avaient fait un feu de camp alors qu’ils étaient encore adolescents. Il décrit cet endroit comme le lieu où son enfance a pris fin, et c’est super triste, tout en étant assez amusant parce qu’ils arrivent encore à relativiser et à se décider à voir la fin du film de leur adolescence, qu’ils n’ont jamais vu auparavant.

C’est beau de tenir si longtemps quand je n’arrive pas à tenir plus de 24h sans voir la fin d’un film, moi. Malgré ces beaux moments ensemble, ils savent qu’ils sont obligés de mettre fin à cette parenthèse. Sophie doit retourner à la cérémonie organisée chez sa mère, inévitablement. Kevin l’y redépose, mais elle en profite aussi pour lui remettre une photo qu’il avait dédicacé à sa mère. Ouep, la mère de Sophie avait gardé la dédicace pendant toutes ces années. Si ce n’est pas triste tout ça.

Kevin finit alors sur la tombe de son ex-belle-mère pour boire un verre (non alcoolisé pour lui) avec elle et lui parler un peu, de sa sobriété, de sa réussite, du fait qu’il serait enfin prêt pour Sophie… mais qu’il a raté sa chance avec elle. J’ai adoré la scène, par contre laisser dans le cimetière une photo (qu’il récupère finalement) et une bouteille entamée, c’est étrange quand même.

Après ce séjour chargé en émotions, Kevin se décide à passer chez Kate, mais celle-ci est partie en retraite avec Jack alors que Toby est au travail. Il se retrouve alors à prendre un thé avec Madison, qui vient de se faire larguer une fois de plus. J’ai adoré la conclusion de Kevin qui est qu’elle n’est pas celle qui se fait larguer à chaque fois, mais celle qui est toujours prête à rester et se battre. Evidemment. Voilà donc la blonde avec qui il va se retrouver au lit en fin d’épisode ?

On a d’abord droit à un montage émotionnel avec la fin de chaque intrigue, et notamment avec Sophie qui découvre que son fiancé ne lui a pas donné la bague de sa grand-mère, mais une réplique. Oui, mais c’est quand même avec Madison que Kevin est au lit quand Randall l’appelle. Ils décident ensemble de se rendre à la cabane de famille pour se ressourcer, et ils invitent Kate au passage. Celle-ci révèle qu’elle est tout aussi triste qu’eux parce que son mariage est sur le point d’imploser ; mais ça, on ne le verra que dans le prochain épisode qui se concentrera logiquement sur Kate. Le cliffhanger voit ainsi la petite Kate (pas trop convaincu par la nouvelle actrice) venir déranger Jack à son tour.

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This is us – S04E11

֤Épisode 11 – A Hell of a Week (part. 1) – 17/20
Voilà donc un épisode qui reprend les bonnes vieilles habitudes de la série et nous propose une première partie d’histoire se concentrant sur l’un des membres du Big Three. Le développement du personnage mis au cœur de l’histoire tout comme l’ambiance qui se développe dans ces quarante minutes sont vraiment réussis… par contre, je suis un peu frustré de l’absence de certaines storylines. Trop de choses sont développées dans la série, finalement !

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Spoilers

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How does it feel to be a hero?

Oui, j’ai quelques jours de retard, mais je ne peux pas patienter plus longtemps que ça avant de me remettre à cette série : il est hors de question de garder ce cliffhanger en tête plus longtemps, pas vrai ? Je frissonne encore de Randall en face à face avec cet inconnu… seulement la série décide de me faire patienter encore plus longtemps, elle. En effet, l’épisode met de côté cette intrigue pour reprendre d’abord par un flashback où les Big Three découvrent de nouveaux lits.

Rebecca étant malade et au lit, Jack se décide à regarder Shining et est terrifié de voir que Randall se relève. J’ai bien ri et c’est tant mieux, car l’épisode ne laisse que peu d’occasion de le faire finalement. En effet, Randall se dit terrifié, et paf, ça fait la transition toute trouvée pour revenir au présent.

Randall, face au voleur armé, se dépouille volontairement de son argent pour convaincre le voleur de s’enfuir au plus vite, avant l’arrivée de la police déjà alerté par des alarmes silencieuses. Une scène après, on découvre que c’est un mensonge quand la police lui conseille justement d’installer un système d’alarme, avant de lui expliquer que souvent ce genre de voleurs reviennent une deuxième fois, dans la même nuit ou la nuit suivante.

Comme il fait jour, il est très clair que c’est pour la nuit suivante, peut-être. Pas évident tout ça : Randall est flippé à cette idée, étant bien incapable alors de répondre à ses filles demandant à Beth comment elle peut être sûre que le méchant voleur ne reviendra pas. Tu m’étonnes. En plus, il avait un couteau, quoi. En tout cas, j’ai adoré voir Déjà répondre à la place de ses parents, prenant pleinement le rôle de la grande sœur. C’est une bonne idée de la part des scénaristes !

Randall prend malgré tout la décision de passer la nuit seul, ce qui ne me semble pas être l’idée la plus brillante qu’il puisse avoir sur ce coup-là. Bon, forcément être seul dans ce genre de cas, c’est flippant, alors Randall appelle son frère. Kevin a ses propres problèmes : Sophie l’a donc appelée pour lui annoncer le décès de sa mère… Les deux frères peuvent donc se parler un peu, mais Randall ne peut être à cœur ouvert quand il se rend compte qu’il est obligé de mentir sur ses activités de la nuit précédente : il rentrait de l’aéroport où il s’était occupé de sa mère. Seulement, cette dernière ne veut pas alerter sa famille, tout comme lui ne veut alerter personne avec leur voleur.

Après une nuit épuisante, il retourne au travail où il continue de nier son traumatisme. C’est du Randall : il a beau savoir qu’il est stressé de base dans la vie, il refuse de se poser et d’assumer ses faiblesses. C’est un peu con, à force : je sais que c’est son caractère, mais c’est frustrant qu’il n’apprenne pas de ses erreurs. En même temps, je dis ça, je suis super entêté aussi quand je m’y mets.

En tout cas, ça ne marche que moyennement sa stratégie : il est déconcentré au boulot, préférant checker régulièrement les notifications de son téléphone où il est tenu informé à la minute près des mouvements inhabituels autour de sa maison.

Il a été bien rapide à mettre en place un système de sécurité qui doit coûter une blinde quand même, je trouve ça gros, mais bon, admettons. Le lendemain, Beth se rend compte que ses boucles d’oreilles ont disparu, et Randall comprend aussitôt que le voleur était probablement dans leur chambre. Il se jette sur le téléphone pour appeler la police, terrifié par cette idée. Je le comprends, pour le coup, c’est angoissant à fond.

Beth le voit bien stressé immédiatement et prend des mesures radicales pour s’assurer qu’il se calme ; le forçant à vider son planning du lendemain pour prendre le temps de lui parler. Elle est si parfaite, encore et toujours. Le soir même, pourtant, elle est forcée de le laisser faire son travail de conseiller municipal. Il est tout stressé car il doit monter sur scène devant une foule assez énervée, et la sonnerie de son portable n’arrange pas non plus ses affaires. Tu parles d’un homme politique. Mais bon, on a tous des jours comme ça, quand on n’est pas au top, c’est compliqué de garder une salle calme. J’en sais quelque chose.

Durant la nuit, voilà Randall qui se met donc à cauchemarder d’imaginer le voleur rentrer dans sa chambre et commencer à toucher Beth. Pas évident tout ça, franchement. S’il peut compter sur l’aide de Beth, il ne la saisit pas vraiment, son égo travaillant contre lui. Contre toute attente, celui qui arrive finalement à percer sa carapace, c’est le père du copain de Déjà, Darnell. Admettons. Il lui conseille de parler, d’aller en thérapie, de faire quelque chose d’autre que simplement courir car clairement, ce n’est pas suffisant.

Pour ne rien arranger à sa semaine, alors qu’il fait son jogging, il entend une femme crier et découvre qu’elle se fait agresser. Il joue les héros et n’hésite pas à exploser la tronche de l’agresseur, mais clairement, Randall tombe dans ce qui ressemble à un horrible début de dépression. Il s’explose le poing contre la tronche du voleur, mais au moins, il est vu comme un héros par la femme qu’il sauve. Et par Beth qui fait ce qu’elle peut pour lui, mais est bien impuissante, ne pouvant que le laisser dormir aussi paisiblement que possible.

Un autre lendemain plus tard, il retourne au travail… où il n’assume plus tellement tout ce qu’il lui arrive. Il fuit donc sans explication et s’enferme dans sa chambre. Il appelle donc Kevin pour pleurer un coup et lui confier ses angoisses. L’acteur est excellent, mais par contre, j’ai directement déconnecté de la scène quand j’ai vu Kevin à moitié à poil dans un lit où il n’était clairement pas seul ! Sophie ? Cass ? On ne saura pas d’ici le prochain épisode…

Un autre flashback nous montre bien vite qu’il est question de se concentrer sur le stress de Randall. L’extrait de Shining suffisait à le comprendre pourtant : l’épisode va développer les angoisses de Randall, tout simplement, à tous les stades de ses vies. On le revoit notamment petit avec Jack le recouchant et restant à côté de lui et essayant de le rassurer, y compris quand il se relève une deuxième fois.

Cet autre flashback nous fait découvrir Randall à l’université, totalement stressé et flippé par un cauchemar où il n’arrive pas à éloigner Rebecca de l’orage. Il a heureusement Beth pour l’aider à gérer ce stress, mais c’est bien la seule. En effet, il continue de prendre soin de sa mère du mieux qu’il peut, et Rebecca est tellement débordée qu’elle ne parvient pas à le convaincre de lui parler de ses cauchemars.

Ainsi, Randall les évoque, mais ne les décrit pas plus que ça, expliquant à sa mère que ce n’est que passager, à cause des examens. Dur. Il faut dire que Rebecca doit gérer son nouveau boulot et ses trois enfants à la fois, alors ça fait beaucoup. L’épisode prend le temps de se consacrer aussi à une intrigue que j’avais oublié : Kate et son copain Mark, qui semblent ne plus filer le parfait amour. Il s’énerve clairement pour rien et je suis curieux d’avoir plus d’informations là-dessus. Pourtant, ce n’est pas le but de l’épisode de cette semaine.

J’ai beaucoup aimé comment l’épisode a pris la décision de développer les angoisses de Randall et surtout comment Beth apparaît encore et toujours comme la femme parfaite : dès l’université, elle est parfaite pour Randall, qui fait de nombreux cauchemars – notamment des cauchemars où il imagine Jack en vie. Elle l’inscrit alors à des sessions de thérapie de groupe, mais Randall ne peut s’y rendre… privilégiant plutôt une urgence familiale concernant Kate. Aïe.

Pourtant, le cliffhanger semble suggérer qu’il sera plutôt question de Kevin dans le prochain épisode, puisque c’est lui qui vient empêcher Jack de regarder Shining en fin d’épisode, pour lui dire qu’il n’arrive pas à dormir.

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This is us – S04E10

Épisode 10 – Light and Shadows – 17/20
Comme d’habitude, c’est un épisode de retour qui prouve que la série a encore pas mal de choses en stock, et c’est tant mieux. Les intrigues sont crédibles, cette famille continue d’être touchante à tous les niveaux et je crois que c’est la première fois que la série arrive à provoquer une émotion bien particulière en moi. Je n’en dis pas plus, lisez la critique pour tout savoir, parce que c’est spoiler !

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Spoilers

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Make sure he gives you a great love story. One for the ages.

Dingue ! Cela ne fait que deux mois que le dernier épisode a été diffusé, mais j’ai l’impression qu’une année complète s’est déroulée. Ce nouvel épisode commence par Kate et Toby rentrant chez eux pour mieux… se disputer, et j’ai mis quelques instants à me remettre en tête leur intrigue.

Ben oui, Kate n’a pas apprécié de lire le message de « l’amie » de Toby dans sa conversation de groupe crossfit. Pourtant, l’explication de Toby tient la route et Kate décide d’y croire… ce qui nous lance dans un bon gros épisode de Noël. C’est parfait, je culpabilisais de ne pas avoir encore retiré mes décorations, mais je retombe dans cet esprit avec plaisir.

Alors que Kevin enchaîne les rencards sans succès, Kate et Toby reprennent leur vie et Randall s’inquiète pour sa mère. J’ai adoré ce début d’épisode qui nous fait passer ainsi Noël et le Nouvel an comme si de rien n’était. Après les fêtes, Randall traverse donc le pays pour accompagner sa mère et Miguel à l’hôpital où il a réussi à lui décrocher un rendez-vous à force de harcèlement. On sent bien que ça énerve Miguel de voir Randall aussi impliqué, alors que Randall, lui, est surtout embêté de garder un secret auprès de Kevin et Kate.

Pendant que Rebecca passe ses tests comme dans toutes les séries, on suit une mise au point entre Miguel et Randall, ce tout dernier en voulant au premier de ne pas avoir vu que Rebecca avait un problème. J’ai de la peine pour Miguel : il est persuadé que Rebecca va bien et qu’elle ne fait que vieillir un peu quand on sait déjà que ce n’est pas le cas. On le voit donc comme un grand-méchant incapable de se rendre compte de ce qu’il se passe pour un de nos personnages préférés.

Et comme d’habitude, la série déchire tout quand il est question de créer des situations familiales tendues, en n’oubliant pas de saupoudrer le tout de beaux moments d’émotions. On a ainsi droit à un petit récit de Rebecca racontant à son fils qu’il était celui se levant le plus tôt – et elle se souvient parfaitement de tous les levers de soleil avec son bébé dans les bras. Touchant.

En parallèle, on retrouve aussi Kate organisant une soirée d’anniversaire à Toby avec l’aide de Madison et Kevin qui en profite pour rencontrer… Sophia Bush ! Aaaah ! J’avais lu en début de semaine qu’elle débarquerait dans la série, mais je m’attendais à ce que ce soit dans deux ou trois épisodes, et donc dans deux mois. Certainement pas si tôt ! Je suis si heureux de la revoir à l’écran, j’adore cette actrice, même si je ne regarde jamais rien de ce qu’elle fait.

Enfin bref, elle interprète donc un nouveau flirt de Kevin, Lizzie. Elle est si chou, malheureusement, elle vit à Chicago, pas à New-York. Leur relation ne peut donc durer qu’une journée et j’aurais dû me douter qu’une telle actrice n’allait être là que pour un ou deux épisodes, mais j’en profite totalement, parce qu’elle a un rôle génial pour Kevin. Leur romance est super jolie et leurs sourires sont communicatifs, tous, les uns après les autres.

Bon, après, le rencard est un peu dans l’abus : Kevin a d’un coup toute sa journée de libre et se débrouille pour lui organiser un concert privé de John Legend, rien que ça. Jamais dans l’excès, cette série, pas vrai ? Le seul problème, c’est que Lizzie est mariée et qu’elle n’arrête pas d’envoyer des messages à son mari, pas à sa mère comme elle le disait à Kevin. C’était assez drôle comme conclusion à ce magnifique rencard : un baiser, puis Lizzie qui avoue toute la vérité parce qu’elle n’a pas envie de tromper son mari, même s’il a dit que, ouais, coucher avec une célébrité, ce serait OK.

C’est tellement n’importe quoi, et ça nous laisse Kevin totalement perturbé. Il se rend donc au travail et confie son portable à un assistant… ne voyant donc pas quand Sophie essaie de l’appeler.

Il ne faut pas que j’oublie que si Beth et ses filles sont totalement mises de côté, ce n’est pas le cas de Kate et Toby. On les retrouve avec une intrigue parsemée sur l’épisode, et vraiment pas chouette. Ainsi, Kate découvre, à l’occasion de la soirée d’anniversaire qu’elle organise, que Toby ne va plus à la salle de sport depuis quinze jours, contrairement à ce qu’il lui a dit. Eh, il devient lassant à mentir, à force !

Finalement, il explique donc à Kate qu’elle avait raison de se méfier de celle qu’il voyait comme une amie, mais qui était en train de tomber amoureuse de lui, au point de tenter de l’embrasser. S’il a changé de salle de sport, cela n’explique pas à Kate pourquoi il passe tant de temps loin d’elle.

La raison est pourtant évidente : il n’a pas encore encaissé le fait que son fils était aveugle. Et c’est dur à entendre pour Kate, comme c’est dur pour lui de l’avouer. C’est tout triste… mais pas autant que les émotions qui submergent les parents quand ils se rendent compte que bébé Jack commence à apercevoir des lumières. C’est si chou !

En flashback, on reprend sur l’histoire de Jack s’étant bourré au golf avec son beau-père. Rebecca est inquiète pour lui et son alcoolémie, mais elle est loin de se douter de tout ce qu’il s’est passé entre son mec et son père, inévitablement. Elle est loin de se douter également que son amant n’a pas payé son loyer et qu’il n’est pas loin de se faire expulser.

Lui, en revanche, il le sait et il n’assume pas trop sa pauvreté face à elle. Il décide donc de faire un break et larguer Rebecca, lui expliquant qu’il est trop pauvre pour elle et s’en fichant pas mal qu’elle ne se préoccupe pas spécialement de son compte en banque. Perdue, Rebecca se rend donc chez ses parents pour l’anniversaire de son père, où elle se confie à sa mère sur les sentiments qu’elle a pour Jack.

La mère lui explique alors que si Jack a rompu avec elle, c’est probablement parce que le père a réussi à le faire changer d’avis : il a une fâcheuse tendance à entrer dans la tête des gens pour leur donner les mauvaises idées, parce qu’il est persuasif le monsieur. Rebecca plante donc ses parents pour l’anniversaire, inévitablement.

Elle se rend auprès de Jack, à qui elle dit qu’elle l’aime, avant que celui-ci ne le lui dise en retour. Une belle et grande histoire d’amour, encore et toujours. Oui, mais ce qui fait la force de cette scène, c’est encore de voir Rebecca s’en souvenir dans le futur – notre présent, donc – et pleurer de savoir qu’elle va progressivement oublier de plus en plus de choses. Quelle performance encore, passer d’un personnage de vingt ans à celui de grand-mère, rester crédible dans les deux, nous balancer toutes les émotions du personnage comme ça !

Et oui, c’est en effet ce que lui dit le médecin : il y a de fortes chances qu’elle perde peu à peu ses souvenirs. Et si ce n’était pas encore assez traumatisant, la série termine son épisode par un cliffhanger totalement what the fuck : Randall rentre chez lui, fait la tournée des chambres avec émotion, puis tombe nez à nez avec… un cambrioleur ? Je ne m’y attendais tellement pas ! C’est… flippant, tout simplement. C’est bien la première fois que j’ai peur devant cette série, et je me demande vraiment vers quoi ils vont oser se diriger pour la suite !

> Saison 4